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Posté : lun. août 27, 2012 7:25 pm
par Zaldora
A quoi ressemble une journée royale ?
(19 décembre 2018)

L'agenda royal est tenu par le Grand Chambellan, et il organise les journées de la Reine, du lundi au samedi.

[quote][center]Agenda royal

Mardi 19 décembre 2018
[/center]

08:30 - 09:30 : Entretien privé avec Monsieur Lungsen, commissaire royal aux affaires étrangères, dans le bureau royal. Thèmes abordés : Royaume d'Aste et agissements Tarnois.
09:30 - 10:30 : Entretien privé avec Monsieur Jens Olesen, commissaire royal à la santé, dans le bureau royal. Thème abordé : virus du Viek Koing.
10:30 - 11:30 : Entretien privé avec Messieurs Alexander Dovinsen et Stefan Thorvalsen, respectivement commissaire royal à l'économie nationale et commissaire royal aux trésor, dans le bureau royal. Présence de l'Architrésorier Klinte. Thème abordé : politique de subvention vis-à-vis de l'économie privée.
11:45 - 12:30 : Travaux divers dans le bureau royal.

13:30 - 14:30 : Entretien privé avec Monsieur Jules Torvensson, commissaire royal à la culture, dans le bureau royal. Thème abordé : priorités culturelles pour l'année 2019.
15:00 - 17:00 : Travaux divers dans le bureau royal.


[center]------------------------------------------------------------------------- Fin de journée -------------------------------------------------------------------------[/center]

[/quote]

Posté : ven. sept. 07, 2012 4:42 pm
par Zaldora
Le Culte de l'Être Suprême.
(21 janvier 2019)

Lejre était une région du centre-sud thorvalien. Lejre-ville, cité comptant trente cinq mille habitants, servait de centre administratif et accueillait le siège du gouverneur royal. Les Lejrenais vivaient modestement de l'agriculture, de l'élevage et de l'artisanat. Une usine d'assemblage d'engins de chantiers allait changer l'ordre établit mais son installation n'était, pour l'heure, qu'à ses prémices. Outre ses chapelles et monastères, la région renfermait le Fort Saint-Knud, bâtit durant le Moyen Age classique naissant (1002) sur décision du roi Christian Ier afin de défendre le bourg Saint Knud - et par extension le royaume - des velléités de l'hostile Qarak voisin (C21). De nos jours, ce monument historique tenait toujours debout, néanmoins, les siècles ne l'avaient pas épargné et il nécessitait une restauration d'urgence sous peine de s'effondrer. En attendant l'action de la Couronne, les visites n'étaient plus autorisée depuis le mois de décembre. Malgré le mauvais état de la citadelle, un groupe restreint de trois personnes s'était aventuré sur les murailles, en pleine nuit, avec pour seul éclairage, la lumière d'une chandelle enfermée dans sa lanterne. Leurs vêtements chauds trahissaient leur provenance. Dans la société d'ordres qu'était le Thorval (les privilèges en moins), ces derniers n'appartenaient ni à la noblesse, ni au clergé, ni aux nécessiteux mais à la bourgeoisie, et dans sa subdivision, à la grande bourgeoisie. Au vu de l'endroit choisit, leur priorité était incontestablement la discrétion. La réunion regroupait Rasmus Lyberth, Robert Arhoff et Torben Jacobsen, tout trois protestants s'étant récemment détournés du christianisme au profit du Culte de l'Être Suprême, une religion naturelle couplée à un culte purement rationnel. Influencée par la philosophie des lumières, cette croyance reposait sur l'existence d'une entité magique inconnue qui n'intervenait pas dans la destiné des hommes. Ses adeptes se trouvaient être farouchement anticlérical et considéraient le Christ comme un imposteur. Nos trois hommes avaient, à cet effet, refusé de déclarer leur religion lors du recensement.

Rasmus Lyberth : De nouveaux fidèles ?

Torben Jacobsen : Non, les potentiels candidats m'ont tous regardé avec suspicion lorsque je leur ai parlé du dogme.

Rasmus Lyberth : Et au sein des gueux ?

Robert Arhoff : Pas mieux, j'ai failli mourir piétinée.

Rasmus Lyberth : Donc, nous ne sommes que trois pour le moment. Je ne m'attendais pas à mieux. Ce n'est pas grave, notre intelligence compensera le faible nombre.

Torben Jacobsen : Doit-on continuer le prosélytisme ?

Rasmus Lyberth : Non, trop dangereux et surtout inutile. Les Thorvaliens baignent dans la foi à longueur de journée. Non, nous n'aurons pas besoin de leur approbation au moment venu. Nous gouvernerons par la Terreur et le Chaos. Et en cinq ans, nous les dechristianiserons complètement. Finit les superstitions, la Raison dans ce qu'elle a de plus PURE régnera. Les chaines de ce "Père Celeste" seront brisées et les Thorvaliens pourront enfin atteindre leur plein potentiel dans la plus grande gloire de l'Homo œconomicus.

