[justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img] 18 février 2039
La Hachémanie, le parfait prétexte, la parfaite excuse
[img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/05/16//19051610252123557916241184.png[/img] Illustration : Hachémites jouant dans un casino local[/center]
Rarement dans l’histoire contemporaine un Etat n’aura fait autant l’unanimité contre lui, un bien triste palmarès pour le Royaume sublime hachémite, qui même en déliquescence continue de jouer de provocation et d’indifférence par rapport aux conséquences collatérales de ses décisions hasardeuses. Aujourd’hui aux mains des militaires, la Hachémanie a perdu toute sa force de projection et la relative bonne image qu’elle avait auprès de l’Occident. L’attaque mesquine de la Hachémanie contre une frégate à peine sortie des chantiers navals karmalis avait réussi l’exploit à ne pas jouer complètement en sa défaveur puisqu’elle réussit à obtenir un statut de membre observateur à l’OCC. Allié fidèle du Txile et de l’ancienne puissance amarantine, le royaume est aussi un allié imprévisible, qui prend des initiatives sans consulter ceux qui devront le défendre. L’ambivalence, qui lui permettait d’être le trait d’union entre l’Occident et le monde islamique fanatisé, est devenue une inconstance et un poids plutôt qu’un allié. Sur l’autel de la respectabilité, le Txile lui préfère maintenant le Royaume de Kars, tout aussi mercato-compatible mais plus prévisible, sans s’enfermer dans des querelles d’exégèse islamique dont seul le Karmalistan a le secret. Le Txile [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351416#p351416]exhibe désormais son « musulman de service »[/url] dans sa liste d’alliés censée impressionner son rival olgarien corporatiste qu'on ne nomme même plus. Le Kars a en donc sucré à la Hachémanie son rôle de trait d’union et il compte bien en jouer. Reste qu’en dépit de toutes les menaces qu’elle a pu faire planer, la Hachémanie continue de faire suffisamment peur pour ne pas faire engager un conflit ouvert et militarisé contre elle. On préfère créer au préalable des dissensions dans l’armée hachémite avant d’envisager une telle éventualité… et si cela permet de lui subtiliser quatre avions de guerre [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348856#p348856]comme en août 2038[/url] au profit de la flotte karsaise, l’opération est en plus rentable, même si les retombées restent risibles.
Si la Hachémanie a réussi à faire l’unanimité contre elle, c’est aussi par le lobbying forcené auquel s’adonne le Karmalistan pour la désigner à la vindicte internationale, et lui faire porter tous les pires atrocités, dont celle pour le gouvernement d’être chiite alors que la population est majoritairement d’obédience sunnite. Un crime de moralité auquel s’ajoute celui d’ouvrir des casinos et de s’être allié à des pays peu convenables, parmi lesquels les pédérastes amarantins ou les bien-nommés lucifériens d’Algarbe. Et pour s’en convaincre, il faut rappeler au travers des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348867#p348867]enquêtes d’opinion[/url] qu’aucun karmali n’a une bonne opinion de la Hachémanie. Pas UNE seule personne. Une haine viscérale et unanime. Un consumérisme hachémite indécent que le Shakhanat, prompt à l’accepter quand il régit toutes les institutions de son allié caeturien, ne supporte pas un instant sous sa forme largement édulcorée quand le pays est musulman et accueille des lieux saints de l’islam. Toute la diplomatie karmalie vise dès lors à écarter la Hachémanie de toute influence dans l’avenir et les Routes de la soie, qui rappellent la déclaration d’amour du Karmalistan à la Janubie et au Ventélie, pourtant peu mahométanes, ont été spécifiquement conçues pour marquer physiquement l’isolement politique de la Hachémanie. Pour appliquer sa loi du Talion, le Shakhanat rappelle ainsi à l’ordre tout Etat tenté d’avoir une position autre que la condamnation sans équivoque de la Hachémanie, une entreprise couronnée de succès puisque [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1055&t=14374&p=351436#p351436]l’Eashatri se dit prêt[/url] à mettre (une fois de plus) sa politique internationale au diapason de la musique traditionnelle des éleveurs de moutons karmalis, qui sonne comme un refrain interminable, tel un yodel asdriche dont l’écho poursuit les ovidés jusqu’aux plus hauts sommets de la Chaîne du Kormal.
