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Posté : jeu. oct. 08, 2015 6:05 pm
par Leraptopes
[alb]Durant un instant, Adelheid cru qu'elle mettait mal à l'aise son homologue. Parler de l'Argosa'a n'était peut être pas la meilleurs chose à faire avec un représentant du Viertenstein. Mais, elle n'avait plus aucune question pertinente à poser au ministre. Il faut dire que la conférence de presse auquel il avait participé avait comblé la plupart de ses interrogations. Pourtant des questions, elle en avait, mais était-ce des sujet à aborder en rencontre diplomatique?[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante]
"D'accord, très bien je vous remercie pour toutes ces informations."
[alb]Elle prit une courte pause.[/alb]
"J'avais...par ailleurs d'autre question concernant votre pays, le Viertenstein. Je n'y suis jamais allé, et j'aurais aimé savoir...à quoi il ressemblait, dans le fond comme dans la forme. Par exemple, qu'y a-t-il comme paysage là-bas? A quoi ressembles vos maisons? Y-a-t-il des traditions ancestrales qui perdurent encore aujourd'hui? Aimez-vous la musique, le théâtre, l'Opéra? Ou encore que mangez-vous couramment? Ce genre de chose m’intéresse beaucoup, mais je ne sais si cela vous dérange d'aborder ces thèmes...à l'inverse, si vous veniez à avoir des questions, n'hésitez surtout pas à me les poser, je me ferais une joie d'y répondre."
Posté : dim. oct. 18, 2015 12:11 pm
par Otto
[justify][center][img]http://arts1091.unsw.wikispaces.net/file/view/220px-Otmar_Hasler.jpg/357697246/182x206/220px-Otmar_Hasler.jpg[/img][/center]
« Il est peu conventionnel d'aborder ce genre de question lors d'une rencontre diplomatique mais je ne suis que ravis de vous répondre puisque ces questions m'intéressent grandement !
Nos paysages sont particuliers, puisque d'un côté nous avons des côtes de pierre, avec des falaises abruptes et des plages de grosses pierres contre lesquelles viennent se heurter les vagues de l'Océan. A l'intérieur des terres, on trouve des landes occupés par un bocage important afin de pouvoir nourrir les sujets de la Principauté. Dans les régions côtières, la population s'est rassemblée dans des grands villages dépassant assez régulièrement le millier d'âmes. Les paysans vont dans le bocage en voiture tout le matin afin de travailler la terre tandis que les commerçants travaillent dans le bourg. Le centre de ce village est bien évidemment l'église, dont beaucoup sont des églises gothiques puisque le Viertenstein a accueilli avec une grande ferveur les réformes tridentines au XVIème siècle. Dans le Magraviat du Nord (la province qui sert de frontière avec l'Empire du Quantar), il y a bien souvent deux églises dans le village : une catholique et une protestante. Il y a encore un fort attachement aux traditions religieuses au Viertenstein, et celles-ci se mêlent souvent aux traditions populaires. Il convient par exemple d'évoquer les Rogations qui sont une fête catholique durant laquelle nos prêtres vont bénir les champs. En ville, les sujets du prince ont également de grandes processions pour d'autres fêtes. Ces processions sont l'occasion d'un grand défilé où les autorités de la ville et les corporations de métiers défilent dans un ordre précis, rappelant le fonctionnement naturel de notre société.
Au niveau culturel, le Viertenstein est un pays qui aime la littérature et le théâtre. Depuis le début du siècle, nous voyons notamment deux grands genre littéraires se développer : le naturalisme-fleuve et la nouvelle épopée. Le naturalisme-fleuve est un genre qui ne se développe presque exclusivement dans le milieu des romans bien que quelques dramaturges aient écrit des pièces naturalistes-fleuves. Il s'illustre par une taille immense, les romans du naturalisme-fleuve font souvent plus de cinq tomes, et par les sujets qu'il aborde : c'est l'histoire d'une personne, d'une famille quand ce n'est pas l'histoire de toute une société au sein de siècle. Ce sont des genres de chroniques modernes. La nouvelle épopée quant à elle s'intéresse plutôt aux vieux mythes qu'elle remet au goût du jour et touche également le théâtre, l'opéra et le cinéma. Si vous le désirez, je peux vous offrir un des grands romans de notre siècle, si un de nos genres littéraires vous intéresse particulièrement.
