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Posté : lun. mars 11, 2019 10:10 pm
par Alexandre
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[right]03.08.2038[/right]


[center]La Chancellerie recadre le Roi[/center]
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C'est une histoire qui ferait presque oublier que le Roi a tout pouvoir en Flavie. Ce mardi 3 aout, en marge d'un déplacement à l'Université d'Adelis, le Roi à donné son avis sur le système de rémunération des fonctionnaires en Flavie. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas tendre. "Pour quelqu'un qui n'est pas du pays, notre système est très complexe et peu lisible" à confié le Monarque, interpellé sur la question de la rémunération des fonctionnaires par un professeur.

Il faut dire que la rémunération des fonctionnaires dépend de deux choses. La première, la catégorie, définie si le fonctionnaire appartient à la fonction publique civile (FPC) ou à la fonction publique militaire (FPM). La seconde, le cadre, indique si le fonctionnaire travaille dans une Institution Politique et Administrative (IPA), une Autre Institution (AI) ou dans les autres fonctions publiques (A). Si la FPM est forcément IPA, il existe une FPC pour les IPA, les AI et les A. Ainsi, la FPC-IPA et la FPM-IPA ne sont pas directement rémunérées par la dépense publique mais par la Chancellerie dont le budget provient de la dépense publique tandis que la FPC-AI et la FPC-A sont rémunérées par le Ministère de l'Économie et des Finances directement sur le dépense publique (ainsi par exemple, un professeur -FPC-A- est rémunérée sur la case politique éducative de la dépense publique).

Interrogé sur une possible réunification des fonctions publiques, le Roi a estimé qu'il serait logique que la Chancellerie, qui s'occupe de tout ce qui a attrait au fonctionnement et au personnel des Institutions rémunère l'ensemble des fonctionnaires du pays.
Une hypothèse bien vite écartée par Mme le Chancelier qui rappelle que la Chancellerie "est avant tout le centre de gestion en fonctionnement et personnel des IPA et non des AI et des autres fonctions publiques". En outre, un tel projet ferait passer près de 40% de la dépense publique annuelle rien que dans le fonctionnement administratif pour constituer le budget de la Chancellerie. Si elle reconnait que le reste de la dépense publique serait une véritable dépense en investissement et en intervention pour les politiques publiques et permettrait de mettre toutes les dépenses de fonctionnement et de personnel sous gestion de la Chancellerie, "cela voudrait dire une évolution du rôle même de la Chancellerie pour aller vers un centre de gestion de toutes les institutions et de toutes les fonctions publiques". Une chose inenvisageable et particulièrement difficile à mettre en place d'autant que la mesure pourrait couter plus cher qu'elle ne rapporterait.

Rappelons qu'en 2038, 26.50% de la dépense publique était consacrée à l'administration pour constituer le budget de la Chancellerie. Par ailleurs et à titre d'exemple, la dépense au titre de la politique éducative représente 10% de la dépense publique. Si l'on enlève la rémunération des professeurs ou le financement du fonctionnement des écoles (par exemple le matérielle scolaires) pour les confier à la Chancellerie, la part de la dépense au titre de la politique éducative diminuerait (alors que les politiques éducatives elles-mêmes ne changeraient pas) pour ne conserver que les dépenses d'investissement et d'intervention tandis que la part consacrée à l'administration augmenterait pour comprendre la dépense en fonctionnement et personnel. D'autres domaines de la dépenses publiques ont déjà cette spécificité puisque par exemple la dépense au titre de la justice et de la sécurité intérieure qui atteint 9.30% ne contient pas la rémunération des personnels de justice (IPA alors qu'elle contient celle des personnels de police (AI). Il faut donc être particulièrement vigilent avec les chiffres du budget flave car ils sont trompeurs. C'est particulièrement le cas avec la dépense publique dans le domaine de la défense, affichée à auteur de 8.76% de la dépense publique (3.35% du PIB). En effet, l'Etat flave ne dépense pas réellement 3.35% de son PIB pour la défense mais près du double (6.58%). Alors comment expliquer cette bizarrerie ? L'explication réside que ce 3.35% ne représente que les dépenses d'investissement et d'intervention. L'armée étant une IPA, les dépenses en fonctionnement et en personnel ne sont pas directement octroyées sur le budget de la dépense publique générale. Ainsi les 26.50% de la dépense publique au titre de l'administration (qui constituent la quasi-totalité du budget de la Chancellerie) sont ensuite redistribués et une partie (sous forme de dépenses de fonctionnement, de dotations de la Chancellerie et de dépenses de personnel) va à l'armée (puisque l'armée est une IPA), ce qui complète le chiffre officiellement présenter sur le simple tableau de la dépense générale. Et cela s'applique pour la plupart des autres catégories de la dépense publique qui contiennent une IPA (justice et sécurité intérieure avec les tribunaux). Ce n'est par contre pas le cas de certaines autres catégories (politique éducative) où les professeurs appartiennent aux autres fonctions publiques ou encore la dépense publique au titre de la santé et des hôpitaux (dont Caisse Nationale de Sécurité Sociale) où les professionnels de santé et des hôpitaux publics sont membres des autres fonctions publiques alors que ceux de la CNSS sont membres des AI et par conséquent, directement rémunérés sur la dépense publique générale.

En conclusion, si la Chancellerie recadre le Roi en lui imposant une fin de non-recevoir pour son idée, il est impossible de donner totalement tort à Sa Majesté lorsqu'elle affirme que "notre système est très complexe et peu lisible". Mais étant donné qu'il nous convient à nous, les autres devront s'en accommoder. Charge toutefois à eux d'être extrêmement vigilent pour ne pas tomber dans le piège et s'arrêter aux apparences, souvent trompeuses.


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Posté : mar. mars 12, 2019 10:08 am
par Alexandre
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[right]05.08.2038[/right]


[center]En visite aux mines de terres rares, le Roi vante les mérites de l'industrie Flave[/center]
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Ce 5 aout le Roi était attendu dans les mines de terres rares à l'ouest du pays. En tournée dans le pays pour visiter les industries et les entreprises, le Roi a profité de la visite très attendue du plus important (et du plus productif) site minier du pays, pour vanter les mérites de l'industrie minière et en particulier de la Société des Mines et de la Société du Levant dans l'exploitation des terres rares, matière première qui rapporte beaucoup au pays et occupe une place importante dans son économie puisqu'elle permet une filière de transformation industrielle particulièrement développée et sur laquelle repose des dizaines de milliers d'emplois.

Le Roi a expliqué l'intention flave de faire des ressources minières (en particulier celles de l'ouest) un point cardinal dans l'ouverture en l'exportant largement. "La Flavie dispose d'un avantage considérable dans la production des terres rares en Dytolie" a souligné le Roi. De plus, le Roi a officialisé le contrôle aux frontières une fois l'ouverture faite -réclamée par de nombreux Flaves- et a annoncé la mise sous protection militaire permanente et complète du site minier de l'ouest pour la production de terres rares pour des raisons sécuritaires évidentes en raison de sa situation géographiquement proche d'une frontière. Un Roi qui cherche par sa présence active sur le terrain à rassurer.

Et c'est mission accomplie, puisque d'après un sondage de l'Observatoire des Statistiques, si l'opinion des flaviens face à l'ouverture peine à décoller, plafonnant à 33% (+1 points en un mois), la confiance des Sujets de Sa Majesté vis-à-vis des Institutions dans la conduite de l'ouverture s'envole à 71% (+9 points en un mois).


