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Posté : ven. sept. 01, 2017 10:51 am
par Alwine
[center]L'Arc du Nord :[/center]
[right]Toute l'actualité sportive du Vonalya et du Simpomonde !
Édition du 1 janvier 2034.[/right]
Le bilan du parcours du Vonalya lors de la Coupe de Noël :
Nous avons décris pour vous dans nos pages tout au long du mois de décembre le parcours du Vonalya lors de la Coupe de Noël, réunissant chaque année des équipes du monde entiers. Aujourd'hui, alors que la coupe est terminée, il est temps d'en dresser un bilan rétrospectif en revenant sur le parcours du Vonalya lors de cette magnifique compétition et, bien entendu, sur le résultat final pour notre pays et pour ladite compétition de manière générale !
Tout d'abord, rappelons-le, le Vonalya a fait un magnifique début de compétition, en décrochant une victoire écrasante sur le Skogurjördin dès le premier jour de compétition du bloc A ! Une victoire sur un de nos cousins scandinaves qui avait soulevé l'espoir et la joie chez les supporters vonalyans, un espoir qui pendant plusieurs jours continua de battre son plein ! En effet, du quatre au dix décembre le Vonalya a mené la compétition pendant une véritable « semaine dorée ». Ne perdant qu'un seul match sur les quatre qu'il disputa durant cette période, encore une fois contre la Soverovie, que nous avions déjà échouée à vaincre lors d'un match amical précédent la compétition, le Vonalya était parvenu à se hisser sur le podium et à y conserver sa place, jusqu'à finalement y trôner seul au dixième jour, les autres pays ayant d'abord rivalisé s'étant momentanément fait mettre en retrait dans le classement suite à certains matchs malheureux. Quoiqu'il en soit, ce fut une entrée en compétition des plus remarquée !
Hélas, sans que le Vonalya ne démérite en rien, à partir du onze d'autres compétiteurs reprennent du poil de la bête. La Soverovie notamment, rattrapant son match de retard, prend la tête devant notre pays en affichant elle aucune défaite mais seulement un match nul contre l'Amarantie en début de compétition, une place que malheureusement elle ne quittera plus ensuite ! Pourtant les vonalyans ne déméritent pas, mais en dépit de leurs victoires leur match nul contre l'IJndenland, puis leur défaite d'un seul point face à la Posnanie, qui sont deux occasions manquées de marquer de nouveaux points, les empêchent de rattraper les soveroves qui de leur côté se sentent pousser des ailes et volent de victoire en victoire, sans jamais se laisser vaincre, creusant peu à peu l'écart entre les deux équipes nordiques plus que jamais rivales dans cette compétition, une rivalité qui aura donc tourné à l'avantage net de la Soverovie, mais au terme de laquelle le Vonalya s'est tout de même classé à la seconde place de son bloc.
Interrogé par nos journalistes, le capitaine de l'équipe, Sigmud Nordholm, à déclaré qu'il n'avait « aucun regret » sur l'issue de la compétition. « Clairement, les soveroves, qui sont restés invaincus au final, étaient les meilleurs de notre bloc, ils méritaient de gagner, et je suis fier d'avoir pu me mesurer à eux. Ils sont clairement des rivaux très stimulants pour nous, ils nous montrent un objectif de performance à atteindre et à dépasser », à ainsi déclaré le capitaine. Malgré tout il s'est dit résolut à « améliorer le jeu vonalyan sur la durée » pour que des cas comme ceux des matchs contre l'IJndenland et la Posnanie, où la victoire n'a été manqué que de « un ou deux points », au sens strict, ne se reproduise plus. Cela n'aurait pas changé le classement final du Vonalya mais malgré tout « l'équipe est résolue à travailler sur ses points faibles et à analyser ces matchs pour que de telles occasions manquées soient à l'avenir au contraire saisies ».
Le reste de la compétition fut principalement une finale serrée entre la Soverovie et le Commonwealth qui culmina par le match entre les deux au dernier jour de compétition. La Soverovie y récolta sa seule défaite de toute la Coupe de Noël, en s'inclinant sur un score final de 22 à 29 contre l'équipe du Commonwealth, restée elle invaincue pendant la finale. On peut donc dire que malgré le système « à point » ce fut une finale très juste, puisque les deux meilleures équipes se sont à stricto senso départager finalement sur un match final direct, presque comme dans une coupe du monde ! Le Vanuaha complète le podium, tandis que le Breizhmor fini à une très belle quatrième place. Le Vonalya quant à lui peut se venter, en tant que deuxième clairement démarqué de son groupe, de figurer parmi les huit meilleures équipes de la compétition, ce qui est remarquable vu son score technique plus bas que certains autres !
Remercions donc les dieux pour cette très belle « Coupe de Noël » et prions-les pour que le Vonalya continue de s'illustrer sportivement dans cette année nouvelle !
Posté : ven. sept. 01, 2017 2:15 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 2 janvier 2034.[/right]
Une année record pour la croissance vonalyanne :
Comme en chaque début d'année, les chiffres sont tombés officiellement hier dans la presse économique internationale sur le bilan économique des différentes nations à l'aube de l'année nouvelle, et, comme ces deux dernières années, le Vonalya a réalisé une belle performance, ce qui n'était pas une surprise. La chose véritablement surprenante, ce fut plutôt l'ampleur de la performance puisque notre pays, habitué à figurer aux allentours de la cinquième place en pourcentage de croissance, parfois à la quatrième, parfois à la sixième, se hisse cette fois-ci jusqu'à la seconde place, avec une croissance économique d'environs 35%, du jamais vu pour notre beau royaume et la deuxième meilleure performance juste après la Soverovie qui monte jusqu'à près de 38%. Néanmoins si pour les Principautés-Unies cela marque un tout relatif ralentissement – très relatif puisque cela reste la plus belle performance du simpomonde – pour le Vonalya c'est un véritable sommet puisque c'est plus de 10% de mieux que l'année dernière.
En effet, depuis la réouverture des relations diplomatiques le Vonalya a connu sur ces trois dernières années une croissance de 15%, 24% et donc finalement 35% cette année. Vers un 44% l'année prochaine ? La question fait sourire et elle a même fait rire les économistes que nous avons interrogés. Tous s'accordent à dire qu'il n'y a quasiment aucune chance pour que la croissance vonalyanne continue de monter encore dans l'année à venir pour dépasser au terme de l'année prochaine ses résultats de cette année-ci. Ce serait « hautement improbable » voir « carrément miraculeux », selon deux experts différents. La plupart estiment même que la croissance de cette année est non seulement un record mais une croissance exceptionnelle, au sens où elle restera probablement une exception, dues à d'excellentes conditions comme le développement record de la SVG, la fondation de la Ligue Boréale ou le lancement de grands trusts internationaux, sans compter des événements moins heureux comme la guerre germanique ou la crise wildho-britonne qui a dérouté une partie des routes commerciales du sud de la mer boréale vers le Vonalya.