Je dois dire que je suis moi-même curieux de savoir si les populations natives, je parle de celles qui ne descendent ni des quantariens ni des fiémançais, ont conservés certaines de leurs traditions. »[/justify]
Posté : mar. oct. 20, 2015 5:34 pm
par Leraptopes
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et ravie]
"L'originalité n'est pas forcément une mauvaise chose lorsqu'elle n'est pas poussé à outrance. Je suis ravie de pouvoir aborder ces thèmes peu conventionnel avec vous, ce sont des choses extrêmement intéressante et qui reflète fidèlement la richesse culture de votre pays!
Avant tout, je serais honorée et touchée de recevoir un tel présent de votre part. Je n'ai que très peu de temps libre, mais j'aime beaucoup la lecture. Histoire de s'évader quelques instants et voyager...alors j'en serais ravie! D'ailleurs...puisque vous m'en parlez, nous serions honorés si nous pouvions acquérir des œuvres littéraires du Viertenstein pour enrichir nos bibliothèques. Il y a beaucoup d'avantages à rencontrer de nouvelles cultures, surtout pour les amateurs de bonnes lectures. De tels ouvrages seraient d'une richesse exceptionnelle s'ils reflétaient fidèlement l'Histoire du Viertenstein. Notre culture littéraire est vaste et riche, mais l'apport de nouveaux genre créerait un nouveau souffle et un regain d'intérêt pour nos bibliothèques.
Cela me parait amusant, mais le Naturalisme-fleuve me fait penser au courant Réaliste aiglantin qui s'est développé au cours du IX ème durant la révolution industrielle à Weißstadt! Le principe me semble être le même, de célèbres auteurs ont réalisés une série de livres sur différentes familles Weißsoises dont les vies et les destins se sont croisés et entre-mêlé. Ce courant avait comme principe et comme son nom l'indique de décrire fidèlement et peut-être de manière un peu crue la réalité de la vie en ville et dans chaque cordes de métiers, des mineurs aux diamantaires. J'apprécie particulièrement ce style qui fige tout un pan de l'histoire.
Et sinon, qu'entendez-vous par vieux mythes? Est-ce des mythes du Viertenstein ou d'autre pays? Est-ce des légendes urbaines ou bien des mythes millénaire? Y-a-t-il un brin de fantastique dans ces histoire?"
[alb]Fortement intéressé par la discutions, elle se laissa quelque peu débordé par sa bonne humeur et sa curiosité. A tel point qu'elle en avait presque oublié la question du ministre, dont elle se souvînt soudainement.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et ravie]
"Ah oui! Pardonnez-moi oui! Pour répondre à votre question, oui, ces traditions perdurent encore. Certaines sont connues de tous et sont célébrés par tous, qu'ils descendent ou non de fiémançais, quantariens ou aiglantins, d'autres sont célébré à un niveau plus local, par ville en fait, et certaines traditions ne sont pratiqué que par la population otochtone de l'île. Ils sont encore présent et continuent de vivre tout comme leurs ancêtres dans la jungle, loins de toute civilisation. Il y a vraiment deux aiglantine, celle de l'urbanisme à outrance puisque la population augmente mais pas la taille de nos villes, et celle de la nature sauvage. En tradition nous avons...le marquage corporel permanent ou éphémère, avec des pigments par exemple, des danses du feu, c'est à dire des hommes et femmes jouant avec le feu de manière très spectaculaire, les chants transandant, les cérémonies rituels et mortuaires...et encore bien d'autre chose qui me reviendront tôt ou tard à l'esprit!
