[spoiler="Personnes présentes"][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/44/1478371784-photo-president.jpg[/img]
Paltezcoy Cahuittlacl[/center]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/44/1478371879-photo-haute-tlacatl.jpg[/img]
Itztaca Quetzalxochitl[/center]
[center][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/325414079860572160/535081959903199242/Julian_Castro_-_Atl_Xonolli.jpg[/img]
Atl Xonolli[/spoiler]
20 Février 2038
[center]Deus lo vult. (6)[/center]
Paltezcoy tenait haut la main de son successeur, comme l'arbitre qui montre le vainqueur après un combat. De la main gauche il tenait celle d'Iztaca, tous les ministres de son gouvernement formaient après elle une chaîne. Face à eux la foule applaudissait, certains sifflaient pour acclamer, d'autres pour huer. On ne pouvait pas plaire à tout le monde après tout.
Revivre la cérémonie de passation de pouvoir une deuxième fois était une étrange expérience ; Cette fois-ci il était celui qui donnait le pouvoir et non pas celui qui le prenait. Bientôt il allait retourner à sa vie simple d'avant. Il n'aurait sans doute pas de mal à retrouver son poste à l'université, il allait juste falloir se ré-habituer à faire cours et à corriger des copies. Tout cela lui paraissait très trivial maintenant.
Ces dernières années avaient été très intenses. Tout ce que les gens allaient en retenir c'était une lente descente économique, un flétrissement général du pays. Ils ne verraient pas les nuits blanches qu'il avait passé penché sur les montagnes de problèmes qui accablaient la République. Les choses auraient pu être tellement pire.
Mais avait il bien fait son travail pour autant ? Ce mandat laissait un goût amer dans la bouche de Paltezcoy, ça aurait pu être pire, mais ça aurait aussi pu être tellement mieux. Le Tlaloctlitlal avait du potentiel, mais difficile de s'en servir. Au moins maintenant avaient ils des alliés, la République n'étais plus aussi isolée qu'avant mais il allait falloir être prudent, pas question non plus de devenir les pantins de puissances étrangères.
Les ministres et les deux Tlalteuctlis se lâchèrent. La cérémonie touchait à sa fin et il était temps de faire un petit bain de foule. Un dernier instant de célébrité avant de revenir à l'anonymat. Paltezcoy regarda Atl, ce dernier était sans doute du genre à aimer ce genre de choses. L'ancien Tlalteuctli fronça les sourcils, allait il être à la hauteur de la tâche qui lui incombait ? Atl n'était pas encore tout à fait le dirigeant du pays, si ses prédécesseurs lui avaient remis le pouvoir, il fallait encore que les Tlamatini officiant au Nezcalilizcali choisissent parmi eux qui serait la prochaine personne à occuper le poste de Haut-Tlacatl. Et de manière plus symbolique il fallait encore qu'Atl passe par la cérémonie signifiant que les dieux acceptaient son accession au pouvoir.
À la fin de la Huey-Ixiptli, la grande vision, le nouveau Tlalteuctli recevrait son masque représentant son statut d'élu divin. Il communierait avec les dieux et ceux-ci lui donneront leurs conseils. Paltezcoy avait du mal à se souvenir de ce qu'il avait vu durant la transe cérémonielle, et de toute manière son temps était fini. Il avait remis [url=https://i.pinimg.com/originals/a7/82/72/a782720b9f2452d4d1c8037a6d8d6d9e.jpg]son masque[/url] à Atl en signe de passation du pouvoir quelques minutes plus tôt. Peut-être que ce dernier recevrait le même masque ? Ou bien qu'il en verrait un nouveau dans sa transe, les dieux seuls choisiraient.
Paltezcoy s'approcha de la foule en même temps que les autres. Il serra plusieurs mains, échangea des mots. Les policiers maintenaient les spectateurs en ordre, les Tlaloctlictecs savaient se tenir en société mais certains pouvaient se perdre dans leur ferveur républicaine.