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Posté : sam. mars 16, 2019 3:15 pm
par Alexandre
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[right]17.08.2038[/right]


[center]La Famille Royale aux Jeux du Garry[/center]
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Dimanche 15 aout dernier, Sa Majesté le Roi, accompagné par la Famille Royale ouvrait les annuels Jeux du Garry, qui se déroulent cette année de 15 au 22 aout. Tradition royale oblige, la Famille Royale au grand complet ainsi que leurs proches assistent comme chaque année à l'ensemble de cette compétition sportive réunissant les 50 provinces du pays dans un atmosphère joyeux, sportif et décontracté, autour d'un verre de vin et des spécialités de tout le pays.

Créés au XIXe siècles, les Jeux du Garry, qui se déroulent chaque année dans la province du Garry la semaine précédant celle du 25 aout (date de la rentrée royale) est une compétition sportive entre les 50 provinces du pays pour promouvoir la culture flave dans la bonne humeur et la fraternité autour de jeux à caractère sportif, de stands en tous genre -en particulier de nourriture- et de soirées barbecue ou au coin du feu. Comme chaque année, la Famille Royale est particulièrement présente au cours de cette semaine de légèreté.

Cette année encore, l'organisation (par le Comité des Jeux du Garry avec l'aide de la Province du Garry, de la capitale de la Province -La-Motte-du-Garry- et du Ministère de la Culture, du Patrimoine et des Sports) a prévu une logistique bien huilée pour accueillir les 200 000 à 300 000 spectateurs attendus lors de cette grande foire et admirer les quelques 2 000 compétiteurs dans plus de 30 jeux différents. Un vrai marathon qui demande aussi une certaine sécurité, en particulier avec les tonnes de nourritures et les litres d'alcool consommés tout au long de ce festival.

Sa Majesté le Roi est apparu tout sourire et riant à tout éclat aux côtés de la Reine Adelaïde et du Duc de Froissey notamment lors des épreuves des lancers lundi alors que les épreuves hippiques auront passionnées la Reine, ses enfants et la Duchesse de Froissey. Il reste encore de nombreuses épreuves avant la fin de cette semaine particulièrement appréciée des flaviens et retransmise à la télévision sur la chaîne nationale Flavia TV. Après la victoire de la province du Mollet il y a deux ans, qui succèdera à celle de l'Oriand, vainqueur de l'édition 2037 ?


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Posté : lun. mars 18, 2019 10:38 am
par Alexandre
Flavia TV - 21 aout 2038.

Claire : Bonjour à tous et à toutes et bienvenue dans l'Interview Politique, votre émission politique après le journal de la mi-journée. Bonjour Denis.

Denis : Bonjour Claire, bonjour à tous.

Claire : Aujourd'hui, dans l'interview politique, nous avons l'honneur de recevoir Monseigneur Waldeck, Archevêque d'Adelis, Président du Conseil des Clercs et par conséquent Chef de l'Eglise Catholique de Flavie. Bonjour Monseigneur, merci de nous accorder cette interview.

Mgr : Merci à vous de m'inviter.

Denis : C'est l'actualité du moment à laquelle il est bien difficile d'y échapper, même sur les plages cet été, elle est sur toutes les lèvres et dans toutes les conversations, elle divise le pays autant qu'elle l'anime, c'est l'ouverture. Vous pouvez suivre depuis deux mois l'accélération du projet en cours depuis plusieurs années puisque sa concrétisation interviendra dans quelques semaines au plus et nous avons décidé de consacrer chaque semaine une interview sur le sujet. Le thème de cette semaine est "ouverture et religions, quelle perspective ?" et aujourd'hui plus particulièrement le Catholicisme avec vous Monseigneur Waldeck.

Claire : Alors Monseigneur, première question : que pensez-vous de l'ouverture ?

Mgr : Eh bien Mme Lattat, permettez-moi de commencer en posant une question essentielle je pense : qu'est-ce que l'ouverture ? Depuis douze ans en effet et en particulier depuis l'annonce de la réalisation très prochaine de l'ouverture au mois de mai dernier, tout le monde entend quotidiennement ce mot, comme vous le rappeliez très justement M Rodier, mais je ne suis pas certain que tout le monde sache le définir. Il faut dire que c'est assez complexe. Je connais beaucoup de personnes qui le voient comme une espèce de Big Bang ou un grand changement un peu à l'image du bug de l'an 2000, quelque chose de dangereux. Je ne dis pas que ça n'est pas dangereux, ça l'est comme j'essayerais de le montrer plus loin. Mais je crois qu'il faut se mettre d'accord sur ce que l'on entend par ouverture pour savoir de quoi l'on parle. Et à ce sujet-là, je crois que le Gouvernement a été clair. Le Président a expliqué que l'ouverture ne serait pas un instant "T" précis mais un processus de longue durée. Par ailleurs, elle ne sera pas totale mais progressive et mesurée. Cela montre bien à mon avis l'importance que le Gouvernement va mettre à protéger le pays. Il ne s'agit pas de tout ouvrir d'un coup et de laisser faire, ce serait beaucoup trop risqué et incertain. Après 200 ans d'isolationnisme, c'est comme après un long sommeil, il faut se réveiller en douceur. Le Gouvernement veut se laisser le temps de voir les effets sur l'économie et la société en ouvrant petit à petit et éviter un trop gros risque. Maintenant, pour répondre à votre question, je dirai qu'à titre personnel, je ne suis pas ce que l'on peut appeler un fervent défenseur de l'ouverture mais je crois que le Gouvernement à raison de se méfier et d'y aller par étape. Il y a des dangers, mais il y a aussi des avantages. Toutefois, le Gouvernement ne pourra pas avoir que les avantages sans les inconvénients, il faudra faire des concessions, raison pour laquelle il fera tout pour protéger le pays. Enfin, à titre personnel, je suis bien entendu favorable à une ouverture qui rapprocherait le pays du Saint-Siège. Nous avons une fermeture de 200 ans qui nous en a éloigné, même si les liens ne sont pas totalement coupés.

Denis : Quels sont les risques que vous voyez à l'ouverture ?

Mgr : La première est évidemment économique. Vous n'êtes pas sans savoir que le libéralisme, comme le protectionnisme du reste, à ses limites. C'est pourquoi il faudra un juste milieu. L'ouverture à la carte me semble un bon arbitrage. Le libéralisme des marchés est affiché par beaucoup de pays mais c'est un jeu hypocrite selon moi. La Flavie est très libérale sur son marché domestique avec la libre entreprise mais elle sera beaucoup plus protectionniste vis-à-vis de l'étranger. Vous savez, la fameuse culture flave très tolérante et libre envers elle-même, beaucoup moins envers les autres. Le second risque et il est d'importance, c'est la diplomatie. Je suis favorable à la neutralité totale de l'Etat. Si vous regardez la situation géopolitique du monde actuellement, vous vous apercevrez qu'il existe de tensions en Dytolie, en Cérulée, et même ailleurs dans le monde. Il ne faudrait pas que ces tensions, qui ne nous regardent en rien du reste, ne nous porte préjudice. Il y a eu des guerre ces dernières années. La Flavie ne doit donc pas se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Claire : A propos de tensions diplomatique, j'imagine qu'en tant que représentant de l'Eglise, vous avez suivi la situation actuelle en Hiérosolyme. Quelle est votre lecture de la situation ?