Du coup, permettez-moi de revenir sur ce sujet, mais le Viertenstein doit être très verdoyant, non? Je l'imagine un peu comme la région centrale et montagneuse de l'Aiglantine, Krystal Farbe, avec beaucoup de rochers, de pins et de montagnes. Mais avec ce que vous me dites, le Viertenstein a l'air d'être plutot plat avec tous ces bocages, est-ce le cas? A moins qu'il ne s'agisse de grandes vallées? Y-a-t-il de grandes montagnes comme chez nous?
Et vous me parliez de ces processions, cela doit être très jolie à voir! Quel serait l'ordre des métiers, pour le coup, d'une de ces processions? Je pense que la police ou encore les pompiers doivent ouvrir le pas, mais ensuite? Est-ce un ordre hiérarchique? Dans quel ordre votre société place-t-elle les artisans, les agriculteurs, les ouvriers et les employés de services par exemple?"
[alb]Elle se rendit compte qu'elle avait sans doute posé un peu trop de questions...mais mieux valait trop en avoir que pas assez, se rassurait-elle tout en espérant que M.Wittelsreich ne se sentirait pas trop agressé.[/alb]
Posté : mar. oct. 20, 2015 8:16 pm
par Otto
[justify][center][img]http://arts1091.unsw.wikispaces.net/file/view/220px-Otmar_Hasler.jpg/357697246/182x206/220px-Otmar_Hasler.jpg[/img][/center]
« Puisque vous vous intéressez un peu à la littérature viertensteinoise, je suis honoré de vous offrir le livre Père Aloïs ou vie et mort d'un abbé dans le Piläten alémanique. Ce livre, écrit au début des années 2000, est le quatrième du Cycle des Köstermann et conte l'histoire de Benedikt, troisième fils de Johannes et Gerhilde Köstermann. Benedikt entre au Grand Séminaire d'Hochburg à dix huit ans après avoir réussi à discerner sa vocation dans le Viertenstein des années 1940. Le livre narre justement tout son discernement puis sa vie de séminariste puis celle de jeune prêtre. Ce livre est tout simplement passionnant et il parle avec de nombreux détail de la vie religieuse dans notre pays. Je peux également faire parvenir à une de vos grandes bibliothèque l'intégralité de l’œuvre de son auteur, Paulus Bürgescht qui a écrit pas moins d'une vingtaine de livre sur la famille Köstermann, racontant la vie de cette grande famille depuis le couple originel au début du siècle dernier jusqu'à leurs petits-enfants dans les années 1980. Concernant la nouvelle épopée, les mythes sont essentiellement des mythes viertensteinois. On trouve par exemple de nombreux livres sur ces histoires de chevaliers alémaniques luttant contre les nordiques durant le Moyen Âge. Il y a également des épopées sur d'autres héros comme la Gesta d'Ulrich der Jung, un roman qui parle de la vie d'un personnage semi-légendaire, Ulrich le jeune, un jeune chevalier qui lutta contre des seigneurs brigands au court du XIIème siècle.
Concernant la géographie, le Viertenstein est en effet assez verdoyant. Cependant, nous avons aussi des montagnes, à l'est du pays, sur notre unique frontière terrestre. Les monts du Piläten nous séparent du Quantar et se poursuivent le long des côtes. Nous avons des monts qui culminent à plus de 3.000 mètres !
