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Posté : sam. oct. 31, 2015 10:46 am
par luc57
[center]Sondage de mi-campagne[/center]
Nastaram Djahad : 15%
Eskandar Fatemeh : 11%
Sherazade : 26%
Hasem Javaneh : 11,5%
Ajmane Ben-Baïssa : 4%
Posté : sam. oct. 31, 2015 11:32 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/7/b/news-187079-4d22fe3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Parrainage d'un festival de danse aux environs Narra
Il était rare que Sherazade mène deux actions consécutives au même endroit, pour une foule de raison. D'abord, il s'agissait de ne pas donner l'impression qu'elle favorisait telle ou telle partie du pays, et ensuite de bien répartir l'effort pour toucher tous les coins de son futur sultanat. En bougeant sans cesse d'un endroit à l'autre, elle dégageait l'impression d'être « partout », et c'était une impression qui ne pouvait qu'être positive pour la suite quand, enfin couronnée Sultane, elle devrait être vue par sa population comme une figure universelle, dont le pouvoir et la protection s'étendraient partout en Alamut. Sans compter que l'effet de foule provoqué par sa venue était plus grand quand elle apparaissait chaque fois dans un nouvel endroit. Et puis, ce qui comptait aussi même si cela restait plus secondaire, il était assez plaisant pour elle de voyager et de découvrir ou redécouvrir sans cesse de nouveaux coins de son futur Sultanat.
Et pourtant, pour une fois, elle avait décidé, après en avoir parlé un peu avec son équipe, de faire pour une fois une petite exception. Une partie de l'intérêt venait, justement, de faire une exception pour elle-même. Il était bon, de temps en temps, de surprendre autant ses adversaires que ceux qui vous suivaient de prêt, par un mouvement un peu inattendu. Un autre intérêt venait, tout simplement, du second événement en lui-même, qui plaisait beaucoup à la Princesse. Il s'agissait d'un festival de danse, des danses qui seraient traditionnelles, bien entendu, mais plus encore qui reprendraient nombre des danses exécutées, jadis, en l'honneur de ses ancêtres en leur palais, et qui étaient plus rarement exécutées depuis la chute de son grand-père. C'était pour elle un signe fort qu'elles aient été remises plus que jamais au goût du jour ces derniers temps, et elle avait le désir de s'y associer, d'autant que ses conseillers lui avaient fait remarqué également que ce ne pourrait qu'être une bonne chose d'y être associé dans l'esprit du peuple, au-delà du plaisir qu'elle pouvait tirer de l'association sur un plan personnel.
Des sondages avaient enfin été réalisés, pour la mi-campagne, mais la jeune femme n'avait pas encore eut le temps d'intégrer les données à sa communication. De toute façon, elle avait bientôt prévu de faire un point plus général pour cette fameuse moitié de campagne, où elle pourrait mieux que dans un événement indépendant exploiter ce genre de choses. En attendant, il n'en restait pas moins que, en plus d'un mois d'effort, elle avait réussi à remporter l'adhésion franche de plus d'un citoyen sur quatre en Alamut, bien loin devant Nastaram Djahad, qui stagnait depuis le début de la campagne mais se détachait tout de même comme seconde dans les sondages. La future Sultane considérait en tous cas qu'elle était sur la bonne voie et, avant de s'y pencher plus en avant et plus publiquement dans quelques jours, elle pouvait en tout cas de sentir confortée par les résultats communiqués. De quoi l'encourager à poursuivre sur la voie qu'elle avait adoptée, la voie de la tradition et de la proximité avec son peuple, l'ensemble de son peuple et non pas seulement de petites parties de celui-ci.
Et justement, le festival de danse qu'elle avait choisi, organisé non pas à Narra même mais non loin de là, allait lui permettre de toucher un peu toutes les « couches » de la population, puisqu'il était largement ouvert au public de toutes les classes sociales. Il y avait aussi bien des riches que des pauvres, venus, pour des raisons certes différentes, admirer la beauté des danses d'autrefois qui, remises au goût du jour, pouvaient, la Princesse en était certaine, devenir également les danses d'aujourd'hui et même de demain. Bien entendu, l'annonce que Sherazade parrainerait l'événement et y serait présente n'avait, comme d'ordinaire, fait qu'augmenter l'affluence, tout en attirant l'attention sur l'événement. Même s'il semblait bien, vu les sondages, que cela ne servirait pas qu'à cela, la jeune femme était déjà contente de toute la publicité qu'elle pouvait faire autour de ces divers événements culturels qui, certes, la servaient directement à chaque fois, mais avaient aussi pour mérite de mettre sur le devant de la scène des choses qui lui tenaient à cœur ce qui, espérait-elle, ferait plus encore pour les idées auxquelles elle croyait sur le long terme.
Le festival était prévu pour durer trois jours, et Sherazade ne manqua pas, comme la première fois qu'elle avait parrainé un événement du même genre, mais qui avait été plus orienté vers la musique cette fois-là, de se montrer dès le premier jour. Et au fil des jours, l'affluence ne fit que croître. La Princesse se fendit d'un discours pour l'ouverture, disant combien elle était « Heureuse de voir tous ces gens, tous ces fils et filles d'Alamut, réunis pour admirer la beauté et la perfection des traditions anciennes, incarnées en de belles danses et de sublimes chorégraphies, pour le plaisir de nos yeux autant que de nos cœurs, charmés comme l'étaient jadis ceux de nos ancêtres, et comme le seront un jour ceux de nos enfants », et combien elle était ravie de voir que tant de monde avait fait le déplacement. Elle rappela combien la culture était importante, et appuya le fait que « Si les musées sont importants, d'une importance capitale, même, il est peut-être plus important encore de savoir faire vivre la culture humaine, vivante, mouvante, qui s'incarne notamment dans ces danses qui vont nous êtes offertes dans ce beau festival ».
Pendant le reste de l'événement, elle profita surtout des danses, mais se mêla également à la foule, ne restant pas forcément dans la loge où, en tant que marraine de l'événement, elle aurait pu admirer en dame indifférente l'ensemble de la foule et des danses, mais préférant plutôt varier les points de vue, adoptant aussi celui de son peuple en se glissant dans la foule, protégée de plus ou moins prêt en fonction des moments par ses gardes du corps. Comme toujours, elle en profitait pour nouer la discussion, mais ici il était plus difficile, au milieu des danses rythmées, bien entendu, par des musiques tout aussi traditionnelles, de l'attirer dans telle ou telle discussion sans rapport. La presse était bel et bien là, pourtant, comme toujours, elle avait suivie la jeune femme de prêt et n'avait d'ailleurs rien perdu de son petit discours d'ouverture. Seulement, il était peut-être plus difficile de se fixer sur elle dans un événement aussi coloré, et lorsque c'était le cas c'était souvent pour la voir admirer une danse ou l'entendre loué « La beauté irréelle de ces danses si proches de l'essence même de tout ce qui fait l'essence même de la nation de l'Alamut ».
Finalement, la réussite fut largement au rendez-vous pour le festival, et des groupes traditionnels venus de tout le pays purent réaliser de très belles danses aux sons de musiques que Sherazade qualifia de « perles de beauté intemporelle ». L'effluence fut au rendez-vous, et, au milieu de la seconde journée, la Princesse, en tant que marraine de l'événement, et pour l'occasion porte-parole des organisateurs, fit savoir que les bénéfices iraient en partie à l'aide aux troupes plus modestes pour pouvoir continuer à pratiquer et à perfectionner leur art, et en partie aux pauvres et aux nécessiteux, car, dit-elle, « Nul, pas même les artistes, ne doit jamais oublié la fraternité qui l'unis aux autres citoyens de l'Alamut. », au nom de la charité et du soucis qu'avaient les organisateurs comme les participants de l'aide qui était due aux plus pauvres, aux plus nécessiteux et à tous ceux qui avaient été moins favorisés qu'eux-mêmes. De la sorte, tous les spectateurs pouvaient, en toute conscience, à la fois profiter d'un plaisir bien mérité et faire en sorte d'aider les plus faibles de leurs concitoyens.
Au final, à la fin du dernier jour, Sherazade se fendit d'un dernier discours, acceptant de verser un peu plus dans le registre politique. Encore une fois, comme, dit-elle, « Je l'ai fais de nombreuses fois, et je le ferai encore, afin de ne jamais laisser planer le moindre doute dans l'esprit de quiconque », elle proclama qu'elle ferait tout, si le peuple voulait bien lui faire confiance et lui permettre de restaurer le trône de ses ancêtres, de porter la couronne dont on avait dépossédé son grand-père, elle ferait tout pour favoriser toutes les causes auxquelles elle s'associait, toutes les valeurs qu'elle mettait en avant, à commencer par la culture, le traditionalisme et toutes les valeurs que portait cet événement. Elle remercia une fois encore tous ceux qui étaient venus, et leur donna rendez-vous dans un mois et demi, dans les urnes, pour, espérait-elle, restaurer la forme de gouvernement la plus juste, celle de ses ancêtres avant elle, celle qu’honoraient nombre des danses qu'ils avaient vu, et qu'elle s'efforcerait elle-même d’honorer sa vie durant.