Mgr : En tant que Catholique, je suis un soutien du Pape. En tant que Flavien, je crois qu'il faut impérativement que nous restions extérieurs et neutre vis-à-vis de ce problème. Je me garde donc de prendre part à ce débat.

Claire : N'est-ce pas contraire avec votre volonté de vous rapprocher du Pape ?

Mgr : Vous savez, se rapprocher du Pape ne veut pas dire que nous devons entrer dans les affaires de la Papauté, surtout si elles ne nous regardent pas. Je pensais surtout à un rapprochement interne, pas externe. J'entends par là qu'il n'est un secret pour personne que la Famille Royale n'a plus rien de Catholique, bien qu'elle continue à aller à la messe par obligation de la Couronne – en Flavie, ce n'est pas le Roi qui possède la Couronne mais le contraire. Depuis le passage de la Reine Adelaïde, le Royaume s'est beaucoup éloigné de la religion alors qu'elle est religion d'Etat et que le Souverain l'est de droit divin. C'est un paradoxe à mon avis. J'estime aussi que le recul de la religion catholique, qui reste première religion toutefois, je tiens à la souligner, est en partie dû à la fermeture et à l'éloignement du Pape. Pour toutes ces raisons, je vois dans l'ouverture l'opportunité de se rapprocher de Lui avec je l'espère, l'installation d'un Nonce ambassadeur du Pape en Flavie. C'est en cela que je parle de rapprochement interne. Les questions externes ne nous regardent pas. Ce n'est ni notre prétention ni notre objectif. Nous aurions d'ailleurs peu de légitimité à le faire, à peine sortie de l'isolationnisme.

Denis : Justement, vous semblez mettre sur le dos de la fermeture et de la Famille Royale le recul du Christianisme en Flavie. Ne pensez-vous pas que l'Eglise flave puisse avoir ses responsabilités ? Elle est souvent accusée de retard à la modernité ? Pensez-vous qu'elle doive évoluer ?

Mgr : Ecoutez, je ne sais pas si l'Eglise est en retard mais je sais qu'elle s'efforce d'évoluer. Mais évoluer ne veut pas dire faire n'importe quoi. Ce que certains appellent le progrès, nous le voyons comme un danger. Je crois donc que c'est une question de point de vue. Quant au reste, loin de moi l'idée d'accuser la Famille Royale de quoi que ce soit. Je constate juste une corrélation entre l'éloignement de la Famille Royale de la religion, à titre personnelle tout du moins, pas officiellement, et l'éloignement des flaviennes et des flaviens. Je pense donc qu'il s'agit d'une conséquence directe ou indirecte. J'en veux pour preuve que la baisse du catholicisme ne se traduit pas par une hausse significative des autres religions – même si c'est légèrement le cas, notamment pour l'islam, mais par une montée de l'athéisme alors que la Famille Royale, en privée, s'en rapproche également.

Claire : Ne craignez-vous pas que l'ouverture apporte un renforcement des autres religions ?

Mgr : Par un apport extérieur, à la marge, puisque l'immigration sera interdite, même si elle sera modifiable avec le temps en fonction des relations. Par l'intérieur, les flaves tiennent à leur culture, je ne crois pas que cela les fera changer.

Denis : Et un départ ?

Mgr : Des flaves ? Impossible. Les flaves tiennent à leur pays et à leur culture. Ils ne le quitteront pas, c'est certain. Certains pays pourraient voir le notre comme un système archaïque où les gens sont malheureux parce que nous ne serions pas tel ou tel système. Or, il n'en est rien. Nous avons la sécurité sociale pour la famille, le travail, la retraite et la santé, les 40h, la retraite, les congés payés, … Des choses qui ressemble à d'autres systèmes justement. Quand au niveau de vie, l'ouverture contribuera à l'améliorer. Et il n'est pas si mal d'ailleurs avec un bon pouvoir d'achat. Et je pense qu'avec une ouverture maîtrisée, les chose pourront même s'améliorer sans tout risquer. A trop se montrer gourmant, on peut tout perdre.

Claire : Quelle position le Conseil des Clercs va adopter vis-à-vis de l'ouverture ?

Mgr : Globalement, le Conseil soutiendra le projet gouvernemental. Toutefois, nous œuvrerons pour faire entendre notre voix vis-à-vis d'un rapprochement pontifical.

Denis : Justement, voudriez vous que la Famille Royale se rapproche de l'Eglise ?

Mgr : Ce serait l'idéal bien entendu. Mais en raison de ses mœurs cela me parait difficile. Toutefois, il est heureux qu'officiellement et publiquement, la Famille Royale reste Catholique. Du reste, il existe un principe selon lequel l'Etat est séparé de l'Église pour la conduite de ses politiques, notamment sociales et économiques. C'est pourquoi il n'y a plus d'ecclésiastes au Gouvernement comme autrefois. Ce qui n'empêche pas la religion d'être religion d'Etat et de la Famille Royale en raison du fait que la Couronne est catholique. Mais en soit les politiques de l'Etat sont laïques. En échange du respect de cette séparation, nous avons obtenu le Conseil des Clercs, pour avoir un poids politique et faire valoir nos idées. C'est aussi pour cela que nous ne jugeons pas les mœurs de la Famille Royale. C'est peut-être assez difficile à comprendre parce que c'est une subtilité importante. Si vous faites la distinction entre la Couronne, qui est l'Etat et ceux qui conduisent l'Etat, alors on peut dire que la Couronne et l'Etat sont catholiques et ceux qui dirigent ne le sont pas, pour simplifier. C'est ici que se trouve la séparation qui permet aux politiques de gouverner comme ils l'entendent sans que l'Eglise ne s'en mêle en échange d'une Institution Politique propre à l'Eglise. C'est ce qui explique que l'Etat puisse légaliser l'avortement dans les années 1990 alors que nous étions contre. Cette séparation date des années 1980.

Denis : Pensez-vous que l'ouverture augmentera ou réduira le rôle et le poids du Conseil des Clercs en Flavie ?

Mgr : Je pense que cela ne changera pas grand-chose, sauf à s'occuper de questions religieuses. Nous ferons toujours le même travail avec d'autres dimensions certainement.

Claire : Religion et ouverture, pensez-vous que ces deux mots soient antinomiques ou complémentaires ?

Mgr : C'est une excellente question en ceci qu'elle est difficile à trancher. Peut-on dire qu'ils sont totalement contraires ou totalement complémentaires ? Je ne le pense pas. L'ouverture de la Flavie ne doit pas nuire à la religion mais la réciproque est vraie aussi. Je dirai juste qu'il s'agit de deux choses différentes, amenées à se croiser à cohabiter sans pour autant que cela ne pose problème.

Claire : Vous croyez donc que les deux ont un avenir ?

Mgr : Non seulement un avenir, mais je crois qu'ils seront indépendants l'un de l'autre, sauf à profiter, même si je n'aime pas ce mot, de ce contexte pour nous rapprocher de Dieu et du Pape. L'ouverture ne doit pas non plus conduire à oublier les enseignements de la Sainte Église et de Notre Seigneur. Mais je crois en notre Sainte Couronne pour nous défendre.

