L'aube des peuples - Roleplay 2030-...

Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''SERVIR LE PEUPLE''

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/27/1467814103-peopl-s.png[/img][/center]

Honlý était calme, en ce début de matinée. Petite localité perdue très loin du pouvoir central, elle était comme les nombreux villages au Mayong : Le brigandage, le marché noir, la prostitution et les trafics en tout genre y était foison. La première tâche du Front Rouge des Combattants en tant que communiste, était de faire en sorte que ces vices -directement hérité à la fois du national-capitalisme et du féodalisme- soient petit à petit détruit à la racine. L'interdiction des jeux de hasards, le retour d'une moralité publique, la fin de la traite et du trafic avait été officiellement voté par le DirecPol, mais aussi directement dans la petite localité. Commencer à mettre en place les bases du "nouveau pouvoir", commençaient irrémédiablement par asseoir une légitimité nouvelle, sur le tas de fumier qu'était l'ordre dominant. Des règles strictes étaient donné aux combattants du FRC, c'est à dire être poli avec les habitants, ne pas abuser de leurs biens, ne rien leur voler, emprunter et toujours rendre les sommes d'argents, etc etc. Il fallait gagner les cœurs et les esprits, montrer toute la force et la vigueur du nouveau système social et politique qui allait se mettre en place. Dans cette tâche, les communistes étaient de cette race qui devaient montrer l'exemple : Le révolutionnaire est moralement et idéologiquement prêt à surpasser les tares qu'il subit depuis sa naissance. Certes... Il n'existe pas de communiste à 100%, cela est impossible dans une société capitaliste. Mais, il est possible de pouvoir se rapprocher se rapprocher d'un idéal de vie, qui méprise le vice et le luxe, préférant la vertu et la justice sociale. Avant chaque enrôlement au sein du Front Rouge des Combattants, il y avait un serment à prêté. Dans ce serment, l'on proclamait toute sa fidélité au socialisme, aux idéaux nobles de la justice sociale et du bonheur pour le genre humain. On jurait sa fidélité à la Révolution et à tout ce qu'elle recelait. On faisait presque une offrande de sa personne, sans se l'aliéner. C'est par cette stratégie d'ensemble, que le Front Rouge des Combattants allait essayer de s'imposer petit à petit à Honlý, puis au-delà.

Les nouvelles vont assez vite, d'une localité à l'autre : Non loin de Honlý, se trouvait une autre localité. Nha An avait eu vents des évènements qui s'était produit à Honlý et dans le village, on ne parlait plus que de ça. Comment le Front Rouge des Combattants en était conscient ? Parce qu'il avait su y envoyer des membres pour arriver à sentir la température. Tout le monde ne partageait évidemment pas cet avis : Les notables du village, n'avaient pas réellement envie de finir comme ceux de Honlý. Ils désirèrent donc de mettre en place une sorte de 'milice', qui avait pour but de prévenir toute agitation qui avait de près ou de loin, un rapport avec le FRC. Pourtant, cela n'émouvait en rien la ténacité du Front Rouge, qui n'était guère impressionné par quelques petites gesticulations. Pour répondre rapidement à cette veine tentative, un commando a été dépêché dans la nuit jusqu'à Nah An, où il s'est rapidement faufilé en profitant de l'amateurisme évident de la pseudo-milice mise en place. Quasiment sans tirer un seul coup de feu, le commando de 7 combattants du Front Rouge étaient parvenu à s'introduire dans la maison du chef de village, le traîner lui et sa famille jusqu'à la place centrale du village, sous l'agitation d'une grande partie de la localité. Totalement prise au dépourvu, la 'milice' locale ne sut pas réellement comment réagir, en voyant cette prise d'otage se faire dans son dos. Mais déjà, une nouvelle section du FRC était venu suite à la réussite de l'opération et avait massivement désarmé les miliciens, qui ne savaient d'ailleurs pas réellement pourquoi ils en voulaient autant à ces hommes et ses femmes, qui portaient uniformes et armes. Une fois de plus, le Camarade-Commandant Chuyên était en première ligne. Juché sur le puits au centre du village, éclairé par quelques torches qui traînaient ici et là, il désigna du doigt le notable et sa famille, avant de prendre la parole.


CAMARADE-COMMANDANT CHUYÊN | « CAMARADES ! Nous, membres du Front Rouge des Combattants, nous venons ici pour vous dire que le règne de l'exploitation militaro-féodale est terminée. Nous ne nous laisserons plus divisé par des potentats locaux, par des criminels et des vendus. Nous sommes ici, afin qu'un nouveau pouvoir puisse émerger. Un pouvoir qui ne connait rien d'autre, que celui du peuple tout entier. Depuis combien de temps êtes-vous entrain de vous courber l'échine, pour un morceau de pain et un salaire en nature ? Depuis combien de temps toi, passes-tu à récurer le plancher des notables ? Et toi ma petite, dans combien de temps tes parents vont être obligé de te vendre pour régler leurs dettes aux usuriers ? Nous le savons tous et toutes ! Le Front Rouge des Combattants n'est pas là pour tout vous arracher, ni pour tout collectiviser de force, comme le racontent les ennemis du peuple. Nous sommes pour l'union de la plus grande majorité du peuple : Ouvriers, paysans, artisans, petits commerçant ruiné par la concurrence. C'est seulement dans le socialisme, que chacun d'entre nous pourra s'épanouir. Aujourd'hui, le Front Rouge des Combattants déclare que Nha An, appartient à ses habitants ! »

Puis pour ponctuer la fin de son mini-discours, il fit claquer ses doigts et en l'espace d'un instant, l'énorme édifice qu'était la maison du notable et de sa famille, fut réduite en cendre. Cela voulait dire : La prochaine fois, on ne te fera pas sortir de chez toi. Ce message semblait être assez clair et pour ne pas froisser la famille du notable et le notable lui-même, ils purent se reloger quelques temps après, en tant que simple "citoyen" de Nha An. Comme il l'avait fait à Honlý, le FRC commença un long travail de propagande, d'apprentissage des nouvelles règles de vie en communauté. Des combattants donnaient des cours d'écriture, d'autres apprenaient à monter et démonter une arme. Le "nouveau pouvoir" allait s'organiser de la même façon, sur une base grandement démocratique et où les prises de décisions seraient communes. Afin d'éviter une trop grande collusion d'intérêts, les combattants et combattantes sont priés de ne pas prendre part au vote, sauf si ils sont originaires de la dite localité sous contrôle. Lentement mais sûrement, la petite pieuvre du FRC allait être capable de pouvoir laisser glisser ses tentacules un peu partout, afin de tisser un lien fort entre les différentes localités qui allait être sous leur contrôle. Désormais, l'objectif était d'effectuer des "bonds" par localité, afin de réussir à les regrouper suffisamment pour qu'il puisse y avoir l'établissement d'une 'Commune', qui marquerait le début réel de l'affrontement armée entre l'État, les forces révolutionnaires et le peuple de l'autre.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[justify]Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du

Il était presque minuit et tous les rideaux de fer des magasins étaient baissés, y compris celui de Vien Xuan Vuong, que l’on appelait ici « la Caserne de Vinh Du ». Pourtant, il continuait à grouiller à l’intérieur. En effet, une réunion de crise s’était constituée avec des membres de la FAM, soit une petite vingtaine, bien que tout le monde ne fût présent. La réserve était trop petite pour accueillir autant de monde – elle n’avait pas cette vocation de toute façon – et les membres attablés autour d’une table de fortune bancale, avaient pour voisins directs les nombreux cartons de marchandises. Certains avaient pris la poussière, d’autres avaient été stratégiquement entreposés ici pour clairsemer les rayons du magasin. Enfin, des cartons plus précieux contenaient les armes commandées. Rien de très lourd, les membres de l’association manquaient de toute façon d’entraînement pour manipuler une arme plus sérieuse. Parmi ces armes, figuraient de nombreux tasers, ces pistolets à impulsion électrique qui faisaient fureur, que l’on utilisait à des fins essentiellement défensives ou pour immobiliser l’ennemi. Les commerçants n’avaient pas besoin, pour l’instant, de davantage : leur faction étant essentiellement défensive, ils ne conquerront Vinh Du à la force des armes qu’en ultime recours.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/135581reserve.png[/img]
Une réunion de crise organisée autour de cartons[/center]

Les commerçants s’étaient donc réunis pour « discuter » du bienfondé de la TVA officieuse, qui était censée financer la caisse de communauté. Celle-ci ne fonctionnait pas comme prévu et Vien Xuan Vuong, qui croyait encore dur comme fer à son projet tenait à fédérer ses troupes. La partie n’était pas aisée car les hostilités avaient commencé depuis un petit moment :


Phong Ha :
Coiffeuse à Vinh Du
« J’arrête les frais. J’ai perdu une bonne partie de ma clientèle avec cette idée ! C’est pas tout de vouloir mener la révolution, qui va me payer mon loyer ? Hein, qui ?! »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Insiste bien sur les difficultés d’approvisionnement et… »

Phong Ha :
Coiffeuse à Vinh Du
« Mais je n’achète rien, je coupe des cheveux ! »

Lavan Dung :
Gérant d’un cyber-centre à Vinh Du
« Elle a raison, moi non plus je ne vends rien de « matériel » et n’importe rien. À part des cartouches d’encre et un ordinateur que je remplace à peu près tous les trois ans. La clientèle se fout de nos problèmes d’approvisionnement, elle ne cherche pas à comprendre et va directement voir la concurrence. »

Après ces quelques remarques, la salle se transforme en bureau de plaintes et est plongée dans un brouhaha incompréhensible où chacun discute avec son voisin pour lui raconter ses propres malheurs. Les petites individualités ont repris le dessus sur le combat collectif que Vien Xuan compte mener, à son grand désarroi. Il fallut près de cinq minutes pour retrouver le calme.