L'ancien Tlalteuctli serrait doucement la main d'une vieillarde aux yeux rieurs qui lui souhaitait bon courage pour son après-mandat, elle avait un fort accent latin et fut ravie d'entendre Paltezcoy la remercier en hispanique. Atl s'était éloigné et se faisait acclamer par des électeurs heureux de voir leur candidat si près. Iztaca était un peu plus proche, leurs années de travail ensemble les avaient beaucoup rapprochés et ils échangèrent un sourire.
Paltezcoy avait détourné le regard de la foule juste un instant. Il eut le temps de voir l'étonnement se peindre sur le visage d'Iztaca alors qu'une masse venait le faucher, l'envoyant bouler au sol.
Sonné, il distingua à peine le visage de l'homme sur lui, et la bouche qui hurla.
- DEUS LO VULT !
Une explosion, une chaleur infernale.
Puis plus rien.
Plus rien à part des hurlements.
Vie réelle et anecdotes.
-
Tiunterof
[spoiler="Personnage présent"][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/13/2/1553628292-julian-castro-atl-xonolli-oeil.jpg[/img]
Atl Xonolli, Tlalteuctli du Tlaloctlitlal[/center][/spoiler]
[center]Le chiffon maudit.[/center]
[justify]Atl se frottait l’œil en grognant. Cela faisait bien sept mois depuis l'attentat mais il souffrait encore de douleurs chroniques, et voilà que maintenant il ressentait des irritations, il espérait que ce n'était pas une infection. Il lui était après tout arrivé de négliger par instant de nettoyer ses cicatrices au début de son mandat, il y avait tant de choses à faire.
Il cligna des yeux pour chasser ses larmes dues aux frottements. C'était surtout pour éviter qu'elles ne se mettent à rouler le long de ses joues, elles ne pouvaient pas brouiller sa vue de toute manière. Son œil mort et voilé n'était plus à ça prêt.
Atl était sur le point de retourner aux documents sur son bureau quand quelqu'un toqua à la porte.
Laissant tomber ses papiers et leurs histoires de réforme des aides sociales, le Tlalteuctli signifia à son visiteur qu'il pouvait entrer.
Un petit homme replet vint s'asseoir face à lui, l'air visiblement contrarié.[/justify]
- De quoi voulez vous me parler, heu... Monsieur...
- Monsieur Xicocoatlaxochipetl.
- Je tâcherai de m'en souvenir mais je ne promet rien. Donc, que me voulez vous ?
- Voyez vous, monsieur le Tlalteuctli, cela fait un bon moment que je garde un projet dans mes cartons, toutes les procédures sont déjà en place depuis longtemps et il ne me manque que quelques signatures. J'ai essayé d'en parler à vos prédécesseurs mais ils me répétaient à chaque fois que ce n'était qu'une perte de temps.
- Ça ne me dit absolument pas de quoi il s'agit. Fit remarquer Atl, l'air circonspect.
- J'y viens, j'y viens. Je me suis dit que puisque vous avez fait votre campagne sur des histoires de renouveau, d'entrée dans la modernité et tout ça, ça pourrait vous plaire.
- Avec tout ce suspens je ne peux qu'être intrigué.
- J'aurai pu vous en parler plus tôt mais le déclic est venu lorsque madame Magdalene Tepetla s'est installée dans le même bureau que moi. Vous savez ce qu'elle a accroché au mur malgré mes protestations ?
- J'ai du travail, vous savez ? Soupira le Tlalteuctli.
- Elle a accroché ce torchon, regardez donc !
[justify]D'un geste rageur, Xicocoatlaxochipetl jeta sur le bureau un bout de tissue aux bords abîmés, visiblement arraché à son support.[/justify]
[spoiler="Bruits de tissu en Tlaloctlictec"][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/13/2/1553604071-drapeau-xochitlalpan-jpg.jpg[/img][/spoiler]
[justify]Atl fronça les sourcils et fit part de son incompréhension.[/justify]
- C'est le drapeau du Cuemitl. Vous n'insultez pas ma région d'origine j'espère.
- Cette chose est proprement hideuse, Monsieur.
- Mais qu'est-ce que ça peut bien me f... Bref, venez en aux faits par pitié.
