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Posté : ven. juin 14, 2019 5:58 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
14 mai 2039[/center]
La CNDIE commence son travail à Ruwa au cœur de tensions persistantes entre communautés
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[center][img]https://www.pouvoirsafrique.com/wp-content/uploads/2018/05/militaires-nig%C3%A9rians.jpg[/img]
L'armée s'est déployée dans la région de Ruwa.[/center]
[justify]Alors que la région de Ruwa et les membres de l’ethnie kivuvu peinent à se remettre du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=352477#p352477]massacre perpétré à Gurundi[/url] la semaine dernière (le bilan passant officiellement à 516 morts suite au décès de nouvelles victimes de suite de leurs blessures), l’armée s’est déployée dans une large zone aux alentours de Gurundi et des principaux villages de la région. Les tensions entre communautés restent palpables, et de nouveaux heurts ont éclatés, ne faisant pas de nouvelles victimes. La CNDIE doit, dans cette ambiance électrique, commencer son travail d’enquête et de médiation auprès des deux ethnies concernées (kivuvus et mulutsis) afin d’essayer de trouver une solution pacifique aux troubles régionaux. Le président Botamba [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17668&p=352478#p352478]a affirmé la volonté du gouvernement de trouver une issue rapide aux conflits, avant la fête nationale du 22 mai prochain[/url]. Cependant, il semble difficile pour l’instant de parvenir à faire entendre raisons aux membres des deux ethnies, encore échaudées par les volontés de vengeances.
Les mulutsis réclament depuis plus de 30 ans maintenant l’application d’une première recommandation de la CNDIE de répartir à nouveaux les terres agricoles, et l’explosion actuelle du secteur agricole makengais (dû notamment au partenariat avec le Royaume de Kars dans la Soderag) ne fait qu’augmenter ce désir de réforme agraire locale. Réclament le retour d’anciens territoires perdus suite à l’indépendance, les mulutsis s’appuie sur le droit coutumier ancien, cependant non reconnu dans ce domaine par l’état central makengais. De leur côté, les kivuvus jouent sur les tensions actuelles pour discréditer une ethnie mulutsis qu’ils jugent « ennemie de l’unité nationale », et espèrent utiliser la prochaine fête nationale pour réaffirmer leur position et faire valoir leur droit naturel sur des terres désormais totalement intégrés au tissu tribal kivuvu. Dans ce contexte, l’avis de la CNDIE est attendu avec impatience.
Hugues-Désiré Molemba, professeur à l’université de Lunda et spécialiste des relations inter-ethniques, met cependant en garde sur un rendu de décision trop rapide : « Il ne faut pas que la CNDIE se précipite dans ce dossier, même avec une forte pression populaire et politique. L’échéance donnée (cf : rendre un avis avant le 22 mai) me paraît bien trop court pour réussir à trouver une solution acceptable pour les deux parties. On voit bien dans ce dossier qu’aucune des deux ethnies n’est pour l’instant prête à faire des concessions, et les violences récentes accentue ce sentiment réciproque de haine de l’autre », prévient-il. « Ainsi, il faudrait attendre plusieurs mois, que le soufflet retombe, avant de pouvoir juger avec discernement. La priorité actuelle est de ramener le calme dans la région, et trouver les auteurs des violences récentes de Gurundi serait un premier pas vers une pacification locale durable ».
Ce qui inquiète les autorités, et les poussent à vouloir trouver très rapidement un accord entre kivuvus et mulutsis, c’est la possible propagation des tensions à d’autres différents ethniques et communautaires. En effet, si le Makengo est aujourd’hui relativement pacifier et unifier, les troubles ethniques importants des années 2000 (amenant au pouvoir le président Botamba) seraient susceptible de se raviver dans d’autres régions du pays. L’enjeu est maintenant de réussir à faire dialoguer kivuvus et mulutsis.
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Posté : lun. juin 17, 2019 1:40 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
20 mai 2039[/center]
Les derniers préparatifs de la fête nationale ont eu lieu
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[justify]La toute dernière réunion d’organisation de la fête nationale a eu lieu ce 20 mai 2039. C’est
Youssouf Botamba en personne qui l’a présidé. Ladite réunion a permis de regarder de plus près le rapport de synthèse de l’édition 2038, et il a aussi été question de renforcer la sécurité sur tout le territoire et dans les lieus où seront célébrer les
76 ans de l’indépendance, et plus particulièrement à Kifi et dans la région de Ruwa. Les présidents de régions ont également procédé à l’énumération des activités à mener, à la présentation des plannings, au choix des sites de manifestations entre autres.
Se basant sur
le thème choisi cette année (« Unité dans la diversité »), Youssouf Botamba a indiqué que la célébration 2039 devrait être marquée par
l’affirmation de la volonté de construction d’une nation forte. Pour cela il a appelé à la participation de tout un chacun dans la mise en place d’un
vivre ensemble harmonieux basé sur la solidarité, le patriotisme pour la défense du Makengo joignant ainsi le pas aux forces de défense et de sécurité. Les différentes commissions techniques préparatoires qui ont été mises en place, avec l’expertise reconnue de leurs membres, doivent contribuer à rehausser l’image de la fête et a contribué à son plein succès.
