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Posté : sam. oct. 31, 2015 7:41 pm
par Leraptopes
[alb]Sur le coup, lorsque Malinia et Alwinne poitèrent du doigt les articles sur l'extradition, les trois femmes – surtout Adelheid – exprimèrent une mou qui, comment dire, n'exprimait pas de l'inquiétude – à l'exception d'Adelheid – ni de stupeur – A l'exception d'Adelheid – mais qui se traduisait parfaitement par un "Oh-oh.", l'ombre d'une boullette monumentale n'ayant été décelé que par les Maokoriens, soit presque cinq rencontres après la première, se mettant subitement à planner. Et puis soudain, elle posa la question de la peine de mort. Ah! Les trois comparses soupirèrent intérieurement de soulagement. Si ce n'était que ça! L'intervention de Zakor les fit de nouveau sourire, contente de voir que l'humour et les piques amicaux n'étaient pas qu'une spécialité du Secrétariat National aiglantin.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
"Et bien..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et directe]
"Elle l'est."
[Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires étrangères, surprise et à Adelheid]
"Oui enfin, il y a d'autre manière de le dire."
[alb]Joséphine reprit, parlant naturellement avec le sourire, mais sérieusement. Le "travail" venait de commencer, elle se devait donc de l'être.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et souriante]
"Un ajout...pardonnez-nous si vous le prenez ainsi, alors. Il nous semblait naturel pour un traité destiné à établir les relations entre deux pays d'à la fois protéger pénalement les ressortissants de l'un ou l'autre signataires par le pays où il se trouve. Réciproquement, il nous a paru logique qu'en cas de non respect de la loi de l'un ou l'autre pays, le dit ressortissants soit jugé dans le pays où il a commis la faute, et que la peine soit appliqué dans ce même pays. Mais nous pouvons donc en discuter bien sûr."
[Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires étrangères, souriante]
"Les champs libres sur la feuille sont fait pour cela, pour noter toute remarque tel que la votre. Des feuilles supplémentaires sont à votre dispositions bien sûr."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Il s'agit d'un traité type que nous soummetons à tout nouveau partenaire. Et n'ayant jamais été contesté par quiconque, nous le jugions être une bonne base de travail. Et qui dit base de travail dit modification. Bien évidemment, nous retaperons au propre tout ce qui a été dis. Je n'oserais vous faire signer un document officiel de cette importance s'il était couvert de ratures."
[Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires étrangères, souriante et sérieuse]
"Pour répondre ensuite à vos question, si nous appliquons à la lettre les articles II.1.4 et II.2.4, et sachant que cela présuppose par le traité que le ressortissant se trouve en territoire étranger – Un Aiglantin au Maok ou bien un maokorien en Aiglantine – cela veut dire que si le ressortissant commet une faute, il sera jugé et condamné dans le pays où il se trouve. Donc si ce dernier s'enfuit et se réfugie dans son pays d'origine, les articles stipulent toujours qu'il devra être jugé et condamné dans le pays où il a commit la faute. Cela implique donc l'extradition. Dans le cas où le ressortissant à commis des fautes dans les deux pays signataires, il sera jugé par les deux, sans doute en collaboration judiciaire, mais il sera bien jugé par les deux. Peut importe les sentences, elles se cumuleront voilà tout."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et ironique]
"Et nous nous retrouverons un jours dans la situation cocasse où il faudra exécuter deux fois la même personne."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et presque méprisante]
"Certain mériterait en effet d'être tuer deux fois."
[Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires étrangères, souriante et gênée]
"Par pitié je vous en pris, changeons de sujet, voulez-vous?"
[alb]Françoise se tourna vers Malinia, Alwine et Zakor.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires étrangères, souriante]
"Mesdames – Et Monsieur, je ne vous oublis pas – nous pouvons discuter des présentes closes dès maintenant si vous le souhaitez. Comme le disait Madame Mercier, ce point nous semblait important puisque qu'il garantit l'égalité de traitement entre tous les individus. Sur ce, je ne puis que vous inviter à nous faire part de vos propositions, nous avons tout notre temps.
Madame Doumba, en tant que Généralissime, vous devez certainement être à l'aise avec la question judiciaire, que suggérez-vous?"
Posté : sam. oct. 31, 2015 10:45 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Les aiglanaises semblaient en tous cas ouvertes à la discussion, et avoir une vision peut-être plus globale de certaines questions qui, pour les maokoriens, semblaient plutôt être à voir clairement. Il semblait aussi y avoir une ligne de fracture dans le groupe sur la question de la peine de mort, mais ce qui surpris véritablement les officiels du Royaume de l'est du Zanyane fut la dernière adresse, directement en direction d'Alwine.
Alwine Mnabinko Doumba : « Heu... j'avoue que je ne vois pas bien le lien que vous faites ici... je suis compétente sur les questions de justice militaire bien entendu, mais en terme de justice civile, non, je n'ai aucune compétence particulière, en fait. Je laisserai plutôt Malinia voir les subtilités judiciaires si vous le voulez bien. »
Malinia Namalik Balioko : « C'est en effet un point que je suis rodée à voir... n'ayez craintes, toutefois, chaque pays à sa propre approche de la diplomatie et de la façon de négocier un accord. Ce qui passe tout seul avec deux ou trois partenaires, ou dix que sais-je, peut nécessiter un petit dialogue avec un autre... et de notre côté, bien entendu, nous demandons juste à en discuter. »
D'un sourire, elle rassura, ou chercha à rassurer, ses interlocutrices sur ce point, avant d'enchaîner après un instant pour leur répondre plus directement.
