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Posté : dim. juin 23, 2019 7:10 pm
par Djinndigo
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Hohengraf : les impérialismes se côtoient
9 juin 2039
[img]https://i.imgur.com/fPTbCqm.png[/img]
[cap]Zweifuss, capitale de l'ancienne province valaryane, est depuis quelques jours le théâtre de violents combats.[/cap][/center]
Sur fond d'opération salvatrice de libération, les troupes coalisées des États-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes ont entamé depuis deux semaines une intervention armée dans les rues de Zweifuss, petite capitale provinciale paisible, afin d'en chasser la présence gansernbergeoise à grand renfort de parachutistes et de soutien aérien moderne. Il faut dire que les habitants de l'ex-État du Hohengraf n'en sont pas à leur coup d'essai en termes d'occupation ; après avoir déclaré son indépendance de la confédération valaryane sans réelle réponse du gouvernement central qui a suivi le reste de la confédération dans sa chute, l'Hohengraf s'est retrouvé orphelin, en tant que jeune État töttern isolé dans le nord-ouest de la Dytolie. Un endroit riche en activité riveraine de la « Mer Boréale », mais aussi une zone propice aux frictions, qu'il s'agisse de simples coups de semonce entre seuls États ou d'une opération militaire d'envergure entreprise par plusieurs pays.
La Britonnie a ainsi déjà été la cible de deux blocus navals sur le papier diamétralement opposés, mais regroupant néanmoins plusieurs États (différents à chaque fois). Mais si les eaux locales ne tarissent pas de conflictualités à exprimer, le continent en lui-même n'est pas en reste, comme l'illustre le cas de l'Hohengraf : frontalier du Gänsernberg et peuplé très majoritairement de tötterns, il n'en fallait pas plus pour qu'un gouvernement provisoire fantoche décide, dans le hasard le plus total, de s'allier et s'assujettir à la puissance voisine, qui n'en demeure pas moins une monarchie traditionnelle, à croire que le destin a forcé la main à l'Hohengraf. Même si la situation de l'Hohengraf indépendant est précaire, intégrer le royaume gansernbergeois n'est pas la seule solution : on devine aisément l'intervention sous-jacente de la monarchie töttern dans le pouvoir décisionnaire de l'Hohengraf. L'avis de la population, bien qu'il semblait complètement acquis à la cause gansernbergeoise de prime abord, s'est cependant révélé plus mitigé que prévu.
En effet, les opposants à la « protectoratisation » de l'Hohengraf se sont fédérés dans un mouvement qui fait entendre sa voix, la Demokratische Bürgerunion (l'« Union Citoyenne Démocratique »). L'ancien État-membre de l'ex-confédération valaryane est dans une situation propice au conflit, qu'il soit intérieur (guerre civile) ou extérieur (ingérence étrangère et guerre par procuration). La grande sécheresse qui frappe la Dytolie continentale rajoute une dimension humanitaire et socio-économique aux troubles politiques que subit le territoire : un cocktail parfait pour justifier une intervention étrangère « salvatrice ». Au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, les dytoliens impérialistes coalisés s'en vont écraser l'impérialisme centre-dytolien nationaliste töttern sur un sol qui n'est ni à l'un, ni à l'autre. Les impérialismes se superposent et s'affrontent, au détriment d'espaces périphériques qui souffrent de leur étalement trop important, ce dernier se faisant contre le gré des populations locales (par exemple en Hohengraf).