Placée sous le thème « Unité dans la diversité », qui met l’accent sur l’unité nationale dans la diversité ethnique au moment où la paix est gravement menacée par la crise qui sévit dans les régions du Nord-Est, la 75è fête nationale devra être le reflet de cette unité. A Lunda, après une matinée de célébrations disséminées dans les différents quartiers de la ville autour des places et grandes artères de la capitale,
un défilé militaire de grande ampleur aura lieu sur l’avenue du 22 mai 1963, en présence du Président Botamba, de l’ensemble des membres du gouvernement et d’officiels étrangers (ambassadeurs et chefs d’entreprises) ennissois, karsais, berlimiens, valdaques, karmali, dearmois et jernlander. A la suite du défilé,
le président Botamba donnera un discours, retransmis dans l’entièreté du pays (télévisions et radios) et recevra au palais présidentiel pour un dîner les invités du jour. Tout au long de la semaine, il se rendra par la suite aux quatre coins du pays pour y rencontrer la population. Dans les autres grands viles du pays, les festivités prendront part essentiellement dans la matinée du 22 mai, autour de défilés populaires principalement.
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En bref dans l’actualité :
- La commission d’enquête et de médiation de la CNDIE dans le conflit opposant mulutsis et kivuvus devrait rendre un premier avis concernant les terres agricoles disputées par les deux ethnies au plus tard demain, respectant ainsi la volonté gouvernementale de vite clore le dossier. Depuis l’intervention de l’armée dans la région, aucun incident grave n’est a déploré, malgré encore quelques heurts et bousculades entre populations. Les représentants de chaque ethnie attendent avec impatience le verdict, et le dispositif de sécurité s’est vu renforcé dans l’optique de contrer un regain de violence redouté.
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Posté : lun. juin 17, 2019 5:25 pm
par Jose-Christ
[quote=La Renaissance][center][img]https://i.imgur.com/y3TcL16.png[/img]
21 mai 2039[/center]
Conflit ethnique au Ruwa : la CNDIE donne raison aux kivuvus, les mulutsis s’engagent dans une lutte judiciaire et politique
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[center][img]https://i.imgur.com/BEOwpm0.jpg[/img]
La foule mulutsis présente à Kifi lors de la communication de la CNDIE en colère après l'annonce de l'avis consultatif.[/center]
[justify]La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352566]commission d’enquête et de médiation de la CNDIE créée pour donner un avis dans le conflit opposant kivuvus et mulutsis[/url] dans la région de Ruwa au sujet de la propriété de terres agricoles a rendu
un premier avis consultatif, précisé comme « non-définitif » : ainsi, la CNDIE déclare que
« la propriété des terres agricoles situées, du sud au nord entre les abords du lac Echibini et du lac Odo, et de l’ouest à l’est entre la source du fleuve Rufa et de Kifi, dans la région de Ruwa, appartient légalement sans aucun doute aux membres de l’ethnie désignée kivuvu ». La CNDIE précise par la suite que
« cet avis n’est pas définitif et prend en considération le droit applicable en date du 1er janvier 2039 en République Démocratique du Makengo, selon le code foncier et la loi nationale, en vue des preuves fournies par les membres des deux communautés ethniques, sans prendre en considération le droit coutumier et ancien, non applicable dans les décisions relatives à la propriété foncière et terrienne ».
Ainsi,
c’est bel et bien pour l’heure les kivuvus qui sortent gagnants, conservant les terres acquises suite aux dépossessions post-indépendance. Les représentant mulutsis n’ont donc pas réussi à convaincre les décideurs de la commission de la CNDIE, apportant pourtant de nombreuses preuves de l’ancienne appartenance de ces terres aux membres de leur communauté ethnique. Bien que le rapporteur de la commission ait précisé que ce résultat n’était qu’un premier avis consultatif et qu’un second avis serait donné dans les prochains mois, après de nouvelles enquêtes et entretiens,
il paraît peu probable de voir le résultat de cet avis changé d’ici là. La CNDIE prend donc ainsi le contre-pied d’une première recommandation sur ce conflit foncier, déjà étudié dans les années 2000, qui donnait alors raison aux mulutsis. Cependant, de l’eau a coulé sous les ponts, et bien qu’arrivant avec cette recommandation sous le bras, les mulutsis n’ont donc pas pu faire pencher la balance de leur côté. Plusieurs facteurs semblent avoir jouer en faveur des kivuvus : [/justify]
- Le premier avis donné dans les années 2000 par la CNDIE avait été donné dans un climat particulier de violences ethniques générale dans le pays, et le président Youssouf Botamba avait alors cherché à effacer les différents entre communauté. Le président de la CNDIE avait été choisi dans la précipitation il y a de ça maintenant plus de 30 ans, et il semble qu’aujourd’hui de nombreuses de ces décisions prises à l’époque soient remise en cause pour des raisons de politique interne.