La fête se prolongea encore tard dans la nuit et, vers minuit, la Princesse reparti, laissant les festivités de fin du festival, où les spectateurs étaient invités à se joindre à certaines danses, se terminer jusque bien plus tard encore. Il serait temps bientôt de se pencher sur le sondage et ses éventuelles analyses, pour les exploiter dans un cadre plus formel...
Posté : dim. nov. 01, 2015 10:50 am
par Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/939039Sherazade.png[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Meeting de milieu de campagne
Ces derniers temps, la Princesse avait majoritairement axé son action sur des actions qui la rapprochaient directement du peuple, et qui s'axaient fortement sur la culture, qu'elle voulait mettre en avant, protéger et développer. Néanmoins, elle n'oubliait pas non plus qu'avant tout la campagne était, par définition, politique, et qu'il fallait également laisser place à des actions plus « purement », plus « directement » politiques, qui toucheraient d'une façon différente mais non moins réelle l'ensemble de son peuple et de ceux qui surveillaient l'actualité de cette campagne. Ainsi, elle avait décidé d'organiser pour la moitié de la campagne un meeting où, devant ses partisans mais aussi devant la presse, qui pourrait relayer la chose à l'ensemble du pays, elle pourrait faire le point sur la moitié de campagne déjà écoulée, et dire ses projets pour la suite de celle-ci. Ce serait également l'occasion de parler des sondages officiels et indépendants qui venaient enfin d'être publiés, ainsi que des commentaires qui les avaient accompagné dans la presse, bref, ce serait une occasion pour Sherazade de faire un premier bilan, de façon générale.
C'est ainsi qu'elle avait organisé un meeting à Ismaïl, louant une grande salle pour pouvoir accueillir tous ceux qui devraient venir. Comme lors du premier meeting de sa campagne, qui avait eu lieu peu après le début de celle-ci, on avait invité des gens de tous rangs et de toutes classes sociales, des pauvres et des humbles aussi bien que des riches et des puissants, distingués non pas par leur richesse ou leur « rang » dans la société, mais par leur appartenance commune au peuple d'Alamut, à son peuple, celui de ce Sultanat qu'elle voulait construire, qu'elle voulait rétablir, plus éclatant et plus solide que jamais. La presse était de la partie aussi, encore une fois, et même de façon très fournie, justement parce qu'il s'agissait d'une véritable activité politique et qu'elles avaient été étonnement rares jusqu'ici depuis le début de la campagne, particulièrement depuis les dernières semaines. C'était donc une troupe variée mais discutant en bonne entente, certains journalistes en profitant pour interroger les sympathisants et savoir pourquoi chacun soutenait Sherazade, qui attendait la venue de la Princesse.
Celle-ci fit son apparition une fois que la salle fut pleine, chacun de ceux qui avait été invité étant présent. Comme pour chaque communication « officielle » depuis le début de la campagne, une estrade avait été dressée, avec un pupitre où figuraient les armes de l'ancien Sultanat, qui étaient toujours celles de Sherazade, petite-fille du dernier Sultan, et qui seraient sans doute au cœur de celles du futur Sultanat restauré. Et la Princesse, dans une belle robe, portait à nouveau sa couronne légère, celle qui proclamait ses droits sur le trône mais restait toujours assez modeste pour faire comprendre que l'ultime couronnement, celui qui la sacrerait Sultane d'Alamut et souveraine de tout le pays, seul son peuple pouvait le lui accorder. Elle semblait plus rayonnante que jamais ce jour-là, la fatigue de la campagne, qui devait pourtant être réelle, ne semblant pas avoir assez de prise sur elle pour la faire fléchir ou même pour la ternir. Au contraire, son sourire semblait plus lumineux encore, comme si son combat pour les choses auxquelles elle croyait profondément lui apportait une lumière plus vive.
Après avoir salué les personnes présentes, elle les remercia d'être « Venu en si grand nombre me faire l'honneur d'écouter mes paroles, et le bonheur de me montrer votre soutient, votre foi en ce trône que je veux restaurer pour votre bonheur et votre salut à tous », et prit le temps de remercier ceux qui étaient venus de loin pour l'entendre, mais aussi tous ceux qui avaient accouru des alentours pour lui manifester leur soutient qui, dit-elle « Est plus précieux pour moi qu'aucun trésor que mes ancêtres aient jamais pu posséder ». Elle dit combien elle était fière de tout ce qui avait été accomplit depuis le début de cette campagne, de tous ceux qui s'étaient rallier à sa cause depuis que tout ceci avait débuté, de tous ceux qui avaient été convaincus par ses mots, par ses idées, mais aussi, et peut-être plus encore, de tout ce à quoi elle avait eut la chance d'être associé et, encore plus largement, de tout ce qui avait été fait en son nom pour les causes qu'elle défendait. Elle salua les efforts de tous ceux qui, inspirés par son message, s'étaient unis en faveur des pauvres, pour sauvegarder la culture ou pour faire vivre les valeurs qu'ils partageaient.
Pleine de joie de cet excellent bilan, elle en vint à un autre, plus directement politique, le « bilan des chiffres », celui qui relevait les intentions de vote à ce stade de la campagne. Et il était, lui aussi, excellent. Comme elle le dit avec un sourire sincèrement ravis « Ce sondage, qui ne reste qu'un sondage mais, qui, émanant de sources totalement indépendantes, qui se recoupent d'assez prêt, peut recevoir un certain crédit, est la preuve directe que plus d'une personne sur quatre en Alamut a dors et déjà choisi de me faire confiance, choisi de me porter sur le trône de mes ancêtres pour que je guide ce pays que nous aimons tous tellement. », et c'était un résultat, un signal très fort. Elle avait largement gagné en intentions de vote depuis le début de la campagne, prouvant que sa cause dépassait avec largesse le cadre des plus ardents partisans qui lui faisaient l'honneur de se rassembler ici pour l'écouter, et touchait l'ensemble de son peuple bien-aimé.
Pour autant, souligna-t-elle, il fallait se garder de croire que « Le reste de mon peuple serait contre moi, au contraire ! », car, comme elle ne manqua pas de le dire, si jamais elle avait pu croire cela, que trois-quart de ses sujets de cœur étaient contre elle, elle aurait tout arrêté immédiatement. Mais non, outre les très nombreux indécis qui existaient encore, près d'un citoyen sur trois, mais encore, ceux qui ne voteraient pas directement pour elle n'étaient pas vraiment ses ennemis, loin de là. Au contraire, ils trouvaient simplement des points intéressants dans tel ou tel programme d'un parti politique. Mais elle, proclama-t-elle, était en-dehors de ces questions de partis. Comme elle le dit en souriant, « J'aspire à être la souveraine de tout l'Alamut et de tous ses citoyens, qu'ils croient aux idées capitalistes, communistes ou n'importe quelle autre. Nous ne devons pas nous affronter mais nous unir pour construire, ensemble, le meilleur futur pour l'Alamut, et cela ne pourra se faire sereinement que sous la gouvernance d'une couronne qui sera au-delà des querelles partisanes, qui saura, sans se laisser alourdir par l'idéologie, bâtir une nation plus forte et prospère que jamais ! »
Elle appela donc tous les citoyens, tous ses futurs sujets, à s'unir sous sa bannière. Même pour ceux qui ne voteraient pas pour elle, mais exprimeraient plutôt, par leur vote, leur préférence pour telle ou telle idée, elle assura que leur voix ne serait pas perdue et que, une fois au pouvoir, une fois restauré le trône de ses ancêtres, elle saurait tout faire pour garantir, « Que chacun soit entendu dans l'intérêt de notre Alamut bien-aimé et de tout son peuple », sans passer par les clivages habituels. Elle en voulait pour preuve que, autant d'après l'échantillon représenté ici que d'après les médias qui avaient analysé son électorat, elle rassemblait des partisans venus de l'ensemble de la société, nombre des plus pauvres, certes, mais aussi des gens issus de la classe moyenne, de l'ancienne noblesse, des grandes fortunes... bref, de toutes les divisions arbitraires que l'on plaçait dans la société, ce qui prouvait indubitablement, dit-elle, « Que je suis soutenue non pas une frange ou une autre, mais par l'ensemble de mon peuple bien-aimé. », ou du moins par des représentants de l'ensemble de celui-ci, des représentant qui, elle l'espérait, ne feraient que croître.