Robert Arhoff : Pourquoi crois-tu que nous réussirons là ou les marxistes et les libéraux ont échoué ?

Rasmus Lyberth : Les marxistes sont des idiots écervelés, alors que les libéraux ne sont pas suffisamment impitoyables, encore marqués par l'insensée "morale chrétienne".

Torben Jacobsen : Il nous faut un bras armé sinon on a aucune chance.

Rasmus Lyberth : Ne t'inquiète pas, j'ai la solution. La Main Noire. Son concours sera primordial. Le jour de la Révolution, ces mercenaires devront prendre les points stratégiques. Lorsque nous aurons abolit la royauté, ils serviront d'appareil de répression contre les ennemis de la Raison.

Torben Jacobsen : Qu'est-ce qu'on fera d'Annabelle ?

Rasmus Lyberth : Simple, soit cette catin superstitieuse accepte de devenir la monarque légitime de la Révolution, soit son sang maculera le pavée de la capitale.

A suivre...

Posté : mar. sept. 18, 2012 10:03 pm
par Zaldora
Popularité de la Reine auprès des sujets du Royaume.
(25 février 2019)

Par Ordre et à l'intérieur des Ordres.

Clergé

Haut clergé (archevêques, évêque) : Maximale
Bas clergé (curés, moines) : Maximale

Noblesse

Haute Noblesse : Très élevée
Noblesse ordinaire : Élevée

Troisième État

Grande bourgeoisie (grands industriels, commerçants, haut cadres etc.) : Moyenne
Petite bourgeoisie (artisans, petits commerçants, boutiquiers, petits agriculteurs propriétaires etc.) : Élevée
Bourgeoisie modeste (ouvriers etc.) : Très élevée

[quote="Légende"]Très basse : 0 - 25%
Basse : 26 - 45%
Moyenne : 46 - 65%
Élevée : 66 - 85%
Très élevée : 86 - 95%
Maximale : 96 - 100%[/quote]

<center>-----</center>

Principe (régime)

Monarchisme : 97%
Républicanisme : 2%
Hésitants : 1%

Posté : mer. sept. 19, 2012 10:56 pm
par Zaldora
Premier jour de congé maternité (eh oui, encore !).
(27 février 2019)

Annabelle II se retrouvait pour la quatrième fois en congé maternité. Dorénavant, et jusqu'à son retour prévu pour le mois d'août, c'est le Prince Consort qui allait diriger le pays en tant que Régent. La Reine pouvait en profiter pour se reposer et se préparer en vue du grand jour. Elle se trouvait dans le Salon de l'Espérance en compagnie de Niels et Viktoria qui faisaient la sieste sur la banquette en face. Le reste de sa progéniture avait atteint l'âge nécessaire et suivait les cours de l'école publique. Annabelle II était pensive, et nageait dans le calme. En effet, l'agitation politique n'avait pas cours au sein des appartements royaux (Grand Salon, Salon de Marbre, Chambres Royales, Salon de Compagnie, Salon de l'Amitié etc), celle-ci en était même strictement bannit. Ainsi, sauf invitation, les commissaires royaux, grands officiers de la Couronne et autres ambassadeurs n'avaient absolument pas le droit d'y pénétrer. C'était la zone totalement privée du Palais et la famille royale exigeait que l'on respecte cela. Toujours dans ses pensées, la monarque en sortit lorsque la porte du salon s'ouvrit. Robert, le grand père coté maternel, entra lentement s'appuyant sur une cane, et vint s'asseoir à coté de Sa Majesté qui fut contente de le voir.

Robert : Tu ne dors pas ?

Annabelle II : Non, ce n'est pas dans mes habitudes de dormir en journée.

Robert : Une question de rythme. Eux, par contre, dorment profondément...

A ce moment, Annabelle fixa ses deux bambins avec le tendre regard d'une mère.

Annabelle II : Oui... ils sont si paisibles et insouciants... qu'ils en profitent !

Robert : Oui. D'ailleurs, à cet effet, ne penses-tu pas les surprotéger quelque peu ? Je ne parle pas seulement de Niels et de Viktoria, mais en général.

Annabelle II : Ah, peut-être. Tu n'as, probablement, pas tord. Je fais attention, toutefois, de ne pas aller trop loin.

Robert : Bien. Sais-tu que j'ai eu une conversation similaire avec ta mère, il y a deux décennies ? Celle-ci faisait la même chose avec toi ! Curieux, non ?

Annabelle II : En effet. Je me souviens encore de cette période, avec père et mère... paix à leur âme. Mais changeons de sujet. J'ai un peu réfléchis à l'avenir du royaume.

