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Le 20 juin 2036
Tourisme: la réglementation aérienne pour les Planeurs Ultra-Légers entre exigence économique et sécuritaire
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[justify]Un nouvel accident mortel de parapente remet sur la table le dossier épineux de la législation applicable aux Planeurs Ultra-Légers.
Mardi dernier, un accident de parapente a de nouveau plongé dans l’inquiétude et la tristesse le monde du Vol Libre. L’accident, qui a concerné un vol biplace effectué de manière classique pour un touriste morinien, affiche un bilan assez lourd, avec les décès du passager ainsi que du pilote. Ce dernier, malgré une situation météorologique tendancieuse, avec un vent défavorable, a tout de même pis la décision de décoller. L’équipée aventureuse a malheureusement très mal terminé, avec une fermeture asymétrique ayant projeté les deux volants directement dans une ligne haute tension. L’accident a par ailleurs coupé l’électricité à près de 800 foyers pendant près d’une vingtaine d’heures, le temps pour les services de secours de récupérer les corps et de remettre en fonctionnement la ligne électrique.
Selon tous les acteurs du secteur, il s’agit là d’un accident « évitable », car décoller dans ces conditions était intrinsèquement dangereux. Pourquoi alors, avoir pris la décision d’effectuer quand même ce baptême ? Selon Gaius Berio, économiste du sport à l’Université de Malleanum, il s’agit là d’un cas typique où « la structure économique de l’activité apparait comme accidentogène ». En effet, les moniteurs de parapente professionnels, s’ils n’effectuent pas la prestation demandée par leur client, doivent le rembourser, et réduisent ainsi directement leur salaire. Lors des mois où les conditions climatiques sont les plus défavorables, ils sont ainsi directement touchés dans leurs conditions de vie et leur revenu. Cette situation, toujours selon Gaius Berio, « peut conduire certains biplaceurs à, pour conserver leur salaire, rogner sur les marges de sécurité, et voler dans des conditions à la limite de l'acceptable ».
Au-delà de l’aspect tragique de cet accident, c’est toute la réglementation applicable aux Planeurs Ultra-Légers (NDLR : les deltaplanes et parapentes) qui est, à chaque nouveau drame, remise en cause. La législation actuelle est, d’après les pouvoirs publics, « extrêmement permissive », avec une absence totale d’exigence d’immatriculation des aéronefs concernés. Ce laxisme, s’il est visiblement défavorable à une sécurité maximale, permet de faire du parapente une activité touristique viable, qui attire et rend heureux chaque année des milliers de touristes.
Malgré cet enjeu économique, la Direction Nationale de Coordination des Pratiques Sportives s’est dite « concernée par le dossier », et plaidera bientôt devant le Sénat pour un renforcement des exigences à l’égard des pratiquants du Vol Libre, ce afin d’éviter, à l’avenir, la reproduction de tels accidents. La Fédération Eteraine de Vol Libre, de son côté, s’est dite « préoccupée et désolée de la survenue de ce drame », qui s’est produit malgré « une action volontariste et permanente de la Fédération en matière de sécurité depuis plusieurs années ».
Le fin mot de l’histoire sera donc dans les mains des parlementaires, qui devront trancher, d’ici quelques mois, entre renforcement des exigences et maintien à son niveau actuel de ce service touristique en pleine croissance.
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Médias
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Caton
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Le 27 juin 2036
Face à l’immigration, la séparation entre citoyenneté active et passive retrouve des partisans
[img]http://cdn1-europe1.new2.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/europe1/international/le-chili-se-propose-daccueillir-des-refugies-syriens-2510761/23099959-1-fre-FR/Le-Chili-se-propose-d-accueillir-des-refugies-syriens.gif[/img][/center]
[justify]Depuis quelques années, l’obligation faite aux éterains de remplir plusieurs conditions pour obtenir le bénéfice d’une citoyenneté active était en perte de soutien, l’arrivé de plus en plus d’aminiens semble changer la donne…
On le sait, de nombreuses ONG luttant pour les droits humains dénoncent depuis bien des années le système de citoyenneté éterain. Ce dernier, en place depuis l’avènement de la nouvelle République, fait la séparation entre patriciens, citoyens actifs et alienii. Il pose comme obligation, pour profiter pleinement de sa citoyenneté, d’effectuer son service militaire. Depuis quelques années, l’opinion éteraine s’était montrée de plus en plus critique à l’égard de ce système, qui excluait de fait une part croissante de la population de la vie politique, le service militaire étant de moins en moins à la mode chez les jeunes.
Il semblerait que l’immigration de plus en plus importante de réfugiés aminiens change cette situation, c’est du moins ce qu’annonce un sondage effectué la semaine dernière auprès d’un échantillon représentatif de la population éteraine. Face à l’afflux de réfugiés, le système de citoyenneté apparait pour de plus en plus d’éterains comme un vernis protecteur de l’identité éteraine, en refusant de fait aux réfugiés qui parviendraient à obtenir la nationalité tout poids politique tant qu’ils n’auraient pas servi sous les drapeaux.
Le soutien retrouvé au système de citoyenneté traduit ainsi l’inquiétude actuelle face à l’arrivée de populations culturellement et religieusement différentes de l’identité traditionnelle éteraine. En poussant les éventuels naturalisés à prouver leur attachement à leur nouvelle patrie en s’engageant pour des périodes de 12 à 24 mois, le service militaire apparait plus que jamais comme l’institution permettant de reconnaitre ceux ayant droit à peser dans la destinée nationale.
