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Sébaldie

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[center]BRÈVES AU 12 SEPTEMBRE 2028
Sherazade aurait fait exécuter Hasem Javaneh • Hoax de L’Observateur Sébalde : de la stupidité médiatique •
Tchoconalie : l’initiative populaire inadaptée à la diplomatie • Stop à l’impérialisme au Pelabssa ! • Consommation de porc et circoncision : même combat ?[/center]
        • [justify]Alamut : restauration monarchique et disparition des opposants. S’inscrivant dans un processus de « ré-monarchisation » global (Wapong, Aquanox…) où seul le Raksasa a choisi le chemin inverse, l’Alamut renoue avec le sultanat, en la personne de Sherazade, élue avec un peu plus d’un tiers du soutien populaire, 35 % des voix. Comme au Wapong, comme à l’Aquanox, la minorité monarchiste a réussi à imposer sa volonté, ce qui n’est pas sans rappeler la situation sébalde, où les royalistes néerlandophones avaient réussi, avec seulement une quinzaine de députés au Parlement, à placer leur héritier au sommet de l’Etat, sans toutefois parvenir à la restauration monarchique. En Alamut, le changement de régime devrait être officialisé sous peu. Sherazade, petite mère du peuple qui se prend en photo aux côtés des pauvres et orphelins, serait néanmoins moins angélique qu’il n’y paraît. Candidat libéral à l’élection présidentielle, [url=http://www.simpolitique.com/post272380.html#p272380]Hasem Javaneh a en effet disparu de la scène politique dès le lendemain des résultats[/url]. On se rappelle en effet que l’homme, qui a réussi à doubler son score, avait proposé une contre-alliance à la Princesse, à laquelle cette dernière n’a pas donné suite. Très certainement, la sultane voyait dans Javaneh moins un allié de coalition qu’un adversaire pouvant capitaliser sur son électorat. Plusieurs sites Internet dits de réinformation affirment que la Princesse a évincé Javaneh purement et simplement, en l’ayant contraint à l’exil, en l’ayant emprisonné dans les pires geôles alamiennes ou même en l’ayant fait exécuter.[draco]#ObservateurSebalde #MissAlamut[/draco]

          Alamut : Hasem Javaneh a changé de sexe. L’Observateur Sébalde est en plein délire : Hasem Javaneh n’a pas été exécuté par la nouvelle sultane, il a tout simplement changé de sexe, ce qui le rend de facto introuvable dans la société alamienne. Un candidat d’une élection arabe si pro-LGBT, c’est louche. Le Cocard a enquêté vingt-six minutes pour en arriver à cette conclusion : pas la peine de vérifier nos sources, on les pompés nous aussi sur des sites de réinformation. Nous travaillons donc beaucoup plus efficacement que nos confrères de L’Observateur Sébalde, pour un salaire deux fois moindre. [draco]#LeCocard #HasemEnBurqa #JournalismeIdiot[/draco]

          Reprise des pourparlers avec la Tchoconalie : une initiative pour rien ? Ainsi, le Parlement a-t-il voté l’initiative populaire nationale demandant la reprise des pourparlers avec la Tchoconalie, qui a rompu ses relations avec la Sébaldie il y a plusieurs années. Hasard du calendrier, ce vote intervient au moment des élections alamiennes. Juozas Menecius, qui s’inscrit dans une ligne moins rancunière vis-à-vis de la Tchoconalie que celle de Dana Liesder, avait de toute façon prévu de reprendre contact avec le gouvernement de Fảhd el-Sayeed, sans y être incité par l’initiative. Il faut dire en effet que l’initiative a été enregistrée sous le mandat de Dana Liesder et qu’elle a été votée sous celui de Menecius, ce qui montre en substance que le dispositif d’initiative populaire est inadapté pour les questions diplomatiques. La situation internationale comme intérieure peut largement évoluer dans le délai de six mois prévu par la loi. Néanmoins, l’initiative contraint le Premier ministre sébalde à reprendre les pourparlers dans les six prochains mois, ce qui n’est pas au goût de ce dernier, qui aurait voulu préparer le retour de manière moins précipitée et brouillonne. Mais ainsi va la souveraineté populaire… [draco]#NouveauSebaldaquin #DeLaDémocratieAuJeekim[/draco]

          Redonner de la dignité au Pelabssa Annihilé par la fasciste Rostovie, le Pelabssa tente de renaître. Mais l’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. Officiellement, de nombreux Etats ont accouru vers cette ex-puissance mondiale du Nord-Vicaskaran pour l’aider à remonter la pente : la Fédération lui bâtit un nouveau régime technocrate ; l’Alméra traditionnaliste (Thorval, Viertenstein, Fiémance) entend la recatholiciser et d’autres Etats opportunistes comme l’Hokkaido entendent avoir leur part du gâteau. Le tout est chapeauté par la MORDEP, morbide mission de l’OMD. Le Mouvement Républicain Solidaire dénonce cette politique de charognards, considérant que seul le peuple pelabssien est légitime dans la reconstitution du Pelabssa. Pour redonner sa dignité au peuple, le Mouvement Républicain Solidaire annonce qu’il déposera également une proposition de loi au Parlement sébalde visant à instituer comme délit le fait d’altérer l’authenticité historique de l’annihilation du Pelabssa ou de nier son existence. Solidarité avec le peuple pelabssien contre les impérialistes technocratique, réactionnaire et capitaliste ! [draco]Communiqué du Mouvement Républicain Solidaire[/draco]

          Faire manger du porc aux enfants musulmans : l’escalade islamophobe et pédophobe L’[url=http://www.simpolitique.com/post272261.html#p272261]initiative n°37[/url] propose de responsabiliser des enfants de trois ans en leur dotant d'un pouvoir autrefois confié aux parents, celui de demander à l'administration de ne plus manger de porc. Mais par défaut, ils devront en manger. L’initiative, signée par de nombreux éleveurs du Feldan, n’en reste pas moins motivée par une certaine islamophobie, conjuguée par un mépris de plus en plus latent des enfants dans la société sébalde. Le but est clairement de les arracher à l’innocence, c’est-à-dire de leur essence même, et de les pousser à prendre une décision lourde de conséquences à un âge où ils ne sont même pas encore doués de raison. Bien évidemment, aucun enfant de cet âge n’ira se plaindre devant l’administration des plats à base de porc et c’est là où se situe le vice. Fait peu surprenant, l’initiative est soutenue par les féministes, qui y opposent le droit de disposer librement de son corps et voudraient l’étendre à la circoncision post-natale. Obliger la consommation de porc aujourd’hui, interdire les circoncisions demain, tout un programme, certains retrouvent une raison de s’engager en politique. [draco]#Kulturism #LeBoutDeMaSaucisse[/draco][/justify]

