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Posté : mer. déc. 12, 2018 9:57 pm
par Alexei
Trei Culori
06 Novembre 2037

La Targutie en passe de devenir le principal pôle touristique de Valdaquie

[center][img]http://photos.wikimapia.org/p/00/02/13/82/97_big.jpg[/img]

Nouveaux hôtels de luxe en construction au bord de la Mer céruléenne, à Mamaia[/center]

"Palinca [eau-de-vie à base de prune], marțișoreana [bière d'Ardélie très populaire].. : pas l'temps d'niaiser !"
Si l'été est bien fini partout en Valdaquie, certains vacanciers font de la résistance. En Targutie, près de la côte et de la ville de Cernavoda plus précisément.
Délaissés par la monarchie, les (petits) littoraux valdaques demeurent toutefois une véritable mine d'or, tant leur potentiel touristique est élevé. Ainsi, à Mamaia, située à 2 kilomètres de la grande ville de Cernavoda (chef-lieu du voïvodat de Targutie), les vacances continuent pour certains jeunes issus de familles aisées.

Certains sont mêmes présents depuis le mois de juin, où, disent-ils, ils ont souhaité "fêter la chute du roi et la Révolution valdaque". Ce fut chose faite : lorsque les beaux jours apparurent à Mamaia, et sur la côte targute en général, celle-ci fut littéralement prise d'assaut par des dizaines de milliers d'étudiants et autres "teenagers" (comme ils se surnomment en briton), pour profiter du soleil et se déhancher sur les plages de sable fin ainsi que dans les quelques discothèques des environs (qui étaient pleines à craquer en juillet). Georgiana, une étudiante en ingénierie à Mihailopol, raconte : "c'est la première fois que je fais la fête comme ça. Avant, on pouvait quand même s'amuser, mais on était fliqués, et il était interdit d'écouter de la musique 'occidentale' et même de rester tard sur la plage à Mamaia". Partageant la même vision, les jeunes vacanciers ont "enflammé" les stations balnéaires valdaques, envahissant jusqu'aux plus petites villes (comme Costinești) et surchargeant les hôtels qui, bien qu'heureux de connaître une telle activité, n'eurent tout simplement plus assez de chambres pour faire face à la demande. Les plages se sont donc transformées en véritables campings et boîtes de nuit à ciel ouvert : à Mamaia encore, certains groupes et DJs -qui n'avaient alors pas prévu de se produire à cet endroit- ont réussi à obtenir des autorisations municipales in extremis, improvisant des scènes dans une ambiance festive "jamais vue", comme le disent les habitants locaux. Cette désorganisation manifeste, bien que bon enfant et pavée de bonnes intentions, n'est néanmoins pas restée sans conséquence.

Ainsi, en août, la police et les pompiers ont dû intervenir à de maintes reprises pour séparer des bagarres et sauver des fêtards alcoolisés de la noyade in extremis. Le maire de la petite municipalité de Mamaia a avoué : "nous ne nous attendions pas à ça [...], en à peine un mois, la population de la ville a tout simplement doublé". De ce fait, certaines mesures ont dû être prises, comme l'interdiction de vendre de l'alcool et de se baigner à partir de 21h, ainsi qu'un déploiement de forces de l'ordre supplémentaire, la petite poliția locale s'étant retrouvée vite dépassée. Néanmoins, cela n'a pas entamé le moral des fêtards, toujours selon le maire : "je crois que ces jeunes avaient tout simplement besoin de liberté. Même si l'ancien régime n'était pas non plus totalitaire, ils n'avaient jamais eu l'occasion de faire la fête comme ça auparavant, et je pense que chaque année cela se reproduira". L'intéressé a néanmoins décidé de voir le verre à moitié plein, et a décidé de lancer divers appels d'offre pour préparer la saison prochaine, comme par exemple pour la construction d'hôtels de 2 à 5 étoiles sur le front de mer, ayant débuté en octobre et visant à dôter la station balnéaire, notamment, de deux gigantesques et luxueux hôtels : le Kaliakra et le Blue Lagoon (photo ci-dessus).
Outre les hôteliers, ce sont les restaurateurs et autres patrons de bar qui ont décidé de faire leurs bagages et de s'installer sur la côte targute, à Mamaia, mais aussi dans d'autres localités : Costinești, Albena, ou encore Crișanea. Auparavant peu touristique, le littoral valdaque risque, à l'été 2038, d'attirer encore plus de jeunes fêtards venant de tout le pays, et même d'ailleurs, qui pourraient être séduits par le coût relativement faible de la vie, et l'installation annoncées de festivals électros, pop, rap et RnB.
Peu habitués à tant d'agitation, les habitants du littoral (plus âgés que dans le reste du pays) sont divisés sur ce futur boom touristique : certains se réjouissant de répercussions positives sur leurs revenus (par la location de leur domicile ou de chambre), d'autres craignant une augmentation du coût de la vie et la fin de leur tranquillité.

Toujours est-il que les irréductibles fêtards de Mamaia n'en démordent pas en ce début du mois de novembre. Certains étudiants, présents depuis le début de l'été, ont même décidé de prendre une "année sabbatique" (comme cela se fait en Britonnie et dans les pays anglo-saxons) pour payer leurs études l'année prochaine en travaillant à l'aménagement du littoral, et surtout pour continuer à faire la fête.

Posté : ven. déc. 14, 2018 5:50 am
par Alexei
Adevărul
10 novembre 2037

Alpva pourrait faire appel à des "sociétés de sécurité privées"

[center][img]https://www.unilad.co.uk/wp-content/uploads/2017/11/Soldiers-of-Azov-battalion-swear-in-front-of-the-St.-Sophia-cathedral-in-Kyiv-Ukraine-Photo-Sergii-Kharchenko.jpg[/img][/center]

C'est ce qu'a admis Ioan Rădescu, chargé des relations publiques du plus grand conglomérat minier de Valdaquie.
"Etant donné que nous sommes à trois jours des élections législatives et que l'état de droit et le principe fondamental de libre entreprise sont constamment menacés par les communistes [...] nous constatons avec crainte l'impuissance des forces de l'ordre, et c'est pourquoi nous envisageons très sérieusement cette solution, afin de préserver la sécurité de notre personnel et l'objet social de notre entreprise", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Pour rappel, Alpva est la plus puissante société valdaque, tant par son chiffre d'affaires que son personnel (avoisinant le million de travailleurs en tenant compte de ses sous-traitants et filiales). Celle-ci, fondée au début du XXième siècle, assure le rôle clef d'exploiter les riches ressources souterraines du pays, comme le diamant et le cuivre, qu'elle exporte partout dans le monde. Son président, Timofan Groza (ayant succédé à Petru Ursachi, désormais président du Parti national libéral) avait déjà fait part de ses inquiétudes par rapport à la situation en Dobrogévie au gouvernement provisoire du Front de Salut national, "en vain" a-t-il ensuite déploré. Si quelques experts trouvent cette solution "disproportionnée, voir dangereuse" compte tenu de la tension déjà très élevée dans le voïvodat du Nord-Est, tous s'accordent néanmoins sur le fait que les inquiétudes du PDG sont fondées. En effet, à Călărești, ville prise par la guérilla communiste en 2035 et qui abrite l'une des plus grandes mines de la région, les mineurs ont décidé d'autogérer leur lieu de travail, avec le soutien du "Conseil populaire" régional, de manière purement unilatérale et sans aucune indemnisation envers Alpva, qui perd ainsi de nombreux bénéfices. Il s'agit donc d'éviter une "contagion révolutionnaire" voir même un éventuel assaut communiste, pour le conseil d'administration du groupe.

