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Posté : jeu. août 08, 2019 3:12 pm
par William Hamleigh
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Miranda Russel a communiqué la position du gouvernement devant les équipes de presse.
Les Îles Lorthon ne signeront pas le Pacte de Solidarité Démocratique
24 octobre 2039[/center]
[justify]« Les Îles Lorthon n’ont pas le désir ni les moyens d’être les gendarmes du monde » a déclaré devant un parterre de journalistes la Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Miranda Russell au sujet du Pacte de Solidarité Démocratique lancé à l’initiative de la République Fédérale d’Ennis. L’objectif de ce pacte est simple, unir les forces démocratiques contre le péril rouge, sans relâche brandie comme un épouvantail par la presse ennissoise contre son meilleur ennemi, la République des Conseils du Westrait. Typiquement, le climat anti-communiste exacerbé régnant en Ennis n’a pas son pareil dans la société lorthonienne qui, dans son ensemble, n’est pas hostile aux idées de la gauche radicale, cette dernière étant en partie parvenue au pouvoir au sein du Cabinet Ceallach et ayant, depuis peu, retrouvé le chemin du Parlement au sein de la nouvelle formation Left Unity. Le Premier ministre, lui-même, n’a jamais montré la même verve à l’encontre des idées radicales de gauche que son homologue ennissois. « Notre collaboration avec Dunmore n’en sera aucunement influencée » affirme Russell. Toujours est-il qu’il faut savoir lire entre les lignes et qu’il est une question que nul dans la salle de presse n’a soulevé : la jeune République westréenne est un important client de Lorthon Energy chez qui elle se fournit principalement en pétrole. Un contrat que n’aura, sans doute, pas voulu compromettre le gouvernement lorthonien témoignant encore une fois de l’enfermement de Fort William dans sa vision commerciale de la géopolitique et qui se contraint à appliquer avec zèle le dogme du « ce ne sont pas nos affaires » à sa ligne diplomatique.
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Inès Teysseire n'aura finalement pas décroché le fruit défendu d'une coalition avec l'extrême-droite sortante.
Le nouveau gouvernement santognais sera minoritaire
24 octobre 2039[/center]
Le serpent n’aura pas eu raison d’Inès Teysseire, la nouvelle femme à la tête de la Santogne après sa victoire lors des élections générales tenues ce 16 octobre. Alors que parmi les différentes combinaisons envisageable pour la formation d’un gouvernement, l’hypothèse d’un mariage avec la Ligue du Renouveau sortante était clairement avancée comme probable par les analystes et sondeurs santognais. Il n’en est donc rien et le fruit défendu de l’extrême-droite restera pendu à sa branche jusqu’au prochain scrutin. Toutefois, la Ligue du Renouveau a affirmé offrir à la nouvelle Première ministre un soutien sans participation, les deux femmes pouvant tout à fait s’entendre sur des volets comme la sécurité ou encore sur l’évasion fiscale. Fruit croqué mais pas arraché donc s’il faut en croire les réalités des tractations post-électorales qui se tiennent à l’abri des journalistes. Le scénario sera donc différent de l’issue qu’avait prise la crise lorthonienne de 2038 où aucune formation n’avait voulu tenter la piste du gouvernement minoritaire comme l’a fait l’ancienne ministre santognaise. Reste à voir ce que fera la nouvelle cheffe de Forcastel de son programme ambitieux. À l’international, elle devrait trouver sans grande peine le soutien du gouvernement lorthonien contrairement à celui du président ennissois qui, pour la première fois, aura au sein de la CND un adversaire revendiqué et qui se lancera à l’assaut de la forteresse fiscale qu’est la République d’Ennis.
Posté : jeu. août 08, 2019 8:18 pm
par William Hamleigh
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Exclus du parlement aux dernières élections, les conservateurs se cherchent un sauveur.[/center]
[center]Bashir Maan, un visage atypique pour sauver le parti conservateur ?
24 octobre 2039[/center]
[justify]De tous les électorats lorthoniens, les conservateurs sont les plus braves car ils habitent loin des centres civilisés du Parlement et du Cabinet et vivent dans des territoires sauvages à distribuer des tracts dans des ruelles pleines d’hommes d’affaires si bien qu’entre eux et les tractés, c’est à celui qui aura le plus beau costume. Exclus des bancs de la Chambre des Communes depuis leur naufrage lors des élections générales de 2038 face au Front gaélique, les conservateurs se cherchent tant bien que mal l’homme qui saura les sortir de cette crise interne sans précédent dans leur histoire. Parti historique du paysage politique lorthonien, le parti conservateur a gouverné le pays à maintes reprises, tantôt s’écrasant tantôt triomphant face au parti national de la couronne. Avec l’ascension de Warren Vaughn comme leader, les conservateurs ont enchainé les échecs et souffert du caractère instable de leur président accumulant les gaffes et fautes professionnelles. Un ras-le-bol qui a conduit de nombreux électeurs à commettre l’adultère en votant pour le Front gaélique alors en pleine percée ou bien pour les libéraux-réformateurs de George Sexter.
