Page 15 sur 16

Posté : dim. déc. 01, 2019 1:11 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/UQloACW.png[/img]
Des essais militaires ravagent des champs dans l'est de la province
2 octobre 2040

[img]https://i.imgur.com/XHmD8Ub.png[/img]
[cap]Une désagréable surprise pour Abaigar Lavarte qui s'apprêtait à ensemencer ses champs de maïs.[/cap][/center]
L'agriculture nazkoane n'est déjà pas au sommet de sa forme en ce mois d'octobre 2040, mais la Txileko Gudarostea - l'armée txiléenne - n'arrange pas son sort : c'est avec une colère certaine qu'Abaigar Lavarte, un exploitant agricole de l'est de la province, s'est rendu ce matin à l'Herriko Etxea (littéralement, la « maison du peuple », la mairie) de sa localité pour rapporter les dévastes infligés à ses terres cultivables par... Les tirs d'artillerie organisés non loin de là par la Lurrean Indarra, l'armée de terre, dans le cadre d'essais militaires dont nous ne connaissons pas la teneur. Mais peu importe le motif de ces tests, il n'en demeure pas moins que les champs de maïs d'Abaigar sont dévastés et retournés par des obus comme nous en avons rarement vu dans ce coin des Provinces-Unies. « Une honte sans nom » pour l'agriculteur, qui doit désormais porter plainte contre l’État fédéral pour obtenir des dédommagements à hauteur de ses pertes envisagées qui ne représentent sans doute rien pour l’État mais beaucoup pour ce petit agriculteur.

Car non contents d'avoir bombardé un champ voisin, les forces armées txiléennes ont également rasé ce dernier avec des quantités invraisemblables d'obus. Une erreur volontaire, selon certaines mauvaises langues, mais nous espérons que l'information saura être accueillie comme il se doit par l'état-major et des excuses financières fournies dans les jours qui viennent à Abaigar alors même qu'il a investi dans ces modestes terres arables l'an dernier en espérant en tirer un bon profit cette année. En aucun cas cet incident ne doit se reproduire alors même que les essais du génie militaire se multiplient à proximité des zones habités, le bruit des tirs d'artillerie expérimentaux étant même devenus insupportables pour certains riverains. Dans cette région orientale limitrophe des montagnes andoanes sous contrôle exclusif de la Txileko Gudarostea, la vie civile devient de plus en plus compliquée alors que l'état-major donostian prend ses aises dans les plaines environnant les reliefs montagneux.

[center][img]https://i.imgur.com/iDsPbgp.png[/img][/center]

[hr][/hr]


[center][img]https://i.imgur.com/MboR7nN.png[/img]
Sommes-nous le moteur des Provinces-Unies ?
6 octobre 2040

[img]https://i.imgur.com/i0eniQH.png[/img]
[cap]Nos vallées industrielles sont le poumon de notre économie provinciale et font de nous la locomotive de l'union.[/cap][/center]
C'est le bilan dressé par les récents résultats économiques semestriels obtenus ce matin par les principales figures de l'industrie provinciale : avec un Produit Intérieur Brut régional de plus de vingt milliards de dollars internationaux soit soixante-dix-sept milliards de dollars txiléens, la province de Berri Nafarroa est la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&start=15#p358908]deuxième province[/url] la plus riche du Txile derrière la province-capitale, l'Axberiko, et devant la province ultramarine des îles Paskoak. Une économie de 20 371 199 027 $ qui représente ainsi dix-sept pourcents de la richesse totale annuelle des Provinces-Unies, alors même que les anciens territoires de la Nazkoa et de la Zuarralurra, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15420#p337185]devenus provinces en 2036[/url], peinent à dépasser respectivement huit et sept pourcents de la production nationale. Le dynamisme économique des autres provinces demeure également à prouver, alors même que la Berri Nafarroa talonne la mégalomane Axberiko dans la course au sein de la fédération de provinces qu'est le Txile.

Mais si l'Axberiko est prospère grâce à son économie de services - quasi-monopole du secteur tertiaire au sein de l'union - et à la présence de la capitale fédérale Donostia au sein de ses frontières régionales, la Berri Nafarroa peut se targuer d'avoir construit sa capitale provinciale, Vitorio-Erregea, à la sueur de ses industries. Les industries [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15961]navales[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15626]militaires[/url] et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1016&t=15461]métallurgiques[/url] ont fait notre grande province, alors même que notre secteur secondaire, qui est le plus important de toute l'union, concentre les dynamiques économiques des Provinces-Unies et constitue la locomotive qui est le pilier de notre croissance - sans la Berri Nafarroa, la fédération serait en récession certaine. Avec quasiment six millions d'habitants, la province de Berri Nafarroa est de loin la seconde région la plus peuplée du Txile derrière, encore une fois, l'Axberiko. Les nafarroans ont également un niveau de vie chiffré supérieur à la moyenne des provinces continentales (3 559 $ par habitant par an) qui rivalise avec la richesse par tête de pays dytoliens comme la Slézanie, le Jernland ou encore la Magyarie. Les autres provinces, qui témoignent d'un dédain certain pour nos industries travailleuses, devraient nous être reconnaissantes pour ne pas réclamer plus de privilèges voire directement une sortie de l'union.