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Bon. Nous nous connaissons tous depuis des années, vous savez que je suis un homme de parole. Je vous prie de me faire confiance car si chacun retourne vaquer à ses propres occupations, on va se faire bouffer tout cuit ! Aussi, je vous demanderais d’attendre au moins un mois le temps que nous fédérions de nouveaux ad… »

Phong Ha :
Coiffeuse à Vinh Du
« Un mois ?! Autant mettre la clé sous la porte tout de suite. »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« C’est à peu près le temps nécessaire pour un retour sur investissement et… »

Phong Ha :
Coiffeuse à Vinh Du
« C’est trop long ! »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Mais laisse-moi terminer mes phrases, Phong, bordel ! Tu auras tout le loisir de parler après moi ! »

Vien Xuan était devenu rouge écarlate, sous la pression mais avait réussi à obtenir un calme religieux et surtout, il avait fermé son clapet à cette coiffeuse un peu trop loquace. Il but une gorgée d’eau et reprit, profitant d’avoir l’attention de tous :

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Bref, je disais : laissez s’écouler un mois. Au bout d’un mois, si les effets escomptés n’arrivent pas, nous redistribuerons la caisse de manière égalitaire. Je veux bien donner ma part si vous voulez ! Mais, je vous prie, tentons de nous coordonner et reprendre notre destin en mains. »

Luu Van Phuoc :
Cuisinier à Vinh Du :
« Personnellement, je préférerais que la phase de test dure 3 semaines. Je prépare ma nouvelle carte pour le mois prochain et… »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Allez, trois semaines ! 22 jours ! 23 ! 19 s’il le faut ! Peu importe ! C’est juste un détail. »

Lavan Dung :
Gérant d’un cyber-centre à Vinh Du
« D’accord. Mais on fait comment, pour la concurrence ? On continue de se faire bouffer ? »

Phong Ha :
Coiffeuse à Vinh Du
« C’est vrai, quoi ! »

Un nouveau brouhaha étouffa les conversations, chacun évoquant les problèmes qu’il rencontrait avec ses propres concurrents. Vien Xuan se mordit les lèvres, exaspéré de voir que cette réunion n’aboutissait à rien. Puis, lui vint une idée :

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Ce sont vos concurrents qui vous font peur ? Il suffit pourtant de les faire adhérer à la FAM et donc, les soumettre aux mêmes règles tacites que nous. »

Lavan Dung :
Gérant d’un cyber-centre à Vinh Du
« Ils ne voudront jamais ! »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Actuellement, non c’est vrai. Nous devons leur donner une raison et tant qu’à faire, faire d’une pierre deux coups. Non seulement, on les fera adhérer mais en plus, on récupérera leurs arriérés de « cotisations ». Le tout en accentuant l’hostilité à l’égard des rouges… »

L’audience se tut de nouveau – y compris la coiffeuse - intriguée par le plan de Vien Xuan.

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Nous devons faire naître en eux un sentiment d’insécurité. La propagande ne suffit plus : il faut passer aux actes. Vous voyez le bazar, à l’angle de la rue qui mène à l’hôtel de ville ? C’est mon concurrent le plus sérieux. Ces derniers jours, il se fait en effet un bon chiffre d’affaires pour rester poli. Je sais bien qu’il n’acceptera jamais de cotiser, même si on le convainc que l’association sert à défendre les intérêts des commerçants, etc. Il a toujours roulé pour lui et rien que pour lui… Il changera d’avis si par exemple, des « communistes » se sont attaqués durant la nuit à son magasin et lui ont volé la moitié de sa marchandise… Vous voyez ce que je veux dire ? »

Lavan Dung :
Gérant d’un cyber-centre à Vinh Du
« Mais… Il va savoir que c’est nous ! »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Si c’est la seule boutique touchée, il aura bien évidemment des doutes. D’autres boutiques doivent être vandalisées, quitte à ce que ce soit « pour du faux ». Je n’ai plus de place dans ma réserve comme vous le voulez mais si vous voulez, je connais un type sérieux pour stocker votre « marchandise volée » pendant quelques temps. Bien, qui a une bonne assurance ici ? »

La soirée s’acheva sur un ton plus bon enfant, quelques boissons alcoolisées aidant. La prochaine soirée par contre, la sobriété sera de rigueur. En plus du bazar concurrent de Vien Xuan, trois boutiques de membres de l’association, qui ont tiré les plus courtes pailles, ont été désignés pour être « vandalisés par des communistes ».

[hr][/hr]

Des cagoules, des marteaux, des pieds de biche, des battes de baseball, de gros sacs et une vieille camionnette suffisent à l’opération, dirigée une fois de plus par Vien Xuan. Il est accompagné par trois autres compagnons. Avec le rideau de fer, le groupe se fraye difficilement un passage, avant d’exploser la vitrine pour y entrer. Ensuite, c’est « open bar » ! Vien Xuan ouvre la caisse – vide évidemment ! Comme tout commerçant, il savait qu’il fallait toujours la vider en fin de journée mais un vandale ne le sait pas forcément. Les autres membres prennent de grands sacs poubelles noirs pour s’accaparer le maximum de biens revendables sur le marché noir. L’intervention ne dure pas plus d’un quart d’heure. Avant de reprendre le volant, le groupe s’assure de bien marquer au fer rouge le délit, en peignant avec une bombe des slogans de la LCM.

De l’autre côté de la ville, trois autres opérations semblables touchent les magasins tirés au sort à l’issue de la réunion. Au lieu d’être volées, les marchandises sont stockées ailleurs. Mais on s’adonne aux mêmes actes de dégradation pour ne laisser aucun doute : « on est tous confrontés au même problème, tu sais ! ».

Ne perdant pas une minute, les objets de valeur substitués sont vendus aux premiers acquéreurs du marché noir, souvent avec un rabais assez avantageux. C’est tellement facile de faire des soldes sur les marchandises des autres ! Ces premières transactions alimenteront la caisse de communauté.


[hr][/hr]

Le lendemain, Vien Xuan adopte volontairement la mine des mauvais jours, la fatigue aidant à accentuer ce phénomène. Il ferma exceptionnellement sa boutique pour aller à la rencontre de son concurrent, à quelques rues de là. Il avait déjà été interrogé par la police locale, et ses yeux étaient rouges. Les pleurs, la colère ou les deux. Vien Xuan tapota l’épaule de son concurrent, qui se retourna :

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« J’ai appris ce qui t’est arrivé, Quyen… Des rouges, apparemment. »

Quyen Trang :
Propriétaire du « Bazar » à Vinh Du
« Oui… Ça doit te faire plaisir, je pense ?! »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Comment peux-tu dire ça ?! Il serait temps que nous enterrions la hache de guerre. On est tous confrontés au même problème, tu sais ! La boutique de vêtements de Dai Thi, a également été touchée : on lui a volé toute sa nouvelle collection ! Elle est désemparée. Mettons de côté nos rancœurs, nous avons un ennemi commun à combattre et nous devons être unis. C’est pour cela que j’ai bâti l’Association Fiduciaire de Mayong. Le mot « fiduciaire » n’est pas choisi au hasard : ça signifie que ses membres peuvent intégralement se faire confiance ! Tu en as peut-être déjà entendu parler… ? »

Vien Xuan lui vanta les mérites de la cotisation à la FAM : sécurité, culture de l’entre-soi, défense des intérêts de « ceux qui se lèvent tôt et se couchent tard ». Quyen, par dépit, accepta d’être enrôlé. Au pire, s’il avait refusé, la FAM lui aurait rendu une deuxième visite nocturne… jusqu’à temps qu’il accepte ou que son nom soit inscrit parmi les « 1 % indésirables ».

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/779513magasin.png[/img]
« La boutique de vêtements de Dai Thi, a également été touchée : on lui a volé toute sa nouvelle collection ! »[/center][/justify]
Feral

Message par Feral »

(Je n'ai pas accès à internet donc voilà, vous allez vite pour moi, si c'est possible de prendre 1 et 2 en compte rétroactivement sinon tant pis)
Message N°1 (Lundi)

Milice de la Prospérité
Club Boïtoï

Dans la cours du poste de police de Mÿ Lai, le Chef Thang avait rassemblée ses officiers-patrouilleurs. Ils étaient tous là avec leur gilet par balle et leur carabine, à l'exception des enquêteurs et de dix policiers qui assureraient le service de Mÿ Lai avec la milice de la prospérité.

