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Posté : jeu. sept. 12, 2019 6:10 pm
par William Hamleigh
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la demande ne cesse de croître chez les fournisseurs, principalement étrangers.[/center]
[center]Innovations et bizarreries agricoles séduisent les producteurs lorthoniens
6 février 2040[/center]

[justify]De prime abord tournées vers une économie de la mer et du commerce international, les Îles Lorthon ont acquis ces dernières décennies l’image d’une pétromonarchie assise sur un trésor énergétique permettant de combler les dépenses gargantuesques d’un État providence qui représentent près de soixante pour cent du produit intérieur brut. Toujours est-il qu’outre les mers poissonneuses et les puits pétroliers et gaziers, le pays compte aussi des terres arables, principalement concentrées dans les Lowlands faute d’un sol trop acide dans le reste du pays. Peu doté en terres et accusant, de fait, une production inférieure à la concurrence, le secteur agricole lorthonien, surtout hors élevage, tente tant bien que mal de se faire une place sur le marché international pour y écouler ses produits. Dès lors, face à cette difficulté, nombre de producteurs, tant modestes que bien établis, se sont tournés vers les voies inconnues qu’offrira et offre déjà, pour certaines, le développement des nouvelles technologies au service de la filière agricole. « Nous souffrons d’un problème de visibilité manifeste. Qui vient chercher aux Îles Lorthon des céréales ou des fruits qui doivent, en plus, être acheminés par bateau. Même les étals lorthoniens se sont garnis de produits venus d’ailleurs, surtout de Santogne et de Valdaquie » déclare le porte-parole de la Fédération des éleveurs lorthoniens. Pour augmenter leur production et jouer dans le marché continental, si pas mondial, les producteurs cherchent donc du côté des innovations techniques qui proviennent pour la plupart de pays étrangers.

« Vous voyez, on peut insérer directement nos mélanges dans l’estomac de l’animal et contrôler les paramètres de sa digestion. Ne faites-pas cette tête, c’est parfaitement in-do-lo-re » nous explique, quelque peu médusés, un éleveur bovin qui s’est récemment doté des très controversées vaches à hublots. Ce procédé qui consiste à percer un orifice dans la panse d’un bovidé pour y insérer des mixtures diverses et variées mais aussi pour y prélever toutes sortes d’échantillons permet à l’éleveur d’adapter l’alimentation de son cheptel dans un but d’optimisation de la production. Bien que les émissaires et porte-paroles de cette pratique, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=340991#p340991]à l’image du santognais Alban de Mallonnès[/url], clament son caractère sans risques pour le bovidé, les défenseurs de la cause animale ainsi que l’opinion public ne semblent pas réellement tenir compte des arguments avancés par les grands noms de l’agriculture. Au premier janvier 2040, l’élevage lorthonien totalisait près de cinq mille vaches à hublots, la plupart par petits groupes, de trois à six individus, répartis au sein d’exploitations privées.

Plus populaire aux yeux du grand public, la voie de la robotique et aussi de l’intelligence artificielle. On ne compte plus un salon agricole qui n’ait pas ses promoteurs d’équipements high-techs en tous genres. Robots, drones, capteurs et bien d’autres, ils ont envahi les fermes lorthoniennes depuis maintenant de nombreuses années, encouragés par des programmes de recherches financés par le Département de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires Rurales qui supervise les affaires agricoles conjointement avec le Département de l’Économie. Au dernier salon de Fort William, ce sont les robots autonomes et les drones qui étaient particulièrement représentés. Avec des États comme la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353961#p353961]République d’Ennis[/url] ou le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356430#p356430]Jernland [/url]comme meneurs de la recherche dans le domaine, les produits vendus sur le sol lorthoniens sont, pour la plupart, issus de filières franchisées. C’est le cas de Partholón, un robot entièrement autonome, pouvant couvrir cinq acres par jour avec une charge solaire, qui trouve et extermine les parasites et les mauvaises herbes sur chaque plante sur l'équivalent de quatre terrains de football. Autre curiosités, les drones épandeurs qui font de l’ombre aux couteuses machines agricoles tractées. Pilotés manuellement ou non, ces derniers offrent un panel d’avantages dont le premier est sans conteste leur coût d’utilisation.

Sandra Mac Callister, à la tête du Département avait fait part de la position du gouvernement en la matière lors d’une allocution au dernier salon de Fort William. « J’encourage chacun à rechercher les meilleurs conditions possibles pour la prospérité de l’agriculture lorthonienne qui mérite, elle aussi, d’être entendue. Ainsi que vous soyez ingénieurs ou fermiers, l’État vous soutiendra dans vos projets car ils sont le socle solide pour un pays plus prospère chaque jour » Des paroles qui tranchent pourtant avec la réalité où le délaissement de la filière agricole par les planificateurs du budget se fait de plus en plus ressentir. Si la recherche est soutenue, les dotations et indemnités versées vers le producteurs ont significativement baissé lors des dernières années face à demande plus pressante de nouveaux secteurs en développement comme celui de l’énergie mais aussi d’autres chaines de productions. Alors pour le monde agricole abandonné par le pouvoir, la technologie sera-elle le dernier espoir ?

Posté : jeu. sept. 26, 2019 4:36 pm
par William Hamleigh
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Après d'âpres débats parlementaires, la chambre a fait tomber le Front gaélique.