Quant aux sociétés privées en question, aucun détail n'a, pour l'heure, été fourni par Ioan Rădescu ou Timofan Groza. Etant donné qu'il y a encore peu d'entreprises de sécurité privées en Valdaquie et vue l'étendue de la mission qu'elles auraient à accomplir, Alpva pourrait financer elle-même sa propre société (bien que le recrutement, l'entraînement et l'équipement des hommes soit coûteux), ou encore se tourner vers des compagnies étrangères. Certaines sources indiquent toutefois qu'Alpva envisagerait d'entamer des pourparlers avec la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17145&p=345140#p345140]"Légion de l'Archange Michel"[/url], anciennement connu sous le nom de "Légion valdaque" pendant la période royale, et qui était un groupe d'extrême-droite fortement anticommuniste, ayant été dissout au début des années 2030. Ces mêmes sources ont toutefois assuré que, bien que la Légion de l'Archange Michel ait été fondée par des anciens membres de la Légion valdaque, celle-ci est complètement apolitique, bien qu'elle se déclare fortement religieuse, comme son nom l'indique.

Du côté du Parti communiste, celui-ci s'est fendu d'un communiqué, dénonçant une "nouvelle provocation de la part du patronat qui, sans surprise, fait appel à l'extrême-droite pour protéger ses intérêts égoïstes et anti-populaires". En effet, les représentants du PCUP ne croient pas qu'engager des "mercenaires" aidera à ramener le calme en Dobrogévie, et croient encore moins à une "métamorphose" de la Légion valdaque. Sergiu Prepeliuc, ancien maire de Traianopol et actuel chef de la Commission exécutive du Conseil populaire de Dobrogévie, a averti : "si des mercenaires, qu'ils soient d'extrême-droite ou non, s'avisent de menacer la souveraineté populaire en Dobrogévie ou même de s'en prendre aux travailleurs des mines d'Alpva, nous serons forcés de répondre avec fermeté, dans le but de protéger les citoyens que nous représentons". Radu Portocală, président du FSN qui rendra sa démission dans quelques jours, a quant à lui regretté l'absence de volonté d'apaisement au sein des deux camps.

Posté : ven. déc. 14, 2018 12:41 pm
par Alexei
[justify]Revue de presse
11 Novembre 2037

[center][img]https://i.imgur.com/1tPxScB.png[/img]

Campagne publicitaire ("humoristique") de Tracia : "O Tracia cumpărat... o gagică oferită !" ("Une Tracia achetée... une jolie fille offerte !")[/center]

Adevărul | Législatives - la démocratie valdaque à l'épreuve :

- À 2 jours du scrutin, la pression monte pour les candidats : si le PNL devrait arriver largement en tête en Olténie, et le PCUP en Dobrogévie, ce sont les voïvodats d'Ardélie et de Munténie qui détermineront l'issue des élections.
- Les bureaux de vote ont été ouverts dans chacune des 401 circonscriptions du pays, et les assesseurs tirés au sort.
- Les observateurs internationaux, venant d'Eashatri, des îles Lorthon et de Santogne sont arrivés à Albarea pour observer le bon déroulement du scrutin.
- Certains acteurs politiques ont alerté quant à la possibilité de fraudes, en particulier en Dobrogévie, où la majorité écrasante que le Parti communiste pourrait obtenir serait "sûrement la conséquence d'un bourrage des urnes par des guérillas peu habitués à la démocratie", a prévenu Victor Tariceanu, candidat -pessimiste- à Iașov pour le PNL.


Trei culori | L'Etat valdaque pourrait céder une nouvelle partie de ses actions dans Tracia :

- La firme de Craiova, par la voix de son PDG, Valentin Vida, a déclaré que des pourparlers, réunissant des représentants de l'Etat et certains actionnaires, étaient en cous pour décider de poursuivre ou non la privatisation de la principale entreprise automobile de Valdaquie.
- Selon lui : "le fait que l'Etat cède 20% de ses capitaux et décide ainsi de laisser notre société prendre son autonomie nous permettrait de nous développer convenablement à l'international, où la concurrence est particulièrement rude dans le domaine de l'automobile".
- Malgré la démission imminente du Front de Salut national suite aux élections législatives, tous les acteurs politiques (à l'exception du Parti communiste) se sont accordés sur la poursuite du plan de privatisations débuté en juillet.
- Vlad Ionescu, futur ex-Ministre de l'Economie et des Finances a estimé que la privatisation de Tracia donnerait à l'entreprise un poids conséquent -au moins à l'échelle du continent- et permettrait de réduire les dépenses de l'Etat.


Valdâchia Libera | Faites ce que vous voulez, mais votez pour le Parti national libéral :

- À l'aube des premières élections libres de l'histoire de notre pays, nombreux sont ceux qui souhaitent enterrer notre démocratie nouvellement née.
- Les derniers suppôts du roi, les communistes et leurs toutous socialistes : tous s'opposent à ce que l'avenir de la Valdaquie se fasse dans la liberté et avec le soutien de Dieu.
- La menace rouge reste cependant la plus prégnante, et nous devons tous nous unir sous une seule bannière pour les empêcher d'accéder au pouvoir et de transformer notre jeune République en une dictature militaire assoiffée de sang.
- Nous devons ainsi apporter notre soutien inconditionnel et total au PNL qui, avec la grâce de Dieu, fera de la Valdaquie la puissance qu'elle mérite d'être.
- Croyons en Petru Ursachi pour assurer cette difficile -mais possible- tâche, et pesons sur le monde : disons "NON" aux tyrans rouges du Westrait et de Bykova, ainsi qu'aux pornocrates décadents, homosexuels et juifs des Valvatides !