Denis : Merci Monseigneur, merci de nous avoir accordé votre temps.

Mgr : merci à vous pour cette tribune.

Claire : Demain, nous accueilleront un nouvel invité pour poursuivre ce thème avec la seconde religion du pays : l'islam.

Denis : merci de nous avoir suivi. Bonne journée sur Flavia TV.

Posté : mar. mars 19, 2019 9:20 am
par Alexandre
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[right]26.08.2038[/right]


[center]Rentrée royale en Flavie[/center]
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Ce mercredi 25 Aout, comme chaque année, marque la rentrée royale et le début de l'année politique en Flavie. Sa Majesté le Roi ainsi que la Famille Royale étaient de retour hier au Palais d'Adelis après les vacances estivales annuelles. Sa Majesté a, avant cela, assisté à une cérémonie militaire publique traditionnelle avec revue des troupes en ce jour férié dans tout le pays. Sa Majesté était accompagnée par son Gouvernement lors de cette cérémonie pour la traditionnelle poignée de main (cérémonie publique annuelle précédant la cérémonie militaire durant laquelle Sa Majesté serre la main de chaque membre de son Gouvernement les uns après les autres pour symboliser les retrouvailles -même s'ils se sont vus pendant les vacances). La journée s'est terminée par une parade en carrosse des les rues du centre-ville de la capitale avant de gagner le Palais Royal.

Cette année, la rentrée prend toutefois des dimensions particulières en raison de la très proche ouverture du pays. En effet, cette nouvelle année politique devrait démarrer sur les chapeaux de roues puisqu'on attend un rapport Gouvernemental avant l'accord de Sa Majesté pour l'ouverture du pays dans les tout prochains jours. Le premier Conseil des Ministres est attendu demain, vendredi 27 aout matin (un Conseil extraordinaire -les Conseils des Ministres ayant habituellement lieu le mercredi- suivit d'un Conseil privé l'après-midi). Le 6 septembre prochain, Sa Majesté ouvrira également la nouvelle législature avec son très attendu discours annuel pour lequel les paris sont encore ouverts et très nombreux quant aux sujets qui seront évoqués. S'ajoute à tout ceci un marathon Gouvernemental puisque des nouvelles du projet interministériel relatif au programme électrique sont attendues (avec un lancement très probablement après le Conseil des Ministres de demain ou de mercredi prochain) ainsi que les deux rencontres diplomatiques particulièrement scrutées par les Sujets de sa Majesté. A tout ceci s'ajoutera le contenu encore inconnu du discours de Sa Majesté lors de l'ouverture de législature. Un programme qui promet donc d'être particulièrement riche alors que le dépôt des candidatures pour les prochaines élections à l'Assemblée Populaire se clôture ce 31 aout pour laisser place à la campagne dès le 1er septembre. Il riche programme politique dans les prochaines semaines qui ne manqueront pas d'intéresser au plus près les habitants du pays.


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Posté : mar. mars 19, 2019 9:28 pm
par Alexandre
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[right]27.08.2038[/right]


[center]Première conférence de presse de Josepha Devignes : le rapport intergouvernemental tombe[/center]
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Alors que le premier Conseil des Ministres vient d'avoir lieu ce vendredi 27 aout matin, Josepha Devignes, Porte-Parole du Gouvernement a donné l'après midi même (alors que Sa Majesté tenait un Conseil Privé) sa traditionnelle conférence de presse comme après chaque Conseil des Ministres. Première conférence de cette saison, Josepha Devignes a présenté les sujets évoqués au Conseil. Ainsi, si l'on retrouve sans surprise l'ouverture, la Porte-Parole nous a appris la livraison du très attendu rapport intergouvernemental commandé par Sa Majesté pour faire le point avant l'ouverture. Lors de la conférence de presse, la Porte-Parole a expliqué qu'une partie du rapport serait rendue publique en raison du caractère de certaines informations. Ce rapport sera le fondement des politiques aussi bien sociales, économiques, diplomatiques ou encore militaire du Royaume après l'ouverture, des questions débattues lors de ce Conseil et qui le seront encore mercredi prochain avant la première rencontre diplomatique vendredi prochain. Les rencontres diplomatiques ont aussi été l'objet des discussions afin de définir la position flave lors de ces rencontres prévues les 3 et 10 septembres prochaines. Le rapport sera, pour ce qui le sera, rendu public d'ici au discours de Sa Majesté comme l'a confirmé la conférence de presse.

Sur un autre plan, Josepha Devignes a également expliqué que Sa Majesté avait présenté au Gouvernement le contenu de son discours du 6 septembre prochain, un contenu sur lequel elle n'a donné aucune information. Par ailleurs, la Porte-Parole a évoqué le sujet du programme électrique du Gouvernement, un projet qui sera précisé par les principaux concernés selon Josepha Devignes.


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Posté : mer. mars 20, 2019 10:23 am
par Alexandre
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[right]29.08.2038[/right]


[center]Ouverture de la Campagne pour les élections à l'Assemblée Populaire[/center]
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Le 31 aout à 23h59, les candidatures pour les élections à l'Assemblée Populaire prévues le dimanche 9 janvier prochain seront closes. Ouvertes depuis le 1er juillet dernier, plus de 2500 candidatures au total ont été déposées dans les 501 circonscriptions électives du pays. Le 1er septembre s'ouvrira donc officiellement la campagne pour les élections de janvier. Une campagne qui promet d'être rude. Comme toujours, le rythme de l'Assemblée risque de se réduire mais celle-ci livrera à temps les projets en cours comme elle l'a assuré.

Pour ces élections, l'ouverture pourrait bien être l'enjeu principal. L'on peut déjà imaginer que les électeurs sanctionneront les membres de l'Assemblée sur leur façon de conduire le projet ainsi que les idées défendues. Coté social-libéral, on s'inquiète d'une potentiel peur des électeurs sur leur vision trop 'ouverte' de l'ouverture. Les conservateurs pour leur part, partaient bons leaders sur la question avant d'être rattrapé par les propos de leur leader. En difficulté, Nicolas Prévert se retrouve de plus en plus critiqué, y compris au sein de son propre camp. Une situation qui profite largement aux nationalistes, en nette hausse. Quant aux royalistes habitués à suivre l'exécutif, c'est le Gouvernement et le Roi qui seront jugés à travers eux. Si l'on avance avec assurance en arguant les bons résultats des sondages sur la confiance des flaviens sur la question de la conduite de l'ouverture par les autorités, les beaucoup moins bons résultats de la confiance en l'ouverture laisse planer le doute. C'est d'ailleurs le discours d'ouverture de la législature par le Roi le 6 septembre prochain qui donnera une véritable indication quant à la tournure que l'élection pourrait prendre pour eux.

Pendant ce temps, un sondage de l'Observatoire des Statistiques sur les intentions de vote indique que 31% des intentions de votes vont aux royalistes (34.8% à l'Assemblée aujourd'hui), 26.1% pour les sociaux-démocrates (28.2% aujourd'hui), 21.9% pour les conservateurs (25.4% aujourd'hui) et 21% (11.4% aujourd'hui) pour les nationalistes. Si les élections avaient lieux aujourd'hui, la composition de l'Assemblée serait donc de 155 sièges royalistes (contre 174), 131 sièges sociaux-démocrates (contre 141), 109 sièges conservateurs (contre 127) et 105 sièges nationalistes (contre 58).