Pour les processions, l'ordre est défini selon les villes et les traditions locales. Je vais prendre l'exemple de la ville d'Hochburg. Tout d'abord dans la procession on trouve une partie du corps religieux de la ville, avec notamment l'archevêque, ses coadjuteurs et selon la procession, le Saint-Sacrement ou les reliques concernées par la fête ouvre la marche. Derrière eux se trouve le Comte d'Hochburg, c'est-à-dire le prince de Viertenstein, ainsi que les éventuels membres du Conseil Princier présent, qui ont eux même un ordre protocolaire à respecter. Immédiatement après vient le Conseil des Echevins, qui est l'organe législatif de la ville. Viennent ensuite les membres de la Chambre des Pairs élus dans le territoire de la ville d'Hochburg, c'est-à-dire des représentants de la noblesse urbaine ainsi que ceux des corporations ; juste après eux viennent les députés de la Chambre des Représentants élus par la ville. Après eux, c'est au tour de la noblesse de la ville de défiler : les nobles sont peu nombreux à Hochburg et sont surtout présent dans l'administration et l'armée. C'est la Milice Urbaine qui défile symboliquement au travers trois unité, une unité de police, une autre de lutte contre les incendies, et une dernière de protection des eaux, qui viennent ensuite tandis que l'Armée Princière ne peut pas entrer dans Hochburg sauf cas particuliers. Arrivent ensuite les premières corporations. Chacune défile avec à sa tête son étendard traditionnel. La première des corporations d'Hochburg est la corporation des pêcheurs, car ce sont eux qui nourrissent la ville depuis toujours. De plus, c'est une corporation qui a toujours eu une certaine influence sur les affaires de la ville. Arrive ensuite les corporations des horlogers, des joailliers, les différentes corporations bancaires, celle des boulangers... Bref, la centaine de corporation de la ville y passe. Cet ordro n'arrive pas à toute les processions, rassurez-vous : cela impliquerait bien trop de monde. Hormis à la Fête-Dieu une fois dans l'an, jamais de tel cortèges sont réunis. J'espère que je vous ai bien éclairé !
Ces échanges me font vous proposer la chose suivante : pourquoi ne pas créer un fond aiglantin à la Bibliothèque Princière d'Hochburg et dans ses annexes dans le pays et un fond alémanique dans une institution équivalente en Aiglantine ? Ces fonds existent déjà, évidemment, mais je veux dire que nous les fournirions plus largement par l'envoi de tout ce que nos pays ont d'important en terme de littérature mais également de livres d'histoires ou de philosophies par exemple. Cela permettrait à nos peuples de mieux ce connaître par la littérature. »[/justify]
Posté : jeu. oct. 22, 2015 6:50 am
par Leraptopes
[alb]La présidente fut agréablement surprise par cette si délicate attention. Elle comptait déjà acheter quelques livres viertensteinois pour garnir sa propre bibliothèque, mais voilà que le Ministre-Président lui conseillait non-seulement un livre, mais qu'en plus de cela, il le lui offrait.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, ravie]
"Oh Monsieur Wittelsreich, c'est vraiment très aimable de votre part! Je vous remercie sincèrement pour ce geste si gentil. Je me pose beaucoup de questions à la fois sur le Viertensteins bien sûr, mais particulièrement aussi sur la religion chrétienne. Alors m'offrir un livre retraçant fidèlement la vie d'un religieux au Viertenstein ne pouvait me faire plus plaisir! Je ne sais si la littérature aiglanaise pourrait autant vous intéresser, mais si vous le souhaitez, ce sera avec joie que je vous offrirais l'une des oeuvres majeure de notre littérature...ou au moins l'une d'entre elle qui pourrait vous plaîre bien entendu. La littérature est un domaine si varié que l'on devrait toujours y trouver son bonheur!
"Et ce serait avec joie, Monsieur, que de procéder à un échange de biens littéraires! En fait, vous ne pouviez pas mieux résumer ce à quoi je pensais. Vraiment, accueillir des ouvrages Viertensteinois tels que ceux de Herr.Bürgescht dans nos rayons serait parfait! Je n'ai pas d'autre mots pour le qualifier. Cela ne pourrait-être qu'enrichissant pour nous, surtout pour découvrir ce dont nous sommes passé à coté durant toutes ces années! Et pour répondre à votre question, si je comprends bien, la Bibliothèque Princière d'Hochburg équivaut à la Bibliothèque nationale du Viertenstein, c'est bien cela? Et bien s'il s'avère être le cas, Balthazard dispose également d'une telle institution que nous appelons tout simplement Grande Bibliothèque. Si vous la visitez un jours, vous comprendrez aisément pourquoi elle est surnommée ainsi. Je peux assurément dire que ce bâtiment détient au moins un exemplaire de chaques oeuvres manuscrites de notre histoires, dont de très nombreux originaux de tout siècles. Il s'agit des archives nationales en quelques sortes.