          [center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2015/11/24/151124075629649340.jpg[/img][/center]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

31 octobre 2028

[center]Le Sébaldopol

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Chasse-loisir interdite : la seule décision prise à l’issue du « Referendag »
[/center]
        • [justify]Le 8 octobre, les Sébaldes étaient appelés à voter pour les quatre premières initiatives populaires nationales ayant atteint le quota de signataires et rejetées par le Parlement. À l’issue de ce jour de scrutin, une seule loi a été adoptée et concerne l’interdiction de la pratique de la chasse à titre de loisir. L’occasion pour revenir en détails, avec le recul nécessaire, sur les quatre initiatives sur lesquelles les Sébaldes se sont prononcées.[/justify]

          [justify]INITIATIVE N°1 : UNE NEUTRALITE PERPETUELLE POUR LA SEBALDIE JUGEE TROP RIGIDE. À son dépôt à la Cour Constitutionnelle, l’initiative suscitait un certain engouement et jusqu’à son vote au Parlement, les sondages prédisaient une victoire du « oui ». Finalement, c’est le « non » qui l’a remporté, et assez largement : plus de 55 % de suffrages se sont exprimés contre ce texte, jugé trop « rigide ». « La neutralité est un concept séduisant mais l’histoire montre que les Etats qui l’ont adoptée comme principe fondamental ont finis par être marginalisés. » analyse Josephine De Jonckheer, politologue spécialisée dans la diplomatie internationale, et opposante de premier plan à l’adoption de cette initiative. « Le problème de cette initiative est d’inscrire dans le marbre, à la vue de tous, nos intentions politiques. Il convient au contraire de donner aux Etats alliés l’illusion que l’on défendra si d’aventure ils étaient attaqués par un tiers ou s’ils souhaitent s’engager dans un conflit. » poursuit-elle. Cet argument a fait mouche auprès de l’électorat sébalde, qui juge inutile de s’enfermer dans un carcan diplomatique.

          INITIATIVE N°2 : LA « PEDOINITIATIEF » REJETEE SANS SURPRISE… MAIS PAS TANT QUE CELA. La fameuse « pedoinitiatief » qui agite la scène politico-médiatique sébalde depuis près d’un an a été rejetée à 91.96 %. Or, les sondages prédisaient un rejet plus massif encore, de l’ordre de 96-97 %. Un peu moins d’un électeur sébalde sur dix soutient donc la dépénalisation des relations entre mineurs et majeurs consentants. C’est d’ailleurs l’enseignement qu’a tiré la [url=http://www.simpolitique.com/post273650.html#p273650]Présidence tél-éribaine[/url], par la voix de M. Iskupitel. Rappelons qu’à l’occasion des [url=http://www.simpolitique.com/post262026.html#p262026]élections législatives sébaldes de 2027[/url], la « Liste Innocence » qui fait de ce sujet son seul thème de campagne, n’a guère dépassé les 0.50 % des voix dans les provinces où elle s’est présentée. Pour autant, cela signifie-t-il, comme le laisse entendre le président tel-éribain, que la proposition se popularise auprès de l’électorat sébalde ? Un opposant à l’initiative répond : « La légalisation de la pédophilie n’est pas plus populaire qu’avant ! Ce score signifie juste que moins de 0.50 % des Sébaldes en font leur seul sujet de préoccupation politique, mais que plus de 4 % des Sébaldes, de tous bords, soutiennent la proposition. Cette proportion est inquiétante : cela signifie que près d’un Sébalde sur vingt est potentiellement pédophile ! ». Malgré le rejet massif, la Liste Innocence s’est félicitée de ce résultat et annonce qu’elle réitéra l’expérience « d’ici un ou deux ans ».

          INITIATIVE N°3 : LE CROWDFUNDING REJETE À LA SURPRISE DE TOUS. L’idée était radicale : retirer toute participation de l’Etat des capitaux des banques pour les réinvestir dans une plateforme publique de financement participatif. L’idée est séduisante : officiellement, elle souhaite « redonner le pouvoir [financier] au peuple », en leur laissant le choix de financer les projets qu’il souhaite. Mais l’idée se confronte à la réalité : les millions de Sébaldes sont-ils réellement capables de financer des projets qui coûtent des milliards de Bald ? Cette plateforme ne sert-elle juste pas à financer des petits projets sans ambition ? De plus, quel avenir pour les banques ? Les nationalistes ont mené campagne contre l’initiative, considérant qu’un Etat qui se désengage du secteur bancaire conduit le pays à sa perte, et laisse potentiellement des capitaux étrangers remplacer l’absence de l’Etat sébalde. Une situation vécue comme une ingérence. Quasiment le même son de cloche à l’opposé de l’échiquier politique, la gauche radicale décrivant le financement participatif comme la « consécration de l’individualisme au détriment du modèle coopératif ». Les électeurs sébaldes, eux, furent bien éloignés de ces considérations idéologiques, sentant leur patrimoine et leur emprunt bancaire menacés par une telle mesure. La présence de l’Etat les rassure, à tort ou à raison.

