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Posté : dim. janv. 14, 2018 10:58 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/02/7/1515968775-335796presse1.png[/img]
      12 février 2035

      Des plantes pour dépolluer les sols… et en recycler les métaux

      [img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/01/14/18011411052311897.png[/img]
      Le tabouret des bois (Noccaea caerulescens) est l’une de ces plantes aux vertus dépolluantes[/center]

      Plages contaminées en Hachémanie et au Mahajanubia ; sols irradiés en Empire Luciférien… La dernière attaque contre un navire lianwandais n’est que le dernier exemple d’une triste liste de catastrophes environnementales, avec à chaque fois des conséquences collatérales pour le sol et la vie souterraine. C’est dans ce contexte que l’Institut Agronomique d’Eŭramio, en République de Grande-Rufade, a présenté l’état de ses premières recherches, avec une note optimiste : la pollution des sols n’est pas une fatalité et pour y lutter, ce serait plus simple et moins coûteux qu’il n’y paraît. L’étude met ainsi en exergue la phytoremédiation, c’est-à-dire la dépollution par des plantes dites « hyperaccumulatrices ». Ces végétaux ont en effet la capacité d’absorber, via leurs racines, des métaux lourds et d’autres matières polluantes dont le pétrole raffiné échoué sur les plages janubiennes pourraient contenir. L’étude prend l’exemple de la plus significative des plantes : le tabouret des bois (Noccaea caerulescens), une plante de la famille du chou ou de la moutarde, extrêmement tolérante au zinc, au plomb et au cadmium, ce métal utilisé – notamment en aéronautique - pour protéger les surfaces oxydables, mais qui reste très toxique. Une fois absorbés par les racines, les métaux lourds transitent vers les feuilles de la plante avant d’être éventuellement détruits par les enzymes qu’elle libère.

      L’article scientifique de près de 200 pages se veut ambitieux et suggère la possibilité de recycler les métaux ainsi récupérés, par biomasse puis par différentes étapes chimiques (incinération, solubilisation, filtration, lavage, neutralisation). Une installation pilote sur le sol d’une ancienne usine métallurgique du sud de Grande-Rufade vise à récupérer des sels de nickel après évaporation et cristallisation du métal. La quantité extraite peut paraître risible par rapport aux enjeux commerciaux, les investisseurs pouvant considérer ce processus comme trop fastidieux pour être rentable, mais il pourrait au moins être d’une grande utilité pour les terres dites rares, qui entrent dans la composition de nos technologies actuelles (écrans LCD, de smartphones, lasers…), et dont les quantités présentes naturellement sont bien trop insuffisantes pour ne pas être recyclées. La prudence reste toutefois de mise : par ce procédé, la dépollution est lente et limitée à la surface et la profondeur occupées par les racines. Son utilisation commerciale, affublée de noms comme « agromine » ou « phytomine », est par ailleurs très loin d’être opérationnelle, d’autant qu’elle exige de lourds investissements.

      [right]Maximus Lurio[/right][/justify]

Posté : mar. janv. 16, 2018 10:17 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      18 février 2035

      G4 et OCC : l’entrisme de l’UPO pour nécroser les organisations qu’elle conspuait

      [img]https://i.imgur.com/KW37wiS.png[/img][/center]

      « Le G4 n’est pas représentatif, c’est une oligarchie pour préparer la prochaine gouvernance mondiale et soumettre les autres pays à leur agenda » ou encore « L’OCC est aux mains du complexe lianwo-amarantin, son marché n’est pas nécessaire aux pays de l’UPO ». La Guerre des Containers s’est également jouée sur le terrain de la propagande : pour servir sa cause, l’UPO a même usé de la rhétorique du peuple contre les élites, avec un résultat plus ou moins raté. Aussi, dans le traité de paix signé entre tous les belligérants, est demandée l’adhésion du Commonwealth au G4, pour l’occasion rebaptisé G5, qu’il ne cessa de conspuer dès l’instant où l’organisation regroupant les principales puissances économiques ait proposé une sortie de paix qu’il jugeât trop favorable à la « Coalition ». Le G4 n’était plus démocratique, avec le sous-entendu qu’il le redeviendrait avec son adhésion, si tant est que le G4 eût un jour l’objectif d’être « démocratique ». La nouvelle n’a guère réjoui les quatre membres de l’organisation, qui n’ont pas donné signe d’envie particulière de travailler avec le Commonwealth. Quelle a été la véritable motivation de la confédération britophone à avoir une telle exigence ? Peser sur les décisions mondiales ou être la nation « poil à gratter » ?

      Dans une moindre mesure, l’OCC a essuyé une diatribe de la part de cette même UPO pour son soutien unanime aux sanctions économiques dont elle a été victime. La relégation de l’Empire d’Uhmali au titre de simple membre observateur pour avoir trahi l’engagement de neutralité a elle-même été perçue comme un affront. Et pourtant, à l’instar de la candidate britonne au G4, le Vryheid et le Mahajanubia ont annoncé leur intention de se rapprocher de l’OCC. Avec le même objectif ? Car s’ils se glorifient de la victoire, le Vryheid et le Mahajanubia ont sans doute perdu la bataille de l’image. Les Etats concernés répondront sans doute que c’est accessoire et s’enorgueilliront de leur puissance industrialo-financière. Mais cela ne suffit pas : la guerre a mis en évidence le besoin apparent de « légitimité » pour les organisations afin de jouer les médiateurs. Si le Mahajanubia et le Vryheid venaient à entrer dans la principale organisation internationale (initialement régionale) et donc à jouir du marché commun, l’OCC ne pourrait plus se targuer d’être un havre de paix politique et commercial, où l’on préfère le dialogue et la diplomatie aux chantages militaristes. Au final, leur adhésion pourrait avoir raison de l’OCC, ce qui est peut-être in fine leur but.