Et je reviens rapidement sur la Nouvelle épopée si vous me le permettez, aimez-vous ce genre? Parce que cela me parait fantastique au sens littérale du terme, hors du commun pour être exacte. Et je dois dire que ce type de genre plaît beaucoup chez nous. Je pense que je peux me fier aux statistiques de Mme.Deschamps qui se basent au relevés généraux des emprunts pour affirmer cela.
Mais globalement, sans aller trop vite bien entendu, nous serions ravie de passer commande auprès des éditeurs viertensteinois pour garnir nos rayons."
[alb]Elle prit une courte pause, marquant un temps d'arrêt, pour passer au sujets suivant.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, ravie]
"Hum...je n'avais pas totalement tort alors à propos de ce ma représentation personnelle du viertenstein, mais disons que je n'en voyais que les monts du...Piläten vous dites? Ne serait-ce pas là où se déroule l'intrigue de ce fameux roman retraçant l'histoire de la famille Kösterman?
En tout cas je vous remercie pour ces indications, le mont le plus haut s'appelle-t-il lui aussi le Piläten?
Et pour en revenir aux processions, je puis vous assurez que je ne puis être plus éclairé sur le sujet! Vraiment, c'est tout à fait fascinant de découvrir le fonctionnement de votre société par le biais de défilé. Ne le prenez surtout pas mal, mais j'avais totalement ommit que l'église puisse ouvrir la marche. Chez nous cela aurait été plus les services de secour tel que les pompiers, les forces de l'ordres, la Garde nationales ou encore les membre des services médicaux, d'où mon erreur.
Sinon je trouve cela très interessant que les pêcheurs aient toujours une place importante dans votre société, je parle certainement sans savoir et j'ai appris très récemment à ne pas généraliser, mais j'ai l'impression que ces cordes de métiers sont quelques fois délaissé au profit de services tertiaires plus..."
[alb]Elle fit la mou, en levant les yeux, exprimant sa désapprobation[/alb]
"...Rentables..."
[alb]Elle reprit immédiatement un sourire discret mais sincère[/alb]
"Et une fois de plus, je vous remercie pour tout ces détails...j'aurais cependant une petite question et, ne vous offusquez pas, mais...je ne parviens pas à retrouver ce qu'est la Fête-Dieu. Il doit s'agir d'une fête importante non? Peut-être l'appelons nous différemment, ou bien...peut-être ne la connaissons nous pas."
Posté : jeu. oct. 22, 2015 8:55 am
par Otto
[justify][center][img]http://arts1091.unsw.wikispaces.net/file/view/220px-Otmar_Hasler.jpg/357697246/182x206/220px-Otmar_Hasler.jpg[/img][/center]
« La Bibliothèque Princière est en effet ce qui pourrait le plus se rapprocher d'une "bibliothèque nationale" dans la Principauté. Elle a le devoir d'exhaustivité, c'est-à-dire qu'elle doit accueillir un exemplaire de chaque ouvrage publié au Viertenstein, ainsi que le privilège de pouvoir donner à la lecture les ouvrages censurés soit par l'Index Pontifical soit par le pouvoir princier. Rassurez-vous, le Conseil de la Librairie ne censure que très peu aujourd'hui, son rôle étant surtout de surveiller qu'aucun ouvrage trop immoral soit accessible à la vente publique. Ils censurent quelques fois les romans mais le plus souvent, ils ne font qu'imposer un prix de vente minimum de l'ouvrage, ce qui rend le livre libre d'achat mais peu accessible. Les ouvrages politiques ne sont plus censurés au Viertenstein.
Concernant la Nouvelle Epopée, je ne suis guère familier avec ce genre de texte, mais je sais que Son Altesse Sérénissime le Prince-Héréditaire, du haut de ses quatorze ans, aime particulièrement lire ces ouvrages qui sont pour certains de véritables livres d'édifications pour notre jeunesse. Si vous désirez avoir des livres de ce genre dans vos libraires, je peux demander aux différentes corporations d'imprimeurs de vous vendre des exemplaires de ces livres.