Ulysses Morgan éjecte les frontistes du gouvernement
et fait tomber son propre cabinet

18 mars 2040[/center]

[justify]C’était une prouesse pour les uns, une mascarade pour les autres. Aujourd’hui, la controversée coalition entre le Front gaélique et le parti travailliste s’est terminée en séance plénière pour le vote final sur le très sensible projet de loi d’Amanda Asgaill sur la présence culturelle islamique dans l’espace public. Évoqué pour la première fois en novembre dernier par la Vice-Première ministre et cheffe du Département de l’Intérieur, le texte prévoyait un important champ d’interdictions et de réglementations concernant les marqueurs culturels relatifs au culte musulman présents dans l’espace public lorthonien. Hautement provocateur, le document a peiné à se frayer un chemin jusqu’au vote des députés, retardé par de nombreuses procédures internes et des séances de questions interminables adressées tant bien à la principale intéressée qu’à tous les membres du cabinet. C’en était visiblement trop pour les membres du parti travailliste qui ont adressé au Premier ministre leur souhait de voir suspendue la collaboration entre leur parti et les forces nationalistes et identitaires du Front gaélique.

Le Premier ministre n’aura pas attendu très longtemps pour exaucer le souhaits de ses disciples, épuisés par l’acharnement médiatique et politique contre la coalition qu’ils avaient, avant tout, voulue pragmatique. C’est donc sans réelle surprise que le Premier ministre Ulysses Morgan a transmis à son groupe parlementaire l’instruction de voter contre le projet du Département de l’Intérieur et d’ainsi se ranger aux côtés de l’opposition. Une manœuvre qui provoque, dès lors, la chute du gouvernement. Pour Amanda Asgaill, qui a affiché une mine imperturbable lors du vote, il s’agit tout bonnement d’une « trahison » de la part du camp travailliste et du Premier ministre, qui est sensé s’élever au-dessus des différents entre les composantes formant son cabinet. Ulysses Morgan, quant à lui, a souhaité mettre en avant l’avis exprimé par les députés travaillistes mais aussi pas l’opinion publique depuis le début de son règne à la tête du gouvernement lorthonien qui aurait bientôt célébré son deuxième anniversaire. « Depuis le début nous avons su que cette alliance n’allait pas pouvoir tenir quatre années. Seulement, à cette période, il nous fallait un gouvernement et je ne regrette pas ce que nous avons accomplis. Aujourd’hui cependant notre collaboration ne peut plus durer pour cause de trop profonds désaccords ».

À la suite du vote, Ulysses Morgan s’est rendu chez le Roi qui lui a demandé, dans le respect de la coutume et des règles constitutionnelles, de former un nouveau gouvernement. Pas encore d’élections anticipées à l’ordre du jour. D’aucuns doutent pourtant de la capacité du Premier ministre à nouer un dialogue avec la gauche de Left Unity et des sociaux-démocrates, issus pour la plupart de la fronde travailliste. Ne restent alors que quatre scénarii possibles pour l’avenir politique du pays. Le premier comprend la mise en place d’un dialogue entre le Premier ministre et les libéraux-réformateurs de Georges Sexter qui pourraient, à eux deux, former une majorité. Dans un second scénario, les libéraux-réformateurs pourraient tenter une alliance avec la gauche, excluant ainsi le groupe travailliste, le sanctionnant alors pour son alliance avec le Front gaélique. Cette perspective est toutefois peu envisageable au vu des importantes divergences qui séparent les différents groupes. Autre possibilité, le parti travailliste reste en fonction et dirige un gouvernement minoritaire qui n’aurait cependant qu’une très faible légitimité et serait extrêmement fragile à la Chambre. Dernier scénario, le plus probable, les factions politiques s’entendent sur l’organisation d’élections anticipées et demandent au Roi de légiférer sur la question. De nouvelles élections qui pourraient alors introduire un nouvel intervenant dans le jeu des négociations, le parti conservateur, susceptible de s’associer à Ulysses Morgan pour former un nouveau cabinet.

Alors que la crise politique frappe à nouveau l’échiquier électoral, la manœuvre osée du Premier ministre est assurément sur toutes les lèvres des analystes politiques qui y voient un implacable calcul électoral. Pour Tom Grant, politologue, cela ne fait aucun doute : « Ulysses Morgan sait parfaitement ce qu’il fait. Il a pleinement conscience qu’aucun gouvernement stable ne pourra émerger sans de nouvelles élections. D’autant plus que ce sabordage du cabinet intervient alors que le Front gaélique chute gravement dans les derniers sondages. Sauver son image pour s’assurer le poste à l’issue des prochaines élections et éviter d'y voir Amanda Asgaill, c’est pour moi, ce qui trotte dans la tête du Premier ministre ».

Posté : lun. sept. 30, 2019 7:55 pm
par William Hamleigh
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Grâce au soutien sans participation des libéraux, le Premier ministre reste au pouvoir.[/center]
[center]Le Roi refuse la tenue d'élections anticipées :
les travaillistes forment un gouvernement minoritaire

31 mars 2040[/center]