[center][img]https://i.imgur.com/5Wa9Mho.png[/img][/center][/justify]

Posté : jeu. déc. 05, 2019 4:47 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/9bg9YFN.png[/img]
Un quart des txiléens verrait le budget militaire actuel comme « suffisant »
15 octobre 2040

[img]https://i.imgur.com/aT1PCjU.png[/img]
[cap]La politique militariste des trois derniers gouvernements est loin de faire l'unanimité chez les txiléens.[/cap][/center]
C'est un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&p=359690#p359687]institut de sondage santognais[/url] qui recevra cette année la palme de la discorde au Txile : sujet très fréquemment abordé par la presse nationale sous différents angles et points de vue, la militarisation progressive de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, est également bénéficiaire de politiques étatiques qui sont loin de provoquer un consensus absolu. Expansion rapide des dépenses publiques dans le domaine militaire depuis 2034, achats et construction d'une grande quantité de matériel militaire du siècle dernier dans une optique quantitative, militarisation des frontières et des côtes stratégiques... Autant d'éléments qui éveillent des tensions au sein de la population txiléenne, notamment dans les régions « à risque » : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=90#p348327]multiplication des bunkers et casemates sur les côtes nord du Txile[/url] avec une influence négative sur le tourisme local, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=135#p359554]essais militaires qui empiètent sur les zones habitées dans l'arrière-pays montagneux[/url], mais aussi [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=135#p359028]questionnement médiatique des effectifs militaires coûteux des Provinces-Unies[/url]...

Autant d'éléments qui soulignent un anti-militarisme supposément rampant dans la société txiléenne, malgré les efforts des différents mandataires successifs pour convaincre la population du bien-fondé d'une politique militariste défensive que ses détracteurs qualifient de « paranoïaque et dangereuse » alors même que les tensions régionales en Dorimarie se sont multipliées ces dernières années notamment autour de la question du Nuevo Río, territoire hautement instable aux frontières-même des Provinces-Unies. Ainsi, sur une requête de l'entreprise de construction santognaise Voïdex spécialisée dans les abris défensifs, un quart de l'effectif représentatif sondé estime que le Txile « se militarise au-delà de ce qui est nécessaire » : dix pourcents des sondés sont ainsi totalement d'accord avec cette affirmation et quinze pourcents sont relativement d'accord avec la question posée. Vingt-cinq pourcents, soit un quart, ce qui est déjà largement suffisant pour se poser les bonnes questions.

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1222&t=15910#p357367]Atteignant bientôt[/url] la centaine de navires de guerre, l'Itsas Indarra, la marine txiléenne, est la première branche de la Txileko Gudarostea impliquée dans l'augmentation toujours plus importante des dépenses publiques dans le domaine de l'armée. Nouveaux insubmersibles de qualité intermédiaire produits en grand nombre chaque année, recrutement toujours plus important de soldats frais pour servir au sein des forces navales, patrouilles militaires toujours plus invasives sur les eaux internationales, les deux flottes de guerre txiléennes sont loin de faire l'unanimité, et pour cause : la présence de trois porte-avions, instruments-même de la coercition militaire impérialiste que le Txile avait subi quelques années plus tôt au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs ». Mais l'argument du conflit en lui-même semble encore faire mouche chez de nombreux txiléens qui soutiennent encore la politique militariste du Defentsa Ministerioa (Ministère de la Défense).

Mais jusqu'où ira cette « folie des grandeurs » dénoncée par des collectifs anti-militaristes à travers le pays ? [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&start=15#p350315]Dépassant six pourcents du Produit Intérieur Brut national en 2038[/url], le budget du Defentsa Ministerioa continue sa course, justifié par des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=852&t=13710&start=150#p356405]frais d'entretien importants[/url] équivalant à plus de quatre pourcents du Produit Intérieur Brut. Mais si un quart des txiléens sont opposés à l'expansion de la Txileko Gudarostea, il ne faut pas oublier que trois-quarts de l'opinion publique défendent également cette institution qu'ils jugent comme essentielle à la défense du pays, en faisant des anti-militaristes une part marginale des sondés alors même que d'autres États beaucoup plus militarisés souffrent d'une plus grande impopularité auprès de leurs citoyens : les valdaques, alliés militaires du Txile en Dytolie, connaissent ainsi un pacifisme notable et quasiment majoritaire d'après les effectifs sondés par les santognais. Les investissements étatiques dans la recherche technologique, notamment dans de nouveaux modèles d'artillerie expérimentale, se poursuivront donc pendant encore de nombreuses années tant que l'opinion y sera favorable.[/justify]

Posté : dim. déc. 08, 2019 4:46 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/CYFm1Ik.png[/img]
Des hélicoptères d'assaut bombardent le matorral
20 octobre 2040

[img]https://i.imgur.com/HIkMQO4.png[/img]
[cap]Des hélicoptères d'assaut de la Txileko Gudarostea ont ratissé l'arrière-pays dans une démonstration de force.[/cap][/center]
Zone désertique et inhabitée, le matorral constitue la lisière organique qui sépare la chaîne montagneuse de l'Andoak, dans l'arrière-pays, de la plaine pampaïque dite « Arrunta » qui traverse le Txile dans l'axe vertical. Dans cette région aride et peu boisée, les bandes insurgées de l'épisode du siège de la ville d'Adouren ont pris position afin de poursuivre leurs activités ; une décision risquée selon certains analystes, mais qui s'avèrent payante : la superficie de cette zone à la végétation basse permettant d'abriter des corps allongés au sol est importante, limitant la reconnaissance de formes. Le gibier y est également notable et hostile à la présence humaine, tandis que l'isolement relatif des forces de l'ordre dans la région limite drastiquement les opérations de démantèlement. La bande rebelle, dont les effectifs sont encore difficilement connus de l'Hertzaintzia, la police fédérale, demeure donc insaisissable malgré ses attaques fréquentes dans le coin.