Aujourd’hui, les rentiers, cadres et autres membres du gratin lorthonien, s’avouent déçus par un Front gaélique obsédé par la question identitaire qui peine à cacher son incompétence en matière économique si bien qu’il a dû se résoudre à laisser ces secteurs aux maillots-rouge du gouvernement. Quant à Sexter, sa possible complaisance avec les milieux sociaux-démocrates font peur ; d’aucun craignant qu’un gouvernement jaune-rose prennent les allures d’une gay-pride de quatre ans. « Nous voulons que le parti conservateur renoue avec les affaires, c’est là que nous devons demeurer, aux commandes » déclare l’homme que personne ne voyait venir. Bashir Maan est issu d’une famille lorthonienne d’origine karmali, ce qui en fait le premier musulman à la tête d’un parti politique dans notre pays, et par conséquent un Premier ministre en puissance. Maan se définit comme « musulman par héritage familial » mais qu’il « [se] sent d’abord lorthonien avant tout » en témoigne d’ailleurs son épouse lorthonienne de souche. « Un bon arabe comme il s’en fait peu » disait à son sujet l’ancien président Vaughn.
Bashir Maan est un homme discret, peu expressif mais, selon ses collaborateurs, un fin tacticien doublé d’un homme compétent pour diriger. Issu du monde de la finance d’affaires, Maan a participé à la fondation de plusieurs entreprises de gestion de fonds bien ce qui ne l'empêche pas de se dire préoccupé par l’évasion fiscale. Sa vision économique est sans surprise bâtie en grande partie sur le mérite et le culte de la réussite dont il est, lui-même, un exemple vivant. Ainsi les membres du parti conservateur, qui restent les seconds plus nombreux après les travaillistes, ont peut-être cru bon de miser sur l’aura de cette success-story pour gagner les voix. Du fait de ses convictions, Bashir Maan n’est pas un grand défenseur de l’État-providence lorthonien et souhaiterait le voir drastiquement diminué à l’exception des services de santé et d’éducation ; à ce sujet il déclare : « Nous ne pouvons nous considérer comme un pays développé et nous permettre de réduire nos investissements dans ces secteurs. Ils sont la clé de notre réussite à long terme ». Maan préfèrerait donc voir les économies réalisées du côté des aides à l’emploi, au logement et dans d’autres domaines également. Des économies auxquelles s’ajouterait un important programme de privatisations duquel il n’exclut pas d’intégrer une partie du capital de Lorthon Energy tout en garantissant que l’État en restera l’actionnaire majoritaire.
Coup de poker donc pour les conservateurs qui jouent tapis. Bashir Maan doit se mettre à l’œuvre, et vite, s’il ne veut pas être pris de court par le calendrier électoral lorthonien sans cesse incertain. « Dans un an nous devons être prêts à entrer au gouvernement. J’en fais ma mission ». Un pari risqué mais pas irréalisable si tant est qu’il parvienne à ramener au bercail un important contingent électoral pour l’heure en exil mais qui, il n’y a pas quinze ans, était absolument incontournable sur la scène politique lorthonienne.
Posté : dim. août 11, 2019 10:00 am
par William Hamleigh
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Un scrutin populaire dans un climat de tensions palpable.
Référendum en arctique : la Défense mobilise l'armée pour « maintenir l'ordre »
1er novembre 2039[/center]
[justify]Les gaéliques d’arctique votaient ce 31 octobre sur l’avenir de leur communauté au sein du grand nord dytolien. Organisé par les autorités locales en collaboration avec le mouvement rattachiste Unité Gaélique, le référendum s’est soldé par la victoire claire du « oui » à la question : « Les communautés gaéliques de l’arctique vonalyan devraient-elles faire partie du Royaume des Îles Lorthon ? » posée dans les trois langues de la région : anglais, gaélique lorthonien et norrois. Encadré par des troupes lorthoniennes et ennissoises chargées de maintenir l’ordre et prévenir toute répression, le scrutin s’est déroulé dans une ambiance de conflit larvé. Les résultats officiels, avancés par le parti rattachiste et confirmés par les observateurs et autorités locales, donneraient le « oui » gagnant à plus de 85% avec une participation similaire.