[justify]« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple lorthonien » a-ton pu entendre aujourd’hui dans l’enceinte feutrée du Palais de la part d’Ulysses Morgan, pour la deuxième fois il est vrai, qui prend la tête d’un second et nouveau gouvernement. Une nouvelle équipe où seuls les travaillistes siégeront bien qu’ils ne disposent pas de la majorité au sein de la Chambre des Communes. Il s’agit donc d’un gouvernement minoritaire, ce qui n’est pas une première dans l’histoire politique lorthonienne mais qui reste assez rare pour être souligné. Néanmoins, le Cabinet Morgan II, comme on l’appelle déjà, est le premier de ce genre que connait notre pays au XXIe siècle. Si les postes au sein du Cabinet seront monochromes, la viabilité du Gouvernement tient, en tout et pour tout, au soutien sans participation qu’a annoncé adresser au Premier ministre le parti libéral-réformateur. Un scénario sur lequel peu d’analystes auraient manifestement parié au lendemain de l’exclusion du Front gaélique des Affaires tant la cote était du côté de la tenue d’élections anticipées, tacitement désirées par le Premier ministre. Les partis n’auront pas eu le temps de procéder à un vote sur la question que le Palais s’est interposé dans le débat. Pour Richard III, il est « inacceptable de replonger le pays dans la crise alors que le processus d’intégration des Élandes orientales n’est pas abouti » Il en va, selon le souverain, « de la crédibilité du pays sur la scène internationale et du visage que nous donnons de la politique nationale à ceux qui veulent construire un avenir à nos côtés » en faisant allusion tant au référendum rattachistes qu’aux partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes. C’est devant cette déclaration qui n’a pour seul poids effectif la coutume et le pouvoir moral de la monarchie dans l’échiquier politique lorthonien que se sont inclinés les présidents de partis. Selon Tom Grant, politologue à Fort William « la Chambre n’oserait pas se dresser contre le monarque ».

Grondés par le Palais, les parlementaires ont poursuivi leurs discussions au cours desquelles un accord a été trouvé entre, du moins, les forces du Premier ministre ainsi que celles des libéraux de George Sexter. En accord avec la déclaration royale, les deux partis se sont entendus sur un seul et unique point qui sera, semble-til, le leitmotiv de ce nouveau gouvernement : délivrer au mieux et au plus vite un plan d’intégration viable concernant le dossier arctique. On se dirige donc vraisemblablement vers un gouvernement peu impliqué en matière de réformes et il est fort à parier que c’est l’immobilisme qui primera sur le plan intérieur. C’est en tous cas ce que semblent affirmer les deux hommes forts du moments. « Sa Majesté a été claire, nous devons nous concentrer sur ce volet majeur et prouver que les Îles Lorthon sont une société stable et pragmatique » a déclaré, de son côté, le Premier ministre avant George Sexter qui a, lui, commenté « Les élections attendront que ce dossier soit complètement évacué. Nous ne pouvons tout faire à la fois, les électeurs le comprendront aisément. Personne n’aime la crise, à mon sens » Reste à voir combien de temps ce remariage du Premier ministre tiendra et si ce nouveau Cabinet parviendra effectivement à se concentrer pleinement sur le dossier arctique et ainsi mettre en pause ses éventuels projets de réformes pour le pays.

Posté : jeu. oct. 03, 2019 7:18 am
par William Hamleigh
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L'application suscite à la fois l'enthousiasme et des questionnements éthiques.[/center]
[center]SchoolBase : l'app qui s'implante dans les salles de classes du pays
8 avril 2040[/center]

[justify]Aujourd’hui, Josh, 14 ans, s’est mal comporté en cours. Bien que cela puisse sembler amusant, lancer des bouts de gomme sur ses camarades n’a visiblement pas plu à son professeur qui lui a mis une remarque disciplinaire à faire signer par ses parents. Quelques années plus tôt, Josh et les autres indisciplinés de son genre, auraient pu facilement s’en tirer en imitant la signature d’un de leur parent. Désormais, de plus en plus d’établissements ont décidé de quitter le support séculaire du journal de classe pour adopter un mode de notation supporté par une application dédiée. Le leader du marché, SchoolBase, propose au corps professoral de prévenir les parents en temps réel du comportement ainsi que des résultats aux interrogations. Ainsi, les parents de Josh recevront la remarque sur leur téléphone, alertés par une notification. Plus moyen donc pour les élèves de passer entre les mailles du filet. Facile d’utilisation pour le personnel scolaire comme pour les parents, mêmes les plus « déconnectés », SchoolBase propose « la possibilité d’offrir à l’enfant un suivi efficace et novateur ». Lancée il y a cinq ans, le système a gagné en importance au cours des deux dernières années, en adoptant notamment la gratuité, et s’est implanté dans plus d’un quart des écoles du pays. Toutes n’ont cependant pas abandonné le support papier mais opèrent un mélange entre les deux méthodes selon les modalités du moment.

Si l’on se doute sans trop de souci que cette innovation ne réjouit pas ou peu les principaux intéressés, les élèves, de nombreux parents et enseignants s’en disent satisfaits, non contents d’être parfaitement au fait du comportement de leurs enfants à l’extérieur du domicile. Pour autant certains pédiatres et spécialistes de la psychologie de l’enfance estiment qu’il faudrait éviter de conférer à des systèmes comme SchoolBase une place trop importante dans le cursus de l’enfant. En cause notamment le sentiment de pression et d’observation constante qui pourrait s’avérer néfaste à long terme pour le développement de l’élève : « Pour beaucoup d’enfants, l’école permet de s’éloigner des figures parentales pour apprendre à évoluer en société. Si les parents s’immiscent de trop dans ce domaine de vie avec la complicité des professeurs, l’enfant pourra ressentir une pression plus importante encore que celle qu’impose de base le système scolaire » commente un spécialiste qui a étudié le comportement de l’enfant en milieu scolaire. « N’oublions pas non plus que le fait d’imiter une signature, de cacher une mauvaise note, toutes proportions gardées, en somme transgresser les règles fixées par l’école et les parents, est un jalon essentiel dans la construction sociale d’un individu. Encourager la confiance plutôt que le flicage, c’est peut-être ce qu’empêchent des systèmes comme SchoolBase » ajoute-t-il.