      Une telle stratégie est à double tranchant puisqu’elle pourrait aussi avoir raison de l’Union Panocéanique, qui s’est déjà repliée sur elle-même depuis sa réforme restreignant le statut d’Etats membres au Commonwealth et à ses dominions. La double appartenance à ces deux organisations peut mener à de nombreuses incompatibilités d’engagements. La guerre a en effet mis en évidence le manque d’influence des Etats membres de l’UPO, dont le réseau diplomatique s’étend très peu au-delà de l’Océan Janubien. Or, si telle est sa stratégie, si l’UPO entend adhérer aux organisations qu’elle conspuait pour les tuer de l’intérieur, elle ne propose rien d’attractif à la place, seulement la caisse de résonance d’un empire colonial briton nostalgique de son âge d’or persuadé de pouvoir vivre en autarcie.

      [right]Bertilo Hinatero[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/QoCsaww.png[/img]

      Les marronniers dingues du Montalvo[/center]

      Pas un jour ne se passe sous le soleil montalvéen sans que la presse locale délivre un article à charge contre la Ligue amarantine, à tel point qu’elle pourrait renvoyer La Profanino au chômage technique. Le filon des aliénés amarantins est en effet très utile pour les journalistes : ils sont près de 5 millions, chacun avec leur histoire, leurs peines, ou au contraire leur [url=http://www.simpolitique.com/post325688.html#p325688]contentement vis-à-vis de leur propre situation[/url]. Tels des bêtes curieuses, on observe ces aliénés avec un certain voyeurisme : comment vivent-ils leur situation au quotidien ? sont-ils devenus psychologiquement instables ? jusqu’où peut-on aller dans l’asservissement ? Les récits font évidemment les choux gras d’un pays où l’on naît libres et égaux, au moins si on est blancs et chrétiens, à l’affût d’histoires à raconter autour de la table de dimanche midi, après la messe. « C’est malheureux, quand même ! » répète la maîtresse de maison, à défaut d’avoir une lecture analytique de la situation, portant sa voix aux populistes aux discours simplistes, surtout s’il s’appelle Alessandro Delando, le rebelle conservateur qui serait le plus à même de mettre à genoux l’Amarantie par le simple fait d’y être né.

      Le constat, nous le partageons au sein de la rédaction. Mais à qui profite le crime ? Les pleurs de Luciano, 14 mois, nourrissent-ils les discours critiques constructifs ou plutôt la vague de la victoire pour les populistes en vue des prochaines élections arovaques ? Passés de mode, [url=http://www.simpolitique.com/post331155.html#p331155]les Noirs sont renvoyés en Illythie[/url] et à leur place, les aliénés amarantins deviennent les nouvelles coqueluches de Cartagina. Ceux-là qui bénéficient d’un visa spécifique délivré par les autorités montalvéennes connaîtront-ils seulement la paix et l’indépendance promises ou leur devront-ils éternellement une faveur ? Loin d’être notre alliée objective, la presse montalvéenne est pourfendeuse des efforts que nous tentons de réaliser. Alessandro Delando n’est effectivement pas resté assez longtemps en Amarantie pour savoir qu’à la radicalité, l’ennemi répond par la radicalité. Les retournements de veste du Montalvo ont stoppé net le progrès pourtant amorcé avec l'abolition de l'aliénation dans les entreprises amarantines et des entités comme la Céjanosie ont choisi de durcir leur politique. Le système que l’Amarantie maintient depuis deux millénaires ne pourra pas être renversé par le premier venu en mocassins. Nombreux, comme eux, s’y ont essayé et beaucoup ont perdu leurs dents. Il est toujours plus facile d’être un opposant, quand on est retranché derrière des frontières, en terrain conquis, Monsieur Delando. L’opposition, la vraie, se joue ici. Les autres sont des impostures opportunistes et charognardes.

      [right]Egina Marcidor[/right][/justify]

Posté : ven. janv. 19, 2018 3:01 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      26 février 2035

      Le Zeederland devient le premier fournisseur de l’Amarantie

      [img]https://i.imgur.com/5rNjCbY.png[/img][/center]

      Marquée par le conflit, l’année 2034 a vu se reconfigurer le panel des fournisseurs de la Ligue amarantine. Ayant longtemps occupé la première place, la Ligue du Montalvo la cède au profit de la Confédération Zeederlandaise, toutes entités confondues. Les deux pays restent cependant les seules à avoir exporté pour plus de 10 milliards de $ de produits et services à l’Amarantie. En dehors de quelques produits pittoresques, comme les tulipes sur les étals des marchés ou des nombreuses bières présentes dans toutes les brasseries amarantines, le Zeederland a investi au niveau de toute la Ligue les marchés de l’informatique, de l’électronique, de l’automobile et des pièces détachées aéronautiques. La Confédération profite par ailleurs de l’installation de l’un de ses anciens comptoirs commerciaux, au nord du Royaume de Forluno, et des zones franches environnantes pour vendre ses produits, en suspension de droits et taxes. La situation devrait évoluer positivement pour le Zeederland, à la faveur d’un traité bilatéral qui consolidera ces différents avantages.