Cependant, à jouer de son statut de victime qui demande à son bourreau d’expier ses fautes, le Karmalistan devient peu à peu lui-même bourreau. Une arrogance qui peut amener certains à reconsidérer le partage des fautes car si le Karmalistan peut se targuer d’une condamnation à l’unisson des actes hachémites, c’est parce que le royaume déchu suscite avant tout de l’indifférence. Le Kars n’a ainsi rien à craindre des représailles de son voisin en se pliant à la volonté de Karagol, surtout depuis son alliance avec le Txile. Reste que ce qui a causé la perte de la Hachémanie peut redevenir sa force : sa capacité à être imprévisible, à sceller des alliances islamiquement condamnables mais diplomatiquement opportunes. La Hachémanie peut par exemple trouver un allié de circonstance dans la Cybistrie puisque finalement, selon la grille de lecture de Karagol, rien de plus normal pour le royaume hachémite de soutenir un régime qui martyrise ses minorités turciques musulmanes. Mais cette fois-ci, c’est la Valdaquie orthodoxe qui a jeté l’opprobre sur la république cybistrienne, en pointant les risques de sécurité pour les Routes de la Soie qui la traversent. Le Kars a emboîté le pas et le Karmalistan devraient en faire autant, l’opportunité idéale pour la Hachémanie pour revenir puisque, comme elle, on cherche le prétexte idéal pour l'exclure de cette route commerciale majeure, réservée aux Etats respectables et aux gens biens. Bien sûr, le royaume devra au préalable mater l’anarchie qui est en train de mettre le pays à feu et à sang. Mais face à tant de prétextes pour l’anéantir, la Hachémanie n’a plus d’excuse.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img] 21 février 2039
Quand le Karmalistan découvre Sentinelles
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Le journaliste Cassian Larrieu est connu pour ses articles lapidaires contre
les gitans et le monde musulman[/center]
Le quotidien de la droite qui s’assume et qui assume et légitime la droite en Santogne a suscité quelques réactions à l’étranger. Dans son [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351454#p351454]édition du 18 février[/url], Sentinelles a dressé un portrait peu flatteur de la puissance karmalie qui, selon le journal, instrumentalise ses morts et ses pertes matérielles à des fins purement géostratégiques, accusant la Hachémanie de tous les maux. Le gratin intellectuel karmali, particulièrement actif quand il s’agit de commenter l’actualité internationale, s’est ainsi confronté à un article rédigé par Cassian Larrieu. Journaliste polémiste, l’homme n’en est pas à son premier coup d’essai puisque, déjà en juin 2036, il voyait dans les migrants aminiens des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340824#p340824]violeurs en puissance[/url]. En novembre de la même année, il exploite un fait divers – [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341972#p341972]le mariage de « cougars » santognaises avec de jeunes Eashates[/url] en exagérant l’étendue du phénomène. De même lorsqu’il écrit sur ces « [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342578#p342578]ces gangs de préados qui terrorisent la Santogne[/url] ». À l’annonce de la création de la CND en avril 2037, il se fend d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347518#p347518]faux-article[/url] insistant sur le caractère éphémère de l’organisation. Enfin, il a qualifié le président Ursachi (chef d’Etat de la Valdaquie, ndlr) de voleur de métaux, de volaille et de brevets, faisant référence à ses origines gitanes. Le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349998#p349998]racisme anti-gitans[/url] trouve en effet en Cassian Larrieu l’un de ses plus fiers représentants. Le Karmalistan s’ajoute au tableau de chasse de ce provocateur, qui a ému un professeur émérite de l’Université de Daharpur, comme le rapportent certains journalistes qui y ont fait le déplacement, en marge de la Coupe du monde de football. L’universitaire a ainsi fait connaissance avec l’un des visages les plus déplorables de la droite conservatrice de Santogne, qui trouve son expression politique dans le Parti populaire et dans la Ligue du Renouveau selon si économiquement les journalistes plaident respectivement pour le capitalisme effréné ou l’identitarisme anti-mondialiste. Fondé pour redorer le blason de la monarchie à une période où elle était en déliquescence, le journal Sentinelles s’est depuis mué en caisse de résonances réactionnaires et de conseils pour investir son épargne ou occuper son temps une fois en retraite.
Questionné à propos du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351460#p351460]retour karmali[/url], Cassian Larrieu se défend de circuler de fausses informations, en rappelant le professeur tojike « à moins chercher à défendre le gouvernement de son pays que la rigueur incombant à tout universitaire ». À propos des aéronefs passés du pavillon hachémite au pavillon karsais, le journaliste ne retire rien de son article : « Il est évident que cette opération était préparée ! Le Royaume de Kars n’aurait jamais laissé son espace aérien et surtout ses pistes d’atterrissage à la merci d’avions de chasse hachémites s’il n’avait pas eu la garantie préalable qu’il s’agissait bien de mutins. Sinon, l’état-major karsais aurait immédiatement donné ordre de les abattre. C’est quand même fou de se défausser de la sorte ! À moins que ce professeur ait plus d’informations que moi et dans ce cas, on peut s’interroger sur ses liens avec le pouvoir et donc l’objectivité de son exposé ». Au sujet des chrétiens sommés de se convertir, Larrieu préfère botter en touche : « Je ne crois de toute façon pas à ce que chrétiens et musulmans puissent cohabiter, c’est un vœu pieux et naïf. C’est celui notamment de l’Eglise catholique de Santogne, qui continue de promouvoir le dialogue œcuménique, au prix de son identité et de son amour propre. ». Le professeur karmali tente enfin de démontrer que le zéro absolu n’existe pas dans les enquêtes d’opinion et qu’il existe une marge d’erreur. « La belle affaire » pour Larrieu : « Il y a parmi les Karmalis des adversaires du pouvoir, ils sont nombreux. Il est inconcevable qu’ils aient tous, à plus de 97 %, pleuré la mort de soldats du même pouvoir sous prétexte qu’ils feraient partie de la Oumma. La Hachémanie est au contraire une valeur refuge pour tous les Karmalis qui exècrent leur pays de l’intérieur et qui se feraient l’avocat du Sheitan, au moins pour des motivations politiques ». Mais loin s’en faut, l’opinion de Cassian Larrieu n’incarne pas celle de Santognais qui seraient 97 % à détester profondément les gouvernements successifs de Karmalistan et c’est là toute la maladresse de l’expert en langues céruléens de considérer que la suffisance de monsieur Larrieu suffit à démontrer que la Santogne « s’amarantinise » (!).