          INITIATIVE N°5 : LA CHASSE-LOISIR DESORMAIS INTERDITE. Comme prévu, le « oui » l’a emporté pour cette initiative. Concrètement, à partir du 1er novembre 2028, il sera interdit aux particuliers de chasser le gibier. L’initiative ne concerne pas la pratique de la pêche, qui est encore autorisée. L’initiative sonne le glas sur une pratique très ancienne, encore bien ancrée dans les régions septentrionales de Sébaldie (Zanskan, Detvan, Kalternan). En consolation, les chasseurs pourront garder leur fusil comme pièce de collection. La chasse, au sens plus large du terme, n’est néanmoins pas formellement interdite, elle est réservée aux professionnels contre les animaux nuisibles, seulement s’ils disposent d’une licence délivrée par l’Etat (l’équivalent du permis de chasse) et si le préjudice sur leur activité est constaté par un huissier de justice. Autrement dit, sous des conditions très restrictives. C’est également sur cette question référendaire que la participation électorale a été la plus importante. Le politologue Nicolaus Prinsen explique pourquoi : « La condition animale est un sujet qui repose énormément sur l’émotion, alors qu’elle devrait être abordée sur un angle plus technique et scientifique. Les électeurs ont donc naturellement été plus nombreux à se prononcer sur ce sujet qu’ils ne l’ont été sur le financement participatif, dont les tenants et aboutissants sont beaucoup plus difficiles à aborder. Les militants de la cause animale le savent et ont mené une intense campagne sur les réseaux sociaux, en s’appuyant notamment sur des clichés photographiques – parfois truqués ou réalisés à l’étranger - difficilement supportables à regarder. Ce qu’ils préfèrent relayer, ce sont les témoignages de propriétaires de chiens ou de chats abattus par inadvertance par les chasseurs du dimanche. De nombreux électeurs s’y sont identifiés et ont voté conséquemment en faveur de l’initiative. »[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

18 décembre 2028

[center]Le Sébaldopol

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Le cadeau idéal à glisser sous le sapin de Noël de Juozas Menecius...

Législation sur le cannabis : le Premier ministre se dit prêt à « avancer »[/center]
        • [justify]Lors de sa conférence de presse annuelle, tirant le bilan de l’année 2028, le Premier ministre sébalde Juozas Menecius a pris de court son auditoire en se déclarant favorable à la légalisation de la production et de la consommation de cannabis, déjà effectives dans son pays natal, le Liethuviska. Un projet de loi serait même dans les tiroirs du ministère d’Etat depuis quelques mois.[/justify]

          [justify]« LE LIETHUVISKA VOUS MANQUE-T-IL ? » La question fut posée à la fin de la conférence, au moment où les journalistes s’autorisent des questions plus légères. Le Premier ministre, qui ne rate aucune occasion pour se montrer sous son aspect « bonhomme » et jovial, s’est laissé aller à quelques confidences. Après quelques secondes de réflexion silencieuse, Juozas Menecius répondit avec le sourire « Le Liethuviska, non. Un petit joint par contre… ». L’auditoire, partagé entre le rire et la stupéfaction, retranscrit les propos du chef du gouvernement sébalde. C’est en effet dans l’Etat fédéré d’Ignalia, au Liethuviska, que Juozas Menecius est né et a grandi, cette région – située tout au sud du pays – est la seule suffisamment acclimatée pour produire du cannabis depuis des décennies. La jeunesse bohème et révolutionnaire du Premier ministre n’est plus un secret pour les Sébaldes, qui ont pris le temps de connaître celui qui gouverne le pays depuis bientôt un an. Accusé par ses opposants les plus virulents d’être un parachuté, Juozas Menecius n’a cessé de montrer des preuves de son attachement à la République Sébalde. En répondant que de tout le Liethuviska seuls les joints lui manquent, il achève sa naturalisation sébalde.

          JUOZAS MENECIUS RÉALISE SON RÊVE… PAS CELUI DES SÉBALDES. La légalisation de la consommation de cannabis n’a jamais répondu à une attente particulièrement forte des Sébaldes, qui n’ont même pas pris la peine de lancer une initiative populaire nationale à ce sujet. Officiellement, la loi sébalde interdit la production et la consommation de cannabis mais les sanctions prévues sont très rarement appliquées, et les moyens manquent pour traquer les éventuels contrevenants. Les Sébaldes consomment déjà du cannabis, en provenance notamment du Liethuviska, et les autorités ferment volontairement les yeux. L’objectif de Juozas Menecius est donc d’encadrer la pratique et surtout d’en faire profiter les finances publiques. De plus, la Sébaldie veut asseoir sa position de leader régional, de première puissance de Jeekim et inciter de nombreux touristes et étrangers à effectuer le trajet vers Stranaberg. Parmi les opposants, certains y voient une nouvelle soumission à l’Etat de Cyrénanie, qui fut le seul à répondre à un [url=http://www.simpolitique.com/post266630.html#p266630]appel d’offres de la République Sébalde visant l’importation de plantes à vertus soporifiques[/url], en proposant plusieurs dizaines de tonnes de Cannabis indica. En effet, bien que la Sébaldie dispose d’un climat plus propice à la production naturelle de cannabis que le Liethuviska, la production interne serait insuffisante pour répondre à la demande de tous les consommateurs sébaldes. Une partie devra donc être nécessairement importée. La nouvelle fait les choux gras de la presse mais ce projet de loi n’est guère une révolution, mais plutôt un dispositif visant à encadrer une pratique déjà courante.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

21 décembre 2028

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

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Nouvelle réforme électorale : découper le pays en « circonscriptions d’âge » ?
[/center]
        • [justify]Le gouvernement s’apprête pour la troisième fois depuis la promulgation de la Constitution, en 2022, à modifier la loi électorale pour les élections législatives et locales. La commission parlementaire a remis sa copie au gouvernement et propose de substituer aux actuelles circonscriptions provinciales des circonscriptions basées sur l’âge. Qu’en est-il concrètement ?