Malinia Namalik Balioko : « Je vous avoue que dans votre point je voyais principalement le fait qu'une personne arrêtée sur place y serait jugée, mais si cela contient plus de subtilités que je ne l'aurais cru, tant mieux ! Qu'en serait-il, par exemple, d'un criminel maokorien fuyant en Aiglantine ou se trouvant en Aiglantine lorsque son forfait serait connu ? Est-il compris également dans votre vision de l'extradition ? Ou encore dans le cas d'un criminel devant être jugé dans les deux pays mais ayant commis un crime grave dans l'un et bénin dans l'autre, pourrait-il être transféré directement après jugement dans le pays où le crime bénin a été commis, vers le pays où il a commis un crime grave ? Enfin, ce genre de choses.
Si vous le permettez j'aimerais une clarification sur tous ces points, dans le but de ne pas avoir de situation gênante par la suite où on ne saura pas exactement ce qui doit être « concrètement » accomplis. »
Malinia continuait de sourire, ne voulant pas donner l'impression d'une discussion qui partait « mal », mais souhaitant simplement pouvoir mettre les choses au clair. D'ailleurs, après avoir échanger un rapide regard avec Alwine, elle repris sur un autre point connexe.
Malinia Namalik Balioko : « Enfin, sans vouloir être indiscrète il me semble y avoir une... brisure, entre vous, sur la question de la peine de mort. Sans vouloir attiser un débat, pourrions-nous savoir ce qui en est ? Quelle est la position de votre société sur cette question exactement ? C'est que, là encore, je ne souhaite pas voir un conflit diplomatique « exploser » par la suite à cause d'une divergence de point de vue sur la question, d'un aiglantin mort « injustement » aux yeux de votre culture lors d'une exécution au Maok par exemple... »
Zakor Nalagek : « Deux pays différents aux cultures différentes ont forcément des façons différentes, culturellement, de voir certaines questions, et nous cherchons juste à mieux comprendre la façon de voir de l'Aiglantine pour que nos cultures se comprennent harmonieusement au lieu de se heurter... même si mes collègues le font parfois abruptement, hein Alwine ? »
L'intéressée lui répondit par un haussement d'un sourcil, qui fit légèrement rire le Ministre. Malinia leva légèrement les yeux au ciel, comme pour dire « aaaaaah quand on emmène les enfants en sortie voilà ce que ça donne ! » avant de se recentrer sur les aiglanaises, sincèrement intéressée par les réponses qu'elles apporteraient.
Posté : jeu. nov. 05, 2015 10:07 pm
par Leraptopes
[alb]"Heu... j'avoue que je ne vois pas bien le lien que vous faites ici..." Gotterdam! (Typiquement aiglantin signifiant "Misère") Françoise se sentit un peu idiote, elle écouta attentivement Alwinne puis Malinia qui reprit instantanément la parole. Elle se contenta de poser ses doigts sur sa tempe, montrant son exaspération, non pas envers les maokoriens, mais bien envers elle-même. Adelheid et Joséphine restèrent silencieuse, écoutant elles aussi Malinia et regardant du coin de l’œil leur collègue, prit de compassion - Elles auraient commise la même erreur -. En tout cas, en rien l'ambiance n'aurait pu se dégrader, les maokoriens étaient agréables, respectueux, tantôt sérieux, tantôt détendu, cela ne les changeait finalement pas des habituelles rencontres avec les autres Secrétaires Nationaux. Chose qu'elles appréciaient fortement d'ailleurs. Et la petite vague sourcilière de la Généralissime ne put que faire sourire les Aiglanaises.[/alb]
[alb]Françoise utilisa les propos de Zakor pour rebondir et se justifier, même si elle paraissait un peu déstabilisé, encore énervé contre elle.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante, mais un peu gênée]
"Je rejoins totalement ce que vous dites, Monsieur, bien que je – nous – ne prenons pas mal ce que vous tous pouvez nous dire. Au moins les choses ont le mérite d'être clair...en Aiglantine, le Secrétaire Nationale de la Sécurité est en charge de la sécurité intérieur du pays...soit la police, la justice, les pompiers, mais aussi l'armée et la Garde Nationale. D'où ma confusion"
[alb]Elle souria timidement à Alwinne comme pour le dire "désolé". Puis elle reprit avec le sourire, après avoir brièvement échangé un regard avec Adelheid et Joséphine.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, souriante]
"Et sinon, nooon, il n'y a strictement aucune brisure sur ce point là entre nous. La question de la peine de mort est réglé depuis bien longtemps chez nous. Elle y est appliqué depuis le début de notre civilisation, soit près de quatre millénaires avant notre ère. "
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et sérieuse, calme]
"Ôter la vie d'un être-humain n'est pas une décision à prendre à la légère. Si le moindre doute subsiste..."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en mimant le mot "petit" avec ses doigts]
"Le moindre. "
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et sérieuse, calme]
"Alors l'accusé ne sera pas exécuté, mais au moins condamné à la perpétuité. Si Mme.Deschamps nous a coupé, et elle a bien fait, c'était très certainement pour vous épargner nos remontrances perpétuelles à l'égard de l'Humanité. "
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante et radieuse]
"Pour une fois que c'est si joliment tournée, Adelheid. "
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Cela change en effet du lexique riche et fleurie employés habituellement pour dépeindre la sagesse sans limite de notre noble espèce."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et sérieuse, souriante]
"Nous remettrons à plus tard ce concours antiphrastique, veux-tu? "
[alb]Adelheid se pencha, souriante, sur le deuxième exemplaire du texte, en le disposant sur la table de manière à ce que les maokoriens puissent également le lire de nouveau.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et sérieuse, en regardant brièvement Françoise, puis regardant Malinia, Alwinne et Zakor]
"Donc...si nous appliquons mots pour mots ce qui est tapé ici, les criminels maokoriens s'enfuyant en aiglantine ne sont pas concerné par le traité. Le traité concerne les ressortissants étrangers commettant un crime, un délit ou une faute dans le pays, donc un maokorien en Aiglantine ou un aiglantin au Maok. Nous partons du principe qu'en voyageant dans tel ou tel pays, le dit ressortissants doit se plier aux règles en vigueur. L'extradition comme écrit ici permettrait d'éviter le cas que vous venez à l'instant de citer, c'est à dire condamner "injustement" un individu à une peine qui n'aurait pas été prononcé dans son pays natal. Il s'agit d'une échappatoire, un passe-droit, un moyen de contourner la justice, grande spécialité des avocats d'ailleurs."