Réveillées par l’effondrement de l’ordre social vonalyan, les tensions entre les deux communautés d’arctique déboucheront donc sur la scission du territoire. À Urnavuk, la « capitale » de la communauté gaélique d’arctique, à quelques kilomètres seulement de la frontière, et deuxième ville d’arctique après Skjarlorg, des scènes de liesse populaire ont eu lieu pour ce que beaucoup qualifient d’un « retour à la maison ». D’après les observateurs, le vote ne présenterait pas d’irrégularités notables, si ce n’est la rapidité après les émeutes étudiantes de septembre. Le mouvement Unité Gaélique devrait proclamer l’indépendance sous peu avant de former une équipe chargée d’assurer le processus de rattachement qui devra rencontrer l’aval des citoyens lorthoniens par un second référendum. Le Haut-Conseil, composé des grands seigneurs, dont certains des douze fiefs sécessionistes, a souhaité alerter la communauté internationale sur l'illégalité du référendum en relevant le caractère agressif des rattachistes et regrettant le soutiens d'États-tiers.
Un regret qui fait référence à l'important déploiement lorthonien et ennissois sur le sol arctique afin d'assurer l'absence de tout trouble à l'ordre public dans un pays où règnent d'importantes tensions ethniques. « Les forces armées lorthoniennes ont investi le territoire vonalyan avec la mission d’y maintenir l’ordre et de prévenir tout débordement afin de garantir à la démocratie de s’exprimer sans obstacles » Un curieux face à face a donc eu lieu entre les habitants et les soldats au petit matin lorsque ceux-ci ont découvert stationnés dans les rues des camions militaires et des checkpoints placés devant écoles, bibliothèques et tout autre lieu abritant un bureau de vote. Un face à face qui a également eu lieu avec les forces de la milice seigneuriale chargée dans certaines seigneuries d’empêcher la tenue du vote. Une déconvenue pour le pouvoir qui n’a heureusement pas débouché sur une escalade des tensions.
La victoire du « oui » soulève d’importants et débats au sein de la société lorthonienne à l’image des stations d’informations où les nouvelles d’arctique monopolisent l’antenne en boucle. Selon les instituts de sondages officiels (Survey’xpress), la population se prononcerait en faveur d’élargir le territoire national et de faire grandir la communauté nationale. « C’est la politique qui nous sépare mais dans le fond nous sommes les mêmes » « J’ai de la famille à Urnavuk. Quand je m’y rends je me sens chez moi comme à Fort William. Quel bonheur que nous soyons bientôt dans le même pays » et d’autres témoignages par dizaine semblent aller dans ce sens. À la suite de l’annonce des résultats, le Premier ministre et son gouvernement ont déclaré « se réjouir » de l’issue du vote qui « prouve que les liens fraternels entre Fort William et les peuples gaéliques sont toujours vivaces ». La Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères a, quant à elle, assuré que le gouvernement était en contact perpétuel avec les rattachistes et que la présence militaire lorthonienne en arctique demeurerait encore pour un mandat de trois mois éventuellement prolongeable.
Du côté des responsables politiques, l’unanimité à accueilli la victoire démocratique des gaéliques et leur a souhaité un bon retour à la patrie. Toutefois le chemin reste encore long avant que la frontière ne disparaisse totalement. Les tractations d’intégration ainsi que les rapports avec le Haut-Conseil devraient assurément faire s’étaler le processus sur plus d’une année. Les Îles Lorthon vivent un moment historique et c’est, sans doute, en raison des changements internes que pourraient provoquer cet apport soudain de plus de 300 000 nouveaux lorthoniens, le début d’une nouvelle ère pour notre royaume.
Posté : dim. août 18, 2019 3:11 pm
par William Hamleigh
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Une prière collective à Marisburry.[/center]
[center]Voile intégral, Aïd, circoncision, le super-pack d'Amanda Asgaill
contre le « Lorthonistan »
23 novembre 2039[/center]
[justify]Lorthonistan : nom masculin, péjoratif, désigne la prédominance musulmane dans certaines agglomérations lorthoniennes. C’était une promesse de la campagne menée par le Front gaélique : « nettoyer » l’espace publique des marqueurs culturels extra-lorthoniens, principalement musulmans. Après avoir mis un terme aux arrivées de réfugiés sur le territoire national et les derniers d’entre eux étant désormais dans l’illégalité, le Département de l’Intérieur dont la chaire est occupée par Amanda Asgaill part en croisade contre le multiculturalisme. Au plus fort de la campagne, plusieurs vidéos intitulées « ballades dans les rues lorthoniennes » avaient défrayé la chronique en montrant des rues dépeuplées de tout lorthonien de souche, parfois même dépourvues d’enseignes en briton. Réalisées par des particuliers, ces vidéos avaient été récupérées par les services frontistes pour appuyer leur campagne identitaire. Aujourd’hui aux affaires depuis maintenant plus d'un an, il est désormais temps d’agir pour la présidente nationaliste.
