Posté : mar. mai 17, 2016 11:15 pm
- Faction jouée : Les identitaires sébaldes
- Municipalité jouée : Ambrosius
- Moyens utilisés : Achat d'un local, buffet (biscuits et toast), matériel pour discours (micro, estrade...), décoration jaune et noire
"Tu sais comment on appelle une tranche de jambon sur un scooter ? Un antivol !"
À la fin du repas, les membres du groupe se partagèrent la note, heureux d'avoir pu bénéficier d'une petite réduction offerte par le patron du restaurant, affirmant avoir un devoir envers ceux qui n'hésitaient pas à défendre haut et fort les intérêts des vrais Sébaldes.
Après avoir marché quelques centaines de mètres, ils se trouvèrent au pied du petit immeuble qui abritait le nouveau local d'Identité Sébalde à Ambrosius. Récemment acheté et aménagé par les six militants, ces derniers le destinaient à devenir le quartier général des Identitaires au cours de la lutte à venir. À trois dans chacun des deux ascenseurs que comptait le bâtiment, le petit groupe gravit les trois étages qui les menaient au sommet sans trop de peine. Aussitôt sortis, ils se mirent au travail afin d'achever les dernier préparatifs. Caspar et ses compagnons s'étaient en effet déjà mis d'accord sur la démarche à suivre, l'organisation du meeting et les sujets à aborder. Il restait à présent à travailler la forme. La salle de réunion devait être aménagée au mieux afin de montrer la puissance dont disposaient déjà les Identitaires d'Ambrosius. Tout d'abord, les couleurs devaient être choisies avec précaution : le jaune et le noir, couleurs du drapeau sébalde, étaient à l'honneur, qu'il s'agisse des nappes qui recouvraient les tables, des rideaux qui bordaient les fenêtres, ou même des serviettes en papier qui accompagnaient le buffet. Oui, Caspar et ses acolytes étaient bien décidés à mettre les petits plats dans les grands : le long des murs étaient collées plusieurs tables, couvertes de mets destinés à agrémenter le passage des visiteurs. Rien de bien extraordinaire, bien entendu, les moyens déployés restant limités. Il s'agissait seulement de quelques biscuits aux fruits ou au chocolat, accompagnés de toasts salés pour les amateurs. Bien entendu, la zone qui allait sûrement concentrer toute l'attention n'avait pas été négligée : une haute estrade avait été installée devant l'écran, sur lequel allaient être projetés les divers documents utiles aux orateurs tout au long du meeting.
Le contenu du discours avait été préparé lui aussi avec soin. Il s'agissait avant tout d'un prolongement des arguments déployés lors de la précédente virée de Caspar et ses camarades militants, en un peu plus poussés toutefois, le format permettant cette fois-ci un discours s'étalant sur une durée plus longue, bien plus que de petites entrevues rapides avec les quelques cyclistes circulant le dimanche sur le bord de l'étang.
Au niveau de la tenue vestimentaire, les organisateurs avaient opté pour quelque chose d'assez sobre, afin de réaliser une rupture avec les costumes habituellement portés par les politiciens corrompus de la République Sébalde. Portant de simples chemises, à la coupe rappelant parfois celle des uniformes militaires, les six militants espéraient se montrer proche du Sébalde moyen, tout en inspirant une certaine droiture.
La forme du discours avait également été déterminée par avance. Hors de question d'adopter le vocabulaire cru, parfois vulgaire, des jeunes de la Fraction Atom. Le travail réalisé par ce groupe était certes remarquable du point de vue de Caspar, qui ne pouvait saluer son aptitude à rallier un grand nombre d'étudiants dans les rangs des Identitaires. Cependant, le public auquel il allait avoir affaire ce soir allait avant tout être composé d'adultes. Les Jeunes se laissaient certes facilement entraîner par les mouvements extrêmes, dès l'instant où ceux-ci promettaient un changement important. En revanche, les adultes, mères et pères de famille, avaient généralement une vision plutôt pragmatique, et non idéologique. Caspar, qui comptait sûrement parmi les membres les plus modérés du mouvement identitaire, comprenait bien cela, et comptait sur ses associés pour que ceux-ci adoptent une conduite irréprochable tout au long du discours.