Scînteia | Dans le silence général, la Valdaquie devient "l'usine du monde" :

- La chasse aux IDE du gouvernement provisoire a été -malheureusement pour les travailleurs valdaques- couronnée de succès, avec l'installation de centres de production d'entreprises du monde entier.
- Les capitalistes ennissois, planqués derrière le stupide et hypocrite discours """éthique""" de l'entreprise informatique Mìol, se sont ajoutés aux capitalistes valdaques dans leur exploitation, toujours plus cruelle, des travailleurs.
- Profitant de l'absence de législation forte en droit du travail et d'un salaire minimum extrêmement bas (à peine 300$), les Teikos se sont également joints à la fête, voyant nos camarades ouvriers comme du vulgaire bétail incapable de se révolter.
- Nous leur montrerons que le prolétariat valdaque n'est pas de la pâte-à-modeler et qu'ils ne sont pas les bienvenus chez nous : disons "merde" aux exploiteurs étrangers, comme aux exploiteurs nationaux !
- Peu importent les beaux discours de Mìol : il n'y a pas d'exploitation "éthique" des travailleurs, comme il n'y a pas de consommation "éthique" sous le capitalisme.
- Enfin, puisque les élections législatives verront probablement la victoire du PNL grâce aux "appuis dont il dispose" (traduisez : corruption), tâchons de fêter celle-ci en se mettant en grève et en se rassemblant dans les grandes villes et les campagnes. Préparons-nous à combattre la dictature d'extrême-droite et ultra-libérale à venir.[/justify]

Posté : ven. déc. 14, 2018 7:32 pm
par Alexei
Adevărul
12 novembre 2037

URGENT | Le Parquet d'Albarea ouvre une enquête sur le Parti national libéral

[center][img]https://s.iw.ro/gateway/g/ZmlsZVNvdXJjZT1odHRwJTNBJTJGJTJG/c3RvcmFnZTA3dHJhbnNjb2Rlci5yY3Mt/cmRzLnJvJTJGc3RvcmFnZSUyRjIwMTgl/MkYxMCUyRjA4JTJGOTg5MjA0Xzk4OTIw/NF9EQU5VVF9BTkRSVVNDQV8xODAxMjlf/QVVESUVSRV9DQUJJTkVUX0RBTkNJTEFf/MDAyX0lOUVVBTV9QaG90b3NfT2N0YXZf/R2FuZWEuanBnJnc9NTgwJmhhc2g9ZWI0/YjM2MTE2NzJlYTEzZjIzYTEzYjU1MjhmZjQxMmM=.thumb.jpg[/img]

Vlad Ionescu, Ministre de l'Economie, serait personnellement visé[/center]

Coup de tonnerre à la veille des élections législatives : le Parquet financier d'Albarea, compétent pour mener des procédures inquisitrices au niveau financier, a annoncé l'ouverture d'une enquête portant sur le Parti national libéral et certains de ses membres en particulier : Vlad Ionescu, ministre de l'Economie, Efraim Bronstein, gouverneur de la banque centrale, ou encore Petru Ursachi, dirigeant du parti depuis juillet, et ancien président d'Alpva.

"Des éléments intrigants, récemment apparus, donnet à penser que des malversations et même des détournements de fonds ont, ou auraient, eu lieu au sommet du parti", a communiqué la cour. Celle-ci suspecte ainsi la première formation politique du pays d'avoir détourné de l'argent public, via ses ministres au sein du Front de Salut national, ou encore d'avoir reçu des "pots-de-vins" de certaines entreprises, pour obtenir plus de subventions publiques. Quant aux "éléments intrigants", ceux-ci n'ont pas été révélés directement par les magistrats financiers, qui ont simplement laissé entendre que "leur véracité était suffisante pour entamer une procédure".
La cour est demeurée, en outre, relativement discrète sur les possibles chefs d'accusation dont pourrait faire l'objet le ministre de l'Economie et des Finances, mais la piste de la "corruption" pourrait être la plus probable. Si ces soupçons étaient avérés, Vlad Ionescu pourrait être condamné à une lourde amende et à une interdiction d'exercer toute activité en lien avec la politique et l'administration. Cependant, la loi ne prévoit pas de sanction exacte, ce qui laissera une marge d'appréciation importante au juge financier, si l'affaire est portée devant la cour. Quant à Petru Ursachi et Efraim Bronstein, ils seraient soupçonnés d'évasion fiscale (également du temps où Petru Ursachi était président du géant de l'industrie minière, Alpva), notamment en direction de la Britonnie.

Les principaux intéressés n'ont pas souhaité répondre à nos questions, à l'exception de Petru Ursachi qui a préféré rire de cette situation : "apparemment, il est impossible de réussir sans éveiller les soupçons ou la jalousie". D'autres membres du Parti national libéral ont pris la parole, notamment sur la chaîne TVV1, trouvant "étrange" qu'une telle enquête soit ouverte à peine 24h avant le début du scrutin législatif. Ion Caradjuc, candidat du PNL à Slobozia, en Dobrogévie, est allé jusqu'à voir une "manoeuvre communiste" dans l'ouverture cette enquête, arguant que "même si le Ministère de la Justice est entre les mains de Nicolae Lupu [ancien chef du Parti socialiste et farouchement anticommuniste, ndlr], les résultats médiocres que son parti devrait faire ont pu le pousser à vouloir descendre le PNL, afin de se partager le pouvoir avec le PCUP". L'intéressé n'a, pour l'heure, pas répondu à cette accusation, jugée saugrenue par le Parti socialiste.

Du côté de l'Union des libéraux et démocrates, alliés au PNL, nombre sont ceux qui pensent à une "déstabilisation savamment orchestrée par la gauche". Néanmoins, d'autres ont nuancé leurs propos et ont appelé les membres du Parti national libéral à ne pas "se lancer dans un conspirationnisme contre-productif" et à entraver la justice. Ioana Flacu, candidate à Bârlad a assuré : "la présomption d'innocence existe dans notre pays, je suis certain que les électeurs la comprendront [...] je suis certaine que l'innocence des intéressés sera rapidement prouvée".
Du côté des électeurs, c'est la résignation qui domine. En effet, certains avouent ne pas être surpris par de telles accusations étant donné le patrimoine de ses dignitaires, d'autres, à l'image de Diana, mère de famille qui va jusqu'à se demander : "était-il vraiment nécessaire de faire tomber les voïvodes, les boyards et les princes si c'est pour que les chefs d'entreprise et les politiciens prennent leur place ?"

Posté : dim. déc. 16, 2018 11:07 am
par Alexei
Adevărul
15 novembre 2037

ELECTIONS LEGISLATIVES | LE PARTI NATIONAL LIBERAL ARRIVE EN TÊTE

[center][img]https://s1.lemde.fr/image/2007/11/19/534x267/979876_3_492c_le-leader-du-pdk-hashim-thaci-le-18-novembre.jpg[/img]

Il l'avait prédit : Petru Ursachi, chef du PNL, sera probablement le premier Président de la République de Valdaquie[/center]

Avant-hier, la Valdaquie connaissait ses premières élections réellement libres, avec l'appui d'observateurs internationaux en provenance d'Eashatri, de Santogne et des îles Lorthon.
Si ces derniers n'ont pas encore rendu leur rapport, le scrutin semble avoir été un succès par la participation importante qu'il a suscité : 91% des Valdaques en âge de voter se sont effectivement présentés aux urnes. Celles-ci ont été installées jusque dans les plus petits villages de campagne, notamment avec l'aide de l'Eglise orthodoxe, qui a organisé des distributions alimentaires pour les agriculteurs (se sentant généralement peu concernés par les affaires politiques) allant voter.