Robert : Alors que tu es supposée prendre du repos ? Remarque, méditez n'est pas un mal.

Annabelle II : J'ai beaucoup d'estime pour l'ensemble de tes conseils, et ton expérience m'est d'une aide inestimable. Sans doute, aurais-je commis beaucoup d'erreurs si tu n'avais pas été présent. Merci. Je souhaiterais te parler d'une idée qui m'est venue.

Robert : C'est un plaisir ! Un grand père digne de ce nom n'abandonne pas ses petits enfants ! Jamais ! Je t'écoute.

Annabelle II : Bien. En sept ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. En premier lieu, saches que le projet résultera sur une fermeture du parlement et une abolition des partis politiques.

Robert : Cela ne me choque pas. Continue.

Annabelle II : Le parlementarisme a perdu les quelques vertus que je lui donnais. Ce système politique n'est pas représentatif, il défend les uniques intérêts d'une minorité militante au détriment de tous les autres. D'autre part, aussi honnête soit-il, un homme de parti aura toujours la prospérité de son mouvement dans un coin de la tête. A un moment ou un autre, ses intérêts propres divergeront fortement de ceux qu'il est supposé représenter. Les partis politiques, par leurs luttes partisanes tout aussi pitoyables les unes que les autres, divisent mes sujets et ceci, je ne peux plus l'accepter. Je veux une véritable, sincère représentation des Thorvaliens par l'intermédiaire de "corps" dotés de mandats impératifs. Pour se faire, pourquoi ne pas se reposer sur les [url=http://www.simpolitique.com/post40685.html#40685]communautés paroissiales[/url] ? On y retrouve aussi bien des nobles que des roturiers ou des prêtres, chacun étant liés par des intérêts communs. Je réunirais les mandataires des communautés une fois par an en assemblée générale, dans le but de discuter ensemble de leurs aspirations. Qu'en penses-tu ?

Robert : Hum, intéressant, vraiment très intéressant. En plus d'être plus "démocratique", ce système fait disparaitre les intérêts idéologiques au profit d'intérêts réellement communs, défendus de manière pragmatique par les représentants. Les Thorvaliens ne sont pas connus pour être de grands militants politiques comme en témoigne le faible nombre d'adhérents au sein des mouvements. Je crois qu'ils seraient en mesure d'accepter cette nouvelle organisation qui va réellement dans leur sens. En revanche, je me demande ce qu'en penseront les politiciens actuels...

Annabelle II : Tu as raison, j'ai aussi quelques doutes.

Robert : Et d'un point de vue pratique, ou compte-tu réunir l'hypothétique assemblée ? Il existe tout de même plus de 50 000 communautés solidaires...

Annabelle II : C'est vrai. J'imagine que la bâtisse accueillant le parlement pourrait être réaménagée.

Robert : A la rigueur, oui. Cela serait un véritable chamboulement. Et, dans cette nouvelle organisation, d'où viendront les membres de ton gouvernement ?

Annabelle II : Je n'y ai pas encore pensé, l'idée est fraiche dans ma tête. Si réforme il y a, elle n'aura surement pas lieu avant des mois, voir des années.

La conversation se poursuivit durant quelques minutes, avant de laisser place à des thèmes de la vie de tous les jours.

Posté : ven. oct. 05, 2012 1:31 pm
par Zaldora
Le Culte de l'Être Suprême (suite)
(13 avril 2019)

Les trois chantres du Culte de l'Être Suprême avaient décidé de se réunir en cette nuit du 13 avril 2019 sur une embarcation de fortune au large de Sankt Mikael, petite ville côtière du sud-ouest thorvalien.

Rasmus Lyberth : Messieurs, l'ancienne méthode est caduque, nous la mettons a jour.

Torben Jacobsen : Comment ?! Mais pourquoi ?

Rasmus Lyberth : Je reviens du Juvna, et la Main Noire nous refuse son soutien, prétextant avoir autres préoccupations plus urgentes. Finalement, il en est peut-être mieux ainsi. Les troupes de la Main Noire, ces ivrognes, auraient facilement pu nous échapper. Or, il est hors de question que notre futur pouvoir soit chahuté car ce dernier sera ABSOLUE et ne pourra être critiqué.

Robert Arhoff : Mais alors, comment contenir, le jour venu, les cul-bénis du peuple ?

Rasmus Lyberth : Police, Armée, Gardes Royaux...

Torben Jacobsen : Je ne te suis pas.

Robert Arhoff : Oui, dis nous concrètement ce à quoi tu penses.