C'est donc la cavalerie lourde qui a été envoyée par Donostia et le gouvernement fédéral pour régler ce problème : des hélicoptères d'assaut de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, ont quadrillé une partie du matorral il y a quelques jours à grands renforts de soutien terrestre, notamment des fameuses batteries d'artillerie expérimentale qui ont fait la une de la presse nazkoane il y a quelques semaines ; des moyens gargantuesques pour de simples rebelles mal équipés, mais largement aguerris par les escarmouches avec les forces de l'ordre. Une situation qui semble épineuse pour les autorités centrales, alors que la présence de militaires est de plus en plus mal vue par les communautés natives et que l'équilibre naturel local risque d'être bouleversé par des bombardements trop intensifs des forces armées fédérales qui usent de méthodes toujours plus coercitives pour tenir les « ennemis de Donostia » en respect, alors même que les rebelles avaient repris une activité soutenue dans la région.

[center][img]https://i.imgur.com/UphsckV.png[/img][/center]

[hr][/hr]


[center][img]https://i.imgur.com/UQloACW.png[/img]
Un comité indigéniste réclame des compensations pour l'esclavage
24 octobre 2040

[img]https://i.imgur.com/TD1RJ2B.png[/img]
[cap]L'abolition de l'esclavage en 1869 constitue un tournant historique pour l'avenir des natifs.[/cap][/center]
Dans notre province montagneuse, les communautés de natifs kitxuak ont toujours pesé lourd au sein de l'exécutif local, notamment en raison de la taille démographique et de l'importance politique des natifs dans l'histoire de la Nazkoa. D'un côté, de nombreuses communautés indigènes continuent à revendiquer les traditions et les coutumes de l'ancien empire kitxua en habitant l'arrière-pays montagneux aride dans des conditions de vie rurales et difficiles, tandis qu'une autre partie de la population native cohabite avec les euskals « de souche » dans les grandes villes de la province. Initialement en supériorité numérique, les populations indigènes dans la province connaissent très vite un recul important de leur démographie sous la pression occidentale : massacres, pandémies et isolation poussent les quechuas vers leur déclin. La pratique de l'esclavage dans la société coloniale et par les grands propriétaires terriens de la République pendant un premier temps ne facilite pas la chose.

Unique victime de l'esclavage txiléen et euskal, le peuple kitxua accueille avec joie l'abolition de l'esclavage en 1869 mais les droits des peuples indigènes demeurent largement ignorés par les notables de la République txiléenne tenue par les euskals. Il faudra attendre 1950 et la fin du régime fasciste pour que les droits et les libertés des quechuas soient reconnus, après plusieurs siècles de cruauté occidentale. C'est sur ces affirmations que le comité indigéniste d'intellectuels anonymes Qispi Kay (« Liberté » en kitxua) a appuyé, au cours d'un communiqué officiel sur les réseaux, ses revendications concernant un plan de remboursement des citoyens d'origine kitxua. Des revendications très vagues reposant sur des événements historiques d'il y a plus d'un siècle et demi, qui ne risquent pas d'avoir des échos très importants sur le plan politique au niveau national, selon le porte-parole du gouvernement provincial, qui dément « toute continuité entre les exactions du système colonial pré-républicain et l’État txiléen moderne ».

[center][img]https://i.imgur.com/iDsPbgp.png[/img][/center][/justify]

Posté : mer. déc. 11, 2019 11:20 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/3BvZY2a.png[/img]
La Dorimarie, le nouveau pré carré corporatiste
2 novembre 2040

[img]https://i.imgur.com/yWuUyC6.png[/img]
[cap]Par delà les cimes enneigées de l'Andoak, le Caeturia se construit une influence géopolitique solide.[/cap][/center]
Alors même que les navires de la flotte corporatiste se battent dans les eaux céruléennes contre les forces de l'Internationale Communiste, les intérêts caeturiens sur le supercontinent olgaro-dorimarien vont en s'accumulant. Au Nuevo Río d'abord, les corporatistes sont présents depuis 2038 par le truchement d'entrepreneurs et d'acteurs privés dont la neutralité vis-à-vis de l’État central est encore à établir. Depuis ainsi une paire d'années, diverses sociétés se sont emparées des différentes institutions du pays, profitant du chaos laissé par le départ de l'administration coloniale et le flou politique imposé par les factions qui tiennent le pays. Le complexe aurifère du pays n'y est sans doute pas pour rien ; la question de l'autonomie du Nuevo Río par rapport à une nouvelle métropole excentrée n'est plus à l'ordre du jour : l'omniprésence des intérêts corporatistes au sein du pays en font une véritable annexe du Caeturia dans la région. À se demander si Acieta n'est qu'un énième territoire à exploiter par le capitalisme corporatiste conquérant.

Les différentes factions qui se disputaient apparemment le pays au cours de micro-conflits peu ambitieux semblent désormais être à genoux devant les autorités corporatistes, à l'exception des forces communistes locales qui ont été à peu près toutes éliminées par les sociétés militaires privées caeturiennes. La corruption est également importante dans le pays et nombreuses sont les opérations à se faire « sous le manteau ». Si la problématique du développement autonome du Nuevo Río a obtenu une réponse de la part des autorités corporatistes, ça n'est pas la bonne : au sein de l'économie néoriote, plus d'un entrepreneur sur deux est olgarien - et donc pas originaire du continent dorimarien. L'omniprésence des caeturiens au Nuevo Río fait peine à voir, tant les corporatistes se sont épuisés à occuper le pays pour ses ressources et non pour ses habitants, à l'image de l’État corporatiste olgarien qui ne recule devant rien pour satisfaire son conseil d'actionnaires.