- L’ancienneté du conflit et de la nouvelle propriété des terres (appartenant aux kivuvus depuis près de 70 ans maintenant pour la plupart).
- Le climat de tension extrêmement défavorable aux mulutsis, accusés notamment d’être à l’origine du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352477]massacre de Gurundi il y a de ça deux semaines[/url].
[justify]Dans tous les cas,
cette décision a déjà ravivé les tensions, la police et l’armée devant intervenir à plusieurs reprises dans des villages mulutsis du nord de la région, faisant proche d’
une centaine d’interpellation déjà. Les représentants mulutsis ont déclaré, à la sortie de la conférence de presse donnée à Kifi pour la présentation de ce premier avis consultatif, déjà se préparer à
une riposte judiciaire et médiatique, bien décidés à faire valoir leur droit coutumier et ancien sur un foncier maintenant très disputé quant à sa valeur agricole. Ainsi,
il a été annoncé la création du Front Mulutsis pour la Liberté Ethnique (FMLE), sorte d’organe politique et militant de l’ethnie dans le but de faire entendre leur voix au-delà de la région de Ruwa.
Les autorités craignent un regain de violence dans les prochains jours, à compter de la fête nationale de demain (placée sous les hospices de « l’Unité dans la diversité », douce ironie), et les membres dirigeant de ce nouvel FMLE ont annoncé
« déplorer toutes violences, mais n’être en aucun cas responsable de la réaction de tout à chacun, comprenant qu’une intense frustration et colère ancienne puisse conduire à des actes malheureux ». Même si ce FMLE n’est pour l’instant concerné que part le combat autour de la récupération des terres agricoles de la région de Ruwa,
d’autres formations politiques régionales ou nationales pourraient se mêler à l’affaire et tenter d’attirer le groupe mulutsis dans une alliance politique plus large, pour relancer le débat national sur la fédéralisation de l’état makengais et la reconnaissance plus large des droits communautaires et ethniques.
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Posté : mar. juin 18, 2019 5:21 am
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
22 mai 2039[/center]
Fête nationale réussie à Lunda, quelques violences dans la région de Ruwa
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[center][img]https://i.imgur.com/p3TiI18.jpg[/img][/center]
[justify]Le 22 mai, jour de fête nationale a eu lieu cette année dans un contexte particulier, après les tueries de Gurundi. Ils étaient nombreux sur l’avenue du 22 mai 1963 pour le traditionnel défilé qui s’est déroulé sous haute protection.
Les forces armées ont défilé en grand nombre devant le président de la République, Youssouf Botamba. « Il y a eu une participation massive, se félicite le porte-parole du gouvernement. C’était vraiment une fête populaire. C’était un moment de liesse mais c’était aussi un moment de recueillement. On s’est souvenu en permanence de ceux qui vivent des moments difficiles dans l’arrière-pays. Mais c’est un moment où chaque makengais doit se rappeler qu’il a un pays une nation et que certains se sont battus pour son indépendance. »
Le premier ministre Joseph Kamano a, à cette occasion, souhaité saluer le bon déroulé des festivités à Lunda : « Nous makengais de tous bords nous devons nous unir autour de ce qui est l’essentiel la nation. Au-delà de nos divergences de nos positionnements politiques nous devons plus que jamais par ces moments difficiles nous réunir autour de ce qui nous réunit tous, c’est-à-dire la République. Voilà pourquoi le cœur uni de la majorité présidentielle a donné l’exemple avec certains alliés. »
A Kifi, parmi les participants, plusieurs partis politiques, et le tout jeune Front Mulutsis pour le Liberté Ethnique a été très remarqué. Plus de 1000 personnes ont défilé, dans une forte tension dans la capitale de Ruwa. Des affrontements ont ensuite éclaté, et se sont poursuivi tout au long de la nuit, causant encore une fois une dizaine de blessés, et pas moins de 250 arrestations. Le président de la région s’est dit extrêmement déçu de la tournure des évènements, et en a appelé aux forces armées pour de nouveau refaire revenir le calme. Dès demain, le président de la République Youssouf Botamba devrait se rendre sur place pour y constater le retour de l’ordre républicain.
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Posté : mar. juin 18, 2019 5:15 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
25 mai 2039[/center]
Youssouf Botamba en visite surprise à Gurundi
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[center][img]https://i.imgur.com/a0rmRxF.jpg[/img][/center]
[justify]Le président Youssouf Botamba s'est rendu ce 23 mai dans le village de Gurundi, attaqué récemment par des hommes mulutsis. Il s'est notamment recueilli devant la fosse commune où ont été inhumés les 300 civils tués. Il a demandé de ne pas se livrer à des « actes de vengeance ».
C’est à bord d’un hélicoptère que le chef de l’État est arrivé sur les lieux du massacre. Accueilli à Gurundi par le président de région, Ismaël Huludenda, il se dirigea immédiatement devant la fosse commune où sont enterrés les civils tués et identifiés. L’archevêque de Kifi, qui accompagnait le président, se mit en face de la fosse. Il pria pour que l’âme des disparus, tous catholiques, repose en paix. Un moment d’émotion, selon les témoins. La prière dura au moins une quinzaine de minutes. Le chef de l'État s'est incliné « pieusement sur la mémoire de tous ceux qui ont été martyrisés et qui ont perdu la vie dans des conditions d'inhumanité absolue ».