Avec un grand sourire, elle conclu en répondant à quelques questions posées par ses partisans, que la presse pu tout à loisir enregistrer, puis mis fin à sa prise de parole, informant en riant doucement que tous se verraient offrir à boire et à manger après cette « Longue épreuve qu'à dû être l'écoute de mon discours », ce pourquoi elle reçu des dénégations nombreuses de l'assistance qui affirma combien elle avait été heureuse de l'écouter. Inclinant la tête, la Princesse accepta cette rectification – totalement évidente bien entendu d'une assemblée de ses partisans – puis descendit se mêler à eux jusqu'à tard dans l'après-midi. Finalement, elle se retira après avoir répondu encore à plusieurs questions privées, la réunion se poursuivant encore un peu avant de se dissoudre. Après ce bilan de mi-campagne très positif, il restait encore une autre moitié à menée, pour un résultat encore meilleur, espérait-elle.
Posté : lun. nov. 02, 2015 9:38 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/4/9/2116_475323-01-06...0k9inwix-4d1f8e3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Visite sur l'île de Ras Ben-Beldoul
Même si elle en ignorait encore les répercussions exacte, Sherazade espérait avoir touché le plus de monde possible, partout dans le pays, à l'occasion de son dernier meeting, qui avait marqué la moitié de la campagne présidentielle. En tous cas, cela n'avait pu qu'augmenter encore l'écho de son message qui, d'après les derniers sondages, qui dataient maintenant de quelques jours quand même, avait déjà à ce moment-là touché plus d'un habitant d'Alamut sur quatre. C'était déjà très bien, surtout quand, en face d'elle, certains candidats, elle devait le reconnaître, avaient bel et bien certaines idées qui pouvaient être très crédibles, mais ce n'était pas assez. Pour la Princesse, ce ne serait jamais assez, pas tant que la totalité de son peuple ne se serait pas rangé derrière elle. Même une fois montée sur le trône, elle ne comptait pas pour autant relâcher ses efforts tant qu'elle n'aurait pas conquis le cœur des derniers sceptiques. Avant cela, toutefois, il fallait encore finir de le conquérir, ce trône.
Et pour se faire, il ne s'agissait pas de se reposer sur ses lauriers. Celle qui restait malgré tout encore son adversaire principale à ce moment précis, Nastaram Djahad, l'avait bien prouvé, justement parce que, elle qui était au début de la campagne vu comme la candidate la plus probable pour être présidente, était maintenant largement surclassée par la future Sultane. C'était une leçon à retenir sur Sherazade, sans nul doute. Non seulement il ne fallait pas compter sur ses seuls acquis au cours de cette campagne, mais aller toujours plus loin, rallier toujours plus de sympathisants à sa cause, mais en plus il ne s'agirait pas non plus, une fois arrivée au pouvoir, qu'elle relâche ses efforts. C'était ce qui allait coûter le pouvoir à sa rivale dans cette élection, et c'était sans doute aussi en s'endormant sur leurs lauriers que ses ancêtres avaient fini par perdre le trône. Elle, elle ne ferait pas cette erreur, mais veillerait à toujours rester en alerte, et elle ferait en sorte que sa fille après elle ait la même vigilance et le même soucis de son peuple.
Mais pour l'heure, elle en était encore à la reconquête de ce pouvoir perdu, et elle comptait bien aller jusqu'au bout. Pour cela, il s'agissait de visiter toutes les parties de son futur Sultanat, même les plus éloignées et les plus excentrées... comme par exemple l'île de Ras Ben-Beldoul, à l'ouest du continent, où elle n'avait pas encore posé le pied depuis le début de la campagne, chose qu'elle comptait bien corriger. Bien entendu, les habitants avaient pu être touchés par les échos de son message, et ce à de nombreuses reprises, notamment grâce à l'attachement que les médiats mettaient à suivre ses diverses actions, mais aussi grâce aux conférences de presses et meetings qu'elle avait donné, dont le dernier, cela allait de soit. Mais ce n'était pas suffisant à son goût, loin de là ! Il fallait que les gens de l'île puissent la voir en personne s'ils le voulaient, qu'ils puissent entendre directement le message qu'elle voulait leur porter, et se sentir, eux aussi, citoyens de ce nouveau Sultanat d'Alamut qu'elle voulait bâtir pour eux autant que pour le reste de ses futurs sujets.
De plus, il y avait certaines tensions religieuses sur l'île, qu'elle espérait bien pouvoir résoudre une fois qu'elle aurait le pouvoir. Lors de sa visite, elle veilla en tous cas à visiter toutes les communautés, promettant à chacune qu'elle la protégerait et lui éviterait la guerre avec ses voisines. Pour ceux qui lui réclamèrent plus de justice dans le traitement de leurs affaires, elle en promis davantage, jurant qu'elle se pencherait sur leur cas si elle était couronnée. Et de fait, si elle l'était, elle comptait bien le faire, et mettre fin aux racines des différentes querelles, de façon à pacifier durablement l'île comme le reste du pays. On ne pouvait penser voir des tensions internes dans un peuple qui, à cette époque moderne, devait plutôt être unis autour des traits communs de sa culture et de son identité. De plus elle était bien consciente que dans le monde monarchique mondial, nombre de représentants étaient de confession chrétienne, et que des tensions entre musulmans et chrétiens n'aideraient pas à obtenir des soutiens de ce côté. Régler la crise religieuse serait donc une priorité, et c'était avec sincérité qu'elle pouvait en faire la promesse.
Durant son voyage qui, au lieu de se concentrer sur un seul événement ponctuel, s'étala sur trois jours et fut riche en nombreuses visites brèves et diverses, aux multiples communautés plus ou moins minoritaires, mais aussi dans les rangs de la population plus tranquille, visitant plusieurs villes et villages, rencontrant des responsables locaux qu'elle assura de la communion qui existait, dans son esprit, entre le continent et l'île, une union qui ne saurait être remise en cause et qui garantirait que le Sultanat à venir s'intéresserait toujours à eux, visitant des écoles et des musées, soutenant les traits de la culture locale, même quand elle était chrétienne ou d'un courant minoritaire de l'Islam, car, dit-elle, c'étaient aussi ses petites originalités qui faisaient toute la richesse culturelle de l'Alamut, et permettait au pays de ne pas avoir à se reposer sur des apports extérieurs, mais, au contraire, de pouvoir sans cesse se renouveler et se réinventer, s'appuyant au besoin sur telle ou telle originalité pour enrichir l'ensemble.
Au final, les trois jours furent très remplis, et Sherazade rencontra beaucoup de gens, hommes et femmes de l'île de toute sorte. Comme toujours, elle discuta aussi bien avec ses opposants que ses partisans, et, particulièrement à l'occasion des visites de telle ville ou village, fut parfois rejointe par des journalistes, qui eurent tout le loisir d'enregistrer une grande variété d'images, en photo ou vidéo, et de noter de quoi nourrir largement la presse écrite. La Princesse avait tenté de rencontrer un maximum de gens, et espérait que tous ceux-là pourraient, par contagion, toucher l'ensemble de la région. Avec de la chance naîtraient de nouveaux petits foyers de sympathisants sur l'île qui, à leur tour, pourraient œuvrer d'une part pour répandre ses idées et les valeurs qui lui étaient si chers, et d'autre part pour convaincre leurs concitoyens que voter pour elle était la bonne solution pour venir à leurs problèmes, qu'ils soient religieux ou relatif à la baisse de l'attrait touristique de l'île dans le large panel d'Alamut.
Posté : mar. nov. 03, 2015 2:54 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/4/9/2116_475323-01-06...0k9inwix-4d1f8e3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Visite d'un hôpital modeste à Ahmerrad
Depuis le début de sa campagne, Sherazade veillait à s'adresser à tous, riches ou pauvres, enfants ou adultes, partisans ou opposants. Elle avait ainsi organisées des visites aussi diverses que celle d'un orphelinat ou d'une école, permettant de toucher à la fois les enfants – et donc, notaient ses conseillers, les parents qui, eux, votaient et, par soucis légitime de leur progéniture, pouvaient être influencé dans leur choix par l'avenir dessiné pour ceux-ci, ainsi que tous ceux qui, au travers des orphelins, par leur cœur tendre ou tel ou tel trait de leur passé, pouvaient l'être aussi – ou de marchés populaires, se rapprochant au plus près de la classe moyenne aussi bien que pauvres, tout en organisant également, à côté, un dîner de gala qui avait permis de faire comprendre aux plus riches et aux plus illustres qu'eux non plus ne seraient pas oubliés par le nouveau Sultanat, si son avènement venait. Malgré sa popularité au près des pauvres, elle n'était pas une communiste que n'aurait favorisé que cette portion de son peuple au détriment des autres.