Mais si les affaires internes néoriotes ne sont pas le centre des préoccupations des deux derniers gouvernements des Provinces-Unies, le déploiement de troupes et d'armement stratégique dans l'arrière-pays tropical est une source de tensions militaires majeures : artillerie expérimentale dans ce qui peut s'apparenter à une course technologique avec le Txile qui est également tourné vers le développement militaire comme le démontre les récents rapports et articles de presse sur la création d'un nouveau modèle d'artillerie, sociétés militaires privées caeturiennes présentes partout au Nuevo Río mais également création d'une armée commune entre l’État néoriote et l'État caeturien. Autant d'éléments qui laissent douter de l'autonomie néoriote, à l'heure où le Caeturia a déjà tourné son œil de feu vers un énième pays à investir de ses moyens : l'Uassan, jeune île de la côte orientale de la Dorimarie, qui profite des intérêts croissants de l’État corporatiste sur son territoire.

Se dirige-t-on vers la création d'un pré carré caeturien en Dorimarie ? Une zone coloniale où les sociétés métropolitaines exploitent populations et ressources au profit d'une capitale lancée dans un développement économique fou, une course en avant au mépris des circonstances, telle peut être vu le nouveau « Rassemblement Corporatiste pour l'Entrepreneuriat », sorte de pieuvre capitalistique tournée vers l'intérêt des actionnaires de l’État corporatiste et de ses territoires ultramarins. Coup de publicité sur coup de publicité, le Caeturia n'hésite pas à faire passer ses opérations militaires et stratégiques, comme son intervention militaire officieuse au Nuevo Río ou sa participation importante à la guerre civile en cours en Cérulée, pour de vastes campagnes humanistes et humanitaires : sauver les pauvres céruléens des griffes de la « menace rouge » ou encore assurer l'indépendance d'un État qui n'avait finalement pas demandé grand-chose en l'occupant militairement et économiquement. Quel avenir pour la démocratie txiléenne dans ce contexte dorimarien toujours plus troublé par les puissances étrangères ?[/justify]

Posté : mer. déc. 11, 2019 4:23 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/9bg9YFN.png[/img]
Guerre chimique entre bien et mal au Kaiyuan
2 novembre 2040

[img]https://i.imgur.com/MtMgnfH.png[/img]
[cap]La récente démonstration de force de l'armée kaiyuanaise ramène au débat sur la guerre chimique.[/cap][/center]
Débat fréquemment remis sur le tapis par les intellectuels et essayistes du monde entier, le recours à la guerre chimique est un ressort militaire aux conséquences nombreuses et imprévisibles. Dernière utilisation en date d'armement non-conventionnel dans le cadre d'un conflit interne aux frontières du Kaiyuan, l'utilisation massive d'essence gélifiée (napalm) par les forces aériennes impériales aura eu raison de cinquante mille hectares de forêts tropicales dans le nord de l'empire ventélien. Ces méthodes radicales employées par l'armée impériale font suite à l'attaque au gaz sarin perpétrée par les révolutionnaires communistes des Brigades du Peuple kaiyuanaises contre un centre pénitencier de la capitale Fuxianji où était emprisonné jusque-là un ancien criminel de guerre et ex-dirigeant historique de la mouvance insurrectionnelle. Une première escarmouche qui laisse augurer le grand retour de la rébellion rouge au Kaiyuan, alors même que le pays sort d'un conflit d'envergure dans les années 2020.

L'emploi de moyens non-conventionnels par les troupes impériales et leurs opposants pose l'importante question de l'utilisation de méthodes extra-ordinaires pour parvenir à ses fins, alors que ces mêmes techniques retorses mettent en danger de nombreux civils là où des moyens plus conventionnels auraient eu des conséquences moins dramatiques pour la population carcérale et environnante. Mais est-ce réellement le but recherché par les deux camps ? Outre les pertes humaines considérables d'une telle utilisation d'armement non-conventionnel, ces attaques successives ont pour conséquences des effets psychologiques nets : la perspective de mourir sous les coups d'un ennemi invisible et qui ne rate jamais son coup enchantera beaucoup moins facilement des soldats que l'idée de perdre la vie sous le coup des baïonnettes sur le champ de bataille. Effet physiologique et conséquences psychologiques, l'armement non-conventionnel est bien plus redoutable que son équivalent non-chimique et non-biologique.

Mais cet armement prend lui-même plusieurs formes, comme le souligne l'utilisation consécutive de gaz sarin, qui est un neurotoxique, par les rebelles, puis de napalm, qui est un incendiaire, par les forces impériales. Différentes techniques, qui requièrent des moyens toujours plus importants. Quelle est la légitimité des armées modernes à utiliser des moyens démesurés pour écraser des insurrections illégales sur leur territoire ? C'est une question que beaucoup d'intellectuels se posent, souvent dans un soucis d'humanisme et de conciliation des forces vives d'une nation, alors même que l’État dans sa conception occidentale contemporaine a le monopole de la violence légitime. Le Kaiyuan semble néanmoins avoir oublié une partie de ses engagements internationaux dans son élan de vengeance, puisque l'empire ventélien est signataire du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=17128#p344405]traité[/url] fondateur de l'Organisation pour l’Interdiction des Armes de Destruction Massive, un oubli qui risque de coûter cher à l'organisation supranationale.