C’est dans l’optique de cet assainissement culturel que le Département de l’Intérieur présentera prochainement devant le Parlement un texte de plusieurs centaines de pages établissant de nouvelles normes concernant la cohabitation des différentes communautés lorthoniennes. Dans leur ensemble, ces mesures visent à réduire la visibilité des marqueurs culturels étrangers. En première ligne, les niqab et burqa, voiles islamiques intégraux seront interdits dans l’espace publique alors que l’hidjab, voile générique, sera lui interdit dans la fonction publique. Concernant le voile dans l’espace privé, une interdiction à la carte laisse le droit à tout employeur de définir les réglementations au sein de son entreprise.
Autres marqueurs culturels, les prêches publiques en plein air comme on peut le voir lors des grandes fêtes islamiques seront interdites tout comme l’abattage rituel des animaux pour la fête de l’Aïd. « Nous sommes un société civilisée, il est inacceptable de se livrer à des sacrifices qui n’ont pas leur place sur le sol lorthonien et qui représentent une catastrophe en termes de bien-être animal » Autre forme de maltraitance dans le viseur du gouvernement, selon les dires du texte de loi, la circoncision rituelle des nouveau-nés qui serait un grave traumatisme et laisserait des séquelles irréversibles chez certains enfants. Le gouvernement s’appuie sur plusieurs études menées par les différents instituts de médecine du pays qui vont dans ce sens.
« Interdire, le Front gaélique n’a que ce mot à la bouche. Quand cesseront-t-ils d’empêcher les gens de vivre leur vie » déclare Nassim Ben Alouad qui préside une association contre la précarité des enfants issus des quartiers défavorisés. Auprès de la population les propositions du gouvernement rencontre un succès modéré, estimant que la voie de la confrontation qu’a choisie le parti ne fera qu’envenimer le débat communautaire aux Îles Lorthon. Pour d’autres qui partagent les vues de la Vice-Première ministre, les années de « vivre-ensemble » sont un échec cuisant qui ont conduit à la politique regrettée du « chacun chez soi ». Ainsi, le célèbre « On est chez nous » des militants frontistes semble noyer les appels à l'aide des défenseurs des minorités lorthoniennes, rappelant au passage que le Front gaélique reste la première formation politique, en terme de sièges comme d’intention de vote, du pays.
Posté : mer. août 21, 2019 9:37 pm
par William Hamleigh
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L'ex-Vice-Premier ministre santognais s'est brûlé les ailes au soleil du lobbyisme lorthonien.
Fermiers, Maires et Chefs d'État : tous ont croqué la pomme lorthonienne
3 décembre 2039[/center]
[justify]Quelques semaines après le scrutin santognais qui s’est soldé par une victoire en demi-teinte pour Inès Teysseire, personne ici n’a pu échapper à la chappe de plomb qui s’est abattue sur le candidat de l’Alliance du pouvoir populaire, Martial Vallotton, à la suite des révélations faites par la formation les Dégagistes impliquant la société énergétique nationale, Lorthon Energy. Ostracisé pour avoir contourner la loi sans réellement l’enfreindre, les méthodes bis de l’ex-Vice Premier ministre lui ont assurément coûté son poste à lui et son parti, exclu du Parlement. Si Martial Vallotton est, pour certains, une victime évidente de la mégalomanie opportuniste des disciples d’Adam Moysset, il est aussi, pour beaucoup d’autres, le symbole de la politique agressive des lobbys énergétiques lorthoniens qui n’hésitent plus à couvrir de cadeaux de menaces quiconque se dresse en travers d’un juteux contrat à signer. Tombé à la suite de l'affaire de fraude au cadastre en faveur de Lorthon Energy, Vallotton n'aura pas survécu aux Dégagistes qui l'ont dévoré. Les assassinats politiques se sont multipliés dernièrement. Depuis le début de l’année, douze ceannards (=maires) et membres de conseils comtaux ont présenté leurs démissions dans des circonstances qui élèvent les soupçons. Le scénario classique est le suivant : une terre privée ou municipale se dresse sur le projet d’un pipeline, d’un oléoduc ou d’une zone d’extraction énergétique. Face à l’opposition du particulier ou de l’élu, ce sont d’abord les gros chèques qui pleuvent pour dégager la voie. En cas de refus, une pression physique et/ou des révélations compromettantes. Selon un rapport d’enquête publié par un médiat indépendant, il y aurait à l’heure actuelle des dizaines voire des centaines de cas de corruption inavoués liés de près ou de loin aux intérêts du géant de l’énergie nationale.