      La Ligue du Montalvo reste un partenaire primordial pour l’Amarantie, notamment dans le secteur halieutique, la grande majorité des poissons vendus en Amarantie étant pêchés par des sociétés montalvéennes. Le Traité de Cabusa, précurseur d’une Union Céruléenne, devait ainsi entériner la place de choix pour le Montalvo, mais la crise politique et l’ascension de mouvements populistes qui préfèrent visiblement investir le marché de l’Union Panocéanique, ont eu raison du leadership de la ligue italique. 70 % des importations montalvéennes ont été réalisées durant le premier semestre de l’année 2034, avant l’arrivée d’Edmund Butler, qui promettait de bouleverser le Montalvo avant d’être éjecté du pouvoir quelques mois après. Pour autant, le ciel ne s’éclaircit pas entre les deux pays : les volontés de sanctions douanières du Montalvo à l’égard de l’Amarantie, affichées par Alessandro Delando, auront raison du commerce amaranto-montalvéen. À l’inverse, les importations en provenance de Siracuzzia ont bondi durant le deuxième semestre, notamment pour l’approvisionnement en poissons dont les Amarantins sont friands. Le secteur financier siracuzzain a également profité du refroidissement des relations amaranto-montalvéennes. En effet, des sociétés amarantines ont ainsi clôturé leur compte auprès des banques montalvéennes pour privilégier les services financiers du petit archipel. L’élection de Hadeso Kavaliro à la présidence de la Dentegorie n’est pas étrangère à ce bond puisque l’homme noue des relations très étroites avec Siracuzzia, en fournissant notamment le croisiériste [url=http://www.simpolitique.com/haltamar-krozoj-t14515.html]Haltamar Krozoj[/url] en paquebots [url=http://www.simpolitique.com/navigroso-siracuzzia-t14176.html]Navigroso[/url].

      Autre effet de la guerre, les importations en provenance des pays de la « Coalition » ont sensiblement augmenté et ces échanges ont été encadrés par la signature de plusieurs traités bilatéraux, avec la Hachémanie, l’Empire Luciférien et le Txile. La Hachémanie devient ainsi le premier fournisseur de produits pétroliers, raffinés ou non, pour l’Amarantie, loin devant le Royaume des Ménechmes dont les puits offshore sont exploités par le groupe amarantin Rubando. Ainsi favorisés, les échanges amaranto-hachémaniens ne se sont jamais aussi bien portés. Malgré une entrée en récession, l’Empire Luciférien d’Algarbe reste le huitième fournisseur de l’Amarantie, laquelle profite notamment d’un accord de libre-échange sur les ressources minières lucifériennes. Dans une moindre mesure, les conteneurs txiléens investissent de plus en plus les docks amarantins, malgré la distance importante qui séparent les deux pays. Là encore, les ressources minières dominent le catalogue de produits importés : l’Amarantie est notamment un important client de l’acier txiléen, et dans une moindre mesure de produits industriels et agricoles.

      Malgré sa petite taille, le Lianwa représente près de 6 % des importations amarantines, essentiellement constituées de produits à forte valeur ajoutée dans lesquels la république insulaire ventélienne s’est bâti un nom. Cela concerne notamment l’informatique et la téléphonie mobile. Un accord est ainsi en préparation entre le Lianwa, le Kaiyuan et l’Amarantie pour la vente de processeurs graphiques de la marque [url=http://www.simpolitique.com/noving-t15338.html]NovIng[/url]. Les échanges avec le Kaiyuan devraient progresser, notamment avec l’acquisition de l’aéroport international de Shenfgen par des fonds amarantins ; échanges eux-mêmes facilités par l’établissement de la concession amarantine de Marinduque. Situation équivalente au Posun, qui reste un comptoir amarantin historique en Ventélie. Le Sengaï se maintient à une place honorable, tandis que d’autres fournisseurs comme l’Eashatri et l’Oyestarna devraient voir leur influence augmenter, à l’image de toute la Ventélie-Janubie.

      Parmi les autres fournisseurs importants, nous pouvons noter le Waldberg, qui exporte de nombreux produits de luxe en Amarantie, même s’il reste assez marginal dans les volumes importés. Malgré sa large frontière avec l’Amarantie, l’Ascensus ne profite que très doucement de l’ouverture de son économie, représentant 2.62 % des importations, notamment dans le secteur pharmaceutique. La multiplication des accords technologiques avec la République sénatoriale. Les importations alsanes devraient également augmenter, après la possible signature d’un traité donnant la priorité à l’Amarantie dans l’achat de ses produits miniers. Le Vonalya représente 4.65 % des importations, composées pour l’essentiel de produits gaziers, les méthaniers du royaume nordique profitent d’ailleurs d’une place de choix à [url=http://www.simpolitique.com/post323638.html#p323638]Havenogoria[/url], près de Marejno.

      Cependant, l’équilibre n’est pas totalement bouleversé par la guerre : le commerce avec les membres de l’Union Panocéanique est certes réduit à peau de chagrin mais n’a jamais été particulièrement notable, la Cérulée n’ayant jamais été considéré comme un marché de choix pour l’organisation britophone, qui s’enorgueillit par ailleurs de pouvoir se contenter de son marché interne pour prospérer. À vrai dire, seule la perte du Montalvo comme fournisseur rebat les cartes mais la situation peut rapidement évoluer dans les deux sens, au gré de l’inconstance des gouvernements montalvéens.