Outil du manichéisme absolu, les armes de destruction massive sont donc la déclaration de guerre la plus poussée que l'on puisse destiner à quiconque : une guerre totale, qui suit une pensée de destruction de l'autre. Si les forces aériennes impériales ont eu recours à des moyens légitimes face à un groupuscule armé n'ayant aucune limite morale, la dose employée est peut-être un peu forte : un message directement adressé aux communistes kaiyuanais et à l’État du Juggong, plus au nord, qui soutiendrait potentiellement l'insurrection. Rien n'est sûr à l'heure où les gouvernements de gauche se multiplient à travers le monde et doivent faire face au ressentiment certain d'une grande partie de la communauté internationale - concilier les ambitions de certains avec l'intérêt de tous n'est pas une mince affaire. Le gouvernement txiléen est attendu au tournant par les conservateurs sur le sujet : « jusqu'où soutiendra-t-il les représentants de l'Internationale Communiste », s'interrogent une partie des députés de l'opposition de droite.[/justify]

Posté : sam. déc. 21, 2019 2:23 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/SxuPgs1.png[/img]
Vandalisme xénophobe dans le quartier ventélien d'Urutzalde
25 novembre 2040

[img]https://i.imgur.com/azhu3Py.png[/img]
[cap]Bien que dynamiques et utiles, les populations ventéliennes ne sont pas encore bien vus dans le sud.[/cap][/center]
L'Histoire est tragique : cette semaine, plusieurs commerces ont pris feu dans la capitale de la province de Pomaroak. Leur point commun : tous tenus par des entrepreneurs ventéliens immigrés, ces boutiques étaient parmi les plus prospères du quartier ventélien local. Des événements qui témoignent, surtout par leur localisation visée dans le kaiyuantown urutzaldéen, du caractère ethnique et ethnophobe, d'une tension raciale réelle dans le grand sud txiléen. Vitrines brisées et inscriptions à la bombe à peinture trahissent l'aspect éminemment ventéliophobe de ces actes : l'énième ré-émergence des mouvances nationalistes xénophobes dans la région, une sorte de mise en garde pour les populations ventéliennes locales mais aussi pour l'Hertzaintzia, la police fédérale, qui a déjà pris des mesures punitives contre des actes de vandalisme similaires il y a quelques années. La question de l'intégration d'une population étrangère, jaune qui plus est, reste dramatique dans le contexte de l'après-guerre.

Loin de vouloir atténuer les pertes morales et humaines du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », le porte-parole du gouvernement provincial a tenu à rappeler « le caractère éminemment politique de ces actes ; si [plus de dix mille] de nos concitoyens ont perdu la vie dans ce conflit, nous nous devons de donner un sens à leur sacrifice pour ne plus à avoir à subir cela ». Des paroles qui n'ont pas eu d'écho auprès d'une population rurale très hostile à tout ce qui vient de la ville, surtout quand il s'agit de ventéliens venus « voler [leurs] terres » (inscription retrouvée sur les murs d'une des enseignes vandalisées). Une xénophobie latente qui effraie les investisseurs ventéliens et limite l'arrivée de familles jaunes dans la ville, à l'heure même où le grand sud pomaroan (provinces de Pomaroak et Pomaroak Behera) peine à re-décoller économiquement face à la concurrence fédérale des autres provinces bien plus dynamiques et ne souffrant pas des conséquences d'un conflit qui n'a impacté, de toute manière, que la côte sud du Txile.

[center][img]https://i.imgur.com/pvJgcdx.png[/img][/center]


[hr][/hr]


[center][img]https://i.imgur.com/EAZW4F9.png[/img]
Les canins ikuñoans en recrudescence
29 novembre 2040

[img]https://i.imgur.com/olNSqSf.png[/img]
[cap]Introduits par les colons du dix-huitième siècle, les chiens de berger sont l'épine dorsale de l'élevage.[/cap][/center]
Loin des modèles des caniches de concours lébiriens ou des canins enragés des bidonvilles eashates, les chiens txiléens, plus particulièrement ikuñoans, sont parmi les espèces les plus convoitées du Nouveau Monde. Gardiens de troupeaux, coriace chien de garde ou simple animal de compagnie, le chien ikuñoan, directement importé de Dytolie par les colons euskals au dix-huitième siècle, constitue désormais sa propre race canine. Si la race des pastor santognais a connu une période de déclin, les chiens ikuñoans partagent avec les canins pastoraux santognais et esturans des racines historiques et génétiques communes. Le secteur de la vente animalière est en pleine expansion dans la province d'Ikuñoa, et c'est bien grâce au chien pastoral : véritable colonne vertébrale de l'élevage extensif dans la plaine centrale de l'Arrunta et dans les hauts plateaux de l'Andoak, cette race canine représente la majorité des chiens des Provinces-Unies, et est en passe de devenir le symbole du maintien d'un tissu pastoral dans le pays.

Oui, car c'est tout le Txile qui est derrière le canin ikuñoan : d'après les résultats d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&p=360077#p360077]sondage publié[/url] par un institut santognais pour le compte de la société animalière Aminos, soixante pourcents des txiléens - trois sur cinq ! - partageraient une préférence pour les chiens plutôt que pour les chats. Une dichotomie simple entre félins domestiques, propres à une population urbaine hostile à la présence de rongeurs - comme dans la plupart des pays dytoliens depuis le passage des épisodes de peste -, alors que le chien est l'apanage des populations rurales et pastorales cherchant à se prémunir contre les bêtes féroces des environnements vierges de toute présence humaine : loups, ours, sangliers... Un propos manichéen à nuancer, puisque la popularité des chiens ikuñoans se fait également auprès des populations urbaines, sur le sol national comme à l'étranger : dytoliens et ventéliens voient en cette race pastorale préservée une forme de beauté que nous ne pouvons que confirmer.