À quelques jours d’élections locales qui renouvelleront les conseils provinciaux qui auront, entre autres compétences l’enseignement primaire et secondaire, les partisans du logiciel libre tirent la sonnette d’alarme, en pointant une « altekisation » progressive du parc informatique des administrations publiques et plus largement des esprits. En d’autres termes, le géant de l’informatique jernlander Altek, réussit à ce point sa pénétration dans le marché santognais, en micro comme en macro-informatique, du simple téléphone portable à l’imposant serveur, qu’administrations et entreprises risquent, à terme, une totale dépendance, un phénomène d’autant plus accentué qu’au sommet de l’échelle, les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351331#p351331]ingénieurs santognais[/url] apprennent à ne travailler qu’avec les logiciels édités par l’entreprise nordique. Profitant d’une technologie inégalée par aucun fournisseur au monde, les administrations publiques en achètent toutes les licences d’utilisation pour leurs tâches du quotidien. L’opération, rentable pour Altek, sera de plus en plus onéreuse pour le contribuable prévient l’Association pour la promotion du logiciel libre (A2P2L) : « Au début, forcément, incitation commerciale oblige, Altek propose des prix groupés et un service après-vente intégré. Mais une fois cette période terminée, dès qu’un logiciel tombe en panne, le technicien aura beau y mettre toute sa volonté, il ne disposera pas des clés nécessaires pour décrypter et réparer le logiciel à sa source » prévient l’association dans un communiqué. Le propre du logiciel propriétaire étant de protéger son code source d’éventuels concurrents qui n’auraient qu’à se servir pour proposer leurs propres logiciels, celui-ci est inaccessible pour tout technicien ne travaillant pas directement pour le développeur, reléguant l’informaticien à un simple exécutant de marches à suivre dictées par le service après-vente. Pour les libéraux, il s’agit simplement de rentabiliser un dur labeur et il est vrai qu’Altek n’a pas lésiné sur les moyens pour proposer une gamme performante de produits, allant du simple traitement de texte aux logiciels de conception 3D.
À ce propos, la très à gauche Union des Travailleurs du Jeu Vidéo (UTJV), formée en 2035 en réaction aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341849#p341849]conditions de travail au Studio Citrine[/url], confirme le phénomène d’altekisation qui pousse peu à peu les recruteurs à ne sélectionner que les candidats qui ont une maîtrise avancée des logiciels édités par la firme, quand bien même ils produiraient qualitativement le même travail sous d’autres programmes. Les logiciels libres, qui fonctionnent sur le principe de la libre utilisation, modification et duplication par autrui, grâce à un code source lisible et accessible, apportent en théorie la solution. Mais en pratique, ils sont pour l’heure loin de pouvoir concurrencer les logiciels propriétaires en ce sens où les développeurs de logiciels libres s’adonnent à cet exercice pour des raisons philosophiques et politiques, sans être rétribués à hauteur de leur travail, les utilisateurs étant les seuls juges, qui peuvent soutenir le projet financièrement mais sur une base uniquement volontaire. Une tâche très chronophage, qui ne garantit donc pas à son développeur de remplir le frigo. Qui plus est, la Santogne a pris comme le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349036#p349036]Gänsernberg[/url] du retard dans le domaine de la programmation. Alors que la Santogne a montré son intérêt pour le développement de sa propre expertise en logiciels, elle n’a alloué aucun crédit au logiciel libre, préférant faciliter des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351331#p351331]partenariats entre corporations[/url] pour avoir ses propres cracks de l’informatique qui monétiseront leurs propres logiciels. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343125#p343125]Cycloluce[/url] où, plutôt que d’investir dans une informatique accessible, la Santogne a préféré miser sur son « champion » pour inonder les marchés mondiaux. La suite, malheureusement, on la connaît : Cycloluce a fait un bide, et a préféré domicilier ses bénéfices aux Ménechmes. Une erreur que la Santogne pourrait donc bien répéter…
[img]https://i.imgur.com/r0uDdFJ.png[/img] | Les observateurs santognais refusent de signer la reconnaissance du scrutin en Hohengraf
[justify]Mandatés au nom de la Communauté des Nations Dytoliennes, des observateurs santognais ont tout au long du mois de février veillé à la bonne tenue du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351472#p351472]référendum d’autodétermination en Hohengraf[/url] pour conclure l’importante crise de cet Etat de la Confédération valaryane. À l’issue des résultats publiés le 21 février, les observateurs disent ne pas être en capacité de valider la régularité du scrutin. Si aucune fraude n’a été constatée, l’organisation par les autorités compétentes a été décrite comme « chaotique », les observateurs ont ainsi pointé une remontée tardive des résultats et un manque de transparence autour du nombre de participants. De plus, la solution préconisée par les observateurs de recourir à trois questions distinctes à répondre par « Oui » ou « Non » n’a été pas retenue, au profit d’un référendum à trois choix, qui permet difficilement de dégager une majorité absolue de 50 % + 1 voix. En conséquence, les observateurs santognais ont adressé aux autorités du Gänsernberg leur rapport, refusant de reconnaître les résultats du 21 février et les ont appelés à la tenue d’un second scrutin, selon des modalités plus transparentes. Une proposition en ce sens devrait être soumise à la Commission de la CND, exposant le Gänsernberg à des sanctions s’il adresse une fin de non-recevoir.[/justify]
[img]https://i.imgur.com/UGBQJab.png[/img] | Comme prévu, les footballeurs santognais ouvrent leur Mondial en s’imposant facilement aux Eashates