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Messieurs, le Maire et le Club Boïtoï nous ont confié une mission d'importance, nous devons nous assurez que la région immédiatement aux alentours de Mÿ Lai, mais aussi tout le Bò Lai. Aussi, nous a-t-on demandé d'effectuer des patrouilles de police sur tout le rivage du Bò Lai, mais aussi dans la région nous séparant de la capitale provinciale. »

Officier Nguyen
Patrouilleur,
« Comment l'honorable maire veut-il que nous parvenions à garder la ville comme une forteresse, passer les terres des alentours immédiats au peigne fin et assurer la sécurité des régions avoisinantes? »

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Nous sommes la force de police de Mÿ Lai et avons le poste centrale du district de Bò Lai, nous avons le matériel et les moyens de nous déplacer rapidement et de quadriller la région. »

Officier Nguyen
Patrouilleur,
« Et quand nous manquerons de pétrole pour faire fonctionner les véhicules comment ferons nous chef?»

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Nous monterons les chevaux du charretier! Mais vraisemblablement le Club Boïtoï fera venir du pétrole par caboteur. »

Officier Leng
Sergent de police,
« Et lorsque nous aurons des pertes monsieur? Comment comblerons-nous les brèches dans nos effectifs ou atténuerons nous la pression par l'apport de nouvelle recrue? »

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Leng, toujours aussi pragmatique »
« Le club Boïtoï à promit de faire venir des miliciens et partisans armée comme garnison. De plus Ngô Bù Lôc à mit à notre disposition la milice bourgeoise pour le maintient de l'ordre et de la sécurité de Mÿ Lai. Ils auront le statut d'auxiliaire de police et devront être chapeauté. Leng ce sera votre travail, avec le caporal Vhû Thien. »
Officier Leng
Sergent de police,
« Et nos remplacements? »

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Lorsque les miliciens seront bien supervisé, le maire m'a autorisé à fondé une école de police et j'aimerai que vous et Vhû Thien la preniez en charge. À ce moment j'aurais désigné un enquêteur pour prendre le poste de Superviseur de police municipale afin de continué votre travail. »

Officier Leng
Sergent de police,
«Trop d'honneur monsieur »

Officier Vhû Thien
Caporal de police,
« Vraiment trop d'honneur chef »

Officier Nguyen
Patrouilleur,
« Les miliciens, ils sont là pour nous remplacer ou pour protégé le club et le maire contre une révolte de la police? »

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Ils sont là pour nous protégé de la répression de Bao et d'une éventuelle attaque communiste. Ne vous en faite pas Nguyen, mon beau-frère n'a qu'une parole. »

Officier Nguyen
Patrouilleur,
« Très bien, mais devront nous prendre part aux combats? »

Chiến Thắng
Chef de Police de Mÿ Lai & du district de Bò Lai,
« Nos pérogative ont été clarifié, nous devons engagé toutes forces résolument hostiles s'engageant sur notre juridiction, jusqu'à la victoire ou la relève par une force régulière. Nous devons prendre part à la défense des localités, dont Mÿ Lai est la prioritaire. Sans cela nous sommes libres de nous retiré en face de toute force dont l'engagement serait suicidaire ou mettrait en danger la mission de maintient de l'ordre et de la prospérité dont ont nous à charger. »

[quote]
La Milice de la Prospérité déploie la force de police dans l'hexagone Mÿ Lai afin d'y maintenir l'ordre, la sécurité et de réconforté la population.
Des patrouilles de polices sont envoyés dans les régions au Nord, Est et Sud-Est afin de prendre le contrôle des voie d'accès principale et surtout de bloqué la route de la capitale régionale à une intervention du gouvernement.
Établissement de point de contrôle autour de l'hexagone de Mÿ Lai
[/quote]

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Message N°2 (Mardi)
Milice de la Prospérité
Club Boïtoï

Mÿ Lai était en effervescence, le Club Boïtoï tenait ses promesses. Ngô Bù Lôc avait fait venir une centaine d'homme en arme, portant en brassard les couleurs et le symboles du Club. C'était là des hommes de la milice de la Prospérité et ils avaient prit la place des soldats dans la caserne ou campaient autour de Mÿ Lai. Leur capitaine, un ancien sergent de la police tactique, leur avait donner des consignes claires : En aucun cas ils ne devaient manqué de respect à un résident. Ils étaient là pour veiller au grain et assurer une meilleure prise du club sur le village… ça et creuser des tranchées. Le club souhaitait rallier la population par le coeur plutôt que par la terreur et s'affairait à déranger le moins possible les activités sociales de la population de Mÿ Lai, tout en entreprenant d'important travaux de sécurité publique (la défense) et en préparant une rénovation de l'économie de Mÿ Lai

[quote]
Les Sept points de la Prospérité de Mÿ Lai
« Le Club Boïtoï a à coeur le bien être et la prospérité de tous et chacun, pour ce faire il entend rendre le travail autonome inaliénable. De ce fait, il déclare que :

[1] Tous ont droit aux travails et que celui-ci mérite rénumération.
[2] Que les outils d'un artisans, d'un spécialiste ou d'un lettré ne peuvent être saisie pour non paiement d'impôt ou comme remboursement de dette, cependant ils ne peuvent plus être accepté comme garantie de prêt.
[3] Que le fond de commerce d'un marchand ne peut être entièrement saisie pour non paiement d'impôt ou non paiement de dette, de plus il ne peut être totalement couper de son moyen de faire le commerce, que ce soit par l'éviction de sa boutique ou la confiscation de son camion.
[4] Que tout journalier possédant ses propres outils les voient protégé par les mêmes droit que l'artisans.
[5] Que les bateaux de pêche, caboteur et barge sont considéré comme les outils de travail de leur propriétaire, lorsque celui-ci peut l'opéré seul ou en intégrant l'équipage.
[6] Que les champs appartient aux paysans qui le cultive et que nul ne peut le privé de celui-ci sans son accord. Afin de démontré symboliquement cela, les titres de propriété agricole originaux seront donner aux paysans alors qu'une simple copie sera conservé dans l'hôtel de ville.
[7] C'est déclaration peuvent ne pas être prise en compte dans les cas de trahison ou de crime grave.

Le non respect de la déclaration peut mener à une enquête et aller jusqu'à l'emprisonnement.
Ngô Bù Lôc
Conseiller exécutif du Club Boïtoï de Mÿ Lai
Ba Hiep
Maire de Mÿ Lai
[/quote]

[quote]
Une garnison de la milice prend place dans Mÿ Lai.
Des patrouilles militaires sont envoyées établir des campements dans les hexagones nord, est et sud est.
Un travail de ralliement de la population de Mÿ Lai et des environs est engagé par le Club Boïtoï
Le club promet d'établir les sept points de la prospérité dans les localités Nord, Est et Sud-est autour de Mÿ Lai.
[/quote]
Alwine

Message par Alwine »

Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan

Les réussites du Renouveau Monarchique avaient jusqu'ici été mitigé, la population de Chug-Nuan restant encore largement à convaincre. Certains ne voyaient encore dans les monarchistes que les remplaçants des criminels qu'ils avaient délogés, ni plus ni moins, un nouveau « gang » assurant la protection des commerces contre rétribution. C'était dommageable, bien entendu, mais au final la propagande avait permis d'équilibrer les comptes. Néanmoins, au final, le Renouveau Monarchique progressait, lentement mais sûrement. Ils n'étaient pas particulièrement pressés. Le but était de préparer solidement, en profondeur, la restauration pleine et entière du Grand-Kurong, d'un véritable Grand-Royaume non seulement restauré dans toute sa souveraineté mais aussi plus grand et plus puissant que jamais. Cela passait notamment par le ralliement durable des territoires aux marges de l'actuel territoire kurongais... et donc par le fait de s'implanter durablement et en profondeur à Chug-Nuan, entre autres.

Pour l'heure, la localité servait un peu de champ d'expérimentation pour les militants du Renouveau Monarchique, qui comptaient bien reproduire dans le futur, à plus grande échelle, tout ce qui marcherait « bien » à Chug-Nuan. Le cocktail actuel semblait plutôt bien fonctionner, même s'il y aurait sans doute des modifications à apporter dans le futur. Pour l'heure, il était temps de passer à la suite, maintenant que la population avait au moins une certaine sympathie pour leurs actions. La première étape était de s'attirer de la popularité et d'équilibrer un peu les comptes en chassant la vermine criminelle et en demandant une légère rétribution en échange – même si cette seconde étape avait visiblement été mal perçue. Le deuxième était de gagner un peu plus la population en utilisant l'arme de la propagande pour convaincre celle-ci de la nécessité d'être protégés durablement par le Renouveau Monarchique. La troisième allait poursuivre cette logique en utilisant un moyen plus concret encore pour intéresser les locaux à l'idée monarchique.

