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Posté : jeu. oct. 13, 2016 8:25 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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9/05/2031[/center]
Maometto Buazizi : "Sans repreneur, le gouvernement devra nationaliser les puits lajamigliens"
[img]http://www.dnevnik.ba/sites/default/files/styles/naslovnica_scroll_velika3/public/slike-novosti/arton45055.jpg?itok=n7DHAIi5[/img]
Le Ministre de la Coordination économique a lâché une bombe lors de la matinale sur Sole51, ce jeudi, quand il fut interrogé sur le devenir de l'industrie du charbon dans l'Ouest de la Nazalie. Déclarant que le gouvernement général n'avait évidemment pas de solutions toutes faites, puis qu'aucun repreneur sérieux ne s'était présenté avec une proposition convenable concernant les puits de charbon de la région lajamiglienne, il a été poussé dans ses retranchements par un journaliste efficace et n'a pas pu s'empêcher de déclarer une annonce pourtant controversée et sujette à polémiques, à savoir la nationalisation des sites à charbon nazaliens dans le cas où le gouvernement central et aucun repreneur ne tomberaient d'accord.
Carbonico, l'entreprise montalvéenne d'exploitation des sous-sols à charbon, avait lâché au début de l'année ses concessions nazaliennes qui, trop proches de la frontière, étaient sujettes à des menaces et à des attaques régulières de la part de groupes berbères insurgés, venus de l'arrière-pays (l'entroterra). Dans un pays comme le Montalvo, où les nationalisations remontent à l'ère fasciste et où celles-ci sont jugées depuis 1950, à tord, comme anticonstitutionnelles car entravant au libéralisme, l'idée que l'Etat contraigne des entreprises est assez ubuesque. C'est pourquoi, plutôt qu'une entrée massive au capital de Petronico, le gouvernement envisage plutôt que l'Etat se porte acquéreur des puits de charbon et, d'après les paroles du Ministre, envisage la création d'une entreprise d'exploitation publique du charbon nazalien.
"Je pense que les temps ont changé, et la crise mondiale nous invite à ne pas rester campés sur nos positions. Ce n'est pas agressif vis-à-vis de l'économie, ni offensant pour nos alliés, que le Montalvo à défaut de partenaires internationaux dans ce domaine puisse monter lui-même sa filière mais sans se restreindre au charbon, il faut que nous investissions aussi pour la recherche et l’ingénierie dans une filière d'exploitation des sous-sols au sens large, du gaz, et peut-être aussi demain d'autres ressources insoupçonnées."
Ses propos n'ont pas manqué de faire réagir, particulièrement l'opposition qui en a appelé à la démission du gouvernement central. Quant à la sécurisation des sites en question, le Ministre s'est montré presque résigné et à pointé du doigt l'inefficacité des politiques de défense nationale le long des frontières intérieures de la Nazalie, en rejetant à demi-mot la faute sur les gouvernements coloniaux du Maurestia et du Moracco.
"L'entroterra est une région instable. Les accès à la mer au nord sont impossibles pour les indigènes, au Montalvo nous tentons de maintenir leurs droits notamment de transhumance. C'est une région violente, et les Dépendances constituées sur la côte nord n'arrangent rien au climat, alors que la pauvreté endémique a rejeté nombre de villageois dans les bras d'idéologies simplistes touchant au nationalisme algarbien, berbère ou arabo-islamique".
Posté : ven. oct. 14, 2016 9:03 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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14/05/2031[/center]
L'entreprise sud-algarbienne GasProd va racheter les concessions de charbon lajamigliennes
C'est le Président de la Ligue lui-même, Giuseppe Veraldini, qui a annoncé la reprise des puits lajamigliens par le géant GasProd. Le partenariat naissant avec l'Aleka garantit donc désormais une exploitation purement algarbienne des réserves, une des motivations ayant poussé le gouvernement très anticolonialiste d'Erik Per Sulivan (qui demandait il y a peu le départ de la Rioda, de la Posnanie et du Ponant du continent), à favoriser la démarche d'un des piliers de sa grande industrie.
C'est désormais GasProd, donc, qui gèrera l'exploitation des puits, et l'exportation du charbon selon les mêmes modalités que son prédécesseur montalvéen Carbonico, ayant annoncé sa volonté de se concentrer sur les champs carbonifères arovaques.