Plus préoccupant que de simples démissions et poignées de mains de coulisses, trois dossiers impliquant des agriculteurs violentés ou retrouvés morts chez eux pourraient être en lien avec les affaires énoncées plus haut. Samwell Harrendal, 54 ans, éleveur de bœufs dans le Hoxashire, retrouvé mort pendu chez lui par les autorités. Cette histoire, malheureusement courante dans le milieu agricole, aurait pu s’arrêter là si Samwell n’était pas connu pour avoir tenu farouchement tête à de « gros bonnets » comme il le mentionne dans sa lettre d’adieu. Deux semaines après le drame, le bail des terres est accordé au bureau de gestion du patrimoine publique et cédé ensuite à Lorthon Energy qui y lance la construction de son oléoduc à destination du port d’Hoxa. « les délais entre la mort du pauvre homme et la cession à l’État de sa parcelle interrogent, c’est sûr. Nous n’avons pas l’habitude de ce genre de pratiques aux Îles Lorthon mais avec le poids qu’a pris le secteur dans la vie publique, ça n’étonnerait personne » déclare une villageoise. Sophie Bennett, à la tête du Département de l’Énergie depuis maintenant près de cinq années reconnait que l’État était intéressé par les parcelles de monsieur Harrendal et que l’opportunité a été saisie à sa mort. En aucun cas toutefois elle ne conçoit que des pressions semblables aient pu avoir lieu de la part de la firme.
Pressions, chantage ou bien cadeaux et gloires soudaines, l’enjeu énergétique est devenu tel aux Lorthon qu’elle est tacitement devenue la grande cause nationale, incritiquable et sans qui rien ne se fait. Depuis les fermiers lorthoniens jusqu’aux plus hautes strates du pouvoir, tant à Fort William qu’à l’étranger, l’ombre des lobbys pétroliers plane dans tous les pays où se trouvent des intérêts pour la compagnie. Fantasmés pour beaucoup, l’influence de plus en plus croissante de l’or noir dans la politique lorthonienne ne semble pas offrir d’alternative. Comme le soulignait un article santognais au sujet de la transition écologique, « Lorthon Energy s’impose à la fois comme l’acteur de l’énergie fossile et celui qui vous promet d’en sortir… Les idées écologistes ne peuvent donc pas évoluer dans cette monarchie pétrolière sans ce mastodonte, condamnant les ambitions vertes à du « greenwashing », à du capitalisme verdissant l’activité, plutôt qu’à repenser la consommation »
Posté : jeu. août 22, 2019 11:36 am
par William Hamleigh
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Une dévolution des pouvoirs vers l'arctique pourrait redéfinir l'organisation du pays.
« Quel Lorthon demain ? »
5 décembre 2039[/center]
[justify]Supposant que les Élandes orientales intègrent les Îles Lorthon dans un peu moins d’un an, le pays franchira le cap symbolique des quatre millions d’habitants. Un palier important pour un pays à faible démographie comme le nôtre, le moins peuplé de toute la Dytolie à l’exception des moines sancto-brendanois. À l’arrivée instantanée des quelques 300 000 gaéliques d’arctique vonalyan devrait s’ajouter la hausse de la natalité favorisée par l’amélioration de la perspective économique ainsi que les effets du plan pour la relance démographique dont les premiers effets devraient pouvoir être observables. Mais pour comprendre l’importance de cet apport brusque en démographie, il faut se pencher sur la répartition territoriale de ces quatre millions de Lorthoniens. La province nord du royaume, prochainement élargie, pèsera davantage dans l’équilibre démographique du pays. Avec ses plus de 700 000 habitants, les Élandes représenteront le troisième ensemble le plus peuplé du pays derrière les îles de Golpsie et Greenoch. Dès lors, est-il toujours juste pour l’État d’être le Royaume des Îles Lorthon considérant que près d’un quart de la population nationale n’y vit pas. Cette question c’est le point de départ de l’ouvrage de Tom Grant, politologue à l’Université de Fort William. Intitulé « Quel Lorthon demain ? », le livre aborde les futurs défis auxquels notre pays sera confronté à la suite de cet élargissement. Grant y développe les concepts de la science politique comme l’État, la Nation et leur symbiose dans l’État-Nations et tente de les appliquer à la situation que s’apprête à vivre le pays. « l’État devra se réinventer s’il veut garantir un équilibre sain au sein du pays ». Il est en persuadé, l’avenir du pays passe par l’entrée dans une nouvelle ère, le « quatrième royaume » comme il l’appelle, succédant au troisième né dans le tumulte des jours de septembre 1954.