Autre moment fort de cette visite éclaire, le déplacement à l’intérieur de ce qui reste du hameau. Youssouf Botamba marchait lentement. Devant une case brûlée par les assaillants, le chef du village explique : « Ici, les assaillants ont commencé par tuer le père de famille, ensuite la mère et tous les enfants ».
Face à la tragédie, le président a tenu à affirmer qu'il fallait éviter les amalgames et qu'il ne s'agissait pas d'un conflit inter-ethnique. « Les mulutsis et les kivuvus, ce sont deux communautés qui ont toujours vécu en parfaite symbiose. Tous ceux qui élaborent aujourd'hui des thèses douteuses devraient revoir leur copie. En tout cas, ne pas jeter de l'huile sur le feu : il n'y a aucun conflit inter-ethnique, je le dis très clairement, a-t-il insisté. Il n’y a ici que des évènements gravissimes en rapport direct avec un conflit foncier, mais aucunement de conflit inter-ethnique généralisé. »
Dernière étape de la visite, une rencontre avec les populations. « Pas d’acte de vengeance, nous prendrons les dispositions pour renforcer la sécurité et traquer les criminels », a notamment déclaré le chef de l’État. Avant son départ, il a laissé un peu d’argent aux habitants de Gurundi : cinq millions de dollars pour reconstruire le village.
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Posté : mar. juin 18, 2019 9:45 pm
par Jose-Christ
[quote= Makengo matin][center]
[img]https://i.imgur.com/h5ReGAJ.png[/img]
27 mai 2039[/center]
Recyclage à la makengaise : des pirogues en bouteilles plastiques
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[center][img]https://i.imgur.com/Hb2hRe8.jpg[/img][/center]
[justify]Prendre conscience de l’environnement dans lequel nous vivons et le protéger n’est plus un simple slogan pour l’association « Makengo Nature » qui fabrique les pirogues à partir des bouteilles en plastique. Au vu des énergies fossiles et autres composants chimiques qui sont utilisés lors de son processus de fabrication, le plastique a des effets néfastes sur l’environnement, surtout au vu de son temps de décomposition. Une fois à la décharge, le plastique continue de polluer pendant plusieurs centaines d’années. Par exemple, un sac en plastique met 450 ans, et une bouteille d’eau peut mettre jusqu’à 1000 ans avant de disparaître complètement. Malheureusement, même s’ils finissent par disparaître, les résidus toxiques de leur décomposition restent. En effet, pendant ce long processus, des particules très toxiques et non-biodégradables sont rejetées et s’infiltrent dans l’eau et les sols.
En partant du constat que nos habitudes de consommation affectent dangereusement notre environnement, un jeune makengais a relevé le défi d’apporter une solution simple qui se veut didactique, ludique et économiquement rentable : Jordan Lubanda a pensé un recyclage nouveau, la fabrication des pirogues à base des bouteilles plastiques. Son association « Makengo Nature » est en grande partie constituée des pécheurs qui, sous sa conduite, conçoivent des pirogues à partir de bouteilles en plastique usagées et ramassées dans la nature, tout en espérant convaincre l’ensemble des pêcheurs de construire ce type d’embarcation pour aller pêcher et promener les touristes.
Jordan avait abandonné son emploi au sein d’une ONG santognaise pour créer une association spécialisée dans la protection de la nature. Il s’est ensuite mis à sillonner les rues pour collecter des bouteilles en plastique et fonctionne de façon autodidacte : « Au début, il a fallu trouver la forme et le bon fil avec lequel attacher les bouteilles. Nous y avons mis des jours et des jours », explique-t-il. C’est ainsi qu’il trouve enfin la bonne formule de la pirogue 100 % écolo et recyclée : 1 000 bouteilles hermétiquement fermées, du gros fils et deux planches.
L’idée paraît simple, mais il fallait la trouver et la mettre en œuvre : « Après une forte pluie qui s’était abattue sur ma ville, il y avait eu une remontée des eaux, portant une grande quantité de bouteilles plastiques qui jonchaient les sols. Cette impressionnant cortège de bouteille s’est déversé dans les artères de mon quartier, c’était triste à voir. Mais l’idée m’est venue : Pourquoi ne pas se servir de ça ? ». En plus du but écologique, Jordan raconte vouloir faire profiter les pêcheurs précaires makengais : « En observant les régions côtières, j’ai pu voir que le business de la pêche et du tourisme s’effondrait à cause de la pollution plastique. J’ai essayé de combiner deux constats alarmants pour trouver une solution à ces problèmes ».
