Posté : sam. août 18, 2018 7:32 pm
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Conçu et publié en Briton
[center]Your Bananas are Drenched with Blood[/center]
[right]24 Novembre 2036[/right]
Depuis quelques semaines les Valvatides reçoivent par containers transportés en avion ou par bateau des fruits et légumes exotiques produits en Aleka et revendus sur les étals des marchés valvates à des prix défiant toute concurrence qui ravissent le consommateur.
Mais ces gens-là , trop heureux d'acheter à prix cassés des fruits autrefois inaccessibles , savent-ils à quel prix justement sont produits et récoltés ces fruits et légumes exotiques ? Ont-ils conscience des ravages causés par leur complicité de facto envers le système de l'apartheid sur l'île d'Algarbe du Sud en général ?
Avant d'aborder le cœur du sujet en question commençons par un point de rappel : Toute personne qui achète un produit rend possible l'existence de la chaîne qui assure la fabrication du susdit produit .
D'où théorème : le consommateur, par son pouvoir, est la base et le sommet de toute économie ...
Comme point de référence prenons une banane non-labellisée produite en Aleka puis revendue aux Valvatides :
Dans un banal supermarché de l'une des 3 principales firmes de grande distribution valvates cette banane sera normalement facturée entre 19 Shillings 8½ Pences et un Pound 15 Shillings 11 Pences le kilogramme au consommateur, avec un prix moyen d'environ un Pound 6 Shillings 9½ Pences ...
Cela peut tout à fait sembler hors de prix en Britonnie où le prix moyen est d'environ 9 Shillings 2½ Pences la livre mais pour les valvates c'est une amélioration notable puisque le prix a diminué de 37 % depuis la signature du traité bilatéral d'amitié entre les deux pays qui ont rendu possible l'importation de fruits exotiques d'Aleka !
Quand à des oranges non-labellisées produites en Aleka elles se vendent en supermarché aux Valvatides pour un prix moyen d'environ un Pound 11 Shillings 3½ Pences le kilo pouvant beaucoup varier, mais d'une manière générale les prix fluctuent entre 17 Shillings 11 Pences et un Pound 19 Shillings 6 Pences le kilogramme ce qui paradoxalement est par rapport à la Britonnie un poil moins cher, puisqu'en Britonnie le prix moyen des oranges sans label d'origine alekane est d'environ 14 Shillings 9½ Pences la livre !
Dans ces prix il faut bien comprendre que l'essentiel de la valeur, mais pas du prix ! Vient en réalité du travail qui est réalisé pour les produire puisque comme s'en vante le producteur, la mégacorporation Astoriaz, tout le travail nécessaire à s'occuper des plantes est accompli à la main : or, en agriculture le travail manuel est souvent valorisé par le consommateur, qui aime se dire que son fruit n'a pas été récolté par un tracteur.
Sauf que nous l'avons bien dit : c'est l'essentiel de la valeur, mais pas du prix car en réalité le prix des bananes et des oranges produites en Aleka est à peu près équivalent à celui de celles produites dans une agriculture mécanisée à l'extrême comme celle qui existe aux EFO, ou au Montalvo, ce qui ne colle pas ...
Comment l'industrie agroalimentaire alekane arrive à tenir la gageure au niveau des prix face à eux ?
En faisant passer à la trappe ce qui est un élément crucial dans le prix définitif d'un produit : la main-d’œuvre !
Savez-vous quelle ethnie rassemble 98,91 % de la classe socio-professionnelle des ouvriers agricoles en Aleka ?
L'ethnie bantoue de la race noire selon les critères de la classification ethnoraciale en vigueur, d'après la fédération nationale des chambres du commerce et de l'industrie de la République d'Aleka ...
Savez-vous aussi quel est le salaire moyen de tout ces ouvriers agricoles ? Un centime symbolique par jour.
Voilà ce que donne la mégacorporation Astoriaz à ses ouvriers pour une journée de travail commençant à 7 H du matin et se terminant vers 9 H du soir, 7 Jours sur 7, par tout les temps en extérieur.
Un centime de Rand par jour, pour pouvoir prétendre sans mentir que l'entreprise les paye !
D'un kilo de bananes payé 1 Pound 6 Shillings 9½ Pences en Valvatides par le consommateur, soit 321,5 Pences il y a ainsi à peine le quart d'un penny, soit un farthing qui revient au vrai travailleur, soit 0,078 % du prix total tandis que tout le reste est partagé entre les frais divers et la marge bénéficiaire ainsi que les salaires pour les travailleurs blancs aux autres échelons de la chaîne ...
Alors même que le plus gros de l'effort physique dans le processus est fait par les bantous !
Alors la prochaine fois que vous mangerez des bananes ou des oranges chers gens des Valvatides !
Regardez-les bien en pensant fort à tout ceux qui se tuent littéralement à la tâche pour les récolter.
Croyez-moi : vous aurez alors beaucoup plus envie de les payer plus cher, ou mieux de ne pas les acheter.