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Posté : mer. mars 20, 2019 2:57 pm
par Alexandre
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[right]30.08.2038[/right]


[center]Le SERDIT lance son programme de recherche pour des moteurs électriques[/center]
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Le SERDIT (Secrétariat d'Etat à la Recherche et Développement, à l'Innovation et aux Transports vient d'annoncer ce matin que le programme de recherche technologique visant à acquérir la technologie des moteurs électriques a été lancé. Le projet est mené conjointement avec le MDAIT (le Ministère du Développement Agricole, Industriel et Technologique) son Ministère de tutelle.

Le projet, qui devrait prendre du temps, sera conduit en partenariat avec des entreprises telle que les industries Ponant (technologie et haute technologie), la Flave Industrie Entreprise, Fouchet entreprises (toutes deux dans la production de biens manufacturés et produits industriels) ou encore les entreprises automobiles telles que Cochet Automobile.

Cette recherche s'inscrit dans le plus large projet interministériel visant à développer la production électrique verte de Flavie par le développement de parcs éoliens et de barrages hydroélectriques dans le pays et de réduire la dépendance en charbon et uranium (qui coutera aussi beaucoup moins cher à la facture annuelle) et permettra d'augmenter la part d'autosuffisance flave en énergie. Si ce projet ne permettait bien entendu pas de couvrir l'intégralité de la carte énergétique, d'autres actions en ce sens pourraient être menées par le Gouvernement dans les prochaines années.


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[right]30.08.2038[/right]


[center]Le rapport gouvernemental sur l'ouverture publié : le Gouvernement très libéral[/center]
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Le Gouvernement a rendu public ce jour le rapport gouvernemental relatif à l'état du pays avant l'ouverture. S'il n'est qu'en partie disponible (certaines informations étant secrètes et d'autres peu transparentes), il est toutefois possible d'apprendre de belles choses dans ce rapport.

En effet, le Gouvernement pointe du doigt certaines spécificité au système flave. Ainsi, le rapport (du Gouvernement) dénonce la politique (du Gouvernement … allez comprendre pourquoi) depuis une dizaine ou une quinzaine d'année et qui consistait pour se financer à augmenter la TVA pour ne pas toucher aux impôts (sans doute parce que, pensait-ils, toucher à l'impôt serait mal vu, ce que la rapport se garde bien de dire). Une politique très néfaste à la consommation (le Gouvernement juge -comme c'est étrange- que la part de la consommation dans le revenu est insuffisante, la faute aux 41.2% de TVA !!! Une aberration). Ainsi, le rapport recommande de réduire la TVA pour augmenter la part de la consommation (ce qui devrait, selon lui, mesurer la perte) et de combiner à cela une hausse des impôts (qui sont ridiculement bas aujourd'hui) qui ne devrait pas, toujours selon le rapport, trop altérer la hausse espérée de la part de la consommation dans le revenu. Deux positions s'opposent alors pour savoir si de telles mesures verrons le jour. Pour les uns, le Gouvernement n'en parlerait pas au risque d'exposer le problème s'il n'avait pas l'intention de le résoudre et pour d'autres, c'est un pur effet de style pour se targuer d'être transparent. La réponse sera sans doute donnée lors du discours de Sa Majesté le 6 septembre devant les Pairs. En attendant, si la Flavie retient son souffle dans un intenable suspens, le rapport précise toutefois qu'il y aura quelques 2 300 000 000 de pertes annuelles, que le Gouvernement espère financer de deux façons : les droits de douane et une balance commerciale positive avec les exportations que l'ouverture pourrait apporter. Les mesures ont toutefois été très débattues sur les réseaux et semblent avoir reçu un bon accueil en raison du soulagement que cela pourrait apporter vis à vis de la TVA.

Mais déjà, ce rapport fait débat à l'Assemblée Populaire. Les Conservateurs accusent le Gouvernement d'être trop libéral et de prévoir une ouverture beaucoup trop grande et dangereuse. Pour Nicolas Prévert, qui a twitté sur le rapport quelques minutes seulement après sa publication, le Gouvernement n'a pas tenu compte du rapport pour avis que l'Assemblée lui avait livré début juillet. Du côté de la majorité, on se défend de ces accusations en expliquant que la prudence et la mesure évoquées de nombreuses fois cet été n'ont pas été abandonnées et que la synthèse de tout ceci sera faite par Sa Majesté lors de son discours. De lourdes responsabilités attendent donc le Roi sur qui repose désormais l'avenir du pays. Il n'en reste pas moins que la première rencontre diplomatique, avec la Fédération d'Aurora, est prévue le 3 septembre prochain, soit avant le discours du Roi le 6 septembre. Un calendrier qui inquiète puisque le flou autour de l'avenir du projet d'ouverture ne sera publiquement levé que lors de ce discours. Espérons toutefois qu'au niveau du Gouvernement, le Conseil des Ministres de mercredi 1er septembre soit l'occasion de mettre au point la position du pays en vue de cette rencontre.

Au final, le rappport parrait tout de même sensé dans ses propositions, notamment au sujet de l'emprunt (qu'il recommande d'éviter), la question de l'immigraton (qu'il ne précise d'ailleurs pas) ou encore une protection des entreprises, ce qui permet de nuancer un peu la vision des conservateurs qui on sauté au cou du rapport pour mieux l'étrangler. En attandant, espérons que des dispositions seront prises pour éviter un autre étranglement, celui de l'international.



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Posté : mer. mars 20, 2019 10:39 pm
par Alexandre
Flavia TV – 31 aout 2038[justify]

Denis : Bonjour à toutes et à tous et bienvenu dans votre Interview Politique, l'émission de votre journal de la mi-journée. Bonjour Claire.

Claire : Bonjour Denis, bonjour à tous.

Denis : Aujourd'hui dans l'Interview Politique, nous recevons François Thiers, Secrétaire d'Etat à la Recherche et au Développement, à l'Innovation et au Transport pour nous parler de deux sujets, l'ouverture et le projet électrique du Gouvernement.

Claire : Bonjour Monsieur Thiers, merci d'être avec nous.

Thiers : Bonjour à vous et à vos téléspectateurs.

Claire : Alors première question Monsieur le Secrétaire d'Etat, où en est l'ouverture ?

Thiers : Je dirai suspendue aux lèvres de Sa Majesté (rire). Le Gouvernement a fait son travail, le rapport gouvernemental a été livré, il faut maintenant attendre son discours. Mais je puis vous assurer qu'il prend tout en compte et considère chaque voix.

Denis : Justement, des voix s'élèvent contre l'ouverture.

Thiers : Et soyez sûr qu'il les entend. Le Roi est très pragmatique vous avez. C'est pourquoi il n'est pas question de tout ouvrir d'un coup sans se poser de question. Disons qu'il se laisse de la marge de manœuvre. Et les inquiétudes sont aussi entendues.

Claire : Il y a des inquiétudes sur ce que l'ouverture pourrait apporter au pays. On craint une 'invasion' étrangère dans un sens moins militaire que générique. Qu'en pensez vous ?