La Ligue de Montalvo et l'Aleka jettent peut-être là les bases d'une collaboration algarbienne poussée, qui prend des accents de lutte anti-coloniale de la part du gouvernement d'Erik Per Sulivan, alors même que l'Aleka est peuplée majoritairement de descendants de Dytoliens et que les Noirs y demeurent maltraités en bien des endroits.
La rhétorique agressive des Alekiens, qui n'a pas fait peur à Cartagina devant l'importance de trouver un repreneur privé pour les puits, est surtout vue comme une manipulation politique pour effacer les dimensions ethniques du colonialisme et n'aborder que la question des dépendances politiques extra-continentales, selon notre spécialiste de l'Algarbe-du-sud Lazarro Rossi.
Giuseppe Veraldini a ainsi défendu le gouvernement contre toute tentation de nationalisation, prenant à revers les propos de son Ministre de la Coordination économique, mais annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité militaire autour des puits régulièrement pris pour cible par des milices berbères le long de la frontière.
Posté : sam. oct. 15, 2016 6:36 pm
par Arios
[center]Il Sole Nero
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Popolo di eroi, Patria imortale - 15/05/2031[/center]
Le moment ou jamais pour une renaissance civilisationnelle
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/10/15/161015082257318888.png[/img]
Reconstruire l'Empire par les marges
C'est parfois dans la décadence la plus profonde que renaissent les grandeurs. Alors que l'Ardogne, envahie par la Rioda, fait face à des troubles populaires qui s'élèvent contre les légitimes forces mercuriennes de l'industrie, c'est le pays du Cid qui montre les timides mais prégnants signe de la remise en cause de son régime.
Pendant que les petites bourgeoisies et que les masses populaires s'élèvent contre des élites dépassées, souffrant d'ancrages trop grands lestés dans le monde d'avant-crise, la Dytolie du sud s'apprête à rater l'occasion historique offerte par le nouveau ralentissement du bloc industriel Tötternlando-fritzo-IJndenlando-britton (15/10/2016 : la Britonnie s'est désormais effondrée, de surcroît).
Le continent a cru un temps que son avenir se ferait par son hinterland, voué à la conquête diplomatique et économique depuis les marges. Mais la Dytolie continentale et côtière précitée est tombée trop tôt, et c'est le Skögurjördin qui seul la remplace désormais (emprunte à des conflits idéologiques nés de cette promesse de prééminence à confirmer par un essor industriel qui entraînera une redéfinition sociale et sociétale).
C'est la mer nordique, contre les littoraux latins, qui se dessine comme prochaine ligne de chauffe. Mais ces derniers, plongés dans une décadence et une immoralité sans limites (Amarantie pédéraste, Montalvo dominé par des Familles sans scrupules et sans foi, sinon celle des dieux étrangers). Mais si demain nous retrouvions la force morale et la reprise en main de nos capacités, nous, peuples liés par le contrat montalvéen, pourrions nous opposer à cet état de fait et à son encouragement par les régimes amarantins et posnaniens.
Tuer la monarchie tribale et haut-médiévale de l'Ardogne, porte d'entrée de l'hinterland dytolien et dont une partie de la population (arpitane) présente les liens culturels premiers avec l'identité latine et serait le coin par lequel reconquérir l'Occident grignoté par la franc-maçonnerie (du Ponant, effondré lui-aussi, et de la Rioda républicaine qui s'apprête à le rejoindre), abattre la République universelle vantée par les sombres dignitaires riodéens. La reconquête des peuples occidentaux, à soumettre à la force démiurgique imposée par un Christ jupitérien inspirant Progrès dans le cadre fasciste des traditions, avec la pacification des peuples aux idéologies barbares (islamisme sémitique nihiliste et totalitaire en Algarbe du Nord, principalement), tels seraient les choix à faire si nous-mêmes n'étions pas frappés par le malheur moral.
