Page 3 sur 4

Posté : lun. juil. 15, 2019 9:44 pm
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Amender l'Acte pour considérer les autochtones comme des Katherinois, pas facile
15 août 2039


[justify]Le ministre de la Justice Thomas Fletcher n'en a que faire d'attendre les recommandations de la Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina qui est attendu pour l'automne 2040. Si la première ministre Gardner a ouvert la porte à une possibilité d'amender l'Acte de Katherina de 1956 pour permettre aux membres des communautés autochtones d'être considérés comme des Katherinois aux yeux de la loi, le ministre qui dirige la Justice katherinoise souhaite aller de l'avant et proposer dès le premier mandat du gouvernement du Parti Katherinois (appelé pékathe) un projet de révision de l'article IX, paragraphe III. Le paragraphe litigieux affirme que « dans tous les cas, les Katherinois [...] ne sont pas membres ou n’ont pas été membres d’une communauté indigène ». En d'autres termes, tous les droits et les privilèges que l'Acte et la loi accordent aux Katherinois ne sont pas offerts aux autochtones, ceux-ci n'étant considérés qu'à titre de citoyens. Le ministre Fletcher estime toutefois que l'élection surprise du Parti Katherinois en 2038 est un « message plus que clair que les mentalités de la Katherina doivent changer à propos » des peuples natifs. Une vision partagée que par une proportion d'à peine 36% du peuple katherinois selon un dernier sondage. Ce chiffre, plutôt décevant admet le ministre Fletcher, viennent se buter à un autre problème de taille : l'Acte demande que tout projet de réforme ou de révision du texte fondamental fasse l'objet d'un appui de soixante pour cent des députés de la Chambre des communes. Dans le scénario idéal où les députés du Parti Katherinois étaient tous en faveur de politiques favorables aux autochtones, le parti au pouvoir posséderait déjà cinquante-deux pour cent des sièges requis.

Toutefois, ce n’est pas le cas : plusieurs députés pékathes s’opposent au remplacement de l’Accord Meknak et à l’idée de rouvrir l’Acte de Katherina pour modifier l’article IX. On estime à l’heure actuelle que vingt-et-un députés pékathes s’opposent aux politiques d’ouverture de la première ministre Gardner. Vingt-et un députés sur cinquante-et-un, c’est un pensez-y bien pour la première ministre qui pourrait bien y laisser sa peau politique si son propre parti en décide ainsi. Le défi est de taille, et le labyrinthe dans lequel le gouvernement se trouve pourrait bien s’avérer être fatal. Mais pour qui? La première ministre Gardner a été élue grâce à sa promesse de mettre sur pied une version plus progressiste de l’Accord Meknak. Son idée de réviser l’article IX et la volonté de son ministre de la Justice d’aller jusqu’au bout pourront-ils convaincre l’unanimité du caucus pékathe d’embarquer dans le train dangereux du projet politique? Il semblerait que la première ministre devra user de stratégie et d’imagination pour y parvenir dans un premier mandat. L’urgence est néanmoins bien présente pour Hannah Gardner : ce mandat pourrait bien être l’unique, elle qui a réussi à faire trembler les cordes du navire conservateur qu’est la Katherina. L’appui des autochtones à Gardner pourrait chuter drastiquement si rien n’est fait : pour les membres des communautés indigènes en Katherina, le Parti Katherinois est leur dernier espoir d’aspirer à quelque chose de mieux.

Le gouvernement serait très mal conseillé de lancer le projet de réforme de l’Acte à l’aveuglette. Une défaite pourrait être l’ultime clou dans le cercueil de ce gouvernement, en plus d’octroyer aux conservateurs des munitions sans fond pour le renverser. Si la Katherina devait entrer dans une crise constitutionnelle, il y a fort à parier que Hannah Gardner ne resterait pas à la tête d’un gouvernement majoritaire, quoi que fragile, bien longtemps. Et toute minorité est plus que dangereuse : une simple motion obligerait le Gouverneur-général à dissoudre la Chambre des communes et à déclencher des élections générales hâtives. La crainte de tous les pékathes. Et aussi, celle de tous les républicains qui perdent des plumes constamment dans les sondages. Quelle option alors? L’abandon de tout projet de révision de l’Acte? Comment le gouvernement Gardner pourra-t-il se sortir indemne du plus grand viol politique de l’histoire moderne des promesses électorales?[/justify]

Posté : jeu. juil. 18, 2019 4:59 pm
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Le Westréen James Jenkins condamné à 20 ans d'emprisonnement, dont 12 sûrs
23 août 2039


