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Posté : mer. août 03, 2016 5:57 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La ministre maokorienne fut très heureuse de voir que visiblement, les mesures culturelles, qui avaient toujours une grande importance chez les maokoriens, passaient parfaitement avec son interlocuteur. Ce fut donc avec le sourire, son sourire lumineux qui avait fait une partie de sa réputation, qu'elle repris à son tour la parole.
« Je suis très heureuse de voir que ces propositions semblent vous convenir ! Concernant les bourses d'études bien entendu nous pouvons également mettre en place la même chose de notre côté pour permettre aux étudiants méritants de votre pays de venir plus facilement étudier au Maok... bien, de mon côté je vous ai présenté toutes mes propositions majeures sur la question culturelle, et de votre côté, avez-vous autre chose à rajouter ? Si oui, n'hésitez pas ! Et si non, je pense que nous pouvons passer à la suite, avec le volet judiciaire, par exemple. »
Posté : mer. août 03, 2016 11:28 am
par the0
Sieur Ernest Hoek, officier des affaires étrangères
C'est tout bon pour nous sur le plan culturel. Je vous écoute, Votre Excellence !
Ernest Hoek venait peu à peu à court de discussion, puisque certaines différences étaient visiblement insolubles. Le système corporatiste empêchait un grand dynamisme des échanges, l'État atisababien, relativement libéral, ne passait pas lui-même commande de ressources, sauf peut-être pour le pétrole, mais là aussi, il y avait un "mais"... Qu'importe, au fond, puisque les accords déjà conclus semblaient assez satisfaisants, notamment ceux sur les douanes. Il resterait éventuellement un volet militaire à aborder.
Posté : mer. août 03, 2016 4:38 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Encore une fois, si son invité avait exprimé ses doutes, Malinia aurait pu le détromper : le système de guildes maokoriens n'empêchait en rien les échanges, même s'il limitait – moins structurellement que volontairement, toutefois – la main-mise étrangère sur les entreprises maokoriennes. Mais rien n'empêchait les échanges – le Maok ayant un commerce soutenu et très large à travers le monde – ou les investissements – comme le prouvaient les énormes investissements maokoriens en Sébaldie par exemple, où la puissante Fraternité du Bois contrôlait parfois jusqu'à un tiers des entreprises sébaldes dans certains domaines qui étaient dans ses attributions.
Simplement au lieu d'avoir affaire à une grande entreprise détenue par un magnat, on avait affaire à une guilde gérée par ses membres, rien de plus... les commandes étatiques n'étaient ni indispensables ni la règle générale des échanges maokoriens, qui se faisaient avec nombre de pays, fussent-ils libéraux économiquement. Quoiqu'il en soit, ce furent des explications que Malinia ne pu fournir, mais qu'on pouvait espérer que l'Atis et l'Ababe trouve par elle-même, ne fut-ce qu'en constatant le dynamisme réel des échanges, loin d'une rigidités seulement supposée, et la ministre répondit plutôt sur le judiciaire, avec le sourire.
« Hé bien dans le domaine judiciaire nous proposons généralement d'une part des protocoles de collaboration entre la police et la justice des deux pays, ce qui permet une collaboration efficace lors d'enquêtes bi-nationales, par exemple. D'autre part, nous avons à cœur de conclure des accords d'extraditions reposant sur le principe suivant : un criminel est jugé dans le pays où le crime a été commis, en étant extradé en cas de fuite. S'il commet des crimes dans les deux pays, il est jugé deux fois et purge les deux peines... qu'en dites vous ? Ce système vous convient-il ou souhaitez-vous apporter des ajouts ou des modifications ? De notre côté nous sommes toujours prêts à nous plier aux éventuelles demandes particulières tant qu'elles sont raisonnables, car c'est souvent un sujet sensible pour les divers gouvernements de par le simpomonde. »
Posté : mer. août 03, 2016 4:55 pm
par the0
[justify]Sieur Ernest Hoek, officier des affaires étrangères
Ce traité de coopération judiciaire me semble parfaitement bienvenu, Votre Excellence. Je propose qu'il existe néanmoins une clause permettant à nos autorités exécutives d'empêcher l'extradition si celle-ci revêt un intérêt stratégique majeur. Cela permettra d'éviter les doubles jeux, bien que je doute que nos relations viennent à s'envenimer à l'avenir.
Il toussa.
