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Posté : lun. août 26, 2019 9:08 am
par Galaad
[justify][center]Den jernlander gullalder
L'âge d'or jernlander

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L'âge d'or jernlander est la période d'intense créativité intellectuelle et artistique qui a couvert une grande partie du XIXème siècle au Jernland, avec cependant un pic majeur principalement au cours de sa première moitié. C'est notamment au cours de cette ère que de grands noms de la peinture norroise se sont fait connaître sur la scène dytolienne et mondiale par leurs œuvres s'inscrivant essentiellement dans les courants néoclassiques et réalistes, c'est-à-dire à un moment d'importante transition artistique picturale, avec l'influence très forte du romantisme töttern, et plus tard concurrencé par [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350082#p350082]l'expressionnisme, dont Olav Heiberg[/url] a été l'un des principaux représentants au Jernland. Le mouvement de forte création a d'ailleurs touché de nombreux secteurs artistiques et s'est étendu à la sculpture, l'architecture, la musique mais aussi la littérature et les sciences, faisant du pays un important centre d'émulation pour les artistes et les penseurs de tout le continent. L'âge d'or jernlander a également permis l'émergence de ce qui est appelé par les contemporains l'Ecole jernlander, dans le contexte d'émergence de l'influence du Jernland dans l'espace norrois et d'émulation suite aux divers incendies qui avaient ravagé Røros à la fin du XVIIIème siècle et qui ont permis l'expression de nouvelles idées architecturales, qui se sont traduits par la construction de bâtiments néoclassiques, l'élargissement des rues et la planification urbaine selon les nouvelles influences de l'époque.

Au delà de l'architecture, c'est pourtant bien dans la peinture et les arts picturaux que l'âge d'or jernlander a pu s'exprimer le plus complètement, notamment grâce aux œuvres de Christoffer Skramstad qui fut l'un des plus illustres représentants de cette époque. Alors que l'art était déjà mis au service de l'affirmation de la monarchie et de l'essor d'une économie national en pleine expansion, ce dernier, ainsi que ses élèves, ont réalisé que l'industrialisation et le développement des premières classes moyennes offraient de nouveaux sujets d'expression. Cela lui a permis notamment de gagner en célébrité et ainsi de s'imposer progressivement comme l'une des grandes figures artistiques de cet âge d'or. Influencé par d'éminents artistes gallophones de Santogne, mais également de Flavie, il a effectué plusieurs séjours à travers la Dytolie au cours desquels son talent s'accroît et s'affine, devenant ensuite un éminent représentant du néoclassicisme au Jernland. Repéré par la cour du roi, il intègre la Kongelige Akademi for Skjønne Kunster (ndlr. Académie royale des beaux-arts) où il devient un chef de file de son « école », devenant le peintre le plus renommé de son époque. Plusieurs de ses peintures, comme Les Ases autour du corps de Baldr (ci-dessus), sa Vue à travers trois arches ou encore ses portraits, tel le Portrait d'Anna Tangen restent encore à ce jour d'importants joyaux de l'art pictural jernlander, exposés au pour la plupart à la Nasjonalgalleriet (ndlr. Galerie nationale) qui est le principal musée d'art de Røros. Ne se limitant cependant pas à dépeindre des scènes purement jernlanders, Christoffer Skramstad est également à l'origine du Navire bykow et une frégate à l'ancre (ci-dessous), qui est un exemple caractéristique également de la tendance qu'avaient les artistes peintres de l'époque de valoriser les questions navales ; le Jernland de l'époque était alors une importante puissance maritime commerciale et militaire.