[alb]Elle fixa avec insistance Joséphine du coin de l'oeil, avec une pointe de malice, faisant référence aux nombreuses lois que Joséphine avait rédigé pour contourner la constitutions aiglanaise, chose que les convives pouvaient difficilement comprendre[/alb]
[alb]Joséphine le nota, et sur le fait accomplit, prit la parole à son tour en joignant ses mains.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse, le sourire en coin et fuyant le regard d'Adelheid]
"Tout dépends de pour qui ou pour quoi on les détournes. Dans le cas du Maok, cela ne semble pas poser de soucis particulier. Mais pour un pays où la peine de mort n'est pas en vigueur, cela peut permettre des démêlés judiciaires. Nous attendons cependant, et par principe, que le coupable soit punis pour ses méfaits dans son pays d'origine, mais..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et directe]
"Pour être franche, nous n'avons confiance qu'en ce que nous connaissons. Or nous ne connaissons pas la justice des autres. Et comme la corruption semble mener ce monde...nous ne comptons pas trop là dessus."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, déçu, la main sur la joue]
"C'est tout de même triste de tirer ce bilan après seulement un an..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
"Bref, là n'est pas le sujet, nos choix sont justifiables. Oui, nous avons fait volontairement le choix d'offrir une "échappatoire" au signataire de ce traité. Pour en revenir à ce que vous disiez, si un même individu devait à être jugé dans nos deux pays, alors il entre dans le cas de figures de ce traité: les peines se cumuleront, tout simplement. Sachant que des coopérations entre les tribunaux maokoriens et aiglantins sont possibles pour accélérer les procès."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Étrangères, souriante]
"Si vous le souhaitez, nous pouvons inclure des articles supplémentaires traitant de l'extradition et de la coopération judicière, et pourquoi pas policière. Nous en serions ravie. Et, également...pourriez-vous nous éclairer sur la position du Maok à propos de la peine de mort? Je n'ai pu vous retourner la question plus tôt, donc je le fait maintenant."
Posté : ven. nov. 06, 2015 11:36 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Si la remarque d'Alwine, qui se voulait polie, avait fait réagir Françoise, heureusement, ce ne fut pas véritablement en mal, évitant un quelconque malaise entre les deux parties. Au contraire, les aiglanaises, loin de paraître mal à l'aise, répondirent largement tant sur le lien qu'elles faisaient entre la Généralissime et l'idée d'une experte en justice que sur leur vision de la peine de mort ou encore sur les différents points soulevés par Malinia au sujet de l'accord. Une réponse fort complète, qui fit sourire les deux Ministres maokoriens.
Zakor Nalagek : « Si vous permettez, je vais répondre tout d'abord sur la question de la peine de mort, qui me semble peut-être la plus importante et qui, très culturelle à ce que j'ai pu comprendre en lisant nos divers accords passés, entre assurément dans ma compétence. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Je savais bien qu'on t'avait emmener pour une raison. »
Zakor Nalagek : « Parce que le charme de ma compagnie ne te suffisait pas ? Je suis déçu... mais pardons mesdames, fit-il à l'attention des trois aiglanaises, avant de poursuivre en retrouvant son sérieux, nous ne parlions pas véritablement d'un sujet propre à la plaisanterie et j'en ai bien conscience.
La position maokorienne sur la peine de mort est, de notre avis, pragmatique. Nous considérons qu'il y a des crimes qui, s'ils peuvent être pardonnés par Dieu, ce qui le regarde, ne peuvent rester impunis pour autant par la justice humaine. C'est ainsi que la peine de mort est inscrite de manière régulière dans nos lois, comme tout autre type de sanction.
Nous n'y recourons pas à tord et à travers bien entendu, car toute vie est précieuse, mais certains crimes entraînent bel et bien ce jugement, oui. Nous respectons les peuples qui pensent autrement, mais nous sommes attachés à la justice, qui seule peut protéger nos concitoyens. Je ne pense pas que, en la matière, nos positions soient incompatibles. »
Ayant répondu à la question, en tous cas à son avis, Zakor adressa un sourire aux trois jeunes femmes, puis à Malinia, comme pour lui signifier qu'il avait fini. Hochant doucement la tête, la diplomate prit la parole à son tour.
Malinia Namalik Balioko : « Ceci résume bien notre position, oui, je pense, qui est que la justice ne peut être bradée. Je suis heureuse que ce point ne pose pas soucis avec l'Aiglantine, ce qui m'évitera de devoir élaborer un des montages parfois compliqués que j'ai dû mettre en place avec certains autres partenaires pour encadrer ce genre de cas.
Néanmoins, je vous avoue que j'ai un petit soucis avec l'idée de... contourner la loi, d'offrir des « passe-droit », comme vous dites. Au Maok, il n'y a pas de passe droit, tous sont jugés de la même façon. Nous ne souhaitons pas que les éventuels criminels surgissant, hélas, dans le troupeau maokorien bénéficient d'une quelconque faveur, et inversement, nous ne pourrions accepter l'inverse.