À partir de cinq heures, le public commençait à affluer. Les spectateurs étaient plusieurs dizaines à passer la porte du local, chaleureusement accueillis par les organisateurs qui leurs souhaitaient la bienvenue avant de les placer. Il semblait que le bouche à oreille avait fonctionné : le nombre d'arrivants dépassait largement la cinquantaine de personnes que les militants avaient rencontré près de l'étang. Très vite, les deux cent places assises laissées à disposition des spectateurs furent remplis, et certains durent rester debout, au fond de la salle. Parmi ceux-ci, Caspar remarqua la présence d'une petite bande de jeunes, probablement des membres de la Fraction Atom qui avaient fait circuler la nouvelle de la réunion. Il espérait que celle-ci se montre elle aussi coopérative, et évite de perturber le calme dans lequel devait se dérouler l'événement.
Une fois que le flot de spectateurs entrants se fut coupé, Caspar Maas monta sur l'estrade, saisit le microphone et commença son allocation :
"Mes frères et mes sœurs sébaldes, je vous souhaite la bienvenue ce soir, et vous remercie d'être venus ce soir afin d'assister à ce meeting qui, je l'espère, vous permettra de prendre conscience des dangers auxquels son confrontés les habitants de souche dans notre pays.
Vous avez probablement entendu parler des graves attentats qui se sont déroulés, il y a de cela une semaine, dans la ville voisine de Dracberg. En effet, alors que des ouvriers participaient à la destruction d'un minaret, symbole de l'emprise grandissante de la communauté musulmane dans notre pays, et ce en application d'une initiative populaire émise par le peuple sébalde lui-même, une horde de néotakfiristes fanatiques a pris d'assaut le chantier, et massacré tous ceux qui s'y trouvaient. Parmi eux, bien sûr, une dizaine d'ouvriers cobraquois ; issus d'un État qui, lui, sait où se trouvent les intérêts de son peuple, et mène une lutte acharnée contre le danger que représente l'islam pour les peuples occidentaux civilisés ; mais aussi quatre policiers Sébaldes. En effet, plusieurs de nos frères sébaldes ont été lâchement égorgés par un groupe de barbares islamistes. Ces faits montrent, bien sûr, la menace mortelle que représentent les Musulmans pour le peuple sébalde, mais aussi la faiblesse grandissante du régime républicain que nous connaissons et qui, à force de restrictions dans des domaines capitaux tels que la sécurité, s'est rendu directement responsable de la mort de plusieurs de ses citoyens, que son devoir était pourtant de protéger.
Les privatisations successives et le désengagement de l’État dans nombre de secteur capitaux, reflets d'une doctrine ultra-libérale sauvage directement influencée par des modèles venues du Makara, ont plongé notre nation dans le chaos. Notre propre ville a été parmi les premières à en subir les conséquences : combien d'entre vous, s'étant retrouvés dans une maison dévastée après que la municipalité dirigée par les Libéraux a omis de prendre les mesures qui s'imposaient afin de vous protéger des inondations, sont tombés sous le joug d'assureurs les condamnant à payer des frais exhorbitants ? Oui, mes frères et mes sœurs, ces compagnies d'assurances, toutes détenues par des investisseurs étrangers, tels que la Zavek Bank cyrénane. Ce sont aujourd'hui les Juifs, qu'ils soient de nationalité sébalde ou étrangère, qui détiennent la majorité des moyens de production, et font vivre aux véritables Sébaldes un enfer. L'influence du lobby juif est de plus en plus importante, et remonte jusqu'aux plus hautes sphères de l’État. Un État corrompu, à la merci des Étrangers, des Ultra-libéraux et des Pédérastes ! On comprend facilement pourquoi les Sébaldes de souche sont les plus brimés par la société. Dois-je vous rappeler les licenciements ayant eu lieu dans le secteur des transports. Nombreux parmi vous sont ceux qui doivent être concernés. Seulement, ce que vous ignorez, ce sont les causes réelles de la perte de votre emploi : ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les Ombrëriens étaient accueillis par milliers sur notre sol sacré par les autorités ? Cette immigration musulmane massive n'a qu'un seul objectif : remplacer la véritables population sébalde par une horde d'ouvriers prêts à travailler pour rien, quelque soit leur culture ou leur religion. Vous n'avez pas perdu votre travail à cause d'une crise économique, mes amis. Les patrons juifs et makarans du NK Tansports ont simplement cru bon de vous remplacer par une main d’œuvre beaucoup moins chère : les milliers de musulmans qui souillent les banlieues de notre magnifique ville. En effet, en plus de massacrer nos forces de l'ordre, les immigrés musulmans se radicalisent de plus en plus, et prononcent des discours appelant à prendre les armes contre nous autres, Sébaldes. Je peux vous dire cela car je les ai moi-même entendus, et vous devez être nombreux dans le même cas, proférant des appels aux armes sur la radio locale, qui rappellent les horreurs commises il y a peu par les djihadistes du Machrek. Mais les Musulmans ne sont les seuls à se mobiliser contre nous : les Juifs viennent de former la Cellule d'Autodéfense Juive d'Ambrosius, destinée à armer les Juifs résidant dans notre ville en vue de combats futurs. Oui, des combats, il faudra en mener. Toutes les forces de l'ordre habituellement en faction à Ambrosius l'ont quittée afin de quadriller Dracberg. Tous les habitants de notre ville sont livrés à eux-mêmes, à la merci des groupuscules sionistes et islamistes qui pullulent dans nos rues et n'attendent que le moment propice pour égorger nos enfants. Pouvons-nous laisser faire ça ? Non ! Nous devons montrer à ces envahisseurs que cette terre est celle de nos ancêtres ! Qu'il s'agit de notre terre ! La République Sébalde n'est plus qu'un spectre, incapable de la défendre ! Unissons-nous et assurons ensemble cette mission sacrée !"