Selon les experts, une croissance d'une vingtaine de pourcents, dans la veine de celle de l'année dernière, devrait être l'objectif moyen du Vonalya, et ils soulignent d'ailleurs que cela serait déjà « une exception au niveau simpomondial ». En effet, seule une poignée de pays s'est pour l'heure montré capable de maintenir une bonne croissance dans la durée, et la vingtaine est un seuil déjà énorme par ce qu'il entend de développement en continu. Bien entendu, il faut se réjouir du score économique du Vonalya cette année, et de futures croissances dans les trente pourcents seront toujours bienvenue, mais il ne faut simplement pas espérer que ce soit une norme constante, d'autant que, derrière les pourcentages, il faut voir les chiffres « brutes », qui s’affolent de plus en plus. Selon les experts il viendra un moment où les pourcentages se réduiront forcément alors que les croissances en chiffres brutes continueront de grimper, simplement parce que l'effet serait sinon trop énorme. Mais le seuil semble loin d'être atteint et d'après les experts il ne le sera pas encore avant plusieurs années : on peut donc continuer d'espérer de belles croissances, y compris en pourcentage !
Et en chiffre brute, que donnent les nouveaux chiffres ? Déjà, un bond impressionnant dans le produit intérieur brute. En effet non seulement le PIB a presque doublé en trois ans, passant de cinquante à nonante-cinq milliards, mais en plus le classement économique du Vonalya a également bondit. L'année dernière, nous nous réjouissions de l'entrée du Vonalya dans le top dix des plus grandes puissances économiques mondiales. Cette année, nous sommes carrément parvenus à faire notre entrée dans le top cinq, soit une progression tout simplement énorme ! Le Vonalya « échoue » aux portes du club très fermé des nations à plus de cent milliards de PIB, un chiffre symbolique qu'ont atteint les quatre premières nations cette année, des nations qui restent les mêmes bien que le classement change un peu : le Montalvo, le Lianwa, l'Amarantie et le Deseret. Mais le Vonalya n'a pas à rougir de ce résultat, lui qui avait un PIB plus bas, lors de la grande vague d'ouverture diplomatique, que ces quatre pays, et les a bien rattrapé. Il devrait d'ailleurs probablement dépasser le Deseret dès l'an prochain s'il maintient son rythme de croissance.
Par contre petite curiosité cette année, pour la première fois le Vonalya est moins bien classé dans la liste des pays par PIB par habitant que dans celle par PIB brute ! En effet notre pays y conserve sa septième place, contrastant avec la progression fulgurante dans le classement du PIB. Le signe d'un soucis de ce côté ? D'après les économistes, aucunement. Simplement plusieurs pays peu peuplés et riches ont fait leur ouverture diplomatique cette année, notamment Mari, faisant reculer tout le classement. De plus, un pays étrange, le « Gandahar » est repris dans les statistiques internationales sans qu'on ne sache au juste de quel pays il peut bien s'agir, les experts s'accordant à supposer que ce soit être un quelconque territoire fantôme. Enfin, le Vonalya a bel et bien dépassé son concurrent direct de l'année dernière, le Caskar, et n'a échoué à faire de même pour les Îles-Unies qu'en raison de la chute démographique de l'île : près d'un habitant sur cinq est parti du fait de la crise, surtout parmi les plus pauvres, ce qui a artificiellement maintenu haut leur PIB par habitant. Sans cet effet pervers, le Vonalya l'aurait dépassé aussi, prouvant donc une réelle progression.
Remercions donc les Dieux pour la bonne santé économique du Vonalya cette année encore, et prions-les pour qu'ils continuent pendant longtemps à favoriser ainsi notre pays, apportant prospérité et grandeur à notre nation !
Posté : ven. sept. 01, 2017 9:42 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 3 janvier 2034.[/right]
Les évolutions des chiffres économiques simomondiaux :
Hier, nous vous présentions les chiffres de la croissance économique vonalyanne, aujourd'hui revenons plutôt sur les chiffres économiques pris à l'échelle du simpomonde. En effet, on peut lire un certain nombre d'évolutions globales de la situation, tout comme d'ailleurs de tendances à l'échelle du simpomonde en la matière. Même s'il reste encore à voir certains chiffres qui devraient tomber dans les semaines à venir, notamment sur l'évolution du cours des différentes monnaies ou sur l'inflation dans les différents pays, on peut déjà tirer un certain nombre de conclusions pertinentes en analysant les chiffres brutes !
Tout d'abord, cette nouvelle année aura marqué un changement symbolique mais significatif, celui du nom de la première puissance économique mondiale. En effet, le Montalvo a dépassé en Produit Intérieur Brute le Lianwa qui tenait jusqu'ici le haut du pavé depuis plusieurs années, tout en étant inexorablement rattrapé par la ligue italique, plus dynamique économiquement puisqu'elle a enregistré un meilleur taux de croissance sur les trois dernières années sans exception que son rival ventélien. C'est maintenant au tour de l'Amarantie de poursuivre le Lianwa en terme de PIB : la ligue dodécathéiste est pour l'heure encore derrière l'île orientale, mais affiche un taux de croissance légèrement supérieur. Sauf surprise, elle devrait donc peu à peu gagner sur elle dans les années à venir, même s'il n'est pas exclu que d'autres acteurs vienne ravir la deuxième place à l'un ou l'autre des deux pays, nous le verrons un peu plus bas.
Plus que jamais, la perte de la première place en terme de PIB brute par le Lianwa consacre le fait que, si la Ventélie, articulée autour de l'OCC principalement, est sans doute une zone des plus dynamiques, l'air de rien la Dytolie et ses régions voisines tiennent encore le haut du pavé économiquement parlant. En effet, la seule autre nation ventélienne présente dans le top dix des plus grands PIB mondiaux, le Yanlei, est de plus en plus en recul, au point d'être entré en récession cette année, et beaucoup prédisent son effondrement prochain. Au contraire, outre le très dynamique duo céruléen mentionné plus haut, la Dytolie peut également compter sur le Vonalya et, en partie, le Commonwealth, qui bondissent au cinquième et sixième rangs mondiaux, mais aussi sur des acteurs plus excentrés comme le Caskar et la Magyarie, sans oublier la Soverovie qui toque aux portes du top dix et n'en est guère exclue qu'à cause de l'étrange présence dans les classements du « Gandahar », cette nation fantôme qui avait déjà attiré notre perplexité dans notre analysé d'hier.
Du reste, il est douteux que la Soverovie reste longtemps ainsi à toquer à la porte : avec la meilleure croissance simpomondiale deux années de suite, la Soverovie a fait des bonds de géant dans le classement économique. Le PIB vonalyan a presque doublé en trois ans, mais le PIB soverov lui a presque doublé en deux ans seulement. Il n'est guère douteux que si elle parvient à maintenir un tel rythme de croissance, ou même un rythme légèrement inférieur, la Soverovie va encore avaler les échelons de ce classement économique dans les prochaines années, jusqu'à rattraper et dépasser certaines nations pourtant dynamiques. Si on compte encore le Vonalya, le Commonwealth ou le Caskar, déjà présents dans le top dix et tous plus dynamiques que le Lianwa et l'Amarantie, il est fort possible que le top cinq et même le top trois des grands PIB simpomondiaux puisse être bouleversé sur les quelques années à venir, même si, s'il maintient le cap, le Montalvo devrait encore longtemps pouvoir profiter de son avance.