Néanmoins, tout autant qu'il y avait encore des coins de son futur Sultanat où elle ne s'était pas directement rendue, comme c'était le cas de l'île de Ras Ben-Beldoul, du moins jusqu'à ce qu'elle s'y rende quelques jours plus tôt pour une longue visite de trois jours, qui lui avait permis d'entrer en contact avec les diverses communautés présentes sur l'île, dans un message de justice et d'apaisement qu'elle espérait avoir été entendu, en attendant d'avoir les moyens concrets, lorsqu'elle aurait été portée jusqu'au trône par son peuple, si celui-ci confirmait sa volonté, d’œuvrer plus concrètement pour le bonheur de cette partie du territoire, tout autant, donc, que des coins comme celui-là – et il en existait encore, assurément – qui n'avaient pas connu sa visite, et n'avaient eut les échos de ses paroles que par le biais des médias, il y avait également des parties de sa population sur lesquelles elle ne s'était pas directement penchée et, bien entendu, c'était une situation toute aussi importante à corriger aux yeux de la Princesse.
L'une de cette catégorie était pourtant en rapport avec une des factures les plus marquantes qui pouvait s'inscrire dans la vie d'un homme ou d'une femme, en Alamut ou ailleurs : celle qui se marquait dans la différence entre les biens portants et les malades. Car la maladie pouvait frappé tout un chacun, quelque soit ses mérites ou ses qualités, ses affronts ou ses défauts, et ceux qui étaient malades, que ce soit pour un court moment, pour des années, ou pour le reste de leur vie, ne devaient être ni oubliés ni retranchés au banc du peuple que Sherazade voulait unir, plus fort et plus vivant que jamais. Ce n'était donc que normal et juste que la belle jeune femme se préoccupe également des malades et aille les visiter, car, autant que les pauvres ou les enfants, ils devaient pouvoir compter sur le soutient et la protection bienveillante de leur future Sultane dans ce moment difficile de leur existence. Et, eux aussi, ils avaient pour la plupart une voix à exprimer dans l'avenir de leur pays, une voix qui pouvait, murmurante ou claire, se faire entendre pour restaurer cette forme de gouvernement qui garantirait au mieux leur paisible guérison.
C'est pourquoi son équipe avait programmé la visite d'un hôpital, un hôpital plutôt modeste, qui soignait peu de riches, beaucoup de membres de la classe moyenne et une certaine propension de pauvres, qui parfois profitaient de la générosité soit de l'hôpital lui-même soit d'un concitoyen. Il se trouvait dans la banlieue d'Ahmerrad. Bien entendu, c'était une évidence à présent quand la Princesse visitait tel ou tel endroit, la presse était de la partie, aillant été prévenue par le staff de la future Sultane, et attendait de capturer de nouvelles images de cette souveraine en puissance qui, particulièrement au près des pauvres et de la classe moyenne, qui se passionnaient parfois pour la jeune femme en qui ils plaçaient tant d'espoir, faisait vendre. Une tendance que Sherazade était loin de contester car, d'une part, si certains en venaient à acheter le journal et toute la culture que, en-dehors des rapports sur elle-même, il recelait, grâce à elle alors c'était une bonne chose, et d'autre part c'était par ce biais qu'une candidate indépendante comme elle pouvait le mieux être sûre de diffuser son message à toute la population.
Au lieu d'investir dans des tracts ou de la publicité à foison, Sherazade se contentait de nourrir la presse qui, en échange, diffusait ses idées et son message plus largement qu'aucune campagne publicitaire financée par tel ou tel parti. Et encore une fois, en arrivant à l'hôpital, elle leur servit sa meilleure arme, son atout de charme qui séduisant les journalistes aussi bien que la foule de leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs : son sourire doux et rayonnant, le sourire d'une mère aimante et bienveillante à son enfant, ou, dans le cas présent, à l'assemblée de toutes celles qu'elle considérait comme ses enfants, à savoir tout le peuple d'Alamut. Et comme de coutume aussi, les médias durent se contenter de se sourire, puis de la suivre, car plutôt de se plaire sous les flash, Sherazade alla plutôt au plus près de ses futurs sujets, et se concentra avant tout sur les malades et ceux qui les encadraient. Elle commença par rencontrer le directeur de l'hôpital et son équipe, les remerciant pour « Avoir eu la bonté de lui permettre de se pencher ainsi au chevet de son peuple souffrant, ou du moins d'une partie de celui-ci ».
Après une discussion où elle assura que lorsqu'elle serait Sultane, les malades ne seraient pas plus négligés que les pauvres et que, au contraire, ils recevraient du trône toute l'attention qu'ils méritaient, de façon à ce que « le peuple d'Alamut tout entier puisse profiter des meilleurs soins, permettant ainsi au pays tout entier d'être en meilleure santé », Sherazade fut invitée à visiter les malades, ce qu'elle accepta avec plaisir, visiblement heureuse de pouvoir le faire. Les réactions furent diverses, mais nul ne refusa jamais sa visite, peut-être, justement, parce qu'une fois encore son équipe avait veillé à choisir un hôpital dans une zone assez favorable à la candidate, mais sûrement également aussi à cause de son sourire et de sa gentillesse. À ceux qui n'étaient pas en accord avec eux, elle fit part néanmoins de tout son soutient, et un vieil homme sceptique sur la monarchie lui dit même en retour que s'il ne voterait jamais pour elle, il lui rendait hommage en tant que personne pour sa bonté envers lui.
Mais pour ceux qui étaient de ses sympathisants, plus ou moins déclarés, la joie fut encore bien plus grandes. Parmi les plus pauvres hospitalisés là, il en eut qui fondirent en larme en voyant celle qu'ils espéraient comme souveraine, comme celle qui saurait se faire une Sultane aimante et juste pour soigner leur maux et éloigner d'eux les injustices, venir se pencher sur leur lit d'hôpital. Doucement, Sherazade essuyait alors une larme vagabonde chez les plus jeunes, ou tendait un mouchoir aux plus âges, leur assurant que leur avis était profondément important pour elle et que c'était « grâce à votre soutient, grâce à votre amour, que j'ai la force de m'investir dans cette campagne » et leur promettant qu'elle ferait tout pour être à la hauteur de leur confiance et de leurs espoirs qui étaient « mon plus grand honneur et ma plus grande charge, moi qui me trouve ainsi responsable de tant de rêves que je ferai tout pour accomplir », en prenant le temps d'écouter les peines et les problèmes de nombreux patients.
Les enfants, comme toujours, furent ravis de rencontrer une belle princesse souriante, et elle distribua les cadeaux que ses assistants avaient préparés pour eux pour les soutenir un peu dans les épreuves parfois bénignes et parfois très difficiles qu'ils traversaient en ce moment de leur vie où ils étaient pourtant les plus vulnérables, confiant à une infirmière, sous l’œil des journalistes bien entendu, que c'était peut-être « certains de ses enfants qui, parmi tous mon peuple, sont ceux qui ont le plus besoin de mon attention et de mon aide ». Elle se montra marquée par les difficultés et les injustices qu'elle découvrait parfois, et en même temps elle trouvait toujours la force de sourire, d'offrir une parole de consolation ou de réconfort, d'offrir un peu de chaleur et de soutient à ceux qui étaient si mal. Elle fini la journée en répondant à quelques questions, mais demanda aux journalistes d'éviter de faire « de la politique seulement pour la politique, par respect pour les malheureux qui se trouvent ici », et fut écoutée, détaillant ainsi principalement combien elle se pencherait sur les cas des malades et des faibles quand elle serait au pouvoir.
Après avoir dit aurevoir aux patients et au personnel, sous les flash des médias, la Princesse repris la route, marquée par cette journée qui comptait, avec d'autres tout aussi intenses, parmi les plus éprouvantes de cette campagne, mais aussi parmi les plus riches. Et c'étaient de telles journées, justement, qui renforçaient sa détermination à conquérir le trône de ses ancêtres pour pouvoir agir au mieux pour tous ces gens qui avaient tant besoin de l'attention d'une Sultane bienveillante qui pourrait se pencher sur leurs problèmes pour trouver les meilleures solutions.