Que je m'explique, imaginons, par exemple, deux malfrats, venant de chacun de nos deux pays, qui s'associent et commettent des crimes au Maok, des crimes que nous jugeons graves. Vous semblerait-il normal que l'un, maokorien, soit pendu, et que l'autre, parce qu'il est étranger, ressorte en homme libre au nom d'un « passe-droit » ?
Je me doute que ce n'est pas votre intention, mais je prend un exemple tranché pour bien faire passer ce qui me dérange dans cette expression, que j'aimerais donc voir un peu plus détaillée si vous le voulez bien, pour éviter tout malentendu. Au Maok, aucun criminel ne s'en tirera jamais par un tour de passe-passe juridique. »
Malinia eut un léger sourire, pur bien marquer qu'elle n'attaquait pas les aiglanaises, mais au contraire souhaitait encore une fois éviter tout problème future autour d'une mésentente sur la compréhension de certaines choses, surtout d'une expression qui, vu du Maok, avait de quoi faire sérieusement grincer des dents.
Malinia Namalik Balioko : « Outre cela j'aimerais en effet que nous développions le volet judiciaire pour englober les questions d'extraditions des fuyards, de coopération des douanes et polices pour arrêter les mêmes fuyards, ainsi que d'une clarification de la façon dont vous envisagez l'extradition autre que celle d'un criminel en fuite ou qui aurait commis des crimes multiples. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Pour reformuler ce dernier point, nous aimerions savoir dans quels cas exactement vous pensez à utiliser cette idée « d'extradition passe-droit », car, clairement, nous ne pouvons accepter les yeux fermés dans ce domaine. Comme vous l'ont expliqués mes collègues, nous sommes très attachés à l'idée de justice. »
Zakor Nalagek : « Bien entendu il ne s'agit que de conclure un accord complet, portant sur tous les points que vous avez proposés et sur une coopération globale et harmonieuse, que ne viendra crisper aucune « affaire » imprévue, pas de remettre en cause la soif de justice de l'Aiglantine, en laquelle nous avons pleinement confiance. »
L'ensemble des représentants maokoriens offrirent quelques sourires, celui d'Alwine plus fin comme à l'accoutumé, mais sincère, espérant vraiment ne pas froisser leurs trois hôtesses, car la coopération avec l'Aiglantine leur semblait pleine de promesses...
Posté : dim. nov. 08, 2015 6:47 pm
par Leraptopes
[alb]Les vannes amicales lancés par Alwinne et la répartie de Zakor fit de nouveau sourire, et presque rire les trois femmes. Malinia, Zakor et Alwinne se passèrent donc harmonieusement la paroles, ce qui rendait en outre la discutions active et qui soulignait leur entente mutuelle, visiblement tous sur la même longueur d'onde. Les aiglanaise, elles, sentaient arriver la question à des kilomètres, ne pouvant plus vraiment l'esquiver.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, esquissant une mou]
"Disons que c'est...compliqué."
[alb]La présidente se contenta de jouer avec son stylo tout en regardant françoise qui venait de prendre la parole.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante et calme]
"Et bien concernant la peine de mort, nous aurions parfaitement pu tenir ce genre de discours. Nous pensons la même chose à vrai dire, donc ce point est à mon sens balayé, ce n'est pas là dessus que nous serons en désaccord. A l'exeption peut-être de son application ou de sa prononciation, nous reviendrons sur ces points un peu plus tard si vous souhaitez encadrer tout cela.
Concernant ces fameux "passe-droit"...vous allez très certainement sourire mais..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, droit aux maokorien]
"Nous ne l'approuvons pas."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Étrangères, calme]
"C'est exacte, nous détestons cela. Complètement. Car tout comme vous, nous sommes très attaché à la justice. Alors je vais maintenant vous expliquer le pourquoi du comment avant que vous ne nous preniez pour des sottes. Permettez?"
[alb]Françoise prit son verre et se mis à boire calmement l'eau qui s'y trouvait. De quoi lui laisser le temps d'organiser sa réponse. Une fois terminé, elle le reposa sur la table.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"Pardonnez-moi, je vous invite à faire de même si le besoin se fait sentir. Donc pour commencer je vais répondre à votre question, Mme.Doumba. Pour qui cette close est-elle destiné? Tout simplement pour:"
[alb]Elle montra Adelheid triomphalement et avec exagération. Sur le coup elle ne comprit pas et tourna même la tête derrière elle. Mais non, c'était bien elle que Françoise pointait.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, un peu surprise]
"Moi?"
[alb]Joséphine, elle, tilta.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante et vive]
"Les personnes influentes."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"Et corrompu accessoirement."
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise, et se montrant du doigts]
"Je suis corrompu accessoirement? "
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Non, juste très influente. Bref, je crois suffisamment à la bonté de Madame Friedburg pour vous assurer que jamais elle n'entrera dans le cas de figure que vous mentionnez, mais le monde étant ce qu'il est ... Notre monde est pourris de gens malhonnêtes et égoistes fuyant leurs responsabilités. Et comme il semble, de ce que j'ai pu ouïe dire et observer surtout au zanyane, que les pourritures copulent et se multiplient dans les secteurs politique, économique et immobilier qui sont désormais moisis jusqu'aux fondations, la probabilité qu'une personne influente le soit est donc particulièrement élevé.