- Je veux lancer un grand concours national pour remplacer nos drapeaux régionaux. Il est temps de se débarrasser de leur design archaïque et franchement esthétiquement douloureux.
- Vous me laissez tranquille si j'accepte ?
- Bien sûr, monsieur le Tlalteuctli.
- Très bien, laissez moi signer tout ça puis déguerpissez.
[justify]Atl apposa très rapidement sa signature sur quelques documents que l'étrange personnage avait sorti d'on ne sait où. Une fois cela fait ce dernier quitta prestement les lieux, visiblement ravi.
Le Tlalteuctli, lui, resta un instant sans rien faire dans son siège. Dans les fait c'était une bonne idée, les citoyens allaient sans doute apprécier que l'on fasse appel à eux, et cela leur donnerait une impression de nouveau départ.
Et puis... Atl regarda le triste tas de tissu vert sur son bureau. Sans doute ce fou furieux n'avait il pas tout à fait tort.
N'y pensant plus, Atl se remit au travail en frottant son œil aveugle. [/justify]
Atl Xonolli, Tlalteuctli du Tlaloctlitlal[/center][/spoiler]
[center]Le chiffon maudit.[/center]
[justify]Atl se frottait l’œil en grognant. Cela faisait bien sept mois depuis l'attentat mais il souffrait encore de douleurs chroniques, et voilà que maintenant il ressentait des irritations, il espérait que ce n'était pas une infection. Il lui était après tout arrivé de négliger par instant de nettoyer ses cicatrices au début de son mandat, il y avait tant de choses à faire.
Il cligna des yeux pour chasser ses larmes dues aux frottements. C'était surtout pour éviter qu'elles ne se mettent à rouler le long de ses joues, elles ne pouvaient pas brouiller sa vue de toute manière. Son œil mort et voilé n'était plus à ça prêt.
Atl était sur le point de retourner aux documents sur son bureau quand quelqu'un toqua à la porte.
Laissant tomber ses papiers et leurs histoires de réforme des aides sociales, le Tlalteuctli signifia à son visiteur qu'il pouvait entrer.
Un petit homme replet vint s'asseoir face à lui, l'air visiblement contrarié.[/justify]
- De quoi voulez vous me parler, heu... Monsieur...
- Monsieur Xicocoatlaxochipetl.
- Je tâcherai de m'en souvenir mais je ne promet rien. Donc, que me voulez vous ?
- Voyez vous, monsieur le Tlalteuctli, cela fait un bon moment que je garde un projet dans mes cartons, toutes les procédures sont déjà en place depuis longtemps et il ne me manque que quelques signatures. J'ai essayé d'en parler à vos prédécesseurs mais ils me répétaient à chaque fois que ce n'était qu'une perte de temps.
- Ça ne me dit absolument pas de quoi il s'agit. Fit remarquer Atl, l'air circonspect.
- J'y viens, j'y viens. Je me suis dit que puisque vous avez fait votre campagne sur des histoires de renouveau, d'entrée dans la modernité et tout ça, ça pourrait vous plaire.
- Avec tout ce suspens je ne peux qu'être intrigué.
- J'aurai pu vous en parler plus tôt mais le déclic est venu lorsque madame Magdalene Tepetla s'est installée dans le même bureau que moi. Vous savez ce qu'elle a accroché au mur malgré mes protestations ?
- J'ai du travail, vous savez ? Soupira le Tlalteuctli.
- Elle a accroché ce torchon, regardez donc !
[justify]D'un geste rageur, Xicocoatlaxochipetl jeta sur le bureau un bout de tissue aux bords abîmés, visiblement arraché à son support.[/justify]
[spoiler="Bruits de tissu en Tlaloctlictec"][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/13/2/1553604071-drapeau-xochitlalpan-jpg.jpg[/img][/spoiler]
[justify]Atl fronça les sourcils et fit part de son incompréhension.[/justify]
- C'est le drapeau du Cuemitl. Vous n'insultez pas ma région d'origine j'espère.
- Cette chose est proprement hideuse, Monsieur.
- Mais qu'est-ce que ça peut bien me f... Bref, venez en aux faits par pitié.