En effet, les monts Piläten sont également le théâtre de l'histoire des Köstermann, cette famille étant originaire de la baronnie de Gerhnösen, une seigneurie qui existe réellement et qui se trouve sur les contrefort de la chaine de montagne, à plus de 1.000 mètres d'altitudes. Le plus haut sommet des monts du Piläten est le Mont Piläten lui-même, dépassant les trois milles mètres de hauteurs et se trouvant à la frontière avec le Quantar. Cette montagne doit son nom à une légende locale qui a presque deux millénaires maintenant. Aux alentours de l'an quarante de notre ère, Ponce Pilate, plein de remords pour avoir condamné à mourir Jésus Christ, aurait quitté la Terre Sainte et serait parti dans ces montages où il expia sa faute par une conversion sincère au christianisme et où il mourra. Il y a encore aujourd'hui une chapelle que l'on nomme "Chapelle de Pilate" à 2.600 mètres d'altitude sur ce que la tradition considère être le tombeau de Ponce Pilate. Les moines de la République Monastique de Saint-Benoît, un État semi-indépendant au sein du Viertenstein se trouvant contre la chaîne de montagne, y célèbre depuis des temps immémoriaux une Messe annuelle pour le Salut et le Repos de l'âme de l'urbain qui condamna le Fils de Dieu.
Pour les processions, il est aisé de comprendre pourquoi vous avez voulu laisser passer en premier les services de secours. Pourtant, ils n'arrivent qu'après le clergé, les gouvernants et la noblesse car ces processions symbolisent l'ordre traditionnel de la société et ne laisse pas passer les groupes sociaux par valeurs. Si le clergé passe en premier, c'est parce que Dieu est toujours le premier servit. Le prince de Viertenstein passe ensuite car il est à la fois l'incarnation du pouvoir princier et du pouvoir local en tant que comte d'Hochburg. Après lui vient son Conseil, le Conseil des Echevins et les représentants du comté au niveau national. La noblesse arrive après car elle élève ses membres par leur nature et par leur charges auprès de l’État. Concernant la Corporation des Pêcheurs, je dois néanmoins vous signifier que c'est presque une exception de la voir prendre la tête du cortège des corporations dans une ville ; dans la plupart des autres villes, ce sont des grandes et riches corporations comme celle des horlogers, des joaillers... qui prend la tête du cortège. Cette situation où les pêcheurs prennent la tête est dus à l'histoire hochbourgeoise. Elle dit qu'au XIVème siècle, lorsque la ville fut assiégé par les lochlannais de l'Union de Storheim et qu'elle mourrait de faim, des pêcheurs de la corporation se faufilèrent entre les bateaux nordiques, pêchèrent pendant trois jours et trois nuits au large et revinrent avec suffisamment de poisson pour que la ville puisse se nourrir pendant encore six mois avant que le comte d'Hochburg ne puisse revenir avec une armée de chevalier pour chasser les lochlannais. En revenant dans la ville, le comte accorda ce privilège d'ouverture des processions à la Corporation des Pêcheurs d'Hochburg, qui devint également une Corporation Comtale.
En ce qui concerne la Fête-Dieu, c'est une grande fête catholique où nous célébrons la Présence Réelle du Christ dans l'Hostie et dans le Vin. C'est l'occasion dans certains pays à forte majorité catholique de grande processions. Cependant, il me semble que cette pratique tend à baisser dans un certain nombre de pays où le catholicisme dit "moderne" prend le pas sur le catholicisme dit "traditionnel", mais je ne vais pas vous embêter avec ces distinctions religieuses mineures alors que je vous ai peut-être déjà noyé en vous contant l'histoire du Viertenstien ! »[/justify]
Posté : mar. oct. 27, 2015 6:06 pm
par Leraptopes
[alb]Le clergé avant les services de sec...Et mince! Comment avait-elle pu oublier le clergé dans un pays aussi pieux! Elle grimaça lorsque Herr.Wittelsreich prononça le mot "clergé", aisément traduit en "Mais oui! Bien sur!". Elle fit fi de cette malencontreuse erreur et continua d'écouter son interlocuteur avec attention et intérêt.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Enjouée]
"Je m'exprimerais donc dans l'ordre des sujets abordé: Donc oui, très bien, je comprends! Et bien sûr, toute littérature sera toujours la bienvenue dans nos librairies! Mais n'y aurait-il pas moyen de commander de tel ouvrage directement auprès des imprimeurs viertensteinois? Car si certains romans auront un grand succès ici – chose que je ne doute pas – alors je pense que les commandes se feront à plusieurs...[/color[alb]]*Elle paru un peu gênée*[/alb]...centaines de milliers d'exemplaires. Chacun."