Et pour se faire la meilleure façon était encore, aux yeux des militants du Renouveau Monarchique... d'intégrer une partie des locaux dans leur structure. C'était ainsi qu'ils avaient mis sur pied une opération de recrutement au sein des espaces de populations les plus favorables aux idées monarchistes, à commencer par ceux qui avaient profité du délogement des criminels qui faisaient la loi avant leur arrivée, ainsi que ceux qui s'étaient le plus laissé convaincre par la propagande menée quelques jours plus tôt. Dans ces zones donc, et de façon plus marginale à travers tout Chug-Nuan, on avait fait via des tracts et quelques affiches la promotion d'un futur recrutement du Renouveau Monarchique – tout en en profitant pour rajouter une petite couche de propagande, tant qu'à faire – proclamant que c'était une chance de « prendre son destin en main » d'arrêter de « dépendre de lointains ploutocrates du sud » ou de « craindre le péril rouge », une occasion de « défendre sa vie, sa famille et ses biens, l'arme à la main s'il le faut », contre « toutes les menaces extérieures » le tout sous la « glorieuse bannière du Grand-Kurong royal et renouvelé ». Bref, on ne lésinait pas sur les belles paroles pour habiller l'essentiel : le Renouveau Monarchique recrutait à Chug-Nuan et était prêt à armer ceux qui étaient en faveur de leurs idées.

Le jour dit, aux endroits prévus, les recruteurs étaient bel et bien présents, faisant subir un sommaire examen aux candidats pour tester leur détermination et leur accord avec les idées du Renouveau Monarchique. On savait que la plupart étaient sans doute plus intéressés par le fait d'entrer dans la force paramilitaire montante du moment avec l'espoir de pouvoir en profiter à terme et tant qu'à faire la certitude d'en ressortir mieux armé et mieux entraîné qu'en y entrant, tout en pouvant aussi, en effet, éventuellement, en profiter pour protéger leurs familles et leurs biens contre les éventuelles prédations des rouges qui agitaient l'est de la province. Mais ce qui importait c'était de s'assurer que les recrues étaient fiables, autant que possibles, viables sur le plan physique et proches des idées monarchiques – c'est à dire, au pire, qu'ils n'étaient pas hostiles à la restauration d'un royaume pleinement indépendant qui engloberait aussi leur localité et pourquoi pas plus encore, surtout s'ils pouvaient, par leur engagement, profiter à terme dudit ralliement.

Outre le renforcement de la force de frappe du Renouveau Monarchique, qui serait bien utile pour le prochain volet de la marche prévue par les militants, on espérait aussi en retirer plusieurs bénéfices : premièrement, montrer aux habitants de Chug-Nuan qu'ils étaient aussi compter dans les citoyens du Kurong, des citoyens de pleins droits, que l'on hésitait pas à armer et à intégrer à la « main » du roi dans cette région. Deuxièmement, il s'agissait aussi de poser un geste fort en renforçant leurs forces... et donc en dissuadant un peu plus les locaux d'une éventuelle révolte, bien entendu. Troisièmement, il était aussi question de s'assurer d'un « bloc » de soutient, proche du mouvement, qui aurait tout intérêt à soutenir celui-ci pour que le frère, le fils, le cousin ou l'ami proche reste dans une position de force en faisant parti du bras armée du renouveau de l'ancien régime dans la région. Et enfin, on espérait que ces gens, quotidiennement aux contacts des idées monarchiques, pourraient participer à les recevoir puis à les faire rayonner chez leurs voisins.

Une fois les nouveaux militants sélectionnés, on leur ferait prêter serment envers le drapeau portant le tigre kurongais, et à travers lui à Sa Majesté le Roi de Kurong, puis ensuite commencerait l'entraînement proprement dit. Des armes leur seraient fournies, et on leur apprendrait à s'en servir dans les bâtiments à Chug-Nuan où le Renouveau Monarchique s'était installé après la mise en fuite des brigands qui y résidaient au part avant, au court de la première phase de leur approche. On les entraînerait militairement tout en leur inculquant les valeurs et les idées monarchistes, pour mieux leur permettre de les diffuser mais aussi de les défendre quand le temps viendrait de mettre ces nouvelles recrues en action...
Johel3007

Message par Johel3007 »

Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais

[center][img]https://s32.postimg.org/6oj37s891/Carpe002.jpg[/img][/center]

Aoxanh est célèbre au Mayong pour une chose et une chose uniquement : ses carpes.

Dans les restaurants huppés de Nagwon jusque dans les garrottes touristiques de Nankin, on déguste à toutes les sauces ce poisson à la chair goutteuse. La mode n’était pas neuve et datait de plusieurs siècles, où les princes-marchands de l’Austrobeysin payaient cher pour la « Carpe des Étangs d’Azur », référence aux nombreuses piscines naturelles qu’on trouvait dans la région, résultat d’une érosion bizarre provoquée par une géologie particulière.

Depuis tout ce temps, le business avait perduré pour les habitants, faisant de la région un des cas les plus précoces de pisciculture. Et aujourd’hui, outre le tourisme né de ses paysages, Aoxanh vivait toujours de ses carpes, lesquelles étaient même une marque déposée, via un label établi par une association locale chargée de contrôler toute la chaine de production, garantissant que chacun de ces poissons soit bien conçu, né, élevé et préparé à Aoxanh, selon des techniques artisanales… mais aussi qu’aucun restaurant ou vendeur du Mayong n’utilise l’appellation protégée. Les cas d’infraction, quand constatées, se réglaient souvent à l’amiable mais, lorsque le fraudeur se montrait rétiçant ou récidiviste, Aoxanh avait recours [url=http://www.simpolitique.com/chen-lin-inh-the-collin-chasse-prime-t11989.html]à des professionnels pour éliminer le problème définitivement.[/url]

Fatalement, conserver un mode de production aussi spécifique, s’il permettait de garantir la qualité et la réputation du poisson et donc justifier son prix exorbitant pour ce qui restait une carpe, avait ses inconvénients : moins de 500 tonnes de « Carpes des Étangs d’Azur » étaient fournis aux restaurants du Mayong chaque année. Une délicatesse, donc, à laquelle plusieurs grands chefs s’essayaient. Mais surtout une limite claire à l’étendue de la prospérité que pouvait espéré obtenir la population locale, limite d’autant plus claire que, depuis plus de 150 ans, ces étangs étaient la propriété d’une seule famille, laquelle avait même adopté le nom « Aoxanh ».
S’associant prudemment avec chaque parti à droite ou au centre du spectre politique, la famille Aoxanh garantissait ses droits sur les étangs azurs avec une habilité machiavélique. Impliqué au niveau national, le Clan ne négligeait pas pour autant l’aspect local, employant une bonne partie de la population non seulement dans la pisciculture, le tourisme et les activités annexes liées mais aussi dans des emplois parfois purement occupationnels visant à maintenir sur place une population certes miséreuse mais néanmoins loyale au Clan dont ils dépendaient pour leur survie.

C’était une situation que le SSP voulait abolir : le féodalisme moderne était autant l’ennemi du néokirovisme que l’était le capitalisme et ses enfants bâtards. Aoxanh, avec ses étangs et ses poissons, devait appartenir au peuple dans son ensemble plutôt que d’être le domaine privé d’une seule famille tolérant d’autres foyers comme autant de bétail et animaux de compagnie. D’où l’arrivée d’une équipe chargée d’infiltrer Aoxanh et d’en identifier les partisans du clan dominant.


[url=https://s31.postimg.org/6u5kdyzmz/Mayong00003.png]Carte[/url]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[justify]Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/482159MyeongBai.png[/img]
Myeong Bai
Gynécologue
Premier Délégué du district wapongais d’Anali[/center]


Myeong Bai
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Alors, expliquez-moi le problème. »

Myeong Bai était au téléphone avec Vien Xuan Vuong. Avec d’autres membres de la FAM, le commerçant mayongais avait croisé plus de 1000 réponses au sondage distribué quelques jours plus tôt. La tâche était très laborieuse : il fallait lister les habitants du quartier les plus appréciés et ceux les plus honnis. Si Vien Xuan Vuong apparaissait parmi les « 1 % préférés », au même titre que de nombreux autres membres de l’association, parmi les « 1 % détestés figuraient pêle-mêle de nombreux sympathisants communistes, des voisins qui n’ont pas fait bonne impression et surtout… des proches des membres de l’association. Il a par exemple un cas où un commerçant, Nghiem Tu, qui fait partie du « Top 1 % » a une mère – aigrie et méchante – qui, elle par contre, fait partie du « Flop 1 % ». Si le système de municipalités fiduciaires avait été instauré, Nghiem Tu aurait été directement élu au pouvoir exécutif de la municipalité. Mamie, en revanche, aurait été exécutée. On aurait beau donner à Nghiem Tu le pouvoir de gérer Vinh Du, il refusera de mettre sa mère aigrie sur le peloton d’exécution. « Elle est méchante et aigrie, je le sais… mais c’est ma mère quand même ! » disait-il souvent, quand les gens lui demandaient pourquoi il l’hébergeait chez elle.