Vous comprenez, quand je disais "manque de dynamisme des échanges", je ne disais nullement ça pour critiquer votre système économique - après tout, vous êtes libres de vous organiser comme vous le souhaitez. C'est juste que le conseil doyen, dans sa doctrine de politique étrangère, élève un principe de réciprocité. C'est-à-dire que, dans la mesure où votre système est fondé sur celui des guildes, il apparaît difficile aux compagnies atisababiennes d'investir dans votre pays. Par contre, vous aurez peu de mal à investir dans le nôtre. Cela relève donc du problème stratégique, c'est-à-dire que les intérêts ne sont pas mis en balance. Bien sûr, nous ne fermerons jamais la porte à d'éventuels investissements maokiens (ils sont les bienvenus comme tous les autres) - bien que vous fermerez éventuellement la porte à des investissements atisababiens puisque votre modèle économique est moins de nature à être ouvert sur l'investissement étranger - mais il se trouve que dans cette configuration, sur le plan stratégique, nous ne serons jamais parfaitement apaisés comme nous pouvons l'être avec d'autres pays ayant une tradition plus libérale. Je le dis par souci d'honnêteté, bien que nous trouvons parfaitement souhaitable qu'il existe une coopération active entre nos deux gouvernements.[/justify]
Posté : mer. août 03, 2016 5:12 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La ministre maokorienne fut quelque peu surprise par ce retour de l'économie dans la discussion, mais ne fut guère troublée, habituée aux rebondissements des discussions diplomatiques... c'était si pas la norme, du moins plus que fréquent ! Et ce fut donc sans perdre le sourire – quoiqu'elle ne le fit que rarement – qu'elle répondit à son interlocuteur.
« Bien entendu, quoique nous ne l'écrivions généralement pas sauf quand nos partenaires nous le demandent, par gain de temps, de tels accords n'ont pas pour but d'obliger les deux gouvernements à extrader de force des gens, mais simplement de fournir un cadre clair et précis pour ce genre de cas hélas inévitables quand on commence à parler de faire venir des commerçants, touristes, étudiants et ainsi de suite... autrefois, nous n'avions pas ce réflexe, et hélas cela a mené une fois à un petit imbroglio diplomatique lors d'un problème judiciaire, c'est pourquoi depuis lors nous faisons en sorte de prévoir ce genre de cas à l'avance, de sorte que seuls les criminels aient des ennuis ! Nous serons bien entendu heureux d'ajouter formellement cette clause.
Concernant l'économie ne vous en faites pas, je ne suis pas du genre à me vexer sur ce sujet. Je vous avoue que les maokoriens sont peu à l'aise avec l'idée de « remettre les clés de leurs pays » à des investisseurs étrangers... ce qui n'empêche pas les investissements, simplement nous veillons à ce qu'ils restent raisonnés, et ne donnent jamais un pouvoir sur nous aux gouvernements extérieurs. Nous respectons aussi les volontés de nos partenaires : certains s'ouvrent largement aux investissements, et nos guildes y saisissent parfois les bonnes occasions, d'autres non... bref, nous respectons vos choix. Dans tous les cas je vous rassure, ce n'est pas l'absence d'investissements qui empêche les échanges, heureusement !
Bien, si nous en avons fini avec le volet judiciaire, je vous propose de terminer avec le volet militaire, si vous le voulez bien ? Si vous avez des propositions n'hésitez pas, sinon bien entendu je serai heureuse de vous présenter nos propres propositions dans ce domaine. »
Posté : mer. août 03, 2016 7:51 pm
par the0
Sieur Ernest Hoek, officier des affaires étrangères
Nous proposons généralement l'organisation d'exercices militaires communs sur nos territoires respectifs, mettant en commun nos deux armées, afin d'ouvrir les horizons et perspectives de nos commandements, tout en mettant en pratique les savoirs et les performances de nos soldats. Mais si vous avez d'autres propositions, je suis tout ouïe.
Posté : mer. août 03, 2016 8:26 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut heureuse de voir que les points précédents semblaient validés sans soucis, et aussi que son interlocuteur avait bel et bien des choses à proposer en matière d'accords militaires. Elle ne tarda d'ailleurs guère à répondre pour y réagir.