[justify]La Justice katherinoise a tranché : le Westréen James Jenkins, qui avait réussi à passer la frontière le 11 mai 2038 dans le but d'armer les autochtones katherinois dans ce qui devait être une « lutte à ne plus finir », passera au moins les douze prochaines années de sa vie dans un centre de détention de la Katherina. C'est ce que le magistrat de la Cour supérieure royale a tranché après vingt-et-un jours de procès où le Westréen a été mis à mal sur tous les aspects de sa défense. L'homme de vingt-neuf ans, qui se qualifie lui-même de « président du Front de libération des peuples natifs d'Olgarie », a traversé la frontière westro-katherinoise le 11 mai 2038 et souhaitait mettre en marche un conflit racial armé entre les Katherinois et les autochtones. Il s'agit d'un contrôle de routine des agents frontaliers katherinois qui a sonné l'alarme. L'homme a été arrêté sur-le-champ le temps qu'une enquête plus approfondie soit menée par les forces policières.

Le magistrat Allen Shepperd a conclu que Jenkins avait délibérément mis sur pied un « projet de guerre civile sophistiqué, professionnel et meurtrier ». Dans son jugement final, le magistrat s'est indigné du « manque de sens moral » de l'accusé et du « terrible sort » qu'il souhaitait aux Katherinois. Lors de son témoignage, le Westréen a qualifié les Katherinois de « dégoûtants », les accusant de commettre «une ségrégation disproportionnée » à l'égard des autochtones, un crime « bien plus grave que tout se qui se passe en Aleka depuis des décennies». Dans son jugement, le juge Shepperd rappelle l'importance d'« observer et de faire observer l'Acte de Katherina », et accuse le Westréen d'« interpréter avec fausseté l'Acte de Katherina». « Monsieur Jenkins, il n'en tient pas à vous, ni à quiconque autre que les gens qualifiés, d'interpréter les dispositions de notre Loi fondamentale », a lancé le magistrat à l'accusé.

Accusé d'orchestration de projet terroriste, de tentative de création de désordre civil et de mise en danger de la vie d'autrui, le Westréen a été déclaré coupable aux deux premiers chefs, lui valant ainsi au moins douze années derrières les barreaux. Dans sa conclusion, le magistrat a affirmé qu'il était « profondément désolé de garnir [nos] prisons de personnages comme [vous] ». L'Agence correctionnelle de la Katherina a affirmé dans un communiqué qu'en vertu de la nature « extrêmement dangereuse » de James Jenkins, celui-ci serait confié « à un centre de détention de sécurité maximale » jusqu'à ce qu'il démontre « des signes de repentances ». Depuis 2020, Jenkins est le sixième Westréen à être emprisonné en Katherina pour des crimes semblables. Des cinq pionniers avant lui, trois sont toujours derrière les barreaux, un a été libéré et renvoyé au Westrait en 2037 et le dernier, Brett Porter, a été battu à mort en 2028 après qu'un gardien ait oublié de verrouiller sa cellule.[/justify]

Posté : sam. juil. 20, 2019 4:36 am
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

L'entraîneur du Kitaskino Crown fête ses vingt ans à la tête de la plus grande équipe du pays
28 août 2039


[justify]L'entraîneur de l'équipe de hockey sur glace du Kitaskino Crown Cameron Stone fête ses vingt années à la barre de l'équipe la plus titrée de la Ligue nationale de hockey. Le 28 août 2019, l'homme qui a maintenant soixante-et-un ans quittait l'univers des joueurs pour faire son entrée derrière le banc. Avec la pression énorme qui venait avec l'équipe, le très jeune entraîneur avait beaucoup à faire : les partisans souhaitaient que leur équipe favorite retrouve le chemin des victoires. Entre 1927 et 2019, le Kitaskino Crown avait remporté quarante-et-une Coupe Hargreaves, mais aucune entre 2002 et 2019. Les dirigeants de l'équipe avaient vu en Stone une fougue qui pourrait, selon les témoignages de l'époque, remettre le Crown sur le droit chemin. Sous la gouverne de l'entraîneur sacré onze fois meilleur entraîneur du circuit (dont huit années consécutives), le Crown a soulevé à huit reprises la Coupe Hargreaves en 2023, 2025, 2029, 2030, 2031, 2032, 2034 et 2036.