          POURQUOI UNE NOUVELLE LOI ELECTORALE ? Le mode de scrutin et le découpage électoral sont de redoutables armes politiques. En 2014, devenu le premier parti parlementaire le Mouvement Nationaliste avait déjà doublé le seuil de représentativité de 5 à 10 %, et avait découpé chaque province en micro-circonscriptions, de telle sorte à exclure les petites listes de toute représentation nationale. Ce système a été abandonné en 2022 : en manque d’alliés et pour faciliter l’élection de députés de Renaissance Néerlandophone, l’Union Nationale Démocrate de Dana Liesder supprime les circonscriptions intra-provinciales créées par le MNS et en reste à dix circonscriptions, correspondant aux dix provinces, en abaissant le seuil à 4 %. Faute d’une majorité stable, son successeur Juozas Menecius prépare dès 2025 les élections législatives de 2027 et hausse le seuil à 7 %. Le but étant de mettre fin au « parasitisme des députés lobbyistes » (sic). Le Premier ministre change les paramètres mais les intentions de vote pour les micro-partis, elles, restent identiques. Lui vient alors l’idée de concocter un dispositif d’initiative populaire nationale : puisque ces partis existent pour soutenir une seule et même idée, laissons le peuple trancher directement sur ces idées uniques. Fin stratège politique, Juozas Menecius a réussi à se parer d’un vernis de « démocrate ». Mais voilà qu’à deux années de la prochaine échéance électorale, celui-ci souhaite à nouveau changer les règles du jeu. Fier d’avoir rendu les micro-partis « inutiles » avec l’initiative populaire, il envisagerait la suppression pure et simple des seuils électoraux. Un pari risqué, qui pourrait voir le retour des micro-partis au Parlement sébalde. Mais Juozas Menecius, comme Dana Liesder, est confronté au même problème : le manque d’alliés de coalition. Le Mouvement Nationaliste Sébalde reste un allié gênant pour les affaires nationales, notamment économiques et diplomatiques. Le Premier ministre veut s’en débarrasser.

          CIRCONSCRIPTIONS D’ÂGE : POUR EN FINIR AVEC LA GERONTOCRATIE. La commission des Lois a été invitée à donner sa proposition de la nouvelle carte électorale du pays. Celle-ci est plutôt étonnante, puisque la commission propose de supprimer les actuelles circonscriptions provinciales, matérialisées géographiquement au profit de circonscriptions plus « conceptuelles », liées à l’âge : chaque catégorie d’âge élit ses propres députés, au prorata de leurs effectifs, de la manière suivante :
          • Les Sébaldes âgés de 18 à 24 ans, représentant 9.20 % de l’électorat, élisent 9.20 % du corps législatif, soit 33 députés.
          • Les Sébaldes âgés de 25 à 34 ans, représentant 16.80 % de l’électorat, élisent 16.80 % du corps législatif, soit 60 députés.
          • Les Sébaldes âgés de 35 à 44 ans, représentant 16.10 % de l’électorat, élisent 16.10 % du corps législatif, soit 58 députés.
          • Les Sébaldes âgés de 45 à 54 ans, représentant 15.50 % de l’électorat, élisent 15.50 % du corps législatif, soit 56 députés.
          • Les Sébaldes âgés de 55 à 64 ans, représentant 18.80 % de l’électorat, élisent 18.80 % du corps législatif, soit 68 députés.
          • Les Sébaldes âgés de 65 à 74 ans, représentant 14.70 % de l’électorat, élisent 14.70 % du corps législatif, soit 53 députés.
          • Les Sébaldes âgés de plus de 75 ans, représentant 8.90 % de l’électorat, élisent 8.90 % du corps législatif, soit 32 députés.
          Les listes candidates diffèrent d’une catégorie à l’autre, même si n’importe quel Sébalde de n’importe quel âge peut se présenter dans la catégorie d’âge qu’il souhaite. Néanmoins, les listes ne feraient pas campagne sur les mêmes sujets : tandis que les listes se présentant dans la circonscription « 18-24 ans » feraient campagne sur des sujets liés aux études, au logement, aux transports en commun, les listes de la circonscription « plus de 75 ans » la feraient sur des sujets liés à la retraite, aux loisirs… et aux prothèses dentaires.

          Le gouvernement n’a pas encore donné suite à cette proposition, qui a d’ores et déjà essuyé la foudre des partis très localisés, comme l’Union des Juifs Sébaldes, uniquement puissante dans la province de Novacan. Plusieurs sources proches du Premier ministre estiment d’ailleurs que le but de cette nouvelle réforme électorale est d’affaiblir le poids de l’UJS à peau de chagrin. Quelle que soit la solution choisie, la réforme électorale reste indéniablement une arme redoutable pour les gouvernements…[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

21 janvier 2029

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

Le Parti Iconoclaste et Utilitariste, une autre manière de faire de la politique ?


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/01/07/160107105657105291.jpg[/img]
La Constitution sébalde accorde le droit de brûler le drapeau national.
Les iconoclastes veulent aller plus loin[/center]
        • [justify]Un nouveau parti a acquis une notoriété nationale en invitant chacun de ses sympathisants à se filmer en train de brûler le drapeau sébalde. Le Parti Iconoclaste et Utilitariste (PIU) se propose d’en finir avec la « dictature de l’image ». Ce parti inclassable sur l’échiquier politique intéresse les anarchistes, anticonsuméristes et autres obscurantistes. Et même des contribuables excédés de voir les deniers publics dépensés dans des symboles, des commémorations, de l'art...

          UN PARTI SANS LOGO… EVIDEMMENT. En moyenne, un nouveau parti politique est créé chaque jour en Sébaldie. La plupart du temps, ces partis sont cantonnés à des sujets très locaux ou issus de querelles d’égo ou de chapelles. À titre d’exemple, on compte pas moins de 82 partis politiques « communistes » différents, un pour chaque école, et qui n’ont rien à envier aux [url=http://www.simpolitique.com/post260431.html#p260431]courants kiroviens, ovskoriniens-gakistes, makhnovistes et néo-crypto-islamo-pâtisseristes de Rostovie[/url]. Le PIU se distingue des autres par le choix délibéré de ne pas arborer de logo. Le PIU n’accorde aucune légitimité aux images, aux symboles, aux légendes… Il prône la suppression du drapeau national, de l’hymne national, de la fête nationale, des jours fériés, des anniversaires, des commémorations ; des subventions aux « établissements de culture humaine », tels que les musées d’art. Se défendant de tout « obscurantisme » qui le rapprocherait des mouvements religieux les plus intégristes, il se dit tolérant vis-à-vis des musées d’histoire naturelle et des bibliothèques de sciences naturelles et exactes. Prônant une Sébaldie « aspirituelle », il en a assez du culte du divin et souhaiterait « désesthétiser » les politiques publiques, en les cantonnant à un rôle purement et simplement utilitaire, notamment en termes architecturaux : il imagine des blocs de béton sans la moindre peinture et le moindre ornement, répondant aux besoins vitaux et de confort – dormir, manger, se laver, uriner, déféquer, se chauffer, isoler totalement du bruit – entourés de terrains en friche, en lieu et place de coquets pavillons aux jardins entretenus, une image qui n'est pas sans rappeler certains quartiers d'Azude mais la comparaison avec les technocrates s'arrête ici. « Le symbole et la décoration sont superflus » se contente de résumer le PIU, proposant à l’appui le bilan comptable virtuel d’une ville qui aurait suivi ce principe : une baisse de dépenses publiques de plus de 75 %.