Posté : mar. oct. 18, 2016 2:17 pm
par Arios
24/05/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Ramani Corporate échoue à s'implanter en Makrovie
Le sommet inter-entreprises de Melulech entre Makroviens et Montalvéens, sous l'égide et à l'intiative de la PDG de Ramani Corporate Mina Lacoroso Ramani, aura été un échec par rapport aux objectifs que s'étaient fixé les industriels de Ramani : pénétrer le marché nord-dytolien à partir de la porte d'entrée makrovienne ; celle d'un pays transnational, rappelant par des aspects le Montalvo, et à la lisière des monde slave et scandinave.
Après plusieurs jours de discussions et des semaines de pourparlers, aucune renégociation des droits de douanes et des possibilités d'implantation dans le pays n'ont été possibles, pour des motifs qui s'apparentent probablement au souci de poursuivre le contrôle et la réparation de l'économie sous la tutelle étatique.
"C'est un symbole négatif envoyé par la Makrovie mais c'est aussi un revers pour Ramani Corporate, à commencer par la Maison Taïbi qui comptait conquérir les femmes 16-50 ans dans la région" pense notre consultant en économie de la consommation.
Du côté de la famille Lacoroso Ramani, on préfère temporiser en prophétisant sur les signes positifs envoyés par le nord-Ouest : JDndenland et Skogürjördin principalement. Pour l'Est slave, l'après-crise ne laisse derrière elle que des forêts silencieuses.
Posté : mer. oct. 19, 2016 1:08 pm
par Arios
27/05/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
L'or bleu rapporte toujours autant en 2031
[img]http://book2b.com/wp-content/uploads/2016/03/Skradinski-Buk-waterfall-300x137.jpg[/img]
Très vite, les points d'eau remarquables de la côte arovaque vont être capturés par les touristes pendant quatre mois...
Nous entrerons bientôt dans la saison 2031 pour les vacanciers de l'hémisphère nord, mais l'hiver et le printemps 2031 ont été très bons pour les professionnels du tourisme et les stations balnéaires d'Arovaquie, à commencer par Dovernico, la capitale, pour le tourisme jeunes, des étudiants, célibataires, jeunes couples et amis, et Dabaro pour les vacances plus familiales, culturelles et intimistes.
"L'Arovaquie a des atouts complémentaires qui dressent un tableau très attractif. Enfin, je parle de la côte arovaque. Nous sommes dans la partie la plus australe de la Slavie et les classes moyennes du nord qui ont encore un peu d'argent viennent l'utiliser chez nous. Nous profitons aussi de l'afflux des autres montalvéens qui viennent profiter de climats plus doux en été. Nous sommes sur la voie de passage, un point de consommation parmi d'autres, pour tous les voyageurs nord-sud et sud-nord.
Aussi, nous sommes un carrefour culturel et profitons d'un patrimoine civilisationnel plus grand que chez nos voisins slaves où il n'est, pour l'instant, pas trop mis en valeur" explique Giacobo Vlamovicio, porte-parole du Bureau du Tourisme Arovaque.
Les professionnels du tourisme sont d'accord : la saison 2031 devrait être bonne, selon tous les indicateurs de reprise de la croissance et du pouvoir d'achat dans de nombreux pays. C'est à plus long terme qu'ils interpellent les pouvoirs publics en préférant avertir des conséquences négatives qu'aurait une nouvelle taxation du secteur.
"La côte arovaque doit demeurer le point touristique et culturel d'importance de la Dytolie du sud et plus généralement du continent. Nous avons les structures et le savoir-faire pour un tourisme de consommation brut (plage, alcool, fêtes), et un tourisme plus familial (plage, randonnées, patrimoine). C'est quelque chose que la Dytolie occidentale n'a pour le moment aucunement mis en valeur mais si elle le fait, nous devons continuer à bénéficier d'une législation douce concernant les taxes. Nous sommes un des rares secteurs économiques sans zones de brouillard à moyen ou long terme (contrairement à la grande industrie, ndlr), tâchons de ne pas nous mettre des bâtons dans les roues" détaille Marucia Baldini, directrice de restaurants à Dovernico.
Posté : jeu. oct. 20, 2016 9:07 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 18/12/2030[/center]
Attentat de Clisto : le propriétaire du Smile House touchait au trafic d'éphèbes
En décembre dernier le bar du Smile House, haut-lieu de l'excursionisme homosexuel à la frontière avec l'Amarantie, était frappé d'une fusillade qui faisait plusieurs dizaines de morts et de blessés. Oscillant entre le règlement de compte et l'attentat barbaresque, l'opinion publique était corrigée par l'enquête avançant et décrédibilisant la thèse de l'attaque islamiste.