Heureusement pour Nghiem Tu, la municipalité fiduciaire n’était pas encore installée. Mais le sondage pouvait faire craindre certains écueils. Président de la FAM, Vien Xuan Vuong avait donc demandé conseil à Myeong Bai, qui a installé un système semblable de l’autre côté de la frontière. Voici sa réponse :


Myeong Bai :
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Ah mais vous ne m’avez écouté jusqu’au bout, mon cher Vian Xuan ! À Anali, nous avons assorti les « 1 % préférés » d’une immunité individuelle qu’ils peuvent distribuer à n’importe qui, qui serait sous le courroux de la justice populaire. Votre collègue n’aurait dans ce cas qu’à transmettre l’immunité à sa mère. Mamie serait sauvée. Je suis heureuse d’apprendre que vous vous apprêtez à adopter ce régime chez vous. »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Malheureusement, ce n’est pas encore acté, il y a du chemin à parcourir. »

Myeong Bai :
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« En effet, vous devez détenir l’administration. Le CLE a pris le pouvoir démocratiquement dans certains districts wapongais, ce qui a facilité la tâche. Nous sommes ici dans une autre configuration. Vous devez montrer votre détermination face au maire. »

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Comment ? Il n’acceptera jamais de nous rejoindre. »

Myeong Bai :
Gynécologue et Premier Délégué (CLE) du district wapongais d’Anali
« Montrez que vous bénéficiez d’un soutien populaire plus important que lui. S’il n’est pas trop idiot, il se ralliera à votre cause. Sinon, le peuple fera entendra sa voix. »

La conversation téléphonique prit fin. Vien Xuan Vuong savait bien ce que voulait dire Myeong Bai mais le commerçant n’était guère à l’aise avec cette idée. Après le départ du dernier client de la Caserne, il en ferma à double tour la porte et ferma les persiennes, plongeant la boutique dans l’obscurité quasi-totale. Dans le noir, son esprit ne serait pas distrait. Cam Thi était restée à la maison, se reposer. Vien Xuan était donc seul. Seul face à sa conscience. La situation était tellement grave qu’il alla se servir directement dans le rayon « Alcools et tabac » situé derrière la caisse poru des raisons de sécurité. Il ouvrit avec une paire de ciseaux la petite bouteille de whisky enfermée dans un emballage plastique et ouvrit également un des paquets de cigarettes proposés à la vente. Vien Xuan ne faisait jamais ça, consommer sa marchandise, mais il n’avait pas envie de revenir à la maison pour récupérer son propre tabac. Il engloutit plusieurs verres et s’alluma quelques cigarettes. Cela lui permettait de réfléchir.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/172173cigarette.jpg[/img][/center]


« Montrer sa détermination face au maire »... C’était facile à dire quand on a obtenu les clés de la mairie après une élection et quand on déléguait les tâches ingrates à un bourreau salarié avec les deniers publics ! Ecrasant sa cigarette à même le sol, il avait pris une décision : il allait stopper les frais, dissoudre cette « Association fiduciaire » et revenir à la vie normale. Mais en franchissant le seuil de la réserve et en voyant tout le travail qui avait été accompli jusqu’à présent, Vien Xuan comprit qu’il ne pouvait plus revenir en arrière. S’il abandonnait, un autre allait prendre sa place. On l’accusera de traîtrise. Son nom sera inscrit parmi les « 1 % » de bannis de la ville… Et il finira pris à son propre piège : exécuté par un système qu’il a lui-même mis au point au Mayong ! Et Cam Thi avait besoin de médicaments… Les affaires de la Caserne ne se portaient pas bien, et l’arrivée des rouges était plus que jamais d’actualité. Vien Xuan était pris dans un engrenage, un cercle vicieux monstrueux duquel on ne pouvait sortir que par la victoire par le sang. Le malaise l’envahit, il ne sait plus quoi faire. Il ne peut pas fuir, son magasin était sa raison de vivre, sa seule ressource. Spontanément, il se laissa tomber, ses genoux claquèrent contre le linoléum de la réserve et il se mit à prier. Prier, prier et encore prier. Ce qu’il ne faisait jamais à l’accoutumée. Autant l’idée sur le papier lui paraissait géniale, autant l’imminence de sa concrétisation le tétanisait au plus haut point. C’est sans doute la dernière fois qu’il pourra prier et demander aux dieux de le pardonner. Une fois l’engrenage lancé, il n’aura plus le temps de pleurer chacun des morts qui allaient se succéder dans un futur proche.

Plus d’une demi-heure plus tard, il se releva difficilement – ses genoux avaient sans doute été fracturés dans la chute – et s’attela à la table de travail. Myeong Bai lui avait implicitement conseillé de tuer une personne « pour l’exemple ». Une exécution sur la place publique du quartier, à laquelle le maire était convié. Le condamné à mort en question devait être unanimement détesté par le quartier. Quelqu’un de pas trop engagé politiquement pour éviter d’allumer la braise, quelqu’un qui n’est JAMAIS cité parmi les « 1 % préférés », quelqu’un de célibataire et sans enfant si possible et surtout quelqu’un qui n'est pas proche, de près ou de loin, d’un membre de la FAM. Plusieurs heures durant, Vien Xuan éplucha les quelques 1000 réponses d’habitants, centralisées par tous les commerçants membres de la FAM. Il s’était constitué une « shortlist » de 50 personnes et étudia pour chacune d’elle si elle était suffisamment « tuable » aux yeux de la justice populaire. À deux heures du matin, la shortlist était maintenant réduite à 10 personnes et pour chacune d’elles, Vien Xuan avait établi un tableau de fortune en deux colonnes : « Le tuer » / « Le laisser vivre ». Il listait les griefs possibles contre chacun d’eux et leurs « bons points ». Celui-ci avait violenté sa femme… mais il chérissait sa fille. Un autre effrayait les passants et les insultait… mais c’est parce qu’il avait un handicap mental. À chaque fois, une raison venait dissuader Vien Xuan de lui mettre la corde au cou. Après plusieurs heures du travail, il put mettre un nom sur le condamné à mort. Ce n’était pas le plus cité parmi les « 1 % les plus détestés » mais sa mort allait au mieux contenter, au pire indifférer tout le monde. Il était également l’un des seuls à n’avoir aucun soutien et de source sûre, il n’avait aucune famille. Vien Xuan soupira de soulagement. Il soumettra l’idée au reste de la FAM mais en attendant, le plus important était d’inviter le maire et faire la promotion de l’évènement dans tout le quartier. La vieille imprimante se mit ainsi à gober la rame de papier pour sortir en noir et blanc, un par un, les quelques mille flyers qui allaient être distribués dans chaque foyer.


[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/278522VienXuanVuong.png[/img]
Vien Xuan Vuong
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM[/center][/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''TRAVAILLER ET COMBATTRE''

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/27/1467909610-peop.png[/img][/center]

CAMARADE-COMMANDANT BACH VÂN | « On y passera la journée si il le faut, mais je peux vous garantir que vous allez apprendre à marcher au pas ! Tas de cons ! Allez on s'y remet. GAUCHE, DROITE, GAUCHE, DROITE, GAUCHE, DROITE... »

Depuis son installation à Honlý, le Front Rouge des Combattants avait mené un travail politique sur plusieurs axes : La nécessité de la révolution et du socialisme, l'apprentissage basique via l'écriture et la lecture, les cours d'éducation politique et philosophiques puis en dernier, les exercices militaires. Le Front Rouge des Combattants était persuadé qu'il ne pourrait pas y avoir de changement positif, sans en venir à l'utilisation des armes. Il ne s'agissait pas de lancer uniquement une lutte armée, mais d'être capable de pouvoir mener de front une lutte politique et militaire combinée. Là reposait absolument tout. Les exercices militaires, était là à la fois pour apprendre la discipline, mais aussi pour forger des combattants qui allaient être cruciaux pour la lutte à venir. A Honlý, on s'engageait volontairement. Les récents exploits du Front Rouge des Combattants avaient attiré à lui des sympathisants des hameaux, villages et localités tout autour. Il fallait leur trouver un uniforme, une arme et pouvoir leur apporter le plus précieux : L'éducation politique. Une armée populaire n'est pas une armée comme les autres, elle ne se contente pas de remporter des victoires militaires, elle doit aussi gagner sur le front idéologique. Il y a le Parti et il y a la Force Combattante. Si les deux ne sont pas liés, il n'y a que peu de chances de victoires. L'entraînement militaire était assez basique : Apprentissage du montage et démontage d'armes, exercices de tirs, apprendre à marcher au pas et à un rythme cadencé, était la base. Pour les meilleurs tireurs, une arme de précision. Pour les plus bourrins, une arme lourde et de couverture. Mais ce qui importait, était avant tout de pouvoir se servir de sa tête. On ne pouvait pas devenir un soldat du Front Rouge des Combattants, si on savait pas lire et écrire. Être dans une Armée Populaire requiert plus que de simples capacités physiques. Un bon soldat est capable de travailler, d'étudier et de combattre. La révolution se gagnera également par la force des idées, relié matériellement par l'avancée du socialisme dans chaque domaine de la vie. Dans leurs formations, les futures soldats ou miliciens était en quelque sorte "totalisé", dans un environnement qui devait leur permettre de mieux parfaire leurs aptitudes idéologiques et politiques. Là était le cœur de toute l'action du Front Rouge des Combattants.

