Posté : ven. juil. 06, 2018 1:34 pm
[center]Atomia
Capitale de la Province d'Illythie - ville de 600 000 habitants
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/06/180706031744255918.png[/img]
La pointe du port d'Atomia et ses quais de déchargement.[/center]
Atomia est une ville de 600 000 habitants avec ses banlieues bidonvilles à cheval sur le rural. C'est ainsi une cité aux proportions démographiques comparables à Cartagina, la capitale montalvéenne.
Elle a été fondée officiellement en -1735 par le Pharaon Acchelomio III, en tant que cité militaire sur la mer pour protéger une capitale impériale en amont du Delta. Mais le site était vraisemblablement habité de façon importante depuis au moins un millénaire, lieu de départ d'expéditions commerciales vers des civilisations préhistoriques de la Basse-Mer d'Algarbe, de Dytolie du Sud et du Moyen-Orient. Elle a été nommée en honneur du Dieu Atoum, premier Dieu du panthéon hyptate à prendre conscience de lui-même, et né de l'Océan primordial du monde - comme une métaphore de la création d'une ville maritime.
Atomia apparait donc bien avant l'arrivée des Puniques en Nazalie. Son mystère confine avec le mystère du peuple hyptate, déjà prospère et développé alors que le monde végétait encore dans la préhistoire des chasseurs-cueilleurs et des proto-agriculteurs un peu partout autour de la Cérulée. Probablement d'origine proto-punique, il serait issu d'un peuplement exogène à partir d'expéditions des ancêtres des phéniciens dans la région, à la recherche des limites du monde desquelles ils pourraient discuter avec les Dieux.
Atomia fut bâtie, rasée à quatre reprises par des barbares préhistoriques en l'espace d'un millénaire et demi, avant d'être conquise par une expédition hellène en -350. Le peuple hellène, originaire de Cérulée du nord-est, avait battu les Puniques de Nazalie et tentaient alors de couper leurs routes commerciales avec l'Algarbe centrale, ses ivoires, ses céréales et ses diamants. Les Hellènes s'y plurent, et l'étreinte que ce peuple donna à la vieille Hyptatie donna naissance à l'Illythie, qui conserva sa base démographique mais intégra culturellement de nombreux éléments de la civilisation hellène, respectant par ailleurs la vieille mythologie locale.
Les liens avec la Cérulée ne furent pas coupés pendant près de trois siècles, durant lesquels les échanges se multiplièrent avec les États hellènes au-delà de la Mer d'Algarbe, puis avec la Nazalie latino-punique, qui servit bientôt de base d'expédition pour la conquête latine de l'Illythie. Cette dernière devint une province de l'empire latin, et connut une prospérité basée sur son rôle d'emporium pour les marchandises agricoles ou les biens rares issus d'Algarbe centrale.
Avec l'effritement médiéval du monde latin, l'Illythie renoua avec son autonomie pour devenir de fait indépendante. Forte de la restitution de sa monarchie suite à cette rupture, elle puisa dans ses origines culturelles pour appuyer la légitimité d'une nouvelle dynastie qui conduisit le pays vers le Moyen-âge en restant ancrée dans les préceptes chrétiens qui l'avaient convaincu. Par le Christianisme et les liens qu'il permit de maintenir avec les États latins et byzantins subsistant en Cérulée, l'Illythie avança dans le Moyen-âge et sut résister à l'avancée conquérante de l'Islam en Algarbe, aux septième et huitième siècle. Jusqu'à la Renaissance, l'Illythie va motiver son existence dans la résistance acharnée qu'elle mènera aux divers royaumes musulmans qui tenteront de la renverser, notamment grâce à ses ressources de diamants qui lui permirent de faire appel à de nombreux mercenaires issus du monde noir, de Cérulée ou même de Dytolie.
Avec la Renaissance dytolienne et les progrès techniques des pays chrétiens, l'Illythie va se rapprocher de l'Occident et des puissances chrétiennes de Cérulée, dont les écrivains et savants salueront le maintien, et la richesse culturelle. Le Royaume va ainsi être une terre d'accueil pour de nombreux humanistes, rejoignant les colonies grecques établies dans les Paomèches à mesure de la soumission des pays byzantins à la vague turco-musulmane, et enrichissant le pays. Les seizième et dix-septièmes siècles serviront à l'Illythie pour se recréer une identité hellénique sur les traces d'un lointain passé, tout comme les pays occidentaux à cette époque qui grossissent leurs langages de néologismes greco-latins.
Avec l'essor de la Nazalie italique, l'Illythie va trouver un appui certain pour continuer d'entretenir ses liens avec la Cérulée. Atomia devient la capitale industrielle de l'Illythie du XIXème siècle, un véritable port de transit entre biens algarbiens et céruléens. La montée du luciférisme sur la rive gauche de la Mer d'Algarbe occidentale va sonner le glas de ce rayonnement en étiolant les liens entre le nord et le sud, plongeant le pays et sa capitale dans une longue période de crise économique.
Aujourd'hui Atomia est une ville cosmopolite, à l'image de ses voisines des îles Paomèches et du Delta du Naos, centre agricole et économique du Royaume. Peuplée de Coptes rattachés à l'Église Catholique, à l'image de la majorité de la population illythe, elle accueille d'importantes diasporas amarantine, italique, hellène, pour l'essentiel, ainsi que des Berbères, des Arabes, des Caskars, des Britons, beaucoup résultant de l'Histoire que différents pays tentèrent de nouer avec la précieuse satrapie.