Aujourd'hui, les Carabiniers en arrivent à découvrir des informations qui permettent de mieux saisir implications obscures à mettre à la charge de certains acteurs du milieu, à commencer par "Nino-la-Granda", le propriétaire du bar tué dans l'attaque.
Après une enquête qui mena les Carabiniers jusqu'au fin fond de l'Arovaquie et dans la ville frontière d'Ogulino, où "Nino-la-granda" entretenait une liaison avec un porte-flingue locale de la mafia slave, il s'est avéré que le propriétaire du Smile House et de trois autres bars homosexuels de Clisto était impliqué dans un trafic d'être humains de grande ampleur.
On se souvient du démantèlement de la filière Ciurgacìn en 2024, réseau de trafic de jeunes pédérastes nord-dytoliens à destination du marché homosexuel des mineurs en Amarantie, qui transitaient dans des containers jusqu'à Ogulino, Pilaschi puis vers l'Amarantie, et des rumeurs sur la poursuite de l'activité à plus grande échelle.
Le propriétaire du Smile House n'aurait pas été étranger à ce trafic ni aux filières qui lui auraient survécu, selon les premiers éléments obtenus par les enquêteurs.
Selon son veuf, Fillipo Stufafiglio, le dernier voyage de Nino-la-granda à Ogulino en Arovaquie n'était pas pour des motivations amoureuses, mais bien parce-que le sexagénère désirait s'extraire désormais de ces sombres angles morts en retirant son implication et ses moyens.
Eudoscio Rastapopolo, journaliste spécialisé des questions terroristes, envisage que l'affaire du Smile House permette d'espérer faire tomber à nouveau plusieurs pans de ce trafic de mineurs pauvres (et souvent volontaires) à destination des marchés sexuels de l'Amarantie. Mais si, comme cela se dessine, la fusillade consista bien en une opération de représailles, il est peu probable que les attaquants n'aient pas minutieusement essuyé les traces qui pourraient faire remonter les enquêteurs à leurs opérations commerciales dans le nord-ouest arovaque, peut-être dès lors abandonné comme zone de transit au profit des pays limitrophes.
Posté : ven. oct. 21, 2016 10:14 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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03/06/2031[/center]
La léthargie et le sous-développement mondiaux menacent le Montalvo
Pays chaud et sec, pays éclaté, pays maritime, le Montalvo voit se dessiner une crise économique multifactorielle qui pourrait succéder, faute de puissances propres sur elles dans le monde, à la crise financière qui a coulé la communauté internationale.
1. La pénurie de céréales
Outre qu'une menace à l'encontre du secteur industriel agro-alimentaire comme avec la firme des Paste Minghetti de Lazzaro Converti, qui travaille dans la transformation des céréales, les difficultés d'approvisionnement en céréales pour le Montalvo menacent tout simplement sa sécurité alimentaire. Les contrats avec le Dalriada arrivant à leur fin, et le pays en question devant désormais réserver les champs qu'il contrôle à sa propre consommation, nul ne sait si le Montalvo pourra continuer d'importer des céréales depuis la Dorimarie. Par ailleurs, les difficultés rencontrées par l'Ardogne sous occupation riodéenne ne laissent rien présager de bon, et le prix du paquet de farine continue d'augmenter dans l'économie non-régulée du Montalvo...
Avec un report des produits de consommation alimentaire, le prix du poisson, des olives, des fruits et du fromage produits au Montalvo pourrait augmenter sensiblement lui aussi et pousser les chalutiers à aller pêcher plus loin, voire dans les limites territoriales d’États voisins atones.
2. La pénurie de carburants
Nécessaires pour la pêche, pour le transport particulier et professionnel, pour le fret entre les trois provinces de la Ligue, les carburants dérivés du pétrole sont déjà aidés en partie par des ponctions réalisées dans les réserves stratégiques. Le gouvernement général devrait partir en croisade diplomatique pour trouver un fournisseur. Les difficultés du charbon dans l'Ouest de la Nazalie, où les gisements ont tout juste été repris par une entreprise de l'Aleka, ainsi que la poursuite de l'exode rural depuis la région de Foresta Velicha vers les villes arovaques de Bragopola, Dovernico, Suresisca, ou aliléennes de Filipiada, pénalise également la filière du charbon de bois.