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Bien que n'ayant duré que quelques décennies, l'âge d'or jernlander a permis à plusieurs artistes et peintres nationaux de se faire mieux connaître du monde de l'art, comme par exemple Jakob Sommerfeldt, dont Christoffer Skramstad a été le maître et de trente ans environ son aîné. Jakob Sommerfeldt est ainsi devenu l'une des figures les plus représentatives du milieu de l'âge d'or jernlander, malgré sa disparition subite à l'âge de seulement 37 ans. Fils d'un boulanger et issu d'une fratrie de onze enfants, peu de choses le prédestinaient initialement à devenir peintre. Pourtant, repéré puis pris sous son aile par Christoffer Skramstad, il intègre rapidement l'académie royale des beaux-arts lui aussi, avant de le rejoindre dans son atelier personnel. Il insiste alors sur l'observation de la nature, permettant à son talent de s'épanouir. L'influence du premier est visible dès la première oeuvre majeure de Jakob Sommerfeldt, Vue d'une cathédrale, peinte en 1828 et faisant à présent partie de la collection de Nasjonalgalleriet. Ses voyages dans les contrées italophones composant aujourd'hui la Ligue de Lébira mais également à travers les provinces du Gänsernberg et de l'espace culturel töttern lui ont permis de rencontrer différents autres artistes dont l'influence se ressentira plus tard dans certaines de ses propres œuvres. S'inspirant des apprentissages faits sur place, il rentre au Jernland et réfléchit à réorienter son art vers la peinture décorative, renonçant finalement à cette idée, lui préférant ses portraits de paysages naturels et architecturaux. Son art est aujourd'hui reconnu de manière internationale pour la qualité de ses compositions, l'harmonie des couleurs et le réalisme des situations quotidiennes, alors même qu'il ne lui permettait pas de vivre de son temps et qu'il a même presque été complètement oublié durant sa vie. Finalement, avec la fin de la monarchie, et l'instauration d'un nouveau régime politique désireux de revaloriser le patrimoine artistique national, Jakob Sommerfeldt est devenu finalement le plus grand peintre de l'âge d'or jernlander, égalant son maître Christoffer Skramstad.

Enfin, d'autres arts, telle la littérature ont connu une forte émulsion permettant à des écrivains et philosophes comme Fredrik Gudmundson, représentant majeur de l'existentialisme et du fidéisme, influencé par les penseurs helléniques et töttern, auteur notamment de plusieurs traités philosophiques dont le Post-scriptum aux Miettes philosophiques, ou encore le conteur Børre Teig qui est encore aujourd'hui une figure majeure des écrits du genre au Jernland, et très apprécié des jeunes comme des adultes. Ayant durée environ jusqu'à la deuxième moitié du XIXème siècle, l'âge d'or jernlander s'éteint progressivement jusque dans les années 1860-1870, avec la montée de nouvelles tensions qui traversent la société jernlander et la fin progressive d'une monarchie de plus en plus aux abois, qui finira par être renversée en 1921, ouvrant alors de nouveaux courants et écoles nationales. Les bouleversements de la fin du siècle et l'industrialisation galopante ont également une part de responsabilité dans l'essor des formes neuves d'expressions artistiques. Au delà des oeuvres qui nous sont parvenues, l'une des conséquences les plus fortes de l'âge d'or a été l'émergence puis l'affirmation d'une « école » jernlander qui continue d'influer sur la vie artistique et culturelle norroise de nos jours, faisant du Jernland un important carrefour et centre culturel continental.

Posté : mer. sept. 11, 2019 9:07 am
par Galaad
[justify][center]Kalender og årstider
Le calendrier et les saisons au Jernland

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Avant l'instauration du calendrier grégorien au seizième siècle, sous l'influence de la papauté et des principales nations chrétiennes de Dytolie, le Jernland disposait de son propre calcul du temps, partagé avec les autres grands royaumes norrois. Ainsi, les régions boréales ont longtemps vécut à un rythme différent du reste du continent, avant d'abandonner cette spécificité au contact croissant de leurs voisins monothéistes. Selon la légende, ce sont les dieux ases qui auraient créé le calendrier norrois en divisant l'année selon les étés et les hivers très longs. La vie s'est donc organisée différemment selon ces deux axes de l'année. L'influence de l'hiver et de l'obscurité prolongée qui l'accompagne a contribué à faire émerger un comptage différent des jours et des années, puisqu'ils étaient dès lors remplacés par les nuits et les hivers, tandis que la répartition des moments de la journée constituaient des repères horaires, grâce également aux directions cardinales du soleil. Huit moments forts divisaient la journée. Quelques uns des temps forts étaient autour de six heures avec le rismál (ndlr. l'heure du lever), puis le dagmál (ndlr. heure du dejeuner) à neuf heures, le hádegi à midi, ou encore le miðr aptann (ndlr. milieu du soir) à dix-huit heures.