Le cas de figure est le suivant: Une personne extrêmement "importante pour le pays" est condamné en Aiglantine, si la close sur l'extradition n'était pas présente, cette personne purgerait sa peine en aiglantine, point. Dans le cas de la peine de mort, elle y serait executé. Et comme nous appliquons la loi à la lettre, le pays en question aura beau pleurer, menacer, nous faire chanter, cela ne changerait rien. Et ce serait un problème. "
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
" Des gens agissent dans l'ombre pour obtenir ce qu'ils veulent, je pense aux services secrets par exemples...nous imaginons tous les scénarios possibles et inimaginables. Et de plus, même le verdict venait à rendre la justice la plus inébranlable, si nous nous attirons les foudres d'un pays entier pour au final mener à la violence voir à la guerre...alors autant ne pas jouer à ce jeu dangereux où tous le monde serait perdant. Si rendre la justice conduit à la haine de tout un peuple..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et sec]
"Ou à sa reconnaissance."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, se retenant de parler]
"..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
" Si vous désirez un cas concret, imaginez qu'un roi aimé de ses sujets commettent un crime odieux chez nous et qu'il soit condamné à mort..."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Croyez-nous, nous n'avons pas rédigé cette close par pur hasard. Elle nous est apparu être la meilleure solution que nous puissions imaginer. Il ne s'agit pas d'y avoir recours abusivement, mais il est hors de question pour nous de ne pas respecter l'une de nos lois. C'est d'ailleurs pour cela que tisser des liens avec d'autre nation est pour nous un véritable calvaire, parce que notre constitution va exactement dans le sens opposés."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante et un peu gênée]
" En fait, votre ambassade à Balthazard ne vous appartiendra pas réellement..."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Nous en rediscuterons. Je ne sais si vous pouvez le comprendre, mais nous ne faisons que nous protéger. En temps normal, aucun criminel ne peut espérer échapper à sa responsabilité chez nous, je vous l'assure. Pour en revenir à ce que vous disiez, dans le cas où deux hommes seraient condamnés pour le même crimes et l'un d'entre eux s'en tirerait, et bien tout dépendra de la décision de son pays d'origine. Si les deux criminels sont jugé au Maok, croyez nous que nous n'useront pas de cette close surtout si en plus la sentence aurait été identique chez nous. A l'inverse, ce sera à vous de juger si oui ou non vous devez utiliser cette close pour rapatrier votre ressortissant. Je crois comprendre que vous partagez nos avis et qu'une telle chose n'arrivera pas. Croyez-nous, savoir qu'un criminel s'en tirerait sans encombre aura vraiment le don de nous énerver, mais nous partons du principe que si une personne est vraiment très importante pour un autre pays de quelque manière que ce soit et que le dit pays se montre menaçant envers nous, quitte à commettre des crimes pour obtenir la libération de leur ressortissants, et bien soit, nous laisserons tomber. Il est inutile que des gens honnêtes soient blessés ou meurent pour des salauds. "
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Il faut comprendre que cette close est aussi un outil au service de la justice. Il s'agit pour un pays étranger de gracier l'un de ses ressortissants. Et comme toute grâce, elle est soit juste, soit elle ne l'est pas. Mais si cela peut permettre de sauver la vie d'un innocent, alors nous le feront."
[alb]Françoise passa sa main dans ses cheveux pour se donner un temps de réflexion. Elle avait parlé avec sérieux, mais il ne fallait pas qu'elle oubli de sourire.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"J'espère que vous nous aurez suivis, vous pouvez choisir de l'approuver ou non, mais si la justice est quelque chose d'essentiel aussi chez vous, alors cette close sera inutile.
Ensuite...concernant l'extradition d'un criminel en fuite...et bien, demander la police et leur transmettre un motif valable d'arrestation me parait être suffisant, non? Enfin je vois la chose assez simplement, après...en fait, à bien y réfléchir, tout dépendra du motif. Il nous sera hors de question par exemple d'extrader un individu qui a exprimer son opinion par exemple. Enfin là encore, cela dépendra de la peine qu'il encourera. Enfin qu'en pensez-vous?
Et pour ce qui est de la coopération policière, et bien..."
[alb]Elle se tourna vers la présidente, qui lui fit signe de continuer. Elle allait donc faire une proposition – ou plus sa – puisqu'elle ne s'était pas concerté avec sa supérieure hiérarchique.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"Je ne suis pas experte dans le domaine mais...pourquoi ne pas "échanger" des avocats, juges d'instructions, procureurs, und so weitter, afin que nos systèmes juridiques soient mutuellement connu? Faisons également de même pour des équipes de policiers, enquêteurs, douaniers...nous pourrions également créer une base de donnés communes, afin que les malfaiteurs soient fichés et que nous puissions mieux suivre leurs déplacements?"
Posté : lun. nov. 09, 2015 9:33 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Les maokoriens écoutèrent avec attention les réponses des aiglanaises, mais leur visage montra au fur et à mesure une certaine perplexité. Visiblement, ils ne comprenaient pas très bien toutes les nuances du raisonnement de leurs hôtesses. Quand elles eurent finies, les trois continentaux s'entre-regardèrent, comme pour se consulter un peu mutuellement, et Malinia attendit d'avoir un signe de tête des deux autres avant de reprendre la parole.
Malinia Namalik Balioko : « Hum hé bien je vous avouerai que votre raisonnement nous sembles... étrange ? »
Elle jeta un bref coup d’œil à ses compagnons pour vérifier que l'adjectif leur convenait, puis, aillant visiblement reçu la confirmation voulue à leurs mimiques, sourire de Zakor, hochement de tête pour Alwine, poursuivit.
Malinia Namalik Balioko : « Si vous êtes aussi attaché à la justice que nous, comme vous le dites, vous ne devriez pas prévoir vous-mêmes les portes de sortie pour contourner la loi... si on se laisse guider par la peur du mal et qu'on est prêt à se détourner de ses principes pour éviter de s'y confronter, alors le mal à gagné, permettez-moi de vous le dire, avec tout le respect que je vous dois. Même un Roi, si aimé soit-il, ne peut tout se permettre, sinon il devient un tyran.