Après comptage et recomptage des voix, les résultats ont été annoncés par le Front de Salut national (qui devrait s'auto-dissoudre dans les jours avenirs avec la désignation du premier Président de la République de Valdaquie par le nouveau Parlement) :



[img]https://i.imgur.com/ztISBr4.png[/img]

_Parti national libéral (libéralisme économique, conservatisme social) --> 34% (123 sièges)
_Parti Communiste d'Unité prolétarienne (marxisme-léninisme, "tudorisme") --> 27% (98 sièges)
_Union des libéraux et démocrates (libéralisme économique, progressisme) --> 20% (73 sièges)
_Parti socialiste valdaque (sociale-démocratie, progressisme) --> 11% (39 sièges)
_Parti des Paysans et petits propriétaires d'Ardélie (agrarisme, "social-corporatisme") et autres --> 8% (28 sièges)



Ainsi, le Parti national libéral remporte les élections à la majorité relative, avec une courte avance sur le Parti communiste d'Unité prolétarienne. Bien que de nombreux sondages aient annoncé un "raz-de-marée rouge", celui-ci est à relativiser. En effet, l'ULD, qui a fait un score beaucoup plus élevé que prévu, devrait résolument s'allier au Parti national libéral qui aura besoin de lui pour contrer une éventuelle coalition entre le PCUP et le Parti socialiste.
Celui-ci confirme sa perte de vitesse et sa chute dans l'opinion, amorcée depuis 2022 avec la scission communiste qui l'a frappé et le mandat jugé "social-libéral" de Nicolae Lupu, malgré l'élection à sa tête de Gabriela Cardașim. Si cette dernière ne s'est pas exprimée pour commenter ces résultats, il apparaît de plus en plus possible (voir nécessaire) de s'allier au PCUP pour ses militants. Une telle alliance, bien qu'incapable de bloquer la coalition libérale, permettrait néanmoins de faire rentrer pleinement le parti de Vasile Tudor dans le jeu démocratique, et peut-être de trouver une solution convenable quant à l'avenir de la Dobrogévie.
Mais la plus grande surprise vient du Parti des Paysans et petits propriétaires d'Ardélie, que personne n'avait vraisemblablement vu venir. Inconnu jusqu'à avant-hier, ce parti régional s'est hissé à la troisième place dans le voïvodat du Nord-Ouest, écrasant l'Union des libéraux et démocrates ainsi que le Parti socialiste.

Quant aux autres régions, les résultats sont demeurés relativement fidèles aux prévisions.
- En Dobrogévie, les communistes ont largement surpassé leurs adversaires, atteignant jusqu'à 92% des suffrages exprimés à Călărești, ville prise par la guérilla du PCUP en 2035. À Traianopol, Iașov, Vrancea et Slobozia (les 4 plus grandes villes de la région) le Parti communiste est arrivé, là aussi, largement en tête, faisant un score proche de 70% systématiquement.
Résultat : aucun județ n'a été pris par un autre parti, à l'exception de celui de Gora Negru (où le Parti socialiste l'a emporté).
- En Ardélie, outre la montée "surprise" du PTPA local, la région est partagée entre communistes et nationaux-libéraux. Ces-derniers tenant la capitale régionale, Dej-Năvodari, tandis que les premiers ont obtenu la ville de Frunze.
- En Olténie, le Parti national libéral a réalisé ses scores les plus élevés, arrivant premier à Albarea, devant le PCUP, qui ne décroche que le județ de Dragomirești (près de la Dobrogévie). Quant à l'ULD, celui-ci arrive second à l'échelle régionale, ramportant le județ de Bârlad et Valea.
- En Targutie, l'Union des libéraux et démocrates est arrivé cette fois-ci largement en tête, renforçant son assise sur la côte, à Miercurești, Târgu Iulia (chef-lieu), mais aussi dans la grande ville portuaire de Cernavoda, où il a battu le Parti national libéral dans l'un de ses bastions historiques.
- En Munténie, les résultats sont plus nuancés : si l'ULD est arrivée première dans la grande ville de Mihailopol, le Parti socialiste s'est imposé à Craiova (grande place industrielle), en s'alliant avec les communistes. Le Parti national libéral, lui, n'obtient que Strehaia.

Ainsi, nous observons que les partis politiques valdaques sont extrêmement "régionalisés" : le PCUP (et la gauche en général) domine largement en Dobrogévie (coeur minier et seconde région industrielle de Valdaquie), tandis que le PNL asseoit sa légitimité en Olténie et dans la capitale, malgré l'enquête financière qui vise certains de ses chefs. À côté de ça, les alliés "démolibéraux" de celui-ci prennent le contrôle du littoral, de plus en plus dynamique et plus ouvert sur le monde que le reste du pays.
L'Ardélie et la Munténie demeurent les deux voïvodats les plus disputés, où aucun parti ne peut s'estimer réellement victorieux (bien que l'ULD devance de peu les socialistes en Munténie, qui conservent néanmoins leur point d'appui historique de Craiova).
Plus encore, ces résultats peuvent traduire une fracture sociale, économique et géographique très forte en Valdaquie. Il n'est pas anodin que les libéraux-progressistes de l'ULD aient obtenu un score élevé sur les côtes, où les mentalités sont radicalement différentes que celles d'Ardélie, par exemple, très conservatrices et religieuses.
De même, les scores très élevés du PCUP en Dobrogévie laissent transparaître un semblant de "nationalisme dobrogève". En effet, les habitants de cette région minière et industrialisée se sont toujours sentis "délaissés" voir "méprisés" par Albarea, qui nierait leur importance historique (la Dobrogévie est le seul voïvodat à n'avoir jamais été soumise à une puissance étrangère) et économique. De surcroît, une partie non-négligeable de la "Dobrogeva mare" ("grande Dobrogévie" - ou Dobrogévie historique), n'a toujours pas été rattachée à la Valdaquie.

Quant à la suite des événements, le Front de Salut national devrait poser sa démission dans les prochains jours, comme annoncé, tandis que le nouveau Parlement (Chambre des représentants et Sénat) devrait élire, au même moment, le futur président de la République de Valdaquie. Néanmoins, il n'y a que très peu de suspense quant à l'issu de ce vote, qui devrait permettre à Petru Ursachi d'accéder à la fonction présidentielle.
Face à lui, la seule opposition sérieuse est représentée par Sergiu Prepeliuc, nouveau député de Traianopol, qui sera soutenu par le Parti communiste d'Unité prolétarienne et probablement le Parti socialiste.
Cependant, même si ce dernier arrive à battre le président du Parti national libéral, le vainqueur devra tout de même désigner son premier-ministre au sein de la majorité parlementaire, ce qui écarte toute possibilité d'exécutif communiste.