      [right]Miĉjo Vihelm[/right][/justify]

Posté : sam. janv. 20, 2018 11:39 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      1er mars 2035

      La Ligue amarantine accordera l’asile politique à tous les albinos algarbiens, sans exception

      [img]https://i.imgur.com/zhElBWP.png[/img]
      Brimés, mutilés, tués : les albinos sont victimes de superstitions algarbiennes[/center]

      Le Conseil Exécutif a annoncé son souhait d’accorder l’asile politique à tous les albinos du continent algarbien, qui sont compte tenu de leur simple couleur de peau victimes de discriminations, de mutilations voire de meurtres de la part de réseaux criminels influencés par des guérisseurs traditionnels et autres adeptes de croyances tribales. Selon ces superstitions, les albinos seraient les victimes de sorts jetés par les dieux et peuvent être tantôt considérés comme des parias qui amènent le malheur à ceux qui les côtoient ou au contraire, chance et fortune à ceux qui en posséderaient des membres. On prétend également que leurs os seraient constitués d’or ou qu’ils seraient des fantômes sur Terre, qui ne meurent pas mais qui disparaissent juste. Autant de raisons pour justifier les actes crapuleux, qui peuvent être réalisés grâce à la passivité voire la complicité des autorités locales. Ce marché noir est juteux : le corps entier d’un albinos peut se vendre jusqu’à 65 000 $, les mains, pieds et autres organes jusqu’à 2 000 $. Le discours panalgarbien du Vryheid, qui plaide pour un continent « noir », ne fait qu’empirer la situation.

      L’albinisme, pourtant, n’est qu’une maladie génétique se traduisant par une absence de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux. Héréditaire, le caractère se retrouve au niveau mondial dans 1 cas pour 17 000 à 20 000 naissances. Mais cette prévalence est plus élevée en Algarbe, en raison de pratiques endogamiques, c’est-à-dire de recherche de partenaires issus du même village, du même groupe restreint. L’Amarantie est depuis longtemps au fait de ce trafic : sur les marchés portuaires, dès le XVIe siècle, se vendaient à prix d’or cerveaux et divers artefacts à base d’organes albinos, aux vertus prétendument thérapeutiques, rajeunissantes et aphrodisiaques. Ces réseaux pirates ont gardé un droit de cité sur les différents comptoirs commerciaux amarantins jusqu’au début du XIXe siècle, avant que la vente d’organes humains soit formellement interdite par les autorités. Un récit du XVIIe siècle d’un très riche propriétaire d’une carrière de marbre, qui s’est épris de l’un de ces albinos, raconte : « Il était là, encore vivant, comme un bœuf prêt à la découpe. Ce n’était pas un esclave banal, il m’a coûté l’équivalent de 50 Hyptates. Je lui ai promis ma protection et je peux l’attester : il n’avait de blanc que la peau ; le reste du corps était digne de ce qu’on pouvait attendre d’un nègre ». Les motivations sont toutefois différentes aujourd’hui : en jouissant du statut de réfugiés politiques, les albinos et leur famille seront exclus de toute procédure d’aliénation, et pourront jouir de facilités de naturalisation amarantine.

      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]

Posté : dim. janv. 21, 2018 9:58 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]
      3 mars 2034

      « Le Montalvo nous prend pour des débiles mentaux assistés » :
      le lapidaire coup de gueule d’aliénés qui ont refusé le visa affranchissemen
      t[/center]

      L’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est le message qu’a voulu faire placer un groupe d’aliénés, en écho au [url=http://www.simpolitique.com/post325688.html#p325688]reportage diffusé sur Spertovido[/url] en juin de l’année dernière. Ces aliénés, hostiles à tous ces bons samaritains qui pensent mieux connaître leurs aspirations qu’eux-mêmes, sont selon eux « réduits à des victimes sans caractère et sans pudeur qui pleurnichent comme des fillettes devant les photographes des [url=http://www.simpolitique.com/post332108.html#p332108]médias montalvéens[/url] » affirme Ksantipino, aliéné de 34 ans, atterré d’être amalgamé à tant de niaiseries. Comme lui, Karmena, 42 ans, se montre très hostile à l’égard de la nouvelle politique de la Ligue voisine : « Le Montalvo nous prend pour des débiles mentaux assistés, des êtres fragiles, des bêtes de foire qui viennent rompre leur ennui du quotidien. Je suis sûr qu’ils nous imaginent avec des chaînes et le dos flagellé, qu’ils nous prennent pour des illettrés à qui on va promettre une éducation digne de ce nom ». C’est que l’interdiction pour les aliénés de travailler dans les entreprises nationales, loin d’avoir amélioré leur condition, a eu l’effet inverse, celui pour les aliénés d’avoir une possible émancipation par le travail. En raison de l’amendement constitutionnel adopté par le sang d’Aristofano Negusteco, les aliénés sont aujourd’hui exclus des formations professionnelles, devenues de facto inutiles. Le patronat affirme à ce propos que « plus on pense agir en faveur des aliénés, plus on les abrutit ».