De même, si vous ne pensez pas que cet accord soit utile avec un autre pays « juste », je comprend mal pourquoi l'appliquer, surtout si vous ne comptez pas vous-mêmes l'utiliser... mais soit, si cela vous tient tant à cœur je suis prêt à signer cette close. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Malinia, tu... »
Malinia Namalik Balioko : « Laisse-moi finir s'il te plaît. Je suis prête à la signer mais sachez que si véritablement un crime trop horrible était commis, et que, pour quelque raison que ce soit, peut-être un changement de régime, car nul pays n'est à l'abri de voir surgir en son sein un tyran, ou en fait quoi que ce soit d'autre, vous demandiez de le « gracier » comme vous dites, le Maok refusera, en dépit de ceci.
Nous acceptons de nous soumettre à votre cadre général, si cela vous importe tant, mais je dois à l'honnêteté de vous dire que mis devant le choix de devoir laisser s'en tirer certains criminels ou nom d'un traité, le Maok choisira la justice. J'espère que vous le comprendrez. Ceci, je n'y puis rien changer, ni même le Roi. Dans pareil cas, le peuple n'hésiterait pas à se soulever pour réclamer la justice qui lui serait due. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Et pas que le peuple civil. »
Cette dernière remarque d'Alwine, d'une voix basse mais audible, lui valu un coup d’œil et un sourire un peu crispée de Malinia, à quoi la Généralissime lui répondit d'un haussement d'épaule, comme pour lui dire qu'elle ne contrôlait pas plus le cœur des militaires qu'elle ne contrôlait celui des civils soumis à une injustice flagrante. Il y eut un petit moment de flottement, puis Zakor toussota légèrement avant de prendre la parole.
Zakor Nalagek : « Hum et donc nous disions... la coopération ? »
Malinia Namalik Balioko : « Oui, je te remercie. Hé bien concernant la possibilité de faire extrader des criminels, je souhaiterais surtout poser la base légale permettant une telle chose. Bien entendu l'Aiglantine, ou le Maok dans le cas inverse, restera libre de refuser, mais le cadre légal pour le faire sera là, bien présent. Ceci afin d'éviter de devoir en urgence se rencontrer si le cas se pose un jour pour voir seulement alors ce que nous ferons.
Je vous avoue que l'idée d'un « échange » est assez originale, et ne m'avait jamais encore été proposée... mais pourquoi pas, pour des échanges temporaires, cela permettrait aux « échangés » de se former aux techniques étrangères d'une part et d'en apprendre plus au pays d'accueil d'autre part. Néanmoins pour moi les points clés sont la mise en commun des informations sur les criminels et la mise en place de protocoles de coopérations, si vous voyez ce que je veux dire ?
Les deux pouvant être bien entendu complémentaires, et je pense même qu'ils se compléteront très bien, qu'en pensez-vous ? »
En dépit de l'épisode un peu plus sérieux au part avant, Malinia avait vite retrouvé le sourire, de même que ses collègues. Alwine elle-même n'était pas boudeuse, mais s'était juste montré ferme, ce qui était dans son caractère. Aucun « froid » ne semblaient tomber en tous cas du côté des maokoriens, qui au contraire semblaient prêt à poursuivre la discussion. Malinia savait bien, elle, qu'on ne pouvait toujours avoir le même point de vue sur tout, et que tout l'art du diplomate consistait justement à savoir surmonter ces divergences.
Posté : ven. nov. 27, 2015 6:36 pm
par Leraptopes
[alb]On fut un peu gêné et déconcerté. On échangea des regards, on se retînt de parler, on réfléchissait. En fait c'était la première fois qu'elles faisaient face à un désaccord. Mais il fallait bien que cela arrive un jour. Par contre on était surpris que Malinia soit prête un signer une close qu'elle se refuserait à respecter...Donc c'est finalement Françoise qui reprit la parole, abordant un large sourire tout en débouchant un gros feutre noir.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires étrangères, souriante et en stabylotant abondamment la close de feutre noir]
"Ah mais pas du tout! Hors de question que vous n'acceptiez que pour nous faire plaisir. Voilà. Là! Cette close n'existe plus – pour l'instant – et nous y reviendrons plus tard tout simplement. C'est un brouillon après tout, il est justement conçu pour gribouiller dessus! Bien...alors concernant la coopération policière et judiciaire, nous allons monter tout cela de ce pas. Et je ne faisais que proposer, il ne s'agit là que d'un avis. Mais il me paraît utiles que nos policiers respectifs connaissent le type de criminel auquel ils auront possiblement à faire..."
[alb]Joséphine s'exprima immédiatement après Françoise.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et un peu gênée]
"Vous...permettez?"
[alb]Elle prit la copie de Françoise que cette dernière venait de poser sur la table. Elle la plia très soigneusement en trois, devant le regard de Françoise et d'Adelheid, suspicieuses et curieuses. Elle finit par plonger le document dans la poche intérieur de sa veste.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et un peu gênée]
"Nous allons faire fi de l'extradition pour le moment et...nous allons rédiger ensemble ce traité. Mme.Balioko, accepteriez-vous de vous entretenir avec moi à l'issue de la journée? J'aimerais vous poser quelques questions si vous le voulez bien..."
Posté : ven. déc. 04, 2015 9:07 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Visiblement les aiglantins commencèrent par être surpris, sans que les maokoriens puissent au juste savoir si c'était de leurs paroles ou de leur décision finale de signer le traité. D'ailleurs, comme Malinia semblait prête à signer, Françoise s'empressa de s'emparer du traité pour le raturer largement, à la surprise des continentaux, avant que Joséphine ne s'empare finalement du document et l'empoche, semblant cette fois surprendre également ses collègues. Au final, les trois représentants du Maok échangèrent des regards quelque peu interloqués.
