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Posté : mar. déc. 09, 2014 6:58 pm
par Siman
[justify]Hirofumi Nakasone : Nous rappelons que notre gouvernement a conscience de la difficulté de la tâche à accomplir mais que celle-ci doit avant tout avoir un effet stimulant plutôt que castrateur dans les objectifs que nous nous fixons. Nous souhaitons toutefois préciser une chose : le Raksasa ne cherche pas l’autosuffisance alimentaire compte tenu de l’évolution future de notre démographie. Même si nous mettons en place un plan de contrôle de notre natalité, il subsistera un délai important avant que ses effets ne se fassent sentir, plus d’une dizaine d’années en tout cas au minimum. C’est pourquoi, par pur réalisme, nous ne souhaitons pas détruire notre environnement et trop utiliser nos sols. Nous demandons à la Fiémance d’aider à une exploitation performante de l’ensemble de nos possibilités productives. C’est dans ce sens qu’il faut entendre notre volonté de durabilité de l’agriculture qui débouchera de la Révolution verte que nous engageons avec votre aide. En aucun cas nous ne demanderions l’appui de votre communauté scientifique pour un projet, l’autosuffisance, que nous savons irréaliste. C’est aussi en raison de cette situation, que nous jugeons largement compliqué à changer dans un délai aussi court, que nous voulons mettre en place au Raksasa un réseau d’approvisionnement en denrées alimentaires en provenance de l’extérieur.

A propos du Zhao, je précise qu’il n’est en aucun cas un territoire d’outre-mer du Raksasa, à l’inverse de l’archipel du Polao, par exemple. Le Zhao mène une politique autonome guidée par la satisfaction de ses propres intérêts. Cependant, ils ont le souvenir de l’aide déterminante du Raksasa dans leur combat contre l’envahisseur roumalien, et c’est à ce titre qu’ils accueillent volontiers une présence militaire du Raksasa sur leur territoire et qu’ils envisagent de renforcer les accords commerciaux avec notre Etat. La plupart des membres du gouvernement du Zhao connaissent le Raksasa et ont des liens forts avec notre Etat, nous ne doutons pas de leur ouverture d’esprit quant à une volonté de renforcer la position commerciale du Zhao dans la région. Si les navires marchands fiémançais pouvaient faire du Zhao une place forte dans leur réseau commercial ultramarin, la Fiémance y gagnerait un partenaire politique et commercial au potentiel élevé. Tout ce qui peut apporter de la création de richesse et du développement économique et social ne peut être que bénéfique.

Pour en revenir à la situation au Zanyane, effectivement, il convient de travailler chacun de notre côté sur les implications de ce conflit. Il n’était pas proposé dans mon intervention précédente d’envoyer une équipe commune sur le terrain mais plutôt d’échanger des informations sur une base volontaire et dénuée de tout calcul politique, pour apporter à nos équipes respectives une meilleure compréhension du conflit. Si la Fiémance est probablement compétente en matière d’implications culturelles, voire religieuses, le Raksasa est compétent pour les implications commerciales et économiques. La mise en commun de nos compétences pour des conflits qui n’ont pas vocation à nous opposer peut apparaitre comme une bonne chose. Toutefois, il faut aussi prendre en compte les sentiments de nos services de renseignements et la prudence, si ce n’est la méfiance, est toujours le maitre mot dès qu’il s’agit d’évoquer un travail commun. C’est ce sentiment là qu’il nous appartient de changer sans entrer pour autant dans un angélisme naïf.[/justify]

Posté : mer. déc. 10, 2014 12:50 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Les rapports parleront, mais l'auto-suffisance peut ne pas être aussi irréaliste pour le Raksasa que ne le veuillent bien prétendre vos habituels fournisseurs en nourriture. Innovation et pérennité, vous avez suggéré les matrices du projet qui doit être celui de nos agronomes, ils y travailleront.

Pour le cas du Zhao, j'avais bien entendu qu'il s'agît d'un État autonome. Et nous le reconnaissons volontiers. Mais la place du Raksasa dans le processus qui a été celui de son indépendance, lui accorde un droit de conseil et d'aide, jusque dans les orientations économiques qui selon votre expérience lui permettront d'évoluer.
Zhao sera naturellement un partenaire commercial et ses entreprises prendront part au trafic entre le Nankin et le Kaiyuan, ou Shish. Oui, car il y a des pays makarans qui interdisent le commerce avec l'étranger, je pense que ce n'est pas le cas du Kaiyuan mais nous devrons clarifier la situation en rencontrant ce pays lors d'une prochaine tournée.