Il est vrai que l'Hohengraf dispose du droit d'accès à l'indépendance, et il est soutenu par plusieurs pays et franges politiques, mais ça n'est pas par les armes de puissances occidentales, dytoliennes et impérialistes que l'indépendance de l'Hohengraf se fera. Les machinations ourdies par la Communauté des Nations Dytoliennes visent à affaiblir l'émergence d'une puissance concurrente au sein de l'espace dytolien par le biais d'une revendication légitime qu'est l'indépendance d'un territoire qui a déjà manifestement trop souffert, par sa composition religieuse propice à la répression (sous l'ancien régime valaryan). La Santogne, l'Ennis et le Jernland qui interviennent d'un commun accord dans deux grandes villes locales n'est pas une opération de libération, mais bien un acte de sabotage contre les droits des populations locales. La CND ne cherche pas à garantir l'indépendance d'un territoire isolé perdu en plein centre de la Dytolie, mais plutôt à s'arroger l'hégémonie militaire et diplomatique sur les espaces céruléen, boréal et dytolien.[/justify]
Posté : mar. juil. 02, 2019 11:51 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Les communistes s'emparent du Westrait, Donostia sur la touche
5 juillet 2039
[img]https://i.imgur.com/hlMRdj8.png[/img]
[cap]Sous couvert d'humanité, le chaos organisé frappe un des pays qui s'était démarqué par sa tolérance.[/cap][/center]
La dictature du prolétariat, ni plus ni moins. Une expression pompeuse et propagandesque pour vendre au peuple westréen un simulacre de représentativité au sein du nouveau régime fraîchement instauré par le parti communiste du Westrait par une « vague rouge » qui a emporté ce qu'il restait de démocratie au pays des conseils. Le gouvernement txiléen du libéral-conservateur Iñaki Bidaurre, qui s'était rapproché du Westrait dans l'espoir de maintenir ce dernier sur le droit chemin de la démocratie, a pleinement échoué dans sa tâche de rationaliser les intentions politiques d'une République westréenne déjà conquise par les idéaux socialistes de la coalition au pouvoir. Le régime autoritaire était l'étape suivante, tellement logique que Bartolome Landabarri, le ministre des Affaires Étrangères, l'a oublié et a préféré fermer les yeux sur l'avenir du Westrait dans un contexte post-révolutionnaire d'une société brutalisée. Mais voilà que le gouvernement, dans sa realpolitik dystopique, a pactisé avec le diable : au pays des socialistes, le communisme ne tarde pas à faire son entrée.
Cette dernière est réussie : après avoir quitté le gouvernement de coalition au pouvoir pour faire écrouler ce dernier avec l'accointance du président de l'ex-République westréenne, le parti communiste du Westrait a forcé la main en stoppant net les élections anticipées et en provoquant un coup d’État. Le rejet de toute forme de légalisme, d'institutionnalisme et de cadre juridico-légal a porté ses fruits : les rouges, insatisfaits du statu quo imposé par la démocratie représentative, ont pris le pouvoir par la force. Des sondages fallacieux plus tard, on nous vend un « nouveau Westrait » : s'agirait-il plutôt d'un nouveau régime autoritaire qui cherche à se légitimer et à montrer patte blanche pour prétendre reprendre la continuité de la précédente République westréenne ? Les exactions du régime ne tarderont sans doute pas à se faire connaître et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes viendra balayer la terreur rouge, au prix de millions de vies perdues dans cette lutte incessante entretenue par des idéologues déconnectés de toute réalité.
Le gouvernement txiléen semble rester de marbre face aux millions d'innocents qui souffrent du retour du péril rouge au Westrait : n'avons-nous pourtant pas connu des horreurs similaires dans les années 1960 ? L'émergence de groupuscules communistes militants sur le sol txiléen, dans la petite ville d'Adouren où le gouvernement semble entretenir un laboratoire du socialisme txiléen, est un cri d'alerte citoyen qui nous est adressé. Nous devons montrer un visage ferme et résolu aux millions d'idéologues prêts à sacrifier leur vie pour une cause dont ils ne comprendront jamais ni la portée ni le véritable fond. Nous pensions que l'Ennis s'était engagé, il y a quelques mois, dans une lutte futile contre les communistes sur son territoire : mal nous en pris. L'anticommunisme doit être érigé en valeur monarchique par l'influence du prince Gaspar Ier d'Esparza, nous devons montrer au monde le visage d'une démocratie débarrassée des radicaux qui veulent détruire notre Konstituzioa démocratique.