Une excellente initiative qui devrait être encouragée et soutenue par le gouvernement makengais. Avec pour objectif de voir une Algarbe verte, l’entrepreneur et son association proposent aujourd’hui des ballades en pirogues écologiques sur des plans d’eau des lacs, des fleuves et en mer le long du littoral, couplé à des vues aériennes des espaces traversés et de la forêt et faune perceptible grâce à un drone emporté à bord. Et ceux au grand plaisir des touristes. Son projet est en phase de duplication dans plusieurs plages du pays. Pour lui il s’agit d’une preuve que « nous jeunes makengais, pouvons transformer une situation chaotique en opportunité de business ».
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Posté : jeu. juin 20, 2019 8:12 pm
par Jose-Christ
[quote=La conscience][center]
[img]https://i.imgur.com/vaG53Ka.png[/img]
1er juin 2039[/center]
Entretien avec Pierre-Emerick Sokolo, qui publie un plaidoyer pour une réduction drastique de la natalité makengaise.
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[center][img]https://i.imgur.com/xnjDkR1.jpg[/img][/center]
[justify]Auteur de « La bombe démographique : plaidoyer pour une fécondité maîtrisée », Pierre-Emerick Sokolo, enseignant au lycée santognais de Lunda, fait récemment polémique. Après avoir travailler aux côtés de démographes reconnus, il défend aujourd’hui la mise en place d’une politique nataliste plus stricte au Makengo, indispensable pour lui au développement économique et humain du pays.
La Conscience : Dans votre ouvrage, vous défendez la mise en place d’une politique nataliste stricte et restrictive au Makengo, pourquoi ?
Pierre-Emerick Sokolo : Réduire la croissance démographique devrait être l’une des priorités makengaise dans les années à venir. Pourtant, le manque d’intérêt des dirigeants et des élites makengaises est flagrant. En conséquence, la croissance démographique se maintient autour de 2% par an au cours des dernières années. L’attention récente des dirigeants et des spécialistes internationaux s’est déplacée sur d’autres sujets « d’urgence » tels que les épidémies de sida, de malaria, les crises humanitaires, etc. Pourtant, si la transition vers des taux de fécondité plus bas ne s’amorce pas vite, les efforts de développement du Makengo risquent d’être condamnés à l’échec.
L’extrême jeunesse de la population makengaise (deux sur trois ont moins de 25 ans) et le maintien d’une forte fécondité entrainent la poursuite de la croissance démographique. Pourtant, les problèmes démographiques sont totalement absents du débat. Les dirigeants et leurs partenaires au développement n’ont pas voulu poser ces questions ouvertement. Bien sûr, amorcer un déclin de la fécondité, notamment dans les zones rurales, reste un objectif très difficile à atteindre. Mais il est urgent que la fécondité soit mieux maîtrisée.
L.C. : Comment explique-t-on cette forte natalité ?
P-E. S. : En l’espace de cinquante ans, le Makengo a connu d’importantes transformations, avec une baisse notable de la mortalité et une hausse de l’espérance de vie. Dans les années 1960, celle-ci était seulement d’une quarantaine d’années. Elle est estimée à une soixantaine actuellement. Mais la natalité ne suit pas la même tendance. Autrefois, les mères faisaient de nombreux enfants pour améliorer les chances que certains survivent jusqu’à l’âge adulte. Mais les familles et leurs communautés peinent encore aujourd’hui à internaliser la baisse spectaculaire de la mortalité infantile. L’évolution suit tout de même son cours, mais à un rythme lent. Dans les années 1960, le nombre d’enfants par femme était de 6 ou 7. Aujourd’hui, il est tombé à moins de 5.
L.C. : Quels seraient les bénéfices d’une forte baisse de la fécondité ?
P-E. S. : D’abord de réduire les tensions que connait le pays en matière de sécurité alimentaire, d’accès à la propriété foncière, de dégradation de l’environnement et de gestion de l’eau. La maîtrise de la fécondité aidera aussi à réduire les problèmes sécuritaires, qui sont souvent le résultat de conflits pour le contrôle de ressources, dont la pénurie est exacerbée par la forte croissance de la population et le chômage des jeunes.
Ensuite, du fait de la croissance démographique actuelle, des taux de croissance économique de l’ordre de 9 % par an ne se répercutent en réalité que par une faible hausse du revenu par tête. Ce qui menace les efforts de réduction de la pauvreté et empêche le pays d’atteindre ses objectifs. Si le taux de fécondité poursuit sa diminution, le Makengo se retrouvera d’ici une ou deux décennies dans une situation où il y aura davantage de personnes actives (les 20-64 ans) que de personnes dépendantes. C’est une opportunité, car les actifs pourront davantage investir dans l’éducation de leurs enfants, être davantage productifs et pouvoir épargner. Autant de facteurs de croissance, dans lesquels il faut investir massivement. À l’inverse, on peut très bien observer un effet pervers en cas de manque d’investissements massifs dans l’économie. Une baisse importante de la fécondité accompagnée d’une hausse de l’éducation des jeunes, sans investissements massifs, alors ces derniers se retrouveront massivement sans emploi, à cause d’un marché du travail peu dynamique.