Si nous jetons un regard sur le PIB par habitant, on peut voir que si le Lianwa perd la première place dans le classement du PIB « brute », il gagne en revanche une première place dans cet autre classement tout aussi significatif, dépassant sans doute définitivement son rival des Îles-Unies, qui entrent par ailleurs en récession cette année. Même en imaginant qu'ils redressent la barre, difficile de penser qu'ils dépasseraient à nouveau le Lianwa, et avec un PIB/hab presque deux fois plus haut qu'à Mari, le rival suivant, le Lianwa devrait sans doute rester longtemps en tête, ce qui a des conséquences négatives sans doute mais lui offre aussi des capacités d'investissements solides qui devraient permettre de conserver longtemps une influence économique solide sur ses voisins, comme il l'a illustré par l'efficacité de ses lobbyistes et l'étendue de ses investissements chez son grand voisin kaiyuanais.
Reste à mentionner la question de la répartition géographique de la croissance, analysée notamment en détail par les économistes eashes. On peut noter que la Dytolie du nord est assurément l'espace le plus dynamique, avec les croissances reccords du Vonalya et de la Soverovie, et d'autres pays qui, sans rivaliser avec ce dynamisme, sont néanmoins en croissance. Un autre foyer se retrouve bien entendu en Cérulée, où on peut noter que en pourcentage de croissance ce sont les Deux-Lucagnes qui se détachent comme championnes, alors qu'il s'agit pourtant d'un pays « pauvre » si on compare son PIB par habitant à celui de ses voisins, laissant penser justement qu'il a la capacité d'attirer les entreprises de ses voisins pour générer une puissante croissance. Un troisième foyer, sans surprise, est à situer à Ventélie, un foyer qui peut être agrandit jusqu'à la Janubie : en gros le foyer de l'OCC et de ses voisins. Là aussi ce sont des pays « pauvres », le Kaiyuan et l'Eashatri, qui font le gros de la croissance en pourcentage, montrant un fort dynamisme. Il y a des éclats de forte croissance ailleurs dans le monde, comme au Deseret ou au sud de l'Algabre avec le Vryheid, mais qui restent plus isolés.
Remercions donc les dieux de permettre au Vonalya de faire partie de ce grand élan de croissance simpomondiale et prions-les pour que notre beau pays continue toujours de bâtir sa prospérité et sa sécurité dans ce grand élan de développement général.
Posté : ven. sept. 01, 2017 11:30 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 4 janvier 2033, 10h30.[/right]
Merci encore une fois à la chorale du temple de Mani pour ce magnifique chant sur l'année qui, comme la lune, se renouvelle encore et encore au fil du temps qui passe, toujours pareille et pourtant toujours différente ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors que la situation semblait depuis longtemps figée en Ashurdabad, elle vient finalement de connaître une avancée significative il y a quelques jours avec l'organisation de deux grands référendums – un par grande région reconnue par l'Eashatri dans la Principauté – consultant le peuple sur le futur qu'il souhaitait voir concrétiser pour le pays. Les répondants pouvaient choisir entre trois options : le maintient de la Principauté, la création d'un état fédéral sur le territoire de celle-ci ou l'intégration sous la forme de deux provinces au sein de l'Empire dans Empereur. Il s'agissait de trancher une fois pour toute la question en allant consulter le peuple lui-même, au-delà des groupuscules les plus visibles ou des diverses entités estimant avoir une légitimité sur le territoire pour des raisons dynastiques ou politiques.
Dans les deux provinces, l'option d'un rattachement à l'Eashatri a obtenu une courte majorité absolue, et une majorité relative assez écrasante par rapport aux deux autres propositions. Cela confirme donc probablement définitivement le rattachement formel du territoire à la puissance nord-janubienne, sous la forme de deux régions autonomes. Reste maintenant à concrétiser tout cela en procédant à des élections locales et en rédigeant les textes nécessaires via les assemblées élues, mais il semblerait que la saga du conflit en Ashurdabad se close enfin par une réintégration dans l'Empire sans Empereur qui, espérons-le, devrait rendre avec le temps une solide stabilité à la région...
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*Un coup dans l'aile pour le Traité de Cabusa ? C'est en tous cas une possibilité. Ce traité, grande réussite du Montalvo pour son retour en force sur la scène diplomatique en octobre après quelques mois de mise en sommeil relative, est vu par beaucoup comme la première base concrète, après nombre de longs palabres parfois stériles, d'une Union Céruléenne, qui serait avant tout une union italique augmentée ensuite par cercle jusqu'à englober une partie plus ou moins large de la Cérulée. Mis au monde après d'âpres discussions entre les trois nations italiques du Montalvo, des Deux-Lucagnes et de Siracuzzia, ce traité avait déjà été ratifié de justesse par l'Amarantie, recueillant tout juste le nombre de voix nécessaires pour passer au conseil de la Ligue.
Seulement voilà, au sein même de l'autre grande Ligue céruléenne, de l'initiatrice même du Traité, il semblerait que la machine ne soit pas aussi bien rodée ! En effet, l'Alilée montalvéenne, l'une des trois provinces composant le Montalvo, vient de rejeter le traité en première lecture, à la majorité simple des voix du sénat. Les analystes locaux pointent une manœuvre politique de certains députés de la majorité, qui officiellement soutenait le texte, lesquels auraient voulu accroître leurs chances de réélection face au Movimento Basta Corruzione, un jeune parti anti-corruption et hostile au libre échange. Le texte n'est pas définitivement rejeté, il peut encore être réexaminé, mais il y a un réel risque pour que cela ne puisse être fait avant les élections, qui auront lieu dans un peu plus d'un mois, avec le risque que la nouvelle assemblée soit encore plus clairement hostile au texte.
Alors que le Montalvo avait pu sembler affirmer un leadership clair en Cérulée, en parvenant à mettre sur pied un tel traité après des mois de piétinement et de débats vains de la part des autres entités, en imposant son rythme et ses conditions à la construction d'une union dans le Bassin, voilà une fausse note interne qui pourrait ternir cette image, sans parler des conséquences pour la pérennité du Traité de Cabusa et de ce qu'il devait lancer...
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Nouvelles du Vonalya :
*Alors que commence une année nouvelle, les recherches militaires se poursuivent toujours dans notre beau Royaume ! C'est ainsi que le prototype de porte-avion dont l'élaboration avait été lancé il y a quelques temps à fait ses premières sorties en mer, sous la surveillance attentive des ingénieurs vonalyans et internationaux chargés de la conduite du projet. La maîtrise de cette technologie navale rare permettrait d'ajouter une nouvelle corde à l'arc du consortium militaire sovero-vonalyan, qui aurait alors la maîtrise de toutes les technologies militaires de base, même si bien entendu à terme les deux partenaires espères maîtriser chacun l'ensemble de ces technologies et pouvoir ainsi, grâce à leur collaboration, pousser encore plus loin leur maîtrise commune !
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons la chorale chrétienne de l'Église Saint-Hallvard de Christabard qui va nous chanter un chant célébrant l'année nouvelle issu leur propre foi !
Posté : dim. sept. 03, 2017 3:02 pm
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]
[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 8 janvier 2034.[/right]
Le PIB, fondement des grandes puissances ?
Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.