Le gouvernement a failli ; il est important de montrer une nouvelle image de la droite txiléenne aux électeurs, qui n'est plus celle que nous avions il y a quatre ans lorsque nous nous sommes alliés aux centristes pour mener un projet de coalition gouvernementale contre les socialistes et les communistes. Les Provinces-Unies ont dépéri au cours de ces quatre années où la droite docile s'est pliée à la volonté d'un Kantziler (chancelier) inconséquent, le libéral-conservateur Iñaki Bidaurre. Le dynamisme économique du pays en 2034 et 2035, influé par des politiques étatiques fortes, n'ont eu pour écho après 2036 que des restrictions budgétaires inutiles voire dangereuses pour l'avenir du pays. Faire des économies maintenant, mais pour quelle éducation des classes moyennes d'ici une dizaine d'années ? La droite txiléenne doit se fédérer autour d'un programme fort afin de forcer le centre à s'y plier, et non pas l'inverse comme lors du dernier mandat : cessons les compromis et ne plions pas face aux aises prises par les communistes dans leurs actions politiques.[/justify]
Posté : mar. juil. 02, 2019 1:50 pm
par Djinndigo
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La course électorale est lancée pour 2040
5 juillet 2039
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[cap]Reverra-t-on un « front républicain » se reformer, ou laissera-t-il place à une nouvelle opposition ?[/cap][/center]
Le 12 avril et la fête nationale étant passés, il est désormais temps pour les candidats aux élections générales d'avril 2040 d'esquisser les premiers contours de leurs programmes politiques. Comme on le sait, et malgré la volonté de différents élus, les partis politiques ont conservé une place toute particulière dans la nouvelle Konstituzioa alors que l'une des promesses de cette dernière était d'introduire le scrutin proportionnel - qui sera sans nul doute un des sujets de débat au cours de la campagne d'avril 2040. Les partis politiques sont ainsi restés les mêmes, avec cinq partis politiques présents au Parlement txiléen en 2036 : le Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») d'obédience communiste, le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») d'axe social-libéral, la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») d'orientation ultralibérale, la Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative ») d'alignement conservateur et le Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa ») à caractère nationaliste.
Si les trois derniers (ZEM, EA et QEF, soit libéraux, conservateurs et nationalistes) ont été jusque-là alliés au sein de la coalition gouvernementale au pouvoir après les élections indirectes anticipées de 2036, cette ligue semble se diriger droit dans le mur. En effet, avec la multiplication des déboires du gouvernement mixte du chancelier Iñaki Bidaurre, la droite conservatrice et nationaliste semble s'écarter lentement mais sûrement du centre-droit (ZEM) au profit d'un programme plus radical dans ses mesures, avec la promesse d'un renouveau du Txile qui avait été espéré en 2035 après la destitution du Lehendakari (président) Pantxiko Eraul. La droite cherche donc à se faire un nouveau visage, débarrassé des déboires économiques d'Iñaki Bidaurre et de ses mesures impopulaires ; la gauche txiléenne peine quant à elle à réémerger après les événements du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », qui aura marqué les esprits comme une des conséquences de la réélection du social-libéral Pantxiko Eraul, affilié au TBA.
La gauche républicaine qui avait également tenté de fédérer des voix contre la restauration monarchique en 2036, mais avait échoué à incarner un véritable « front républicain » : un revers supplémentaire qui avait laissé le champ libre à une large coalition libérale-conservatrice pour s'installer au pouvoir et appuyer la politique princière. La course semble donc commencer doucement alors que les élus ont prêché pour leur paroisse au cours des cinq années passées. Les résultats économiques du second semestre de 2039 pourraient bien influer sur ce vote, puisque jusque-là la tendance indique un ralentissement notable depuis 2036. Un bilan inquiétant, quand on sait les résultats économiques obtenus avec des politiques inverses - à savoir, un budget d’État important et une politique sociale dépensière. Les élections générales de 2040 seront également l'occasion pour la monarchie princière de s'inscrire dans la pérennité en survivant à son premier gouvernement ; la cohabitation entre l'opposition républicaine, si elle accède au pouvoir, et le prince, sera également le baptême du feu pour ce dernier.
