Posté : lun. janv. 25, 2016 8:23 pm
Activités Internes
[img]http://s21.postimg.org/g7ph9f1wn/imrs.jpg[/img]
Contre l'Haibutsu kishaku !! Tel était le cri autour duquel une petite foule s'est rassemblée cette après-midi dans les rues de Vikid. Menant la manifestation, un groupe de moines bouddhistes indignées par une tendance de plus en plus marquée aux discriminations religieuses dans les villes côtières. Les tensions religieuses ont toujours existé dans la région, ne serait-ce qu'à cause de la précarité économique accentuant la mentalité de groupes et donc ce genre de ségrégation et xénophobie. C'est d'ailleurs une situation qui prévaut globalement au Makara. Mais du Bokchow jusqu'au Kaiyuan, la coexistante entre les différents cultes a jusqu'ici s'opérer au moins sur papier et avec un soutien favorable des gouvernements, généralement séculiers de toute façon et peu désireux d'avoir une guerre sainte sur les bras.
La récente tendance dans l'administration publique du Che à discriminer les minorités non-shintoistes est donc vu avec autant de surprise que d'incompréhension car, si cette discrimination n'est pas une politique officielle du gouvernement, des rumeurs circulent quant à des directives secrètes passées tout le long de la chaîne hiérarchique du Parti Progressiste Panlevantin, parmi lequel quantité de hauts fonctionnaires, propriétaires d'immeubles, entrepreneurs et autres figures publiques actives dans les villes côtières. Initialement réfutée comme, justement, une simple rumeur lancée par les adversaires politiques du PPP, la situation a évolué depuis lors avec notamment le témoignage d'ex-membres du PPP qui, en raison de leur foi, ont pris leurs distances avec l'organisation quand ils ont lu certains pamphlets et entendu certaines instructions, dont la mise en place de listes reprenant les habitants reconnus comme bouddhistes.
La tenue d'un registre des religions n'est pas en soit un problème. Ainsi, dans les campagnes du Nihongo, chaque personne était jadis tenue de s'affilier à un temple ou lieu de culte similaire, moins pour des questions de foi que de logistiques et d'administration : les fidèles prenaient soin du temple et de son personnel tandis que ce dernier fournissait une base intellectuelle et administrative utile pour les registres de naissances, mariages, décès et autres événements marquants du quotidien des communautés rurales. Cette politique, tombée en désuétude au fil du temps, est toujours une obligation légale, bien qu'impossible à maintenir par la noblesse du Nihongo.
Elle devient toutefois un soucis quand elle sert d'outil répressif ou quand elle prétend créer des divisions au sein de la population là où elles sont inexistantes.
Akio Mashiwata
Moine Bouddhiste
"-Ici, au Che, nous avons beaucoup de shintoistes. Nous avons aussi beaucoup de bouddhistes. Sans parler des chrétiens, des musulmans et des juifs venus du Barejbal. Si les trois derniers sont assez faciles à distinguer, il en va différemment pour shintoistes et bouddhistes qui, au fil des siècles, ont vu leurs pratiques respectives s'influencer et se mélanger.
Un homme pourra se réclamer shintoiste le jour de son mariage mais opté pour des rites funéraires qui, sans qu'il le sache, sont bouddhistes. Il souscrira aux principes zen en pensant qu'il s'agit de sagesse traditionnelle. Certains kamis intègrent même le bouddhisme dans leurs mythes.
De même, quantité de mes frères au monastère font fréquemment offrandes aux Kamis ou à leurs ancêtres, honorant chacun des esprits comme méritant salut mais aussi vénération, moins par réflexion ou conviction que par tradition et habitude : là où bouddha nous inspire, il est clair qu'il existe des forces bien plus anciennes et sacrées. Les ignorer est impossible.
Paradoxalement, les nationalismes Levantin ou Eranéen et leurs réactions xénophobes contre le bouddhisme ne sont pas des faits nouveaux non plus : tous les deux ou trois siècles, une bande d'excités prétendent "purifier" le pays, les âmes ou la foi en s'attaquant à tout ce qui n'est pas purement shintoïste d'esprit et hokkai de sang. Ce sont les mêmes excités qui abandonnent leur sacro-sainte croisade sitôt leurs objectifs politiques purement matérialistes atteints... ou sitôt qu'ils réalisent avoir un parent Kai ou que le petit jardin hokkai qu'ils entretiennent avec fierté comme un "symbole de leurs origines culturelles"... est en fait un héritage zen.