          DE L’UTILITAIRE UNIQUEMENT. Lutter contre « l’anniversocratie », cette tendance à fêter et commémorer année après année le moindre micro-évènement. Naissance de la République Sébalde, mort de l’ancien président Stefan Zavek, mort de personnalités du showbiz, commémoration d’un évènement historique, jours fériés ritualisés… Le PIU dresse la liste de tous les évènements « à oublier ». « On n’avance pas en regardant derrière soi » se contente de rappeler l’exécutif du parti. Le PIU a notamment invité les citoyens sébaldes à signer massivement deux initiatives : [url=http://www.simpolitique.com/post272261.html#p272261]la N°20 / « Dégrader la publicité ne relève pas du délit mais de la liberté d’expression ! » et la N°21 / « Pour répondre aux besoins de la société, réformons l’enseignement des sciences humaines à l’université ! »[/url]. Farouche opposant aux sciences historiques et plus généralement humaines, le PIU a pour projet de faire des Sébaldes des unités productives en vue d’améliorer le confort de chacun, et considère inutile l’apprentissage de ces pseudo-sciences, qui ne mènent à aucun débouché professionnel : « On paye des gens à regarder dans le rétroviseur ! » s’exclame le chef de file du mouvement dans l’une de ses vidéos. Pour autant, si le PIU entend améliorer le confort de ses concitoyens, il met en garde contre le consumérisme, la suprématie du marketing, des marques, de la publicité, et loue le modèle des grandes enseignes « hard-discount ». À la fois proche et éloigné des technocrates, des altermondialistes, des communistes, des anarchistes et même des intégristes religieux, le Parti Iconoclaste et Utilitaire prône tout et son contraire et cela constitue un parti finalement comme les autres, qui voudra sa part de gâteau aux prochaines échéances électorales.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

27 janvier 2028

[center]L’Observateur Sébalde

Scandale des logements sociaux : Zwartaarden, la municipalité communiste gangrénée par le clientélisme


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Panorama de Zwartaarden[/center]

        • [justify]À une trentaine de kilomètres de Stranaberg, Zwartaarden est depuis toujours un bastion communiste, qui a survécu aux périodes de vaches maigres du Parti. Loin d’être un modèle de réussite, Zwartaarden est avant tout une baronnie corrompue où les intimidations et autres pratiques douteuses sont monnaie courante. Dernièrement, les élus d’opposition ont fait front commun contre une politique très opaque d’attribution de logements sociaux soupçonnée de favoritisme.

          [center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/01/09/160109054954966240.png[/img]

          Le Parti Communiste, avec 22 sièges sur 35, dispose de la majorité absolue au conseil municipal.
          De gauche à droite : Parti Communiste Sébalde (22) / Mouvement Républicain Solidaire (2) / Alliance Sociale-Démocrate (4) /
          Union Nationale Démocrate (4) / Mouvement Nationaliste Sébalde (3)[/center]

          L’UN DES TROIS DERNIERS BASTIONS COMMUNISTES. Sur les 281 municipalités sébaldes, celles gérées par un maire communiste ne sont plus qu’au nombre de trois, toutes situées dans la « ceinture rouge » de l’Ouest-Stranan. Néanmoins, le Parti Communiste n’a la majorité absolue des sièges que dans une d’entre elles, Zwartaarden. Ailleurs, il a bâti une coalition municipale élargie à la gauche radicale progressiste du Mouvement Républicain Solidaire (MRS). À Zwartaarden, le MRS fait partie, à l’inverse, des élus d’opposition. Avec un taux de chômage de 8.12 %, Zwartaarden est la plus touchée de la province alors qu’elle fut jusque dans les années 2010 un des fleurons industriels, notamment dans la sidérurgie et la mécanique. Son nom, qui signifie « Terres noires » rappelle ce glorieux passé industriel mais caractérisait à la base les terres pauvres, peu fertiles, qui ont été bétonnées pour répondre à l’explosion démographique du Stranan. Cette ancienne ville-dortoir, peu esthétique, est surtout caractérisée par un nombre de travailleurs pauvres et de bénéficiaires d’aides sociales conséquent. Le parc locatif public est très important mais également très prisé car malgré ses carences, Zwartaarden se situe à vingt minutes en train de la capitale Stranaberg, avec un coût de la vie nettement inférieur. Victimes de la saturation des logements de la capitale, les étudiants s’arrachent les biens privés mis en location à trente kilomètres de là. Mais dans le parc public, la situation semble étrangement bloquée.

          LE PARTI LOGE SES « CAMARADES ». Interpellés par les syndicats étudiants, les élus d’opposition se sont penchés sur les candidatures retenues par la commission d’attribution des logements sociaux. Officiellement, cette commission ne fait qu’appliquer la loi : les critères de revenus, de taille et composition du ménage, de profession, de handicap les cas échéants sont pris en compte entre autres. Les municipalités ont un rôle primordial dans l’attribution de ces logements puisque c’est une commission municipale qui en est chargée. Celle-ci est composée de conseillers municipaux au prorata des groupes politiques. C’est justement là où le bât blesse : le PC dispose de la majorité absolue au conseil… et donc dans les commissions. Des centaines de demandeurs de logement social, qui n’étaient pas en « détresse sociale », ont ainsi été prioritaires… et la majorité d’entre eux membres du Parti Communiste... Une pratique a priori illégale, ce à quoi la Commission se défend d’avoir placé sur la liste des candidats prioritaires « les individus extra-municipaux voire extra-provinciaux qui, pour des raisons professionnelles, ont urgemment besoin d’un domicile proche de leur nouveau lieu de travail ». La commission reste donc dans un cadre légal. Mais en y regardant de plus près, sur 135 dossiers suspects que les conseillers d’opposition ont pu récupérer, 104 ont été embauchés dans le même établissement, une biscuiterie locale importante mais pas au point d’embaucher une centaine de nouveaux salariés… Sont-ce des emplois fictifs destinés à falsifier leur situation de demandeur de logement social ? La biscuiterie assure qu’elle est « parfaitement en règle » et l’Inspection du Travail, si elle considère ce recrutement massif passé sous silence comme « suspect », n’a rien trouvé d’anormal. Les élus d’opposition, eux, se disent prêts à enquêter par leurs propres moyens, persuadés que les communistes logent les leurs pour grossir leur électorat et consolider leur forteresse.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]BRÈVES AU 27 JANVIER 2029