De nouveaux impératifs semblent désormais émerger à l'aune d'une nouvelle décennie : des menaces persistantes qui pourraient elles aussi se pérenniser, de nouveaux rapports de force entre une Dytolie maintenant tournée vers le continent et des organisations internationales plus divers et moins éclatés, avec un nouveau foyer de tensions en Marquésie. Logique de blocs ou simple opportunisme diplomatique ? Les organisations intergouvernementales qui se concrétisent ne sont pas légions. La Communauté des Nations Dytoliennes, qui succède à l'Union Douanière Occidentale dans le contrôle de la Dytolie et des eaux riveraines, semble être un nouveau maître du monde par sa fédéralisation constante (création d'un espace économique, harmonisation diplomatique et militaire), là où ses potentiels concurrents (ou espaces concurrents) comme l'Olgarie-Dorimarie (l'Organisation Olgaro-Dorimarienne demeurant le grand échec de Bartolome Landabarri, ministre des Affaires Étrangères), la Marquésie (la Ligue Islamique Mondiale peinant à sortir de son cadre sectaire) ou encore la Ventélie (l'Organisation de Coopération de Choenglung a réussi à se concrétiser et se pérenniser, mais manque de dynamisme économique et diplomatique contrairement à la CND) arrivent difficilement à présenter une réelle rivalité au mastodonte dytolien.[/justify]
Posté : mer. juil. 03, 2019 1:15 pm
par Djinndigo
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La sécheresse en Dytolie, une opportunité pour le Txile
8 juillet 2039
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[cap]La vague de sécheresse « El Pepito » pourrait bien booster les exportations de céréales txiléennes.[/cap][/center]
Le sud du Txile, s'il n'est pas connu pour son tissu industriel très substantiel, demeure un des principaux greniers agricoles des Provinces-Unies, si ce n'est le premier. La capacité de production de l'agriculture locale est en effet importante, même si les rendements et le rapport de production par unité de main d'oeuvre demeurent hésitants dans ce « grand sud txiléen » où l'agriculture n'est pas encore pleinement mécanisée et où les producteurs ruraux ont souvent des exploitations substantives. Les grands propriétaires terriens dans les provinces de Pomaroak, Pomaroak Behera et Ikuñoa ont subi une légère crise des cours des produits agricoles entre 2036 et 2039, un passage difficile qui a partiellement nuit au tissu agricole local au profit des industries septentrionales du secteur secondaire. Une victoire du nord industriel dans cette opposition cardinale nord-sud, mais la récente hausse de la demande de céréales en tout genre semble pouvoir changer la donne.
Si la mondialisation conquérante semble vouloir faire transiter les économies nationales du secteur primaire au secteur secondaire puis tertiaire, l'agriculture txiléenne n'a pas dit son dernier mot puisqu'elle constitue encore un des principaux moteurs de l'économie des Provinces-Unies tout en contribuant à leur autonomie - alimentaire comme énergétique avec l'agroéthanol txiléen. Les petits producteurs txiléens, qui ont ainsi accusé le coup de la fermeture des marchés santognais en 2038 avec la fondation de l'espace économique de la Communauté des Nations Dytoliennes, pourraient ainsi profiter de cette demande brutale alors que la tendance était à une augmentation de l'offre : l'émergence de la concurrence déloyale valdaque, notamment sur le marché dytolien, en est l'illustration parfaite. Si la catastrophe naturelle est une calamité pour de nombreux pays dytoliens, notamment sur le continent, le Txile pourrait bien revenir en force sur le marché local avec son offre quantitative et concurrentielle ; la présence de frontières douanières toujours plus pesantes est cependant un frein à cette expansion des opportunités pour les agriculteurs txiléens, mais des accords intergouvernementaux tant espérés par les particuliers pourraient bien contourner cet obstacle qui nuit aux intérêts txiléens depuis plusieurs années déjà.
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Adouren : les forces de l'ordre débordées, la ville ne tombe pas
5 juillet 2039
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[cap]La petite ville andoane est devenue un pôle touristique, accueillant des journalistes comme des dytoliens.[/cap][/center]
Posée sur les flancs de la chaîne montagneuse de l'Andoak, la petite ville d'Adouren est silencieuse depuis déjà plusieurs mois, alors que les volutes de fumées se multiplient. Le matin, ce calme plat se poursuit, alors que dans la journée le bruit des bottes policières, les cris et le sifflement des balles viennent parfois ponctuer ce silence, en le brisant avec la plus grande irrévérence. Trois mois, voilà trois mois que l'Hertzaintzia, la police fédérale, a mis le siège sur la ville d'Adouren, après l'arrivée toute aussi brutale d'un groupe armée de révolutionnaires par le nord. Un conflit larvé qui pourrait passer inaperçu, s'il ne prenait pas pour principal théâtre une localité de plusieurs milliers d'habitants dans le nord du Txile : la province de Zuarralurra est certes l'une des provinces les plus pauvres et ignorées par le pouvoir central, elle n'en demeure pas moins un des piliers de l'arrière-pays txiléen. Si les mines d'or et de zinc présentes dans la province n'étaient pas si vitales aux Provinces-Unies, les zuarralurrans seraient déjà sous le joug des guérilleros.