CAMARADE-COMMANDANT BACH VÂN | « Les buts de la guerre sont avant tout d'infliger des pertes et des défaits à l'ennemi, pour le forcer à reculer et à admettre sa défaite. Notre définition de la guerre populaire est la suivante : Chaque victoire militaire, à un objectif politique. Chaque victoire, doit renforcer la dictature démocratique du peuple et faire avancer sa cause. Nous ne cherchons pas uniquement à battre nos ennemis, nous cherchons à les anéantir idéologiquement. Camarades, si nous sommes capables de pouvoir nous mouvoir dans les masses, ce sera alors le bout du monde. »

La Camarade-Commandant Bach Vân était l'une des nombreuses combattantes qui avait rejoint le FRC après avoir été pendant des années, victimes de sévices en tout genre, parfois sexuel. Comme souvent dans la région, l'on continue de vendre ses filles au plus offrant, souvent pour un sac de riz ou tout autre chose permettant de survivre. Alors qu'elle aurait pu sombrer dans une rage auto-destructrice, Bach Vân a finalement été éprise d'un soldat du Front des Combattants Rouges, qui lui a apporté un savoir politique, idéologique et militaire. Aujourd'hui, il n'est plus. Attristée, elle ne le montre pas et préfère donner sa vie entière à la cause révolutionnaire qu'elle croit juste et nécessaire. Dure, elle l'est toujours. Le milieu de la guérilla n'est pas un endroit simple pour une femme, encore moins dans les régions reculés du Mayong. Afin de lutter contre les sévices corporels, les maris brutaux et les proxénètes, elle s'est chargée de créer une unité composée entièrement de femmes, qui agissent comme le bras vengeur du sexe féminin. Au-delà de cette activité, elle est également en charge de la formation des nouvelles recrues. Petite en taille, les cheveux noirs et court, une casquette militaire sur la tête, elle passe pour une autoritaire et malgré cela, personne n'ose lui chercher des noises. Car tout le monde connait sa véritable valeur en tant que révolutionnaire et que combattante. Comme on aime bien le dire en Oustrie : Chez les travailleurs, il n'y a que des travailleurs. C'était pareil ici. Chacun avait un uniforme quasi identique, touchait la même solde, n'avait pas plus que les autres. Pour de nombreux paysans, cela leur faisait penser à une religion laïque, comme si les communistes étaient des croyants, sans croire en un être supérieur. Pourtant, il y avait bel et bien des croyants parmi ces combattants communistes, parmi ces "matérialistes athées". Bach Vân était l'une d'entre eux.

CAMARADE-COMMANDANT BACH VÂN | « Si vous allez chez une famille de paysans pauvres, proposez leur de l'argent en échange de quelques animaux, ou même un peu de farine. Si ils ne veulent pas, n'insistez pas. Montrez l'exemple et si vous voyez qu'ils sont des difficultés, n'hésitez pas à déposer votre fusil pour les aider. Un soldat de l'Armée Populaire ne doit pas craindre les tâches ardues et doit pouvoir être utile partout où cela est possible. Sur le front, à l'étude et dans les champs. Camarades, il nous faut retrousser nos manches. Si nous ne sommes pas des soldats du peuple, comment pourrions nous parler en son nom ? »

Pour de nombreux paysans, les communistes étaient des collectivisateurs forcenés. On racontait ici et là, que les communistes du Front Rouge des Combattants voulaient collectiviser femmes et enfants, qu'ils voulaient faire dormir tout le monde sous une grande 'tente collective'. Pour d'autres, ils étaient des démons et pratiquaient des rites magiques pour tuer leurs adversaires. La mentalité paysanne est capricieuse et facilement détenu par le féodalisme. Pourtant, le Front Rouge des Combattants fait preuve de beaucoup de patience pou expliquer ses principes : La terre aux paysans, l'usine aux ouvriers. Chacun possède son moyen de travail. Pour le paysan, la terre et pour l'ouvrier, son usine. De nombreux soldats vont travailler dans les champs, afin d'aider la population. Ici à Honlý, ils ont aidé récemment à monter un syndicat de paysans pour qu'ils puissent commencer à se structurer et pouvoir défendre leurs droits. On espère secrètement que ce genre d'action va commencer à faire tâche d'huile et se répandre dans la région. L'organisation des paysans les plus pauvres, est chose aisée. Cela devient plus dure pour les paysans moyens et il n'est pas question de discuter avec des propriétaires terriens, notables en leurs villages. Pour attirer le paysan moyen, il faut lui promettre qu'il ne sera plus redevable du propriétaire terrien, que la future coopération lui permettra de garder sa terre, ses outils mais quand il le souhaitera, il pourra entrer de plein pieds dans l'exploitation collective. Cela est pareil pour l'artisans du coin, ou le petit commerçant. Dans la stratégie de lutte du Front Rouge des Combattants, il y a la portée idéologique et politique qui est fondamentale, au risque de le répéter sans cesse. L'usurier est un ennemi du peuple, mais pas le petit artisan couvert de dette. Le socialisme ne peut lui apporter que la protection de son travail et la jouissance de ses biens.

CAMARADE-COMMANDANT BACH VÂN | « Les féodaux, les propriétaires terriens, les capitalistes, les usuriers sont les véritables ennemis du peuple. Ne commençons pas à attaquer la petite-bourgeoise pour rien du tout, car elle peut aisément se retrouver dans notre programme politique. Surtout dans les villes ! Il faut nous tourner contre les fractions les plus concentrées de la bourgeoisie, pas taper sur n'importe qui. Nous sommes tous avides de pouvoir mettre à bas ce système expropriateur, mais pas à n'importe quel prix. Dans le peuple, il faut compter sur toutes les bonnes volontés. Comment se caractérise le "nouveau pouvoir" ? C'est simple, tout les amis de la révolution peuvent participer à ce "nouveau pouvoir", tant qu'ils en respectent les principes et la légalité. »[/justify]
Alwine

Message par Alwine »

Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan

Le Renouveau Monarchique avait bien avancé à Chug-Nuan, vers la constitution de la localité en une future annexe du Royaume du Kurong, et pourquoi pas d'un Grand-Royaume représentant un Grand-Kurong ayant retrouvé toute sa force et tout son sens, en future base d'extension de l'influence royale à travers le pays, avançant vers le sud pour déclencher le mouvement de masse qui devait finalement mener à la victoire. Ils avaient pris possession effectivement du terrain en chassant les criminels qui y faisaient au part avant leur petit trafic, avaient entrepris de convertir la population aux vues royaliste – ce qui se ferait lentement mais sûrement, mais dont le début était déjà bien lancé, heureusement – et avaient fait en sorte de lever des troupes directement sur place, combinant ainsi l'intérêt d'un intéressement des locaux à leurs affaires, d'une « base » idéologisée au sein même de la population, à un rehaussement de leurs forces vives.

Maintenant, il restait à développer durablement cette base... en montrant que le pouvoir royal serait ici tout différent du pouvoir des gangs qu'il avait remplacé. D'une part parce qu'il ne s'agirait pas de prélever des ressources quotidiennement aux commerçants, que du contraire – à terme on comptait bien avoir d'autres moyens de collecter les ressources locales – et d'autre part parce qu'il fallait montrer que contrairement à un quelconque gang quand le Renouveau Monarchique « nettoyait » un secteur au nom du roi ce « nettoyage » se voulait définitif, et que nul ne pouvait remettre en cause la paix du roi une fois établie... sans en payer le prix. Hors si pour l'heure nul n'osait contester la présence des monarchistes sur place, solidement assurée par une occupation directe du terrain qui était toujours exposé à la propagande royaliste, les gangs chassés des lieux n'hésitaient pas à mener de courtes escarmouches pour porter atteinte aux nouveaux maîtres des lieux.