Alleluia ! Gloria ! Gloire à Odin, Jésus, Thor, Yahvé, Tyr et Lucifer ! Le Saint PIB est arrivé ! Et depuis des jours maintenant nos collègues éclairés continuent en boucle de nous proposer des analyses diverses et plus ou moins variées – le « moins » augmentant au fil des jours – sur cette belle croissance dans laquelle le Vonalya s'est si merveilleusement classé cette année ! Et d'analyser le PIB des autres, de dégager des tendances et ainsi de suite. Soyons de bonne guerre, il est vrai que de telles analyses peuvent être intéressantes, et nous nous y essayerons peut-être prochainement entre ces pages, une fois la frénésie générale sur le sujet retombée, mais cette donnée « essentielle » a souvent tendance à occulter les autres indicateurs pourtant bien utiles pour mesurer la « puissance » réelle des nations, chacun proclamant l'un ou l'autre comme « grande puissance » quand il ne se considère pas ainsi lui-même.
De ce point de vue, un article de nos collègues britons du Sun s'est révélé assez intéressant. Oui, un article du Sun, intéressant. Non je n'ai pas pris de psychotrope, attendez, je vous explique ! En soit le prétexte de l'analyse de nos collègues britons est à la hauteur de leurs performances habituelles : ils prennent arbitrairement une série de critères de comparaison entre les six plus gros PIB du monde – six parce que le Commonwealth est sixième, bien entendu - et les alignent l'un après l'autre pour pouvoir conclure que le Commonwealth est numéros un mondial parce qu'il remporte la première place dans un certain nombre de ces classements. Bien entendu, les classements ne sont peut-être pas les plus heureux puisqu'on y retrouve notamment les réserves d'or par pays, donnée en soit bien marginale, et que les critères peut-être plus pertinents, comme la démographie, sont faussés par le fait que seul un nombre limité et spécifique de pays sont concernés par l'analyse du Sun. D'autres, dans la presse amarantine notamment, se sont déjà employés à attaquer, parfois avec excès, les points les plus contestables.
Toutefois, cet article est un bienfait malgré tout, parce que, si on peut remettre en cause la méthodologie ou le but poursuivit, il a le mérite de mettre en lumière une chose : il faut bien plus qu'un énorme PIB pour pouvoir vraiment être qualifié de grande puissance, au-delà de l'économie pure et dure. Le Montalvo et le Lianwa, qui se « tirent à la bourre » pour la place de premier du classement des plus haut PIB ces dernières années, sont pour l'un, l'italique, un petit pays démographique, pour l'autre, le Lianwa, un véritable nain démographique. L'un, le ventélien, est un petit pays militairement parlant, à peine au niveau du Vonalya, l'autre est un véritable nain militaire. Et le Montalvo a beau, prenant conscience de cela, avoir récemment lancé un programme de recrutement pour son armée, il y a peu de chance qu'il puisse se hisser beaucoup plus haut que des pays comme le Vonalya ou le Lianwa, justement parce que comme eux il est intrinsèquement limité par sa population.
Ces pays ont donc beau être forts riches, ils sont, comme le Vonalya, incapables de lutter seuls contre des géants militaires comme, entre bien d'autres, la Soverovie, le Kaiyuan, l'Aminavie ou les Lucifériens, pour ne citer que quelques exemples évidents. Plus encore, leur population les rend durablement incapables, sauf à tout sacrifier économiquement parlant, de lever de vastes armées. Le Montalvo est à cet égard mieux lotit que le Vonalya ou le Lianwa, mais reste très peu armé. Du top cinq des grands PIB, seuls l'Amarantie, à condition de se militariser bien plus, pourrait vraiment avoir la démographie pour soutenir une telle ambition de puissance. Plus généralement, il faudra certainement concentrer une puissance économique, militaire, diplomatique, culturelle et, en partie, démographique – celle-ci sous tendant en fait certains des autres critères – pour vraiment prétendre pouvoir bâtir une « grande puissance » dans les temps à venir. Les puissances purement économiques pourront bien sûr peser, mais pas avoir la prétention de régenter le monde.
Qui a donc les bonnes armes, alors ? Hé bien sans doute des pays comme le Kaiyuan ou la Soverovie, dont les populations sont plus pauvres que celles du Vonalya, du Lianwa ou même du Montalvo, mais qui concentrent bien plus de « cartes » au niveau étatique que ces pays-là. Ceci dit, ce n'est qu'une potentialité : la vérité première, au-delà des rodomontades de telle ou telle nation, c'est que le simpomonde ne connaît aucune grande puissance digne de ce nom capable de polariser à elle seule le simpomonde... d'où d'ailleurs la formation de blocs régionaux et alliances diverses pour pouvoir espérer réussir à compter en conjuguant les atouts de plusieurs pays autour d'une même cause plus ou moins fortement partagée.
Posté : mar. sept. 05, 2017 7:28 am
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]
[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 14 janvier 2034.[/right]
Le Nord, coupé des grandes routes commerciales ?
Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.
Récemment était publié sur le réseau académique du Lianwa [url=http://www.simpolitique.com/lianwa-academics-network-t14555.html#p321674]une analyse économique du docteur Gu Dailong[/url], qui analysait la répartition du PIB mondiale en se basant sur les infographies fournies par des universitaires eashes – remarquons le beau circuit du savoir de l'OCC, gloire à lui, la preuve que le système fonctionne – et produisait à son tour quelques jolies cartes pour étayer son propos. Si nous ne remettons pas en cause certains points de l'analyse, nous le développerons plus bas, une chose est en mesure de choquer directement tout vonalyan qui aurait la curiosité de jeter un coup d’œil sur lesdites cartes, c'est la carte « finale » du bon docteur, présentant les routes commerciales du simpomonde, que nous reproduissons pour vous ci-dessous pour faciliter notre analyser ultérieure.
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/35/6/1504384088-1504365009-285401croissances-5.png[/img][/center]
Comme on peut le voir, cette carne ne présente qu'une seule « route commerciale active » pour le Nord : une liaison avec le Deseret. S'il est certain que le géant économique olgarien est un ami et un partenaire commercial du grand nord, notamment via ses liens avec le Vonalya, c'est un peu réducteur tout de même. Contrairement à ce que la carte laisse sous-entendre en les reliant par une flèche rouge, les échanges entre la Dytolie du Nord et la Dytolie Céruléenne sont très nombreux, sans compter ceux qui transitent tout simplement par cette mer : une bonne partie des flux à destination de l'Orient, c'est à dire de la Janubie et de la Ventélie, passent par la Cérulée et ses nombreux ports qui rivalisent entre eux d'attractivité au moindre prétexte. Même une partie des flux à destination de l'extrême sud, le Vryheid par exemple, passent également par la Cérulée pour des questions de facilité, même si d'autres préfèrent la route océanique avec relais chez les lucifériens, par exemple.
D'où vient alors la grave méprise du bon docteur, que l'on imagine plein de bonnes intentions analytiques ? Hé bien il vient d'un constat flagrant : si le nord et le sud du continent dytolien sont de véritables poumons économiques mondiaux, avec, pêle-mêle, les croissances les plus dynamiques en pourcentage du simpomonde, trois des cinq plus grands produits intérieurs brutes du monde et trois des pays les plus actifs dans le commerce mondial, avec des importations et exportations énormes – bien que les « trois » en question ne soient pas tout à fait les mêmes, la Soverovie ravissant au Vonalya sa cinquième place économique grâce à un dynamisme d'import-export beaucoup plus grand, mais nous analyseront cela une autre fois – alors, en résumé, que le Nord et la Cérulée sont deux des régions les plus économiquement actives du monde, la troisième étant l'OCC, la Dytolie centrale, elle, reste cette année encore à la traîne, avec des pays relativement pauvres et à la croissance économique lente, voir inexistantes.