[center][img]https://i.imgur.com/NpExwNa.png[/img][/center][/justify]

Posté : lun. déc. 23, 2019 8:41 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/OFVUsRw.png[/img]
La jeunesse, une force vive à prendre en charge
9 décembre 2040

[img]https://i.imgur.com/SV5CKdW.png[/img]
[cap]Représentant un peu moins d'un tiers de la population, les moins de vingt ans arrivent en force.[/cap][/center]
Avec une population totale de trente-deux millions et demi individus en 2039, les Provinces-Unies du Txile sont la vingtième puissance démographique mondiale, derrière le Jernland et devant la Vasconie. Avec un Produit Intérieur Brut ayant doublé en l'espace de six ans, le Txile accuse également un accroissement démographique significatif - à l'image des autres pays en plein développement économique. Parmi ces plus de trente dizaines de millions de txiléens, dix millions d'entre eux ont moins de vingt ans, soit quasiment un tiers de la population totale. Une démographie juvénile qui ne semble pas flagrante de prime abord, mais qui se ressent dans les institutions et les infrastructures du pays et ce, depuis bientôt deux ans. La première année de l'explosion démographique dite du « boom Eraul », du nom du Lehendakari (président) Pantxiko Eraul qui a relancé la politique nataliste du gouvernement, fut l'année 2034, avec un taux de croissance démographique de plus de trois pourcents.

Mais là où la démographie txiléenne est unique, c'est que la situation actuelle est inédite : la combinaison d'un solde migratoire positif qui vient renflouer numériquement les âges adultes tandis que le solde naturel explose les catégories d'âge les plus basses. On se retrouve donc dans une situation d'entonnoir démographique : une demande exponentielle de prise en charge à laquelle le gouvernement va devoir répondre. Après des années de politiques libérales promptes à l'austérité, il est désormais temps pour les autorités fédérales d'organiser une réelle prise en main de la situation qui, si jusque-là avait été relativement calme, risque de dégénérer rapidement. Les écoles des cycles primaire et secondaire accusent déjà le coup : le manque d'infrastructures provoque une certaine pénurie d'éducation dans l'arrière-pays éloigné des grandes villes. Mais la nouveauté des dernières années est l'arrivée des premiers nés de la politique nataliste eraulienne - à prononcer éraoulienne - qui viennent inonder le cycle tertiaire.

Les Ikastolak, après les Haurtzaindegiak et les Ama Etxeak, commencent elles aussi à souffrir du même problème : trop peu d'infrastructures et des moyens trop faibles pour encaisser la pénurie éducationnelle. Cette année, plusieurs décrets administratifs ont permis l'établissement de « classes d'urgence » visant à subvenir aux besoins scolaires de milliers d'enfants de cinq et six ans. La situation est grave pour les enseignants, qui ne bénéficient pas des mêmes moyens que les ecclésiastiques des Haurtzaindegiak. La nouvelle ministre de l’Éducation (Hezkuntz Ministerioa) Leonor Arangusolo est attendue au tournant : ancienne ministre au même poste sous Pantxiko Eraul, elle avait fait preuve d'un manque d'initiative certain pour dynamiser le corps enseignant, au profit de restrictions budgétaires à outrance et d'un désintéressement général pour la question des infrastructures et des moyens en milieu éducatif, par laxisme - quasiment une doctrine de laisser-faire dans l'enseignement - et par trop grand intérêt pour la problématique universitaire.

Mais la pression universitaire n'est plus la même, et l'enseignement supérieur est suffisamment gavé de subventions associatives et autres flagorneries aux syndicats étudiants : il est temps pour le Txile de se tourner vers les véritables problématiques de sa démographie. Alors que différents observatoires indépendants soulignent « l'urgence grave de la situation du milieu scolaire », le ministère semble encore fermer les yeux. Financements en retard et index des salaires gelés sont carrément parmi les mesures employées par la hiérarchie directoriale contre le corps enseignant alors même qu'il y a une pénurie des moyens et des professeurs. Le porte-parole de Printzearen Aliantza Popularra, l'« Alliance Populaire pour le Prince », invite la ministre Arangusolo à « reconsidérer les options du gouvernement, du budget fédéral et de son ministère en matière d'action pour répondre aux problèmes concrets posés par la transition démographique inachevée » ; les cadres du nouveau parti conservateur issu de l'opposition en dénonçant « [la potentielle] obstruction volontaire des autorités fédérales à l'instruction d'une partie de la population rurale ». De lourdes accusations, à laquelle la ministre a refusé de répondre.[/justify]

Posté : mar. janv. 21, 2020 5:44 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/UsbE3MV.png[/img]
Les faux monnayeurs, une comédie en trois parties
3 mars 2041

[img]https://i.imgur.com/kXwDxh0.png[/img]
[cap]Ode à la monnaie papier et à ses inconvénients, là où le virtuel n'a de frontières que ses circuits.[/cap][/center]
S'il est bien une chose sur laquelle sont d'accord les trois derniers gouvernements dans le domaine économique, c'est bien la politique monétaire à mener - du moins, à suggérer à la banque centrale des Provinces-Unies - dans le contexte mondial actuel. Course en avant dans le monde virtuel que les États ne domestiquent encore que très peu ou simple conquête individuelle de la forêt vierge qu'est le réseau mondial, la dématérialisation monétaire est devenu une véritable pandémie avec les politiques monétaires contemporaines qui, non contentes de porter atteinte aux intérêts séparés des banques centrales et des gouvernements, troublent les rapports économiques internationaux en forçant le passage au numérique pour certains pays trop arriérés lorsqu'ils veulent traiter avec les puissances dématérialistes. Dernier exploit en date : l'effondrement du système monétaire lébirien, exploit de dernière minute dans un modèle monétaire montalvéen réglé au millimètre.