- Je veux lancer un grand concours national pour remplacer nos drapeaux régionaux. Il est temps de se débarrasser de leur design archaïque et franchement esthétiquement douloureux.
- Vous me laissez tranquille si j'accepte ?
- Bien sûr, monsieur le Tlalteuctli.
- Très bien, laissez moi signer tout ça puis déguerpissez.
[justify]Atl apposa très rapidement sa signature sur quelques documents que l'étrange personnage avait sorti d'on ne sait où. Une fois cela fait ce dernier quitta prestement les lieux, visiblement ravi.
Le Tlalteuctli, lui, resta un instant sans rien faire dans son siège. Dans les fait c'était une bonne idée, les citoyens allaient sans doute apprécier que l'on fasse appel à eux, et cela leur donnerait une impression de nouveau départ.
Et puis... Atl regarda le triste tas de tissu vert sur son bureau. Sans doute ce fou furieux n'avait il pas tout à fait tort.
N'y pensant plus, Atl se remit au travail en frottant son œil aveugle. [/justify]
-
Tiunterof
[center]Ek koma.[/center]
[spoiler=Vocabulaire]
Ātōyātol : Nom Tlaloctlictec du Thorval.
Macahuitl : Épée de bois bordée de lames tranchantes d'obsidienne.[/spoiler]
Un petit sac à dos, c'est tout ce qu'il allait emmener avec lui. Iztli ferma la fermeture éclair avec satisfaction, ce son était le signe de son départ imminent.
Ses yeux noirs d'encre balayèrent une dernière fois son appartement, désormais vide. Il n'allait pas regretter cet endroit, un trois pièce exiguë et ennuyeux qui reflétait au final l'insipidité générale de sa propre vie.
Passant la bandoulière de son sac par dessus l'une de ses puissantes épaules, Iztli quitta l'appartement sans un regard en arrière, laissant les clés dans la boîte aux lettres pour le propriétaire. Alors qu'il s'apprêtait à quitter le bâtiment, une des portes du rez-de-chaussé s'ouvrit, laissant passer un vieillard courbé qui héla Iztli.
- Bonjour jeune homme ! Vous partez en voyage on dirait, où allez vous comme ça ?
- Bonjour monsieur Nahuaxochitl. Je vais au Ātōyātol. La voix d'Itzi était basse mais bien plus douce que ce que son physique imposant pouvait laisser penser.
Le vieil homme cligna des yeux, étonné. Il fit un instant l'effet d'un vieux hibou.
- Eh bien c'est original, j'espère que vous avez vos vaccins à jour. Tiens, rien à voir mais hier j'ai vu une demoiselle rôder devant chez vous, elle avait l'air dans tout ses états et tournait en rond comme si elle n'était pas sûr de vouloir sonner, d'ailleurs elle a fini par repartir sans rien faire.
Iztli fronça les sourcils. C'était sans doute Gabriela qui vivait mal son départ, ce n'était pas faute de lui avoir dit dès le début que leur histoire était purement temporaire. Il aimait bien la jeune femme mais rien de plus. Enfin, ce n'était pas la première fois qu'il mettait une fille ou un joli jeune homme dans son lit sans penser à rien d'autre et que ceux-ci s'entichaient de lui.
- Bah, ce n'est pas un problème, je ne compte pas revenir de toute façon. Un haussement d'épaules lui suffit à ne plus y penser.
- Ah je vois, vous partez combattre des brigands et sauver des princesses. Je vous ai vu vous entraîner dans le parc, vous savez manier le macahuitl. C'est sûr que vous en aurez plus l'utilité au Ātōyātol, maintenant quand on veut se battre il vaut mieux avoir une arme à feu.
Un léger sourire traversa le visage d'Iztli, égayant des traits harmonieux usuellement renfrognés.
- Vous saisissez bien la situation monsieur. J'aime mon pays mais il n'est pas fait pour moi. Jouer les gros bras à la sortie des boîtes ça va bien mais on s'en lasse vite. J'ai déjà quarante ans et j'ai envie de faire quelque chose de ma vie.
- Je comprends, encore que je vous croyais plus jeune, vous êtes un sacré gaillard bien conservé, enfin bref, quelle importance ? Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, vous avez sans doute un vol à prendre.