Thiers : J'en pense que ces inquiétudes sont justifiées. C'est évident qu'avec une trop grande ouverture, des entreprises pourraient s'installer sur le sol national et prendre des parts de marchés à nos entreprises, nous pourrions aussi perdre le contrôle de nos entreprises ou encore être envahit de produits étrangers. Mais que les Flaves se rassurent, des mesures de protection seront prises, surtout dans un premier temps. Après, il ne faut pas non plus avoir une peur bleue de l'étranger. Si nous ouvrons, c'est aussi justement pour profiter de produits étrangers que nous n'aurions pas chez nous. C'est évident que ces nouveaux produits arriveront. Mais l'économie flave sera toujours privilégiée et protégée malgré tout.

Denis : Quelles sont ses mesures dont vous parlez.

Thiers : Je ne pourrais pas trop en dire sans spoiler le discours de Sa Majesté lundi prochain. Mais je vous garanti que le peuple pourra être satisfait.

Denis : Certaines entreprises justement tournées vers l'international s'inquiètent. Hier par exemple, le PDG d'Air Flavia s'est dit préoccupé par la perte de parts de marché par une ouverture.

Thiers : Air Flavia est un cas particulier que nous avons bien en tête, et moi le premier étant chargé du transport. C'est le même cas pour la compagnie maritime qui exerce les liaisons dans le canal de Flavie. Mais que la compagnie aérienne se rassure, il n'existe qu'un seul aéroport à taille suffisante en Flavie pour être un aéroport international. C'est cela d'Adelis. Donc de fait, les avions étrangers n'arriveront qu'à un seul point. Air Flavia et les autres moyens de transport, je pense bien sur à la CNCF conservent les liaisons internes. Et à terme, Air Flavia pourrait aussi s'expandre à l'étranger. Il en va de même pour le maritime avec un seul port international, lui aussi à Adelis.

Claire : Alors concrètement, quelles seront les principales ressources exportées et importées.

Thiers : Nous allons essayer de conserver la priorité au commerce national, comme les flaviens en ont l'habitude. On est un peu chauvins vous savez. Donc il s'agira surtout d'exporter ce que nous faisons de mieux, que ce soit en matières premières minérales ou agricoles mais aussi des produits manufacturés et des produits de technologie. Donc il ne faut pas craindre pour nos entreprises une invasion de produits étrangers sur ce que nous produisons, bien que cela puisse être le cas dans certains domaines si jamais il existe une demande intérieure de diversité. Mais en Flavie, personnellement, je n'y crois pas trop. Les gens sont trop attachés, et je les comprends, à leur pays pour s'attacher aux autres.

Denis : La question des entreprises et des échanges est un point central et un repère important pour les habitants.

Thiers : C'est tout à fait compréhensible. Les flaviens s'inquiètent pour leur économie. Mais nos acteurs seront protégés et Sa Majesté en dira plus à ce sujet. Cela ne doit pas empêcher les échanges de biens et services d'un pays à l'autre non plus, c'est aussi cela l'ouverture. Et cela peut rapporter beaucoup. Mais l'objectif, c'est bien entendu de vendre beaucoup à l'étranger aussi. Et nous avons des avantages là-dessus.

Claire : Des avantages comme les terres rares ?

Thiers : S'en est un mais ce n'est pas le seul. Il n'y a pas que les productions minières dans une économie. Par contre, il est vrai que nous avons un bon niveau technologique là-dessus, en dépit du fait que nous ayons un gisement partagé. Mais cela ne fait rien tant que chacun y trouve son compte chacun chez soi, le flave peut être partageur. Cependant, la proximité avec la frontière, frontières qui resteront contrôlées militairement, engendre de ce fait la mise sous protection militaire totale et permanente du site de production, ce qui a été fait cet été. Je crois que c'est normal. Après nous avons d'autres ressources minières plus communes en Dytolie comme l'argent ou le fer et bien entendu, nous restons ouverts pour les demandeurs. En échange, il y a d'autres ressources que nous pouvons importer. Après, il y a d'autres matières premières agricoles, mais elles sont moins intéressantes à exporter que des produits manufacturés ou technologiques à forte valeur ajoutée évidemment. Et le cas des industries Ponant est intéressant. C'est un partenaire important auquel nous tenons, c'est évident. Nous misons beaucoup sur la technologie et les échanges technologiques aussi.

Denis : Quels sont les objectifs des deux rencontres diplomatiques prévues prochainement ?

Thiers : Prendre contact. Ni plus ni moins. Après, il n'est bien entendu pas exclu que cela débouche sur quelque chose, comme un traité par exemple, mais il sera dans la droite ligne de la volonté politique du Gouvernement et de la protection nationale. Cela peut paraitre paradoxal, ouvrir tout en se protégeant. Mais c'est je crois indispensable. D'autant que d'autres bénéficie du facteur temps. C'est une forme de protectionnisme éducateur dans un sens. Par contre, il y a une chose que j'ai beaucoup entendu et que je tiens à démentir ici parce cela relève du mythe : il n'a jamais été question d'intégrer une organisation internationale. Je sais que cette perspective effraie beaucoup parce que les habitants du pays ne le souhaitent pas mais ça n'est pas notre objectif pour le moment. L'intérêt pour un pays nouvellement ouvert à intégrer une telle organisation dépend de la politique du pays. Dans notre cas, on ne va pas sauter sur la première organisation qui passe ça n'aurait aucun sens. Surtout que nous tenons tous à notre indépendance et à notre souveraineté. Et Sa Majesté a été claire à ce sujet. Pour elle, intégrer une telle organisation reviendrait à afficher une étiquette politique en s'affirmant dans un camp ou un autre. Or, il y a des tensions en Dytolie qui sont bien réelles. Et Sa Majesté souhaite que la Flavie reste neutre vis-à-vis de ces tensions pour plusieurs raisons mais deux principales. La première parce que ces tensions ne nous concernent pas. Elles se sont faites sans nous et continuerons de s'écrire sans nous, au moins dans un premier temps. Et secondement, un pays qui sort de son isolement n'a aucune légitimité pour donner des leçons d'entrée et dire qui il soutient ou non. Donc dans l'optique d'une ouverture progressive, la Flavie observera la neutralité dans un premier temps. Il n'est bien entendu pas exclu que cela évolue avec le temps, les tournures que prendront l'ouverture ou les relations que nous aurons mais l'ouverture passera d'abord pour une nécessaire neutralité. Nous n'ouvrons pas pour prendre part à des affaires qui ne sont pas les nôtres, nous ouvrons pour d'autres raisons.

Denis : Voilà qui a le mérite d'être clair. Des projets d'avenir au niveau de votre secrétariat et de votre ministère de tutelle dans l'ouverture ?

Thiers : Forcément, puisque nous sommes tout de même centraux sur la production, l'innovation et la technologie. Mais les premières rencontre diplomatique viendront préciser tout ceci en même temps que le discours de Sa Majesté.

Claire : Sur un tout autre sujet, vous avez annoncé publiquement un important projet électrique interministériel. Pouvez vous en dire plus ?