Rejoint au téléphone, l'entraîneur refuse de recevoir les fleurs offerts pour la longévité record d'un entraîneur à la tête d'une équipe de sport professionnel en Katherina. « Tous les jours, je me lève avec une seule volonté, c'est de rendre les joueurs encore meilleurs et de faire de cette équipe la fierté du pays. » L'homme de soixante-et-un ans, originaire du Westrait, ne mesure pas les deux dernières décennies qu'il a passé à diriger les meilleurs joueurs de hockey du monde, comme il le dit. « C'est hier, il me semble, que je prenais part à mon premier entraînement à titre de coach. Le temps passe vite », tranche-t-il, ajoutant qu'il souhaite que l'équipe ne se concentre pas sur cette vingtième année. Actuellement en saison morte, le Crown de Kitaskino aura à mettre les bouchées doubles pour retrouver le sentier victorieux. Et hors de question pour l'entraîneur qu'une quelconque statistique mette en péril la cohésion du jeu de l'équipe : « C'est une distraction inutile ».

Stone est salué par beaucoup
Sur les réseaux sociaux, de nombreux joueurs, entraîneurs et dirigeants du circuit ont salué l'exploit de Cameron Stone. L'entraîneur des Empereurs de Jackson Valley Robert Holmes, qui en est à sa huitième équipe en onze saison, a salué l'exploit sous le trait de l'humour en saluant « un homme presque aussi stable que moi à la tête d'une équipe ». Le dirigeant de la Ligue nationale de hockey a salué l'« extraordinaire accomplissement d'un surhomme à la tête d'un surrêve ». Benjamin Duncan, ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme, dont dépend le sport, a remercié Cameron Stone pour son engagement dans la société katherinoise. « À titre de grand partisan du Kitaskino Crown, je ne pourrais être plus heureux. »[/justify]

Posté : lun. juil. 29, 2019 7:37 pm
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Révision de l'Acte : un échec qui pourrait coûter cher
27 septembre 2039


[justify]Le chef intérimaire du Parti conservateur Barry Packard, également en tête de liste dans la course au leadership conservateur, a donné une conférence de presse ce matin dans laquelle il a prévenu la première ministre Gardner que le dépôt d'un projet de révision de l'Acte de Katherina de 1956, la constitution du pays, pourrait avoir de « lourdes conséquences ». Le chef intérimaire conservateur a accusé la première ministre Hannah Gardner, du Parti Katherinois, de « jouer avec les braises de l'instabilité des races » au sein de la Katherina, et croit que le dépôt d'un projet de révision de l'Acte afin de considérer les autochtones comme des Katherinois à part entière pourrait « freiner l'esprit de la cohabitation ». Barry Packard, peu enclin à offrir aux autochtones des conditions sociales plus permissives, croit que la modification de la loi fondamentale du pays pourrait remettre en déséquilibre l'ordre social établit depuis près d'un siècle. Packard s'explique d'ailleurs très mal pourquoi le gouvernement du Parti Katherinois cherche absolument à déposer un tel projet de loi, alors qu'il est impopulaire jusque dans les rangs des députés membres de la majorité parlementaire. Le projet de révision, qui sera déposé dans les prochains jours, ne devrait pas prendre plus que de quelques heures avant d'être tué dans l'oeuf, prévient le chef Packard : « Nous n'en voulons pas, les pékathes [ndlr: les députés du Parti Katherinois] n'en veulent pas. Il ne passera pas l'étape de la lecture ».

De son côté, le porte-parole des principales communautés autochtones Eddy Waknia’a a salué sur les réseaux sociaux le dépôt prochain d'un tel projet, même s'il s'est dit peu confiant d'en arriver`a une victoire. « Notre combat est quotidien », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, « mais nous sommes confrontés à des gens qui, loin d'être chez eux, cherchent à nous éradiquer. Il faut se tenir debout, fiers, et poursuivre nos efforts pacifistes ». Dans la partie des commentaires de sa publication, Eddy Waknia'a n'a pas caché sa déception face à la situation, accusant la majorité des députés élus (tant chez les conservateurs qu'au Parti Katherinois) d'être « le plus féroce des bâtons dans la roue de nos droits sociaux ». Le porte-parole autochtone a toutefois réfréné certains utilisateurs qui appelaient à une lutte armée : « Nous n'y gagnerons que le sang, la noirceur et la mort ».