Pour l’heure, les données récoltées par les établissements ayant recours à ces procédés ne permettent pas encore de dresser des études fiables sur les bienfaits et possibles dangers encourus. Un projet de loi était initialement prévu par le Département de l’Education mais a été mis en stand-by à la suite des changements politiques récents. D’aucuns souhaiteraient également élargir ce système au monde politique. « Note ton député » comme le disait un tag populaire sur les réseaux lorthoniens. Des initiatives de la sorte seraient actuellement en développement profitant notamment du vide juridique en la matière. Toutefois il est fort à parier qu’un SchoolBase à la Chambre des Communes provoquerait un tollé parmi la classe politique, par peur sans doute d’être grondé par les électeurs au moindre faux pas disciplinaire.

Posté : mer. oct. 09, 2019 9:21 am
par William Hamleigh
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Les Lorthoniens ont de moins en moins recours aux armes défensives.[/center]
[center]Sans immigration, la vente des spray au poivre en chute libre
26 avril 2040[/center]

[justify]Securex, la plus grande entreprise nationale de production d’équipements défensifs à destination du grand public a annoncé récemment un large plan de restructuration comprenant des licenciements et une délocalisation partielle de sa production. Un plan qui devrait ramener la firme à ses dimensions du début des années 2030. En cause, tout simplement, les mesures draconiennes de l’ancien gouvernement pour restreindre les flux migratoires aux Îles Lorthon. C’est au cours des années Connolly-Ceallach que Securex a observé une croissance vertigineuse, surclassant tous ses concurrents dans le domaine de l’armement domestique. Aujourd’hui, force est de constater que le public se désintéresse de plus en plus de ces moyens de défense. Une baisse de la demande qui accompagne un sentiment de sécurité retrouvé qui va de pair avec la chute des taux migratoires et, paradoxalement, la chute du Front gaélique dans les sondages. Couronné par une immigration encouragée voire incontrôlée, Securex a pu offrir ses services dans un contexte d’insécurité croissante qui n’est, malheureusement pour leurs activités, plus le même aujourd’hui. Simon Herkley, porte-parole de l’entreprise s’est exprimé sur les problèmes que rencontre actuellement la firme ainsi que le secteur tout entier : « Nous avons connu une importante croissance lors des années passées. Croissance qui nous a poussé à nous développer et à élargir notre offre pour une demande que nous aurions voulue stable et fidèle. Aujourd’hui nous ne pouvons plus nous permettre de maintenir les activités qui sont les nôtres tant dans leur accessibilité que dans leurs dimensions » Selon la direction, plus de deux-cents emplois à temps-plein seraient sur la sellette.

Outre les déboires des sociétés de sécurité, la situation atteste que de plus en plus de Lorthoniens se sentent en sécurité dans leur pays. L’Institut Royal de Sondage et de la Statistique (ndlr : SPRI) a compilé plusieurs résultats d’enquêtes effectuées au cours des dernières années. En 2036, les sondés déclaraient à 76% se sentir en sécurité aux Îles Lorthon là où ce taux atteignait les 89% dix ans plus tôt. Des résultats qu’avaient fièrement brandi les candidats frontistes au cours de leurs campagnes électorales. Au premier janvier 2040, 82% des interrogés allaient également dans ce sens, signe de taux repartis à la hausse. Concernant les agressions, elles auraient diminué de 11% à la campagne et jusqu’à 47% en milieu urbain au cours des cinq dernières années. Plusieurs associations de défense et d’aide aux demandeurs d’asile se sont offusqués de la publications de ces résultats accusant les sondeurs de sciemment « faire le jeu des racistes et des nationalistes ». Le Premier ministre s’est gardé de tout commentaire, lui qui avait confié les rennes de l’Intérieur au Front gaélique, mais a réaffirmé récemment vouloir continuer de faire de la société lorthonienne un havre de paix civile. Pour les entreprises de sécurité, on l’aura compris, le vent a donc tourné. Forts d’avoir basé leurs activités sur les cours instables de la politique lorthonienne, ils en payent désormais les conséquences accusés par beaucoup d’avoir, notamment selon la Ligue de Défense des Sans-Papiers, « manqué de morale pour avoir bâti leur réussite sur les fantasmes xénophobes et nauséabonds de l’extrême-droite ».

Posté : sam. oct. 12, 2019 1:37 pm
par William Hamleigh
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Objectif majorité à deux tiers pour le gouvernement.

Une première version du plan pour l'arctique présentée devant le Parlement
5 mai 2040[/center]

[justify]Le nouveau cabinet du Premier ministre, entièrement dédié à l'élaboration d'un plan pour l'intégration des Élandes orientales, a présenté hier après-midi, une première version aux députés du document qui pourra recevoir leurs questions et recommandations. Les 987 pages de cette première version ont également été transmises aux services de presse qui l'ont donc parcouru et feuilleté pour pouvoir suivre les débats à l'ordre du jour de la Chambre. Intitulé « Pour un avenir lorthonien en arctique », le plan du gouvernement prévoit une réforme constitutionnelle majeure destinée à supporter le choc politique, démographique et social de l'évènement que présente l'élargissement du Royaume et de sa population. Pour Anna Holden, philosophe politique à l'Université d'Hoxa « ce qu'il se passe sera vu, plus tard, par les historiens comme un événement majeur dans l'histoire de notre pays qui aura des répercussions dont l'ampleur nous échappe encore actuellement ».