Ce constat est vrai, et même très vrai. L'analyse du fait que cela vient sans doute de modèles dytoliens plus économiquement exclusifs, qui ne rayonnent que très peu sur le centre du continent, est sans doute également valable, il est vrai. Les grands « géants » dytoliens préfèrent tirer seuls l'atellage et laisser le centre du continent, peu connecté, en arrière, voir parfois conclure des partenariats plus lointain. Mais la conclusion ultime à ce sujet, qu'il n'y a pas de liaison entre le sud et le nord du continent, est erronée, ou plutôt incomplète : il n'y a pas de liaison qui traverse le continent, tout simplement. Bien évidemment, ces deux pôles économiques proches commercent, échangent, collaborent ! Simplement le gros des échanges ne se fait pas par voie terrestre, mais par voie maritime, via la façade occidentale du continent dytolien : ce n'est pas pour rien si l'immense côte parsemée de ports qu'est le Breizhmor a été inclus dans la Ligue Boréale malgré son caractère suderon : c'est que c'est une formidable pépinière d'escales commerciales. Reste ensuite seulement à franchir le détroit et les vaisseaux arrivent dans le riche espace céruléen.
Partant d'un constat pertinent, le bon docteur arrive donc à un constat final faux, d'où la « mauvaise couleur » sur sa carte. Il y a bien des flux entre nord et sud en Dytolie, simplement ils ne passent pas par le centre mais par l'ouest, qui d'ailleurs ne profite que peu des retombées, n'étant qu'une simple escale : à ce jeu, la Posnanie, qui contrôle à moitié les eaux du détroits, à su mieux jouer ses cartes que le Breizhmor, d'ailleurs. Notons aussi qu'une autre route semble « coupée » pour le Nord, celle qui rallie le Vryheid et l'Aleka en passant par les terres lucifériennes. Pourquoi ? Parce que la liaison entre le Nord et la Britonnie est en rouge aussi. Néanmoins, avant de nous pencher sur cette liaison, notons que même si les ponts étaient réellement coupés entre les nations nordiques et la Britonnie, cela n'empêcherait nullement les nordiques d'envoyer leurs propres flux commerciaux vers le sud pour autant, comme le prouvent, notamment, les partenariats des grandes puissances économiques nordiques avec les lucifériens.
Mais le flux nordo-briton, est-il bien coupé ? Ces doutes viennent certainement des tensions qui ont agité les relations entre le Wildhorn, entraînant certains membres de la Ligue Boréale avec lui, et la Britonnie, mais il est bon de rappeler quelques évidences : premièrement, le Wildhorn a sombré dans l'anarchie et ne fait plus partie de la Ligue, ce qui fait que son inimité avec la Britonnie devrait disparaître avec lui : aucun autre membre n'est vraiment l'ennemi de Westminster. Deuxièmement, il serait extrêmement contre-productif pour les deux parties de couper totalement les ponts, car la Britonnie c'est le Commonwealth, et le Commonwealth c'est aussi le Nunakya. Hors, c'est via ses contrats avec le Vonalya et le Ragvarld que le Nunakya est approvisionné correctement : couper les flux avec le Ragvarld, notamment, serait suicidaire, puisque les routes commerciales évidentes entre les deux parties septentrionales du Commonwealth passent par ses ports. Sans compter tous les liens économiques par ailleurs... et le fait que justement les deux puissances scandinaves font partie des membres de la Ligue qui n'ont jamais mobilisé ne fut-ce qu'un homme contre la Britonnie. Bref, beaucoup de raison de garder des liens, peu de les rompre, cela plus le pragmatisme ordinaire des marchands suffit à comprendre que ce lien-là non plus n'est guère coupé.
Restent les liens directs avec l'orient, via les détroits glacés du nord. Il est vrai que, sur ce plan, il y a de réels obstacles, ne fut-ce que physiques : quand les eaux gèlent dans le Nord, une grosse partie du trajet doit se faire au brise-glace, ce qui augmente les coûts. Il est vrai aussi que les connexions diplomatiques mériteraient d'être travaillées. Mais c'est oublier la Soverovie, pionnière certainement en la matière : avec ses contacts avec le Bykova, le Cipangu et le Vanuaha, elle s'est taillée une route d'escales idéale qui lui permet facilement, à la belle saison, de profiter de mouillages sûrs vers l'orient. C'est sans doute la connexion la plus faible, mais elle témoigne là encore que, en dépit de ce que l'on peut calculer d'un bureau au Lianwa, fut-ce avec brio, il y a des soucis dans l'analyse de la connectivité quand on ne se penche que sur une partie du problème.
D'ailleurs avant de conclure, je ne résiste pas à pointer un autre soucis : la sphère britophone esquissée par le bon docteur. Sur le fond, elle se base bien entendu sur du concret, sur la vaste Union Panocéanique de la Britonnie. Mais dans les détails, elle fait plusieurs erreurs. D'abord elle inclus le Deseret parce que britophone, mais le Deseret n'a que récemment rétablis des relations tout juste cordiales avec la Britonnie, et a des liens modernes plus forts avec les pays du Nord qu'avec son ancien colonisateur. Pareil pour l'Horbarash, qui n'a même jamais normalisé les relations avec la Britonnie et vient à peine de faire officiellement cesser la guerre avec le Mahajanubia : difficile de l'imaginer dans la « sphère britonne » plus que dans une autre : connecté à l'OCC via l'Eashatri, partenaire du Nord, il est un peu abusif de le faire rentrer dans le groupement avec lequel il est le moins lié.
Bien sûr, l'analyse du bon docteur reste louable, et sur beaucoup de points, très pertinente. Son analyse de l'OCC en particulier, qu'il connaît le mieux, est brillante, et sur le reste il dégage beaucoup de constatations très justes. Mais, comme on peu le voir, il y a beaucoup d'éléments que l'on peut corriger ou affiner, en se penchant un peu plus sur l'analyse de ce brillant expert en économie...
Posté : mar. sept. 05, 2017 12:22 pm
par Alwine
[center]La Plume de Corbeau :[/center]
[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 14 janvier 2034.[/right]
La candidate vonalyanne affole le concours de Miss Univers :
Cette fois ça y est, le neuf de ce mois à commencé l'élection de Miss Univers, édition 2034. Une vingtaine de jeunes femmes venus d'autant de pays de par le monde se sont présentés, avec des profils souvent très différents, pour tenter de succéder à la belle Ariana Magnor, l'amarantine tenante du titre depuis l'année dernière. Comme pour l'édition de 2033, les votes se dérouleront en deux temps : d'abord une phase éliminatoire où les candidates sont réparties en deux groupes d'une dizaine de participantes, soit deux groupes cette année encore, et une phase finale reprenant la première et la deuxième de chaque groupe, soit deux représentantes par groupe, éventuellement trois en cas d'égalité pour la deuxième place dans un groupe, comme cela avait été le cas l'année dernière notamment. Ce seront donc finalement de quatre à six candidates qui s'affronteront pour une sélection finale, d'ici quelques temps.