Le ministre des Affaires municipales et de la cohabitation Christopher Joyce, qui devrait parrainer le projet de révision, a critiqué la sortie du chef conservateur, l'accusant de « gonfler à bloc » les partisans d'une Katherina blanche. « Nous avons été élus avec le programme très limpide d'améliorer les conditions des communautés autochtones et c'est ce que nous allons faire. » Pour le chef du Parti conservateur, il est à prévoir que le fossé se creusera davantage entre les Katherinois et les autochtones si le projet est soumis au vote : « Je crains le pire : si des conflits éclatent, nos enfants pourraient se retrouver dans le camp des blessés ». Selon plusieurs observateurs politiques, il n'y a que très peu de chance qu'une telle révision de l'Acte soit adoptée. Le bureau de la première ministre a refusé de répondre à la question à savoir si le gouvernement allait démissionner en cas d'échec.[/justify]

Posté : mar. oct. 22, 2019 11:28 pm
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Vers la nationalisation de l'industrie du charbon
06 juin 2040


[justify]Deux ans après avoir été portée au pouvoir à Kitaskino, et pressée par un agenda électoral, la première ministre Hannah Gardner aurait enjoint le ministre des Pêcheries, des ressources naturelles et de l'énergie Robert Lyons de travailler à déposer un projet de loi visant à nationaliser les entreprises œuvrant dans l'industrie du charbon avant la fin de l'année dans l'espoir que celui-ci soit adopté « expressément avant les prochaines élections législatives ». Il s'agissait de la promesse phare du Parti Katherinois en 2038 pour déloger les conservateurs du pouvoir : nationaliser le charbon pour que le peuple katherinois obtienne sa juste part. Lors de la dernière campagne électorale katherinoise, Hannah Gardner espérait alors obtenir une majorité de voix des régions du Nord et du Sud, ce qui s'est avéré se concrétiser. La future première ministre s'était alors heurtée à l’opposition du pouvoir sortant, les conservateurs. Ceux-ci l’accusaient de vouloir ruiner l’industrie minière, prolifique, et d’utiliser les entreprises à des « fins socialistes ».

Dans son discours de victoire, la première ministre élue avait affirmé qu’elle n’accepterait aucun compromis sur la nationalisation future de l’industrie du charbon. Elle répondait ainsi aux conservateurs qui, voyant leurs appuis s’envoler, proposaient plutôt une hausse des redevances des entreprises à l’État. C’est récemment la recommandation qu’a fait la Commission parlementaire sur l’évaluation des procédures de nationalisation de l’industrie du Charbon au gouvernement de la Katherina. Recommandation qui avait aussitôt été rejetée par la première ministre Gardner qui souhaite s’en tenir à son plan initial. Il faut également mettre en contexte que l’électorat du Parti Katherinois est extrêmement volatile et que celui-ci jugera sévèrement la première ministre au terme de son premier mandat si elle n’accomplit pas ce pour quoi elle a été portée au pouvoir.

Le chef du Parti conservateur, Barry Packard, accuse la première ministre de « brûler les étapes » et s’indigne que les recommandations de la Commission soient « outrageusement violées et cachées sous la couverture de la honte ». Il a affirmé qu’il s’opposerait d’ores et déjà à tout projet de loi visant à « réduire à néant les efforts de l’industrie » charbonnière de s’élever parmi les « plus grandes industries olgariennes ». Du côté du Mouvement républicain, on adopte une position plus nuancée. Si les anti-monarchistes s’opposent à une nationalisation, ils estiment que la hausse des redevances versées à l’État pourrait satisfaire toutes les parties. Les syndicats de l’industrie promettent déjà de déposer une requête d’inconstitutionnalité devant les tribunaux, avec peu de chance de l’emporter.[/justify]

Posté : mer. oct. 30, 2019 1:56 am
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Eddy Waknia’a pourra finalement se rendre, avec conditions, au Westrait
27 juin 2040


[justify]Vingt-et-un jours après l'échec d'une motion du gouvernement Gardner pour permettre le débat sur une révision de l'Acte de Katherina 1956 afin de considérer les autochtones comme des Katherinois, et deux semaines après des manifestations monstres du côté westrait de la frontière pour soutenir les communautés natives de la Katherina, le ministère des Affaires étrangères permettra finalement au leader des communautés autochtones de traverser la frontière. Cette permission vient toutefois avec des conditions très strictes, notamment celle de « ne pas être en contact avec un réseau terroriste racial », faisant référence aux mouvements autochtones du Westrait qui manifestent pour que les autochtones katherinois prennent leur destin en main.