Malinia Namalik Balioko : « Hum hé bien... oui, j'accepte volontiers bien entendu, quoique je n'ai rien à cacher à mes deux compagnons, et que je ne suis pas du genre à réserver des mots différents que j'ai affaire à une, trois ou vingt personnes. Mais si cela vous met plus à l'aise pour discuter de quelque chose ma foi je ne refuserai bien entendu pas. »
Zakor Nalagek : « Quant à Alwine et moi je ne doute pas que nous serons capables de nous remettre du chagrin de cette exclusion. »
Bien entendu, le ton de ce brave Zakor était léger, presque humoristique, l'homme tentant une fois encor de sauver ou de ressuscité la bonne ambiance autour de la table. Il ne fut pas moins suivit d'un léger blanc, coupé par un toussotement de la Généralissime.
Alwine Mnabinko Doumba : « Hé bien... si tout ceci est mis de côté, et si vous n'avez rien d'autre à voir sur le volet judiciaire, peut-être pourrions-nous passer à la suite ? Qu'en dites-vous, mesdames ? Je suis curieuse de savoir ce que vous avez d'autre en vue. »
Posté : sam. déc. 05, 2015 2:06 pm
par Leraptopes
[alb]En fait, du point de vue des aiglantins, tout se passait très bien. Il aurait été trop simple que chacun ait été toujours d'accord, et régler ce genre de problème pour trouver des compromis faisait partis de leurs travail. Elles en oubliaient même qu'elles n'étaient pas en présences d'Aiglantin mais de dignitaires étrangers qui avaient certainement une autre manière de fonctionner. Mais les maokoriens étaient ouvert et décontracté, ce qui les rendaient à l'aise. Les interventions de Zakor étaient d'ailleurs toujours très bien accueillie.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Ah M.Zakor, pardonnez-moi, ce n'est pas contre vous! Mais disons que je ne tiens pas à en parler maintenant tout simplement! Pardonnez-moi si je vous ai surpris tous autant que vous êtes, cela n'était pas mon intention, mais je vais avoir besoin de ce brouillon plus tard. En soi nous ne mettons de côté que cet aspect qu'est l'extradition, mais je pense que nous sommes tous tombé d'accords sur le reste, donc je vous propose de passer à la rédaction final de notre premier traité commun."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"Je vais le taper, je n'en aurais pas pour longtemps, en outre je laisse la parole à mes deux collègues et supérieurs. Je m'en vais également ajouter un bref article sur la coopération policière dont nous discutions tout à l'heure, je pense à quelque chose de simple, bref et clair."
[alb]Françoise tira à elle la machine à écrire qui trônait sur le bord de la table. Elle se mis en quête de rédiger en deux exemplaire la version officielle du traité en prenant soin de ne commettre aucune fautes. Sinon, elle serait contraint de tout recommencer.[/alb]
[alb]Et donc durant cette courte action, le silence s'était installé. La présidente jugea opportun de reprendre la parole pour discuter de la suite des opérations.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidentes, souriante]
"Et bien Mesdame, et Monsieurs bien sûr, oui ce sera avec plaisir. Dans l'optique, nous souhaitons au mieux collaborer avec nos partenaires. Nous l'avons déjà fait avec vos prédécesseurs, donc nous vous le proposons aussi car cela nous ai cher: Seriez-vous intéressez d'élaborer un partenariat estudiantin entre nos deux pays? Il s'agirait de permettre à nos étudiants respectifs d'exercer des formations, stages et cursus dans l'un ou l'autre pays afin de leurs ouvrir le plus de voies possibles. Concrètement, nous avons beaucoup à apprendre de nos voisins, l'inverse étant à mon sens de même, et pouvoir offrir cette chance à nos élèves est important pour nous.
J'aimerais également vous proposer des accords sur les biens culturels. Voyez-vous, nous sommes très attaché à l'Histoire, et notre histoire ne se résume qu'à ce que nous possédons: notre île donc. Mais là encore, apprendre des autres afin de mieux les connaître ne pourrait qu'être bénéfiques dans nos relations. Nous disposons d'une quantité assez faramineuse de bibliothèques et de musées, et nous serions honorés si nous pouvions accueillir dans nos rayons et nos vitrines des œuvres maokoriennes, qu'elles soient artistiques ou littéraires, matérielles ou immatérielles. J'entends par là les traditions et les contes par exemple."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, crispé]
"YIIRK!"
[alb]Françoise venait soudainement de cesser de taper.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidentes, un peu surprise]
"Et bien? Qu'y a-t-il?."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, la tête baissé, dépitée]
"J'ai inversé deux lettres."
[alb]Elle tira la feuille de la machine et en rechargea une vierge. Et pendant qu'elle rembobinait, elle s'adressa aux maokoriens.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et sérieuse]
"Malheureux contretemps, pardonnez-moi. C'est que c'est enquiquinant tout de même! J'en profite pour ajouter quelque chose – Car il s'agit de mon travail tout de même – nous avions proposé quelque chose à notre partenaire hokkaidien qui l'avait accueillit très favorablement et qui a permis un rapprochement rapide et concret entre nos deux nations. Et comme le Maok est un territoire Zanyanais qui, en plus, partage nos valeurs, je souhaiterais vous le proposer également. Je revêts donc mon habit de Secrétaire Nationale de la Culture et je m'adresse à vous tous: Seriez-vous intéresser de "jumeler" nos villes? Nous entendons par ce terme le fait de mettre en contacte une ville aiglanaise avec une ville maokorienne afin qu'elle évoluent conjointement par le biais d’événements culturels, d'échanges scolaires, de projets communs...Ce genre de chose. Je me répète, mais nous l'avions proposé à l'Hokkaido car nous avions des contacts importants – en fait les plus importants – avec sa société civile qui nous a à mainte reprise aidé. Alors proposer un jumelage était justifier. Mais comme nous n'avions pour ainsi dire jamais eu de contact avec le maok, cela peut peut-être vous paraître un peu trop rapide. Mais sachez que nous sommes ouverts à cela, et que nous agissons avec une réelle volonté de rapprochement."