Heureux hasard ou clairvoyance de l’auteur, les négociations ayant actuellement lieu à Urnavuk laissent très clairement entendre qu’un pareil scénario se dessine dans la tête des responsables politiques. Lorsqu’il évoque la possibilité d’une dévolution des pouvoirs de Fort William vers l’arctique, le Premier ministre joue la carte du déterminisme et semble prêt à s’y engager. Un processus qui lui assurerait la pérennité de son nom dans l’histoire politique lorthonienne. Pour l’heure il n’est état que de suppositions et de déclarations interprétées à chaud. Nul n’est en mesure de savoir avec précision à quoi ressemblera la pays à la suite de ce bouleversement certain. Tom Grant et d’autres philosophes politiques, eux, se plaisent à l’écriture de l’avenir lorthonien. Pour certains, l’intégration de l’arctique sera le renouveau de la politique lorthonienne qui peine à se sortir efficacement de la crise. L’écriture d’une nouvelle constitution, l’adoption de nouvelles règles politiques, la proportionnelle, la démocratie participative, la fin du règne des lobbys, la transition écologique, les possibilités sont foisonnantes. « C’est clairement l’histoire de notre pays que nos responsables politiques sont en train d’écrire, espérons qu’ils en aient conscience. Il y a réellement la possibilité de faire de cet évènement l’occasion rêvée pour faire décoller notre Nation. Tâchons à présent de la saisir.»
Posté : ven. août 23, 2019 9:02 pm
par William Hamleigh
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7 décembre 2039
[justify]Les jeux dytoliens de Rugby s'ouvrent
Après les jeux dytoliens de boxe organisés en Ennis, le Forum pour l'Entente Sportive de la Communauté des Nations Dytoliennes a remis le couvert avec, cette fois, un tournoi international de rugby à XV qui s'ouvre en ce mois de décembre dans notre pays. Les grandes arènes nationales comme le Royal Albert Park, qui accueillera la finale, sont d'ores et déjà sold out au plus grand plaisir des commerçants et des hôteliers. Ce sont principalement les Ennissois qui ont fait le déplacement, proximité géographique et linguistique obligeant. La Secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et au Sport, Kate Murdock, s'est dite « ravie » des événements et n'a pas manqué de souhaiter à chaque spectateur de bons jeux dytoliens 2039. Au total ce sont dix nations qui s'affronteront à la fois par le biais de leurs délégations masculines et féminines qui évoluent dans un double tournoi. Parmi les participants, on compte évidemment sans surprise les membres de plein droit de la CND ainsi que les membres en voie d'intégration comme la Slézanie ou la Magyarie. À leurs côtés, trois outsiders invités pour l'événement à savoir la Flavie, la République Démocratique du Makengo ainsi que les Îles Hunamotou qui feront de leur mieux pour offrir de beaux jeux dytoliens au monde entier.
« Les Nunakyans n'ont rien à voir avec les Britons »
D'après une enquête internationale, 29% des habitants du Nunakya, dominion de la couronne britonnique, sont favorable à un rattachement aux Îles Lorthon similaire au scénario de l'arctique vonalyan. « Les Nunakyans n'ont rien à voir avec les Britons » c'est ce que l'on pouvait lire sur des tracts distribués par des supporters du rattachement à leurs compatriotes. Un titre qui fait écho aux déclarations qu'avait faites Magnus Loganach, la tête du rattachisme arctique, lors du lancement de son mouvement Unité Gaélique. Pour certains analystes politiques, la situation au Nunakya est sensiblement la même qu'en arctique. L'abandon de Lanfair de son dominion et la crise dans laquelle s'empêtre la métropole ne sont pas sans rappeler la fin de la monarchie vonalyane. Alors pour ces quelques dizaines de milliers de personnes, que faire ? rejoindre la grande famille lorthonienne ou peut-être tenter l'aventure indépendantiste, les débats à ce sujet ne sont pour l'heure pas bien mûrs. Pour le Département des Affaires Étrangères, qui a tenu à rassurer sur l'affaire, « l'heure est pas aux négociations d'intégration du Nunakya ». Le Premier ministre, Ulysses Morgan, sur un ton détaché, a, lui, déclaré « chaque chose en son temps ».
Posté : sam. août 24, 2019 9:33 am
par William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/mA8Cdgd.png[/img]
Décembre 2039[/center]
Question posée: Si les élections générales avaient lieu demain, pour qui voteriez-vous ?