Barry Packard, chef du Parti conservateur, s'y opposait fermement, considérant que le Westrait cherche « par tous les moyens imaginables » de créer le chaos et l'instabilité en Katherina. Néanmoins, après avoir consulté ses collègues de la sécurité nationale et de la défense, la ministre Cavendish s'est dite « assurée du bon vouloir » de Waknia'a. Celui-ci, qui agit à titre de porte-parole national des communautés autochtones katherinoises depuis 2036, a plaidé que sa visite au Westrait consistait à « soulever les enjeux pacifiques des soulèvements des peuples natifs du Westrait ». Waknia'a a rappelé qu'historiquement, les peuples natifs de la Katherina avaient toujours démontré un pacifisme hors pair et une volonté inébranlable d'utiliser le dialogue pour soutirer des droits aux différents gouvernements katherinois. « Nous n'avons jamais pris les armes. Nous n'en avons jamais fait la menace. Ce n'est pas dans notre ADN. Et mes actions au Westrait le démontreront à nouveau », avait-il affirmé devant plusieurs journalistes réunis au parlement.

Selon certains analystes en politique olgarienne, la décision du gouvernement de permettre à Waknia'a de se rendre au Westrait ne serait pas étrangère au petit remaniement gouvernemental au sud de la frontière. Joseph Baker, qui analyse la politique olgarienne depuis 2012, fait un parallèle entre la « soudaine position d'ouverture du gouvernement » de Hannah Gardner et la nomination, la semaine dernière, d'une native à la tête du Commissariat du Peuple aux Affaires Étrangères du Westrait. Nora « Sooleawa » Franks, trente-quatre ans, est membre de la tribu Cathlanahquiah. De l'avis de Baker, la décision du gouvernement Gardner s'inscrit dans une volonté manifeste de « ne pas se brouiller » avec nos voisins directs. « L'Accord Meknak est clair : aucun autochtone ne peut traverser la frontière s'il y a un risque pour la sécurité frontalière. Les soulèvements au sud posent problèmes, mais le gouvernement a décidé de fermer les yeux et de renier cette clause de l'Accord », avance l'analyste. L'Accord Meknak est au cœur de l'actualité en Katherina depuis l'arrivée au pouvoir de Hannah Gardner et du Parti Katherinois : ils souhaitent l'abroger et le remplacer par un nouvel accord moins contraignant et socialement plus acceptable pour les autochtones. Une partie de la population katherinoise, notamment du côté des conservateurs, s'y opposent avec conviction.[/justify]

Posté : sam. nov. 02, 2019 4:17 am
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Droits des autochtones : Gardner piégée par une faible majorité parlementaire
04 juillet 2040


[justify]Le programme politique du gouvernement pékathe de Hannah Gardner est précis : au cœur de la gouvernance de la première ministre se trouve les droits des peuples autochtones. Ce sont les autochtones qui lui ont donné la victoire inespérée qu’elle souhaitait face à des conservateurs qui n’avaient pas perdu le pouvoir une seule fois en quatre-vingt-huit ans. Au programme, la première ministre souhaite d’ici 2042 de mettre fin à l’Accord Meknak, jugée raciste et castrant, et de le remplacer par un nouvel accord qui permettrait notamment aux natifs olgariens sur les terres katherinoises de voir leurs libertés grandement améliorées. Transport en commun, circulation libre, participation à la vie politique et, surtout, reconnaissance de leur existence en tant que Katherinois. C’est cette dernière volonté qui cause un réel chaos dans les rangs pékathes. Plusieurs députés du Parti Katherinois estiment qu’il est trop tôt pour songer à ouvrir l’Acte de Katherina 1956 pour abroger l’article qui ne considèrent pas les membres d’une communauté autochtone comme des Katherinois, les privant ainsi de droits fondamentaux réservés aux Katherinois par l’Acte. En effet, plus d’une dizaine de députés (ils seraient, à l’heure actuelle, onze) sont farouchement opposés à une révision de l’Acte dans un premier mandat pékathe. Sous le couvert de l’anonymat, un député dissident affirme qu’il croit plutôt que le nouvel accord qui remplacera l’accord Meknak doit avant tout faire ses preuves avant de songer à ouvrir l’Acte. Pour un autre député, réviser l’Acte devrait plutôt être un enjeu électoral : soit ça passe, soit ça casse.