Thiers : Bien entendu. Alors c'est un projet bien distinct de l'ouverture, soyons clair. Il mettra et met dès aujourd'hui d'ailleurs, différents acteurs en jeu. Institutionnels bien sûr, avec plusieurs ministères mais aussi un plan plus professionnel et économique avec des entreprises. Le projet consiste en un double développement. Le premier vise à développer les infrastructures de production électrique et le second à développer les technologies en vue d'aller vers d'autres infrastructures de production électrique et ainsi de suite, en créant un cercle vertueux. L'objectif est bien entendu de produire plus d'électricité, ce qui permet de nous affranchir économiquement et environnementalement d'autres sources d'énergies mais au-delà de ces volets, c'est véritablement de développer le pays. Alors bien sûr, nous commençons à peine. Le volet production est en court d'analyse et le volet technologique vient de s'ouvrir avec la recherche de la technologie des moteurs électriques en partenariat avec les industries Ponant. D'autres technologies viendront ensuite. Et c'est là aussi qu'un parallèle avec l'ouverture sera possible parce que les échanges technologiques sont aussi possibles. Mais chaque chose en son temps. À terme, notre projet pourra même servir d'autres domaines. Par exemple, les entreprises automobiles Cochet sont intéressées par les moteurs électriques pour développer des voitures électriques et plus propres. Et plus largement, tout le secteur industriel peut-être intéressé. C'est un projet de long terme mais il faut bien un début. Il permet aussi de faire autre chose que l'ouverture que beaucoup voient comme une fin en soi. Nous voulons aller plus loin et continuer le développement du pays. L'ouverture pourra même nous y aider et grandement simplifier les choses.

Denis : De nouvelles constructions sont donc prévues ?

Thiers : Oui. Nous avons la chance d'avoir une île particulièrement au vent. Donc il nous semblait logique d'y installer des infrastructures éoliennes. Par ailleurs, les nombreux cours d'eau que nous avons sur notre territoire continental, grâce aux Monts du Levant notamment sont une aubaine pour l'énergie hydroélectrique. Mais tout ceci devra relever d'un équilibre bien arbitrer. Hors de question de noyer des terres cultivables et fertiles, des terres nourricières. C'est une question d'aménagement du territoire. C'est donc pour son impressionnante implication de divers acteurs, et de nombreux ministères que ce projet peut-être qualifier d'interministériel. Mais il ne faut pas oublier non plus le grand nombre d'entreprises qui y participent et qui y jouent un rôle plus que primordial.

Claire : C'est un projet de substitution, un projet pour rassurer les flaviens, pour détourner leur attention peut-être ?
Thiers : On peut dire que vous ne mâchez pas vos mots (rire). Mais c'est bien, vous posez les questions. Non, ce n'est pas un projet de substitution ou pour faire diversion. Par contre, cela peut rassurer en ce sens que si nous n'étions pas pleinement confiant en ce que nous faisons, vis-à-vis de l'ouverture surtout, nous ne nous engerions pas en même temps dans un projet aussi pharaonique. Et puis, c'est bien la preuve que nous sommes capables de monter deux chevaux de course à la fois. Gérer un pays demande une implication totale. Cela fait plusieurs années que nous y sommes. Et je crois que nous avons fait nos preuves. La Flavie aime bien la stabilité. En général, un Gouvernement qui ne dure pas 5 ans au moins, je dirai, est très vite décrié. On déteste changer les élites politiques trop rapidement chez nous. Et si un Gouvernement ne tient pas de nombreuses années, le peuple s'en prend au Roi pour lui demander des comptes et de la stabilité. C'est déjà arrivé par le passé, surtout au prédécesseur d'Alexandre III. Donc oui, je crois que l'on peu dire que les flaviens aiment la stabilité. Alors forcément, un projet d'ouverture, c'est un peu déstabilisant, c'est sortir de sa zone de confort et s'aventurer dans quelque chose que l'on n'a plus connu depuis 200 ans. Rendez-vous compte. C'est pour cela que nous sommes là pour leur apporter la stabilité dont ils manquent. Et avoir un projet intérieur en fait partie parce c'est rassurant. Cela montre que nous ne changeons rien et que comme avant cette histoire d'ouverture, nous avons des projets d'intérieurs. L'ouverture ne signifie pas que nous allons aller nous occuper des autres et plus des flaviens. C'est même tout le contraire. Et nous voulons le montrer. La Flavie et les flaviens restent notre principale préoccupation, que nous soyons ouverts ou fermés. L'optimisme et la croyance en notre nation, au national fait partie de la culture flave.

Denis : Merci Monsieur le Secrétaire d'Etat pour votre temps

Thiers : Merci à vous et à tous ceux qui nous ont écouté et bonne journée

Claire : On se retrouve demain à la même heure pour une nouvelle Interview Politique.


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Posté : sam. mars 23, 2019 10:38 am
par Alexandre
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[right]07.09.2038[/right]


[center]Le Roi fait son discours annuel devant le Parlement et provoque une manifestation sans précédent en Place Royale[/center]
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Ce 6 septembre Sa Majesté le Roi a fait un discours de près de deux heures devant la nouvelle législature du Parlement. Retransmis à la télévision, ce temps fort de la vie politique flave qui marque aussi l'ouverture de l'année politique et de la législature était particulièrement attendu. Chaque année, le discours du Roi permet de connaitre les grandes orientations politiques qui seront données au pays durant la législature. Et cette année, outre le sujet de l'ouverture, que les pronostics annonçaient en tête des sujets évoqués, le Roi a fait quelques annonces que personne n'attendait et qui ont jeté un pavé dans la marre.

L'épineux sujet de l'ouverture : le Roi recadre le très (trop ?) libéral Ministère de l'Économie et des Finances

Il était le premier sujet dont a parlé le Monarque. Sur toute les bouches depuis deux mois, l'ouverture du pays a largement précisée dans sa forme par le Roi. Alexandre III a en effet confirmé de façon officielle l'ouverture prudente, modérée, mesurée et progressive du pays en faisant des annonces de taille : interdiction de l'immigration avec contrôle à la frontière (avec possibilité d'adaptation des autorisation d'entrée pour le tourisme, le travail ou les études en fonction des partenariats et des relations du pays à l'international), misse sous protection militaire de la frontière et des sites de production proche de la frontière (dont les mines de terres rares de l'ouest) ou encore protection des entreprises flave par une législation contraignante en matière de participation financière au capital de l'étranger, d'importation et d'exportation et de TVA (le tout, également évolutif en fonctions des relations et des accords). Sa Majesté a expliqué en ces termes ces mesures "nous voulons bien nous ouvrir un peu mais certainement pas nous faire coloniser ou aliéner". Un Roi qui a visiblement entendu les revendications du peuple. Un peuple qui a largement commenté et salué ses mesures sur internet. Si ces mesures sont quelques peu protectionnistes, c'est qu'un arbitrage très strict a été décidé par le Gouvernement sur la question du libre-échange et du protectionnisme. De manière domestique, l'économie flave est particulièrement domestique et la liberté d'entreprendre est garantie. Mais d'un point de vu extérieur, elle est beaucoup plus protectrice. Une vision totalement conforme à la culture flave, connue pour être très tolérante et ouverture envers elle-même, beaucoup moins envers les autres (et à laquelle l'interdiction de l'immigration répond également). Le Roi a toutefois expliquer que toutes ces mesures seront modulables au fur et à mesure en fonction des relations avec les autres pays, ce qui permettra de construire progressivement et à la carte cette ouverture. Une ouverture, un protectionnisme ou un libéralisme qui sera donc pratiqué à la carte en fonction de différents facteurs. Toute ceci recadre le Ministère de l'Économie et des Finances, accusé depuis deux mois d'être beaucoup trop libéral sur la question de l'ouverture. Que les flaviens se rassurent, le Roi est aux commandes.
Le Roi a également dit un mot des rencontres diplomatiques qui se déroulent ces jours en expliquant que les intérêts flaves qui seront défendus seront ceux qui résultent du rapport gouvernemental et voulus par Lui. De quoi rassurer le peuple.