Résultats :
- Front gaélique : 25% (-4%)
- Parti libéral-réformateur : 19% (-2%)
- Parti conservateur : 12% (+12%)
- Parti travailliste (Liste du Premier ministre) : 16% (-6%)
- Parti social-démocrate : 7% (-2%)
- Green isles : 3% (-1%)
- Left Unity : 18% (+3%)
Commentaire :
Le paysage politique lorthonien n'a pas cessé de se fracturer et la tendance continue d'être confirmée avec le retour en force du parti conservateur. Un retour dans les tours qui est vraisemblablement dû à la nouvelle personnalité à sa tête, Bashir Maan, qui semble redonner espoir à l'une des plus anciennes familles politiques lorthoniennes loin des écarts passés de Warren Vaughn. La remontée conservatrice s'explique également par un certain scepticisme croissant à l'égard du Front gaélique. En lien avec les projets du Département de l'intérieur de supprimer l'islam dans l'espace public, beaucoup d'électeurs trouvent ces méthodes trop brutales et conflictuelles. Lesquels se rabattent vers les rangs de Bashir Maan, plus modéré sur la question. Des méthodes qui coûtent également cher à la liste du Premier ministre qui accuse une baisse de 6% dans les intentions de vote. Les libéraux-réformateurs et les sociaux-démocrates se maintiennent globalement. Left Unity continue sa progression et devrait chambouler l'échiquier politique aux prochaines élections, chassant de plus en plus ouvertement sur le terrain du Front gaélique en s'adressant aux classes populaires. [/justify]
Posté : jeu. août 29, 2019 10:21 am
par William Hamleigh
[center][img]https://i.imgur.com/eDLIYrh.png[/img]
[img]https://i.imgur.com/IeQVKQl.png[/img]
L'auteur de l'attaque a été abattu par les forces de l'ordre.[/center]
[center]Un homme ouvre le feu à Fort William et fait 11 morts
26 décembre 2039[/center]
[justify]Lendemain de Noël, ce matin sur la place Jonathan Moore, en plein centre de Fort William, un homme a fait irruption dans les allées du marché de Noël et a ouvert le feu sur la foule. Durant les treize minutes qui s’écouleront entre le premier coup de feu et la neutralisation de l’individu par les forces de police, onze personnes tomberont sous les balles du terrorisme. Car tout porte à croire qu’il s’agit d’un acte terroriste. L’individu n’aurait cessé de crier avant et pendant la tuerie : « Mort aux envahisseurs, mort aux impérialistes ». Inconnu des services de police, l’homme en question, la trentaine, serait originaire de l’arctique comme le laisse supposer le drapeau vonalyan retrouvé dans son sac de sport au milieu de la douzaine de chargeurs pour son fusil automatique. Les agents de police l’ont abattu alors qu’il était en train de recharger pour continuer sa macabre chevauchée. Un vent de panique s’est jeté sur tout le centre de la capitale. Les centaines de personnes rassemblées sur l’esplanade du marché de Noël ont déferlé dans les rues de Fort William, se réfugiant dans des boutiques, des cages d’escaliers ou dans des parkings souterrains. « On aurait dit la guerre en ville » raconte un vieil homme en évoquant les longs échanges de tirs entre l’assaillant et la police. « J’ai couru comme je n’ai couru pour m’enfuir dès que j’ai entendu les cris et les coups de feu », « j’ai d’abord cru à des pétards. Au marché de Noël, on fait la fête ça ne m’a pas tant intriguée. C’est quand tout le monde s’est mis à courir et à crier que j’ai su qu’il se passait quelque chose » rapportent d'autres témoins.
Les Îles Lorthon sont relativement peu pourvues en termes de lutte contre le terrorisme. La dernière attaque du genre remontant à plus d’une trentaine d’années. Une inexpérience qui a été la cause d’une certaine confusion et panique au sein des services d’ordre et de secours. Assurément, le motif politique et idéologique est pour l’instant privilégié par les enquêteurs. Selon Tom Grant, politologue : « Les récents événements en arctique, le référendum contesté et la présence militaire lorthonienne sont autant de raisons qui pourraient susciter des réactions violentes de la part d’extrémistes identitaires norrois ». Les services d’urgences ont été complètements pris de court avec l’arrivée des dizaines de blessés par les tirs, les bris de verre ou le mouvement de foule. À l’heure actuelle, en plus des onze décès avérés, quarante-trois personnes auraient été blessées à des degrés divers dans l’attaque dont trois d’entre elles se trouvent en état critique entre la vie et la mort.