Depuis le neuf, c'est donc la première phase qui a débuté, avec les votes chargés de sélectionner les filles pour la finale. Notons d'ailleurs que le score obtenu lors de cette première phase n'a aucune incidence sur la suite, les compteurs sont remis à zéro pour la phase suivante ! Quoiqu'il en soit, la candidate vonalyanne de cette année, Dame Sunniva de Kjæren fait cette année partie du premier groupe, ou « groupe A », mais, plus réjouissant, elle semble surtout clairement en tête des intentions de vote pour ce groupe ! Visiblement la belle rousse a su enflammer les passions mieux encore que la blonde Valya Valdebald l'année dernière, et il est difficile d'imaginer à ce stade qu'elle ne soit pas qualifiée pour la finale, sauf retournement complet de la situation, une réussite que l'on ne peut que lui souhaiter ! Si elle conserve sa popularité, la belle peut même espérer remporter la couronne, même sise qualifier pour la finale serait déjà un bel accomplissement dans ce concours.
Comme son nom l'indique, Dame Sunniva est une noble, sœur du Comte de Kjæren. Elle n'eut pourtant pas toujours la vie facile, puisque son père fut tué et sa demeure familiale détruite lors d'une révolte contre le Roi durant son enfance : ne réchappèrent du massacre qu'elle et son frère. Pupilles du Roi, les deux jeunes gens ont bien réussi une fois adulte, puisque, alors que l'aîné reprenait le Comté, Sunniva, elle, poursuivait de brillantes études puis une respectable carrière diplomatique. Bien sûr comme le dit l'adage désabusé « toutes les miss sont en faveur de la paix », mais dans le cas de la jeune femme cela va un peu plus loin : non seulement elle a de bonnes raisons personnelles de soutenir la paix, civile comme internationale, mais encore elle s'est véritablement engagée depuis une dizaine d'années, professionnellement parlant, dans la cause de la paix. Quand elle en parle, c'est donc en pleine connaissance de cause, et elle est donc d'autant mieux placée pour la promouvoir et pour la défendre.
Plus concrètement, si elle est élue, la jeune femme compte agir pour les orphelins de guerre, qui tous, loin de là, n'ont pas la chance d'avoir un Roi pour les prendre sous leur aile, et pourquoi pas, à l'image de la Miss 2033, fonder sa propre association. Elle aura forte concurrence pour gagner le concours, ceci dit ! Actuellement, les autres candidates les plus probables pour la finale sont, dans son groupe, la tlaloctlictec Ik'zazaluoh Chirakan-Ixmucane, une indigène de l'île vivant dans la jungle selon le mode de vie ancestral local de son peuple, les « Che'xib », qui lutte pour la reconnaissance du mode de vie de son peuple, et la montalvéenne Ottavia Botteracco, une italique bohème rêvant de découvrir le monde. Dans le groupe B, les favorites sont la soverove Elizaveta Ivanovskaya, la seule « reine de beauté » nationale des favorites qui souhaite lutter contre la pauvreté et pour le droit des femmes, l'horbarienne Urmila de Bengakaar, une fille de prince portant un combat original de lutte pour la reconnaissance et la protection culturelle, et la kaiyuanaise Meng Wu, petite fille de l'atypique « Madame Wu » et candidate atypique elle aussi, qui voudrait lutter pour la protection des lapins.
Comme on peut le voir à cet échantillon des candidates actuellement favorites, les profils sont des plus variés dans ce concours, allant des reines de beauté classiques, gagnantes d'un concours national et promouvant des causes mondiales elles aussi classiques, à des femmes se présentant pour porter une cause politique solide, en passant par des candidates plus inattendues qui ne défendent aucune grande cause plus qu'une autre, mais semblent surtout vouloir profiter du concours pour vivre une belle expérience. Au-delà de l'aspect « concours de beauté », qui en soit reste subjectif vu la diversité des canons de beauté du simpomonde, ce concours parfois tant décrié, par snobisme, dans certains pays se montre un bon révélateur de la richesse et de la diversité culturelle du simpomonde.
Prions donc les dieux pour le succès de ce concours et également, au passage, pour qu'ils continuent à favoriser notre candidate, donnant un petit coup de pouce de plus au rayonnement vonalyan tout en démontrant une fois pour toute la beauté des femmes du Nord !
Posté : mar. sept. 05, 2017 2:46 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 15 janvier 2034.[/right]
La situation touristique au Vonalya :
Il y a quelques jours tombaient les chiffres du tourisme international pour l'année écoulée, dans la foulée des bilans économiques : des chiffres qui n'ont pas été sans causer quelques commotions, notamment au Vanuaha, où l'exposition de ses piètres performances a forcé le géant du tourisme Nage'Ciel à déclarer la faillite, mettant de facto au chômage de nombreuses personnes. Entre temps, le Vanuaha a déjà commencé à tenter de rebondir, en accélérant son exploitation pétrolifère et en mettant en avant d'autres secteurs comme l'électronique et plus particulièrement les jeux vidéos, espérant, par de nouveaux atouts multiples, opérer une belle relance. On attend encore l'impact des chiffres, assez négatifs pour le tourisme visant les plus riches, essentiellement du fait des multiples guerres et conflits notamment en Dytolie, sur les autres nations visant ce genre de publique dans le simpomonde, mais en attendant nous pouvons déjà nous pencher sur le cas du Vonalya.
Tout d'abord une évidence : comme beaucoup d'autres, le Vonalya a lui aussi souffert de la guerre au niveau touristique. Si le pays est resté largement en dehors de toute zone de conflit concret, et si ses routes commerciales, donc également touristiques, n'ont jamais été coupées pendant aucun conflit, il n'en reste pas moins que le blocus wildhorner, d'abord, la guerre germanique, ensuite, ont renvoyé une image un peu plus inquiétante que de coutume du grand nord dytolien, Vonalya inclus. S'il a pu récupérer une partie des réservations de ceux qui voulaient aller faire du ski dans les montagnes du nord de la masse continentale, il a aussi perdu une partie de son trafique par rapport aux années ordinaires, et le secteur touristique est en souffrance alors que la croissance se poursuit dans la plupart des autres secteurs pendant ce temps. Pour l'instant, la plupart des gens vivant du tourisme tiennent le choc, mais une seconde année néfaste pourrait en pousser beaucoup à la faillite.
Néanmoins pour la fin de l'année on a enregistré une belle remontée, avec la fin des conflits, et tous les espoirs sont permis pour 2034, si tant est que la région ne connaisse pas de nouveau conflit majeur. Dans l'absolut, les chiffres du Vonalya montrent un bon classement pour le pays en 2033, si on compare la situation du Royaume à celle d'autres pays. Ce sont les classes moyennes, hautes et basses, qui ont été les plus nombreuses et on rapporté le plus d'argent cette année, en provenance surtout du nord dytolien et du nord des continents voisins, parfois de régions plus lointaines pour les classes moyennes hautes, qui déclarent souvent alors venir chercher « le dépaysement des cultures et des climats », profitant des circuits souvent simples et originaux proposés par les vonalyans pour faire le plein de ce qui est pour eux, ne l'oublions pas, de l'exotisme, là où les « nordiques » viennent chercher d'autres choses, généralement une ambiance culturelle spécifique qui fait tout le cachet de notre pays.