Les jours quant à eux, s'inspirent largement de divinités, qui étaient alors vénérées ou consacrées à l'occasion. La semaine débutait alors le dimanche, appelé Sunnudagr, en référence à la déesse Sunna. Ce jour était celui du soleil, réputé favorable pour effectuer une adoration de cet astre. Mánadagr (ndlr. lundi) était le jour de Máni, jour de la lune, qui est lié à l'obscurité et à la mort, tandis que le jour de Týr (ndlr. Týsdagr), correspondait au mardi du calendrier grégorien, et se référait à la justice, le courage ou encore les serments. Óðinsdagr (ndlr. mercredi) est le jour d'Óðinn, roi des dieux, qui se réfère à la sagesse principalement. Þórsdagr (ndlr. jeudi) est consacré à la fertilité, la protection, la consécration, ou la guérison. Enfin, Frjádagr (ndlr. vendredi), jour de Freya, et Laugardagr (ndlr. samedi) clôturent la semaine.

De même, l'année, Ar, coupé en deux saisons égales de six mois grégoriens, les misseri. La première est dédiée aux jours les plus sombres de l'hiver. Il s'agissait alors des skammdegi (ndlr. courtes journées) ou encore vetur (ndlr. hiver), et la deuxième est celle de nóttleysi (ndlr. journées sans nuits), aussi appelé été (ndlr. sumar). Ces semestres de six mois grégoriens sont divisés en douze mois du calendrier païen. A côté de ces deux semestres, les anciens norrois célébraient également les équinoxes de printemps et de l'automne, temps forts dans les célébrations païennes, qui restent encore aujourd'hui particulièrement fêtés par de nombreux Jernlanders, soit par tradition, soit par conviction, alors que les cultes païens tendent à reprendre en influence et en nombre de fidèles, encouragés en cela par le gouvernement, qui y voit le moyen de réaffirmer l'identité culturelle forte et originale du Jernland. La signification des équinoxes se base beaucoup sur les activités agricoles et le climat, avec la renaissance ou justement la fanaison des fleurs et des arbres. Chacun des mois de l'année se base ensuite sur un ase tutélaire ; ces mois étant ensuite largement ponctués de blót qui sont des célébrations diverses et variées. Ainsi, à titre d'exemple, le mois de février, Þorri, - en réalité ce mois débute le 22 janvier et se conclut le 20 février du calendrier grégorien - est l'occasion de célébrer Imbolc, qui a aussi inspiré la mythologie gaélique. Elle est fêtée le premier ou le deux février du calendrier grégorien et intervient après Yule, l'équivalent païen de Noël chez les Chrétiens. Originellement, les Jernlanders consommaient à cette occasion des crêpes ou galettes rondes qui représentent le soleil. Imbolc incarne l'ascension de l'astre solaire et de la lumière physiquement et intérieurement. Alors que les jours se rallongent, le froid devient plus intense. Face à ce phénomène climatique et météorologique, les croyants sont invités à se concentrer sur la lueur intérieure et au bout du chemin malgré la rudesse de l'hiver finissant.

Avec la volonté du Statsråd de s'affranchir des influences continentales et de positionner le Jernland comme un pôle fort au sein de la Dytolie boréale norroise se ressent également dans le découpage de l'année et des saisons. En effet, l'objectif gouvernemental est à terme de revenir davantage aux anciennes pratiques qui jusqu'au XIIIème siècle ont façonné l'histoire et les coutumes nationales. Dans les écoles déjà, les dates sont affichées dans les deux calendriers, tandis que les célébrations païennes comme Yule, Imbolc ou la fêtes des équinoxes tel Ostara ont repris en importance au point de devenir des jours chômés par un nombre plus important de Jernlanders.

Posté : ven. sept. 20, 2019 12:39 pm
par Galaad
[justify][center]Tryggve Vaage, luftenes helt
Tryggve Vaage, héros des airs

[img]https://zupimages.net/up/19/38/lx3c.jpg[/img][/center]