[justify]Les bars de Forcastel ont tous été pris d’assaut à l’occasion du premier match de la Santogne du Mondial organisé au Karmalistan. Largement favorite d’un groupe F qui lui est particulièrement clémente, l’équipe menée par Matthieu Lortie qui s’était inclinée aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341789#p341789]quarts de la Coupe de Dytolie en 2036[/url], entend réparer cette bévue et rejoindre le carré final. Cinq vagues de liesse ont ainsi fait vibrer la capitale, correspondant aux cinq buts marqués par la Santogne. « Et un, et deux, et trois, Lartigue ! » : l’attaquant de l’AS Casthanières a assurément été l’homme du match, auteur de buts à la 9e, 22e et 54e minute. Profitant d’une situation de contre, Lilian Gilbert a parcouru presque tout le terrain pour envoyer le ballon dans les filets du gardien eashate à la 15e minute. À quelques minutes de la fin, le joueur d’origine makengaise Régis Mutombo s’offre un dernier but, clôturant le match en beauté. Aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348434#p348434]Pébrinettes[/url], le quartier très fréquenté par les immigrés eashates, l’ambiance est opposée. Faisant partie des équipes les plus faibles, l’Eashatri n’espérait pas un miracle face à la Santogne. Même s’ils étaient conscients que le match était plié, les Eashates ont toutefois explosé de joie à la 69e minute grâce à un pénalty. Leur place n’est toutefois pas comprise dans la compétition mais pour ce faire, l’Eashatri devra à tout prix gagner face au Teikoku, un adversaire coriace mais davantage à sa hauteur.[/justify]
[img]https://i.imgur.com/MHmvEzD.png[/img] | Au Kars, l’Arabe qui cache la violée
[justify]La réalité est difficile à encaisser pour Jennifer Anderson, une ressortissante santognaise, à qui on a promis une descente sur les nouvelles routes de la soie et qui se réveille par une montée sur un sol de moquette. Etudiante à l’Université polytechnique d’Hedeb, au sud de la capitale karsaise, la Santognaise d’origine immigrée a malgré elle découvert le romantisme des Arabes par la voie de Farouk Al-Ziza, un riche homme d’affaires investissant dans le secteur de la téléphonie mobile et de l’informatique. Sa Semencerissime bien nommée Al-Ziza, dont le zizi n’apporte que la zizanie, dit avoir trébuché la Santognaise, le sexe à l’air, s’offrant le luxe de l’enfermer en deuxième instance pour faux témoignage. Le ministère santognais des Affaires étrangères s’est simplement dit « inquiet » pour le sort de la jeune femme, sans s’étendre. Du côté de la famille de l’accusée, si on a perdu l’espoir de faire condamner son agresseur, on tente au moins de la libérer, au pire des cas en faisant reconnaître qu’il y a bien eu un rapport et qu’à ce titre, elle pourrait être commuer sa peine par un mariage avec son violeur, comme le prévoit la tradition islamique.[/justify]
[img]https://i.imgur.com/UGBQJab.png[/img] | Une qualification en huitièmes, le futur adversaire reste un mystère
[justify]Après une frayeur en début de match du côté de l’Oblakee, les Santognais se sont imposés facilement à l’occasion de leur deuxième match de la poule F, avec un but de Cédric Pasquier à la 26e et Lilian Lartigue à la 64e, qui vise le titre de meilleur buteur de la compétition. Avec six points, ex-aequo avec le Teikoku, la Santogne se qualifie ainsi facilement pour les huitièmes mais le futur adversaire reste un mystère. Si face à la Teikoku, la Santogne gagne ou concède le nul, elle peut aussi bien jouer contre son voisin esturien – actuellement deuxième de la poule E – que contre le Westrait ou l’Estolie, pourtant les deux favoris la poule et relégués aux dernières places. Une défaite de la Santogne l’amènerait à jouer plutôt contre le Shinkyôko, une perspective que privilégieraient les supporters [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351625#p351625]teikos[/url] qui craignent de devoir jouer contre leurs voisins et amis du nord.[/justify]
[justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img] 3 mars 2039
Une nouvelle publicité de Romieu accusée de sexisme
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Compagnie de tabac et d’alcools forts, Romieu est habitué à ce genre de provocations[/center]
Une fois de plus, le message est clair et limpide, destiné à faire couler le maximum d’encre même si c’est pour dénigrer la marque. Romieu a toujours procédé de la sorte, usant de provocation et de l’imagerie de l’alpha male qui serait menacé dans un siècle de dévirilisation et une fois de plus, le fabricant de tabac et d’alcools forts bénéficie d’une couverture médiatique exceptionnelle, qui a d’autant plus augmenté les ventes et le cours de l’action. Sur sa dernière campagne, Romieu a préféré une forme « vintage » en lien avec le message véhiculé ; un homme tenant fièrement son cigare et un gourdin, sous un fond préhistorique et de peintures rupestres. Une manière d’insister que dans une main ou dans l’autre, homme passe à tabac, associant la force de son arme à celle de son cigare. À ses pieds, une demoiselle en admiration vêtue d’une peau d’animal, rappelle sa condition d’infériorité mais également une femme qui n’existe plus de nos aujourd’hui, bonne à plaire et d’autant plus séduisante par sa soumission. « Redevenez l’homme pour retrouver la femme qu’elle était » : le message s’adresse à une clientèle masculine – qui a toujours été le cœur de cible de la marque - nostalgique d’une époque passée où il était prédisposé culturellement à dominer et qui serait aujourd’hui révolue. Les associations féministes de Santogne n’ont pas manqué de réagir à la publicité, en estimant que « Romieu [avait] atteint le summum de la beaufitude », et ont annoncé de constituer partie civile et attaquer la marque en justice pour discrimination au genre. Une routine pour Romieu, qui a gagné chacun des procès intenté contre lui mais cette fois-ci, les féministes comptent sur la Cour Suprême, plus féminisée que par le passé, pour faire enfin condamner l’industriel.