      Bref, sous un vernis de lutte contre le travail clandestin, le Montalvo – qui a été instigateur de cet amendement constitutionnel durant les pourparlers de la mort-née Union Céruléenne - n’a fait que réduire la liberté dont jouissaient les aliénés jusqu’alors. La nouvelle Loi Affranchissement, affirment les aliénés, empirera leur situation. Se sentant menacés, les propriétaires d’aliénés vont se radicaliser et prendre des mesures draconiennes pour leur réduire la liberté de circulation, déjà sérieusement amenuisée après leur exclusion du marché du travail. Le pizza day hebdomadaire promis par le président de la Ligue ne semble pas non plus les avoir convaincus à franchir le pas.

      [right]Gallio Triferus[/right][/justify]

Posté : lun. janv. 22, 2018 2:49 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      4 mars 2035

      La nouvelle loi anti-esclavagiste du Montalvo rate sciemment son but[/center]

      Officialisée tout récemment, la [url=http://www.simpolitique.com/post332236.html#p332236]loi montalvéenne sur la taxe douanière anti-esclavagiste[/url] met en exergue la difficulté d’une définition légale de l’esclavagisme. Celle donnée par le législateur montalvéen est dangereusement extensible, pour concerner tous ceux qui sont privés au moins en partie de leurs droits civiques travaillant sans rémunération. Cela peut même concerner les pays sans salaire minimal, qui peuvent être rémunérés à un niveau dérisoire par rapport au revenu médian. Manquant de clarté, la nouvelle loi manque aussi de sincérité puisque [url=http://www.simpolitique.com/post332237.html#p332237]la Gazetta dell’Uso précise[/url] que la mesure ne s’appliquera « évidemment » pas à l’Union Panocéanique. « L’évidence » d’un pays chrétien à lutter contre l’esclavage se confronte donc à une autre « évidence », celle ne se pas froisser ses relations avec l’UPO. En effet, deux Etats de l’organisation au moins seraient concernés par cette nouvelle législation si elle était pleinement sincère : le régime de l’apartheid alekan applique la discrimination salariale des individus de peau noire par rapport à ceux de peau blanche et la Confédération de Mahajanubia applique la [url=http://www.simpolitique.com/post324122.html#p324122]servitude pour dettes[/url] aux individus ne pouvant honorer leurs créanciers. Par ailleurs, la République du Vryheid pourrait bien aussi être concernée par cette législation si une discrimination civique et salariale, inverse à celle de l’Aleka, à l’égard des personnes blanches cette fois-ci, se voyait appliquée.

      Les « lois anti-esclavagistes » sont un terrain savonneux pour le législateur. Seule une minorité d’Etats concernés par le texte sera donc réellement visée : la Ligue Amarantine et l’Empire Luciférien ont de manière très ostensible motivé sa rédaction. Cela pourrait également concerner tous les régimes islamistes, qui appliquent le suffrage masculin et qui maintiennent une inégalité salariale entre les deux sexes, quand ils n’interdisent tout simplement l’accès des femmes au travail. Si le Montalvo est encore un Etat de droit, la nouvelle loi devrait être retoquée par n’importe quelle cour constitutionnelle en raison de toutes les exceptions qu’elle admet. Sinon, on assisterait à une inversion des normes, où les traités bi- et multilatéraux (comme celui de libre-échange avec l’UPO) auraient plus de force que la Constitution montalvéenne. De l’aveu de nombreux législateurs amarantins, « cette loi enfonce le Montalvo dans le ridicule, dans la surenchère législative inefficace et préjudiciable ». Si la loi est validée, elle mettra donc en « évidence » la partialité du système juridictionnel montalvéen. Si elle ne l’est pas, elle affligerait un camouflet au politicien Delando, tout en sauvant l’Etat de droit de la Ligue. Reste à savoir dorénavant si les Montalvéens lambda sont plus attachés à la crédibilité de leur pays ou à celle d’un parvenu naturalisé qui s’est hissé à la tête du pouvoir provincial aliléen.

      [right]Prospero Kraŭzol[/right][/justify]

Posté : mar. janv. 23, 2018 11:55 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      10 mars 2035

      Face à la lire électronique montalvéenne, les monnaies locales complémentaires se digitalisent

      [img]https://i.imgur.com/BXQ0Fuq.png[/img][/center]

      « La Banque centrale montalvéenne s’inscrit dans une tentative de sabotage de la lire amarantine qui ressemble fortement à une chasse aux sorcières organisée par les fanatiques actuellement au pouvoir. Le Montalvo prétend être la vertu en faisant de l’Amarantie le vice. Pas étonnant que le comédien Vryheid, avec sa diplomatie aussi mielleuse qu’hypocrite, ait adhéré à ce projet. » résume Juzo Lamiko, l’un des fidèles porte-paroles de Lokamaranto, le principal lobby en Amarantie des monnaies locales complémentaires, ces monnaies convertibles en lires et utilisables à l’échelle d’une région pour en favoriser l’économie locale. Si l’homme se montre aussi vindicatif, c’est parce qu’il refuse l’image donnée par « les chèvres de l’orthodoxie budgétaire montalvéenne » à l’Etat mafieux que serait l’Amarantie entière. S’il est vraiment que la Ligue amarantine souffre de cette image d’Etat corrompu, Juzo Lamiko part en guerre contre les amalgames et défend les initiatives locales indépendantes de la politique du Conseil Exécutif, qu’il accuse de rester dans sa tour d’ivoire du [url=http://www.simpolitique.com/post311999.html#p311999]Château de Merŝanto[/url]. Face à la promesse de transactions transparentes et sécurisées promises par le Montalvo à ses potentiels investisseurs, l’Amarantie n’entend aucunement adopter la même politique que sa voisine, et encore moins dans les conditions aussi radicales et dogmatiques.