Si dans un premier temps les militants du Renouveau Monarchique avaient laissé coulé, ces raids commençaient à en agacer plus d'un, et, profitant de la nouvelle levée de troupes procurée par l'opération de recrutement en route depuis quelques jours, le mouvement avait choisi de les utiliser pour opérer la quatrième étape prévue sur le plan monarchique : occuper le terrain de façon visible. Pour cela, il fallait réussir à attirer l'attention des ennemis du nouveau « pouvoir » en place, de façon toute illégitime et encore officieuse, bien entendu, mais néanmoins en place, de façon à provoquer une frappe en force qui pourrait servir d'exemple pour les autres. Pour cela, rien de plus simple : on choisi l'une des nouvelles recrues les plus réceptives à l'endoctrinement royaliste, qui se fit passer pour un simple citoyen ayant une information à vendre auprès des criminels – scénario très crédible, puisque ceux-ci l'avaient toujours connu comme un citoyen comme un autre, c'est à dire peu scrupuleux – une information « juteuse ».

Et en effet elle l'était : on parlait d'une partie de la trésorerie monarchique qui serait laissée avec une faible surveillance pendant que le Renouveau Monarchique emmenait ses nouvelles recrues pour un entraînement. Une occasion en or de se venger des nouveaux venus... et de se refaire au passage en se servant dans leurs coffres. L'information, confirmée par la rumeur soigneusement lancée par d'autres sympathisants, soldats ou non, était plus que tentante, et après quelques hésitations, plusieurs bandes criminelles se réunirent – chose rendue nécessaire par leurs diminutions d'effectifs à tous, en partie à cause des méthodes parfois radicales du Renouveau Monarchique lors de son installation, en partie parce que l'on trouvait moins facilement des volontaires pour une guérilla déracinée que pour exploiter fructueusement des citoyens sans défense – pour monter une attaque qui se voulait brève, rapide et efficace.

Le plan était simple : le jour dit, envoyer des guetteurs s'assurer du départ du gros des monarchiques, anciens et nouveaux, pour ensuite s'approcher sous couvert de l'obscurité et de la brume qui régnait toujours sur Chug-Nuan aux premières heures de la nuit et frapper. Frapper vite et fort de rares factionnaires qui ne s'y attendraient pas et prendre une formidable et enrichissante revanche. Sur le papier s'était parfais. En pratique bien entendu les forces du Renouveau Impérial, qu'elles soient anciennes ou nouvellement levées, n'avaient fait que s'éloigner hors de vue, pour revenir ensuite, elles aussi couvertes par l'obscurité et la brume. Et c'est ainsi que non seulement les miliciens encore présents attendaient l'attaque de pieds ferme, mais aussi les autres forces n'attendaient que l'attaque pour agir eux-mêmes : dès que les criminels se furent engagés, ils les prirent à revers, en tirant pour tuer et mettre une bonne fois pour toute fin à la menace.

L'opération fut rondement menée, et si une partie des criminels furent capturés, blessés ou non, peu arrivèrent à s'enfuir : le gros fut tué, trop surpris d'être pris à revers par un ennemi bien armé alors qu'on s'opposait solidement à eux à l'avant. Ceux qui avaient été capturés, du reste, n'eurent qu'un sursis : le lendemain, sur la place principale de Chug-Nuan, ils furent pendus hauts et courts, pour « attaque contre les représentants de la Couronne » et « récidive dans le domaine du crime en dépit de la chance qui leur a été laissé de s'amender ». Si cela pouvait déplaire aux proches des criminels – à supposé qu'ils n'aient pas été entraînés dans l'aventure et liquidés aussi – pour la plupart des gens ce fut l'occasion de voir ceux qui les tyrannisaient depuis des années être définitivement « supprimés » du paysage, proprement, au nom d'une justice expéditive mais facile à comprendre. Et comble du luxe, cette fois le service, n'impliquant pas de commerçants à sauver directement, fut tout à fait gratuit...
Feral

Message par Feral »

Les Milices de la Prospérité
Club Boïtoï

La scène était la même partout dans les régions du Bò Lai, tout autour de Mÿ Lai, des groupes de miliciens hurlaient « Mau! Mau! »[1], alors que les fantassins couraient en tout sens, les uns portants des barrières de fer forgé et de bois garnies de pointe ou de fils de fer à rasoir fait à la main par les maîtres forgerons et les charpentiers du Club Boïtoï. Les ordres retentissaient en tout sens « kiểm tra các nút giao thông » [2], « Xây dựng đập khác có » [3]. Ont empilait des sacs de sable fait de coton devant des remblais de terre mainenue par une charpenterie professionnel dans des ouvrages de tranchées élevées [4] combiné à des tranchées creusés [5], l'on empilait des caisses de munitions civiles et des carabines de chasse dans des postes de commandement sommaire. C'est que le président du Club local Ngô Bù Lôc avait donner l'instruction de prendre le contrôle des routes par l'établissement de point de passage aux intersections menant à Mÿ Lai.

Officier Cao Leng
Compagnon Officier,
« Commandant Giap, les hommes sont en train d'aider les miliciens du district de Bò Lai à mettre en place les derniers postes radio et les derniers points de mitrailleuses. »

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Parfait monsieur Leng, les renfort fournis par l'appel aux armes des membres du club nous permettra de quitter Ahn Dào. Ils serviront de garnisons pendant que nous allons opéré notre manœuvre dite « de la nouvelle lune». »

Officier Cao Leng
Compagnon Officier,
« Nous n'attendons pas les compagnies de la Providence et de la Transmutation? »

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Non, avec l'approche rapide des communistes du SSP sur Kampong, il devient plus que prioritaire de se déplacé au sud de la ville sur Duong Liêu et d'y établir une base d'opération afin de mainenir l'ordre et de rassuré les notables, les bourgeois et les artisans et de leur donner le signal du ralliement. »

Officier Cao Leng
Compagnon Officier,
« Vous êtes sur que vous ne voulez pas amener quelques un des auxiliaires? »

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Certain Officier Leng,, ils nous ralentiraient et leur fonction est principalement celle de défendre leur bourgades. De plus Ngô Bù Lôc à besoin des artisans au travail et des commerçants en activité afin de continué à alimenté notre action et à préparé l'autonomie de notre district face au reste de la province. »
« Les jonques de Mÿ Lai nous assurent déjà une liaison presque continue avec le reste du pays, mais ils nous faut des biens à y chargé. »

Officier Cao Leng
Compagnon Officier,
« Je comprend pour les artisans, ils construisent les bâtiments, les fortifications, nos armes, je comprend que certain commerçant soient utile, mais les restaurateurs ou les épiciers? Voir les fonctionnaires? Pourquoi ne pas les enrôlés? »

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Le peuple à besoin d'être rassuré et la meilleure façon de le faire est de changé le moins possible leur quotidien, cela veut dire que leur épicier du coin continue à leur vendre des fruits, que le boulanger cuise son pain et que le boucher découpe la viande et que le restaurateur leur servent un repas chaud, même si tout cela ce fait avec plus de fusil qu'avant, le quotidien dans ces aspects général reste inchangé et donc rassurant. De plus, ils servent de force d'occuppation et de réserve. »

Officier Cao Leng
Compagnon Officier,
« Je vois, c'est brillant! Ngô Bù Lôc devrait faire partie de notre association d'officier»

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Pour ce qui est des fonctionnaires Leng, ils sont beaucoup plus utiles où ils sont à rapatrier les ressources du district,a organisé les activités et le fonctionnement du district. Ils ont des contacts dans les autres villes, région et district et ils connaissent le travail, autant les laissé là. Ils pourront défendre les bâtiments et les petits-bourgeois les rues. »

Bao Pham Chìek
Apprenti officier,
« … Maîre Vô Giap, les barrages sont installé et la compagnie est prête à bouger sur votre ordre. »

Chihn Vô Giap
Commandant de la compagnie transcendante, Maître- Officier [CB]
« Très bien officier Chìek, donner l'ordre du départ, nous allons à Doung Liêu, puis à Giang Long »

Sur ce, les officiers se séparèrent. Les subordonnées partir donner des ordres à d'autre subordonné pendant que Chihn Vô Giap observait ses hommes se rassemblé en colonne. Ils étaient peu, mais faisaient partie de la branche paramilitaire permanente du Boïtoï, cette fraction de l'armée nationale ou des retraité de l'armée, de la police ou autre qui considérait leur travail comme une forme d'art, égal aux travaux des artisans et aux savoirs des lettrés et donc tout à fait compatible avec l'idéologie du Club.
Mais Vô Giap se demandait comment il allait s'y prendre pour rallier des les jeunes militaires qui était susceptible d'être séduit par les beaux habits de la monarchie ou les belles promesses des communistes. Le salut était dans l'ordre et la stabilité, pas dans la terreur couronnée ou la psychose révolutionnaire.