Conçu et publié en Briton
[center]Your Bananas are Drenched with Blood[/center]
[right]24 Novembre 2036[/right]
Depuis quelques semaines les Valvatides reçoivent par containers transportés en avion ou par bateau des fruits et légumes exotiques produits en Aleka et revendus sur les étals des marchés valvates à des prix défiant toute concurrence qui ravissent le consommateur.
Mais ces gens-là , trop heureux d'acheter à prix cassés des fruits autrefois inaccessibles , savent-ils à quel prix justement sont produits et récoltés ces fruits et légumes exotiques ? Ont-ils conscience des ravages causés par leur complicité de facto envers le système de l'apartheid sur l'île d'Algarbe du Sud en général ?
Avant d'aborder le cœur du sujet en question commençons par un point de rappel : Toute personne qui achète un produit rend possible l'existence de la chaîne qui assure la fabrication du susdit produit .
D'où théorème : le consommateur, par son pouvoir, est la base et le sommet de toute économie ...
Comme point de référence prenons une banane non-labellisée produite en Aleka puis revendue aux Valvatides :
Dans un banal supermarché de l'une des 3 principales firmes de grande distribution valvates cette banane sera normalement facturée entre 19 Shillings 8½ Pences et un Pound 15 Shillings 11 Pences le kilogramme au consommateur, avec un prix moyen d'environ un Pound 6 Shillings 9½ Pences ...
Cela peut tout à fait sembler hors de prix en Britonnie où le prix moyen est d'environ 9 Shillings 2½ Pences la livre mais pour les valvates c'est une amélioration notable puisque le prix a diminué de 37 % depuis la signature du traité bilatéral d'amitié entre les deux pays qui ont rendu possible l'importation de fruits exotiques d'Aleka !
Quand à des oranges non-labellisées produites en Aleka elles se vendent en supermarché aux Valvatides pour un prix moyen d'environ un Pound 11 Shillings 3½ Pences le kilo pouvant beaucoup varier, mais d'une manière générale les prix fluctuent entre 17 Shillings 11 Pences et un Pound 19 Shillings 6 Pences le kilogramme ce qui paradoxalement est par rapport à la Britonnie un poil moins cher, puisqu'en Britonnie le prix moyen des oranges sans label d'origine alekane est d'environ 14 Shillings 9½ Pences la livre !
Dans ces prix il faut bien comprendre que l'essentiel de la valeur, mais pas du prix ! Vient en réalité du travail qui est réalisé pour les produire puisque comme s'en vante le producteur, la mégacorporation Astoriaz, tout le travail nécessaire à s'occuper des plantes est accompli à la main : or, en agriculture le travail manuel est souvent valorisé par le consommateur, qui aime se dire que son fruit n'a pas été récolté par un tracteur.
Sauf que nous l'avons bien dit : c'est l'essentiel de la valeur, mais pas du prix car en réalité le prix des bananes et des oranges produites en Aleka est à peu près équivalent à celui de celles produites dans une agriculture mécanisée à l'extrême comme celle qui existe aux EFO, ou au Montalvo, ce qui ne colle pas ...
Comment l'industrie agroalimentaire alekane arrive à tenir la gageure au niveau des prix face à eux ?
En faisant passer à la trappe ce qui est un élément crucial dans le prix définitif d'un produit : la main-d’œuvre !
Savez-vous quelle ethnie rassemble 98,91 % de la classe socio-professionnelle des ouvriers agricoles en Aleka ?
L'ethnie bantoue de la race noire selon les critères de la classification ethnoraciale en vigueur, d'après la fédération nationale des chambres du commerce et de l'industrie de la République d'Aleka ...
Savez-vous aussi quel est le salaire moyen de tout ces ouvriers agricoles ? Un centime symbolique par jour.
Voilà ce que donne la mégacorporation Astoriaz à ses ouvriers pour une journée de travail commençant à 7 H du matin et se terminant vers 9 H du soir, 7 Jours sur 7, par tout les temps en extérieur.
Un centime de Rand par jour, pour pouvoir prétendre sans mentir que l'entreprise les paye !
D'un kilo de bananes payé 1 Pound 6 Shillings 9½ Pences en Valvatides par le consommateur, soit 321,5 Pences il y a ainsi à peine le quart d'un penny, soit un farthing qui revient au vrai travailleur, soit 0,078 % du prix total tandis que tout le reste est partagé entre les frais divers et la marge bénéficiaire ainsi que les salaires pour les travailleurs blancs aux autres échelons de la chaîne ...
Alors même que le plus gros de l'effort physique dans le processus est fait par les bantous !
Alors la prochaine fois que vous mangerez des bananes ou des oranges chers gens des Valvatides !
Regardez-les bien en pensant fort à tout ceux qui se tuent littéralement à la tâche pour les récolter.
Croyez-moi : vous aurez alors beaucoup plus envie de les payer plus cher, ou mieux de ne pas les acheter.