Dans une entrevue radiophonique, l’ancien premier ministre Davie Edwards (2022 à 2038) croit que Hannah Gardner est piégée par sa très faible majorité parlementaire. « Je crois qu’elle aimerait bien les évincer de son caucus, mais faites le calcul, cela voudrait dire qu’elle se retrouverait avec quarante députés contre quarante-et-un pour les conservateurs. » Le vingt-septième premier ministre de la Katherina croit que si Hannah Gardner évince de son caucus les réfractaires à une révision de l’Acte, les conservateurs voteront une motion de défiance et les élections législatives seront déclenchées. « Et elle va perdre », estime-t-il, jugeant que les Katherinois « ne sont pas prêts » à réviser l’Acte en faveur des autochtones. « C’est un pari stupide qu’elle a fait, et je suis certain que les Katherinois lui feront payer de la plus triste des façons », faisant référence à sa propre défaite électorale aux mains de Gardner, en 2038.

Il n’en demeure pas moins que la première ministre Gardner doit démontrer ses talents de leadership : l’un de ses conseillers nous a affirmé que la première ministre ne souhaitait pas déroger de son plan : offrir aux autochtones la reconnaissance qu’ils méritent. Ou du moins, plus de reconnaissance qu’ils obtiennent de la part des conservateurs. « La première ministre est catégorique : ouvrir l’Acte et la réviser est une priorité », affirme son conseiller. Même son de cloche lorsque le bureau de Gardner nous répond : « Notre ligne est claire : il y aura des changements favorables pour les autochtones ». Quelle solution s’offre à la première ministre, si ses députés n’y sont pas favorables? Des compromis, croit David Edwards. « Ça lui prendrait une majorité avec quatre-vingts sièges, mais c’est impossible », nargue-t-il.

Waknia’a a encore confiance en Gardner
Le porte-parole des communautés autochtones de la Katherina, Eddy Waknia’a, soutient par voie téléphonique qu’il a toujours confiance en Hannah Gardner et qu’il croit fermement en sa volonté de mettre un terme à l’Accord Meknak. « C’est une femme de cœur, et c’est une femme qui ne parle pas à travers son chapeau. » Waknia’a, qui doit se rendre au Westrait pour rencontrer une tête forte des communautés autochtones westraites, souhaite toutefois que les choses bougent rapidement. « Nous faisons face à la menace très plausible qu’en 2042, les conservateurs de Barry Packard reprennent le pouvoir. Et alors, ce serait une tragédie sans nom ». Hannah Gardner représente alors, aux yeux de Waknia’a, le dernier espoir des autochtones qui n’en peuvent plus d’être traités « pire que des chiens de ruelle ».

Selon nos informations, la première ministre souhaiterait déposer rapidement les conclusions de la Commission sur les droits autochtones pour en arriver à un nouvel Accord. Selon les législations en vigueur, l’Accord devra être ratifié à la fois par l’ensemble des communautés autochtones (regroupées sous une seule entité pour le vote), le Conseil des ministres, la Chambre des communes puis la Couronne lorthonienne (représentée par le Gouverneur général).[/justify]

Posté : mar. nov. 05, 2019 8:03 pm
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Des voix s'élèvent pour que Cavendish prenne le leadership du gouvernement
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/05/191105084405415654.png[/img][/center]
15 juillet 2040


[justify]Au sein du Parti Katherinois, la formation politique de la première ministre Hannah Gardner, de plus en plus de voix s'élèvent, selon nos sources, pour que la première ministre laisse sa place, visiblement incapable de rallier les membres de son caucus dans sa volonté de remplacer l'Accord Meknak et de donner davantage de droits aux peuples autochtones. Depuis quelques semaines, le leadership de la première ministre Gardner est remis en cause et certains de ses députés se demandent si leur emploi pourrait être en jeu dans le scénario où elle se maintiendrait au pouvoir. Dans les rangs pékathes, nombreux sont ceux qui aimeraient voir Elizabeth Cavendish, l'actuelle vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères, prendre les responsabilités de chef du gouvernement. Cavendish, qui aura soixante-cinq ans en septembre prochain, s'avère être une femme expérimentée de la politique katherinoise. Ministre conservatrice entre 2014 et 2026, celle-ci a rejoint les rangs du Parti Katherinois en 2037 et a été présentée comme une candidate vedette. Elle a remporté son élection de district avec 89,3% des voix contre 10,7% contre son seul adversaire : le Parti conservateur.