Prisée des cadres connaissant leur crise de la quarantaine, des hipsters attirés par la communication « vintage » et l’expérience de fumer une cigarette frappée du logo au chapeau melon, comme des jeunes hommes répondant à l’effet de mode, Romieu est une grande entreprise installée depuis les années 1960 en Santogne. Son principal coup de force est d’avoir convaincu, sur la base d’un nom à consonance santognaise, la clientèle que ses produits étaient originaires du pays. En réalité, la production du tabac est marginale en Santogne, avec des prix excessivement chers. Cette quantité insuffisante oblige Romieu à se [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351632#p351632]fournir en Valdaquie[/url] où la production y est semi-intensive, contrastant avec l’image que veut donner la marque. Fleuron industriel de la Santogne méridionale, Romieu exerce un lobbying important auprès du Parlement, qui a toujours refusé de légiférer en profondeur la publicité grand public de produits à base de tabac… comme d’alcool. Plus récemment, Romieu a en effet donné son nom à une gamme d’alcools forts, jugés virilisants, comme le whisky, le gin ou le rhum. Là encore, en important la matière première, la Santogne étant davantage un pays de vin, non sans provoquer la colère des viticulteurs. Paradoxalement, au plus fort de la crise économique dans les années 2020, Romieu a réalisé de très satisfaisants chiffres d’affaires et en ce dépit d’une politique de prix plutôt axée sur les ménages aisés, un succès qui s’explique selon les spécialistes du marketing par la perte de valeurs, inhérente à toute crise, incitant les Santognais à se chercher ou se redécouvrir une identité. Fumer du Romieu, c’est affirmer sa masculinité et par la même occasion, refuser de se plaindre et de lamenter, en bref affronter les épreuves de la vie « comme un homme ». Provocatrice mais imperturbable, la société Romieu ne cesse donc de braver les éléments et apporte malgré elle un projet politique derrière son incontestable succès économique.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img] 9 mars 2039
Des entreprises santognaises tentent un retour du fret maritime par voile
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La tendance se confirme mais elle reste un marché de niche. Illustration : Rhum et whisky en provenance de Lorthon et d’Ennis déchargés dans un petit port santognais[/center]
Une petite entreprise santognaise, Alavoile, propose depuis plusieurs années des liaisons commerciales à travers le monde avec un bilan carbone totalement neutre et ce, en réhabilitant des voiliers tombés en désuétude avec l’arrivée des navires mécanisés. Aujourd’hui, le transport maritime, qui affrète l’essentiel des marchandises dans le monde, est accaparé par les porte-conteneurs qui peuvent avoir une charge utile de 200 000 tonnes. Une compétitivité hors norme qui a cependant un coût environnemental dramatique, en ce sens où ces monstres d’acier des mers brûlent jusqu’à 300 à 400 tonnes de fioul lourd, c’est-à-dire très peu raffiné et donc aussi polluant que bon marché. L’absence d’une réglementation du transport maritime au niveau mondial et, par voie de conséquence, la non-intégration des externalités environnementales au prix du transport – très bas et très compétitif – ont fini par tuer toutes les autres alternatives, jugées non rentables par rapport aux exigences de coûts les plus bas possibles et de rapidité. Fondateur d’Alavoile, Baptiste Chardin, dresse un portrait amer mais non résigné de la société actuelle : « Il faut revenir à une culture de la lenteur. Des siècles ont été nécessaires pour bâtir des cathédrales en Santogne comme partout ailleurs dans la Dytolie médiévale. Avec Alavoile, nous portons ainsi notre pierre à l’édifice ». Un vœu pieux ? Non répond l’intéressé, qui a réhabilité plusieurs voiliers du début du XXe siècle pour les faire naviguer sur les mers. « Il ne s’agit pas non plus de vivre comme au Thorval mais d’être en accord avec nos convictions. » précise-t-il en outre, prenant l’exemple du commerce équitable qui serait, dans son application actuelle, un non-sens économique et écologique. Le produit peut être issu de l’agriculture biologique, s’il est importé de l’autre bout du monde, il pèchera forcément par un transport très carboné.