      La résistance, aussi bien contre la passive Amarantie que contre l’extrémiste Montalvo, s’organise donc au niveau régional, à l’échelle des entités. Nombreuses d’entre elles ont aussi adopté des monnaies convertibles en lires et échangeables auprès de tous les partenaires (entreprises, services publics, associations…) qui ont signé la convention. L’initiative de ces monnaies relève bien souvent d’une volonté politique mais elle peut également à l’initiative de citoyens impliqués, comme en Spongorie, où la monnaie locale baptisée « Spondo » est née d’une pépinière d’entreprises soucieuses de montrer patte blanche face à l’image d’une entité gangrénée par les réseaux mafieux. À son lancement, en 2025, pour l’achat de 50 Spondos pour 50 lires amarantines, on recevait 5 Spondos gratuits, dans une optique de populariser l’initiative. Dix ans plus tard, la monnaie est un relatif succès, au moins en zones urbaines. Aujourd’hui, les partisans du Spondo veulent aller plus loin, en digitalisant leur monnaie, joignant ainsi l’utile à l’agréable. Chaque billet de Spondo coûte 7 centimes à son impression. Si ce coût unitaire a été drastiquement réduit par rapport à son lancement grâce aux économies d’échelle réalisées, l’association Spondo préfère investir cet argent gaspillé dans la fabrication de terminaux et systèmes informatiques adaptés. Surtout, elle voudrait désenclaver sa monnaie d'un usage de particuliers à commerçants pour privilégier des relations business to business, entre professionnels, qui restent encore réfractaires à l'idée d'échanger avec.

      Le projet peut paraître moins ambitieux que la lire électronique montalvéenne mais c’est parce qu’il répond à des objectifs différents. Les entités restent soucieuses de leur autonomie et par le biais de ces monnaies locales complémentaires à la lire, elles entendent garder une main – aussi petite soit-elle – sur la prérogative monétaire, qui a été dévolue au Conseil Exécutif depuis la création de la Ligue amarantine au XVIe siècle. Pour éviter la spéculation, ces monnaies ont une durée limitée et leur numérisation permettrait d’en améliorer la gestion, qui pouvait être ardue avec les coupures papier. Limiter dans le temps leur utilisation répond aussi à un autre objectif : éviter la thésaurisation et ainsi revenir à leur essence première, permettre l’investissement. Lokamaranto veut des « monnaies en perpétuelle mouvance », pour faire tourner sans interruption la machine productive. Pour l’heure, ces monnaies sont uniquement convertibles en lires amarantines pour justement éviter qu’elles profitent à des structures étrangères, et pour développer les relations intra-entité et intra-nationales entre fournisseurs et clients. Sans un coup de pouce de la Ligue, elles resteront toutefois un vœu pieux.

      [right]Justeno Goldis[/right][/justify]

Posté : ven. janv. 26, 2018 2:14 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      17 mars 2035

      Qu’attendre du Forum Coopératif de Dytolie ?[/center]

      L’organisation n’est pas encore pleinement installée qu’elle suscite déjà des débats et des interrogations, les uns et les autres allant chacun de leur propre pronostic sur sa survie à long terme. Prenant une acceptation très large de la Dytolie, des contrées nordiques du Ragvarld aux déserts de sable hachaméniens ; et très souple dans ses institutions, les principales caractéristiques du Forum Coopératif de Dytolie sont autant considérées par des forces par ses partisans que des faiblesses par ses opposants. Les premiers affirment en effet ne pas pouvoir se contenter d’une définition stricte du continent dytolien, délimité à l’est par la chaîne montagneuse circado-kirépienne, à l’ouest par le finistère santonien, au sud par la pointe tardisienne et au nord par les bancs arctiques du Vonalya. Jonchée d’îles, la Cérulée est selon eux inévitablement dytolienne tout comme le Ragvarld, par son appartenance à la Ligue boréale. Leur marché économique prioritaire et principal reste donc la Dytolie. Les opposants, eux, rappellent que culturellement, la Dytolie est un ensemble hétérogène et que viennent s’y agréger des Etats algarbiens et marquésiens majoritairement musulmans. L’absence d’une colonne vertébrale est ainsi le principal reproche adressé au FCD. Mais cela s'inscrit aussi dans une logique de "dépolitisation", en accordant aux acteurs de la société civile, notamment les ONG, une place de choix en leur conférant la possibilité d'initier des projets.