Vers d'importantes réformes fiscales : le Roi fait son mea culpa

Ce fut le second sujet évoqué par le Roi. Après que le rapport gouvernemental ait été rendu sur la question de l'ouverture, Sa Majesté à annoncer qu'une réforme de l'IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) et la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) aillent être passée à l'étude. En effet, le Roi a rappelé que depuis une quinzaine d'année, le pays n'a pas souhaité augmenter ses impôts (qui restent donc très bas, à moins de 10% pour la majorité des flaviens) mais s'est majoritairement financé en augmentant massivement la TVA (qui atteint aujourd'hui plus de 40%). Sa Majesté a reconnu ce matin que si cet impôt était égalitaire, il n'était pas équitable. Par conséquent, la TVA sera baissée et l'IRPP (plus équitable puisque progressif en fonction des classes sociales) augmenté. Le Roi a expliqué qu'une telle mesure allait toutefois engendrer un manque à gagner d'environ 3 milliards par an par rapport à la formule actuelle et que celui-ci serait financé par la balance commerciale, le gain des entreprises à l'ouverture (en volume, puisque plus de vente = plus d'impôt sur les bénéfices), les droits de douanes (qui feront l'objet d'un projet de loi très prochainement) ainsi qu'une légère hausse de l'impôt sur le bénéfice (en valeur, à moins de 10% aujourd'hui pour le passer à 10 ou 15%). Des réformes qui pourraient faire souffler les flaviens.

Une importante réforme Institutionnelle et Constitutionnelle

Autre surprise de taille, Sa Majesté a annoncé le lancement d'une réflexion autour de trois axes visant à changer certains fonctionnements Institutionnels et Constitutionnels en Flavie. Le premier axe serait une réforme du Conseil Royal visant à inclure un nouveau collège spécialement dédié au contrôle des autorités déconcentrés (Provinces et Communes). La deuxième piste viserait à réformer le système judiciaire en remplaçant les actuels tribunaux par une nouvelle carte judiciaire incluant un tribunal de première instance par province et un tribunal d'appel, le tout sous la direction du Ministère de la Justice et de supprimer le recours à ce dernier pour passer directement à un recours auprès du Conseil Royal (dans le cas d'une affaire administrative) ou au Roi (pour les autres affaires – pénal et civil). Enfin, une troisième piste de réflexion est également annoncée pour réformer les élections de l'Assemblée Populaire. En effet, le Roi aimerait voir disparaitre ces 501 provinces électives qui ne rimes à rien selon lui et ajoute à la complexité du mille-feuille politique et administratif flave déjà bien chargé et de les remplacer tout simplement par les 50 provinces du pays. Ainsi, le nombre de membre de l'Assemblée à élire par province serait soit forfaitaire soit progressif en fonction du nombre d'habitant. Enfin, Sa Majesté a également évoqué la possibilité de réduire le délai des élections (actuellement tous les 5 ans) en faisant renouveler l'assemblée par cinquième (soit une élection par an mais pas dans toutes les provinces et qui conduirait à conserver le ratio des 5 ans de façon globale). Toujours à propos de l'Assemblée, Sa Majesté a également évoqué la possible création d'un quatrième mode de saisie pour les personnes morale de droit privé (notamment les entreprises) puisqu'aujourd'hui, seuls les Institutions, les Membres de l'Assemblée et les Sujets (par les pétitions) peuvent saisir l'Assemblée. Dans les faits, actuellement, les entreprises font passer leurs revendications via le Membre de l'Assemblée élu dans la circonscription élective om l'entreprise est localisée. Le Roi souhaite mettre fin à cette inégalité puisque les entreprises sont partie prenante de la vie en Flavie.
Un ensemble de pistes qui ne restent que des hypothèses et ne sont pas obligées de voir le jour mais pour lesquelles le Roi tenait à informer les flaviens.

Un changement mineur va toutefois voir le jour pour sa part puisqu'à partir de la prochaine législature, le Président du Conseil retrouvera son appellation d'origine de Premier Ministre d'avant la dictature des années 1980. Sa Majesté a expliqué que cette mesure, qui sera prise par Ordonnance Royale, vise à correspondre à une réalité effective. Ainsi, le Président du Conseil sera véritablement celui qui préside le conseil des Ministres. Et il se trouve que lors d'un Conseil des Ministres, celui qui doit présider est la personne la plus haute dans la hiérarchie présente lors du Conseil. Ainsi, le Président du Conseil n'était véritablement Président que lorsque le Conseil des Ministres se fait sans le Roi (ce qui est rare) alors qu'en sa présence, c'est à lui que revient la tâche de présider. Une subtilité juridique qui sera donc réinstaurée. Pour rappel, le poste de Premier Ministre avait été changé en Président du Conseil pendant les années 1980 et la mesure était restée depuis. Sa Majesté modifiera donc la Constitution par Ordonnance Royale (ne nécessitant aucune approbation, en particulier par le Parlement qui sera déjà bien occupé) pour laquelle le Roi a annoncé qu'il demandera son avis au Conseil Royal.

Un raz de marée populaire en Place Royale

Immédiatement après la fin du discours royal, la Place Royale (la place située devant les grilles du Palais Royal) a été envahi par une foule d'habitant de la capitale pour acclamer les mesures annoncées par le Roi, notamment sur le sujet de l'ouverture. De nombreuses personnalités politiques mais aussi les patrons de certaines grandes entreprises ainsi que les simples Sujets ont félicité le Roi pour ces mesures historiques et très attendus. Ces rassemblements spontanés en Place Royale sont courants en Flavie est c'est un moyen pour le peuple d'exprimer son opinion lors d'annonce importante. Selon un sondage internet de l'Observatoire des Statistiques, après ces annonces, la perception de l'ouverture par les flaviens aurait fait un bon monumental passant d'environ 30% à plus de 65%. Quant à la confiance des flaviens envers les Institutions et le Roi dans la conduite de l'ouverture, elle dépasse désormais les 90% (contre 71% au précédent sondage). Si sur la Place Royale, certains prétendent déjà que c'est le plus beau jour de leur vie, la satisfaction des Sujets de Sa Majesté envers ces mesures est-elle bien réelle. En fin d'après-midi, alors que ce n'était pas du tout prévu, Sa Majesté, à la surprise générale, est apparue aux grilles du Palais et s'est laissé aller à un petit bain de foule d'une demi-heure entouré par ses gardes du corps de la Maison Militaire du Roi, au cours duquel elle a échangé, en plus des très nombreuses poignées de mains à ses Sujets venus la féliciter, quelques mots. Une jeune femme confiait à notre journaliste présent sur place qu'après qu'elle l'a remercié, le Roi lui aurait même demandé si elle avait d'autres idées et ce qu'elle voudrait encore voir faire, preuve s'il en fallait de l'écoute qu'il porte à ses Sujets. La popularité du Roi (déjà très haute) aurait même explosé en une seule journée. La Place Royale s'est progressivement vidée en début de soirée. Ce 6 septembre est à marquer d'une pierre blanche puisqu'il marque le tournant concret de l'ouverture du pays.


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