Si le Jernland n'a jamais été une terre réputée pour son industrie aéronautique, elle n'en reste pas moins celle de plusieurs grands noms de l'aviation civile et militaire. Ainsi, de nombreux aviateurs ont fait la renommée du pays et ont écrit la légende des cieux en lettre d'or dans la mémoire et l'histoire du Jernland. Cette longue tradition d'exploration des airs puise son origine dans le lointain passé national, du temps où les vikings ont sillonné les océans et les mers gelées du nord, et les eaux plus chaudes de l'ouest dytolien pour commercer avec d'autres Etats, conquérir de nouvelles terres ou encore simplement pour l'aventure et le goût des grandes découvertes. Les vikings, très grands explorateurs et conquérants, ont donc inscrit dans l'ADN même du pays et des norrois une volonté farouche de se lancer dans des aventures nouvelles et dans l'exploration des espaces lointains. S'appuyant souvent sur des appareils aériens de facture étrangère, ennissois, santognais ou même caskar, ces aventuriers du ciel ont durablement marqué la légende jernlander et sont devenus pour certains des héros populaires faisant la fierté nationale. C'est par exemple le cas de Tryggve Vaage qui fut le premier à réussir un survol de la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes), avant de se poser à nouveau au Jernland.

Né à la fin du XIXème siècle, en 1891, à Efstheimr, une petite ville du comté d'Østkysten au Midtøya, dans une famille aisée, son enfance est relativement douce d'un point de vue matériel, malgré les rudes conditions de vie de l'époque. Son père est le riche héritier d'une entreprise prospère de l'industrie navale, alors que sa mère décède alors qu'il n'a que cinq ans, atteinte de tuberculose. Aîné de deux autres frères - le deuxième meurt seulement quelques semaines après sa naissance, laissant la famille dans un profond désarroi - il est envoyé dans une école santognaise pour y effectuer ses études. Le pensionnat où il se retrouve le sensibilise largement aux questions mécaniques, mais l'ouvre également aux arts littéraires. C'est d'ailleurs à cette époque que Tryggve Vaage se met à écrire ses premières œuvres, dont certaines inspireront plus tard sa carrière d'écrivain. Pendant ses jeunes années, il étudie les langues - il parlera couramment trois langues dont le jernmål, le töttern et le gallique, ce qui est encore alors plutôt un fait rare pour l'époque - mais également les sciences, qui font naître chez lui une forte passion pour les mathématiques et la physique. Son père, proche du pouvoir royal local, est régulièrement l'invité du roi Ugollin II, ce qui conduit Tryggve Vaage à en devenir également un familier. C'est d'ailleurs au cours de ces rencontres fréquentes avec l'aristocratie santognaise que naît chez lui un profond désir de s'engager et de servir une cause pouvant le dépasser. Dès lors, toute sa scolarité dans les écoles, collèges et universités santognais et jernlanders le conduiront à vouloir intégrer la marine.

Plutôt doué également pour le sport - l'éducation qu'il a reçue ont toujours mis l'accent sur la nécessité de disposer d'un corps sain pour accueillir un esprit vif - il effectue quelques matchs pour l'équipe nationale de football au début du XXème siècle, avec comme point d'orgue une brève sélection pour une compétition informelle à l'époque. Néanmoins, son goût pour les sciences, né lors de sa scolarité, le ramène vers ses premières passions et lui permettent de faire la connaissance de plusieurs explorateurs polaires de renoms. C'est d'ailleurs l'un d'eux qui le recommande pour intégrer une école de pilotage et d'aviation. Toujours fasciné par les sciences mécaniques et la physiques, il y fait preuve d'un grand talent, rapidement remarqué par ses professeurs et instructeurs qui l'enjoignent à participer à plusieurs expéditions aéronautiques. Pourtant, âgé de dix-sept ans, il est rattrapé par ses amours anciens et fait le choix de rejoindre plutôt l'école navale des officiers d'Ålesund dont il finira par sortir major de sa promotion avec le grade de Fenrik (ndlr. insigne), avant de devenir lieutenant un an plus tard. A 20 ans, il intègre finalement l'expédition de l'Arctique au sein de l'équipage de l'explorateur Vidar Nerison qui est à la recherche de plusieurs hommes robustes connaissant bien les mers. Très bon skieur, il fait la différence, tout en rédigeant les carnets de ses voyages qui le rendront célèbre plus tard dans sa vie, lorsqu'il les publiera, provoquant la curiosité et l'admiration de ses concitoyens passionnés d'aventures et de récits héroïques. Malheureusement, Vidar Nerison mourra lors de ce voyage et c'est le groupe dont il faisait partie qui découvrira son cadavre, utilisant ses skis pour former une croix au-dessus de sa tombe.