Au milieu des centaines de pages se dessine donc au compte-goutte le portrait de notre pays pour les années à venir. Un portrait dont Ulysses Morgan n'est, de loin, pas le seul artisan. En position de faiblesse à la Chambre, le gouvernement doit satisfaire les désirs du parti libéral-réformateur qui lui assure son soutien sans participation. À la lumière de cette réalité, d'importants projets de réforme allant de pair avec l'intégration prennent tout leur sens. Parmi ceux-ci, l'adoption de la proportionnelle comme méthode de suffrage pour tous les niveaux de pouvoir. Une mesure que justifie le gouvernement par « la nécessité d'expérimenter de nouvelles méthodes démocratiques pour répondre aux faiblesses du système actuel ». En deux mots : la proportionnelle pour éviter les crises d'un système majoritaire s'appliquant à un paysage politique complètement défragmenté. Cette position se retrouve à maintes reprises dans les programmes et argumentaires libéraux qui ont longtemps souffert du système majoritaire à un tour.

Outre un changement de méthode de vote, l'intégration de l'arctique sera le point de départ d'une nouvelle ère administrative pour le pays. En effet, le gouvernement prévoit une dévolution de compétence à l'ensemble des Élandes lorthoniennes une fois qu'elles auront été rejointes par leurs sœurs orientales. Il faut cette-fois y voir non pas la marque de la particratie de Fort William mais bien la main invisible de Magnus Loganach et de ses collaborateurs qui auraient fait de cette autonomie une condition sine qua non de la bonne poursuite du projet rattachiste. Un caprice auquel le gouvernement lorthonien a visiblement cédé, sans doute mis sous pression à la fois par le contexte politique interne ainsi que par la menace tacite que Magnus Loganach tente l'aventure en solitaire au sommet de son petit royaume enneigé.

Pour autant, si le projet devrait rencontrer sans trop de soucis l'aval du parti libéral-réformateur qui a piloté en sous-main son élaboration, il faudra pour le gouvernement entendre les critiques et avis émis par les autres factions de l'hémicycle pour parvenir au barème requis pour l'adoption d'une réforme constitutionnelle, à savoir les deux tiers de la Chambre des Communes. Une proportion qui exige immanquablement la participation du Front gaélique, brouillé avec le Premier ministre, sans lequel les deux tiers des sièges, à savoir 161, ne peuvent être atteint. Dans le cas d'un vote favorable du Parlement, le document sera par la suite soumis au vote populaire dans le mois à venir pour, toujours dans l'éventualité d'un aval référendaire, déboucher sur une intégration actée le 1er janvier 2041.

Posté : ven. oct. 25, 2019 9:19 pm
par William Hamleigh
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Les électeurs seront appelés à voter sur le projet de rattachement ainsi que sur la réforme constitutionnelle.

Face au refus frontiste, le gouvernement fera passer le texte par referendum
15 juin 2040[/center]

[justify]Voilà huit mois que les gaéliques d’arctique, poussé par un Magnus Loganach survolté, ont voté pour rejoindre le Royaume des Îles Lorthon. Aujourd’hui, à quelques mois de l’anniversaire du scrutin, force est de constater que rien n’a encore bougé du côté lorthonien, là où les Élandais orientaux expérimentent l’indépendance sous baxter Lorthon Energy. La crise perpétuelle de la démocratie lorthonienne qui sévit depuis la chute des cabinets Connolly et Ceallach a complètement mis à l’arrêt le projet rattachiste, sabordé par les querelles et combats de coqs entre les présidents de partis à la Chambre des Communes. Libéré de l’influence d’Amanda Asgaill pour avoir docilement consenti à celle du libéral George Sexter, le Premier ministre est néanmoins parvenu à proposer un accord solide aux membres du Parlement. Un accord qui s’accompagne d’une profonde réforme constitutionnelle contenant notamment la dévolution de compétences publiques et l’adoption de la proportionnelle intégrale comme méthode de suffrage. Problème seulement pour le gouvernement, la réforme de la constitution s’accompagne d’un vote à majorité de deux-tiers à la Chambre. Chose qui n’est pas réalisable dans sa configuration actuelle sans l’aval des forces nationalistes du Front gaélique pour qui la trahison d’Ulysses Morgan n’a toujours pas été digérée. C’est donc sans surprise que les députés de l’ex-Vice-Première ministre ont annoncé qu’ils voteraient contre le texte du Premier ministre. Pour parvenir à ses fins sans aller aux élections générales, seule reste la voie du référendum dont un résultat positif serai considéré comme supérieur à un vote parlementaire par le Droit lorthonien.