« Des entraînements communs me semblent une bonne idée en effet. J'aimerais aussi vous proposer un accord permettant à nos vaisseaux et éventuellement avions militaires respectifs de de mouiller dans nos ports et aérodromes, pour faire escale entre autres choses. Je ne vous cacherai pas que pour le Maok il serait pratique d'avoir des mouillages sûrs dans les trajets des patrouilles établies entre nos côtes et celles de l'Agorsa'a. De votre côté, vous gagneriez non seulement l'accès aux ports maokoriens continentaux, mais également le droit de mouillage dans les ports insulaires du Maok, dans les îles maokoriennes qui se trouvent à l'ouest du continent Zanyanais, des étapes parfois fort utiles pour des missions militaires.
Par ailleurs, le Maok serait également prêt à signer des accords pour la collaboration de nos vaisseaux s'ils se trouvent en situation de difficulté, ainsi qu'un accord de défense mutuelle, c'est à dire un accord prévoyant que nos pays se secourront mutuellement en cas d'agression extérieure. Nous pensons que de tels accords ne peuvent qu'être bénéfiques pour les deux pays zanyanais relativement proches que nous sommes, mais à vous de me dire si vous êtes intéressés. »
Posté : mer. août 03, 2016 9:16 pm
par the0
Ernest Hoek, officier des affaires étrangères
Quant aux vaisseaux en détresse, l'Atis-Ababe applique ici rigoureusement les principes traditionnels du droit maritime. Tout capitaine en mer, civil ou militaire, qui n'aurait pas porté assistance à un navire en détresse, alors qu'il était en mesure de le faire, risque l'incarcération voire la mort selon les conséquences de sa lâcheté.
Si vous parlez néanmoins de "difficulté" plus large - c'est-à-dire probable manque de carburant, donc nécessité de ravitaillement -, piraterie, très bien, nous pouvons inclure ça dans le traité.
Pour ce qui est de la défense mutuelle, cela me paraît plus sensible. Nous sommes encore nouveaux sur la scène internationale. J'aimerais vous proposer une solution plus raisonnable : dans deux mois mois, nos diplomates se rencontreront à nouveau. Nous aurons alors une vue plus claire du monde et nous pourrons déterminer si une défense mutuelle est souhaitable entre nos deux pays. Comprenez que lorsque nous signons un traité, par exemple de défense mutuelle, nous le signons avec le plus grand sérieux possible, parce que nous l'appliquerons rigoureusement. Sans hésitation. Alors nous préférons être prudent dans la conclusion de tels accords avant tout. En attendant, nous mettrons d'ors et déjà dans ce traité un pacte de non-agression et un pacte de non-violation des intérêts souverains stratégiques à l'étranger. Cela vous convient-il ?
Quant aux droits de mouillage, cela me parait tout à fait bienvenu.
Je vous propose aussi un échange de bons procédés quant aux renseignements : si un jour nous étions en possession d'une information relative à vos intérêts stratégiques, à votre défense nationale, bref, à toutes ces choses, nous vous la communiquerions sans délai, et la réciproque vaudrait aussi naturellement.
Posté : jeu. août 04, 2016 3:07 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La réponse de son interlocuteur fut contrastée, mais au fond la ministre maokorienne s'y attendait, d'une certaine manière. Toutefois, il n'y avait pas eut de fin de non-recevoir, et ce fut donc sans se troubler outre mesure qu'elle répondit à son tour.
« Ma foi, je comprend que vous vouliez prendre du temps pour y réfléchir. Néanmoins je vous assure que de notre côté, la défense d'un pays zanyanais injustement agressé fera toujours partie de nos priorités, particulièrement quand il s'agit d'un état chrétien ! Ceci dit, je dois vous dire que je vois mal quelle puissance pourrait se formaliser de liens entre vous et le Maok... sachant que nous avons des liens cordiaux avec des pays de toute obédience et de tout alignement, le tout partout à travers le monde. Mais la décision est votre bien entendu, dans tous les cas la réponse n'affectera nullement négativement l'opinion du Maok sur votre pays, quelle qu'elle soit.
Pour le reste, en effet je parlais d'une acceptation plus large du mot « difficulté », et je suis heureuse que ça vous convienne. Une coopération des renseignements me semble aussi une excellente idée... bien, avez vous encore quoi que ce soit à voir à propos de ce traité ? Pour ma part je pense avoir fait le tour, mais si vous avez encore autre chose n'hésitez pas ! »
Posté : jeu. août 04, 2016 10:12 am
par the0
Sieur Ernest Hoek, officier des affaires étrangères
Je crois que c'est bon pour nous aussi, Votre Excellence. Je suis très heureux du résultat de nos discussions.