Des deux côtés de ce spectre, on trouve les touristes les plus modestes, qui sont souvent des pèlerins religieux ou des nordiques curieux de découvrir le Vonalya, et les plus riches qui généralement viennent de loin pour trouver, comme les classes moyennes hautes, le dépaysement, le tout dans des standings dignes d'eux : si nombre de « bons plans » sont disponibles au près des vonalyans les plus modestes pour les touristes les plus modestes – séjour dans les glaces, hébergement chez l'habitant, auberges chaleureuses et ainsi de suite – les plus riches peuvent aussi profiter des standings à la hauteur de la noblesse vonalyanne. On note d'ailleurs un certain tourisme culturel, qui va de la classe moyenne haute aux visiteurs les plus riches : on vient, totalement ou en partie, découvrir la richesse culturelle du Vonalya, ses artisans, ses artistes, ses musés, et pour les plus riches on revient chez soit en emportant des œuvres de prix achetés sur le très dynamique marché de l'art vonalyan.
On constate par ailleurs un certain manque de chiffres officiels sur les vonalyans partant à l'étranger et surtout ce qu'ils consomment : cela impliquerait une collation des chiffres de tous les autres pays, et cela serait un peu délicat. On constate néanmoins que parmi les vonalyans, les plus pauvres, quand ils sortent du pays, voyagent généralement pour des raisons religieuses et à proximité : on note nombre de chrétiens faisant le voyage jusqu'au Thorval ou d'autres lieux chrétiens du monde nordique, en pèlerinage sur des lieux saints ou pour s'abreuver aux « sources nordiques de la foi ». Les plus riches eux tendent à privilégier les destinations plus lointaines : que ce soit le sud dytolien avec l'Amarantie ou le Montalvo, qui a beaucoup progressé ces dernières années, voir le Peos, qui profite de la publicité faite par le futur mariage de sa princesse héritière avec un noble vonalyan, ou des destinations bien plus lointaines, comme le Kaiyuan, l'Horbarash, le Vryheid, voir les petites îles du Vanuaha et de Mari.
Dans tous les cas, prions les Dieux pour que l'année 2034 soit plus paisible, pour le bien du secteur touristique mais aussi pour le bien du Vonalya et du monde en général, et aussi pour que ledit secteur touristique vonalyan se redresse fructueusement dans l'année à venir !
Posté : mar. sept. 05, 2017 7:30 pm
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]
[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 16 janvier 2034.[/right]
Les investissements étrangers vonalyans et leurs conséquences :
Plus que jamais, la fin de l'année 2033 et cette nouvelle année 2034 semblent devoir être placés sous le signe de l'investissement, et notamment l'investissement étranger. Alors que les chiffres établissant les investissements intérieurs sur notre propre sol tombaient il y a peu, en effet, on constate que le pays ne se prive pas pour investir au-dehors. Ainsi, un dialogue serait actuellement en cours avec le jeune royaume du Siang, qui vient tout juste d'ouvrir ses portes à l'extérieur, et qui semble en quête d'investisseurs : nul doute que notre pays profitera de l'occasion pour investir là-bas et ainsi gagner en influence sur cette monarchie musulmane tout juste éclose sur la scène internationale et qui vient se placer au cœur même de l'espace vital de l'OCC, à mi-chemin entre le Kaiyuan et l'Uhmali et sur la route maritime qui les relie tous les deux. De quoi espérer un lien fort avec cet Orient lointain et tout aussi dynamique que notre propre région.
Ce ne sont là que des promesses toutefois, là où le Vonalya a déjà posé des actes, et en masse. Outre l'investissement continu du côté de la production d'énergie, dont les compagnies ne ratent jamais une occasion de décrocher un nouveau marché et d'investir de leurs puits, pour la Société Vonalyanne du Gaz, ou de leurs usines énergétique, pour toutes SVG incluse, on a vu aussi récemment des investissements dans la production, qui ont été majoritairement le fait des mêmes acteurs, mais qu'il ne faut pas confondre. Ainsi, la SVG d'une part et la Société de la Chaleur Terrestre du Vonalya d'autre part ont toutes les deux déposé des offres pour investir dans la nouvelle zone spéciale ouverte récemment au Kaiyuan, aux conditions fiscales des plus avantageuses, et qui profitent aussi des autres mesures d'attractivité du Kaiyuan. Non pas pour produire de l'énergie, mais bien pour fabriquer des pièces : pièces pour les usines, les réparations et l'entretient des usines, mais aussi pour la construction et l'entretient des gazoducs, la production du matériel nécessaire pour le transport de l'énergie – câbles, et ainsi de suite – et ordinateurs de toutes sortes nécessaires pour produire tout cela.
L'intérêt est bien entendu la combinaison des conditions spéciales kaiyuanaises, celles de la zone spéciale et les autres, « autres » qui incluent par exemple une facture d'électricité réduite de moitié pour dix ans, les salaires considérablement plus bas au Kaiyuan qu'au Vonalya – le PIB par habitant au Kaiyuan étant plus de quarante fois inférieur au PIB par habitant au Vonalya – et la proximité des matières premières. Entre celles que l'on trouve au Kaiyuan et celle que l'on peut faire venir facilement de Ventélie, de Janubie mais aussi de Néchinésie ou de Marquésie, le pays est bien mieux placé en soit que le Vonalya pour concentrer facilement les matériaux. Sans compter que, c'est le projet affiché, une production là-bas permettra de « servir » beaucoup plus facilement le monde oriental, où le Vonalya a disséminé ses puits, ses oléoducs et ses centrales un peu partout maintenant. Et enfin, c'est peut-être le plus important, il y a la question d'augmenter la production pour suivre, justement, cette large augmentation du nombre d'infrastructures construites ou encore en construction, en évitant le recours à des sous-traitants et en pouvant ainsi mieux contrôler la qualité des pièces et équipements utilisés.
Seulement si tous ces investissements étrangers sont certes enthousiasmant, il faut réaliser une chose : tout ce qu'on investit à l'étranger n'est pas investi au Vonalya. Et corrolaire : tout ce qui est produit à l'étranger n'est pas produit au Vonalya. Certes, pour l'instant, les usines kaiyuanaises sont vouées à servir essentiellement à absorber l'augmentation de l'offre, surtout pour la SVG, qui pour l'établissement de certaines de ces dernières centrales à dû faire appel à des sous-traitants – c'est elle d'ailleurs la plus porteuse et la seule qui pourra peut-être à terme augmenter son implantation kaiyuanaise. Aucun emploi n'est menacé dans l'immédiat. Mais à terme il est difficile d'imaginer que les entreprises ne vont pas délocaliser une partie plus ou moins grandes des productions déjà existantes dans le sud, pour tous les facteurs évoqués ci-dessus. Une production au Kaiyuan est considérablement moins chère qu'au Vonalya, même en prenant en compte le coût des formations. Et donc, le risque est de voir, d'ici une décennie environs, les emplois être « aspirés » par la Ventélie et la Janubie, entre autres.
Cela a donc suscité quelques craintes dans le chef des divers employés notamment de la SVG, mais pourtant une longue concertation à l'intérieur des différentes Guildes composant la Fraternité du Gaz, actionnaire majoritaire de la vieille Société, a validé à l'ensemble des Guildes – même celles composées en partie des dits travailleurs inquiets – les nouveaux investissements. La réflexion derrière ? Probablement de se dire qu'avec ou sans l'aide du Vonalya, les centres de production finiront par glisser vers le sud et les pays « pauvres », en PIB par habitant au moins, qui le composent, et que mieux vaut donc posséder une partie au moins des usines et des productions que de se retrouver sans rien. Il n'en reste pas moins que si le Vonalya ne veut pas voir son chômage s'envoler dans les hautes sphères à moyen terme, il lui faudra réinventer des pans entiers de ses modèles pour occuper mieux et plus utilement les nouvelles générations de travailleurs et d'artisans de toutes sortes.