Les électeurs peuvent déjà tirer une croix dans leur calendrier à la date du 15 août prochain. Un délai relativement court donc qui risque de donner lieu à une campagne expédiée et peu travaillée. Mais c’est aussi pour « avancer » qu’un délai de deux mois, le minimum concernant la législation encadrant le référendum aux Îles Lorthon, a été retenu. De nombreux députés et électeurs ont exprimé leur ras-le-bol des gamineries politiques et souhaitent désormais faire bonne figure à ceux qui ont choisi Fort William pour phare. De fait, le projet devrait rencontrer sans trop de souci l’aval de la population ainsi que le soutien des principales forces politiques bien que le Front gaélique demeure toujours incapable de se prononcer sur le sujet. Derrière le refus de voter le texte du Premier ministre au parlement se cache en réalité un refus de collaborer pour vengeance concernant leur éviction du cabinet. Une position difficilement conciliable avec le programme du Front gaélique qui devait faire « rendre sa grandeur » à la société lorthonienne. « Désormais face à la possibilité d’élargir la communauté nationale, les voilà bien en peine de justifier leur désaccord si ce n’est par leur incompétence, sans doute » commentait Niels Borrough, membre de la gauche radicale Left Unity chez qui, là aussi, on voit d’un bon œil le texte du Premier ministre. « Ce document est le fruit d’un travail d’union nationale, en aucun cas je n’en fais ma propriété » déclare Ulysses Morgan à la presse après l’annonce du référendum. Encore faudrait-il peut-être là encore chercher à concilier ces paroles avec d’autres tenues dans sa propre jeunesse « Je souhaite laisser mon non dans l’histoire lorthonienne naturellement » disait-il légèrement 44 ans plus tôt lors de son entrée au Parlement.

Posté : dim. oct. 27, 2019 10:37 pm
par William Hamleigh
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Aucun lien génétique ne relie la mère et son fils.[/center]
[center]James IV n'est pas le fils de Jeanne la Grande
21 juin 2040[/center]

[justify]C’est la fin d’une enquête digne des plus grands chefs d’œuvres du cinéma qui s’achève aujourd’hui pour les historiens et les chercheurs sur l’histoire de la famille royale lorthonienne. Après plusieurs années de compilation documentaire, des analyses ADN viennent mettre un terme l’une des plus intrigantes énigmes de la royauté lorthonienne. Remise en contexte : Jeanne de Northmond (ou Jane), fille d’Henri II, monte contre toute attente sur le trône au début de l’année 1804 à seulement 20 ans après que son frère Carol se tue dans un accident d’escalade quelques semaines seulement avant la mort d’Henri II. C’est sur la jeune femme, seule héritière, que repose désormais la destinée de l’État. Le règne de Jeanne sera court, cinq années seulement, mais elle marquera les esprits de son temps pour son tempérament, sa détermination et ses insoupçonnées compétences politiques. Nommée « la Grande » pour ce qu’elle aurait dû être si le destin ne l’avait pas cueillie trop tôt, Jeanne Ière reste une figure populaire et jouit d’une postérité favorable à ses courtes années de gouvernance. Seule tache dans ce portrait lumineux, l’incapacité pour la monarque de donner un héritier au Royaume. Mariée rapidement à la mort de son frère à un prince germanique, la reine connaitra trois grossesses qui se solderont toutes par une fausse couche. Trois drames pour la royauté jusqu’au miracle en 1806, la naissance d’un garçon, James, futur roi des Îles Lorthon. L’Histoire aurait pu se contenter de ce récit si seulement des rumeurs et bruits de couloirs n’avaient pas courus au sujet de l’enfant providentiel, et ce dès sa venue au monde. « J’entends beaucoup parler au sujet de Sa Majesté et de sa progéniture, notamment que cette dernière surprend par l’absence de traits semblables à ses parents » écrit Stanislas Rudington, poète de seconde zone à la cour. Mais c’est réellement cette phrase d’une des dames de la reine, une certaine Cosima, présente dans la chambre, qui sèmera pour de bon le doute sur la naissance de James « C’est quand Sir Alisson (ndlr : médecin de la cour) m’a mandée d’aller quérir une bassine d’eau chaude et que je suis revenue que j’ai finalement vu le prince, tout né qu’il était. Pour sûr était-il bien vif mais sa physionomie m’apparut alors comme celle d’un enfant d’une semaine déjà, non comme celle humide et rabougrie qu’ont les nourrissons à leur naissance »

Aujourd’hui la communauté historienne est formelle, James IV n’est pas le fils légitime de la reine Jeanne et du prince-consort. C’est à une enquête de plusieurs années passées dans les archives des plus hautes familles du pays ainsi que dans celle du Palais que l’on doit cette affirmation. Une affirmation qu’est venue graver dans le marbre l’annonce des résultats des analyses ADN, point d’orgue de sept années de recherche. Les problèmes de la reine pour engendrer sont très probablement attribuables à une tare génétique comme a pu le suggérer la présence de cas similaires dans plusieurs branches cadettes de la famille royale. Il est très peu probable que la reine ait pu donner naissance à un enfant sain et sauf. Si cette piste est la bonne, reste à remonter la trace du nourrisson. Qui est James IV ? James de Northmond est probablement un enfant de roturier, et même un enfant de la rue recueilli comme beaucoup d’entre eux par les sœurs dans un de leurs hospices. Dans les jours précédant la naissance du présumé enfant royal, plusieurs couvents et maisons d’assistance publique reportaient la disparition de nourrissons récemment recueillis. « James IV est probablement l’un d’entre-eux » peut-on lire dans les pages de l’enquête. À partir de là, les historiens proposent plusieurs scenarii dont celui recevant le plus de crédit suppose que l’enfant ait été enlevé aux religieuses pour servir de remplaçant dans le cas d’une nouvelle fausse-couche de la reine. « Le médecin a dû être complice, c’est indéniable, il était le premier à voir le véritable enfant ». Dès lors l’enfant du couvent a été présenté comme étant celui de la reine et du consort, camouflant la mort tragique de cet oublié de l’Histoire. « On ne pouvait présenter ces éléments comme des preuves, ils nous fallait recourir à l’expertise ADN » en mars dernier le groupe de chercheurs demande à la famille royale l’autorisation de procéder à un test ADN sur la dépouille de Jeanne la Grande et de son fils. « De manière surprenante, Sa Majesté s’est montrée très réceptive et curieuse de l’avancée de nos recherches » plusieurs jours plus tard, les chercheurs étaient bel et bien fixés.