Posté : mer. nov. 04, 2015 4:46 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/7/b/news-187079-4d22fe3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Conférence de presse de moyenne ampleur
Les choses étaient toujours aussi calmes, sur la scène politique d'Alamut. Alors que Sherazade s'attendait avec l'arrivée des bilans de la mi-campagne, et notamment des sondages qui faisaient état de la réalité des intentions de vote, à savoir qu'elle se trouvait loin en tête, avec plus d'un quart de l'électorat, à cette époque, qui lui était acquise, à un regain d'activité chez ses adversaires, et avait donc, en réaction, continué de déployer des efforts de son côté pour garder son avance, utilisant sa popularité au près des médiats pour occuper le devant de la scène médiatique. Mais, étonnement, les autres candidats n'avaient pas réagit, presque comme s'ils avaient déjà abandonné la partie, ou comme s'ils ne croyaient plus à la possibilité d'une victoire. Elle n'espérait pas véritablement que ce soit aussi facile de les mettre sur la touche, ceci dit, et de plus elle avait espéré que, quelque soit leur programme, ils auraient plus à cœur de défendre leurs idées pour l'Alamut, des idées où elle aurait ensuite pu piocher une fois le Sultanat restauré.
Le résultat final était donc un peu déconcertant et, si la Princesse n'avait pas l'intention d'abandonner elle-même le terrain pour autant, ne se relâchant pas, ne fut-ce parce que la campagne était une formidable occasion de mettre en avant ses idées et toutes les questions qui lui tenait à cœur, d'une façon durable et qui lui permettait de toucher et de marquer autant que possible un maximum d'esprit, ce qui, qu'elle parvienne ou non à restaurer le trône au final, ne pourrait qu'être bénéfique pour ce qu'elle pensait être le bien être de l'Alamut, elle était tout de même partagée sur ce qu'elle devait souhaiter. Que ses adversaires lui abandonnent totalement le terrain, reconnaissant ainsi implicitement sa légitimité à restaurer le Sultanat, ou peut-être acquis à ses idées, qui sait ? Ou bien qu'ils lui présentent une opposition au moins de principe et prouvent ainsi leur attachement à l'avenir du pays, tout en lui permettant une campagne plus riche et plus varié ? Dans tous les cas, elle ne pouvait bien entendu pas agir à leur place, et resterait heureuse d'obtenir la victoire, même « par abandon », si elle réunissait une assez large portion du peuple derrière elle.
En-dehors du pays, néanmoins, certains médiats extra-nationaux se positionnaient sur la campagne, ou sur sa personne, avec par exemple [url=http://www.simpolitique.com/medias-informations-nationales-t5555-165.html#p271158]la presse de Sébaldie[/url], pays que ses conseillers suivaient plus ou moins depuis les discours de début de campagne de l'Union des citoyens libres qui avaient utilisés cette contrée comme référence-support de nombre de leurs idées, soit en transposant directement des idées utilisées là-bas, soit en les transformant pour les rendre meilleures et plus adaptées à l'Alamut, soit encore en s'en servant simplement comme exemple. Peut-être pour ces fréquentes mentions de leur pays, ou peut-être par simple curiosité internationale, certains journalistes sébaldes avaient en tous cas pris position, et en bonne partie directement sur elle-même, ce qui était sans doute logique puisque, comme ils le soulignaient justement, elle occupait tout le devait de la scène. Et elle avait décidé de répondre à l'ensemble des critiques internationales, dont sébaldes, car cela lui offrait enfin une occasion de réaction dans cette campagne, au lieu de simplement suivre son propre programme.
Une conférence de presse avait donc été organisée par ses conseillers, à laquelle elle vint, détendue et souriante, comme elle l'était depuis le début de la campagne. L'importance de l'assemblée était moyenne, mais qu'important, dans ce genre de cas le but n'était pas de masser les journalistes comme des sardines dans la salle, mais de faire raisonner largement le message. Après avoir remercié tous ceux qui étaient venus, comme elle le faisait toujours, elle précisa le thème de cette conférence, à savoir « répondre aux échos suscité par notre pays et par ma personne à travers le monde », tout en regrettant d'une voix douce et quelque peu peinée que « ses divers concurrents au cours de cette campagne me forcent à me tourner vers l'extérieur pour trouver des actualités politiques dignes qu'on s'y attarde » ce qui, regretta-t-elle également, démontrait « qu'ils ne sont pas aussi attachés à l'Alamut et à son peuple que moi, future Sultane et digne Princesse, petite-fille de Sultan, moi qui me soucie de l'ensemble de les sujets et me bat sans trêve pour pouvoir assurer leur bonheur ».
Écartant le sujet d'un soupir, elle retrouva rapidement le sourire et répondit à diverses critiques qu'on avait pu lui faire, et notamment sa trop grande gentillesse. Sans perdre son beau sourire, elle utilisa l'analogie avec une lionne majestueuse, reine des animaux, tendre avec ses petits, mais impitoyable avec ses ennemis, et particulièrement avec tous ceux qui voulaient faire du mal à ceux-ci. Comme elle le dit « J'invite tous ceux qui penseraient que je suis incapable de me battre pour la survie et le bonheur de mes enfants, de tous mes sujets, à venir tenter l'expérience. Ils découvrions que je sais me faire plus féroce qu'un fauve quand il s'agit de défendre ce que j'ai de plus cher, à savoir le peuple d'Alamut dont, couronnée ou non, je me sens responsable au même titre que l'étaient l'ensemble de mes ancêtres. », et il en serait toujours ainsi, quelque puisse être la menace. Elle prit ensuite le temps de se pencher sur toutes les critiques, d'où qu'elles viennent, puis de répondre aux questions et critiques des journalistes d'Alamut présent.
Finalement, après avoir fait le tour des diverses mains levées, elle mit fin à la séance, avec le sourire, promettant que, au contraire de ses adversaires qui semblaient avoir abandonné la partie, elle ne se relâcherait jamais, mais au contraire continuant jusqu'au bout de prouver sa détermination en continuant de faire campagne pour conquérir le cœur de tout ses futurs sujets.
Posté : mer. nov. 04, 2015 6:04 pm
par luc57
[center]Nastaram Djahad (Parti Lutte Populaire) et Eskandar Fatemeh (Parti pour le progrès et le développement) annoncent la création d'une "Union Nationale".
Les sondages présenteront à présent les deux partis comme un seul. En cas de victoire de l'Union, le peuple choisira le président et le premier ministre, Djahad ou Fatemeh.