Ce sont des crises aussi fréquentes que courtes mais cela ne signifie pas qu'il ne faille pas s'y opposer avec vigueur car, aussi brèves soient-elles, elles sont incroyablement destructrices aussi :
Les histoires abondent quant à des monastères, joyaux culturels et véritables trésors artistiques, qui ont été brûlés par des soit-disant panlevantins se réclamant du shintoïsme... et réalisant trop tard que le monastère en question était l'ancienne demeure sacrée d'un Kami près de qui les bouddhistes s'étaient installés quelques décennies plus tôt justement pour le vénérer.
Aujourd'hui, cette haine de la différence et de la diversité s'attaquent directement aux pauvres gens, les jetant à la rue ou les privant d'un emploi dans lequel ils étaient pourtant souvent relativement compétents. Ces gens insistent pour faire la distinction entre shintoïsme et bouddhisme mais semblent incapables de faire la différence entre sphère privée et sphère publique, entre convictions religieuses et attitude professionnelle."
Interrogé quant à l'ampleur du problème, Akio reconnait lui-même que seules quelques dizaines de personnes sont concernées par des sanctions directes. Mais d'avantage que l'impact actuel, le moine et ses frères se soucient de la menace future que représente une campagne soutenue par une cabale de fonctionnaires au coeur même des institutions publiques et la possible transformation de cette campagne informelle en répression légale si ces gens venaient à acquérir un véritable pouvoir politique.
Akio Mashiwata
Moine Bouddhiste
"-Il y a quelque chose de pourri au sein du Parti Progressiste Panlevantin. Je suis certain que beaucoup de gens qui croient dans ce parti sont des personnes formidables. Beaucoup fréquentent d'ailleurs le temple, prient avec nous et font preuve d'une grand abnégation et générosité. Mais s'ils ne prennent pas garde, ils seront utilisés par les mauvais éléments du PPP, au service d'une cause qui leur nuira."
inspiration : le danka seido du Japon d'avant l'Ère Meji
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Contre l'Haibutsu kishaku !! Tel était le cri autour duquel une petite foule s'est rassemblée cette après-midi dans les rues de Vikid. Menant la manifestation, un groupe de moines bouddhistes indignées par une tendance de plus en plus marquée aux discriminations religieuses dans les villes côtières. Les tensions religieuses ont toujours existé dans la région, ne serait-ce qu'à cause de la précarité économique accentuant la mentalité de groupes et donc ce genre de ségrégation et xénophobie. C'est d'ailleurs une situation qui prévaut globalement au Makara. Mais du Bokchow jusqu'au Kaiyuan, la coexistante entre les différents cultes a jusqu'ici s'opérer au moins sur papier et avec un soutien favorable des gouvernements, généralement séculiers de toute façon et peu désireux d'avoir une guerre sainte sur les bras.
La récente tendance dans l'administration publique du Che à discriminer les minorités non-shintoistes est donc vu avec autant de surprise que d'incompréhension car, si cette discrimination n'est pas une politique officielle du gouvernement, des rumeurs circulent quant à des directives secrètes passées tout le long de la chaîne hiérarchique du Parti Progressiste Panlevantin, parmi lequel quantité de hauts fonctionnaires, propriétaires d'immeubles, entrepreneurs et autres figures publiques actives dans les villes côtières. Initialement réfutée comme, justement, une simple rumeur lancée par les adversaires politiques du PPP, la situation a évolué depuis lors avec notamment le témoignage d'ex-membres du PPP qui, en raison de leur foi, ont pris leurs distances avec l'organisation quand ils ont lu certains pamphlets et entendu certaines instructions, dont la mise en place de listes reprenant les habitants reconnus comme bouddhistes.
La tenue d'un registre des religions n'est pas en soit un problème. Ainsi, dans les campagnes du Nihongo, chaque personne était jadis tenue de s'affilier à un temple ou lieu de culte similaire, moins pour des questions de foi que de logistiques et d'administration : les fidèles prenaient soin du temple et de son personnel tandis que ce dernier fournissait une base intellectuelle et administrative utile pour les registres de naissances, mariages, décès et autres événements marquants du quotidien des communautés rurales. Cette politique, tombée en désuétude au fil du temps, est toujours une obligation légale, bien qu'impossible à maintenir par la noblesse du Nihongo.