      Par ailleurs, le Forum se veut non-coercitif. Entendre par là, qu’aucune condition ne peut s’imposer à un Etat s’il ne s’inscrit pas à un projet accrédité. Les architectes du FCD rappellent l’échec de l’Union Céruléenne telle qu’elle avait été ébauchée et reviennent l’idée d’une « union à cercles », longtemps évoquée durant l’année 2033. Si bien que le FCD est qualifié de construction amarantine par la presse montalvéenne, dont le pays a d’ores et déjà exclu toute adhésion. Si la patte de la Ligue amarantine est inévitablement présente, l’intéressée refuse toute volonté de mainmise. La capitale du Zeederland accueillera d’ailleurs le siège du FCD durant le premier triennat, une manière symbolique de lui contester toute parenté amarantine. Quand bien même, le FCD affiche sa volonté de financer des programmes trop coûteux pour être supportés par seulement un ou deux pays. Ce qui pousse l’opposition à considérer que, compte tenu des tensions encore existantes en Dytolie, le FCD se limitera au rôle de banque d’investissement pour des projets peu engageants d’ordre économico-social ou environnemental et suffisamment consensuels. Le Forum ne cache pas son ambition d’aller beaucoup plus loin cependant. Un équilibre sera par ailleurs difficile à trouver entre la Dytolie et sa périphérie. Comme pour prévoir le fait que l’essentiel des projets bénéficiera à la Dytolie au sens strict, la contribution financière des Etats périphériques est deux fois moindre. La réussite ou l’échec de cette nouvelle organisation dépendra donc largement du volontarisme de ses Etats membres mais aussi de l’absence d’interférences, dans un contexte où l’UPO tente une stratégie d’entrisme dans un certain nombre de ces organisations.

      [right]Gedeono Kabano[/right][/justify]

Posté : dim. janv. 28, 2018 9:27 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      24 mars 2035

      Kargodemo, l’avenir du rick-shaw ?

      [img]https://i.imgur.com/YIFzdi0.png[/img][/center]

      Ils sont des milliers à parcourir les rues bondées de Janubie et de Ventélie, à la recherche de quelques passagers ou colis à transporter à la seule force de leurs bras et de leurs jambes. Face à l’avènement du tout-automobile, on pensait désuet ce mode de transport dont le terme signifie littéralement « véhicule à propulsion humaine » mais c’est précisément la congestion automobile qui l’a maintenu. Se faufilant plus facilement d’un taxi, à un tarif nettement plus bas, le rickshaw garde de beaux jours devant lui, même si les évolutions technologiques, avec l’installation d’un moteur sur ce véhicule tricycle, tendent à réduire la pénibilité du travail des conducteurs. C’est dans ce contexte que la société amarantine [url=http://www.simpolitique.com/kargodemo-t15715.html]Kargodemo[/url] entend investir l’immense marché janubo-ventélien avec ses triporteurs électriques. De premiers contacts ont été ainsi été réalisés auprès de l’Eashatri et du Kaiyuan, pour moderniser la flotte des véhicules, en promettant un retour sur investissement sur trois ans. Loin des arguments écologiques, Kargodemo mise sur d’autres de ses atouts, en particulier une charge utile beaucoup plus importante que les rickshaws et une souplesse dans sa conduite. La start-up proposera de fait une gamme de véhicules légers, à bas coûts et fonctionnant en générateur électrique, de telle sorte à ne pas être pénalisé par une autonomie qui reste relativement faible.

      C’est là l’inconvénient de la stratégie Kargodemo : la carence des villes ciblées en bornes de recharge, alors même que le diesel y est en abondance. Son fondateur, Votano Bienestro, est confiant : « L’Amarantie est avec le Kodomo l’un des seuls pays au monde à proposer des véhicules électriques aux performances dignes de n’importe quel autre véhicule. L’intérêt que nous portons à l’égard de la Janubie et la Ventélie est proportionnel à leur dynamisme économique et, avec lui, les besoins qui évolueront. Kargodemo est là pour anticiper ces besoins. ». Quelques villes pilotes, essentiellement au Kaiyuan, ont ainsi été choisies, à la faveur d’un futur partenariat entre Kargodemo et la Société Impériale à l’Energie, pour les doter de bornes de recharge. L’opportunisme de la société n’est toutefois pas sans créer quelques tensions là-bas. Pour ses partisans, le rick-shaw fait partie du patrimoine local et participe précisément à lui donner du charme. De plus, le modèle Kargodemo est peu adapté pour les travailleurs indépendants et fonctionne plutôt par un système de hubs détenus par des sociétés de transport de marchandises. Certains conducteurs craignent de fait de perdre leur indépendance, au profit d’un statut de salarié d’une poignée d’entreprises qui se partageront le marché.

      [right]Tiberius Baro[/right][/justify]

Posté : mar. janv. 30, 2018 11:16 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      30 mars 2035

      Avec le départ de son pilier lianwandais, le G4 officialise sa mort[/center]

      Déjà sérieusement affaibli par le rejet de son traité de paix co-rédigé avec le Kaiyuan, puis par l’effet relatif des sanctions économiques contre l’Union Panocéanique, le G4 regroupant 4 des principales puissances mondiales, a acté sa mort. L’administration de la République du Lianwa motive son départ de l’organisation par [url=http://www.simpolitique.com/post332780.html#p332780]l’échec des négociations avec les autorités deseranes au sujet de la dette des Etats Fédérés d’Olgarie[/url].
      Cette décision met en péril le plan de remboursement des frais de guerre du traité rédigé à l’initiative du Vryheid puisque celui-ci reposait sur l’expertise du G4. Parmi les clauses, le Commonwealth avait demandé une place au sein de l’organisation mais n’a même pas pris la peine de l’officialiser une fois obtenue. Le G4 était semble-t-il déjà mort à leurs yeux. Pour autant, qui était son assassin : le Deseret ou l’UPO ? Le premier avait exprimé de franches positions isolationnistes qui semblaient incompatibles avec les objectifs visés par le G4 et le Vonalya, par sa frilosité à s’engager, a accéléré sa mort. Quant à l’Union Panocéanique, « le G4 était, à la fin du conflit, comme devenu son ennemi principal, loin devant la Coalition ! » selon la lecture qu’en fait Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno. L’universitaire s’en amuse par ailleurs : « dans 20 ans, lorsque l’on étudiera la propagande autour de cette guerre dans les écoles, avec le recul nécessaire, on constatera sans nul doute que la rhétorique anti-G4 a su fédérer bien plus de pays que celle contre la Coalition, notamment en provenance de pays neutres ». Pour l’Amarantie, la propagande lui était ainsi deux fois plus hostiles puisque la Ligue a participé aussi bien aux côtés de la Coalition qu’aux pourparlers du G4.