Si la publication de l’intégralité de l’enquête a provoqué une vague de réactions de la part de la communauté historienne et nationale en générale, d’autres conséquences sont à prévoir, à commencer la plus évidente : la descendance de James IV n’est pas légitime d’un point de vue génétique, à commencer par son principal représentant : Richard III. « Il doit exister, quelque part dans une famille de la haute société, une lignée de prétendants qui s’ignorent depuis des siècles » déclare un historien spécialiste de la monarchie lorthonienne et co-auteur de l’ouvrage en question. « Cela soulève des questions, bien entendu. Si tant est qu’on considère l’héritage monarchique comme une affaire strictement généalogique voire génétique, Richard III n’a pas plus de légitimité que vous et moi. En revanche l’on peut discuter du fait que James IV a bénéficié de tous les traitements et de toute l’éducation d’un enfant royal et qu’à part une poignée de personnes, cinq tout au plus, personne ne l’a su. Dès lors est-ce vraiment important que James et Richard III ne partagent pas les mêmes chromosomes que Jeanne et Richard le Grand, ma foi je dirais que tout cela est très anecdotique. Des histoires comme cela doivent exister ailleurs dans le monde, j'en suis convaincu. » Á la suite de ces révélations éclate alors la dernière phrase du journal de dame Cosima au jour de la naissance royale : « Madame pleurait quand l’enfant est né ».

Posté : dim. nov. 17, 2019 1:05 pm
par William Hamleigh
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Sans réelle surprise, 72% des bulletins ont confirmé le pari du gouvernement contre l'opposition.

Les Lorthoniens donnent le feu vert pour l'union avec l'arctique
16 août 2040[/center]

[justify]Dans le courant de la journée du 15 août dernier, les électeurs lorthoniens ont été invités à se rendre aux urnes pour exprimer leur avis sur l'intégration des Élandes orientales. Un peu moins d'un an après le référendum d'Unité Gaélique sur le futur de l'arctique vonalyan, qui s'était soldé par une victoire écrasante du « oui », ce fut au tour des désirés d'accepter ou non le cadeau arctique. À la fermeture des bureaux de vote et après la fin du processus de dépouillement, le Département de l'Intérieur a communiqué les chiffres et résultats officiels annonçant une victoire nette pour l'union. Fort d'un soutien presque unanime de la part de la classe politique, le projet de rattachement des communautés arctiques au reste du pays a donc rencontré un électorat en très grande majorité favorable ou pire indécis à l'idée d'élargir le territoire national. Une issue qui était bel et bien « sans surprises » comme le ruminent en boucle les chaines d'infos en continu. « En effet difficile de s'attendre à un refus populaire quand la grandeur nationale est en jeu » déclare Stephen Browning, chroniqueur politique à la radio publique. Toutefois les analystes s'accordent désormais à dire que l'appui populaire a été en partie surestimé. D'aucuns prévoyaient en effet des scores et résultats au-delà des quatre-vingts pour cent de votes favorables. A l'heure actuelle peu de pistes permettent d'expliquer concrètement ce phénomène.

Pour le Premier ministre et son gouvernement qui ont chapeauté la conception du projet d'intégration, de concert avec les autres factions politiques, la journée du 15 août devait plutôt ressembler à une simple journée d'enregistrement du dossier de la majorité comme semblaient le prévoir les très hautes estimations. Pour autant, tout a été organisé pour garantir l'effet de surprise ou du moins en donner une impression convaincante. Décompte géant sur la place du Parlement, feux d'artifices et discours d'exceptions étaient au rendez-vous pour célébrer et accueillir ce que certains appellent d'ores et déjà une nouvelle ère pour le pays. L'expression de « Quatrième royaume » a largement été reprise, faisant allusion à la nomenclature historique délimitant les différents régimes et ères politiques qu'ont connus les Îles Lorthon dans leur histoire. Le Premier ministre, Ulysses Morgan, a souhaité attirer l'attention sur « un événement historique pour notre pays et le monde gaélique dans son ensemble. La preuve que la fraternité culturelle est une force capable de déplacer des montagnes »

Pour Ulysses Morgan et ses collaborateurs le succès d'hier n'a pas seulement la saveur d'un élargissement territorial mais également celle d'un triomphe à la fois politique et historique. Car si les Lorthoniens ont voté pour l’intégration des Élandes orientales, ils ont également voté pour toute la réforme constitutionnelle qui l'accompagne et qui redéfinira la politique lorthonienne en profondeur. Forgées après des années de crises redondantes, ces réformes prévoient, entre autres, une réécriture de la Constitution pour y intégrer l'arctique ainsi que les nouveautés institutionnelles comme la dévolution des compétences vers Urnavuk, l'instauration de la proportionnelle à tous les niveaux de pouvoirs ainsi qu'inévitablement, un nouveau nom pour le pays, du moins dans sa dénomination officielle. En effet, alors qu'un quart de la population vit en arctique, comment ne pas rendre compte de cette réalité dans le nom même du pays, qui pour l'heure ne fait honneur qu'aux citoyens insulaires.

