Commissariat du Peuple à la Sécurité Publique | People's Commissariat for Public Safety

Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[bod]TRUTH WILL SET US FREE (II)[/bod]

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[justify]PATRICK CLAY | « Tu as trahi notre révolution. Tu as trahi ma confiance. Tu as trahi ton engagement et ton rôle. Pourquoi ? »

ALEX RUSSELL | « J'ai fais ce que ma conscience m'a dit de faire. »

PATRICK CLAY | « Pas ces conneries avec moi, tu sais parfaitement que c'est du vent. C'est bien pour les médias capitalistes et pour la presse à scandale bourgeoise, mais ça ne marchera pas avec moi. »

ALEX RUSSELL | « Je déteste en mon âme et conscience, ce que nous avons fait de notre révolution. »

PATRICK CLAY | « Qu'est-ce que nous avons fait de notre révolution ? »

ALEX RUSSELL | « Nous l'avons transformé en hachoir pour toute personne ou catégorie sociale qui nous était opposé. Ce n'est pas la vision que nous avons voulu défendre face au pouvoir militaire. »

PATRICK CLAY | « Tu racontes de la merde. Tu as été de ceux qui ont participé à toutes ces exactions, tu as couvert en ton âme et conscience comme tu le dis pas mal de saloperies commises pendant et après la révolution. Tu ne dors plus la nuit ? Et alors ? Va consulter, bois de la tisane, je ne sais pas moi... »

ALEX RUSSELL | « Tu es devenu le même monstre froid que Reed, vous ne ressentez plus rien. Vous avez déshumanisé notre révolution pour la transformer en machine totalitaire, qui serait plus grand et imposante que nous. Jamais la révolution n'a été un tel instrument, elle doit libérer l'humanité et pas l'asservir. »

PATRICK CLAY | « Donc, tu as décidé de soutenir la LoD ? »

ALEX RUSSELL | « Je pensais qu'ils mettraient fin à ce foutu régime en créant suffisamment de chaos, pour tous vous faire dégager. Alors nous aurions pu... »

PATRICK CLAY | « Salopard, tu t'es pris pour Dev Masood ou quoi ? T'aurais fait quoi après, une grève pour les faire partir parce que ce sont d'infâmes réactionnaires ? T'es un idiot Russell, à croire que tu l'as toujours été. Mais ta trahison... »

ALEX RUSSELL | « Je n'ai rien trahi du tout, c'est vous les fossoyeurs de la révolution. »

PATRICK CLAY | « Tu me racontes des bobards. Tu ne crois pas un seul mot de ce que tu racontes. Tu essayes de gagner du temps, mais Wiggins finira par parler lui aussi de toute manière. Toi aussi, tôt ou tard. Depuis combien de temps est-ce que tu joues à ce jeu ? »

ALEX RUSSELL | « Depuis quelques années déjà. Au début, je me sentais mal. Mais aujourd'hui, je sais que je serai honoré comme un combattant de la liberté. »

PATRICK CLAY | « Mais pas toi Russell, pas toi ! Pas ce discours formaté de merde de bourgeois-bohème... »

ALEX RUSSELL | « C'est toi le bourgeois ici, c'est toi l'apparatchik. Depuis combien de temps tu n'as pas foutu le nez dehors ? »

PATRICK CLAY | « Moi, un homme d'appareil ? Qu'est-ce que tu me reproches au juste ? De donner de mon temps pour défendre notre révolution et faire en sorte que les gosses de notre pays puissent dormir sans que leurs parents se fassent rafaler dans la rue ? Vraiment, tu es pitoyable. Tu caches tes pensées contre-révolutionnaires derrière une façade démocratique et humaniste. T'es une vipère qui est l'allié objectif du fascisme. Toi et tes petits potes, vous êtes foutu. »

ALEX RUSSELL | « D'autres se lèveront à notre place et continuerons de se battre contre la dictature des communistes, des commissaires et des bureaucrates. »

PATRICK CLAY | « Tu parles comme Diana Rich... »

ALEX RUSSELL | « Elle au moins, elle est libre. Ce n'est pas le cas de toi et tes petits potes comme tu dis, qui avez totalement trahi notre idéal et ce qu'il portait. Vous êtes des capitalistes peint en rouge, voilà tout. Vous êtes les nouveaux exploiteurs du peuple et un jour viendra où il sera assez fort pour se soulever contre vous. A ce moment là, nous réaliserons notre idéal, celui du vrai communisme. »

Clay sort de ses gonds et colle une droite à Russell.

PATRICK CLAY | « C'est bon, t'as fini ton cirque ? »

ALEX RUSSELL | « J'étais vraiment si mauvais que ça ? »

PATRICK CLAY | « Malheureusement, oui... Tu sais, je me souviens quand nous étions tous les trois, Wells, toi et moi. Pourquoi nous as-tu trahi ? Nous nous étions fait une promesse que tu n'as pas respecté. »

ALEX RUSSELL | « Les promesses c'est bien pour ceux qui veulent y croire. Depuis le départ, nous avons phagocyté une bonne partie de l'organisation, nous avons couvert énormément de monde. Nous aurions pu réussir à faire plus, si cette fouine de Philby avait pas tout fait foutre en l'air. »

PATRICK CLAY | « Philby est loyal à la révolution, lui. »

ALEX RUSSELL | « Je n'ai pas à être loyal à quelque chose qui ne me paie pas assez. »

PATRICK CLAY | « Ah oui, toi tu voulais devenir calife à la place du calife. Tu me donnes la gerbe Russell, toi dire ce genre de choses ! Finalement, je crois que je n'ai jamais su réellement qui tu étais... »

ALEX RUSSELL | « Se faire passer pour ce que l'on est pas, subvertir pas mal de monde et gagner leur confiance. J'ai appris ça avec les meilleurs... Allez je vais te faire une confidence : La cinquième colonne est plus importante que vous le croyez. Wiggins ? Wiggins c'est simplement un fusible. Lui-même ne sait pas qui est réellement derrière toute l'histoire. Moi ? Je vais sans doute mourir, mais d'autres sont encore en sommeil. Ce n'est que le début d'une autre longue guerre... »

PATRICK CLAY | « Tu bluffes. On a déjà arrêté l'ensemble de tes petits camarades de jeux. Mais ne prend pas trop la confiance, tu ne vas pas mourir. Nous ferons en sorte que tu puisses contempler notre victoire sur la tienne pour encore longtemps. »

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