[alb]Elle reprit un ton intéressé et joviale.[/alb]
"Mais dites-moi, vous parlez de corporations d'imprimeurs, mais j'ai l'impression qu'en disant cela, ces imprimeries sont relativement petites. En fait cela me fait presque penser à de l'artisanat, est-ce le cas? Ou bien s'agit-il de grandes imprimeries de masses comme celles chargés de tirer les journaux quotidiens?
Et j'aime beaucoup ce genre de légende millénaire, elles peuvent créer une culture à part entière! C'est en tout cas une très belle histoire porteuse de belles valeurs. Le Pardon devrait être enseigné plus largement aux hommes je pense, particulièrement au Zanyane d'ailleurs. Et sait-on aujourd'hui si cette légende est avéré?
Et je vous remercie pour cet exposé remarquable! Et je réitère que ce genre d'histoire, tels que celle des pêcheurs hochbourgeois, sont de véritables joyaux culturels! Et j'en profite pour vous assurer que je prends plaisir à vous écouter et que je ne me noie pas dans vos histoires. Nous menons d'ailleurs d'importantes recherches sur notre patrimoine et notre histoire, nous tendons à écrire les pages vierges de nos encyclopédies, car nous estimons que toutes connaissances acquises par nos ancêtres est bonne à prendre. Et cela va des temps immémoriaux de l'origine de l'humanité à aujourd'hui où nous continuons de découvrir des lieux perdus depuis des lustres! Amenant leurs lots de surprises tels que des écritures Särkäny, des histoires, des plans astronomiques, des plans...et parfois même des théorèmes mathématique! Donc je le redis, je prends plaisir à vous écouter.
Du coup, et après réflexion, je ne crois pas qu'une telle fête ou même un équivalent ne se tienne en aiglantine. Ou peut-être est-elle fêté dans un cadre privé sur la Côte-des-Saints – il s'agit du Länder situé sur le littoral Est du pays – c'est la bas que se concentre le plus de chrétiens...donc peut-être que des familles très chrétiennes originaire du Lito ou encore de l'Ex-Saâwâaliya honorent cette fête...Mais en soit le christianisme en aiglantine est "spéciale" dans le sens ou il diffère du christianisme...comment dire cela..."originel". Enfin disons que la religion a évoluée seule et sans contacts extérieurs durant deux siècles, donc vous comprendrez que certaine pratiques, peut-être même évidentes du christianisme, n'apparait pas chez nous."
Posté : jeu. oct. 29, 2015 2:52 pm
par Otto
[justify][center][img]http://arts1091.unsw.wikispaces.net/file/view/220px-Otmar_Hasler.jpg/357697246/182x206/220px-Otmar_Hasler.jpg[/img][/center]
« Certaines corporations, comme la Guilde Princière des Imprimeurs, sont capable d'imprimer un grand nombre d'ouvrage en une journée. Il vous est donc possible de commander des grandes quantités de livres pour fournir vos librairies.
La légende de la mort de Pilate n'est pas avéré car nous manquons d'écrit, cependant il existe bien une tombe romaine vieille de deux millénaires sous la chapelle. Nous pensons qu'il s'agit réellement de Ponce Pilate.