Mais la victoire du « oui » lors du scrutin ne fait pas que souligner le succès du plan du Premier ministre, il met également en évidence la défaite ou du moins l'absence du Front gaélique des débats sur la question arctique. Ayant voté contre le projet [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358160#p358160]d’abord soumis en séance parlementaire[/url], raison pour laquelle la voie référendaire a été choisie par la majorité, les nationalistes ont peiné à afficher une position claire sur un dossier qui d'ordinaire les aurait enchantés. Par vanité ou par incompétence, les leaders frontistes n'ont pas supporté l'idée d'adresser le soutien aux plans du Premier ministre qui les avait éjectés brutalement du gouvernement sans sommation [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356846#p356846]en mars dernier[/url]. Se cachant derrière des « nous ne voulons pas infantiliser l'électeur en lui disant quelle case cocher » les nationalistes ont sûrement perdu l'estime de certains de leurs partisans et ce retrait leur vaudra sans doute un rappel à la réalité aux prochaines élections. Des prochaines élections qui doivent d’ailleurs avoir lieu le 15 janvier prochain, alors que l'union sera proclamée officielle et effective le 1er janvier 2041. Alors seront rebattues les cartes pour la première fois selon la proportionnelle, à la Chambre des Communes à Fort William, mais aussi au Parlement des désormais Élandes lorthoniennes, à Urnavuk.

Posté : sam. nov. 23, 2019 8:02 pm
par William Hamleigh
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Le Premier ministre se retirera de la vie politique après les élections du 15 janvier.[/center]
[center]Ulysses Morgan ne sera pas candidat à sa réélection
9 septembre 2040[/center]

[justify]Lors de la séance ordinaire du Parlement de mercredi dernier avaient lieu les traditionnelles questions au Premier ministre. Séance qui s’est déroulé dans le climat habituel qu’on connait à ces jours de confrontation politique. À la suite de cet exercice, le Premier ministre a tenu une déclaration à l’extérieur du Parlement dans laquelle, face aux caméras, il a fait savoir son intention de quitter ses fonctions après les prochaines élections générales et après qu’un gouvernement en émerge. Gardant son sang-froid, il a notamment dit « Si mes presque trois années écoulées à la tête du pays m’ont appris quelque chose c’est bien que je fusse trop âgé pour l’ouvrage » s’est-il exclamé en riant avant d’ajouter « aussi j’estime avoir accompli ce qui devait l’être et j’ai livré avec mes collaborateurs un projet d’avenir pour notre pays, projet que je ne pourrais pas, si je restais, réaliser comme il se doit. Car cette nouvelle constitution et ce nouvel horizon politique, les épaves comme moi n’y ont pas leur place. Je laisse mon poste à la nouvelle génération, brillante espérons-le. Au vainqueur des élections prochaines, je remettrai les clefs de ma fonction, non sans chagrin. J’ai fait part de ma décision au Roi et Sa Majesté m’a transmis ses bons vœux. »

Coup de tonnerre dans le monde politique. Au pouvoir depuis plus de deux ans, Ulysses Morgan s’était montré d’une ambition sans bornes et sans scrupules, traits qui l’ont assurément aidé à évincer ses adversaires au sein du parti, au point d’y avoir vitrifié l’opposition intestine en quelques mois. « La parole d’un homme sage et d’un grand Chef d’Etat » s’est exclamé Glenn Mac Donell, l'actuel Secrétaire d'État de l'Intérieur et héritier présupposé d’Ulysses Morgan. Un commentaire qui rejoint celui plus mesuré de Georges Sexter, leader libéral « Personnage clivant souvent, controversé à l’occasion, toujours droit. Je salue un adversaire politique haut en couleur » ainsi que la déclaration plus allumée d’Alan Orkney, tête de la gauche radicale, « L’arctique, la proportionnelle, la constitution c’est au Peuple lorthonien que nous les devons et à lui seul. À Monsieur Morgan nous devons le Front gaélique au pouvoir, le droit à l’avortement bafoué, les politiques d’un autre âge, pas de regrets pour ce dinosaure »

« Si Monsieur Orkney beugle de la sorte, c’est dans l’espoir que ses paroles soient entendues dans un Parlement où étrangement il est absent » a rétorqué le principal intéressé à une question d’un journaliste. Quoi qu’il en soit, le départ du Premier ministre soulève assurément les interrogations sur les motivations qui en ont été à l’origine. L’âge tout d’abord peut entre en considération. À 67 ans passés, Ulysses Morgan n’a jamais caché trouver l’exercice du pouvoir usant pour sa condition physique. Mais c’est aussi du côté des fantasmes et ambitions de l’homme qu’il faut sans doute aussi se tourner. Lors de son entrée au Parlement, il avait déclaré, alors tout jeune, vouloir « entrer dans l’histoire » du pays. Une vision sans doute qu’il aura caresser de longues années depuis les bancs de la Chambre où il disciplina les députés travaillistes pendant des années. Désormais au pouvoir, l’intégration de l’arctique et sa réforme constitutionnelle, d’aucuns diront qu’il s’agit d’une nouvelle constitution à bien des égards, qui doit entrer en fonction le 1er janvier, lui assure assurément une place majeure dans l’histoire politique du pays. Dès lors, ne dit-on pas des meilleurs joueurs qu’ils quittent la table immédiatement après avoir gagné ?