Avançons prudemment et avec une volonté d'en découvrir davantage sur la Saâwaliya, et ce qui s'y trame. Nous nous entendons sur les principes de défense de l'humain qui doivent prévaloir dans toute ingérence, de l'envoi humanitaire au renfort militaire.

Posté : mer. déc. 10, 2014 1:36 pm
par Siman
[justify]Hirofumi Nakasone : Après ces sujets, nous souhaiterions évoquer avec vous le cas des forces socialistes et communistes dans l’Océan Barebjalien, notamment de la CESS et du Kirep. Nous avons eu écho d’un rapprochement politique entre la CESS et la Fiémance. Nous n’avons bien entendu pas accès aux détails précis de votre rapprochement mais celui-ci n’augure rien de bon pour la protection des intérêts politiques, commerciaux et militaires du Raksasa dans la région. Le Kirep est aujourd’hui redevenu une banale république socialiste bananière sans réelle vision de l’avenir, sans compter leur abnégation mortifère à propos du continent barebjalien. Cette lutte idéologique est avant tout une lutte politique qui peut se transformer en une lutte militaire si les parties sont dans l’incapacité de rester sur leur position sans trop empiéter sur les plates-bandes des autres puissances dans la région. Nous ne connaissons pas l’opinion de la Fiémance sur ce qu’il se passe dans cette région, sur les forces en présence ainsi que sur ses ambitions, car il est tout naturel pour un Etat puissant comme la Fiémance d’avoir des ambitions diverses dans la région. Le Raksasa doit-il considéré la Fiémance comme l'allié politique et militaire du socialo-communisme dans la région ?[/justify]

Posté : mer. déc. 10, 2014 4:10 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Nous n'avons pas pour habitude de tromper nos partenaires. Il arrive de déchirer des traités, comme celui qui l'a signé ne s'en montre pas digne, mais avant qu'un tel sort ne tombe sur l'énumération de principes, nous les respectons.
En effet le Kirep et la Fiémance ont fait le choix de se rapprocher, et car nous savons le prix en vies humaines que cela demande de s'opposer aux slaves. Ce pays a un véritable atout sur la CESS, c'est qu'il est opposé au panslavisme, quand la petite autocratie de Kritev n'a que cela, avec les autoroutes, comme projet politique.
Notre alliance militaire avec le Kirep, si elle devait exister, se limiterait à des cas occasionnels de défense de l'espace sud-Alméran de l'Est, la défense des républiques libres du Juvna et du Delphiné.

Dans le cas du Barebjal, vous me demandiez nos intérêts : le seul maintien de Yestahem à l'intérieur de notre sphère d'influence. Nous souhaitons entretenir des relations cordiales avec les Arabes comme avec les Berbères. Nous serions chagrinés qu'Alamut nous pousse à défendre cette position par la contre-offensive, mais heureusement cela ne semble pas d'actualité.
Aussi, au-delà de cette enclave, infime, le seul militantisme que nous exerçons au Barebjal est à l'appui moral lors des crises, en faveur des solutions causant le moins de dégâts humains.

C'est ce qui a motivé notre reconnaissance de l'intérêt, pour la Cabalie, de ne pas changer à nouveau de gouvernement et de ne pas appeler de ses vœux une nouvelle guerre.

Cela a été le choix des peuples arabes et berbères à plusieurs reprises, la Fiémance n'a pas se projeter au Barebjal. Si le Kirep et le Raksasa devaient s'affronter, politiquement ou avec d'autres arguments, j'espère que chacun d'entre vous nous laissera honorer nos contrats, et le tout sans craindre un parti pris pour l'un ou l'autre camps.