Cette alliance est mise en place dans le but de faire face à Sherazade, d'après les porte-paroles des deux mouvements, "menace pour la stabilité d'Alamut"[/center]
[center]Sondages[/center]
Sherazade : 31%
Union Nationale : 28%
Hasem Javaneh : 12%
Ajmane Ben-Baïssa : 4%
Posté : mer. nov. 04, 2015 7:15 pm
par Sébaldie
Le parti : Union des Citoyens Libres
Candidat : Hasem Javaneh
Le type d'actions : Intervention au journal télévisé
[justify]Ainsi, [url=http://www.simpolitique.com/post271158.html#p271158]la presse sébalde présente-t-elle la légalisation de l’avortement comme une futilité[/url] ? Soit, Hasem Javaneh n’avait pas eu ce ressenti lorsque, à l’annonce de sa proposition, il subit un branle-bas-de-combat de la part de la presse conservatrice. Des menaces de morts lui sont régulièrement parvenues aussi. Dernièrement, une lettre dans laquelle étaient collées des lames de rasoir à l’endroit de la patte d’ouverture, comportait le message suivant : « Vous connaîtrez bientôt le même destin que ces enfants. ». Anonyme bien évidemment. Heureusement pour Hasem, il avait pris l’habitude d’ouvrir ses enveloppes avec un couteau prévu à cet effet. Ces menaces ne l’empêchaient pas de continuer sa campagne. Mieux, elles allaient lui servir. Invité au journal d’une des principales chaînes télévisées du pays, Hasem avait apporté la fameuse enveloppe.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2015/11/04/151104081912941099.jpg[/img][/center]
Journaliste : « La presse nationale vous qualifie de libéral-libertaire, la presse sébalde décrit vos propositions comme futiles… et ce quand bien même vous faisiez de la Sébaldie un modèle. Qu’avez-vous à répondre sur ce sujet ? »
Hasem Javaneh : « La situation n’est pas aussi simple que vous la présentez. Premièrement, l’article sébalde que vous citez n’engage que le journal dont il est extrait, ce titre de presse nationaliste n’est en rien représentatif de la Sébaldie. Deuxièmement, je n’ai jamais fait de la Sébaldie comme un modèle, j’ai cité ce pays en rappelant que de nombreuses alméranes y avaient le déplacement pour effectuer l’avortement interdit dans leur pays. Je pointais donc une politique hypocrite qui consiste à interdire l’avortement aux femmes alamiennes, sans leur interdire de quitter le pays. Que les conservateurs aillent au bout de leur raisonnement et empêchent les Alamiennes à prendre la destination de la Sébaldie. »
Journaliste : « Pensez-vous seulement que les femmes alamiennes souhaitent la légalisation de cette pratique ? L’Alamut n’est pas l’Alméra ni le Jeekim, encore moins la Sébaldie… »
Hasem Javaneh : « Partout naissent des enfants non désirés, j’ignore dans quelle proportion mais là n’est pas le sujet. Cela dit, vous avez raison de considérer que l’Alamut n’est pas une démocratie de type occidental et c’est pourquoi la promotion de l’avortement n’est pas acceptable. Je dis bien la promotion, je n’ai aucune raison à applaudir la mort de chacun de ces fœtus, ni le traumatisme que cela peut créer chez ces femmes qui ne prennent jamais cette décision de gaieté de cœur. Néanmoins, je ne vois pas en quoi l’Etat est-il dans son rôle en interdisant la pratique de l’avortement. La possibilité doit rester ouverte aux femmes, sans publicité aucune, et même si seule une infime partie de la population féminine fait son choix, elle mérite d’être écoutée. L’Alamut n’est pas davantage une démocratie occidentale car je ne considère pas l’avortement comme un sujet futile, comme le décrit ce journal sébalde. L’Alamut a tout intérêt à légiférer sur ce sujet. »
Journaliste : « C’est-à-dire ? Quels sont les intérêts ? »
Hasem Javaneh : « Globalement faire de l’Alamut la première et unique nation libre du Barebjal. Notre continent est investi par une Tchoconalie nationaliste, piégée dans le culte du chef ; un Osmanistan de même configuration mais plus absurde encore ; et un Royaume d’Andaral militarisé et répressif. Nous avons la chance d’être la [url=http://www.simpolitique.com/post267902.html#p267902]première destination touristique mondiale[/url], excusez de peu ! Or, les touristes peuvent rapidement fuir notre pays si celui-ci est aux mains de militaires, d’un chef d’Etat idolâtré ou d’un clergé religieux fanatisé. L’Alamut doit attirer toutes les femmes oppressées du Barebjal, de la même manière qu’il attire les touristes. Si je ne raisonnais qu’en termes comptables, je rappellerais que ce que les Alamiennes dépensent en Sébaldie, elles ne peuvent le dépenser chez elle. Il y a donc une fuite des capitaux vers d’autres pays. L’Alamut ne doit pas seulement être riche de son patrimoine culturel matériel et immatériel, il doit l’être aussi de sa liberté. Les touristes doivent se sentir en Alamut comme chez eux. Je pense notamment aux homosexuels qui fuient l’Alamut comme destination, de peur d’y être persécutés. »
Journaliste : « Vous appropriez-vous le terme de libéral-libertaire, affublé par les médias ? Tout de même, reconnaissez que vos propositions sont à contre-courant de la culture alamienne, dont vous faites pourtant l’éloge. »
Hasem Javaneh : « Cela est peut-être prétention de dire cela mais je suis un homme guidé par la raison et le pragmatisme, non par une quelconque idéologie, puisse-t-elle être qualifiée de « libérale-libertaire ». Mes propositions sont le fruit d’une longue réflexion et non de simples lubies. J’ai amené sur le plateau une lettre qui m’a été destinée, que j’ai reçue il y a quelques jours. Comme vous le voyez, elle m’est hostile. »
Hasem montre à la caméra l’enveloppe et les lames de rasoir qui y sont collées.
Hasem Javaneh : « Vous connaîtrez bientôt le même destin que ces enfants. Voici le propos du message que comportait l’enveloppe. C’est une menace de mort, au cas où vous ne l’avez pas compris. Je ne me mettrai donc pas en danger si je n’étais pas sûr du bienfondé de mes propositions. Sachez par ailleurs que les intentions de vote en ma faveur ont [url=http://www.simpolitique.com/post271002.html#p271002]doublé depuis le début de la campagne[/url], preuve s’il en est de l’écho de mon programme auprès de la population. »
Journaliste : « On vous crédite effectivement de 12 %. C’est un score non négligeable mais insuffisant pour prétendre à la présidence du pays. Votre retard est irrattrapable. »
Hasem Javaneh : « Qu’en savez-vous ? La campagne est imprévisible, [url=http://www.simpolitique.com/post271215.html#p271215]la candidate du gouvernement sortant a signé avec un pacte avec le diable[/url] pour ainsi dire, en s’alliant avec les islamistes. Désormais, leur « union nationale » talonne Madame Sherazade. En réalité, l’alliance entre Madame Djahad et Monsieur Fatemeh mènera vers l’obscurantisme et détruira notre économie touristique, sans parler bien évidemment des libertés individuelles et du système démocratique dont jouissent encore les Alamiens. »
Journaliste : « Justement, la Princesse Sherazade n’incarne-t-elle pas, à sa manière, cet attachement aux libertés et aux valeurs démocratiques ? L’élection se joue à un tour, ne craignez-vous une division des voix qui puisse favoriser la candidature de l’Union Nationale ? Autrement dit, pourriez-vous vous désister au profit de la Princesse Sherazade ? »
Hasem Javaneh : « Madame Sherazade a mené une campagne courtoise et respectueuse à mon égard. Mais elle reste une adversaire, nous avons des divergences de fond, notamment sur la forme de régime de l’Alamut. Je suis attaché à la république, elle souhaite le retour d’un sultanat. De plus, je ne l’ai pas entendue sur des sujets plus délicats, comme la diplomatie internationale. Il n’est pas donc possible que je me désiste en sa faveur. Cela dit, de la même manière que Madame Djahad et Monsieur Fatemeh ont capitalisé ensemble leur score pour battre la candidate Sherazade, j’annonce que je suis également ouvert à toute forme d’union dans le but de vaincre l’obscurantisme qui menace notre pays. »
L’appel était lancé. Une contre-Union nationale pourrait voir le jour si la Princesse Sherazade la jugeait nécessaire. Hasem Javaneh finit son intervention par un sourire, avant que le jingle de fin du journal ne retentisse et que le plateau s’assombrisse peu à peu, laissant la place à la suite des programmes…[/justify]
[center][img]http://s30.postimg.org/oaclnuok1/Saeed_Jalili_after_nuclea_008.jpg[/img][/center]
Posté : jeu. nov. 05, 2015 5:16 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/7/b/news-187079-4d22fe3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Interview télévisée à portée nationale
La Princesse aurait presque été tentée de croire que s'étaient les propos qu'elle avait tenu quelques jours plus tôt, soulignant notamment l'apathie de ses adversaires et leur manque d'action sur la scène médiatique, sous-entendant que cela était peut-être la marque d'un manque d'intérêt et d'attachement de leur part à l'Alamut qui lui était si cher, les aiguillonnant dans le but soit de les faire réagir soit de prouver au peuple qu'ils ne se souciaient pas de lui puisque, justement, ils ne réagissaient pas, qui avait bel et bien, en réaction, déclenché l'activité soudaine de ses adversaires. Cela aurait été faire preuve d’orgueil, toutefois, d'autant que l'une de ces actions, au moins, avait dû nécessité de très longues discussions entre les personnes directement impliquées, d'une part, leurs partis et soutiens les plus proches, d'autre part, et avec encore le Guide Suprême pour chapeauter tout cela, si on en croyait la rumeur médiatique et le simple bon sens, en fait, puisqu'il était après tout le mieux placé pour avoir amené ces deux partis à s'entendre pour une telle union.
Mais quoi qu'il en soit, que cela ait été hâté en réaction à ses « piques » ou pas, que le Guide Suprême y soit impliqué ou pas, cette soit-disant « Union Nationale » était bel et bien là et, loin de se sentir trahis, les électeurs Nastaram Djahad et Eskandar Fatemeh, loin visiblement de se sentir trahis par ce choix inattendu et pas forcément cohérent avec les lignes des deux partis, approuvaient visiblement cette union, puisque, en fusionnant, les deux candidats avaient réussi non seulement à conserver l'ensemble de leurs intentions de vote, mais même encore à en gagner. Visiblement, l'idée d'une union, d'une réconciliation entre les différents partis arrivait à mobiliser l'attention des foules, ce qui, un peu paradoxalement peut-être, semblait être une bonne chose aux yeux de Sherazade : s'ils prenaient goût à l'union et à l'effacement des barrières dogmatiques, cela ne pourrait que servir son gouvernement par la suite. Par contre, le score cumulé final était plus préoccupant, puisque, si elle restait en tête, c'était uniquement grâce à ses efforts constants, qui lui avaient encore permis de gagner cinq points dans les sondages - un quarantième de la population rallié à ses idées en quelques jours à peine tout de même - l'Union Nationale ayant dépassé son ancien score.