[alb]Elle donna un large coup dans le chariot pour le mettre en place: "TCHING"
Elle attendait une réponse des maokoriens avant de se remettre à taper.[/alb]
Posté : dim. déc. 06, 2015 9:07 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Au Maok aussi, bien entendu, tout ne se passait pas toujours à la perfection, mais il fallait dire, tout simplement, que généralement les différents n'en venaient pas à ce point dans le cadre de rencontres avec l'extérieur, où, justement, un minimum de polissage était de mise. Sans doute ce genre de « blanc » était-il interprété différemment selon les cultures. Quoi qu'il en soit, la conversation ne tarda pas à repartir, et le cri presque paniqué de la jolie responsable de la culture tira un sourire amusé aux maokoriens. Du reste, le fond de leurs paroles était aussi très plaisant, comme Malinia ne tarda pas à l'exprimer, avec le sourire.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien ce programme me semble excellent. Zakor, tu peux peut-être répondre pour tes propres compétences ? »
Zakor Nalagek : « Comme ça j'aurai enfin l'occasion de me sentir utile ? Hé bien c'est trop d'honneurs, ma chère, fit-il en souriant lui aussi. Nous sommes ravis d'accepter l'ensemble de ces mesures, en effet. Concernant les musées, je propose en outre, sans que cela invalide l'idée des échanges de collections et des collections permanente dans les autres musées, de mettre en place un musée spécifiquement dédié à l'Aiglantine au Maok, et inversement bien entendu ! Cela permettra à nos deux vitrines de s'offrir mutuellement une vitrine donnant directement sur l'autre, de façon à ce que nos concitoyens puissent facilement découvrir l'autre pays.
Pour ce qui est du jumelage, j'avoue que c'est quelque chose qui ne nous est pas familier, mais ce sera avec une plaisir que nous en ferons une première ! La proximité, cela se créée, et nul doute que nos pays sauront se rapprocher à l'avenir ! Je pense d'ailleurs qu'il y a bien plus de proximités entre nous qu'avec l'Empire hokkai, sans manquer de respect à ceux-ci. Le soucis de la nature, l'appartenance au même continent, et d'autres choses encore, tout cela nous rapproche forcément, et fortement, et il ne tient qu'à nous de solidifier encore ces liens jusqu'à former une véritable amitié entre nos peuples !
Si vous le voulez bien pendant que mes collègues discutent de quelques autres points – je suis sûr qu'il y en aura, discuter de tout est dans leur nature à ces deux-là – je vais vous aider à compléter le traité et notamment remplir les noms des différentes villes à jumelées ! »
Souriant, Zakor attendit que Françoise ait fini, puis s'empara du traité pour le modifier tranquillement, écoutant ce qui se disait tout en réfléchissant rapidement pour appareiller les villes, demandant parfois à sa collègue, à voix basse, des précisions sur l'une ou l'autre d'entre elles.
Alwine Mnabinko Doumba : « Puisque Zakor le propose, j'ai en effet un point à soulever qu'il me semblerait intéressant de mettre en place, quelque chose sur la recherche, peut-être ? »
Ce disant, la Généralissime, perspicace mais pas forcément la plus compétente pour ce sujet précis, tourna son regard vers Malinia, interrogative, la Ministre n'attendant guère pour répondre avec un sourire et un hochement de tête.
Malinia Namalik Balioko : « En effet, j'aimerais vous proposer un partenariat sur la question de la recherche, de façon à prévoir des collaborations entre nos chercheurs et nos universités sur les sujets d'intérêts communs. Je pense qu'il est inutile de s'étendre sur ceux-ci : fournissons le cadre, et nous laisseront ensuite tranquillement les intéresser le remplir, après tout, ils sont le plus au fait de leurs propres recherches ! On peut imaginer des missions communs, des projets jumelés... bref, ils mettront cela en place très bien, j'en suis sûr.
Autre chose encore, nous avions parlé durant le trajet en voiture du problème religieux en Aiglantine, ce me semble. Nous pourrions aussi prévoir que les prêtres maokoriens seront autorisés, munis des autorisations individuelles de rigueur bien entendu, à venir compléter les effectifs du clergé aiglantin. Parallèlement, j'aimerais aussi confirmer le fait que nous feront appel en votre nom au Royaume de Thorval afin de financer un programme qui permettra de pourvoir au nombre de lieux de culte en suffisance, comme nous en avions discuté.
Est-ce que cela vous convient ? Est-ce que vous avez vous-même encore d'autres idées ou demandes ? Surtout, n'hésitons pas, après tout l'accord doit être le plus complet possible ! »
Pendant ce temps, Zakor avait fini de compléter le traité avec les localités maokoriennes qu'il destinait au jumelage, et avait également aidé Françoise pour quelques tournures de phrase. Il lui rendit la machine en souriant, et lui laissa finaliser le tout, tout en fournissant une copie de la liste, rapidement griffonnée en parallèle à la main – c'était tout de même éminemment plus pratique – aux quatre autres femmes autour de la table :
[quote]Balthazard = Lokaroum
Weißstadt = Saravo
Freeway-Dash = Mojaro
Oberbach = Algardburg
Schlammingen = Nalakar
Neu-Ecelle = Bogark
St-Martin = Mosoaï
St-Laurent = Galaoï
Colibri = Nasor
Vertchamps = Fabork
Rive-sur-Bois = Kakora
Mashga = Bosok
Grishka = Nelarek
Taïgha = Nabaok
Rochard = Salbalek
Sablanset = Ovarok
Henderson = Nivalar[/quote]