Posté : mer. déc. 10, 2014 4:58 pm
par Siman
[justify]Hirofumi Nakasone : Il n’appartient pas au Raksasa de dicter la politique étrangère de la Fiémance et je me garderai bien volontiers de le faire, soyez en assuré. Cependant, lorsque la question d’une prise de position se posera, le Kirep comme le Raksasa auront à cœur de connaitre la réaction de la Fiémance. Il existe une alliance militaire concrète entre le Kirep et la Fiémance, elle est réelle et effective. A l’inverse, le Raksasa n’a aucun accord politique avec le Kirep avec qui les relations sont plus que tendues et les intimidations à notre encontre sont permanentes. Vos intérêts au Barebjal n’entrent pas en opposition avec nos intérêts. Mais nous ne pouvons pas ignorer l’existence d’accords légaux qui ont une réalité pratique en cas de concrétisation des menaces. Nous souhaiterions pouvoir avoir un accord avec la Fiémance sur sa position politique et militaire à l’encontre du Raksasa en cas de conflit avec le Kirep, principalement, puis la CESS, secondairement. La seule évocation de principes moraux ne suffira pas à garantir la confiance dans nos relations. Peut-être qu’un accord diplomatique bilatéral permettrait à mon gouvernement de ne pas considérer comme une grave menace l’alliance militaire entre la Fiémance et le Kirep.[/justify]

Posté : ven. déc. 12, 2014 9:03 am
par Arios
Edmond Villefroy : Cher ami, il existe un accord scientifique qui s'appliquerait dans le domaine militaire, c'est à dire un accord de recherche sur un prototype de navire, qui aurait des applications militaires mais non au sein d'une alliance, au sein de nos nations respectives.
Évidemment, vous le suggérez avec justesse, il est délicat de ne pas venir en aide à vos partenaires scientifiques lorsque ceux-ci sont attaqués.
Mais je crains que le Raksasa ne prévoit jamais d'attaquer le Kirep sur son sol national, aussi il ne menacera jamais les laboratoires où certains de nos scientifiques peuvent séjourner à la fin précise de conception d'un nouveau navire.

...

Peut-être désireriez-vous que nous signions un accord stipulant la non-ingérence de la Fiémance dans les guerres barebjaliennes du Raksasa, contre l'assurance que l'Empire incitera ses partenaires arabes à ne pas se retourner contre Yestahem ?

Et si le Raksasa venait quant bien même à envahir le Kirep pour renverser son gouvernement, à moins que cette invasion aille à l'encontre de tous les principes pour lesquels nous nous sommes entendu quant à la dignité humaine, croyez bien que notre opinion publique aussi bien que notre noblesse refuseront toujours que nous partions en guerre dans cette région du monde et pour de tels intérêts, peu visibles.
Je souhaite que ces conflits n'apparaissent jamais, mais peut vous garantir la neutralité de notre pays dans le cas où ils adviendraient. Il n'existe pas de traité de défense commune entre le Kirep et la Fiémance.

Posté : ven. déc. 12, 2014 3:49 pm
par Siman
[justify]Hirofumi Nakasone : Un tel accord nous semblerait utile pour rehausser le niveau de confiance potentielle entre nos Etats même s’il nous apparait nécessaire de réaffirmer que le Raksasa n’est pas en guerre au Barebjal mais qu’il y mène des interventions militaires pour restaurer la paix et lutter contre le terrorisme international, notamment au Plarel. Nos partenaires arabes auront à cœur d’appuyer les positions de notre gouvernement si nos affaires ne se compliquent pas sur le continent. Nous regretterions une implication de la Fiémance dans nos affaires barebjaliennes, en contrepartie, nous rassureront nos partenaires sur votre possession de Yestahem, c’est tout à fait raisonnable.[/justify]

Posté : sam. déc. 13, 2014 2:30 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Je pense qu'il s'agit de la forme de traité d'alliance la plus raisonnable. Ni le Raksasa, ni la Fiémance, ne sauraient solliciter l'intervention automatique de l'autre pays en cas d'agression, même outremer ou sur des terrains de pacification. Par ailleurs, bien sûr, les relations entre nos deux pays n'en sont pas au niveau nécessaire pour établir un traité de défense commune.

Nous signerons donc cette accord préventif pour que soit ré-affirmer la non-intervention et le non-immiscement de la Fiémance dans les affaires du Barebjal ayant un lien avec l'Empire du Raksasa.

Le gouvernement impérial souhaiterait-il aborder un autre sujet ?