La situation d'Adouren intra-muros, bien qu'alarmante, n'est pas ce qui inquiète la presse locale et régionale : en réalité, la délocalisation de plusieurs milliers d'adouréniens a provoqué la formation d'importants camps de réfugiés plus bas dans la plaine Arrunta, en contrebas des reliefs de l'Andoak. Ces camps, que le gouvernement provincial a pris en charge grâce à de discrètes subventions de l’État fédéral, demeurent très largement insalubres et de nombreux habitants d'Adouren ont dû quitter une ville fraîchement aménagée par les services communaux pour s'établir, certes provisoirement, dans des conditions renvoyant aux heures sombres de la Zuarralurra : la situation semble rappeler la guérilla communiste qui avait frappé la région dans les années 1960, et l'opinion publique, notamment dans la capitale provinciale Nakissoak, bouillonne à l'idée que les Provinces-Unies laissent faire les guérilleros amateurs dans la ville d'Adouren, au point qu'une partie des élus plébiscitent l'intervention de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne.
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Posté : dim. août 18, 2019 8:09 pm
par Djinndigo
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Les Provinces-Unies, toujours plus seules
24 novembre 2039
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[cap]Le Berlim, principal allié du Txile sur le continent dorimarien, n'est plus que l'ombre d'une puissance émergente.[/cap][/center]
Le sort semble s'abattre une nouvelle fois sur la géopolitique txiléenne : après le Vonalya, l'Amarantie, le Zeederland, le Deseret ou encore l'Hachémanie, c'est au tour de la République Fédérale du Berlim, puissance émergente majoritairement lusophone implantée sur la façade orientale du continent dorimarien, de mettre fin à ses relations diplomatiques avec les Provinces-Unies du Txile par l'effondrement des infrastructures gouvernementales actuelles. Les raisons de la chute du gouvernement berlimien, qui semblent être nombreuses, reposent essentiellement, d'après diverses sources médiatiques locales, sur l'implication de l'ex-président fédéral Joaquim Fendres - ainsi que d l'ensemble de son gouvernement - dans des affaires de corruption d’État. Le Berlim étant un pays émergent à la criminalité fortement ancrée dans les mœurs et à la pauvreté endémique dans les deux-tiers du pays, les experts s'accordent à dire que le Berlim est une puissance morte-née.
Pourtant, on s'en rappelle, la République berlimienne était entrée sur la scène internationale en grande pompe avec un fort dynamisme économique et des résultats annuels au rendez-vous. Hélas, cet élan d'enthousiasme de l'économie du Berlim semble être condamné à s'évanouir face au chaos institutionnel des mois à venir - dans l'hypothèse où l'ordre social est maintenu et les institutions démocratiques sont conservées. La presse fédérale ne se faisait cependant pas d'illusions : le miracle économique se faisait au sein des riches cités côtières, tandis que l'arrière-pays et les favelas (bidonvilles berlimiens) entretenaient et hébergeaient une misère sans nom. L'ouverture diplomatique et économique du Berlim semble donc prendre fin avec pour ultime coup d'éclat le départ berlimien de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne : une coïncidence des plus fortuites. La République est-dorimarienne aura connu une période de faste, précédée et suivie par une stagnation économique et politique typique des pays émergents qui ne parviennent pas à s'inscrire dans la durée.
Au-delà de toute considération géopolitique, le retour des instabilités paralysant l'ensemble du Berlim est synonyme de conséquences financières et commerciales lourdes à l'étranger, notamment au Txile et en Avelda, deux pays qui s'appuyaient lourdement sur l'économie et la politique commerciale berlimienne. Autant le petit pays ouest-dytolien pourra retomber dans l'autarcie diplomatique et commerciale la plus totale, autant les Provinces-Unies doivent à l'inverse poursuivre leur trajectoire économique et diplomatique qui semble toujours plus compromise par la disparition chronique de ses piliers étrangers. En ne reconnaissant plus la légitimité des potentielles institutions berlimiennes à venir, le Txile pourrait cependant s'épargner de devoir rembourser sa dette envers la République Fédérale, seul point positif issu de la chute du gouvernement berlimien et des institutions officielles. Le continent dorimarien se retrouve donc bien vide, alors que le Txile peine à réémerger de sa torpeur et que le Tlaloctlitlal demeure de marbre.