Rasmus Lyberth : Certes absolue, notre pouvoir n'en sera pas moins subtile. Nous serons dans les arcanes, agirons dans l'ombre, sans faire de vagues inutes. Au final, rien ne changera, Annabelle sera toujours sur son trône à la seule différence qu'elle ne servira plus ce dieu imaginaire mais l'Être Suprême et par extension, nous-même !

Torben Jacobsen : Tu veux l'avoir dans ta poche ? Pardon mais sur le coup, ta témérité est une insulte à ton intelligence.

Rasmus Lyberth : Plutôt que de se borner à des conclusions hâtives, tu ferais mieux de m'écouter jusqu'au bout. Nous prendrons le contrôle d'Annabelle en infiltrant le Conseil Privé.

Robert Arhoff : Hum, très astucieux. Le Conseil Privé étant une forteresse réputée imprenable, nous devrons ruser et tromper pour arriver à nos fins.

Rasmus Lyberth : Cela te pose problème ?

Robert Arhoff : Serais-je là si la morale avait une quelconque emprise sur moi ?

Rasmus Lyberth : Et toi Torben ?

Torben Jacobsen : Non, vraiment non... enfin, c'est à dire que j'en crains les conséquences.

Rasmus Lyberth : Lesquelles ? Pas d'inquiétude, la Reine et son entourage n'y verront que du feu.

Torben Jacobsen : En vérité, je parle des autres conséquences ...

Rasmus Lyberth : Quoi ? Tu veux dire "divines" ? L'Être Suprême n'interfère pas dans les sociétés humaines ! Ton comportement m'inquiète, Torben. Visiblement, l'enseignement chrétien réside toujours en toi... C'est inacceptable. Un choix doit être fait : l'Être Suprême ou les niaiseries chrétiennes. MAINTENANT.

Robert Arhoff : Eh bien, c'est-à-dire... Oui, je suis pour l'Étre Suprême. Pardonnez-moi ce moment de faiblesse.

Rasmus Lyberth : Ah, te revoilà enfin.

A suivre...

Posté : lun. oct. 15, 2012 9:44 pm
par Zaldora
Du mode de vie.
(13 avril 2019)

Le vie d'un sujet thorvalien se démarque de celle prônée en Occident - a mille kilomètres heure - ou en Orient - à l'usine quinze heures par jour -

Dans le royaume, on ne travaille qu'un peu moins de sept heures par jour, en partant très tôt au travail dans le but de revenir de bonne heure dans le milieu de l'après-midi. Le vie se déroule lentement, paisiblement et est rythmée par le Calendrier liturgique de l'Église. Ainsi même si les fêtes ne sont pas TOUTES fériés chômés (ça ne saurait tarder ?), la population tient à n'en oublier aucune et en célèbre la majorité.

1er mai 2019 : Saint Jérémie, le prophète
2 mai 2019 : Saint Athanase d'Alexandrie
3 mai 2019 : Saint Jacques le Mineur et Saint Philippe
4 mai 2019 : Saint Sylvain de Terre Sainte
5 mai 2019 : Sainte Judith
6 mai 2019 : Bienheureuse Prudence
7 mai 2019 : Bienheureuse Gisèle
8 mai 2019 : Saint Boniface IV
9 mai 2019 : Saint Pacôme le Grand
10 mai 2019 : Saint Job
11 mai 2019 : Saints Cyrille et Méthode
12 mai 2019 : Saint Achille

Posté : jeu. nov. 01, 2012 12:13 am
par Zaldora
Le Culte de l'Être Suprême (suite)
(1er juillet 2019)

La taverne "Gammel Salt" à Sankt Mikael regorgeait de monde en ce dimanche après-midi. Les discussions de comptoirs battaient leur plein sur fond de musique folklorique. Certains préféraient jouer aux fléchettes en faisant preuve de mauvaise foi. Au fond, loin de l'ambiance, sur une table isolée, se tenaient les sectaires du culte de l'Être Suprême.

Rasmus Lyberth : Messieurs, aucun de nous n'aura l'honneur d'être reçu en Audiences Publiques au mois d'août, lorsque la Reine reviendra de congé maternité. Et croyez-moi, cela n'arrivera pas non plus en septembre, ni en octobre et pas même en novembre.

Robert Arhoff : Pénétrer le Conseil Privé sans avoir, au préalable, approcher la Reine est impossible. Un moyen doit être trouvé !

Torben Jacobsen : En effet. Par ailleurs, même en lui parlant, rien ne nous garantie sa coopération. Surtout depuis l'interdiction des postes politiques aux grands bourgeois que nous sommes.

Rasmus Lyberth : Quoi ? Depuis quand ?

Robert Arhoff : 30 janvier 2019, date de promulgation du décret royal sur l'organisation sociétale. Les journaux sont fait pour être lus, Rasmus.