Capitale de la Province d'Illythie - ville de 600 000 habitants
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La pointe du port d'Atomia et ses quais de déchargement.[/center]
Atomia est une ville de 600 000 habitants avec ses banlieues bidonvilles à cheval sur le rural. C'est ainsi une cité aux proportions démographiques comparables à Cartagina, la capitale montalvéenne.
Elle a été fondée officiellement en -1735 par le Pharaon Acchelomio III, en tant que cité militaire sur la mer pour protéger une capitale impériale en amont du Delta. Mais le site était vraisemblablement habité de façon importante depuis au moins un millénaire, lieu de départ d'expéditions commerciales vers des civilisations préhistoriques de la Basse-Mer d'Algarbe, de Dytolie du Sud et du Moyen-Orient. Elle a été nommée en honneur du Dieu Atoum, premier Dieu du panthéon hyptate à prendre conscience de lui-même, et né de l'Océan primordial du monde - comme une métaphore de la création d'une ville maritime.
Atomia apparait donc bien avant l'arrivée des Puniques en Nazalie. Son mystère confine avec le mystère du peuple hyptate, déjà prospère et développé alors que le monde végétait encore dans la préhistoire des chasseurs-cueilleurs et des proto-agriculteurs un peu partout autour de la Cérulée. Probablement d'origine proto-punique, il serait issu d'un peuplement exogène à partir d'expéditions des ancêtres des phéniciens dans la région, à la recherche des limites du monde desquelles ils pourraient discuter avec les Dieux.
Atomia fut bâtie, rasée à quatre reprises par des barbares préhistoriques en l'espace d'un millénaire et demi, avant d'être conquise par une expédition hellène en -350. Le peuple hellène, originaire de Cérulée du nord-est, avait battu les Puniques de Nazalie et tentaient alors de couper leurs routes commerciales avec l'Algarbe centrale, ses ivoires, ses céréales et ses diamants. Les Hellènes s'y plurent, et l'étreinte que ce peuple donna à la vieille Hyptatie donna naissance à l'Illythie, qui conserva sa base démographique mais intégra culturellement de nombreux éléments de la civilisation hellène, respectant par ailleurs la vieille mythologie locale.
Les liens avec la Cérulée ne furent pas coupés pendant près de trois siècles, durant lesquels les échanges se multiplièrent avec les États hellènes au-delà de la Mer d'Algarbe, puis avec la Nazalie latino-punique, qui servit bientôt de base d'expédition pour la conquête latine de l'Illythie. Cette dernière devint une province de l'empire latin, et connut une prospérité basée sur son rôle d'emporium pour les marchandises agricoles ou les biens rares issus d'Algarbe centrale.
Avec l'effritement médiéval du monde latin, l'Illythie renoua avec son autonomie pour devenir de fait indépendante. Forte de la restitution de sa monarchie suite à cette rupture, elle puisa dans ses origines culturelles pour appuyer la légitimité d'une nouvelle dynastie qui conduisit le pays vers le Moyen-âge en restant ancrée dans les préceptes chrétiens qui l'avaient convaincu. Par le Christianisme et les liens qu'il permit de maintenir avec les États latins et byzantins subsistant en Cérulée, l'Illythie avança dans le Moyen-âge et sut résister à l'avancée conquérante de l'Islam en Algarbe, aux septième et huitième siècle. Jusqu'à la Renaissance, l'Illythie va motiver son existence dans la résistance acharnée qu'elle mènera aux divers royaumes musulmans qui tenteront de la renverser, notamment grâce à ses ressources de diamants qui lui permirent de faire appel à de nombreux mercenaires issus du monde noir, de Cérulée ou même de Dytolie.
Avec la Renaissance dytolienne et les progrès techniques des pays chrétiens, l'Illythie va se rapprocher de l'Occident et des puissances chrétiennes de Cérulée, dont les écrivains et savants salueront le maintien, et la richesse culturelle. Le Royaume va ainsi être une terre d'accueil pour de nombreux humanistes, rejoignant les colonies grecques établies dans les Paomèches à mesure de la soumission des pays byzantins à la vague turco-musulmane, et enrichissant le pays. Les seizième et dix-septièmes siècles serviront à l'Illythie pour se recréer une identité hellénique sur les traces d'un lointain passé, tout comme les pays occidentaux à cette époque qui grossissent leurs langages de néologismes greco-latins.
Avec l'essor de la Nazalie italique, l'Illythie va trouver un appui certain pour continuer d'entretenir ses liens avec la Cérulée. Atomia devient la capitale industrielle de l'Illythie du XIXème siècle, un véritable port de transit entre biens algarbiens et céruléens. La montée du luciférisme sur la rive gauche de la Mer d'Algarbe occidentale va sonner le glas de ce rayonnement en étiolant les liens entre le nord et le sud, plongeant le pays et sa capitale dans une longue période de crise économique.
Aujourd'hui Atomia est une ville cosmopolite, à l'image de ses voisines des îles Paomèches et du Delta du Naos, centre agricole et économique du Royaume. Peuplée de Coptes rattachés à l'Église Catholique, à l'image de la majorité de la population illythe, elle accueille d'importantes diasporas amarantine, italique, hellène, pour l'essentiel, ainsi que des Berbères, des Arabes, des Caskars, des Britons, beaucoup résultant de l'Histoire que différents pays tentèrent de nouer avec la précieuse satrapie.