A son retour, il décide de se lancer dans l'aventure aérienne, renouant avec ses voyages aériens. C'est justement à cette occasion, à l'âge de trente ans qu'il décolle pour la première fois du Hoveldand, au Jernland, avec l'ambition de survoler la Sjøkrabber jusqu'au pôle nord, avant de revenir au pays. Pris plusieurs fois dans les tempêtes de neiges, le brouillard et manquant de dévier largement de sa route, il finit cependant par rallier ses étapes et réussit à rentrer au pays, où il est accueilli en véritable héros. En 1921, la même année, éclate les événements qui conduiront au renversement de la monarchie. S'engageant en faveur du nouveau régime, il est rapidement portée aux nues et se voit financer d'autres expéditions et voyages. L'une d'entre elles lui sera fatale, puisque son appareil s'abime en mer, et les secours arrivant trop tardivement, il périra en 1927 aux manettes de son avion monoplan de fabrication caskar, sans que son corps ne puisse jamais être retrouvé. Légende de son vivant, le nouveau régime en fait dès lors un véritable héros national en organisant des funérailles grandioses tant pour honorer cette figure d'exception des grandes conquêtes jernlanders que pour s'appuyer sur sa grande popularité pour asseoir sa légitimité. Plusieurs de ses oeuvres littéraires seront d'ailleurs publiées par sa famille à titre posthume, dont notamment Flyr over snø (ndlr. Vol au-dessus des neiges) qui retrace l'histoire d'un aviateur qui pousse ses hommes au bout d'eux-mêmes pour réaliser leur mission, à savoir porter le courrier vers le Nordland. La mission y dépasse en valeur la vie humaine. Le roman rencontre un immense succès finissant de forger la légende de Tryggve Vaage, en véhiculant l'idée de primauté de la mission, l'importance du devoir et la responsabilité de la tâche jusqu'au sacrifice. Dans le contexte d'affirmation du nouveau régime, ce message rencontre totalement celui véhiculé auprès des citoyens.

Considéré par de nombreux Jernlanders encore aujourd'hui comme un héros national, incarnant parfaitement la figure nationale, il reste parmi les personnalités les plus citées par les gens quand on leur demande les plus célèbres personnages historiques, notamment parmi les dix premières personnalités du classement.

Posté : mar. sept. 24, 2019 2:39 pm
par Galaad
[justify][center]Vafler og kos
Les gaufres, cœur de la douceur gastronomique

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Si la gastronomie jernlander est davantage connue pour ses poissons séchés, ou fermentés pêchés en Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes), ses viandes de gibier, son fårikål (ndlr. mouton au chou) ou son smalahove (ndlr. tête de mouton fumée), les gaufres sont véritablement une représentation de la douceur de vivre au Jernland. Ce n'est donc pas pour rien que pour beaucoup elles symbolisent parfaitement le fait de prendre du bon temps et la tendresse de la cuisine ; d'où le fait que les Jernlanders les adorent d'autant plus qu'ils les préparent en forme de cœur. Pour les expatriés à travers le monde, elles sont la quintessence même du pays lorsqu'on en éprouve le mal de l'éloignement. Cette forme est d'ailleurs devenue il y a 170 ans la marque de la Sjømannkirken (ndlr. l'église des marins) qui en a une recette qu'elle conserve jalousement et qui lui permet de vendre chaque année plus de 175 000 à elle seule, loin devant les autres églises, qui ont leurs recettes propres. Servie avec du sucre ou même avec des plats salés, la gaufre est un véritable marqueur de l'identité culinaire nationale, au point qu'elle est devenue un incontournable des tables dans les foyers du Jernland. Si longtemps sa forme a été l'objet de débats animés - c'est encore parfois le cas - le cœur s'est imposé sur la forme rectangulaire.