Selon Monica Gallinacea, sociologue à l’Université de Novodunum, ce soutien retrouvé, s’il est révélateur de l’inquiétude publique, est cependant au final peu logique. La chercheuse souligne en effet que « le processus de naturalisation est déjà, en soi, un filtre ne laissant pas accéder n’importe qui à la nationalité. Obtenir le droit d’asile ne signifie pas obtenir la nationalité, et, de fait, la grande majorité des migrants aminiens n’obtiendront pas, maintenant ou dans le futur, la nationalité. Que ceux qui l’obtiennent après plusieurs années et des démarches difficiles doivent amener une preuve de plus de leur bonne foi par une année de service militaire, il s’agit, au fond, d’une précaution pas réellement nécessaire ».
De manière plus large, sur l’ensemble du phénomène migratoire, Monica Gallinacea de continuer : « Ce que nous montrent les statistiques de l’immigration, c’est qu’à terme, plus de la moitié des demandeurs d’asile en Etera repartent du pays. L’autre moitié, quant à elle, entame les longues démarches pour obtenir la nationalité, et, souvent, ce sont leurs enfants, la génération de ceux qui sont nés ici, qui vont jusqu’à faire leur service pour obtenir la citoyenneté active. Le système de la double citoyenneté n’a jamais été destiné à protéger la République de l’immigration extérieure, il a été pensé pour trier, à l’intérieur de l’espace national, ceux qui méritaient ou non de disposer du droit à participer à la vie de la cité. Contrairement à beaucoup de pays dans le monde, être citoyen n’est à Etera pas un héritage, c’est le résultat d’un engagement concret au service de la nation, et à ce titre, personne n’est privilégié, même les patriciens doivent prouver leur valeur sous les drapeaux. »
Alors que les flux migratoires semblent concerner l’ensemble de la Dytolie, ils remettent donc sur la table de nombreux débats sociétaux de fond. Dans tous les cas, au gouvernement, on assure « mettre tout en œuvre pour éviter l’infiltration dans les colonnes de réfugiés de terroristes islamistes ».
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Le 27 juin 2036
Face à l’immigration, la séparation entre citoyenneté active et passive retrouve des partisans
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[justify]Depuis quelques années, l’obligation faite aux éterains de remplir plusieurs conditions pour obtenir le bénéfice d’une citoyenneté active était en perte de soutien, l’arrivé de plus en plus d’aminiens semble changer la donne…
On le sait, de nombreuses ONG luttant pour les droits humains dénoncent depuis bien des années le système de citoyenneté éterain. Ce dernier, en place depuis l’avènement de la nouvelle République, fait la séparation entre patriciens, citoyens actifs et alienii. Il pose comme obligation, pour profiter pleinement de sa citoyenneté, d’effectuer son service militaire. Depuis quelques années, l’opinion éteraine s’était montrée de plus en plus critique à l’égard de ce système, qui excluait de fait une part croissante de la population de la vie politique, le service militaire étant de moins en moins à la mode chez les jeunes.
Il semblerait que l’immigration de plus en plus importante de réfugiés aminiens change cette situation, c’est du moins ce qu’annonce un sondage effectué la semaine dernière auprès d’un échantillon représentatif de la population éteraine. Face à l’afflux de réfugiés, le système de citoyenneté apparait pour de plus en plus d’éterains comme un vernis protecteur de l’identité éteraine, en refusant de fait aux réfugiés qui parviendraient à obtenir la nationalité tout poids politique tant qu’ils n’auraient pas servi sous les drapeaux.
Le soutien retrouvé au système de citoyenneté traduit ainsi l’inquiétude actuelle face à l’arrivée de populations culturellement et religieusement différentes de l’identité traditionnelle éteraine. En poussant les éventuels naturalisés à prouver leur attachement à leur nouvelle patrie en s’engageant pour des périodes de 12 à 24 mois, le service militaire apparait plus que jamais comme l’institution permettant de reconnaitre ceux ayant droit à peser dans la destinée nationale.
Selon Monica Gallinacea, sociologue à l’Université de Novodunum, ce soutien retrouvé, s’il est révélateur de l’inquiétude publique, est cependant au final peu logique. La chercheuse souligne en effet que « le processus de naturalisation est déjà, en soi, un filtre ne laissant pas accéder n’importe qui à la nationalité. Obtenir le droit d’asile ne signifie pas obtenir la nationalité, et, de fait, la grande majorité des migrants aminiens n’obtiendront pas, maintenant ou dans le futur, la nationalité. Que ceux qui l’obtiennent après plusieurs années et des démarches difficiles doivent amener une preuve de plus de leur bonne foi par une année de service militaire, il s’agit, au fond, d’une précaution pas réellement nécessaire ».
De manière plus large, sur l’ensemble du phénomène migratoire, Monica Gallinacea de continuer : « Ce que nous montrent les statistiques de l’immigration, c’est qu’à terme, plus de la moitié des demandeurs d’asile en Etera repartent du pays. L’autre moitié, quant à elle, entame les longues démarches pour obtenir la nationalité, et, souvent, ce sont leurs enfants, la génération de ceux qui sont nés ici, qui vont jusqu’à faire leur service pour obtenir la citoyenneté active. Le système de la double citoyenneté n’a jamais été destiné à protéger la République de l’immigration extérieure, il a été pensé pour trier, à l’intérieur de l’espace national, ceux qui méritaient ou non de disposer du droit à participer à la vie de la cité. Contrairement à beaucoup de pays dans le monde, être citoyen n’est à Etera pas un héritage, c’est le résultat d’un engagement concret au service de la nation, et à ce titre, personne n’est privilégié, même les patriciens doivent prouver leur valeur sous les drapeaux. »
Alors que les flux migratoires semblent concerner l’ensemble de la Dytolie, ils remettent donc sur la table de nombreux débats sociétaux de fond. Dans tous les cas, au gouvernement, on assure « mettre tout en œuvre pour éviter l’infiltration dans les colonnes de réfugiés de terroristes islamistes ».
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