Après un adieu courtois, Iztli repris son chemin. Il avait plusieurs heures de route à faire jusqu'à Altepetl et il n'avait pas envie de rater son avion. Il était sensé voler jusqu'à Skjarlorg en arctique vonalyan avant de prendre un bateau pour Jensgård. Il frissonna en pensant que dès demain il serait au Thorval, une nouvelle vie commençait pour lui et il ne regrettait absolument pas celle qu'il laissait derrière lui.
[spoiler=Vocabulaire]
Ātōyātol : Nom Tlaloctlictec du Thorval.
Macahuitl : Épée de bois bordée de lames tranchantes d'obsidienne.[/spoiler]
Un petit sac à dos, c'est tout ce qu'il allait emmener avec lui. Iztli ferma la fermeture éclair avec satisfaction, ce son était le signe de son départ imminent.
Ses yeux noirs d'encre balayèrent une dernière fois son appartement, désormais vide. Il n'allait pas regretter cet endroit, un trois pièce exiguë et ennuyeux qui reflétait au final l'insipidité générale de sa propre vie.
Passant la bandoulière de son sac par dessus l'une de ses puissantes épaules, Iztli quitta l'appartement sans un regard en arrière, laissant les clés dans la boîte aux lettres pour le propriétaire. Alors qu'il s'apprêtait à quitter le bâtiment, une des portes du rez-de-chaussé s'ouvrit, laissant passer un vieillard courbé qui héla Iztli.
- Bonjour jeune homme ! Vous partez en voyage on dirait, où allez vous comme ça ?
- Bonjour monsieur Nahuaxochitl. Je vais au Ātōyātol. La voix d'Itzi était basse mais bien plus douce que ce que son physique imposant pouvait laisser penser.
Le vieil homme cligna des yeux, étonné. Il fit un instant l'effet d'un vieux hibou.
- Eh bien c'est original, j'espère que vous avez vos vaccins à jour. Tiens, rien à voir mais hier j'ai vu une demoiselle rôder devant chez vous, elle avait l'air dans tout ses états et tournait en rond comme si elle n'était pas sûr de vouloir sonner, d'ailleurs elle a fini par repartir sans rien faire.
Iztli fronça les sourcils. C'était sans doute Gabriela qui vivait mal son départ, ce n'était pas faute de lui avoir dit dès le début que leur histoire était purement temporaire. Il aimait bien la jeune femme mais rien de plus. Enfin, ce n'était pas la première fois qu'il mettait une fille ou un joli jeune homme dans son lit sans penser à rien d'autre et que ceux-ci s'entichaient de lui.
- Bah, ce n'est pas un problème, je ne compte pas revenir de toute façon. Un haussement d'épaules lui suffit à ne plus y penser.
- Ah je vois, vous partez combattre des brigands et sauver des princesses. Je vous ai vu vous entraîner dans le parc, vous savez manier le macahuitl. C'est sûr que vous en aurez plus l'utilité au Ātōyātol, maintenant quand on veut se battre il vaut mieux avoir une arme à feu.
Un léger sourire traversa le visage d'Iztli, égayant des traits harmonieux usuellement renfrognés.
- Vous saisissez bien la situation monsieur. J'aime mon pays mais il n'est pas fait pour moi. Jouer les gros bras à la sortie des boîtes ça va bien mais on s'en lasse vite. J'ai déjà quarante ans et j'ai envie de faire quelque chose de ma vie.
- Je comprends, encore que je vous croyais plus jeune, vous êtes un sacré gaillard bien conservé, enfin bref, quelle importance ? Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, vous avez sans doute un vol à prendre.
Après un adieu courtois, Iztli repris son chemin. Il avait plusieurs heures de route à faire jusqu'à Altepetl et il n'avait pas envie de rater son avion. Il était sensé voler jusqu'à Skjarlorg en arctique vonalyan avant de prendre un bateau pour Jensgård. Il frissonna en pensant que dès demain il serait au Thorval, une nouvelle vie commençait pour lui et il ne regrettait absolument pas celle qu'il laissait derrière lui.