Nombreux sont ainsi celles et ceux qui les dégustent avec de la confiture et du sucre glace en dessert, d'autres les garnissant d'une crème aigre et d'une tranche de jambon, d'un morceau de formage de chèvre ou alors d'un saumon fumé local - autre grande spécialité culinaire du pays. Cette tradition de la gaufre lors des moments de fêtes ou tout simplement conviviaux remonte à plusieurs siècles, lorsque les drakkars vikings ont remonté avec eux les recettes venues de Dytolie continentale et de l'Olgarie - selon la légende et plusieurs découvertes récentes, ce sont d'ailleurs les vikings qui en auraient fait la découverte. Elle se distingue cependant de ses consœurs en étant plus fine et plus moelleuse et se mange donc à n'importe quel moment de la journée ; il est d'autant plus facile de les consommer que presque chaque café ou restaurant en propose à ses clients. Des établissements réputés se sont également emparés de cette tendance pour proposer des recettes revisitées ou des accompagnements raffinés ou plus surprenants. Pour le chef cuisinier reconnu Anders Bu, « les gaufres sont tellement indissociables de l’identité et de la culture jernlanders que nous devions leur faire une place de choix, et c'est d'ailleurs ce que le restaurant a choisi de faire en les mettant véritablement à l'honneur dans de nombreuses de nos compositions ».

Mais cette très importante mania puise ses sources dans une légende ancienne, remontant au XIXème siècle, lorsque plusieurs artisans se sont mis à distribuer des gaufres, d'abord pour réaliser un joli coup commercial et retenir de potentiels clients dans leurs boutiques. Jusqu'à ce que finalement cette activité très secondaire ne donne naissance à des boutiques spécialisées qui ont fini par s'imposer également comme des fabricants réputés et reconnus. Depuis plusieurs décennies à présent, de nouvelles recettes sont d'ailleurs nées dans plusieurs d'entre elles, comme par exemple celles au bleu, aux saucisses ou même à la noix de coco, plus exotiques que les gaufres traditionnellement consommées au Jernland. Si la tendance reste encore assez marginale, les producteurs cherchent à réinventer les productions classiques pour redonner une jeunesse à cette recette multiséculaire. La gaufre au beurre, au sucre, à la crème aigre et au fromage à pâte brune et aux notes caramélisées reste cependant encore les plus populaires.

Ce sont d'ailleurs elles qui ont la dragée haute lors des festivités de fin d'année ou lors des grands moments culturels et cultuels nationaux. Indissociable de l'art populaire, elles se retrouvent souvent en marge des importants événements sportifs, publics ou familiaux. Au moment de célébrer Yule, nombreux sont les Jernlanders qui concluent leur repas avec des gaufres aux mûres arctiques du Nordland ou à la glace du Midtøya - les enfants raffolent tout particulièrement de cette dernière puisque les combinaisons sont presque infinies et réjouissent toujours le palais. Finalement, elles sont si présentes dans la gastronomie du Jernland qu'un festival entier leur a été dédié où s'affrontent tous les ans les meilleurs artisans et ouvriers dans une compétition visant à sélectionner la meilleure gaufre du pays - il existe plusieurs catégories pour savoir laquelle est la meilleure sucrée, la meilleure salée, etc. Ce moment culturel est si fort que régulièrement les chefs d'Etat du Jernland ont participé aux réjouissances décernant le prix final, voire participant carrément à la confection de plusieurs d'entre elles.

Posté : mar. oct. 08, 2019 9:46 am
par Galaad
[justify][center]Miljø og Natur
Tourisme vert

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Riche de ses [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350032#p350032]fjords[/url], de ses [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351967#p351967]fêtes populaires[/url] et de sa [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352272#p352272]mythologie[/url], le Jernland regorge de richesses naturelles et immatérielles qui explique l'attrait que peut exercer la destination pour les touristes en quête d'authentique et de rapport à la nature et à l'histoire de la Dytolie norroise. Bordé par la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes) et s'étendant du continent jusqu'aux confins de l'arctique avec la province naturelle et historique du Nordland, partie la plus septentrionale du pays, le pays d'origine des vikings offre ainsi des activités aussi nombreuses que variées qui peuvent faire le bonheur de tout un chacun. A la recherche de périples sur les traces des anciens peuples marchands et guerriers en même temps du grand nord, ou bien de paysages et point de vue à couper le souffle, chaque visiteur trouvera son bonheur. Toutefois, ce qui attire toujours davantage de monde et stimule particulièrement le secteur, c'est bien le tourisme vert, c'est-à-dire centré sur la découverte de la nature, l'environnement et les écosystèmes. S'il s'agit d'une forme encore balbutiante de voyage pour de très nombreux touristes, l'écotourisme s'est déjà fait une belle place dans les habitudes jernlanders, avec de nombreux adeptes d'expériences plus proches de l'environnement et plus respectueuses de la nature.