Enfin, il est aussi urgent de réduire le taux élevé de fécondité du point de vue sanitaire. Beaucoup de femmes veulent avoir accès à la contraception. De fait, de nombreux facteurs les en empêchent : les inégalités entre les sexes, les traditions culturelles et religieuses ainsi que des services insuffisants et inefficaces. Répondre à ces besoins contribuera beaucoup à améliorer la santé des femmes en réduisant la mortalité maternelle et en les aidant à développer leur potentiel économique.
L.C. : L’éducation joue-t-elle aussi un rôle important dans cette transition démographique ?
P-E. S. : Il existe un lien avéré entre l’éducation et la croissance démographique. Une jeune fille qui sort du milieu scolaire à 11 ou 12 ans n’a aucune autre perspective que se marier et faire rapidement des enfants. Dans ce cas, elle aura entre 5 et 7 enfants. Les spécialistes estiment qu’en allant au collège, elle aura 1 enfant de moins, deux de moins si elle va au lycée, 3 ou 4 de moins en allant à l’université. L’éducation joue aussi particulièrement sur le recours à la contraception. Il faut bien entendu que les femmes aient accès aux moyens contraceptifs. Réduire le rythme de la croissance démographique apparaît comme une priorité pour améliorer la qualité de vie au Makengo.
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Posté : sam. juin 22, 2019 9:06 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
8 juin 2039[/center]
Le festival de la Sape de Kabangu
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[center][img]https://i1.wp.com/lesdeuxmeufs-hiphop.com/wp-content/uploads/2016/01/sapologie-1.jpg?fit=498%2C217[/img][/center]
[justify]Kabangu a accueilli le
festival international de la Sape ce 4 juin. Les sapeurs, ces personnes qui ont adhéré à l’amour du beau tissu et qui affichent leur élégance vestimentaire, ce sont donc retrouvés dans une grande célébration de « leur art ». Connu pour ses fringues qui font la fête aux couleurs, André-Bonheur Anguissa, dit « l'Administrateur » (Maire de Kabangu et promoteur dudit festival) a occupé la principale avenue de sa ville en y installant un grand podium, barrant la route pour permettre aux sapeurs de bien s'exprimer, en présence du Ministre en charge des Affaires Culturelles Monsieur Fresnel Mputu et de hautes personnalités
Au cours de cet événement, avant les parades des sapeurs par club et association, André-Bonheur Anguissa a donc tenu son discours inaugural, rappelant aux participants que
« la Sapologie est un évènement culturel et social qui est né au Makengo et est entrain de gagner le monde entier. La Sape est une force motrice avec laquelle nous contribuons à édifier les valeurs de paix, de solidarité et de bannir le tribalisme, le régionalisme et l'égocentrisme ». Cet évènement à permis aussi d'honorer de son vivant le doyen de la Sape : âgé de 82 ans Monsieur Etienne Gomba, qui ne cesse d'évoluer au milieu des jeunes sans complexe. Il a reçu des mains du maire un costume, des cravates, manchettes, chemise, chaussures et autres.
Véritable art de vivre, institution voire « religion »,
la sape est un incontournable de la culture contemporaine makengaise. Littéralement acronyme de « Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes », la sape est une sorte de société informelle regroupant des individus qui se passionnent pour l’art de l’élégance vestimentaire. Le sapeur pratique
la sapologie : faire des recherches puis le « réglage » de sa tenue, marier les couleurs, opérer un échange entre sapeurs si nécessaire et faire sa « descente », c’est à dire une démarche (ou « diatance ») stylisée et défier ses pairs. Entre vêtements colorés, pas de danse et excentricité, le sapeur fait son cinéma, mais avec élégance !
Plus que la tenue, c’est l’allure qui compte. Tous les sapeurs ont les yeux rivés sur Forcastel, capitale de la mode et haut lieu de sape pour la diaspora qui diffuse les tendances et les marques incontournables. « Voir Forcastel et mourir », le sapeur rêve d’un voyage en Santogne.
L’intérêt des peuples makengais pour l’élégance est très ancien et s’est nourri de la colonisation, s’appropriant le vêtement des colonisateurs. Cependant,
sous l’excentricité il y a souvent des germes de contestation :
« puisqu’on nous a refusé le pouvoir économique et le pouvoir politique, nous allons le reprendre par le pouvoir de l’exhibition du corps ». Pour le sapeur, l’habit fait le moine puisqu’il est le reflet d’une élégance intérieure. En effet,
il existe un code de conduite implicite dans la sape : la non-violence, l’hygiène et le savoir-vivre en sont indissociables. Il y a une philosophie de la sape.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=16761&start=120#p352301]La sape a évidemment ses détracteurs[/url]. Selon eux, vivre pour la sape et se priver de l’essentiel pour s’offrir une paire de chaussure semble déplacé compte tenu des réalités du Makengo. Ces gens dont on ne sait pas comment ils gagnent leur argent, soignent leur apparence pour être vus, et sortir de la misère, or la société attend d’eux qu’ils prennent par exemple en charge leur famille, pour les « sapophobes ». A cela,
les sapeurs opposent qu’ils ont le droit de rêver et d’offrir du rêve à leur public. La sape est
une certaine forme de combat contre les circonstances difficiles de la vie. Parfois sans eau courante, avec des fréquentes coupures de courant, la vie d'un sapeur relève souvent du parcours du combattant.