Posté : dim. déc. 16, 2018 3:13 pm
par Alexei
Adevărul
18 novembre 2037

Petru Ursachi élu président de la République, le FSN annonce sa dissolution

[center][img]http://www3.pictures.gi.zimbio.com/Hashim+Thaci+Kosovo+Albanians+Declare+Independence+Y7WY5cxxjatl.jpg[/img][/center]

Tôt dans la matinée, le Front de Salut national a officialisé l'élection de Petru Ursachi, qui devient le premier Président de la République de Valdaquie à 47 ans.
Radu Portocală, désormais ancien chef de l'Etat (à la tête du gouvernement provisoire) a également fait part de sa plus grande confiance et de ses encouragements envers son successeur, "élu par le peuple et pour le peuple valdaque". L'ancien président du FSN a ensuite annoncé l'auto-dissolution du gouvernement provisoire ainsi que sa démission, confiant à Petru Ursachi la tâche de nommer un premier-ministre au sein de sa majorité et de composer un nouveau gouvernement.
Cette majorité parlementaire du Parti national libéral, s'élevant d'abord à 123 sièges (34% de la Chambre des représentants) a été renforcée par l'officialisation d'une alliance avec l'Union des démocrates et libéraux, portant le nouveau groupe à 196 sièges sur 361, lui conférant une majorité très confortable. Grâce à cette alliance, Petru Ursachi a pu être élu dès le premier tour du scrutin, à la Chambre des représentants et du Sénat, à la majorité absolue des suffrages. Sergiu Prepeliuc, député de Traianopol, qui était pressenti pour s'opposer au candidat national-libéral, n'a finalement pas présenté sa candidature, déclarant : "autant laisser cette mascarade prétendument démocratique aller jusqu'au bout". Il est vrai que, devant la coalition libérale, Sergiu Prepeliuc n'aurait de toute façon pu être élu, même avec l'appui du Parti socialiste et des indépendants. Ainsi, les 98 députés du Parti communiste d'Union prolétarienne ont boycotté le vote, demandant à ce que le président de la République soit élu au suffrage universel direct. Cette position est restée inchangée à l'issue du scrutin : alors que l'ensemble des députés se sont levés pour applaudir le premier président de la République de Valdaquie, les députés communistes (avec une partie des députés socialistes) sont restés assis dans le but de montrer leur défiance envers le nouveau chef de l'Etat.

Ce dernier, dans son discours devant les parlementaires, a manifesté son envie "de se mettre au travail le plus vite possible". En effet, si rien n'a été dit directement, il est certain que le président national-libéral continuera et accélèrera le plan de privatisation lancé en juillet par Radu Portocală, et renforcera l'intégration de la Valdaquie dans la mondialisation, "afin de faire de la Valdaquie la principale puissance du continent dytolien [et non plus seulement de Dytolie-orientale] et de devenir un acteur incontournable dans le monde". La politique diplomatique du pays devrait donc rester inchangée : nouer des partenariats dans le monde entier, et attirer les investisseurs demeurant les objectifs principaux de la nouvelle administration.
C'est toutefois au niveau intérieur que des changements importants se dérouleront. Petru Ursachi a attribué les échecs du Front de salut national et la mauvaise opinion des politiciens qu'ont les Valdaques de la "négation de l'identité profonde de la Valdaquie". En effet, pour l'ancien directeur-général d'Alpva, le gouvernement provisoire a beaucoup trop minimisé l'importance de l'Eglise et des traditions dans la vie du peuple, aboutissant à une "occidentalisation des moeurs" et à un "malaise". N'attaquant pas directement Radu Portocală, qui était présent, Petru Ursachi a mis ces erreurs sur le compte de "l'hétérocléité du mouvement, qui était néanmoins justifiée par les circonstances". Ainsi, l'Eglise orthodoxe -qui avait soutenu le Parti national libéral aux élections- devrait retrouver une place importante dans la société valdaque, "sans pour autant lui rendre les privilèges qu'elle possédait sous l'ancien régime", a prévenu le nouveau président.

Celui-ci s'est ensuite tourné, souriant, vers les députés communistes qui n'avaient pas souhaité se lever. Le nouveau chef de l'Etat a alors promis qu'une "solution serait trouvée, d'une manière ou d'une autre, concernant la Dobrogévie" avant la fin de son quinquennat, sans plus expliciter son propos.
Quant au nom du futur chef de son gouvernement, Petru Ursachi a décidé d'entretenir le mystère, en indiquant qu'il s'agirait "très probablement" d'une femme. Les spéculations sont ainsi allées bon train, mais il est très probable que ce soit Mariana Câmpeanu-Szabo qui soit désignée pour remplir cette tâche. Quoi qu'il en soit, le nouveau président devrait confirmer la rumeur dans les jours à venir, avec la présentation du futur gouvernement, qui devrait s'atteler à "moderniser" la Valdaquie, en attendant la réunion d'une assemblée constituante et l'adoption d'une nouvelle Constitution, qui fera enfin de la Valdaquie une démocratie pleine et entière.


[quote]"J'ai conscience de l'importance de la tâche qui pèse aujourd'hui sur mes épaules [...] Dans les années à venir, il ne s'agira pas de "REconstuire le pays" comme nous l'avons entendu à maintes reprises, mais bien de le construire. La pauvreté, l'extrémisme (de gauche) et le séparatisme sont les trois principaux problèmes qui viendront compliquer notre noble tâche. Cependant, et comme toujours, nous arriverons à les résoudre ou du moins à les surmonter pour aller de l'avant et faire de la Valdaquie une puissance continentale, puis mondiale, tout en protégeant notre identité profonde. [...]

Pour avancer, nous devrons retirer la parole aux extrémistes, qui n'apportent rien de constructif, et la rendre aux personnes de bonne volonté dont le but est de propulser notre patrie dans le XXIème siècle, par le dialogue. Nous l'avons vu : les Valdaques ont fait entendre leur voix de la plus belle des manières il y a cinq jours : par les urnes. Celles-ci sont les plus puissantes armes dont ils disposent, à l'inverse des fusils d'assaut et des lance-roquettes, avec lesquels certains voudraient détruire tout ce que nous avons bâti et ce que nous allons bâtir.
Car les terroristes et les fanatiques n'ont pas leur place en République de Valdaquie, et jamais la loi de la rue ou de la guérilla ne sera la loi de la République.

Je vous remercie."