Au final, elle avait bel et bien obtenu l'animation de campagne qu'elle désirait originellement, mais elle était un peu déçue de voir que ses adversaires, plutôt que d'entrer dans l'arènes des idées d'où auraient pu jaillir de bonnes choses, ne parvenaient qu'à se livrer à des manipulations artificielles pour gonfler leurs scores en les cumulant. Aucun d'eux n'avait prit la peine de lui répondre, aucun d'eux n'avait rien fait dans cette campagne, au contraire même des communistes qui, malgré leur score rachitique, avaient eut le courage d'essayer de se faire entendre. Cette attitude la décevait profondément de la part de gens qui se disaient vouloir diriger l'Alamut, qui participaient à sa direction même pour une partie de cette « Union », et qui pourtant, loin de lui répondre directement ou même de façon construite, ne savaient que l'insulter indirectement, que la décrier en la qualifiant de « menace pour la stabilité d'Alamut », sans rien dire de pourquoi, de comment ils pouvaient prétendre une telle chose.
Mais ils n'avaient pas été les seuls à agir, non, puisque Hasem Javaneh, qui avait été un candidat si actif au début de la campagne, avait également refait surface publiquement en intervenant au journal télévisé, parlant non seulement de sa propre prise de parole, et principalement, en fait, des sources auxquelles elle avait elle-même répondu la première, et sur lesquelles il revenait pour, lui aussi, les contester, mais également de la constitution de cette soit-disant « Union Nationale », en disant tout le bien qu'il pensait, mais lançant également, en réaction, un appel destiné à nulle autre que la Princesse elle-même, soulignant leurs divergences mais ouvrant également la porte à une possible alliance. Non pas un désistement, qu'il avait expressément refusé, mais tout simplement une forme d'alliance analogue à celle passée entre leurs deux adversaires, une sorte de « contre-union » capable de faire face à la fusion artificielle des deux partis.
Pour répondre à tout cela, le meilleur moyen était encore de passer directement par la presse et, comme elle avait déjà organisé une conférence de presse quelques jours plus tôt à peine, la Princesse choisi de le faire en accordant une interview privée, comme on le lui réclamait depuis longtemps, avec pour seule condition les mêmes modalités de diffusions que pour l'interview en compagnie de ses enfants : une exclusivité le premier jour, puis une large diffusion dès le lendemain. On avait à nouveau loué un bel appartement, avec de la classe mais pourtant sans luxe indécent, dans ce juste milieu que Sherazade voulait garder autant que possible. La Princesse elle-même était à la fois belle et décontractée, souriant à la journaliste qui avait été envoyée pour l'interviewer. Le reste de l'équipe, tant la sienne, présente comme toujours, que celle de la journaliste, était invisible, laissant une impression d'intimité, de face-à-face direct entre les deux femmes, la future Sultane n'hésitant pas à utiliser son plus beau sourire.
Après que la Princesse eut remerciée la journaliste de « me laisser une occasion de parler directement face-à-face, à travers vous, avec mon peuple bien-aimée », vinrent les premières questions qui, comme de bien entendu, portèrent sur les dernières actualités, et notamment sur la constitution de cette « Union Nationale ». Sherazade se déclara « peinée que mes adversaires s'abaissent ainsi à toutes les alliances et tous les compromis, sans même regarder véritablement le programme de l'autre mais en se souciant seulement de s'accrocher ou d'acquérir le pouvoir, quel qu’en soit le prix, sans même approfondir un instant ce qu'ils feront en cas de victoire, sans dire au peuple quel élément de quel programme sera choisi », et, répondant à une autre question, spécifia qu'elle ne parlait pas par peur car, « même par cette alliance opaque, aucun de mes adversaires ne parvient à enrayer la montée continue de ma popularité au près de mon peuple bien aimé, où près d'une personne sur trois exprime maintenant clairement son envie de me voir revenir sur le trône d'où chuta mon grand-père ».
Suivirent quelques autres questions sur ce thème, où Sherazade maintint sa ligne, à savoir que l'alliance montée contre elle était mal conçue et ne disait rien de son contenu au peuple, ne se décidant même pas sur un meneur mais demandant au contraire une seconde élection à posteriori pour départager les deux candidats, prouvant bien que l'accord était artificiel et superficiel, puisque cette prétendue union n'avait même pas de meneur clair. La journaliste lui répondit ensuite ce qu'elle avait à répondre aux déclarations des deux partis contre elle, et la Princesse prit un visage un peu plus dur pour répondre, fermement, que c'était « une folie que de croire que moi, l'héritière du Sultanat, qui depuis le début de cette campagne ne fait que militer pour l'union et la solidité de l'Alamut, je puisse être celle qui déstabilise le pays. Au contraire ce sont eux qui par leurs petits montages électoraux déstabilisent le pays, risquent de le plonger dans l'incertitude et, pire encore, de le jeter dans le chaos en étant incapable, une fois au pouvoir, de concilier des projets qu'ils n'ont pas discutés. Moi, au contraire, j'incarnerai une stabilité durable, celle d'un trône solidement assis par la volonté populaire, au lieu d'un montage bancal et populiste ! »
La jeune femme avait parlé sans colère, mais avec fermeté. La journaliste sembla convaincue – mais bien sûr elle avait été choisie également parce qu'elle avait plus de sympathie que de méfiance pour Sherazade – et lui demanda ce qu'elle pensait alors de la main tendue par Hasem Javaneh, ce à quoi la future Sultane répondit qu'elle était « prête à écouter monsieur Javaneh, bien entendu, comme je me suis toujours dite prête à dialoguer avec tous et toutes dans cette campagne », mais que contrairement à la prétendue « Union Nationale », elle ne créerait pas une union entre leurs deux candidatures pour des raisons populistes. Elle proclama ainsi que « Si je dois m'allier avec monsieur Javaneh, ce qui je le répète est de l'ordre de l'envisageable, ce ne sera qu'avec un projet cohérent et clairement annoncé, qui ne pourra pas, par exemple, prendre une forme républicaine, même si monsieur Javaneh semble y être attaché. Mais je suis prête à lui parler pour la convaincre du bien-fondé du système du Sultanat, et m'accorder sur un programme commun, qui sera ensuite annoncé au peuple. Il ne pourrait en aucun cas s'agir d'un simple montage bancal, mais d'une véritable union de deux programmes en un nouveau programme, meilleur car ici du dialogue entre deux représentants du peuple d'Alamut. »
En somme, expliqua-t-elle, elle était prête à discuter, mais ne conclurait pas d'alliance à n'importe quel prix. Si cela se faisait, permettant ainsi de fédérer, à l'heure actuel, déjà près de la moitié de la population, ce ne serait qu'en un projet aussi cohérent que n'importe quel programme, qui dirait clairement ce qui serait prévu et comment les choses s'opéreraient. Elle ne voulu pas en dire plus, ne voulant pas gâcher une future discussion par des déclarations de presse, mais affirma en tout cas qu'elle ne s'unirait qu'en faveur du Sultanat, qui était sa cause principal, et du respect des traditions qui lui étaient si chères. On passa ensuite à quelques autres menues questions, comme ce qu'elle pensait de monsieur Javaneh – sur lequel elle rendit un bon avis sinon elle n'aurait pas, comme elle le souligna, envisagé de faire de lui son premier ministre – et d'autres sujets, avant que l'interview ne prenne finalement fin sur une conclusion souriante et positive, Sherazade promettant de « ne jamais brader mes valeurs et de toujours me battre pour mon peuple. »
Une fois la caméras éteinte, la Princesse dit aurevoir à la journaliste. Dès le lendemain, ceci serait diffusé à tout le pays, et plus largement et complètement dès la journée suivante. Restait à espérer que son message toucherait le cœur de tous ceux qui verraient ou écouteraient cette interview, ou en liraient des extraits dans les journaux, et à se préparer pour poursuivre cette campagne qui, finalement, s'avérait riche en rebondissement.