Si vous le permettez et pour finir, j'aimerai solliciter à la demande des préfets cécopiens, l'attention de l'Empire du Raksasa sur le sort de la communauté makarane de la République de Cécopie.
Ces populations, installées en suivant l'exemple d'une tradition de pionniers makarans au Zanyane du Sud, ne bénéficient plus dans le cadre de la société de la protection communautaire qui existait antérieurement. Si évidemment, les tenants du Protectorat sont en mesure d'assurer, comme ils le font depuis plusieurs années, cette importante minorité, nous pensons que leur présence à long terme au Zanyane ne serait que continuellement mise en danger par les prétentions nationalistes noires dans ces régions.
Aussi, et lorsque l'État débloquera les budgets nécessaires, nous proposerons les mêmes politiques pour les Makarans que nous l'avons fait pour les Simeioniens blancs qui résidaient à Koulamoutou ou Putambté : des avantages financiers nets au départ, avec large compensation de la perte matérielle d'une telle migration vers la terre de leurs ancêtres et de leurs cousins.
L'épisode terrible de la guerre au Pelabssa, qui n'a été que la continuité d'une histoire meurtrière, résulte pour beaucoup selon nous d'une volonté immanente qui veut que les peuples puissent bénéficier de leurs terres et de leur propre espace vital sans que les lois de la guerre et de l'hégémonie économique ne remettent cela en cause.
Pour pacifier la Cécopie, ce qui est l'objectif du protectorat, nous aurons besoin de proposer aux populations désireuses de migrer vers leur continent d'origine.

Sur les quelques 500 000 Makarans du sud présents en Cécopie, nous comptons offrir de larges possibilités d'émigration vers Nankinville, lorsque la ville aura profité d'une croissance dont nos dessinons les grandes lignes sur la papier.
Si l'Empire du Raksasa désirait absorber une partie de cette population, constituant une immigration intégralement assimilable, il serait bon de conduire un accord et nous multiplierions les chances de satisfaire aux ambitions de chacune de ces personnes.

Posté : dim. déc. 14, 2014 1:20 pm
par Siman
[justify]Hirofumi Nakasone : L’offre d’émigration vers Nankinville est intéressante compte tenu du contexte en Cécopie. Il est normal que des mesures préventives soient prises pour éviter de provoquer un conflit ethnique et/ou religieux entre les populations noires et makaranes. Sur les 500 000 makarans du sud présents en Cécopie, le Raksasa apportera par solidarité ethnique un appui logistique à leur intégration au Makara. Même s’il nous apparait nécessaire de discuter des conditions de leur retour pour les individus qui ne souhaitent pas forcément rentrer au Makara, la question de leur sécurité dans un éventuel maintien en Cécopie devra se poser. Les autorités du Zanyane fiémançais auront probablement à cœur d’assurer cette sécurité. Toutefois, l’option d’un départ massif des makarans du sud doit être privilégiée et le Raksasa se proposera bien évidemment pour accueillir ces populations.

Pour en revenir à un sujet commercial, nous souhaiterions connaitre votre point de vue sur un accord visant à ouvrir nos économies à nos entreprises respectives, avec des clauses spécifiques selon les secteurs à protéger.[/justify]

Posté : dim. déc. 14, 2014 3:06 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Je suis heureux que vous partagiez ce point de vue.

Nous n'avons pas de secteurs exportateurs de gamme moyenne, à l'exception de l'agro-alimentaire.
Dans ce domaine, des marchés extérieurs sont recherchés dans le cadre d'un agro-alimentaire cécopien à visées régionales, pour le faible bilan en transport que cela représente. Le chocolat cécopien aimerait s'exporter, pourquoi pas au Makara, et se développer à l'intérieur de ce fait en tant que ressource complémentaire à la paysannerie traditionnelle.

La majeure partie des exportations fiémançaises intéressantes, dans les biens matériels, concernent la boisson, la pâtisserie, les meubles en bois à forte valeur ajoutée, les tablettes électroniques pour les secteurs les plus développés, et pour le reste actuellement ne répondent à aucune véritable demande.

Concernant l'importation de produits raksasans, je pense notamment à des biens de consommation, nos majeures cités sont de potentielles clientes. Téléviseurs, électro-ménager, meubles de consommation courante, et bien sûr BTP, intéresseront en premier Nankinville et secondairement Putambé. Si on ne peut pas programmer de changer les habitudes des consommateurs, vous devez savoir que la population makarane à Opemont est naturellement dans l'attente de consommer ses biens habituels.
Notre capitale peut accueillir les relais, dépôts, voire ateliers de certaines de vos industries si la demande makarane à Opemont, et à plus grande échelle almérane, représente un marché pour vous. De même, dans les secteurs où le Raksasa est spécialiste, Opemont peut servir de relais et de vitrine à ces activités comme nous l'avons fait avec le Kaldia, et son Salon kaldéen du haut-de-gamme.
Pour le reste, et en raison de notre organisation sociale et politique, la Fiémance ne représente pas un marché de consommation à hauteur de sa population sur le papier.