Ce modèle est bien entendu difficilement extrapolable à l’ensemble du globe puisqu’il suppose, au préalable de freiner des quatre fers la mondialisation. Si des producteurs de cacao du Tlaloctlitlal (au prix de quarante jours de traversée tout de même) et des petites distilleries des îles gaéliques ont fait confiance à Alavoile pour transporter leur produit, c’est au prix d’un coût plus élevé. Mais les marques peuvent se targuer en retour d’apposer un label « Transporté à la voile », qui garantit au produit d’être plus vert que vert, autant par sa composition que par son acheminement. Qui plus est, avec son voilier de 40 mètres de long avec une cale pouvant contenir une vingtaine de donnes, on est loin des 20 000 conteneurs de navires mesurant jusqu’à 400 mètres de long. Dans un contexte d’une chute du cours de pétrole provoqué par l’affirmation de puissances comme le Lorthon ou le Kars, l’abandon du fioul est pour les armateurs une hérésie et un non-sens économique. Mais le contexte actuel est également celui de nouvelles routes commerciales. L’encensée « nouvelle route de la soie » a, par son battage médiatique, placé dans l’ombre une autre route potentielle, celle du Grand nord, rejoignant la Dytolie du Nord à la Ventélie sans passer par le canal eashe. Mené par l’Uural-Liivimaa, le même qui veut limiter le trafic dans ses eaux attenantes aux compagnies maritimes vertueuses, ce projet reste à ce jour hypothétique mais donne des idées à des ingénieurs, qui – inspirés par ces transports d’hier réhabilités – imaginent les porte-conteneurs… être transportés eux aussi à la force du vent. Et ainsi, limiter leur consommation en fioul. Ces cerfs-volants restent encore dans la tête de ces cerveaux rapides, qui ne manquent pas d’affairisme quand il s’agit de verdir nos habitudes de consommation sans les changer.
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Les porte-conteneurs seront-ils à leur tour mus par la force du vent ?[/center]
[justify][center][img]https://i.imgur.com/iB4oEW7.png[/img] 11 mars 2039
Les Îles Dearmad brisent le rêve santognais
[img]https://i.imgur.com/SQCX75M.png[/img]
Concédant le pénalty, les Santognais (en rouge) ont assisté impuissants à la frappe dearmois de San Kean[/center]
L’objectif était d’aller jusqu’au carré final mais le rêve s’est brutalement brisé au Grand stade de Mirpur. Au terme d’un match poussif contre le Shinkyôko gagné après les prolongations, ce sont avec 120 minutes accumulées dans les jambes que les « Sanguins » (surnom donné à l’équipe santognaise, ndlr) ont rechaussé les crampons trois jours plus tard. Prudents mais tout de même confiants, la Santogne affrontait la redoutable équipe des Îles Dearmad, donnée favorite après leur très beau match contre le Lébira. L’enjeu était donc de taille pour la Santogne, rapidement dépassée durant le match par la supériorité technique des nordiques. Une maladresse de la défense santognaise dans la surface de but accorde un salvateur et décisif pénalty aux Dearmois. Tiré par San Kean, la balle est sans problème envoyé au fond du filet. L’attaquant offre à son équipe une avance d’un but à la 24e minute, et frôle le doublé juste avant la mi-temps. L’équipe insulaire aborde la deuxième mi-temps avec confiance mais se confronte à la tactique défensive des Santognais qui veulent à tout prix éviter de creuser leur retard dans le jeu. Avant la fin du match, Alex Lartigue cramponne toute une Santogne à l’espoir d’une égalisation mais son tir cadré ne passe pas le géant dearmois, même s’il se reprend à deux fois pour rattraper le ballon devant la puissance de Lartigue. Après 90 minutes, l’arbitre signe la fin du match, qui sonne comme le glas pour les Santognais, qui retiennent leurs larmes, drapés du drapeau national, devant le grand écran installé sur la place de Forcastel.
Les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348104#p348104]Valdaques installés en Santogne[/url] ont eux aussi peu goûté à la victoire dearmoise. Privilégiant une demi-finale face à une Santogne jugée plus abordable, la Valdaquie devra ainsi jouer de technicité pour espérer atteindre la finale. Les deux équipes sont de niveau équivalent, ce qui prédit un match particulièrement tendu et serré. Dans la deuxième moitié des quarts de finale, on notera également le match exceptionnel entre le Valaryan et le Caeturia, avec notamment une remontada valaryane qui a contraint les Caeturiens à une prolongation puis à la très redoutée séance de tirs aux buts. Le Caeturia l’emporte finalement mais au prix de nombreuses courbatures. Enfin, comment ne pas évoquer le Teikoku, auteur d’une victoire miraculeuse et inespérée contre le Berlim ? Au terme d’une première mi-temps, le Berlim semble avoir plié le match grâce à un but de Flavio Matos à la 41e minute. Mais les Teikos surprennent tout le monde en deuxième mi-temps, arrachant l’égalisation à la 60e puis la victoire à la 83e. Un exploit largement salué par le Caeturia, trop heureux d’affronter un outsider en demi. Mais les Teikos, pourtant, ont montré qu’ils n’étaient outsiders que sur le papier ; le Caeturia pourrait être à son tour un simple favori par défaut.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img] 20 mars 2039
Plus de deux millions de touristes en Santogne au cours de l’année 2038
[img]https://i.imgur.com/yLJ4BEO.png[/img] Illustration : Domaine skiable de Saint-Germain-en-Argentône[/center]