Posté : ven. nov. 06, 2015 11:39 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/4/9/2116_475323-01-06...0k9inwix-4d1f8e3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Visite d'une oasis dans le désert de Néguev
Les derniers jours avaient, pour une fois, été riches en actualités. C'était un changement globalement agréable, car cela avait permis à la Princesse d’introduire un peu d'imprévu dans sa campagne, un peu de rebondissement, ce qui, bien entendu, e pouvait que stimuler son propre intérêt et sa propre passion qui, autrement, auraient bien pu risquer de retomber avec le temps, et ce en dépit de toute sa détermination à ce que tel ne soit jamais le cas, pour ne jamais tomber dans les mêmes pièges que certains de ses ancêtres qui, en s'endormant sur leur couronne, l'avaient fragilisés d'autant, ni de certains de ses adversaires qui, pareillement endormis, devaient maintenant recourir aux stratagèmes les plus vils et les moins avisés pour maintenir un pouvoir ainsi bien chèrement payé. De plus, cette animation était aussi favorable à sa campagne elle-même, dont les spectateurs, autrement, auraient pu risquer de se lasser à ne voir jamais surgir aucune opposition apparente à la marche de leur future Sultane vers le pouvoir.
Oui, c'était bienvenue, au final, même si, sur la forme autant que sur le fond, Sherazade aurait de loin préféré que ses adversaires dans cette campagne réagissent autrement, d'une autre façon, en se battant directement et véritablement pour leurs idées, par exemple, en faisant front face à ses arguments, en venant en discuter avec elle, face à face ou par médias interposés, bref, en se livrant à tout ce qu'il pouvait y avoir de sain et de bon dans la politique par un dialogue constructif où chacun aurait défendu ses idées, pour pouvoir, éventuellement, sublimer les unes et les autres en quelque chose de plus aboutit, et donner, en tous cas, l'occasion au peuple de choisir en voyant clairement se dessiner les lignes de forces et donc les issues qui découleraient de tel ou tel choix. Au lieu de cela, ils avaient choisi, tout au contraire, ce qu'il y avait de moins beau, de plus détestable dans la politique, avec des arrangements partisans, nébuleux, opaques, qui ne disaient rien du programme adopté ou de ce qui attendrait le peuple en élisant cette soit-disant « Union Nationale » et qui n'était que l'union des avides de pouvoir.
La Princesse en était profondément déçue, et cela ne pouvait que l'inciter d'avantage à poursuivre son combat car cela prouvait que son postulat de base était le bon : l'Alamut avait grand besoin d'un assainissement de sa politique, comme seul pourrait lui en apporter un nouveau régime, un régime dont le chef serait au-dessus de ces querelles partisanes et n'aurait pas, de fait, à vendre son âme à chaque élection, pouvant profiter de la stabilité de son trône pour se détacher de telles pratiques et, peu à peu, assainir la scène politique autour de lui. Cet objectif passerait peut-être par une alliance avec l'Union des citoyens libres, mais si tel était le cas, ce ne serait pas en imitation du mal même qu'elle combattait, mais seulement avec un accord clair, solide, ouvert, qui pourrait être présenté fièrement au peuple, l'incarnation, en quelque sorte, de la première fois que la Sultane désignerait un Premier Ministre, ou en tous cas c'était ce qu'elle aspirait à construire de ce côté-là. Et le choix ne serait assurément pas mauvais après le visage que venaient de montrer les deux « unis », ou la haine déployée par les communistes contre elle plus tôt dans la campagne.
Néanmoins, si tout cela était important et si, en vérité, il était plus que nécessaire de se pencher sur de telles questions, Sherazade savait aussi que l'erreur aurait consisté à se lasser entraîner par le jeu de ses adversaires et à ne se concentrer que sur de telles questions, à l'exclusion du reste. Une grossière erreur, assurément, qu'elle ne comptait certainement pas commettre. Oui, l'arène de la politique était importante, oui, il était indispensable de savoir y mener le combat, mais il ne fallait pas réduire la charge d'un gouvernant à cette seule arène pour autant, s'enfermer dans une tour d'ivoire politique et oublier le monde, les idées pour lesquelles on luttait. Et dans sa campagne, la Princesse ne voulait pas non plus oublier ceux pour qui elle luttait, que du contraire même ! Autant par conviction que parce qu'elle était convaincue qu'en s'enfermant dans des débats et seulement dans des débats, elle contenterait peut-être certains snobinards mais s'éloignerait des plus humbles et des plus sages, qu'elle avait pourtant su touché en premier.
C'est pourquoi, contrairement aux conseils de certains de ses conseillers, la belle jeune femme avait choisi de ne pas laisser de côté l'entièreté de son programme « ordinaire », et ceci en dépit du fait que l'actualité lui offrait potentiellement les moyens de le faire, ou qu'on aurait pu attendre d'elle qu'elle se concentre seulement sur quelques négociations. Mais non, au contraire, elle continuait de visiter son peuple, de mettre en avant ses valeurs, ses convictions, au travail du formidable outil de communication qu'était cette campagne, et aidée en cela par celle qui, en dépit des potentiels liens futurs, aurait sans nul doute été sa meilleure alliée lors de cette course vers, elle l'espérait, la restauration de son trône, à savoir la presse. Une presse qui avait été conviée une nouvelle fois, bien entendu, mais avait envoyé moins de représentants non pas à cause d'un désintérêt mais simplement parce que cette fois la Princesse ne s'était pas rendue dans telle ou telle ville d'importance, mais visitait plutôt une oasis, au cœur du désert de Néguev.
Accompagnée d'une petite équipe, et des journalistes, donc, Sherazade arriva ainsi, alors que le marteau solaire tapait durement sur le désert, dans une oasis de taille moyenne, où on avait vivement souhaité sa venue, le responsable local étant un farouche partisan de la restauration d'une jeune femme qui semblait le compromis idéal entre apports utiles de la modernité et préservation des traditions aux quelles il tenait. Un avis partagé par la plupart de ses compagnons, détail qui avait incité le staff de la Princesse à accepter, au grand enthousiasme de la jeune femme quand on le lui avait annoncé. Les habitants du désert représentaient une part pleine de mystère mais aussi de richesse de cet héritage culturel auquel elle tenait tant, et elle était heureuse de ne pas devoir les négliger lors de sa campagne. De fait, ce fut avec le sourire qu'elle arriva dans une oasis déjà animée, puisque justement une caravane y faisait halte, où les moyens modernes étaient venu épauler les façons antiques de traverser les sables. Même à l'heure de l'aviation, nombre de marchandises transitaient encore par voie de terre à travers le Néguev.
Sherazade rencontra longuement et les habitants de l'oasis et les caravaniers, parlant de tous les sujets qu'ils voulaient bien aborder. Nombreux furent ceux qui leur demandèrent ce que la restauration de son trône apporterait à leurs communautés, et elle répondit avec le sourire que la porter au pouvoir s'était s'assurer que « toutes les communautés auront toujours quelqu'un pour les défendre, moi, leur Sultane attentive, une attention que je porterai sur tout mon peuple et pas juste sur telle ou telle partie sur laquelle je compterai pour me faire réélire ». Lors des discussions, elle promettait de « toujours tout faire pour préserver la culture unique des peuples du déserts, qui participent de ce qui fait l'âme éternelle de la grande Alamut, de ce qui construit notre force, notre union nationale, sans pour autant vous refuser les apports nouveaux qui peuvent vous aider, tout étant une question d'un juste milieu que je saurai trouver », et affirmait qu'ils auraient toujours droit à la parole, surtout pour ce qui les concernait directement.
On lui fit visiter l'ensemble de l'oasis, et elle rencontra aussi bien les hommes que les femmes et les enfants, de même qu'elle parla longtemps avec les caravaniers, n'en négligeant aucun. Les journalistes en profitaient souvent pour prendre des photos d'elle devant les tentes, ou de profil devant le désert en train de parler à l'un ou l'autre, sa beauté semblant plus vive encore dans ces moments-là. Une beauté qu'affermissait comme de coutume son sourire, lequel fleurissait lorsqu'elle promettait de « ne jamais oublier tout ce que j’apprends, tout ce que je vois aujourd'hui, et qui constitue autant de pas pour mieux vous connaître encore lorsque je serai sur le trône ». Et pourtant, par son respect de leurs coutumes, elle montrait aussi qu'elle les connaissait déjà très bien, à travers les heures passées depuis la mort de son époux à se cultiver et à en apprendre plus sur son pays et ses peuples. Elle répondait modestement aux compliments, et accueillait sans haine les critiques, s'efforçant toujours d'y répondre au mieux.
Finalement, elle resta jusque tard dans la nuit et participa à une petite fête organisée en son honneur aux heures les plus agréables, quand la chaleur du jour s'enfuit mais que le froid nocturne n'a pas encore vraiment établit son emprise. Ce ne fut que lorsque ce froid fut bien installé, et alors que les étoiles brillaient au-dessus de l'oasis, qu'elle prit finalement congé de ses occupants, prête, s'il le fallait à replonger dans l'arène politique, après cette ressourcée par cette expérience directe au près du peuple qu'elle voulait tant défendre.