Salaire à vie, mort au tournant • Essai de typologie sur les chapelles communistes rostoves • À Pahmu, les bouddhistes endossent le mauvais rôle[/center]
        • [justify]LE REVENU UNIVERSEL, LA RÉELLE ÉGALITÉ ? Le Parlement mayongais a adopté une [url=http://www.simpolitique.com/post275529.html#p275529]résolution en faveur du revenu universel[/url]. Dans cette petite économie en devenir du sud-Makara, il est fixé à 13 $RAK par mois, ce qui peut paraître très dérisoire du point de vue sébalde. La proposition, si elle n’est pas d’essence libérale, est considérée comme le « moindre mal » par les libéraux sébaldes.
              • « Les aides sociales, lorsqu’elles sont attribuées selon des critères bien particuliers, sont une évidente incitation aux trappes à inactivité, elles ont un « effet de seuil » assez dévastateur. Un salarié qui complète son revenu professionnel avec des aides sociales renoncera à une promotion si cette dernière lui fait dépasser le seuil de revenu maximal, au-delà duquel il ne peut plus prétendre aux aides. On peut diminuer ou augmenter ce seuil pour tenter de diminuer cet effet, rien n’y changera. Le revenu universel, au contraire, permet de cumuler la même somme que l’on soit tout en bas ou tout en haut de l’échelle sociale. Le système actuel d’aides sociales est une entrave à l’accomplissement de nos salariés. »
                [right]- Leopold Scheinberg, président de la principale organisation patronale de Sébaldie[/right]
          Le gouvernement sébalde n’envisage aucunement d’instaurer un tel dispositif ou tout du moins, il préfère observer l’expérimentation mayongaise avant d’étudier son éventuelle adoption. À l’inverse, dans [url=http://www.simpolitique.com/post275637.html#p275637]un éditorial au vitriol et dans un langage fleuri[/url], l’Oustrie s’est sans surprise farouchement opposée au dispositif, lui préférant le salaire à vie, qui entretient l’illusion propre aux communistes d’une masse de travail infinie et d’une capacité toute aussi infinie de reconversion professionnelle des salariés-fonctionnaires jusqu’à mort s’ensuive. L’Oustrie a en effet deux manières de parvenir à ses fins de « salaire à vie » : la première consiste à occuper coûte que coûte ses salariés, y compris ceux qui travaillent en flux tendus, en demandant par exemple aux agriculteurs qui verraient leur culture anéantie par des intempéries de casser des cailloux jusqu’au prochain printemps ; la seconde consiste à reconvertir professionnellement les salariés vers des postes où il existe des débouchés… c’est-à-dire se plier à la logique du marché du travail régie par l’offre et la demande. Nous attendons la solution oustrienne de pied ferme. [draco]#LeLiberale #Salades-A-Vie[/draco]

          LA ROSTOVIE SE CHERCHE UNE DEMOCRATIE UNICOLORE. Les élections parlementaires rostoves prévues en décembre 2028, ont été [url=http://www.simpolitique.com/post273915.html#p273915]annulées par le Commissaire-Général[/url]. Lors des précédentes élections, en décembre 2027, le [url=http://www.simpolitique.com/post267365.html#p267365]Parlement rostov[/url] avait donné l’illusion d’une vie politique nationale fragmentée. En réalité, 94 % des sièges étaient occupés par des anti-capitalistes, d’obédiences diverses. La démocratie rostove est différente des autres en ce sens où ce ne sont pas des « églises idéologiques » différentes qui s’affrontent mais plutôt des chapelles soumises à la même Eglise : les Rostovs n’ont pas le choix entre grandes familles libéralisme, socialisme et fascisme mais plutôt entre les membres de la même fratrie saratovo-anticapitalisme, néo-scientifico-marxisme, et autres socialo-salafisme. Les Miristes, anti-kirovistes par essence, étaient arrivés légèrement en tête, avec une ligne assez proche de celle de Vladimir Stramine, l’allié hostile de la Rostovie, c’est-à-dire une re-christianisation du pays et le retour à des valeurs traditionnelles, voire franchement puritaines. En fait, la Rostovie, signe l’échec de l’idéal communiste, censé être à la portée d’un prolétariat parfois peu éduqué mais qui reste en réalité la chasse gardée d’intellectuels qui passent leur temps à le théoriser et à le décomposer en plusieurs courants, dont les différences sont aussi épaisses que du papier à cigarettes… À moins que l’électorat rostov ne soit composé que de ce genre d’intellectuels, les Rostovs ont surtout élu non pas des courants idéologiques mais des personnalités : Saratova, Kirov, Manturov, Haïdarovski, Alexandrovitch… Sur ce point, la Rostovie n’est pas si différente des démocraties libérales qu’elle exècre, où le vote se porte davantage sur des têtes que sur des projets de société concrets. [draco]#Sebaldaquin #GenerateurDeCourantsCommunistes[/draco]

          ENDOSCOPIE DE PAHMU ET DES ENVIRONS. La pédophilie atteint les communautés bouddhistes de la République d’Endo et c’est une autre communauté – internationale – qui joue les mines étonnées, le bouddhisme ayant gardé dans les sociétés occidentales ses lettres de noblesses de « religion sans les contraintes de la religion ». Dans ce pays autoritaire de Makara, la sanction réservée aux pédophiles sera terrible, on attend des reflux castriques par dizaines. [draco]#LeCocard #EndoSiRéFaSol[/draco][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

31 janvier 2029

[center]Le Sébaldopol

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/01/10/160110091446796889.png[/img]