Rejointe au téléphone, la principale intéressée s’est dit « très amusée » d’apprendre la nouvelle. Elle a assuré le journaliste qui l’a contacté qu’elle ignorait qu’une fronde était menée à l’interne à l’encontre de la première ministre Gardner et que cette dernière avait tout son soutien. « Je suis revenue en politique active parce que je croyais au projet de la première ministre Gardner. Je crois que l’Accord Meknak est une honte pour ce pays et je crois que nous devons nous inspirer de ce qui s’est fait ailleurs », a-t-elle affirmé, disant par le fait même que prendre la place de Hannah Gardner « ne changerait pas l’idéologie » à la tête de ce gouvernement. La ministre des Affaires étrangères, qui partira bientôt à la rencontre deson homologue txiléen, estime que l’actuelle première ministre est « toute désignée » pour mener à bien le remplacement de l’Accord Meknak. Cavendish ne se fait toutefois pas d’idée : elle se dit consciente que le Parti Katherinois gouverne un pays « traditionnellement conservateur » et que la route sera longue pour parvenir à « une homéostasie sociale ».

Gardner admet qu’il y a des « divergences d’opinion »
Interrogée sur la question, la première ministre Gardner a admis ce matin qu’il y existait des divergences d’opinions« flagrantes » entre certains députés de son caucus et le programme politique en matière des droits autochtones du Parti Katherinois. La première ministre s’est dit surprise d’apprendre qu’on souhaitait son remplacement, mais rappelle qu’il n’y a jamais eu de discussion à ce sujet lors des rencontres du caucus ou du cabinet ministériel. La première ministre Gardner, qui avait accusé l’ancien premier ministre Edwards de s’« accrocher au pouvoir » lors de la campagne électorale de 2038, a refusé d’extrapoler sur ses gestes si les députés de son caucus s’allaient pour lui montrer la porte. « Nous n’en sommes pas là, et nous travaillons collectivement, et quotidiennement, à rendre ce pays meilleur et ce, tant pour les peuples autochtones que pour les Katherinois », a-t-elle précisé, martelant qu’il était impératif de réviser l’Acte de Katherina 1956 pour faire cesser la distinction entre les peuples autochtones et les Katherinois.[/justify]

Posté : ven. janv. 10, 2020 4:08 am
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Les droits autochtones, l’enjeu électoral?
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/10/200110045343514379.png[/img][/center]
28 janvier 2041


[justify]Récemment, l’échec du rapport de la Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina a amené son lot de questions à la Chambre des communes. Des questions dont le gouvernement n’est pas en mesure d’apporter des réponses, faute d’appuis dans ses propres rangs. Au pouvoir depuis déjà près de trois ans, la première ministre Hannah Gardner n’a plus de marche de manœuvre pour mettre en action sa volonté politique d’améliorer les conditions de vie des peuples autochtones de la Katherina. Pour la première ministre, il n’est plus question de simplement leur permettre d’utiliser les transports en commun de la capitale, chose impossible à l’heure actuelle. Il est désormais question de mettre un terme à la ségrégation mise de l’avant par l’Acte constitutionnel du pays. « La première ministre souhaite amender l’Acte de Katherina de 1956 pour inclure les peuples natifs dans la notion de Katherinois », avance l’un de ses proches conseillers politiques qui laisse planer le doute sur le principal enjeu qui forgera les prochaines élections législatives, en mai 2022. « Elle veut mettre de l’avant les droits autochtones. Elle veut gagner ou perdre sur cette question fondamentale pour elle. »

Le conseiller politique de la cheffe du Parti Katherina est toutefois conscient qu’un tel enjeu pourrait être le coup fatal à la formation politique qui a réussi, en 2038, à mettre fin à quatre-vingt-huit ans de règne conservateur sans interruption. « Pour elle, le choix est clair et limpide : les peuples natifs doivent être considérés comme des Katherinois à part entière », certifie le conseiller qui appelle toutefois à la prudence, rappelant que la Katherina n’est « pas uniquement fondée à partir de cette question ». Déjà, plusieurs députés pékathes ont annoncé qu’ils n’allaient pas solliciter un second mandat, étant en profond désaccord avec la vision de la première ministre Gardner au sujet des droits autochtones. Un climat de tension au sein du caucus du parti gouvernemental dont tentent de tirer profit les conservateurs. Le chef conservateur Barry Packard tente effectivement d’attirer dans ses rangs certains députés pékathes dans l’espoir que le gouvernement perde sa majorité parlementaire pour déclencher une procédure de censure. « Nous sommes prêts à faire campagne », a lancé le chef conservateur, « et nous sommes prêts à reprendre le pouvoir ». Une éventualité plus que possible dans une Katherina divisée par un enjeu qui dépasse plus d’une génération.