Le calendrier électoral se rapprochant, le gouvernement txiléen devra donc faire face à un nouvel imprévu alors que le bilan semble déjà mitigé pour le quinquennat Bidaurre ; peut-être le chancelier Iñaki Bidaurre parviendra à surmonter la microcrise de torpeur économique dans laquelle est plongé le Txile, ou les différents accidents économiques rencontrés par les Provinces-Unies pourraient bien avoir raison du gouvernement de coalition libéral-conservateur. Mais cet essoufflement local serait-il un phénomène purement localisé, ou traduirait-il un effondrement progressif des « anciennes puissances », au profit de pays émergents ? Une tendance semble se dessiner alors que les exemples sont légion : rares sont les gouvernements et les institutions étatiques stables depuis plusieurs années, et les véritables puissances dynamiques peinent à persister et s'inscrire dans la durée au-delà d'une performance sur une paire d'années. Serait-ce le syndrome d'un monde sans enjeux ou la simple expression d'embryons voués à l'échec ?[/justify]
Posté : mar. sept. 03, 2019 2:06 pm
par Djinndigo
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L'opposition accueillie par des bains de foule
6 janvier 2040
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[cap]La gauche txiléenne semble plus que jamais destinée à accéder aux fonctions suprêmes face à une droite en ruine.[/cap][/center]
Un quinquennat. Un seul quinquennat du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre a suffi à tourner la majorité de l'électorat txiléen vers l'autre principale aile politique des Provinces-Unies : c'est un raz-de-marée social-libéral et républicain qui s'annonce pour la gauche txiléenne et le désormais légitime « front républicain » (Fronte Errepublikarra). Et pour cause : la politique calamiteuse du premier - et dernier - gouvernement Bidaurre a poussé le Txile vers la stagnation économique la plus totale après avoir profité de l'élan de dynamisme économique insufflé par l'ancien Lehendakari (président) Pantxiko Eraul. Si le bilan économique du quinquennat Bidaurre (2035-2040) était déjà peu reluisant avant les résultats du cycle économique 2040, cette année aura eu raison du peu d'électorat qui semblait encore adhérer par principe à la coalition libérale-conservatrice d'Iñaki Bidaurre. Le mois d'avril 2040 sera l'apogée de la campagne pour les élections législatives : une première au sein de la nouvelle Konstituzioa (constitution) qui a accompagné le changement de régime.
Mais les véritables enjeux sont bien plus profondément ancrés dans les institutions : comment la monarchie récemment établie - restaurée, diront les monarchistes - pourra-t-elle cohabiter avec une coalition de la gauche républicaine qui lui est, par essence, fondamentalement opposée ? Les politiciens du front républicain demeurent sceptiques face aux décisions toujours plus hasardeuses du fraîchement couronné prince Gaspar, alors qu'il devient urgent de fixer un cap à suivre pour l'ensemble des Provinces-Unies - à commencer par son économie, qui est laissée en jachères par la politique ultralibérale du gouvernement actuel. S'il est crucial de respecter le cadre démocratique et les délais électoraux imposés par les institutions ayant survécu à la République, l'électorat txiléen ne doit cependant pas confier au front républicain une faible majorité, sous peine de retomber dans les travers qu'avait connu le précédent régime dans les années 1980.
Les élections législatives qui se profilent en avril 2040 se construiront dans une logique voulue de blocs, avec une opposition somme toute classique entre la gauche - républicaine, social-démocrate et social-libérale - et la droite - monarchiste et libéral-conservatrice. Ce duel classique qui compose la vie politique txiléenne depuis plusieurs décennies semble néanmoins prendre un tournant inattendu étant donné la forme différente de régime : les institutions républicaines ont certes survécu à la République en elle-même, mais elles demeurent affaiblies par un règne monarchique pour l'instant sans réel contrepoids concret - les mesures de destitution inscrites dans la Konstituzioa actuelle demeurant très floues et approximatives. Outre l'anticonstitutionnalité du régime propice à entraîner sa chute, la monarchie txiléenne a également pour apanage les récents déboires économico-diplomatiques des Provinces-Unies : le principal symptôme étant une isolation diplomatique croissante avec un ralentissement de la politique étrangère jusque-là hyperactive.