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En bref dans l’actualité :
- L'Ennis a été la cible d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17222&p=352809#p352809]triple attentat dans sa capitale[/url], Dunmore, ce 4 juin 2039. Deux bombes ont explosé au Palais Présidentiel et au Bâtiment du Conseil Ministériel. En même temps, un groupe armé est parvenu à infiltrer le parlement ennissois. L'attaque a causé la mort du président fédéral de la République d'Ennis, ainsi que la quasi totalité du gouvernement enissois. revendiqué par une ancienne branche de l'IRA, groupe communiste enissois. Dans la journée, l'Amiral Lúi Ó Móráin, chef de la Défense de la République Fédérale d'Ennis, a annoncé la mise en place par l'armée d'un gouvernement provisoire, dont il prend la tête, et la loi martiale a été déclarée. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&p=352810#p352810]Youssouf Botamba a annoncé son soutien à ce nouveau gouvernement provisoire[/url] et les condoléances de l'ensemble de la nation makengaise aux ennissois dans cette terrible épreuve.
- La tension monte en Dytolie centrale autour de l'Hohengraff. L'ancienne province valaryane, aujourd'hui sous quasi protectorat gansernbergeois, est depuis quelques semaine victime de violents incendies. Profitant d'une intervention aérienne pour lutter contre les incendies, la Santogne et le Jernland ont annoncé avoir envoyé un corps armée dans les villes de Zweifuss et Vahllöl. La CND semble soutenir cette intervention, face à de nombreuses indignations internationales. Ainsi, le Lébira et le Caskar ont déjà affirmé leur soutien au Gansernberg, la flotte caskar étant déployée et le Lébira promettant un soutien de 10 000 hommes. Si pour l'instant aucun combat n'a eu lieu ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&p=352777#p352777]en dehors de quelques échanges de tirs en Hohengraff[/url]), la tension n'aura jamais été si forte en Dytolie centrale, et la guerre se rapproche, à moins qu'un dialogue puisse s'installer. Cependant, au vu des dernier différents entre la CND et le Gansernberg au sujet de l'Hohengraff (la CND reprochant l'irrégularité du référendum organisé par le Gansernberg en Hohengraff et l'accusant de vouloir annexer l'ex-province valaryane), cette issue diplomatique semble pour l'instant assez peu probable, à moins que chacun n'arrête de vouloir monter le ton et montrer ses muscles pour accepter de se retrouver autour d'une table ronde...
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Posté : jeu. juin 27, 2019 12:45 pm
par Jose-Christ
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[img]https://i.imgur.com/vaG53Ka.png[/img]
23 juin 2039[/center]
Hausse des cours du cacao : une opportunité à saisir pour l’agriculture makengaise
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[center][img]https://static.latribune.fr/full_width/638484/cacao.jpg[/img][/center]
[justify]Les prix du cacao remontent, le marché se porte mieux. Les cours sont repartis à la hausse depuis le début de l'année, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=13616&p=352788#p352788]ils dépassent à nouveau les 4500 dollars la tonne (4547 $/T)[/url]. Un mouvement de hausse qui accompagne la nouvelle organisation de la filière makengaise, désormais entre les mains de la Soderag, entreprise karso-makengaise. En charge de la production, de la transformation et de la vente des filières agricoles de rente (cacao, café, thé, bananes, palmiers à huile et coton), la Soderag est en train, dans l’ombre, de bouleverser l’agriculture industrielle makengaise, jusque là au point mort. Nouvelles exploitations gigantesques, pôles de gestion et d’organisation régionaux, centralisation de la production et des décisions stratégiques, la Soderag entend agir comme une véritable entreprise capitaliste (bien que gérée par deux états souverains), et non pas se contenter du rôle de simple coopérative agricole nationale.
Pourtant, il n'y aura donc pas autant de cacao disponible que prévu cette année. Les pluies ont manqué dans les plantations, et l’on prévoit un recul de 12% de la production. Dans le même temps, la demande de chocolat est repartie à la hausse. Pour autant le regain des cours ne se traduit pas encore par une amélioration du revenu des planteurs. La Soderag a maintenu son système de prix garanti, mais pour assurer à long terme un bon revenu au planteur il faudrait que le Makengo prenne des mesures pour influencer les cours. Le Makengo pourrait annoncer sa volonté de contrôler l'offre en construisant des entrepôts pour stocker les fèves en cas de chute des cours. Mais il faut des moyens pour que ce stockage soit fait dans de bonnes conditions, étant donné l'humidité qui altère vite la qualité des fèves non transformées.