Le Parti Katherinois, seul « espoir » pour les autochtones
Eddy Waknia’a, porte-parole des principales communautés autochtones de la Katherina, a mis en garde les peuples natifs katherinois contre « l’envie de se venger de l’immobilisme du Parti Katherinois » lors des prochaines élections législatives. Pour le porte-parole autochtone, il ne fait aucun doute : la seule chance pour les nations autochtones de la Katherina d’aspirer à de meilleures conditions de vie est la réélection d’un gouvernement majoritaire du Parti Katherinois. « Le portrait est simple à comprendre : l’élection d’un gouvernement conservateur viendra assurément réduire à néant l’optimisme autochtone », affirme celui qui croit que les conservateurs « feront tout en leur pouvoir » pour que jamais un gouvernement à Kitaskino [la capitale] puisse obtenir la force politique pour amender l’Acte et permettre aux autochtones d’obtenir les droits qu’ils sont en droit de posséder.[/justify]

Posté : dim. janv. 12, 2020 5:07 am
par Steve
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325113222843746.png[/img][/center]

Sondage| Cavendish remporterait un gouvernement majoritaire, Gardner non
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/05/191105084405415654.png[/img][/center]
04 février 2041


[justify]Un sondage commandé par la direction du Parti Katherinois a de quoi ajouter de l'huile sur le feu du parti gouvernemental qui peine à assurer son avenir au pouvoir. Après trois ans de gouvernement sous Hannah Gardner, dans un contexte où une partie des députés du Parti Katherinois s'opposent aux politiques proposées par la première ministre, l'immobilisme est à son comble dans de nombreux domaines, et surtout au sujet des droits des autochtones qui fait rage depuis la défaite des conservateurs en mai 2038. Très peu rassurée sur la capacité du gouvernement actuel de rivaliser avec les conservateurs aux élections législatives du printemps 2042, la direction du Parti Katherinois a commandé un sondage qui présentait aux répondants de nombreux scénarios. Les réponses ont de quoi rendre inconfortable la première ministre qui, dès le premier jour de son entrée au pouvoir, avait affirmé qu'elle ne s'accrocherait pas à la fonction.

Les scénarios visaient tous les intentions de vote des Katherinois, mais la tête dirigeante du Parti Katherinois changeait d'une question à une autre. Ainsi, la firme de sondages a sondé les Katherinois avec, comme chefs du Parti Katherinois, Hannah Gardner, Elizabeth Cavendish, Christopher Joyce et la variable « n'importe qui d'autre ». Face aux conservateurs, Hannah Gardner est donnée perdante à 32,8% contre 49,1%. Même scénario pour le ministre des Affaires municipales et de la cohabitation Christopher Joyce qui plafonne à 31,3%. Avec n'importe qui à la tête du Parti Katherinois, la formation politique obtient près de 37%. La plus grande surprise, si cela en est une, est le résultat accordé à la ministre des Affaires extérieures et vice-première ministre Elizabeth Cavendish. Hautement respectée chez les Katherinois, notamment pour son expérience politique sous les conservateurs et les pékathes (ministre entre 2014 et 2026 et depuis 2038 sous cinq ministères et quatre premiers ministres), la numéro deux du gouvernement Gardner est reçue depuis l'été dernier comme la successeure de la première ministre Gardner. À la question : « Pour quelle formation politique voteriez-vous, en sachant qu'Elizabeth Cavendish est cheffe du Parti Katherinois et que Barry Packard est chef du Parti conservateur », l'hypothétique Parti Katherinois de Cavendish récolte 49,7% des intentions de vote contre 37,1% pour les conservateurs. Une chute drastique dans l'appui des conservateurs qui serait due, explique les sondeurs, par « le mécontentement à l'égard de la première ministre Gardner ».

Invitée à commenter les chiffres du sondage, la vice-première ministre a réitéré que le Parti Katherinois était « très uni » derrière la première ministre et que la priorité première du parti était de « mettre à jour la liste des candidats afin que nos projets futurs fassent l'unanimité dans nos rangs ». La pilote de la diplomatie katherinoise a toutefois admis que le processus était « lent », mais qu'elle comprenait que la majorité fragile du gouvernement (50 sièges - en excluant le président de la chambre - contre 47 pour les oppositions) rendait les choses « plutôt difficile ». Du côté de la première ministre, elle n'a pas souhaité commenter, rappelant qu'elle n'avait jamais commenté un sondage électoral durant sa carrière. Hannah Gardner a toutefois affirmé qu'Elizabeth Cavendish était « un poids lourd » de son gouvernement et qu'elle était « très appréciée des Katherinois ». Une démission n'est pas à l'agenda de la première ministre Gardner qui entend se rendre « jusqu'au bout ».[/justify]