Rasmus Lyberth : Merde ! C'est le moment ou je me trouvais au Juvna, à parlementer avec les blaireaux de la Main Noire. Oublions le Conseil Privé ! C'était foutu depuis le début ! Mais pourquoi ne m'avez-vous pas repris la dernière fois ?

Torben Jacobsen : Robert et moi pensions que tu savais, et possédais un plan afin de contrer cette fâcheuse clause discriminatoire.

Rasmus Lyberth : Bon, ce n'est pas grave. Réfléchissons à autre chose.

Robert Arhoff : Pourquoi ne pas... remplacer son confesseur qui, malheureusement, tombera gravement malade ? Sa confiance à l'égard des hommes d'église ne lui permettra pas de voir la supercherie lorsque l'un de nous se présentera vêtu d'une soutane.

Rasmus Lyberth : OUI ! Excellente idée.

Torben Jacobsen : Attendez, êtes vous sûr que Sa Majesté n'aura pas quelques doutes vis-à-vis d'un prêtre inconnu ?

Rasmus Lyberth : Le Thorval compte une pléthore d'écclésiastiques, des dizaines sont ordonnés chaque jour. Elle ne les connait pas tous, rien de plus normal.

Torben Jacobsen : Et le clergé alors ? Lui risque de poser problème.

Rasmus Lyberth : Mais non. Avec les messes, baptêmes et autres débilités, les curés sont bien trop occupés pour découvrir l'usurpation. Tant qu'Annabelle ne se plaindra pas du faux confesseur, aucun danger. C'est pourquoi, il faudra éviter les hérésies.

Robert Arhoff : Je n'ai rien à redire.

Rasmus Lyberth : Torben, tu es le moins actif d'entre nous et par conséquent le moins exposé. Ton visage est inconnu, tu revêtira la soutane. Cela sera par ailleurs une bonne occasion de prouver ta loyauté envers l'Être Suprême.

Torben Jacobsen : Moi ? Mais je...

Rasmus Lyberth : Oui ? Quel est le problème ? Serait-ce encore des pulsions chrétiennes qui ressortiraient ?

Torben Jacobsen : Non, bien sûr que non ! Je ferais le confesseur et vous prouverais ne pas être un traitre.

Rasmus Lyberth : C'est tout le mal que l'on te souhaite, Torben. Essaye d'éviter les hérésies et tout se passera bien.

Ce fut le mot de la fin. Les comploteurs se dispersèrent dans la ville. Torben Jacobsen marchait vers sa maison, à l'ouest, visiblement tourmenté. Il s'arrêta devant une cabine téléphonique, mit des jetons dans la fente, décrocha le téléphone et composa un numéro. Ça sonnait.

[url=http://www.casimages.com/img.php?i=1211011241179919610501668.png][img]http://nsm08.casimages.com/img/2012/11/01//1211011241179919610501668.png[/img][/url]
Bouh, les obscurantistes ! Même leurs cabines téléphoniques ont un style « rétro » !
Et ils usent de cabines, qui plus est ! N'ont même pas de smartphone !

Mgr Prøsten : Allô ? ... Allô ? Torben, c'est toi mon fils ?

Torben Jacobsen raccrocha aussitôt et s'en alla, les doutes plein la tête.

Posté : mer. nov. 07, 2012 12:18 am
par Zaldora
Le Culte de l'Être Suprême (suite)
(21 juillet 2019)

Torben Jacobsen avait rallié la capitale en vue de la mission que lui avait confié ses camarades. Plus précisément, il se situait à 120 km à l'ouest de la première ville du pays, dans le faubourg adurstedois d'Holmsbu. Il était le lieu de résidence du père Boniface Norgaard qui officiait comme aumônier de Sa Majesté. Le comploteur se trouvait devant une humble bâtisse en pierre, alors que l'astre du jour arrivait au zénith. Chacune des informations tirée auprès des gens du coin désignait cette demeure comme étant celle du prélat. Torben Jacobsen entama le crochetage de la serrure mais s'arrêta net : la porte était ouverte. Le grand bourgeois entra discrètement en veillant à bien refermer derrière lui. A l'intérieur, il fut stupéfait par l'état des lieux. La maisonnette comptait une pièce de 20m², faisant office de salle à manger, de cuisine et de chambre, ainsi qu'une salle d'eau. Minimal, tel semblait être le meilleur adjectif afin de décrire le taux d'équipement du principal lieu de vie : un vieux lit, une armoire, une bibliothèque, une petite table et un ancien poêle à bois. Sur le mur trônait un unique crucifix. Le prêtre avait tout d'un ascète. Torben Jacobsen pris ses marques et sortit.

---

Plusieurs heures avaient passé. Le temps s'était rafraichit et il se faisait désormais tard. Le prêtre descendit de l'autobus, tandis que Torben Jacobsen se cachait à l'intérieur (du logement) depuis une dizaine de minutes. Boniface passa le palier de la porte, alluma la lumière et alla s'asseoir sur son lit, ne se doutant de rien.