Car le soucis est que si pour l'heure le marché de l'artisanat et le secteur tertiaires se portent bien, en partie par la qualité des productions, en partie par snobisme culturel des vonalyans, le secteur aurait bien du mal à absorber une génération de jeunes tournant le dos à la manufacture industrielle pour s'engager comme apprentis : le marché n'est pas extensible. Avec la fragilisation du secteur touristique, qui souvent fournis un complément à tout un pan de l'artisanat et du tertiaire, lors des mois maigres, on risque vraiment d'assister à une paupérisation des moins riches des vonalyans, avec la risque de faire monter un sentiment de ressentiment à l'égard des plus riches et de la noblesse jusqu'ici remarquablement absent. Il faudra au pays faire des choix dans ses orientations, réfléchir à ce qu'il va construire et à comment préserver la remarquable imperméabilité des vonalyans à la démocratie et au socialisme, entre autres maux, s'il ne veut pas voir son modèle social vaciller. Agir pour préserver le Vonalya, ou alors investir pour faire muter le modèle économique : il est encore temps de faire des choix, mais il faudra en tous cas s'occuper du problème au plus tôt...
Enfin, si le gouvernement est capable d'entendre les mises en garde pendant qu'il fait joujou à développer ses missiles et ses joujous flottant bien entendu, ce que nous ne pouvons qu'espérer pour le coup ! Sinon, notre beau modèle national risque de prendre du plomb dans l'aile d'ici dix ou vingt ans au plus, après des siècles de maintient : avouez que ce serait dommage...
Posté : mar. sept. 05, 2017 8:13 pm
par Alwine
[center]La Plume de Corbeau :[/center]
[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 16 janvier 2034.[/right]
La controverse des fossiles khüns interpelle certains musés vonalyans :
Les fossiles, ces traces du lointain passé de notre planète, représentant des squelettes ou des corps de créatures vivantes figées comme dans la pierre, sont depuis peu au centre d'une certaine controverse, du moins pour les fossiles de dinosaures. En effet, la nation extrême-orientale de Gazar-Khün a récemment pointé du doigt le fait que de nombreux fossiles auraient été extraits illégalement ou volés dans leur pays, avant de passer les frontières tout aussi illégalement et ensuite d'intégrer des circuits potentiellement tout à fait légaux, comme cela a été le cas pour un fossile rare récemment vendu aux enchères au Deseret, et que les Khüns pointent comme un fossile volé chez eux récemment. Pour tout dire, c'est même visiblement ce fossile-là qui aurait alerté les autorités du pays et aurait poussé le pouvoir en place à resserrer drastiquement la vis, si l'on peut dire, tant sur les fossiles déjà sortis du pays que sur ceux qui s'y trouvent encore.
Le vol de fossile est ainsi maintenant un crime passible de l'emprisonnement pour les majeurs – la majorité étant fixé à treize ans au Gazar-Khün, où on estime que c'est là l'âge de la puberté, qui entraîne donc là-bas la majorité – et de la rééducation dans un pensionnat d'état pour les mineurs. Cette nouvelle législation a eu l'occasion de s'illustrer pour quatre citoyens du Vanuaha, qui ont fait l'erreur de la prendre à la légère : leurs guides ont été exécutés sur place et les Istopagos ont été arrêtés en vue d'exécution, sauf la plus jeune, une fillette encore mineure. Ce délais prévu pour les étrangers à permis au Vanuaha de réagir, et les suites de l'affaire sont à voir, mais en tous cas le pays semble bien prendre sa propre législation très au sérieux. Ce n'est pas ce qui fait du bruit au Vonalya toutefois, où, globalement, on ne soutient judiciairement que les gens à l'accusation discutable. Tout vonalyan enfreignant la loi khüne sur les fossiles serait vraisemblablement laissé à son sort par la Couronne, l'estimant responsable de ses actes.
Non, c'est plutôt l'autre volet qui fait parler de lui, puisque le gouvernement du Gazar-Khün a annoncé le lancement d'une grande campagne pour rapatrier les fossiles sortis illégalement du pays. La préhistoire pré-humaine n'est pas vraiment le domaine de prédilection des musées vonalyans, qui lui préfèrent l'histoire, la proto-histoire et la préhistoire humaine, mais il existe bien entendu malgré tout des collections de fossiles, bien que sans doute plus modestes en quantité que dans d'autres pays de Dytolie. Un certain nombre sont annoncés comme venant du Gazar-Khün, et un certain nombre aussi sont de provenance inconnue, généralement parce qu'appartenant aux collections depuis très longtemps, parfois parce que, en bonne foi, les conservateurs n'ont pas pu trouver la provenance du fossile lors de son acquisition, par achat, prêt ou donation. Aux dernières nouvelles, tous les fossiles de dinosaures exposés ou en réserve sont des pièces tout à fait légales, mais avec cette nouvelle controverse, certains sont inquiéts.
« Ce dont nous pouvons témoigner », nous confiait Maître Manirug Main-de-Chat, porte-parole de la Guilde des Restaurateurs et lui-même conservateur du Musée Historique de Drifavard, « c'est que toutes les pièces présentes dans nos collections ont été acquises légalement et de bonne foi par les conservateurs passés et présents ». Son propre musé est surtout connu en matière préhistorique pour son exposition présentant l'âge glaciaire – il faut dire que le climat local s'y prête – mais possède une petite quantité de fossiles plus anciens, dont un fossile kün. « Maintenant, bien sûr, difficile de dire si vraiment en amont de l'achat tout fut fait en parfaite légalité, surtout pour les fossiles acquis au XXe siècle, et c'est d'autant plus vrai qu'on remonte dans celui-ci. Sans compter ceux qui ont sommeillé pendant des décennies dans des collections privées avant d'être donné par des héritiers : ils étaient convaincus de leur légalité, mais difficile d'affirmer qu'ils avaient absolument raison au regard des derniers événements ».
Une concertation serait en cours au niveau de la Fraternité Muséale pour définir une ligne de conduite. Selon Maître Manirug, il est probable que la Fraternité contactera prochainement le Gazar-Khün pour témoigner de sa bonne foi et proposer une solution à l'amiable pour d'une part déterminer quels fossiles seraient de « légalité suspecte », si l'on peut dire, et d'autre part en admettant que l'on en trouve – ce qui, hélas, reste probable si l'ampleur du phénomène décrite par les médias khüns est exacte – trouver une solution pour régler la question sans conflits inutiles. On peut imaginer une rétrocession, si cela ne concerne pas trop de pièce, le payement d'une indemnité, la restitution de jure au Gazar-Khün qui prêterait alors gracieusement les fossiles aux musées concernés, pour un temps déterminé ou non, ou d'autres alternatives encore. En tous cas notre interlocuteur nous a assuré de « la volonté assumée de régler la situation à l'amiable de la part des musées vonalyans dans leur ensemble », sans doute avant tout pour des questions de standing et de réputation des établissements concernés.
Prions donc les dieux pour que toute cette affaire trouve une fin heureuse et satisfaisante pour tous, et également pour que cette preuve de l'esprit ouvert et de bonne volonté de nos musées renforce leur réputation, là où un scandale aurait pu les détruire !