Le fait que nous parlions culture et religion me fait penser à quelque chose : nous pourrions créer des établissements scolaires d'un pays vers l'autre afin que nos jeunesses apprennent à se connaître par l'enseignement. Nous vous proposons la fondation d'un gymnase (un établissement du secondaire si vous préférez) des Pères Ignatiens de Stricte Observance, un ordre religieux purement viertensteinois. Cet établissement sera évidemment sous étroite collaboration avec notre ambassade et se conformera aux plaintes et remarques de votre ministère de l'éducation. De notre côté, nous acceptons la fondation d'un établissement aiglantin bilingue -fiémancophone et haut-germanique- à Hochburg. Qu'en dîtes-vous ? »[/justify]
Posté : ven. oct. 30, 2015 7:49 pm
par Leraptopes
[alb]Adelheid accueillit la proposition avec surprise et connoté de joie, elle espérait un partenariat étudiant avec le Viertenstein, et voilà que le Viertenstein proposait un "échange" d'écoles. Ce qui était une excellente chose, mais elle se retint de donner une réponse définitive sans s'être entretenu avec le Secrétariat de l'éducation justement.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien, c'est une proposition fort intéressante et qui s'inscrit totalement dans notre volonté d'offrir de nouvelles voies d'études aux étudiants...j'en dis que je suis intéressé par un tel échange, mais que je ne peux malheureusement pas vous donner une réponse sur le vif. Dans les fait, il faudrait que je m'entretienne avec le Secrétaire de l’Éducation, car de mémoire il faut que les dites écoles délivrents des diplômes reconnus et permettant d'accéder aux études supérieurs dans nos pays respectifs. Enfin bref, il s'agit de problèmes administratifs à résoudre. Mais toujours de mémoire, je pense que c'est parfaitement envisageable!"
Adelheid plongea sa main droite dans sa veste de costume, d'où elle en sortit un petit carnet de la poche intérieur gauche, un beau stylo plume étant attaché à ce dernier. Elle nota la proposition du Ministre-Président pour être sûr de ne pas l'oublier. Elle reprit la parole tout en rédigeant ses notes.
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et en train d'écrire]
"Je ne fais que noter ce que vous venez de me dire."
[alb]Et lorsqu'elle eu fini d'écrire le nom de l'ordre religieux en toute lettre, une question lui vînt à l'esprit. Elle buta, fronça les sourcils, prit un cours temps de reflexion, puis s'adressa de nouveau à son interlocuteur.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Pardonnez-moi mais...un établissement géré par l'ordre Pères Ignatiens de Stricte Observance fait-il de lui un établissement religieux? C'est une question qui a toute son importance."
[alb]Elle se mordu la lèvre, soucieuse, puis elle afficha de nouveau son sourire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Et...plus généralement et dans la continuité de votre proposition, le Viertensteins serait-il intéressé par un partenariat entre ses établissements scolaires et ceux de l'Aiglantine? Cela afin d'offrir de nouvelles opportunités et de faciliter les voyages de nos étudiants respectifs. Passer une partie de son cursus scolaire dans un pays étranger est un atout à mon sens, tant bien au niveau des compétence linguistique, même si l'alémanique et le quantarien se ressemblent, que pratiques et sociales...qu'en pensez-vous?"
Posté : sam. nov. 07, 2015 10:08 am
par Otto
[justify][center][img]http://arts1091.unsw.wikispaces.net/file/view/220px-Otmar_Hasler.jpg/357697246/182x206/220px-Otmar_Hasler.jpg[/img][/center]
« Le secrétariat d'Etat à l'Education se fera la joie de renseigner vos services sur notre système éducatif afin de voir dans quelle mesure pouvons-nous établir de telle équivalence, bien évidemment !
Concernant la Congrégation des Pères Ignatiens de Stricte Observance, il va de soi que l'éducation qu'elle prodigue est catholique. Au Viertenstein, les neufs dixièmes des établissements scolaires généraux sont catholiques et sous la direction de divers ordres religieux. Pour les établissements professionnels, qui sont très majoritaire dans la Principauté, ils dépendent des corporations qui y forment les futurs travailleurs.
Pour ce qui est de faciliter les échanges scolaires, nous agréons volontiers à votre propositions. Il nous semble normal que nos enfants puissent correspondre avec les vôtres voir même puissent venir passer quelques semaines en étude ici. »[/justify]