Pour profiter pleinement de sa production, la Soderag entend, à partir de cette année, appliquer sur le terrain sa nouvelle stratégie en la matière et ambitionne désormais de transformer localement au moins de 50% des volumes de production de la filière. Le Makengo veut pousser encore loin son industrie du cacao. Selon le patron de la Soderag, cet objectif peut être atteint d'autant plus que la capacité de transformation locale devrait grandement d'évoluer. « Actuellement, nous sommes en mesure de traiter environ 300 000 tonnes de cacao sur le marché intérieur », a déclaré Etienne Mabu-Diagne, directeur de la Soderag. Grand producteur mondial de cacao, le Makengo a entreprend plusieurs afin de mettre sur pied sa propre industrie de transformation du cacao. A ce jour, le pays dispose de quelques entreprises locales de transformation. Grâce à ces entreprises, le pays a une capacité de transformation installée de 300 000 tonnes. Cette quantité représente un quart de la récolte moyenne enregistrée au cours des dernières années.
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Posté : mar. juil. 02, 2019 5:41 pm
par Jose-Christ
[quote=La conscience][center]
[img]https://i.imgur.com/vaG53Ka.png[/img]
4 juillet 2039[/center]
« Nous soutiendrons tout projet visant au maintien de la paix et favorisant le dialogue entre les nations »
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[center][img]https://i.imgur.com/yaCpMaY.jpg[/img][/center]
[justify]C’est ce qu’a déclaré ce mercredi 06 juillet Dieumerci Aboki, interrogé sur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1359&t=17778#p352898]le projet de Ligue des Nations Unies portée récemment par un ensemble d’académiciens asderreichers[/url]. Alors que la Dytolie a été récemment le théâtre de nombreuses tensions internationales (crise en Hohengraff, tensions en mer de Cérulée, échanges musclés entre CND et de nombreuses autres nations), allant parfois jusqu’au conflit (évité de peu en Hohengraff), la timide mais non moins active diplomatiquement République d’Asdriche tente ainsi avec sa proposition de fonder une toute nouvelle organisation des relations internationales, au travers d’une organisation qui se voudrait « universelle » et non idéologique. Si le projet en l’état à peu de chance d’aboutir pour l’instant, le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&p=353122#p353122]Royaume de Kars[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17222&p=353226#p353182]l’Ennis[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17846&p=353237#p353189]le Ghandari[/url] et bien d’autres se sont déjà montré intéressés. Le gouvernement makengais se montre lui très intéressé, et à déjà demandé à de nombreux universitaires de travailler sur le projet en collaboration avec l’Asdriche : « J’ai moi-même mandé quelques-uns de nos plus éminents chercheurs de se rapprocher de l’Union Acédémique d’Asdriche. Nous pensons que l’expérience de la concorde nationale makengaise, réalisée malgré une diversité ethnique et tribale extrêmement riche et importante, peut apporter au projet », nous confiait Dieumerci Aboki. Un projet ambitieux, qui peut encore rebuter certaines nations, mais qui fait aussi déjà beaucoup réagir.
Si les dirigeants makengais se montrent intéressés par le projet, et veulent ainsi le soutenir, c’est qu’ils estiment que le Makengo a à y gagner : « La République Démocratique du Makengo a tout intérêt à soutenir toute organisation diplomatique non-idéologique et supra-continentale. Pour un pays qui peine à se faire entendre à l’internationale, obtenir une tribune telle, en y rajoutant la possibilité d’être un des représentant de l’ensemble algarbo-marquésien, c’est une opportunité formidable » nous confie Jacques-Etienne Djambo, chercheur en sciences politiques à l'université de Lunda. Car en effet, en plus d’être une grande table de discussion et de décision, le projet de Ligue des Nations inclus un conseil regroupant 5 représentants de « supercontinent ». Dans cette hypothèse, le représentant algarbo-marquésien jouerait un grand rôle. Le Makengo pourrait y tirer son épingle du jeu, en tant que seule réelle nation noire-algarbienne pouvant peser diplomatiquement à l’heure actuelle, face aux nations ségrégationistes illégitimes algarbiennes, ou aux nations algarbiennes dytolisées. Et les liens tissés entre le Makengo et les nations marquésiennes, comme le Kars ou le Karmalistan, se verraient renforcés. De plus, ce projet se plaçant au-dessus des organisations régionales, souvent idéologiques, garantirait une totale indépendance sur le plan diplomatique pour le Makengo, et ainsi les nombreux liens et accords bilatéraux déjà établis.
Pour Dieumerci Aboki, c’est essentiellement une question de valeurs : « Si nous soutenons ce projet, c’est qu’il s’inscrit en totale continuité des valeurs démocratiques et humanistes défendues par le Makengo. Nous soutiendrons tout projet visant au maintien de la paix, favorisant le dialogue entre les nations, et allant dans le sens du développement humain ». La vocation humanitaire de la LNU sera ainsi un élément essentiel pour les autorités makengaises, qui s’interrogent par ailleurs sur d’autres points, et notamment le projet de Cour Internationale de Justice et des liens entre cette LNU et d’autres organisations régionales ou internationales. Si le projet est encore loin d’aboutir, le Makengo semble le soutenir activement, et voudrait le voir se concrétiser afin de pouvoir peser un peu plus sur la scène internationale.
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