Torben Jacobsen : Bonsoir.

Victime d'un léger sursaut, le vieux curé (71 ans) se retourna et aperçut l'invité.

Boniface Norgaard : Bonsoir. Que veux-tu, mon fils ?

L'intrus fut surpris par le calme et la sérénité de son interlocuteur. En s'avançant vers lui.

Torben Jacobsen : Vous êtes Boniface Norgaard, prêtre catholique et confesseur de la Reine ?

Boniface Norgaard : C'est bien moi.

Le vénérateur de l’Être Suprême sortit son pistolet.

Torben Jacobsen : Alors, je vous conseille de m'écouter, mon père.

Pas décontenancé pour un sou, le religieux se leva et d'un pas lent s'avança vers celui qui le menaçait. Du doigt, il détourna l'arme.

Boniface Norgaard : Mon fils, ma mission consiste à rendre présent le Christ parmi les gens mais je puis également écouter leurs problèmes pour les aider à sortir des impasses.

Torben Jacobsen : Mais que ... ?

Celui-ci assena un violent coup de crosse sur le crâne de l'ecclésiastique qui s'effondra au sol, tout en gardant conscience. Jacobsen le releva pour ensuite le plaquer contre le mur.

Torben Jacobsen : Mon Père, vous allez prendre quelques vacances pendant que j'irais moi même conférer le sacrement de pénitence et de réconciliation à sa Majesté. Vous allez la prévenir. Voici le texte et le téléphone portable. Vous possédez un numéro par lequel la joindre, je le sais. Pas de bêtises sinon je vous flingue, c'est compris ?

N'ayant cette fois pas le choix, le prêtre dû s’exécuter.

Hilda : Allô ?

Boniface Norgaard : Allô, ici le père Norgaard.

Hilda : Bonsoir, mon Père. Que puis-je pour vous ?

Boniface Norgaard : Hilda mon petit, pouvez-vous me passer sa Majesté s'il vous plait ?

Hilda : Eh bien, c'est-à-dire que ...

Boniface Norgaard : Le... ce que j'ai a lui dire est de la plus... de la plus haute importance... Hi... Hilda.

Hilda : Dans ce cas, je m'en vais la prévenir.

[...]

Annabelle II : Bonsoir, mon Père !

Boniface Norgaard : Bonsoir, ma fille. Je suis rassurée de vous entendre. C'est mal... malheureusement pour vous... pour vous aviser d'une bien malheureuse nouvelle.

Annabelle II : Que se passe-t-il ??

Boniface Norgaard : Je ne suis pas au mieux, ma fille.

Annabelle II : Ah ? Souffrez-vous ? Mon médecin peut être à Holmsbu dans les plus brefs délai si vous le souhaitez ? Il sera à votre chevet !

Boniface Norgaard : Ça ne sera pas la peine, ma fille. Rassurez-vous, un médecin m'a ausculté et prescrit un traitement adéquat, ainsi que beaucoup de repos. Je pars me ressourcer à la montagne dans trois jours.

Annabelle II : Très bien. Je suis dans la possibilité de vous rendre amicalement visite, demain au cours de l'après-midi. Est-ce possible ?

Boniface Norgaard : Il va sans dire, ma fille, qu'un frère de foi se rendra au Palais et me remplacera durant ma convalescence. Ce dernier se nomme ... Alfred Peterunsen. C'est un proche ami, très bon prêtre.

Annabelle II : D'accord... merci à vous. Toutefois, je ne parlais guère de...

Boniface Norgaard : J'en ai conscience, ma fille. Ne soyez pas inquiète. Au revoir.

Torben Jacobsen coupa la ligne.

Torben Jacobsen : Pardonnez-moi de vous avoir frappé, ce n'était pas prévu. La Reine sait-elle ou vous habitez ?

Boniface Norgaard : Non.

Torben Jacobsen : Se doute-t-elle de quelques choses ?

Boniface Norgaard : Vous m'avez forcé à lui MENTIR. Perfide !

Le comploteur frappa de nouveau l'homme d'église qui ne pipa plus mot ensuite. C'est seulement minuit passé que Torben Jacobsen quitta les lieux en voiture avec son otage.