Elle devient toutefois un soucis quand elle sert d'outil répressif ou quand elle prétend créer des divisions au sein de la population là où elles sont inexistantes.
Akio Mashiwata
Moine Bouddhiste
"-Ici, au Che, nous avons beaucoup de shintoistes. Nous avons aussi beaucoup de bouddhistes. Sans parler des chrétiens, des musulmans et des juifs venus du Barejbal. Si les trois derniers sont assez faciles à distinguer, il en va différemment pour shintoistes et bouddhistes qui, au fil des siècles, ont vu leurs pratiques respectives s'influencer et se mélanger.
Un homme pourra se réclamer shintoiste le jour de son mariage mais opté pour des rites funéraires qui, sans qu'il le sache, sont bouddhistes. Il souscrira aux principes zen en pensant qu'il s'agit de sagesse traditionnelle. Certains kamis intègrent même le bouddhisme dans leurs mythes.
De même, quantité de mes frères au monastère font fréquemment offrandes aux Kamis ou à leurs ancêtres, honorant chacun des esprits comme méritant salut mais aussi vénération, moins par réflexion ou conviction que par tradition et habitude : là où bouddha nous inspire, il est clair qu'il existe des forces bien plus anciennes et sacrées. Les ignorer est impossible.
Paradoxalement, les nationalismes Levantin ou Eranéen et leurs réactions xénophobes contre le bouddhisme ne sont pas des faits nouveaux non plus : tous les deux ou trois siècles, une bande d'excités prétendent "purifier" le pays, les âmes ou la foi en s'attaquant à tout ce qui n'est pas purement shintoïste d'esprit et hokkai de sang. Ce sont les mêmes excités qui abandonnent leur sacro-sainte croisade sitôt leurs objectifs politiques purement matérialistes atteints... ou sitôt qu'ils réalisent avoir un parent Kai ou que le petit jardin hokkai qu'ils entretiennent avec fierté comme un "symbole de leurs origines culturelles"... est en fait un héritage zen.
Ce sont des crises aussi fréquentes que courtes mais cela ne signifie pas qu'il ne faille pas s'y opposer avec vigueur car, aussi brèves soient-elles, elles sont incroyablement destructrices aussi :
Les histoires abondent quant à des monastères, joyaux culturels et véritables trésors artistiques, qui ont été brûlés par des soit-disant panlevantins se réclamant du shintoïsme... et réalisant trop tard que le monastère en question était l'ancienne demeure sacrée d'un Kami près de qui les bouddhistes s'étaient installés quelques décennies plus tôt justement pour le vénérer.
Aujourd'hui, cette haine de la différence et de la diversité s'attaquent directement aux pauvres gens, les jetant à la rue ou les privant d'un emploi dans lequel ils étaient pourtant souvent relativement compétents. Ces gens insistent pour faire la distinction entre shintoïsme et bouddhisme mais semblent incapables de faire la différence entre sphère privée et sphère publique, entre convictions religieuses et attitude professionnelle."
Interrogé quant à l'ampleur du problème, Akio reconnait lui-même que seules quelques dizaines de personnes sont concernées par des sanctions directes. Mais d'avantage que l'impact actuel, le moine et ses frères se soucient de la menace future que représente une campagne soutenue par une cabale de fonctionnaires au coeur même des institutions publiques et la possible transformation de cette campagne informelle en répression légale si ces gens venaient à acquérir un véritable pouvoir politique.
Akio Mashiwata
Moine Bouddhiste
"-Il y a quelque chose de pourri au sein du Parti Progressiste Panlevantin. Je suis certain que beaucoup de gens qui croient dans ce parti sont des personnes formidables. Beaucoup fréquentent d'ailleurs le temple, prient avec nous et font preuve d'une grand abnégation et générosité. Mais s'ils ne prennent pas garde, ils seront utilisés par les mauvais éléments du PPP, au service d'une cause qui leur nuira."
inspiration : le danka seido du Japon d'avant l'Ère Meji