Après une saison 2037 très décevante pour les professionnels du tourisme santognais, l’activité a fortement repris en 2038, sans toutefois revenir aux niveaux d’il y a vingt ans. Ce sont ainsi plus de 2.2 millions de touristes – ayant au moins enregistré une nuitée – qui ont parcouru la Santogne. Mais ces chiffres cachent des disparités, tant sur les activités choisies que sur le profil de ces touristes. Lorsque l’on évoque la Santogne en termes de tourisme, deux images viennent en tête : tout d’abord celle des plages bondées de Sainte-Angèle-de-la-Bécarde, au nord-est du pays. Profitant d’une bonne déserte routière en dépit de la fermeture de son voisin totalitaire qui contrôle les entrées et les sorties (!) de son territoire, la station balnéaire bénéficie également de la proximité avec l’aéroport de Sainte-Madrague qui assure notamment des liaisons régulières depuis et vers l’Olgarie (Caeturia, Oblakee et bientôt Westrait) ainsi qu’avec la Dytolie centrale (Gänsernberg, Phalanstérie). Ayant connu son essor dans les années 1960, Sainte-Angèle était à l’origine une destination populaire qui s’est embourgeoisée, avec l’arrivée de nombreux casinos et hôtels de luxe. Elle est également un haut-lieu culturel, le festival du court-métrage s’y déroulant chaque année. Sainte-Angèle est la mieux parée au tourisme et sa capacité d’accueil est suffisamment importante pour voir sa population doubler voire tripler en été. Tout le littoral n’est pas si bien loti : ainsi, si au sud le soleil est bien plus présent encore, l’activité industrielle y a été privilégiée, notamment à Fos-sur-Méguès, premier port de Santogne. Pas encore entièrement investies par le béton et les grands hôtels, les villes du littoral sud plaisent ainsi de plus en plus aux touristes qui veulent se soustraire à l’étouffante et surcotée Sainte-Angèle. Mais les paysages encore sauvages sont en péril… menacés par cet essor d’anti-Sainte-Angèle. De plus, les très hautes grues du port de l’immense zone industrielle de Fos, visibles de très loin, gâchent parfois la vue escomptée.
La Santogne est aussi pays de montagnes et elle est même, à vrai dire, mieux connue pour elles que pour son littoral. Le Massif de l’Argentône, l’un des plus importants de Dytolie avec celui des pays germaniques, est un lieu réputé des skieurs qui se pressent sur les pentes abruptes – mais dangereuses – du Mont-Sainte-Emilie. Les familles et skieurs occasionnels préféreront le domaine de Saint-Germain-en-Argentône ou encore, plus au nord, celui de Mondenard. Le tourisme du ski a connu un bond inespéré, qui doit beaucoup au conflit en Hohengraf, dont l’économie se base beaucoup sur le tourisme hivernal. En été, les randonneurs préfèreront les sentiers du Puget-d’Ors, qui témoigne d’une faune et d’une flore exception, la province étant en partie occupée par une réserve naturelle. En dehors de ces aires protégées, c’est le tourisme de chasse qui continue de prospérer, non sans susciter la colère des mouvements écologistes. La chasse à l’ours, qui a donné son nom à la province du Puget, y était autrefois pratiquée mais l’espèce est aujourd’hui classée, les chasseurs se reportant sur d’autres espèces, comme les cerfs et les loups, qui sont plus nombreux. À vrai dire, depuis la crise, le tourisme cynégétique ne s’est jamais aussi bien porté, profitant de l’arrivée de chasseurs étrangers, particulièrement aisés, qui peuvent s’épanouir moyennant quelques milliers de pistoles, reversées à l’Etat et aux provinces.
Enfin, le tourisme urbain se développe petit à petit. La capitale Forcastel en est logiquement la première bénéficiaire même si les bourgeois-bohèmes lui préféreront la ville de Varaunes, moins administrative et accessible à un peu plus d’une heure de tramway depuis la capitale. Un tourisme qui occulte une grande partie de la Santogne de l’Ouest, nettement plus résidentielle, tant est si bien que dans la mentalité des Forcastelains, « après Oradour[-sur-Méguès], il n’y a plus rien. Au nord-ouest du pays, Fabrègue a même été élue « ville la plus laide de Santogne », un déficit d’image que la municipalité tente de combler à tout prix, sans succès jusqu’à présent. La partie méridionale du pays, quant à elle, souffre de liaisons de transport lacunaires, freinant leur développement au tourisme. Les férias organisées à Saurelles, en subissent notamment les conséquences et il n’est pas rare de voir certains événements annulés en raison d’un manque d’affluence. Le chiffre des 2.2 millions de touristes est également à nuancer, en ce sens qu’il comptabilise également les voyages d’affaires, qui profitent certes aux hôteliers et restaurateurs branchés, mais nettement moins aux tenants de boutiques de souvenirs et de sites touristiques.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img] 21 mars 2039
Inès Teysseire déclare officiellement sa candidature pour les élections d’octobre
[img]https://i.imgur.com/7OgkxGM.png[/img]
La ministre de l’Economie – qui va bientôt se retirer du gouvernement pour faire
campagne – vise la chancellerie[/center]
« Oui, je mènerai une liste autonome aux prochaines élections. ». Peu rodée à la communication politique, Inès Teysseire va directement au but après avoir laissé entretenir le flou pendant des mois. C’est que la politique n’est pas la première vocation de la ministre de l’Economie actuelle. Cette ancienne juge de 58 ans s’est faite une renommée en condamnant en 2028 le groupe ventélien Xi International Mining pour délit d’initié et corruption active dans le cadre d’un appel d’offres pour la concession des mines de charbon de Pénasque. L’affaire, qui avait traîné pendant près de sept ans, a eu un retentissement politique terrible, de nombreux élus de la coalition conservatrice-libérale alors au pouvoir avaient été également entendus et sanctionnés, permettant toutefois un renouvellement générationnel de la classe politique santognaise. Menacée de mort, elle est contrainte de vivre sous surveillance policière en permanence pendant près d’un an. En juillet 2029, un an après le verdict, alors qu’elle était dans une succursale du tribunal de grande instance de Forcastel, un membre apparenté à la mafia parvient à la blesser grièvement avec un couteau de cuisine en céramique, impossible à détecter. Rapidement prise en charge, elle s’en sort miraculeusement, le couteau n’ayant transpercé aucun organe vital. Elle restera toutefois en convalescence près de six mois. Cet événement n’a toutefois pas entaché sa motivation : mariée à un ancien journaliste, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=350319#p350319]Sauvian Bonnecase[/url], elle garde toutefois son nom de jeune fille. Le couple sans enfant se montre assez peu en public, Inès Teysseire ayant appris à rester très discrète sur sa vie privée. On sait peu de choses sur elle en dehors de sa vie professionnelle, sinon qu’elle aime la musique classique – elle devrait assister au [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&t=17800]Concours Musical International Henry Purcell[/url] – et les chats – elle en a deux.