Ainsi, dans leur rapport au monde, les habitants du Jernland considèrent que l'homme n'est pas propriétaire de la planète mais qu'il lui appartient d'y vivre, parmi de nombreuses autres espèces, sans compromettre leurs propres droits et chances d'y exister et d'y évoluer. Au quotidien cela se traduit par de petits gestes comme le tri sélectif ou encore le recyclage, tandis que dès qu'ils partent en voyage ou en vacances, ils privilégient généralement les destinations qui permettent de profiter de l'environnement et de tout ce qu'il peut offrir. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui, à l'occasion d'un week-end ou d'une période de fête et de jours fériés, quittent leur résidence principale pour un chalet situé sur les hauteurs des Thorkjeder, ou un petit village de pêche en bord de fjord ou de mer. Les cabanons de bois et anciennes cabanes de pêcheurs ont conséquemment connu une seconde vie et un très net regain d'intérêt dès la deuxième moitié du XXème siècle. Hérités et un peu tombés en désuétude, ils ont été retapés, repeints et ont retrouvé une nouvelle vie. Alors que le confort y est généralement rustique - une cheminée, des toilettes, le plus souvent sèches, un sauna, un espace de vie et un autre de cuisine, ces cabanons sont entrés pleinement dans le mode de vie national, au point de devenir, avec leurs couleurs vives, un symbole du Jernland côtier.

Egalement excellent moyen de se rapprocher de la nature et de retrouver un environnement moins urbanisé, les randonnées à travers les [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352531#p352531]parcs naturels[/url] sont des lieux où se retrouvent des familles de plus en plus nombreuses, jernlanders, mais également, de plus en plus, des pays voisins. Peu habitués aux températures fraîches, des ressortissants des pays les plus méridionaux de la Communauté des Nations Dytoliennes, comme la Santogne ou la Valdaquie, se tournent vers le grand nord pour y ressentir le frisson des très vastes étendues à perte de vue et de faible densité de population. Seuls au milieu des rennes, des meutes de loups sauvages ou sur les traces des ours polaires lors du réchauffement printanier et estivale de la banquise, les voyageurs entrent alors en contact assez direct avec la faune et la flore locale. Les destinations jernlanders offrant d'ailleurs la possibilité de ce type de séjour se multiplient d'ailleurs assez fortement, surtout le long des côtes et des fjords, mais également dans les zones moins densément peuplées du Midtøya et du Nordland. Les hébergements y sont plus rustiques, tout comme la nourriture servies, avec de la viande surtout d'origine ovine, comme le fårikål (ndlr. mouton au chou) ou la smalahove (ndlr. tête de mouton fumée). De même, les cours d'eau traversant les comtés et irriguant le Jernland sont l'occasion pour les visiteurs de s'adonner aux sports plus extrêmes comme le rafting ou le kayak à travers les gorges pittoresques, dont [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353929#p353929]la Vårmakløft[/url], classée au patrimoine mondial naturel.

Mais les villes sont également de plus en plus adaptées au tourisme vert, avec en été des eaux qui peuvent atteindre les vingt degrés celsius tandis qu'en hiver des plaques de glaces peuvent se former, idéales pour les grands amateurs d'eau glacée. Les eaux des grandes villes, et de Røros notamment, sont exceptionnellement propres pour une grande ville, bordée par des quais nombreux qui permettent aux candidats à la baignade de pleinement profiter de ce tourisme écologique urbain. D'autres profiteront plus pleinement des fermes urbaines qui se multiplient et dont certaines offrent la possibilité d'hébergement et de travail agricole le temps d'une fin de semaine ou d'un congé. Destination originale, ces fermes intègrent généralement des formules de déjeuners et/ou dîners offerts contre un peu de main dans la terre à aider à la culture des choux, fruits et autres légumes présents au Jernland. Si pour beaucoup, il s'agit de voyages très marqués idéologiquement comme étant bourgeois-bohèmes, la tradition d'hospitalité et d'aide à la personne qui accueille remonte très loin dans l'histoire et la culture jernlander. On voit ainsi moins comme une expérience bobo cet échange de bons procédés que comme un retour aux sources de ce qu'a longtemps été la civilisation viking dans cette partie de la Dytolie.