3. La pénurie de fer et d'acier
Sans réserves de fer dans ses reliefs et sous-sols, le Montalvo et particulièrement son chantier titanesque de Daro-di-Suresisca sont à la merci des disponibilités mondiales de la ressource. L'Ardogne, en proie à des agitations agrariennes, n'est plus sûre de pouvoir exploiter et exporter son matériau, qui pourrait même être selon certaines rumeurs déjà capté par la République riodéenne sous couvert de maintien de l'ordre.
Si Daro-di-Suresisca, qui doit déjà payer plus cher son charbon de bois et souffre de la hausse du prix du pétrole, n'est plus en mesure de s'approvisionner en fer, ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver progressivement au chômage technique ou dans une famille sans apport de salaires décents.
=> "Si on ne résout pas le problème de l'approvisionnement en pétrole, un cercle vicieux s'offrira au Montalvo qui ne pourra dès lors plus espérer de commerce avec les pays trop éloignés et notamment la Ventélie, deuxième pôle de maintien de l'économie-monde après la Dytolie occidentale" explique notre spécialiste en économie des ressources, Gino Tumi.
Posté : lun. oct. 24, 2016 9:07 am
par Arios
12/06/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Suresisca : investissements sur le terminal pétrolier
Le Ministre général de la coordination économique, Maometto Buazizi, a annoncé un plan d'investissements et de développement du terminal pétrolier de Suresisca. Une note de dépenses qui pourra être lourde à payer, mais nécessaire afin de traiter les nouvelles routes d'approvisionnement en pétrole pour le Montalvo.
Suite aux discussions entre l'Alfranie et le Montalvo, ce dernier importera du pétrole pré-raffiné dont la transformation finale et la déclinaison en différents carburants et matières plastiques s'effectuera à Suresisca.
"Ceci n'est pas une course à la concentration industrielle au détriment des délocalisations de procédés ; le Ministère anticipe plutôt l'activité à Suresisca dans les années à venir, pour la diversifier et éviter au maximum des problèmes d'emploi. Avec des raffineries modernisées, importation ne rimera pas avec perte d'activité. Cela permettra aussi de pouvoir signer plus facilement des contrats d'importation avec des pays producteurs moins développés que l'Alfranie, dans l'avenir, afin de diversifier nos apports" explique un collaborateur du Palazzo del Governo.
Les méthodes avec lesquelles le Sultan Sidi Ali arrivera à faire de son pays une puissance régionale active influeront de beaucoup sur la prospérité économique du Montalvo, un pays sans ressources de pétrole. L'Alfranie reste assez isolée dans cette tâche à l'heure d'aujourd'hui, au vu du nombre de puits qui ont fermé durant la crise, et les prix du brut pourraient augmenter si la situation ne se débloque pas vite dans d'autres parties du monde.
Posté : mar. oct. 25, 2016 9:55 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/06/2031[/center]
"Little Alilea", le quartier aliléen de Spongiora
Lorsqu'on y pénètre en train, les paysages passent soudainement des marécages, champs de maïs et cuvettes piscicoles, au centre-ville et à la nouvelle gare de Spongiora, capitale de l'Etat de Creek, après plusieurs tunnels ferroviaires. L'ambiance à la gare a tout de celle des Etats-Fédérés d'Olgarie, sinon que le climat chaud et humide renforcé par l'encerclement de la région par les marais et le bras de mer de l'Est du continent qui cerne cet Etat insulaire.
Une fois éloigné, de quelques rues, de la gare de verre et d'acier, on tombe dans les quartiers bâtis entre la fin du XIXème siècle et les années 30, à l'heure où la cité bien située servait de porte d'entrée commerciale pour les Etats-Fédérés. La crise et la guerre n'ont fait que freiné une immigration d'origine sud-dytolienne, qui prit petite à petit possession de pans de la ville et fut victime d'un racisme biologisant au prisme de l'effondrement économique du port. Grâce à la main d'œuvre moins chère et parfois bien qualifiée, provenant notamment des anciens chantiers de Filipiada ou Miliavoni en Alilée montalvéenne, les propriétaires des quais se concentrent sur de petites structures et sauvent une partie des fonctions commerciales de la ville.