La lire montalvéenne, monnaie de la Ligue de Lébira, a disparu du marché des monnaies fiduciaires depuis déjà plusieurs années : une dématérialisation qui s'est faite sans coup férir grâce au dynamisme économique inédit connu par les provinces de la Ligue, leur permettant d'entreprendre une transition au tout numérique sans connaître une stagnation des marchés par la baisse de la confiance des acteurs économiques et financiers. Mais la grande confiance de la Ligue et de ses provinces envers une monnaie complètement numérisée a également provoqué leur disgrâce : en s'appuyant totalement sur ce système monétaire certes novateur mais pas complètement sous contrôle, les lébiriens ont signé la mort économique de leur pays. La preuve : l'effondrement du système monétaire lébirien, sur la base d'une indisponibilité du monde virtuel, a rendu tout de suite bien plus complexe l'entretien de tout un modèle économique aussi caduque que celui du Lébira.

La trop grande confiance des institutions économiques et financières (gouvernement, ministères et banque centrale) dans la dématérialisation est la première étape d'un cycle funeste : avec la volonté de virtualiser l'économie vient la dématérialisation en elle-même. Cette expropriation dématérialiste vient tuer les petits commerçants au profit des grandes enseignes tout en annihilant les communautés rurales dans leur croissance économique marginale : le seul remède à ce genre de confiscations étatiques étant le troc, qui vient s'instaurer comme système économique de substitution dans les communautés éloignées des grandes villes. Ce phénomène d'un retour au réel par absence de confiance fiduciaire dans la monnaie virtuelle, Cartagina l'a sans doute oublié lorsqu'il était question de virtualiser économiquement un pays entier : les adeptes de sensation forte, survivalistes santognais les premiers, ont bien compris que l'avenir de la collapsologie était dans les frontières lébiriennes.

Scénario catastrophe ou effondrement kondratievien inévitable ? Le Lébira est devenu le laboratoire des politiques improbables, la banque centrale lébirienne l'ayant illustré par ses choix désastreux en termes de dématérialisation. Dématérialiser une partie de l'économie en faisant de la monnaie fiduciaire une minorité au sein du système économique est déjà une proposition osée que de nombreux pays appliquent déjà, en oubliant le phénomène de « ruée bancaire » : le retrait instantané, le passage de la monnaie virtuelle et fictive aux billets retirables en nombre limité en distributeurs, ne peut déjà pas suivre le cours du billet papier, alors remettre intégralement l'avenir économique et monétaire d'un pays sur des réseaux incontrôlables est une absurdité pratique, tant est que la théorie demeure encore à être éprouvée. Pourtant, de nombreux pays ont déjà connu une certaine panique financière : dernièrement, le Nuevo Río, voisin des Provinces-Unies, a connu ce phénomène révélateur d'un lien de confiance distendu entre particuliers et institutions.[/justify]

Posté : jeu. janv. 23, 2020 8:15 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/9bg9YFN.png[/img]
Nouvelle année, nouveaux enjeux : la croissance reprend
8 mars 2041

[img]https://i.imgur.com/S7CWrN3.png[/img]
[cap]La nouvelle année a été fêtée sans modération par la population, mais aussi les investisseurs.[/cap][/center]
Pour la première fois depuis trois ans, la croissance économique des Provinces-Unies est repartie au-delà de la barre des dix pourcents : l'année 2040 s'est achevée sur un bilan économique relativement positif pour la fédération, qui s'est retrouvée à la treizième position du classement des croissances économiques annuelles en valeur absolue. Avec une expansion de douze milliards de dollars internationaux du Produit Intérieur Brut, les Provinces-Unies du Txile renouent avec une croissance forte pour la première année depuis 2036 : des résultats économiques satisfaisants mais qui ne suffisent pas maintenir l'union dans le haut du classement des puissances économiques avec un déclassement de la septième position au premier janvier 2040 à la huitième en fin 2040. Une tendance au déclassement qui se confirme, puisque le Txile est passé du rôle de quatrième puissance économique mondiale en 2037 à celui de cinquième en 2038. Malgré les efforts économiques annuels, les Provinces-Unies peinent à rester au niveau vis-à-vis des autres puissances montantes.

Mais si les bilans semestriels de 2038 et 2039 avaient fait désespérer les investisseurs et experts financiers sur l'avenir économique de la première puissance dorimarienne, 2040 est une bouffée d'air frais pour une économie prompte au repli traditionnel et protectionniste au moindre signe de recul économique. 2040 n'a pas été, à l'inverse de 2038 et 2039, marquée par l'effondrement de certains de nos partenaires : le gouvernement deseran du protectionniste Schoonover a annoncé son retrait de l'accord de libre-échange avec les Provinces-Unies txiléennes en septembre 2038, tandis que la République Fédérale du Berlim faisait face à la sécession de plusieurs de ses États en novembre 2039, forçant le gouvenrement berlimien suspendre ses relations avec le Txile. Des suspensions de partenariat qui ont porté un coup sévère à l'économie txiléenne, très largement tournée à l'international par ses exportations de matières premières et qui se remet difficilement de cette isolation forcée dans l'espace olgaro-dorimarien.

À ces facteurs commerciaux, d'autres éléments justifient la parenthèse économique 2037-2039 : la politique d'austérité à outrance appliquée à une économie en pleine expansion a eu raison des grands travaux entrepris sous Pantxiko Eraul (avant-dernier chef d’État), tout en assurant un ralentissement général des services publics et de leurs investissements dans l'économie nationale. Les provinces de l'est (Nazkoa et Zuarralurra) et du grand sud (Hegoalde, Pomaroak et Pomaroak Behera) ont souffert de ce recul des infrastructures étatiques, là où les provinces plus développées (côte industrialisée et urbanisée du nord-ouest, Berri Nafarroa et Axberiko) ont continué leur progression économique en maintenant l'économie fédérale à flots, accentuant les inégalités régionales. 2040, à l'inverse, se caractérise par un retour des investissements étatiques avec un virage dans la politique budgétaire du gouvernement du libéral-conservateur Iñaki Bidaurre.