[1] « Vite! Vite! » en vietnamien.
[2] « Contrôlez les intersections »
[3] « Établissez un autre barrage là »
[4] Tranchée formé par l'entassement de matériaux
[5] Tranchée creusé dans le sol


Ailleurs

Dans les villes de Ahn (hexagone est), Ahn Dào la forêt des cerisiers (Hexagone sud-est) et Ân (hexagone nord), l'on avait installer des postes de l'harmonie, des casernes pour les forces du Club Boïtoï chargé du maintien de l'ordre et de la défense des villes. C'est que l'avancé des communistes sur Kampong avait semé une certaine panique parmi les notables. Les mairies des petites villes avaient été rapidement coopter par le ralliement des notables, presque tous membres d'un club Boïtoï. Les services financiers des municipalités avaient rapidement fait fluctuer les fonds des services gouvernementaux vers les caisses du club Boïtoï. Les autres ressources aussi étaient détourner par les fonctionnaires, avec la complicité des petits-bourgeois artisans et lettré des villes, ceux qui auraient été dans les meilleurs positions pour voir les choses se dérouler en sommes.

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« C'est très généreux à vous de nous offrir les camions de la voierie pour le transport de nos barricades monsieur Feng. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai
« Ce n'est que naturel, rien ne peut mieux nous motiver que la séparation d'avec le gouvernement incompétent de Kampong et la défense de nos intérêts contre les communistes. »
« Le bureau de police de Ahn à reçu six milles cartouches de fusil à pompe, vingt milles cartouches de9 millimètres et les magasins associés, ainsi que dix milles cartouches pour fusils d'assaut avec des magasins de trente-cinq cartouches. Souhaitez-vous que nous les indiquions comme non-reçu?»

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Croyez-vous que dans l'État actuel des choses Kampong nous enverrais une autre commande? »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai
« Mon cousin travail pour le service logistique de la Police de Kampong et de la région métropolitaine, il ferra ce qu'il faut. Aussi souvent que nécessaire, mais cette astuce ne fonctionnera qu'un certain temps…»

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« En effet Feng, Kampong enverra des agents enquêter et nous seront au prise avec une attention non désirée. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai
« Je vois que le chef de police Chinh avait fait une demande de renforcement de son effectif avant qu'il ne soit tué dans les émeutes. »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Maudite banlieue. Les émeutes devaient être terrible pour qu'ils appellent à l'aide la police rurale à la rescousse. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai
« Nous avons vue la lueur des incendies durant la nuit à Ahn. »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« C'est réglé maintenant? »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Mon cousin dit que ça dépend des quartiers, la plus part des gens protestes contre le coup d'État ou réagissent de terreur en face des invasions »
Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Votre cousin Feng, il ne pourrait pas nous envoyer des recrues sélectionner en répondant à la demande du chef Chinh? Vous savez, afin de renforcer notre protection sur le district. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Je ne sais pas si Kampong voudra envoyer des agents par ici, même des recrues, mais nous allons voir ce que nous pouvons faire. »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« C'est Ngô Bù Lôc qui serait satisfait, nous avons reçu les renforts promis par le Club à Nagwon et à Kampong sous la forme de la Compagnie Transcendante, mais nous aurons du mal à nous éloigné de Kampong et de ses districts environnant si nous ne recrutons pas d'avantage de Compagnons de métiers pour lancer une offensive. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Une offensive? »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Les communistes descendent en force des collines et ils pillent, viols et tue tout ce qui leur plait sur leur passage. Nous pourrions les arrêtés à Kampong si les opérations planifiées par Chinh Vô Giap et Ngô Bù Lôc réussissent. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« J'ai entendu dire que Ngô Bù Lôc allait se rendre à Kampong? C'est risqué! »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Oui, mais il sera accompagné par une équipe de la police du District. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Que va faire notre conseiller exécutif à Kampong? »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« S'adresser à la population »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Nous avons un club là bas non? »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Je crois qu'il a été tué ou blessé dans les émeutes en défendant une joaillerie avec les membres de sa milice de quartier. De plus, Ngô Bù Lôc connaît les mots pour rallié les coeurs patriotes et convaincres les indécis.»

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Si nous pouvions gagnez Kampong ce serait terminé rapidement après! »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« Non! Au contraire, nous deviendrions la cible de toutes les factions, cependant si nous n'essayons pas de prendre au moins quelques district de Kampong nous disparaîtrons avec sa chute. Nous ne sommes pas prêt à résisté à un assaut ordonné des communistes, appuyés sur une base aussi forte que Kampong. Sans parlé du chemin ferroviaire. »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Vous semblez au courant de ces choses là »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« J'ai pris des cours les cours de stratégie de Chinh Vô Giap lors d'un de ces passages dans la province, il y a quelques années. Et mon frère travaille pour les transports de la province, Kampong est le noeuf ferroviaire de la région… »

Mr. Feng
Fonctionnaire du district de Bò Lai,
« Hoo! Je vois, alors je suis encore plus certain de mon ralliement à la cause des Milices de la Prospérité. Longue vie au Club Boïtoï défenseur de l'harmonie et de la civilité. »

Dao Công Danh
Notaire et représentant du Boïtoï,
« C'est très bien dit. Longue vie au Boïtoï! »
Johel3007

Message par Johel3007 »

Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais

L’Austrobeysin n’était pas une région fertile. Une bonne partie de ses terres étaient soit trop rocailleuse, soit colonisées par des espèces végétales dont l’apport minéral ne contribuait pas à enrichir le sol de manière correct pour le type de culture intensive pratiqué sous des latitudes similaires. Il était toutefois quelques endroits où des fermes pouvaient dépassé le simple niveau de la subsistance… mais bien souvent, les éléments ou la faune rendaient les rendements inconstants.
Hoa Co était chanceuse à cet égard : la commune disposait d’un sol riche, fruit de générations de gestion saine et prudente par les familles du cru miraculeusement épargnées lors des divers conflits. On y cultivait une plante importée voici déjà deux siècles depuis le Makiran Oriental : la patate. Miraculeuse racine capable de s’adapter assez facilement et de produire un concentré de calories faisant le bonheur des ventres affamés de toute la région, elle était assez robuste que pour endurer inondation comme sécheresse et n’aurait été LA culture de choix s’il n’y avait un gros problème typiquement régional :

[center][img]https://s31.postimg.org/f6en1l7iz/article_0_169419_F8000005_DC_469_634x416.jpg[/img][/center]

Les rats des bambous font partie de la faune locale de l’Austrobeysin. Pendant des siècles, leur population est demeurée stable, servant de force rafraîchissante au sein des forêts de bambou dont ils dévorent les rhizomes avec avidité au même titre que les pandas roux, dont ils constituent aussi une partie de la diète. La population de rats des bambous fut historiquement moins abondante au pays du matin calme que dans la vallée de Wa précisément car elle y était en compétition intense avec le panda roux. Elle était une vermine occasionnelle autant qu’un met apprécié, apportant un peu de viande bon marché dans les assiettes des plus pauvres.
Mais avec les progrès de l’industrialisation et les efforts de réclamation des terres par l’homme durant le 20ème et 21ème siècle, la population de pandas roux a connu un déclin rapide, laissant les rats des bambous proliférer avec d’autant plus d’enthousiasme que l’introduction de la patate a été autant une aubaine pour eux qu’elle ne l’a été pour les humains.
Aujourd’hui, nombreuses sont les fermes du Mayong à souffrir de cette vermine dont les colonies sont depuis longtemps hors de tout contrôle et semble avoir développer une résistance incroyable aux poisons les plus fréquents, forçant l’usage de substance bien plus létale et toxique, avec l’impact indirect qu’on comprend sur le reste de la faune, de la flore… et même sur les habitants du Mayong.
On aurait pu argumenter qu’il s’agissait là d’une aubaine pour la population qui, du coup, avait une abondance de viande… mais n’importe quel agronome vous expliquera que la valeur calorique de la viande, au regard des végétaux nécessaires à nourrir l’animal dont elle provient et de la surface nécessaire à cultiver ces mêmes végétaux, est une source peu optimale de nourriture à grande échelle. Cela est vrai pour les bœufs, les cochons et les poulets. Cela l’est encore plus pour les rats des bambous. Un autre soucis est le fongus qui croît sur la fourrure de ces bestioles... et qui s'avère être un parasite mortel pour les humains.

Le Syndicat avait son plan de bataille contre les rats… mais comme toute guerre, elle demanderait des sacrifices. Et pour l’heure, il a une autre guerre à mener, contre un autre ennemi bien plus destructeur que de simples rongeurs. Son regard ne va pas aux terriers des campagnes mais vers les hautes tours des centres financiers de Nagwon.
Cela n’empêche toutefois pas ses membres d’utiliser le prétexte de la chasse aux rats pour infiltrer la commune de Hoa Co. Sous l’identité de sous-traitant pour la firme Wapongaise [url=http://www.simpolitique.com/post157161.html#p157161]Ratatak[/url], la dizaine d’hommes et femmes prétendraient collecter des spécimens locaux en vue de tester leur utilité comparé aux autres espèces de rongeurs avec lesquels Ratatak travaille. Ils auraient ainsi du temps pour observer et analyser la commune en préparation de l’arrivée de la Révolution…



[url=https://s31.postimg.org/myhvczl7v/Mayong00003.png]Carte[/url]

[url=https://s31.postimg.org/g2g6dw80r/Mayong00005.png]Pour l'encyclopédie[/url]
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