La dernière ligne droite est donc engagée au sein des différents partis politiques qui composent l'hémisphère parlementaire txiléen ; ce qu'il reste de la droite semble se désolidariser petit-à-petit du quinquennat « passif » d'Iñaki Bidaurre alors que les républicains sont toujours plus nombreux dans les sondages. Une opposition certaine qui n'empêchera cependant pas l'électorat de tirer des leçons du dernier quinquennat en se tournant vers la gauche républicaine. La récente gestion catastrophique de l'économie txiléenne et des affaires intérieures a mené les Provinces-Unies vers la catastrophe assurée alors que le front républicain de Temistokles Oñatebia a déjà appris des erreurs du dernier gouvernement social-libéral. Le Txile semble donc osciller du chaos au renouveau, la droite pluricentenaire txiléenne semblant s'ancrer dans des valeurs et des usages surannées là où la gauche txiléenne a subi d'importantes réformes politiques internes pour survivre au changement de régime et à la chute de la République. Le mois d'avril 2040 pourrait ainsi s'annoncer sous les meilleurs hospices alors que les txiléens se tournent peu à peu vers la gauche républicaine dans les sondages d'opinion nationaux.[/justify]
Posté : dim. oct. 06, 2019 1:01 am
par Djinndigo
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La gauche victorieuse aux élections
16 avril 2040
[img]https://i.imgur.com/kWrK2f1.png[/img]
[cap]Les promesses faites par la gauche txiléenne depuis 2035 devront désormais être tenues si un gouvernement se forme.[/cap][/center]
Qui l'aurait cru ? Après les déboires électoraux de la gauche républicaine en 2035 face à une droite conquérante portée par la vague monarchiste et entretenue par le climat économique dynamique, nul ne pariait alors sur la résurgence d'une opposition socialiste digne de ce nom, et encore moins du retour des social-libéraux aux rênes du pouvoir après un quinquennat d'absence seulement. Les exactions politiques et diplomatiques de l'ex-Lehendakari (président) et chef d’État Pantxiko Eraul font désormais partie de l'histoire ancienne puisque le parti-même de celui-ci, le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), est à nouveau le premier parti du Parlement txiléen (Txileko Parlamentua) en termes de députés élus. Fort de ce constat, une chose saute aux yeux : après les deux mandats éclatants d'Eraul qui se sont achevés sur la triste note du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », le mandat quinquennal du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre n'a pas suffi aux txiléens qui se sont de nouveau tournés vers la gauche social-libérale pour porter son projet.
Le pugilat électoral traditionnel entre la gauche et la droite a entraîné une énième alternance ; la polarisation du scrutin vers les partis plus radicaux semble cependant se concrétiser, alors que le Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa ») demeure toujours le premier parti de droite même dans l'opposition, tandis que le Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») atteint ses plus hauts scrutins depuis plusieurs décennies. Cette radicalisation des voix est un phénomène traditionnel lorsque les électeurs rencontrent des difficultés face au climat socio-économique qui peut parfois se révéler bien plus complexe que ne le laissent penser les partis traditionnellement au pouvoir. Les enjeux démographiques, économiques et géopolitiques du Txile pressent ce dernier vers ses frontières politiques rarement explorés jusque-là - la République txiléenne ayant un lourd passé avec les factions radicales. La défiance de l'électorat envers les partis classiques augmentent alors que la promesse d'avenir fournie par les partis extrémistes leur est bien plus séduisante qu'auparavant.
Au centre, un phénomène insolite, incongru : des anciens députés du Txilen Berritzeko Alderdia et de la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») ont lancé, en l'espace des quelques mois précédant les élections, une campagne visant à fonder un parti « véritablement centriste, destiné à représenter les véritables démocrates qui sommeillent en nous ». Une énième promesse d'avenir, cette fois-ci dressée par des libéraux convaincus et rejetant le joug politique des partis traditionnels, trop « bridant ». Parmi eux, des associations paysannes, des syndicats de représentants universitaires et ouvriers, des congrégations religieuses et scouts, ainsi que d'autres organisations balayant le large spectre du centre, allant des social-libéraux urbains aux libéral-chrétiens ruraux « Une ode à l'action individuelle dans la nation », d'après le porte-parole du parti récemment fondé. Une initiative qui témoigne encore de la perte progressive de confiance de la part des txiléens envers leurs politiques : alors que les partis traditionnels ont chapeauté la vie politique du Txile pendant des décennies entières, les foules semblent prendre forme et devenir un véritable corps électoral.