Toute la capitale est paralysée et le pays sous le choc. « On n’est pas habitués à cela ici », une phrase qui revient souvent dans la bouche des sondés. Alors que tout le monde célébrait les fêtes de fin d’année et les jeux dytoliens de rugby, certains doivent maintenant encaisser et supporter la perte injustifiée et injustifiable d’un être cher. Le monde politique, quant à lui, est unanime et condamne à l’unisson les attaques « barbares » que le Premier ministre a officiellement qualifiées de terrorisme. Un dispositif sécuritaire a été immédiatement mis en place ainsi qu’une commission d’enquête montée sur pieds pour faire la lumière sur le profil de l’individu et les circonstances de l’attaque. Malheureux hasard ou lien avéré, l’attaque intervient quelque jours après l’ultimatum du Haut-Conseil contre la présence ennisso-lorthonienne en arctique que ces dernières ont refusé de prendre en considération. Pour le porte-parole des forces sécuritaires : « la corrélation est troublante mais c’est la piste de l’acte isolé qui est, pour l’heure, retenue auprès des enquêteurs ». En attendant plus de détails sur l’attaque, les Lorthoniens dormiront dans l’incompréhension face à la cruauté aveugle du terrorisme. Même s’il n’existe vraisemblablement pas de connexion satisfaisante entre les deux, nul ne peut s’empêcher de se souvenir des attentats de Dunmore il y a plusieurs mois. Force est de constater que l’année 2039 s’achève bien sombrement pour le monde gaélique.
Posté : sam. août 31, 2019 10:15 pm
par William Hamleigh
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La Défense lorthonienne multiplie les opérations extérieures.
Déploiement éclair à Saint Brendan en proie à de graves tensions
1er janvier 2040[/center]
[justify]Alors que le monde a les yeux rivés sur les crises épibate et arctique, il en est une autre qui ne semble, pour l’heure, pas attirer l’attention des rédactions internationales bien qu’elle se déroule à un jet de pierre du territoire lorthonien. Habituellement silencieuse, la République Monastique de Saint Brendan semble avoir basculé dans le trouble et la violence. Territoire de quelques milliers d’âmes au mode de vie simple, le pays est constitué d’un mariage entre les communautés celtes et nordiques. D’ordinaire calmes et paisibles, les relations entre les deux populations semblent avoir pâti de l’actualité conflictuelle en arctique où le soulèvement gaélique a jeté les graines de la discorde au sein de la petite république. Ainsi, depuis plusieurs jours, les affrontements plus ou moins violents ont lieu entre les différentes communautés, chacune ayant peur que l’autre ne tente de reproduire le scénario arctique aux dépens de l’autre. On dénombrerait plusieurs morts dans les heurts survenus jusqu’à ce jour. Les moines et les sœurs qui tiennent les rênes de l’île depuis leurs sanctuaires du silence et de la dévotion semblent être complètement dépassés par les événements qui menacent à présent de déborder sur un conflit ouvert.
Enclavée par les Îles Lorthon au fil des aléas de l'histoire et épargnée par la réforme religieuse, la République de Saint Brendan vit essentiellement de ses interactions commerciales avec son voisin gaélique. Tacitement, Fort William considère toujours cette petite communauté comme sa chasse gardée, à l’instar de l’arctique dytolien. Responsable des tensions entre nordiques et celtes sanctobrendanois, le Département de la Défense a proposé un plan d’opération visant à occuper l’île afin de prévenir toute escalade et d’établir un dialogue avec les autorités monastique pour parvenir à une sortie de crise. Validé par le Premier ministre et ayant reçu la sanction royale, l’opération a pu recevoir une date d’exécution. Dans la nuit du jour de l’an, un contingent de quatre-cents hommes ont débarqué sur les plages de l’ile pour en verrouiller les points stratégiques. Aucun heurt n’est à déplorer pour l’instant. L’heure est actuellement aux pourparlers avec le Père Abbé du monastère de Saint Brendan, centre névralgique de l’île afin de parvenir à un accord pour rétablir l’ordre parmi la population.
Après l’arctique, Saint Brendan. Nombreux sont les opposants à voir dans ces déploiements répétés des actions contestables du gouvernement. Bien que la mise sur pieds d’une opération de cette envergure, réduite donc, ne nécessite en aucun cas le passage devant la Chambre, l’opposition réclame plus de transparence sur les décisions militaires prises par l’exécutif qui impliquent les vies des soldats et des civils. Un sentiment qui gagne aussi la population « Nous n’avons pas l’habitude de mener des opérations militaires et depuis la guerre en 2034, autant les limiter le plus possible » commentent les uns « si le gouvernement juge cela nécessaire pour la sécurité nationale, autant leur faire confiance » estiment les autres. Dans tous les cas, si le déploiement arctique était dans son ensemble soutenu par l’opinion publique, la crise sanctobrendanoise, moins médiatisée, soulève surtout la curiosité au sujet de ce microcosme monastique voisin des Lorthoniens pourtant souvent oublié de l’actualité.