Extrait du discours de Petru Ursachi, président de la République de Valdaquie[/quote]

Posté : lun. déc. 17, 2018 10:07 am
par Alexei
[justify]Revue de presse
20 Novembre 2037

[center][img]https://www.irishtimes.com/polopoly_fs/1.3372560.1517243336!/image/image.jpg_gen/derivatives/box_620_330/image.jpg[/img][/center]

Adevărul | Mariana Câmpeanu-Szabo devient premier-ministre de Valdaquie :

- Deux jours après son élection à la présidence de la République, Petru Ursachi a communiqué le nom de son (ou plutôt de sa) premier-ministre : Mariana Câmpeanu-Szabo, issue du Parti nationale-libérale et avocate fiscaliste de profession.
- Celle-ci, comme son nom l'indique, est issue de la minorité magyare d'Ardélie et a été tout récemment élue députée du județ de Marțișoara, elle est la seconde femme de Valdaquie à être membre d'un gouvernement (après la communiste Teodora Maurer) et la première à en présider un.
- Mariana Câmpeanu-Szabo est un soutien de la première heure de Petru Ursachi, et membre du Parti national libéral depuis plus de dix ans. Fidèle à la ligne de celui-ci (libéralisme économique et conservatisme social), elle s'est dite "honorée d'avoir été désignée à ce poste et impatiente de se mettre au travail afin de moderniser la Valdaquie".
- La nouvelle premier-ministre présentera, avec Petru Ursachi, un gouvernement "allant du centre-droit à la droite" (étant donnée l'alliance avec l'Union des libéraux et démocrates) dans les prochaines heures.
- Mariana Câmpeanu-Szabo a déclaré que le premier chantier de son gouvernement consisterait à continuer le processus de libéralisation de l'économie et de "simplification" du recrutement sur le marché du travail afin de diminuer le chômage. En outre, la question dobrogève sera une "priorité" du nouveau gouvernement.

Trei culori | La victoire de la coalition libérale rassure les investisseurs :

- "Ouf", s'est écrié le Palatul Cotroceni (siège de la Bourse d'Albarea), dont les taux avaient stagné, voir même diminué, quelques jours avant les élections législatives devant la possibilité d'une majorité socialo-communiste au Parlement.
- Les indices sont finalement repartis à la hausse le 15 novembre, dès que la victoire de la nouvelle coalition libérale a été annoncée.
- Les investisseurs ennissois, et même le gouvernement de cette petite île à l'extrême-ouest du continent, ont [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17222&p=345670#p345670]salué la victoire de la démocratie[/url] en Valdaquie, et ont félicité Petru Ursachi suite à son élection. Celui-ci a remercié en retour son homologue et a promis un resserrement des liens économiques entre les deux républiques.
- Bien que le menace rouge soit écartée du Parlement pour cinq ans, celle-ci demeure bien réelle dans la société et dans les usines. Radu Portocală, ancien président du Front de Salut national, a appelé la coalition libérale à ne pas "négliger" l'aspect social dans ses futures réformes.

Valdâchia Libera | Le Patriarche Daniel de Valdaquie félicite Petru Ursachi :

- Dans un communiqué, le chef de l'Eglise orthodoxe valdaque a adressé ses félicitations Petru Ursachi pour son élection et a vu dans celle-ci le salut des chrétiens de Valdaquie "qui étaient menacés par la dépravation morale du Parti socialiste et l'athéisme totalitaire du Parti communiste".
- Le président du Saint-Synode a également salué le programme de la premier-ministre, Mariana Câmpeanu-Szabo, visant à redonner une place importante à l'Eglise en Valdaquie par l'augmentation de ses subventions et l'enseignement religieux "dès l'école primaire".
- Daniel de Valdaquie devrait être reçu la semaine prochaine au Palatul Parlamentului (siège du Parlement et du gouvernement) pour s'entretenir avec le nouvel exécutif sur les modalités des mesures annoncées.
- Plus de 65% des chrétiens orthodoxes de Valdaquie ont voté pour le Parti national libéral d'après les estimations. "Preuve que la foi n'est pas morte en Valdaquie", pour le patriarche.

Scînteia | "Construisons le socialisme là où nous avons triomphé !" :

- Les bourgeois se sont empressés de crier victoire à la publication des résultats des élections, le 15 novembre, fanfaronnant et déclarant "la vague rouge s'est disloquée contre les rochers de la démocratie". Mais de quelle démocratie parlent-ils ? Celle où le président de la """République""" (qui est l'ancien PDG du groupe le plus puissant de Valdaquie, Alpva) est élu par une classe de politiciens bourgeois corrompus et non par le peuple lui-même ?
- Le score réalisé par notre parti est historique et montre que le communisme en Valdaquie est très loin d'être mort, bien au contraire : il monte en puissance.
- Le camarade secrétaire-général, Vasile Tudor (qui n'a brigué aucun siège à la Chambre des représentants) a tenu à remercier chaque ouvrier, chaque paysan et chaque soldat ayant glissé le bulletin rouge dans l'urne.
- "La Révolution du peuple valdaque ne se fera pas dans les bureaux de vote, cela est tout simplement impossible étant donné le degré de corruption qui règne jusqu'au sommet de l'Etat", a-t-il déclaré, "elle se fera dans les usines, dans les champs et rue par rue jusqu'au Palatul Parlamentului". "Construisons le socialisme là où nous avons triomphé ! Formons des conseils dans chaque entreprise et quartier, court-circuitons le pouvoir mafieux et anti-populaire qui souhaite nous réduire en esclavage et préparons le soulèvement des masses travailleuses contre la classe des profiteurs. Préparons-nous à continuer ce que nous avons commencé en avril. Que la bannière rouge des travailleurs flotte sur l'Arcul de Triumf (l'Arc de triomphe d'Albarea) !"

Posté : mer. déc. 19, 2018 6:21 pm
par Alexei
Adevărul
27 novembre 2037

La Justice abandonne ses poursuites contre les leaders nationaux-libéraux

[center][img]https://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo-s/09/4b/ae/f2/palace-of-justice.jpg[/img][/center]

Engagée un jour avant les élections, l'enquête visant certains des membres les plus haut-placés du Parti national libéral (dont son président de l'époque, Petru Ursachi), a finalement été fermée par le Parquet financier d'Albarea qui a admis que ses soupçons ne s'appuyaient, finalement, sur "aucun élément concret".

Pourtant, selon un magistrat de la cour ayant souhaité conservé son anonymat, "la procédure possédait bel et bien une base légale, et des preuves solides avaient été récoltées pendant les investigations". En effet, d'après lui, rien ne laissait deviner que le dossier serait abandonné aussi soudainement et d'une telle façon, bien que le Parti national libéral ait remporté les élections. Néanmoins, c'est peut-être cet événement qui a poussé les juges financiers à abandonné l'enquête. Bien que la République valdaque ne possède pas (encore) de constitution officielle, la Constitution dite "démocratique" de 1985 est appliquée depuis mai (après de nombreuses révisions, bien évidemment) et celle-ci consacre l'immunité parlementaire. En d'autres termes, les élus de la République ne peuvent être poursuivis au cours de leur mandat pour des faits antérieurs à celui-ci. Cela vaut également pour l'exécutif (premier-ministre et président de la République), qui ne peut être poursuivi que par une cour "spéciale" (formée par la Cour suprême et des parlementaires, appelée "Haute cour de Justice") seulement pour des faits de "haute trahison" ou d'assassinat concomittents à la date du début d'exercice de leurs fonctions.
Ainsi, Petru Ursachi et Vlad Ionescu ne peuvent être poursuivis en vertu de ladite loi fondamentale. Le premier étant président de la République, et le second ayant été élu député du județ de Miercurea (Targutie). C'est donc le troisième suspect, Efraim Bronstein qui est le gouverneur de la Banque centrale de Valdaquie, qui aurait pu faire l'objet d'une condamnation.