Le discours de Caspar Maas continue ainsi pendant près de deux heures. Oscillant d'un thème à l'autre, tout en gardant une suite logique, l'orateur s'efforce d'ancrer aussi profondément que possible ses idées dans l'esprit de ses auditeurs, par une répétition acharnée. Les mettant tantôt en garde contre les Musulmans, contre les Juifs, contre le clergé devenu tolérant et œcuménique, contre la faiblesse de l’État sébalde, Caspar désigne ainsi quels sont les ennemis de demain, ceux contre lesquels les vrais Sébaldes devront se battre afin de préserver la pureté de leurs terres.
À la fin de ce premier discours, une séance de questions commence. Caspar en profite pour remettre en avant ses arguments, rappeler sans cesse quels sont les nouveaux ennemis des Sébaldes. C'est par la répétition que ses idées laisseront une marque indélébile dans le cerveau des spectateurs. Chaque fois qu'une victime des inondations ou des licenciements intervient, il saute sur l'occasion et ne manque pas de rappeler les fautes de l’État sébalde, du lobby juif, des Musulmans, des investisseurs étrangers...
Au terme de cette séance de question, estimant que la salle est désormais acquise à sa cause, Caspar expose concrètement son projet.
"La République Sébalde n'est déjà plus qu'un fantôme, depuis trop longtemps déjà incapable de défendre les intérêts des vrais Sébaldes, et de les protéger contre la menace des Musulmans, des Juifs et des Étrangers. Il ne nous reste qu'une seule solution, à nous, Sébaldes, pour défendre l'indépendance et la pureté de notre terre sacrée, et la protéger des agressions extérieures. Nous devons, comme ont déjà commencé à le faire les Juifs et les Islamistes, prendre les armes et nous tenir prêts à défendre notre peuple contre les barbares qui voudront lui nuire. Contribuons ensemble à rassembler tous les vrais Sébaldes autour de nos valeurs communes, et cessons de subir la tyrannie de la République Sébalde. Saisissons notre indépendance et boutons nos ennemis hors de notre ville. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons nous abroger de nos chaînes et faire retrouver à notre nation sa fierté et sa grandeur ! Dès demain, nous irons chercher tous ceux et celles qui veulent mener ce combat avec nous. Personne, à Ambrosius ne doit ignorer que les vrais Sébaldes se sont réveillés et ont décidé de reprendre leur indépendance !"
Sur ces dernières paroles, Caspar, vite imité par ses camarades, puis par les quelques jeunes de la Fraction Atom présents au fond de la salle, pose son poing contre son cœur et entonne L'Union Sébalde. La foule des spectateurs ne tarde pas à se lever à son tour, reprendre le même geste et joindre sa voix à celle des militants identitaires. Caspar ne peut s'empêcher de sourire en voyant l'engouement de ses invités.
Une fois le chant fini, la présence du buffet est rappelée aux participants, qui s'empressent de s'y attaquer. Pendant que tout le monde se détend en dégustant un toast ou un biscuit, Caspar remonte sur l'estrade et saisit à nouveau le microphone, afin de rappeler que la lutte qui s'annonce entre les Sébaldes et leurs envahisseurs s'annonce coûteuse, c'est pourquoi chacun est appelé à apporter sa contribution, soit en faisant un don, ou en payant son adhésion à Identité Sébalde.