Par cohérence, elle devrait annoncer sa démission du ministère de l’Economie dans les prochains jours, afin de se concentrer pleinement à sa campagne. Son ministère aurait été marqué par une volonté d’assainir les comptes publics, de séparer les banques de dépôt et les banques d’investissement ; et inciter les Etats tiers à une transparence en matière fiscale, un objectif partiellement réalisé même si ce n’est pas tout à fait probant au sein même de la CND. Promotrice de la dématérialisation de la monnaie, elle reconnaît toutefois des difficultés dans sa mise en place généralisée et pourrait abandonner l’idée au profit, toutefois, d’un usage bien plus encadré des espèces. À l’image de son ancien métier, elle veut montrer une image de justice mais aussi de sévérité. Ses positions drastiques, parfois peu diplomatiques, l’ont amenée à froisser de nombreux Santognais, notamment des commerçants de Noël qui ont refusé de verser la TVA. Les contrevenants ont pour la plupart été condamnés par la suite, confirmant la fermeté dont elle fait preuve. La lutte contre la corruption est au cœur de son action politique, considérant même que « si l’économie souterraine était prise en compte, le PIB de la Santogne serait deux fois supérieur ». Sans l’évoquer, elle cible le Mitan, la principale organisation mafieuse du pays, avec un constat lapidaire pour ses prédécesseurs : « On ne discute pas avec des mafieux. On les arrête et on les juge. ». Au niveau diplomatique, si elle est élue à la chancellerie, elle dit ainsi vouloir une discussion franche mais posée avec l’Ennis et la Valdaquie sur la transparence financière et bancaire, qui serait « perfectible ».
Un grand volet serait par ailleurs consacré à la sécurité interne, avec des recrutements de forces de police. Elle entend profiter du réseau satellitaire santognais et d’un partenariat avec le jernlander Altek pour développer considérablement la vidéosurveillance, se défendant toutefois de tout conflit d’intérêts avec l’entreprise nordique, mais lui reconnaissant un savoir-faire inégalé. Elle reste peu loquace sur les questions de société mais s’est dit opposée à la légalisation de consommation de cannabis, considérant vaseux l’argument selon laquelle elle viserait à vider de leur substance des réseaux mafieux. Pour la ministre, c’est tout l’inverse, la légalisation profite à la mafia, qui peut d’autant mieux blanchir ses rentrées d’argent. Elle se pose toutefois comme une protectrice des libertés fondamentales, consacrant la liberté de faire, de s’exprimer et de circuler, mais se dit prête à sanctionner le moindre écart. Un programme strict, qui lui permet pourtant d’être crédité de 28 % d’intentions de vote, siphonnant les conservateurs du Parti populaire mais aussi ses partenaires de coalition, que sont la Ligue du Renouveau et l’Alliance du pouvoir populaire. Pour ces deux derniers partis populistes, qui ont arraché la victoire en 2035, la constitution d’une liste autonome d’Inès Teysseire pourrait bien paradoxalement être une bonne nouvelle puisqu’elle leur permettrait de rester au pouvoir malgré une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=350603#p350603]chute annoncée dans les sondages[/url]. Pour l’heure, Teysseire n’en est pas encore à ces « tractations de couloirs ». Six mois de campagne électorale l’attendent… et c’est bien ce qu’elle craint le plus. Plutôt technocrate que femme politique charismatique, elle est loin d’apprécier le jeu électoral – elle qui n’a jamais eu de mandat – et ses positions hostiles au secteur bancaire rendent sa liste difficilement éligible aux prêts. Le financement pour cette liste toute nouvelle pourrait être un sérieux handicap pour sa campagne, surtout compte tenu du calendrier étriqué. Un appel aux « dons citoyens », chapeauté par son mari et directeur de campagne Sauvian Bonnecase, est d’ores et déjà lancé.