      Reste que la mort du G4 constitue un jeu à somme nulle, et aucun ne peut actuellement en tirer profit. « La plus grave erreur qu’ait faite l’Union Panocéanique est d’avoir refusé le premier traité du G4, qui était clair dans ses modalités d’indemnisation des victimes de la guerre. En le refusant, l’UPO lui a porté un sérieux coup. Le second, rédigé par le Vryheid, est nettement moins pertinent, puisqu’il a donné à l’homme désormais mourant qu’était le G4 le soin de trancher ce débat épineux. » poursuit Octavian Tarus. Alors que les belligérants se reconstruisent tout doucement après cette violente guerre, ceux qui étaient en mesure d’apporter leur concours financier dans le cadre du G4 marquent le pas. Déjà ralentie en 2034, la croissance vonalyane devrait ainsi encore recule selon les projections sur le premier trimestre de l’année 2035. Le Deseret bénéficiera quant à lui d’une croissance en trompe-l’œil, par simple addition de la production des EFO mais globalement, le système productif deseran n’est plus aussi performant qu’en 2034. Le Lianwa, qui ne cesse de reculer dans les différents palmarès des plus grandes puissances économiques, peine également à retrouver un second souffle. Le G4 mourra sans éloge funèbre mais avec la satisfaction d’avoir ouvert au moins le débat sinon la voie à un monde réellement globalisé, fait d’interdépendances entre pays, où la mauvaise santé de l’un affecte celle de l’autre.

      [right]Bertilo Hinatero[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]

      Forum Coopératif de Dytolie : une facture de 650 millions $ pour l’Amarantie

      [img]https://i.imgur.com/lcXVe8q.png[/img]
      La mise au point d’un réseau satellitaire en Dytolie fait partie des premiers projets du FCD[/center]

      Un peu plus de 647 millions $ : c’est la somme que dépensera la Ligue amarantine au titre de l’exercice budgétaire 2035-2036 pour sa participation au Forum Coopératif de Dytolie. Cette contribution, correspondant à 0.50 % du produit intérieur brut amarantin de l’an passé, fait de la Ligue le premier contributeur, et sera utilisée pour financer des projets de tous types. Parmi eux, le lancement d’un réseau satellitaire continental, dans un contexte de course à l’espace entreprise par plusieurs pays, mais aussi dans une nécessité d’une information toujours plus rapide et précise à circuler. Le Forum Coopératif de Dytolie entend tout particulièrement bénéficier de l’expertise de la République Sénatoriale d’Ascensus sur le sujet, qui détient le monopole de satellites capables d’intercepter des télécommunications, de détecter des ressources terrestres précises et, dans un objectif militaire, de détecter et guider des missiles. L’opération est gagnante pour l’Ascensus puisque la seule fabrication d’un satellite de cette technologie coûte la bagatelle de 400 millions $, une somme mutualisée entre les différents membres du FCD. Il pourra par ailleurs bénéficier des bases de lancement situés notamment en Hachémanie ou au Regnland, ainsi que des chaînes de production des pays adhérents.

      Le FCD dispose pour ce fait d’un budget assez réduit, de l’ordre de 2.7 milliards $. Compte tenu du désir du FCD de ne pas se cantonner à cet ambitieux projet satellitaire, ce dernier devrait être échelonné dans le temps, au moins pour des raisons budgétaires. La facture pour l’Amarantie devrait peser sur le budget de 2035-2036 et pour répondre à cette exigence, le Conseil Exécutif devrait augmenter la dotation que lui versent les entités confédérées, une mesure qui sera difficile à accepter pour les premières concernées, qui devront réduire les dépenses ou trouver d’autres sources de financement. La coûteuse participation de l’Amarantie à l’ADI est ainsi largement décriée par plusieurs entités membres pacifistes qui en demandent le retrait, pour libérer une partie des fonds nécessaires. La dissolution du G4 devrait également soulager un peu les finances amarantines même si les effets ne s’en ressentiront qu’en 2036. En réalité, le principal défi à relever n’est pas tant budgétaire que politique : depuis la mort d’Aristofano Negustesco, aucun membre du Conseil Exécutif n’a suffisamment de poids pour fédérer toutes les entités autour du FCD, qui est vu comme une victoire à retardement pour le président dentegorien, Hadeso Kavaliro, artisan en son temps d’une Union céruléenne « à cercles » ratée. Et rien que pour cela, ne souhaitant pas donner au dynamique quadragénaire le plaisir d’une victoire politique, d’autres membres du Conseil réserveront leur participation à l’effort demandé.

      [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]