La Sébaldie n’a pas contacté la Tchoconalie dans un délai de six mois :
le gouvernement agit-il anticonstitutionnellement ?
[/center]
        • [justify]En juillet 2028, l’initiative populaire n°8 demandant le retour des relations bilatérales entre la Sébaldie et la Tchoconalie a été adoptée. Celle-ci prévoit notamment que la République Sébalde demande officiellement la reprise des pourparlers au gouvernement de Tchoconalie, dans un délai de six mois à compter de son adoption. Les six mois sont écoulés… Et le collectif à l’origine de l’initiative veut saisir la Cour Constitutionnelle pour cette promesse non tenue.[/justify]

          [justify]POURQUOI LA SEBALDIE N’A-T-ELLE PAS ACCEDE À CETTE REQUÊTE ? L’initiative est a priori très peu contraignante : demander officiellement la reprise des pourparlers avec un Etat n’est l’affaire que d’une missive, rédigée par les services du ministère des Affaires Etrangères. Mais en réalité, cet acte n’est pas anodin car il ouvre le canal diplomatique de la Sébaldie à la Tchoconalie, engageant des ressources matérielles et humaines qui ne sont pas négligeables. De plus, la Sébaldie a fait le choix de s’entendre avec le rival de la Tchoconalie, à savoir l’Alamut. Stranaberg tient à soigner sa communication au moment où le pouvoir sébalde s’engage dans un ambitieux programme énergétique « power to gas » avec l’Alamut, et ne souhaite pas donner de signaux qui pourraient refroidir le pouvoir alamien, comme par exemple… la reprise des pourparlers avec son rival. Officiellement, le Premier ministre Juozas Menecius minimise :
              • « Le Parlement a décidé d’adopter cette initiative, je respecte tout à fait cette décision… Mais avec tout le respect que je dois aux députés, ils n’ont pas conscience de l’exercice du pouvoir, dans un Etat de droit où les pouvoirs exécutif et législatif sont séparés. Organiser un sommet diplomatique n’est pas une mince affaire, on le prépare bien avant d’envoyer une missive et non l’inverse. Etant donné l’actualité chargée, il ne paraissait pas souhaitable pour le gouvernement sébalde d’organiser à la hâte, en quelques mois, un sommet d’une importance capitale, au risque de négliger les impératifs de sécurité par exemple. Nous préférons ne pas calquer notre politique étrangère sur un calendrier organisé à l’aveugle. »
                [right]- Juozas Menecius, Premier ministre de la République Sébalde[/right]
          En l’espace d’une déclaration, Juozas Menecius a ainsi émis des réserves sur le bienfondé de cette initiative, au moins sur sa forme, mais aussi et surtout sur celui du vote des députés. Plusieurs parlementaires de la majorité, qui ont voté favorablement à ce texte, se sont dit « humiliés » par le Premier ministre, considérés comme de simples gratte-papiers éloignés de la réalité de l’exécutif.

          RECOURS AUPRÈS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE CONTRE LE GOUVERNEMENT. Le collectif à l’origine de l’initiative a donc décidé de déposer un recours auprès de la Cour Constitutionnelle, habilitée à trancher les litiges entre les citoyens et l’Etat. Le collectif estime notamment qu’en n’ayant pas donné suite à une initiative qui a pourtant été validée par la Cour Constitutionnelle, puis votée par le Parlement, le gouvernement agit contrairement à la Constitution. De son côté, le gouvernement peut se défendre en invoquant le « principe de précaution » selon lequel « mieux vaut une rencontre avortée qu’une rencontre mal préparée ». La Cour Constitutionnelle, qui agit comme une réelle juridiction et qui dispose de moyens étendus, devrait rendre son arrêt d’ici plusieurs mois, voire un an, le temps d’auditionner les différentes parties. Quand bien même celle-ci donnerait raison aux plaignants, l’impact politique serait limité : si la Cour Constitutionnelle peut destituer un gouvernement en place, elle ne peut pas l’empêcher de se recomposer tel quel dans les jours suivants, si le Président de la République Sébalde décide de nommer de nouveau Juozas Menecius chef de gouvernement, comme cela est fort probable. Néanmoins, l’arrêt ferait jurisprudence et accorderait une valeur constitutionnelle à toute initiative populaire adoptée. Une petite victoire pour se consoler d’une promesse non tenue.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

6 février 2029

[center]Le Cocard
« Halte à la panique ! », la nouvelle campagne de prévention du gouvernement qui désinforme pour le bien de tous
[/center]


[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/01/12/16011211100310942.png[/img][/center]
        • [justify]À peine remise d’une précédente crise sanitaire, et sans remise de peine possible, le gouvernement mise sur la peine de ses citoyens pour reprendre la mainmise du pays. Autrement dit, il communique à tout-va. Et s’il n’y parvient pas… Ce ne sera que partie remise.

          DANS LE RETRO…VIRUS. La Sébaldie a beaucoup souffert du précédent épisode Coronavirus. De nombreux Etats, notamment certains avec lesquels elle commercialise beaucoup comme la Cyrénanie, avaient décidé de couper provisoirement ses relations avec elle. À l’inverse, le gouvernement sébalde s’est refusé à toute fermeture de ses frontières et a considéré la panique mondiale comme très largement exagérée. Désormais, la [url=http://www.simpolitique.com/post275682.html#p275682]« bactérie Bh-3-2-1-partez ! »[/url], dont on ignore les symptômes, semble faire un ravage. À tel point que la Schenkennie, qui attend le moindre évènement pour refermer encore davantage ses frontières, [url=http://www.simpolitique.com/post275739.html#p275739]a décidé d’examiner tous les voyageurs en provenance de Sébaldie[/url]. L’agent pathogène viendrait d’un exilé fiscal d’Unawi et dans les couloirs, Sabina Zekri – ministre de la Défense et opposante à ce projet de paradis fiscal – n’a pas caché son agacement :
                    • [list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list][list]« Cette île ne nous apporte que des emmerdes ! »
                      [right]- Sabina Zekri, ministre de la Défense.[/right]
[/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list][/list]