Posté : sam. nov. 10, 2012 5:15 pm
par Zaldora
Le Culte de l'Être Suprême (suite)
(28 juillet 2019)

Torben Jacobsen, le comploteur, arriva au palais réfugié derrière un faux nom, Alfred Peterunsen, ainsi qu'une fausse charge ecclésiastique, remplaçant du confesseur habituel de Sa Majesté, soit disant tombé malade. Le vrai prêtre se trouvait, en ce moment même, ligoté dans la cave de l'escroc. Son calvaire durait depuis une semaine. Mais, en bon ascète, le père Norgaard tenait le coup et ne doutait pas du secours de Dieu. Le parquet craquait sous les pas de Torben Jacobsen, longeant un long couloir du rez-de-chaussée qui donnait directement sur le Salon des Audiences, l'endroit où Annabelle II l'attendait. Sa nervosité initiale s'était estompée aussitôt entré dans l'enceinte de la demeure royale. Il ne fut ni fouillé, ni questionné, ni regardé bizarrement. Sur le chemin jusqu'au salon, celui-ci croisa même une patrouille de la Garde Royale qui, semble-t-il, ne s'était guère intéressée à sa présence. La royauté ni voyait indubitablement que du feu. Lui, le grand bourgeois protestant apostat déguisé en prêtre se promenait librement dans le Palais Royal sans être inquiété de quelque façon que ce soit. L'intrus regardait tout autour de lui, impressionné par le détail et le faste des lieux. Arrivé au bout du couloir, la double porte du Salon des Audiences était en vue. Deux unités royales y montaient la garde, fusil à l'épaule. Un tableau accroché sur le mur de droite attira, pendant quelques minutes, l'attention de Jacobsen.

[url=http://www.casimages.com/img.php?i=1211100306249919610534787.jpg][img]http://nsm08.casimages.com/img/2012/11/10//1211100306249919610534787.jpg[/img][/url]

Sa mentalité chrétienne refit soudainement surface. Il resta bouche bée, contemplant la majesté du Christ dans toute sa gloire, mais, se faisant violence, il reprit ses esprits et piétina sa croyance passée. Se trouvant désormais devant la grande porte, Jacobsen demanda qu'on lui ouvre. Le Garde de droite lui sourit.


Garde : Bien sûr. Mais laissez moi d'abord vous rappeler le protocole. Le baise-main s'effectue de cette manière.

Le militaire prit la main du comploteur, tout en le regardant dans les yeux. Le visage du Garde s'assombrit ; en une fraction de seconde, le faux prêtre se retrouva plaqué contre le mur et les mains menottés.

Garde : Les membres du clergé sont exempts du protocole. Vous devriez le savoir. Idiot.

Les gardes emmenèrent le prisonnier à l'intérieur du Salon et le mirent à genoux. Annabelle II se trouvait dos à la scène et regardait par la fenêtre.

Annabelle II : Bonjour mon "Père". Vous voilà enfin.

Torben Jacobsen : Votre Majesté, je ne comprends pas..

Annabelle II : Oh, taisez-vous.

Elle se tourna vers la scène, et remarqua l'excès de zèle de l'un des gardes qui tenait Jacobsen par les cheveux. D'un froncement de sourcil, la Reine lui ordonna d'arrêter. Comprenant le message, le garde lâcha prise. Annabelle II s'avança, ensuite, doucement jusqu'à environ cinq pas du comploteur, dont la sueur dégoulinait sur le front.

Annabelle II : Ou avez-vous volé cette soutane ?

Torben Jacobsen : Il y a méprise, je le crains...

Annabelle II : Cessez vos balivernes ! Qu'avez-vous fait du père Norgaard ?

Torben Jacobsen : Moi ? R..rien, ce dernier est partit...

Annabelle II : Je vais vous demander d'éclairer ma lanterne. Comment se fait-il que le père Norgaard, supposément souffrant, ne se trouvait pas chez lui le lendemain de son appel ? Comment se fait-il qu'aucun parmi sa hiérarchie n'a eu vent de sa maladie ou de son prétendu repos forcé ? Enfin, comment se fait-il qu'un prêtre de votre renommé soit totalement inconnu de son Ordre, le clergé ?

Torben Jacobsen : Je... j'ai...

Annabelle II : Le clergé peut me fournir votre état civil en très peu de temps.

Torben Jacobsen : D'accord... je ne suis pas prêtre. Ce sont des aveux. Je me nomme Torben Jacobsen et suis, en réalité, qu'un simple bourgeois ayant perdu la tête et renié Dieu.

Annabelle II : Ou se trouve le père Norgaard ?

Torben Jacobsen : Ligoté dans la cave de ma résidence secondaire. Un appartement situé au 15 rue de la Croix, dans l'est de la capitale. Ce dernier a été une victime collatérale du complot des dévots de l'Être Suprême contre votre personne. L'objectif était de vous manipuler dans le but de transformer le Thorval en un royaume bourgeois, capitaliste et probablement libertaire.

Annabelle II : L'Être Suprême ?

Torben Jacobsen : Une secte vénérant la nature et la raison. Sans amour, ni espérance, ni charité, ni rédemption, ni salut.

Annabelle II : Combien d'adhérents ?