Une relance économique qui inaugure la décennie 2040-2050 et qui ravit les espoirs autant du jeune gouvernement social-démocrate d'Isaak Ezabal que des citoyens txiléens, dont l'opinion dans les sondages devenait alarmiste sur la question économique. L'émergence de nouveaux enjeux internationaux, comme l'escalade militaire en Dranavie entre le régime slézanophile local et les autorités du Royaume de Kars auquel le Txile est allié, l'effondrement monétaire de la Ligue lébirienne et l'ingérence des puissances chrétiennes marquésiennes dans les provinces abandonnées par la Lire montalvéenne, la montée des tensions dans le bassin céruléen avec notamment la présence de l'allié ennissois aux Ménechmes contre l'Ölan socialiste ou encore l'ouverture de négociations dans la Confédération des États aguadoriens pour la mise en place d'accords commerciaux entre le Txile et le Karatxoa voisin, sont autant d'événements en cours qui risquent de rendre l'année 2041 imprévisible pour le récemment élu gouvernement des Provinces-Unies du Txile.[/justify]

Posté : dim. janv. 26, 2020 12:25 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://i.imgur.com/OFVUsRw.png[/img]
Le catholicisme marquésien en danger
8 mars 2041

[img]https://i.imgur.com/R8tSR1o.png[/img]
[cap]Le Royaume de Kars, seul allié musulman du Txile, a envahi son voisin pour avoir osé être catholique.[/cap][/center]
L'association entre l’État txiléen et des puissances marquésiennes a toujours été un choix douloureux, menant à des conséquences imprévues parfois dangereuses : c'est ce qu'il s'est passé avec la récente invasion karsaise de la Dranavie, territoire catholique placé au cœur de la Marquésie sunnite, événement qui n'a pas été sans conséquences pour le gouvernement du social-démocrate Isaak Ezabal, dont la position sur cette occupation illégitime est encore floue aujourd'hui. En effet, les Provinces-Unies ont pris la décision, dans l'intérêt de la couronne, de s'allier au Royaume de Kars, monarchie islamique marquésienne qui se fait le champion de l'islam conciliant - cas de Hiérosolyme, ville sainte connaissant une situation d'exception au sein des frontières karsaises -. Mais le Kars s'est montré plus retors que prévu dans ses décisions stratégiques : alliance de circonstance avec son voisin socialiste l'Ölan dans le cadre du conflit dranavien qui s'annonce, mais également intégration à la Ligue Islamique Mondiale connue pour ses dérives militaristes passées.

Mais outre la participation militaire de l'armée karsaise à la « pacification » de la Dranavie catholique, c'est surtout la position du Kars musulman sur l'islam en Dranavie qui inquiète. En se faisant le champion de l'ordre marquésien avec la maxime ölanaise de « la Marquésie aux marquésiens », le Kars organise l'émigration de milliers de dytoliens catholiques d'origine slézane présents dans les frontières dranaviennes, avec le soutien latent du Royaume de Slézanie, forcé à abandonner ces catholiques marquésiens par manque de moyens de riposte - pour autant, ça n'est pas la puissance de frappe militaire qui manque à la Slézanie ni même à son allié ennisois lui aussi présent dans la région. Soufflet adressé à la Communauté des Nations Dytoliennes et à ses membres catholiques, l'invasion de la Dranavie est également un bras de fer lancé contre la papauté qui a pourtant dénoncé les agissements illégitimes des autorités islamiques dans les frontières dranaviennes.

Un cas désespéré qui témoigne de la période de déclin que connaissent les catholiques en Marquésie, là où les chrétiens d'Orient semblent se réjouir d'une telle situation : la fragile Ligue d'Apamée et ses États-membres se sont gaussés de la chute de la catholique Dranavie, défendant le nestorianisme et autres confessions péri-chrétiennes qui sont la spécialité des petits États marquésiens (Chaïbanistan, Apamée) et natolicains (Xilinhar). Si la question de l'avenir de la Dranavie, devenue « Al-Dranaf » pour les autorités d'occupation, n'est plus à se poser étant donné la mainmise du Kars sur ce petit État hétéroclite de huit millions d'habitants, la problématique du catholicisme et de sa pratique sur le continent marquésien est à se poser : comment peut-on encore faire confiance aux autorités monarchiques et islamiques du Kars pour assurer la neutralité religieuse et l’œcuménisme sur le territoire de la ville sainte de Hiérosolyme, ou même dans toute la Marquésie, terre de mélanges religieux conflictuels ?

La position du gouvernement du Kantziler (chancelier) Ezabal est précaire sur la question : d'un côté, les autorités religieuses de l’Église catholique txiléenne et de ses dignitaires est une pression constante sur les Provinces-Unies et leur politique étrangère alors même que le catholicisme est la religion pratiquée par plus de quatre-vingts-dix pourcents de la population nationale. De l'autre, les enjeux géostratégiques récents ont poussé la couronne txiléenne et ses représentants à se rapprocher de puissances émergentes afin d'assurer la protection des Provinces-Unies, sorte d'aveu de faiblesse d'une monarchie qui n'a pourtant pas encore dit son dernier mot sur le continent dorimarien. Autant d'éléments à prendre en compte lorsqu'il s'agit de faire un procès à un gouvernement prompt à se recentrer sa politique sur le pays et uniquement lui, au risque d'être isolationniste voire protectionniste dans son approche de la politique étrangère - les revendications d'une importante minorité de txiléens se font au détriment de l'ancienne « politique de puissance » autrefois entretenue par les Provinces-Unies.[/justify]