C'est toutefois à ce moment-là que la cour a annoncé l'abandon des poursuites alors que, toujours d'après le magistrat anonyme de celle-ci, des "éléments à charge avaient été découverts, en matière de détournement de fonds publics et de fraude fiscale notamment". Une certaine incompréhension est donc née dans les rangs de l'opposition et du Ministère de la Justice lui-même. Lascăr Bosianu, nouvellement désigné à sa direction et membre d'aucun parti politique, aurait lui-même demandé la fermeture du dossier selon certains. Les députés Parti communiste (appuyé par leurs alliés socialistes) ont donc demandé des réponses devant la Chambre des représentants -sous les huées de la coalition libérale-. Le nouveau ministre a déclaré être "complètement étranger à cette affaire" et a vivement dénoncé des "accusations viles et personnelles".
La nouvelle premier-ministre, Mariana Câmpeanu-Szabo, a appelé les parlementaires au calme et a rappelé que la justice valdaque est "libre et ne répond qu'à la Constitution".

Cela n'a pas calmé les parlementaires dont Sergiu Prepeliuc, député de Traianopol et président du groupe communiste à la Chambre des représentants, qui a annoncé la saisine de la Cour suprême. En outre, près d'une centaine de personnes s'est rassemblée face au palais de justice d'Albarea pour exiger la réouverture des poursuites à l'encontre des intéressés, en particulier Efraim Bronstein, le gouverneur-général de la banque centrale qui est le seul à pouvoir écoper d'une condamnation.

Posté : ven. déc. 21, 2018 11:58 am
par Alexei
[justify]Revue de presse
02 Décembre 2037

[center][img]https://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2013/04/Dacia-1.jpg[/img]

L'usine Tracia de Craiova. L'entreprise devrait prochainement être ouverte aux investisseurs étrangers.[/center]

Adevărul | L'Assemblée constituante sera réunie à la mi-décembre :

- L'annonce a été faite par la cheffe du gouvernement, Mariana Câmpeanu-Szabo, qui a exprimé son souhait d'offrir une constitution à la Valdaquie avant le début de l'année 2038.
- Pour rappel, la constitution actuelle dite "provisoire" a été promulguée en 1985 avant d'être remplacée quelques années plus tard, puis à nouveau appliquée après la révolution d'avril. Celle-ci, bien que considérée comme "démocratique" est néanmoins très imparfaite malgré les nombreuses révisions dont elle a fait l'objet.
- La nouvelle loi fondamentale, d'après la premier-ministre, devrait mettre en place le suffrage universel direct dans l'élection du président de la République, qui a été très demandé après l'élection de Petru Ursachi par le Parlement.
- Quant à la composition de l'assemblée constituante, celle-ci devrait inclure des députés de tous les partis présents au Parlement, et même le Parti des Paysans et petits propriétaires d'Ardélie (PTPA) qui, bien qu'étant strictement régional, sera nécessaire pour consacrer le droit des minorités nationales (magyare, tötterne, grecque et tzigane).
- Les communistes ont par ailleurs indiqué qu'ils défendraient la création d'un statut particulier pour le voïvodat de Dobrogévie et son système économique proche du socialisme.

Trei culori | Vers de nouvelles lois de privatisation :

- Le nouveau ministre de l'économie, Nicolae Tudoran, a confirmé la volonté du gouvernement de continuer, et même d'accélérer, la privatisation d'une partie de l'industrie valdaque entamée en juillet.
- Le ministre soumettra ainsi, dans les semaines à venir, des projets de loi visant à ouvrir de nombreuses entreprises valdaques (dont Tracia) aux capitaux étrangers dans un but de compétitivité, et dans le cadre de l'entrée de la société sur le marché mondial (qui commence à exporter des voitures en Ennis par exemple).
- "Des fonds étrangers seront nécessaires pour aider au développement de l'entreprise, et possiblement à l'ouverture d'usines à l'étranger" a affirmé le successeur de Vlad Ionescu, lui aussi membre du Parti national libéral.
- Les principaux atouts de la Valdaquie pour cette "chasse aux investisseurs" : une main d'oeuvre qualifiée, mais beaucoup moins chère qu'ailleurs, des structures déjà existantes et un soutien de l'Etat aux futurs investisseurs, qui "pourraient bénéficier d'avantages fiscaux", toujours d'après le ministre de l'Economie et des Finances.

Valdâchia Libera | Enseignement du christianisme à l'école - bientôt une réalité :

- Une semaine après l'élection de Petru Ursachi, celui-ci a reçu le patriarche Daniel au Palatul Parlamentului avec d'autres éminents membres du clergé, orthodoxe comme cahtolique (les six cardinaux valdaques étaient présents) pour discuter de l'avenir de la Foi dans le pays.
- Au cours de discussions cordiales avec le nouveau président et son équipe, dirigée par Mariana Câmpeanu-Szabo, le nouvel exécutif a promis que "la religion retrouverait sa place en Valdaquie". Ce, après la parenthèse du Front de Salut national de Radu Portocală, qui n'avait pas pris la peine de rencontrer les acteurs religieux du pays en six mois de gouvernance.
- De manière plus concrète, Mariana Câmpeanu-Szabo a confirmé lors de la conférence de presse qui a suivi que des mesures telles que "l'enseignement des valeurs chrétiennes dans lesquelles nous nous retrouvons tous sera rétabli et approfondi". Celui-ci sera tant orthodoxe que catholique, dans certaines parties d'Ardélie par exemple.
- En outre, la premier-ministre a annoncé que la construction d'une nouvelle cathédrale orthodoxe à Albarea était à l'étude. "La Valdaquie doit être fière de son identité chrétienne et la montrer aux yeux du monde, alors qu'elle est niée et remise en question dans certains pays [qu'elle n'a pas cités] où un dangereux égalitarisme marxiste essaye de se substituer à la Foi", a-t-elle expliqué.

Scînteia ! | Contre la prostitution des travailleurs aux capitalistes étrangers : faisons grève !