Aujourd'hui, après 60 ans d'immigration régulière, l'économie de Little Alilea et de Spongiora s'est tertiarisée mais le port continue d'accueillir les containers de surgelés... qui alimentent les restaurants montalvéens.
La population est majoritairement d'origine grecophone, italophone et esperantophone, notamment aliléenne et montalvéenne. Cette population, à hauteur de 60% à l'échelle du quartier, et jusqu'à 90% au cœur du quartier, n'a pas résisté à une pénétration rapide des réseaux d'économie souterraine, d'abord informelle et pacifique, puis organisée et mafieuse. Le reste de la population est composée d'hispanique et anglo-saxons venus d'autres quartiers de la ville ou d'autres Etats, attirée par la typicité et le côté bohème de pans de territoires à cet endroit. Enfin, une immigration plus récente, parfois manipulée par certains réseaux de passeurs, compose le reste de la population.
Restaurants, boutiques, femmes âgées et voilés aux balcons où elles trient les lessives familiales, trahissent l'identité de ce quartier, devenue une petite Alilée au milieu du bras de mer olgarien, du moins se plaît-il aussi à le croire. Les schémas d'immigration se répètent mais la communauté se renouvèle de beaucoup.
Depuis les régions défavorisées du centre de l'Alilée, la Mésalilée ou les Montinichi, des chefs de famille envoient épouses et enfants en bas âge chez des cousins à Spongiora auprès desquels ils contractent parfois un crédit, puis eux-mêmes les rejoignent dès lors que le milieu leur a trouvé un emploi, parfois jusque dans les fermes de la couronne rurale de l'Etat de Creek mais essentiellement dans l'économie de bouche et de consommation du quartier lui-même.
La disponibilité de l'emploi n'est possible à cet endroit que par les départs réguliers d'anglo-saxons à destination d'autres Etats, fuyant peut-être en partie la dimension ethnique excentrique et ostentatoire que gagne Little Alilea à mesure que de la conquête de nouvelles rues, de nouveaux squares. Une fois que le père est bien installé dans sa profession, les enfants majeurs sont invités à mesure qu'on leur trouve un emploi.
Dans ces familles à l'esprit communautaire fort et entretenu, l'autorité du père fait reverser les salaires à la caisse familiale souvent tenue par la mère, voire la grand-mère qui les rejoint. Les jeunes sont tenus loin des tentations d'une véritable intégration, mais de moins en moins efficacement, et la vitalité des quartiers étudiants à l'opposé de la ville ne favorise pas le maintien de cette union communautaire. Les familles, avec ou sans leurs enfants les plus murs, retournent après vingt ou trente ans dans leur région d'Alilée, où ils se font pour les plus aisés construite une maison.
Ce balancier migratoire serait aussi inexplicable sans l'implication ancienne et quasiment industrielle des réseaux mafieux, qui se dissimulent parfois derrière la petite économie illégale familiale d'apparence moins graves. Les forces de l'ordre des EFO ne mettent plus les pieds dans certaines parties du quartier, du moins dans certaines enseignes qui sont connues comme étant des zones de trafic, de blanchiment. D'aucuns accusent aussi la corruption de certains commissaires. La Mafia, tolérée bon gré mal gré à Spongiora, pousse les indigents d'Alilée à poursuivre cette tradition migratoire vers les EFO, plutôt que de choisir les régions plus riches du Montalvo lui-même.
Si les réseaux souterrains aliléens étaient détruits, cela ne changerait pas une tradition et une identité désormais inscrites dans le marbre. En dehors de Little Alilea, Spongiora compte désormais une communauté d'origine aliléenne très importante, qui s'est acclimatée parfois rapidement grâce aux mariages mixtes faciles avec des représentants de la communauté hispanique. Ceux-là sont citoyens des EFO et ont parfois le regard le plus dur à l'égard des compatriotes de leurs parents ou grands-parents, qui animent encore les rues éclairées de Little Alilea quand le soleil se couche le bras-de-mer...