Torben Jacobsen : Nous ne sommes que trois, tous grands bourgeois et anciennement protestants. Les Thorvaliens ne sont pas simples à berner.

Annabelle II : Si cela avait été le cas, mes sujets auraient déjà perdu la foi au cours du sombre XXe siècle.

Torben Jacobsen : Je le sais, ... maintenant.

Annabelle II : Donnez moi le nom de vos complices.

Torben Jacobsen : Robert Arhoff et Rasmus Lyberth. Présentement, ils habitent à Sankt Mikael.

Annabelle II : Présentement ?

Torben Jacobsen : Oui, ce sont des nomades.

La Souveraine leva à ce moment son regard vers l'un des gardes.

Annabelle II : Communiquez ces deux noms à la Police, qu'ils soient mis en détention pour complot.

Le militaire s'exécuta.

Annabelle II : Quant à vous, Monsieur Jacobsen, vous allez rejoindre vos amis en cellule.

Torben Jacobsen : Majesté, attendez. Mon âme est repoussante, je l'avoue. Je suis faible et englué dans le péché. Mon repentir est sincère, je veux revenir dans le droit chemin, dans le chemin du Christ-Roi, Rédempteur et Sauveur du monde, arraché des griffes du Prince de l'Orgueil. Ayez pitié, ma Reine, ayez pitié. Je vous en implore.

Annabelle II : Après tout ce que vous m'avez raconté, j'ai grand mal à croire en votre bonne foi, Monsieur Jacobsen.

Torben Jacobsen : Je le comprends, Majesté. Mon âme était jusqu'alors déchiré entre le surnaturel et le matériel. Les confusions sont dès à présent terminées, je choisis le camps de Dieu une bonne fois pour toute. Pendant le complot, je suis même entré en contact avec Mgr Prøsten. Il n'a aucune idée de mes activités secondaires et n'est pas de mèche. Je promets de tout lui révéler afin que le cheminement spirituel proposé se fasse dans l'honnêteté. Majesté, je suis à genoux devant vous, laissez-moi une chance.

Jacobsen avait les larmes aux yeux et parlait avec le cœur. Ses doutes passés constituaient quelque chose de bien réel, tout comme sa nouvelle dévotion. Annabelle II l'avait sentit et, au fil des paroles de son interlocuteur, la dureté de son regard s'était estompée.

Annabelle II : Laissez-moi le temps d'y réfléchir. Pour le moment, je me dois vous mettre sous surveillance.

Posté : dim. nov. 11, 2012 11:50 pm
par Zaldora
[justify]Obscurantisme moyenâgeux.
(4 août 2019)

Les horloges approchaient vingt heures du soir. Dans l'antichambre du Salon de Marbre (lieu servant aux repas), onze pauvres faisaient sagement la queue. En première place, on retrouvait Oleg Romanov, rostov du Thorval, assit sur une chaise, les pieds au dessus d'une bassine d'eau. Face à lui, Annabelle II, à genoux, s'appliquait au lavage. Après avoir convenablement frotter et fait disparaitre les salissures, la Reine prit une serviette et sécha les pieds du démuni. Oleg Romanov remercia sa Majesté et pouvait maintenant aller patienter à table.

[...]

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La coutume ci-dessus se nomme le Mandé royal, et remonte à l'époque médiévale. Elle veut qu'un roi ou une reine catholique nettoie, le jeudi saint, les pieds de douze nécessiteux, pour ensuite les inviter et les servir lui même à sa table. Une pratique effectuée par charité en souvenir de la Communion, ainsi que de l'abaissement du Christ lorsqu'il lava les pieds de ses apôtres. Certains souverains, parmi les plus pieux, accomplissaient cette œuvre de bienfaisance et de miséricorde quotidiennement. Dans ce cercle, on retrouve, documents historiques à l'appui, Niels III, Niels V, Erik Ier, Olaf II et - depuis 2013 - Annabelle II.

Chaque jour (hors imprévu ou visites diplomatiques) :
- une compagnie de gardes sillonne la cité et ramène trente petits gens.
- douze d'entre eux sont choisit pour se faire laver les pieds par sa Majesté. Dans le même temps, les dix huit autres attendent patiemment dans le Salon de Marbre, à la table royale.
- le lavage accomplit, le monde (famille royale & pauvres) est réunit pour le souper. Après le bénédicité, la monarque se charge, personnellement, de servir les humbles à sa table. Au préalable, celle-ci aura revêtue un [url=http://static.skynetblogs.be/media/207341/127421239.jpg]cilice[/url] au tissu rude, rugueux.
- les nécessiteux s'en vont, restaurés, avec un don de 3500 TK.

Le mandé n'est, toutefois, pas propre au monarque et l'on retrouve, effectivement, sa pratique dans les paroisses du Thorval, les cathédrales et les monastères.



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