- Devant les annonces du "Sinistre" de l'Economie et des Finances, qui déclare vouloir "réformer l'économie" en vendant celle-ci aux multinationales étrangères (alors qu'il suffit simplement d'aller en Dobrogévie pour voir combien la démocratie dans l'entreprise et l'autogestion sont efficaces), nous ne pouvons que nous alarmer sur le futur de la classe ouvrière.
- Celle-ci est, comme d'habitude, vue comme du bétail par l'Etat bourgeois et sa presse aux ordres : Trei culori ne se gêne même plus et vante les bas salaires et la faible protection dont les travailleurs bénéficient. Cela en dit long sur le cynisme de la bourgeoisie, toujours plus avide de pouvoir et de richesses.
- Avec les nouvelles lois de privatisation, la force de travail des ouvriers valdaques, leur santé et leur vie, qui auraient pu être consacrées à bâtir le pays et à offrir des biens utiles au peuple, serviront à construire des fours micro-ondes destinés aux consommateurs ennissois, et des ordinateurs (et autres "smartphones") à la bourgeoisie du Teikoku.
- Ainsi, nous voyons que les conditions de vie de la classe ouvrière sont, de jour en jour, de plus en plus dégradées et cela n'ira certainement pas en s'arrangeant. En allant jusqu'à nier l'humanité des travailleurs valdaques, et en les faisant produire pour des étrangers en échange de quelques miettes, les bourgeois jouent un jeu très dangereux. Si l'on dit souvent que "les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons", en Valdaquie, les capitalistes nous donnent la corde avec laquelle nous les pendrons !
- Ainsi, nous, la rédaction de Scînteia, ainsi que le Parti communiste d'Unité prolétarienne et la Confédération nationale des travailleurs, nous appelons tous les ouvriers valdaques à se mettre en grève et à bloquer leur lieu de travail dès que les mesures annoncées par Nicolae Tudoran seront présentées au Parlement. Si ils ne souhaitent pas apprendre à comprendre le prolétariat valdaque, ils devront apprendre à le craindre.

Posté : dim. déc. 23, 2018 11:44 pm
par Alexei
Adevărul
09 décembre 2037

Les ouvriers valdaques se mettent en grève

[center][img]https://i.imgur.com/zyhmUVT.png[/img]

Ces derniers ont été rejoints en plusieurs endroits par des militants d'extrême-gauche[/center]

La Confédération nationale des travailleurs (Confederația națională lucrătoriilor - CNL) et le Parti communiste d'Unité prolétarienne l'avaient appelé, c'est maintenant chose faite : presqu'un mois après les élections législatives, les ouvriers valdaques ont massivement répondu à l'appel à la grève générale lancé par le premier syndicat valdaque, et la deuxième force politique du pays.

Débuté il y a cinq jours, le mouvement social (le plus grand depuis la révolution, soit depuis le mois d'avril) a touché spontanément l'ensemble du pays, et s'est répandu dans les județe comme une trainée de poudre : que ce soit dans les cimenteries et autres complexes sidérurgiques d'Olténie, dans les usines automobiles de Tracia à Craiova (Munténie) et même les employés du port de Cernavoda (Targutie). Bloquant les lieux de travail ou ralentissant -considérablement- la production, les grévistes (organisés par la CNL) ont exigé une hausse immédiate des salaires, ainsi que la promulgation de nouveaux droits sociaux qui devront être "écrits dans la future Constitution". Mais ce sont surtout les entreprises étrangères qui ont été visées.
En effet, l'entreprise ennissoise Mac Cormaic ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17266&p=345896#p345896]dont l'action s'est retrouvée boostée par son installation en Valdaquie[/url]), installée à Bârlad, s'est vue totalement bloquée. Pire encore, le directeur ennissois de l'usine a déclaré avoir été séquestré pendant plus de cinq heures dans son bureau par ses propres ouvriers. Si aucun mal ne lui a été fait, il a avoué avoir été terrifié, et a été libéré lorsque la Jăndarmeria, avertie, est venue rapidement et brutalement à sa rescousse. Les forces antiémeutes n'ont néanmoins pas réussi à débloquer l'usine, et elles ont dû se retirer du fait de la tombée de la nuit et de la pluie d'insultes et de projectiles qu'elles essuyaient.
Quant à Mìol, autre entreprise ennissoise très présente en Valdaquie, celle-ci a eu beaucoup plus de chance : la politique "éthique" de l'entreprise lui a permis d'éviter le sort de Mac Cormaic. En effet, du fait des salaires très corrects qu'elle octroie à ses ouvriers, ces derniers n'ont pas suivi le mouvement, bien que nombre d'entre eux s'en soient déclarés solidaires.

Impuissantes, les forces de l'ordre se sont cantonnées à s'assurer que les grévistes ne dégradent pas outre mesure leur lieu de travail ou qu'ils s'en prennent à la vie de leurs supérieurs hiérarchiques, qui ont pu s'échapper pour la majorité. Cependant l'hostilité des ouvriers de Bârlad, bloquant Mac Cormaic, à l'encontre de la Jăndarmeria n'est pas partagée par tous et la situation demeure pour le moment sous contrôle dans le reste du pays, malgré quelques heurts sans importance. Néanmoins, la tension est montée d'un cran le 7 décembre lorsque des militants du PCUP ont invité les ouvriers à marcher dans les villes adjacentes. Masqués, armés d'un mât surplombé d'un drapeau rouge et prêts à en découdre, ceux-ci s'en sont pris aux forces de l'ordre qui ont été contraintes de riposter à coup de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, affectant aussi les grévistes.
À Albarea, ceux-ci ont une nouvelle fois tenté de bloquer le Palatul Cotroceni (palais de la Bourse), chantant ensuite des slogans anticapitalistes et antigouvernementaux, appelant notamment à "destituer les oligarques" tout en essayant de se diriger vers le Parlement, mais en vain là aussi.
La premier-ministre, Mariana Câmpeanu-Szabo, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=345094#p345094]craignant probablement un scénario similaire à celui d'octobre[/url] a déclaré "entendre les revendications des travailleurs", et a promis que des mesures sociales seraient prises "en temps et en heure" par son équipe. Par ailleurs, cheffe du gouvernement a critiqué une "instrumentalisation honteuse du Parti communiste, qui cherche à miner la démocratie valdaque par tous les moyens".

Teodora Maurer (ancienne ministre du FSN), Sergiu Prepeliuc (leader du groupe communiste à la Chambre des représentants) et bien sûr Vasile Tudor (secrétaire-général du PCUP) ont soutenu unanimement le mouvement. Vasile Tudor a même annoncé qu'il irait rencontrer les travailleurs de l'usine Tracia de Craiova.
Bien que Mariana Câmpeanu-Szabo, qui vit dans cette mobilisation son baptême du feu, ait annoncé que des mesures sociales seraient proposées, les grévistes, appuyé par la CNL, ont rappelé que la mobilisation continuerait tant qu'aucun geste concret n'aurait été fait pour les "protéger de la privatisation à outrance". Certains députés du Parti national libéral ont critiqué la "faiblesse" de la premier-ministre et ont déploré "que l'on donne tout à une poignée de mécontents au bout d'une semaine". L'intéressée a fait valoir son droit de réponse, arguant qu'une "économie privatisée avec des ouvriers qui ne veulent pas travailler ne sert à rien".