Posté : mer. oct. 26, 2016 5:38 pm
par Arios
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Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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18/06/2031[/center]
Les sénatoriales à venir, en Février 2032 en Arovaquie, inquiètent le Palazzo
Les élections sénatoriales dans la Province d'Arovaquie sont prévues pour Février de l'année prochaine, et les différents partis ont donc encore une demi-année pour préparer ce scrutin qui inquiète déjà en haut-lieu. Si les dernières échéances sénatoriales avaient confortées la position des principales factions (gauche et centre-gauche) dans la Province, ce n'était pas le cas en Alilée où le parti populiste
Movimento Basta Corruzione avait relégué au troisième rang la droite traditionnelle
Forza Alileia, en dérobant 23 sièges par rapport aux 13 de la droite, arrivant à un siège près de la domination du Sénat aliléen.
En embuscade en Arovaquie, ce qui dérange de beaucoup l'
establishment, ce sont les écologistes de
Ecologisti per tutti qui possèdent 8 sièges depuis cinq ans et dont les discours prennent toujours davantage des accents rebelles comme pour faire oublier leur participation infructueuse à la vie politique de l'Alilée depuis une demi-décennie. A leur crédit, il faut dire que la lecture d'une opposition véritable entre
Nazione & Liberta et l'
Unione Cristiano-sociale a été véritablement difficile à faire dans ces dernières années de crise où la déférence à l'égard d'un exécutif général s'est accentuée.
Nazione & Liberta insistera, on le sait, sur son expérience et son emprise dans les trois Provinces. Le grand parti de centre-gauche, résolument libéral, est le plus grand pourvoyeur de personnalités centrales de la politique montalvéenne (Maometto Buazizi, Silvio Ipsilanti, et les trois Présidents de Province Augusto Garbi, Giuliano Verdogliaco, Teodoro Esciarcopolo), et il vantera la poursuite du peu d'ingérence économique et la arguera de la défense de la liberté d'entreprise contre des assauts supposés du populisme interventionniste.
Faute de pouvoir défendre une position vraiment divergente quant au fond de l'économie, l'
Unione Cristiano-sociale pourrait se démarquer dans cette campagne en insistant sur des thèmes de société autour de la liberté individuelle, et la défense des droits humains (notamment par rapport à la frontière nazalienne et la situation migratoire déplorable), ou bien prendre un tournant social (avec une réforme du chômage, de la retraite ou de l'école publique ?) plus marqué afin de parer à ces éléments dans le discours des écologistes.
Ces derniers, groupés dans
Ecologisti per tutti, auront vraisemblablement deux axes de campagne : la défense d'une industrie propre en Arovaquie (la province du Montalvo qui possède la plus grande diversité et vitalité d'environnement du fait de son climat), et une flopée de promesses sociales plus ou moins irréalistes afin de récupérer l'électorat déçu de la gauche officielle depuis trente ans.
Si nous avons dit que cette campagne inquiétait au
Palazzo del Governo, c'est qu'une nouvelle défaite complète de la droite serait un nouveau coup de merlin dans la bipartition de la scène politique, éjectant définitivement de l'Arovaquie le meilleur ennemi et partenaire du centre gauche de
Nazione&Liberta, c'est à dire le
Popolo degli Cittadini de centre-droite à la sauce arovaque, qui possédait des sièges jusqu'en 2027.
Officiellement, on se range derrière des arguments plus compréhensibles et non dénués de fondements :
"
Si Nazione&Liberta est chassée du pouvoir législatif en Arovaquie, le signal pour les élections présidentielles arovaques sera catastrophique et encouragera une candidature invraisemblable. Surtout, l'action d'un mouvement écologiste à la tête de la première province industrielle du Montalvo va définitivement faire replonger l'Arovaquie dans le marasme et menacer la pérennité du Montalvo dans son entier, notamment de nos efforts vis-à-vis de l'emploi dans ce pays et par répercussion en Alilée et au-delà." avait déclaré Bernardo Matocovicio, Ministre de l'Information et de la Politique cette semaine.
[quote="2027-2032"]Sénat d'Arovaquie :

35/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (centre-gauche)

17/60 sièges affiliés à Unione Cristiano-sociale (gauche)

8/60 sièges affiliés à Ecologisti per tutti (écologistes)[/quote]