MAIS… AU FAIT… QUELS SONT LES SYMPTÔMES ? Tout le monde pense en être malade mais personne ne sait comment elle se manifeste. Aussi connue sous le nom de « peste levantine », la bactérie occasionne un état grippal classique, avec des douleurs intestinales, certes plus intenses. Le gouvernement sébalde a tenu à rassurer sa population, « le nombre de porteurs de cette bactérie en Sébaldie est de : 1 », qui plus est une demi-citoyenne sébalde exilée, ce qui rapporte le nombre de porteurs à 0.5. Craignant surtout le blacklistage dont elle a été victime en 2028, la Sébaldie soigne… sa com’. Avec une rhétorique redoutable et une campagne de « prévention » (ou disons-le clairement de désinformation) massive sur tous les écrans. Le gouvernement est persuadé que les cas soi-disant porteurs ne sont que des hypocondriaques, qui ont créé de toutes pièces leurs pathologies, selon la logique de l’[url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_placebo#Effet_.C2.AB_nocebo_.C2.BB]effet nocebo[/url]. Le spot de prévention ne communique aucunement les symptômes réels de la pathologie mais, au contraire, en communique de faux. Nulle mention n’est faite de « douleurs intestinales ». En revanche, le spot préconise aux patients de consulter un médecin s’ils présentent l’un des symptômes suivants : acouphènes, acné, troubles de l’érection… Résultat, le lendemain, des dizaines de patients accourent chez leurs médecins pour se plaindre d’acouphènes, d’une poussé d’acné ou de troubles de l’érection. Des symptômes réels mais qui ne sont nullement associés (ou trop rarement) à la peste levantine. En revanche, les patients qui se plaignent sérieusement de douleurs intestinales sont pris au sérieux. Un moyen efficace pour détecter les « vrais » des « faux » malades qui sauve autant les finances publiques que la communication du gouvernement.[/justify][/list][/list][/list][/list]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

9 février 2029

[center]Le Libéralé

« Power to gas » ou comment la Sébaldie veut-elle mettre fin à sa dépendance énergétique


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/01/13/160113065259686039.jpg[/img]
Une dizaine d'installations Power to Gas alimentent des parcs d'entreprises voisins.
Ici, l'installation PtG de Linawald convertit l'énergie issue de la biomasse en gaz pour les entreprises voisines.
[/center]
        • [justify]Les énergies renouvelables ne représentent que 12 % de la production énergétique de la Sébaldie. Le gouvernement aimerait amener ce chiffre à 33 % d’ici 2040. Et compte le faire par l’intermédiaire d’une politique ambitieuse de stockage des énergies renouvelables.

          UNE SÉBALDIE DÉPENDANTE DE L’ÉTRANGER. Le sol sébalde étant très pauvre en ressources énergétiques, elle ne peut compter que sur son potentiel renouvelable : biomasse des forêts du Nord ; côtes venteuses de Stranaberg à Triansa ; énergie solaire au sud de Triansa et du Feldan, énergie hydraulique issue du fleuve Kalter. [url=http://www.simpolitique.com/post264581.html#p264581]L’essentiel provient de l’étranger[/url], surtout de Cyrénanie (pétrole) et de Kaiyuan (pétrole, gaz), et dans une moindre mesure de Khaldidan (gaz) et du Barebjal (pétrole). Le pays importe également du charbon de Shawiricie et d’Endo pour compléter son mix énergétique. Pour autant, cette politique énergétique a un coût et les ménages sébaldes se plaignent des tarifs excessifs : 0.30 $RAK/kWh, alors que la moyenne des pays développés se situe 10 à 15 points en-dessous. La Sébaldie paie le prix fort d’être un Etat du Jeekim. La tentation de l’énergie nucléaire est forte… tout autant que la pression des mouvements écologistes qui s’y refuse. Conciliant les deux parties, Juozas Menecius veut achever le grand projet énergétique lancé par Dana Liesder en s’auréolant d’un vernis écolo.

          PARTAGAZ, LES PARTENAIRES DU GAZ RENOUVELABLE. La Sébaldie n’est pas la seule à souffrir de carences en ressources fossiles et elle entend à ce titre être en première ligne d’un projet de coopération entre Etats à fort potentiel renouvelable. Le [url=http://www.simpolitique.com/post275928.html#p275928]projet PartaGaz[/url] est né. L’objectif est de stocker et exporter cette énergie renouvelable, qui malheureusement est soit consommée immédiatement, soit perdu dans le cas de surplus de production, en la transformant en méthane. En multipliant les lieux de conversion partout dans le monde, le projet entend faire baisser les prix et augmenter les rendements. La Sébaldie a déjà été rejointe par l’Alamut, qui dispose d’un parc solaire très important et depuis le lancement officiel de l’appel à candidature, par la Fédération Transnationale. L’Aquanox et l’Aiglantine sont également prospectés. L’investissement est très lourd et se compte en milliards de dollars raksasans. La Sébaldie aimerait également que les géants de l’énergie, comme le Kaiyuan, le Raksasan, la Cyrénanie ou le Khaldidan se joignent au projet. Le projet PartaGaz ne veut pas donner l’image d’un front contre ces géants mais plutôt une coopération entre tous les Etats soucieux d’assurer la « transition énergétique ».

          UNE ÉNERGIE DU FUTUR POUR RÉPONDRE À UNE SITUATION IMMÉDIATE ? Les opposants au projet, principalement dans l’aile droite de l’Union Nationale Démocrate, critiquent la décision du gouvernement Menecius, arguant que « la facture énergétique ne fera que s’alourdir ». Il est vrai que compte tenu de l’investissement important que PartaGaz il représente, Kontakt – fournisseur public d’électricité, de très loin numéro un sébalde – risque de répercuter cette charge sur la facture des Sébaldes. Il faudra compter au moins une dizaine d’années pour que cette politique porte ses fruits, à la seule condition que les autres Etats partenaires s’y associent durablement. La Sébaldie comporte déjà une dizaine d’installations « power to gas » sur son territoire mais leur production est bien trop anecdotique et se cantonnent à alimenter une petite poignée de parcs d’entreprises voisins. Mais à deux ans de la prochaine échéance électorale, l’homme pressé qu’est Juozas Menecius ne veut pas perdre une minute et agir sur tous les fronts.[/justify]
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