Pour Ostadar Iturbeormaeche, professeur en sociologie des comportements politiques à l'université fédérale d'Urutzalde, ce phénomène est dû à « une politisation progressive de l'électorat sur l'ensemble du sol national, grâce à des politiques éducatives toujours plus innovantes et dynamiques là où les précédents gouvernements s'étaient contentés d'une vague instruction globale ». Toujours selon lui, « les moyens toujours plus importants déployés par les gouvernements fédéral et locaux visant à financer plus concrètement le système éducatif tombé en ruine ont eu des conséquences directement visibles dans l'intérêt croissant des citoyens des Provinces-Unies pour l'avenir de notre État au sein du concert des Nations ». D'après Iturbeormaeche, il est également important de relever « la fin de l'ère électorale du mimétisme : les gens suivent désormais leur cœur et non plus leurs yeux ». Il ponctue également son intervention dans notre journal par la phrase suivante, qu'il transcrit comme un résumé de la politique contemporaine : « en deux cent quarante ans de démocratie, nous n'avons jamais été aussi bien lotis ». S'il est vrai que la représentativité démocratique a rarement été aussi importante, la question de l'avenir des Provinces-Unies et de leur politique étrangère demeure primordiale.[/justify]
Posté : dim. oct. 06, 2019 11:37 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Les socialistes entament des négociations pour un gouvernement
18 avril 2040
[img]https://i.imgur.com/CNl96uY.png[/img]
[cap]Les électeurs ont confié la majorité parlementaire au « Front républicain » tourné autour des socialistes.[/cap][/center]
Triomphe pour la gauche txiléenne unie : l'électorat a prononcé le 14 avril dernier son avis au cours du scrutin uninominal en confiant au Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») et au Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») une majorité absolue suffisante pour permettre à cette coalition relativement homogène d'entamer des négociations bipartites pour la formation d'un gouvernement autour d'un Kantziler (chancelier) et chef de gouvernement qui demeure encore à trouver. Cette situation, dont les cadres des partis politiques de la droite vaincue essaient de souligner en vain les similitudes avec le dernier mandat de l'ancien Lehendakari (président) Pantxiko Eraul, n'a rien à voir avec les déboires politiques de 2035 et la démission du précédent chef d’État. L'erreur de la droite txiléenne a été de tabler sur un rejet naturel de la gauche par l'électorat, alors que les votants concernent de manière générale une perception assez positive du premier quinquennat d'Eraul.
Ainsi, une majorité des citoyens ne lui attribuent pas - à juste titre d'ailleurs - les échecs rencontrés par la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, dans sa défense du territoire national au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs ». Cette erreur de parcours aura eu raison de la majorité formée par les conservateurs et cette porte ouverte à un retour des socialistes au pouvoir est une aubaine qui assurera l'avenir du Txile en le préservant des conséquences néfastes du climat économique actuel. En effet, après cinq années consécutives de politiques budgétaires austères et autoritaires, il est bien normal de laisser libre-cours aux dépenses financières des ministères d’État afin de rééquilibrer la demande de financements relative à la hausse générale du niveau de vie depuis plusieurs années et l'offre toujours plus importante de revenus pour l’État fédéral grâce la participation du contribuable qui est le fondement-même des politiques étatiques, comme semblait l'avoir oublié la droite lorsqu'elle était encore au pouvoir.
La défaite de la droite txiléenne n'est pas due, comme elle l'accuse, à un « climat économique défavorable ». Des États bien plus fragiles économiquement parlant ont réussi à émerger au cours des dernières années sans la moindre difficulté et en mettant à mal les prédictions des politiciens au pouvoir ; il n'est pas question de réitérer cette erreur et de maintenir une confiance absurde envers des élus trop confiants envers eux-mêmes. Le renouvellement du paysage politique txiléen est ainsi un des points forts de la nouvelle coalition, qui met un point d'honneur à placer au sommet du gouvernement et de l’État fédéral un homme droit qui saura redynamiser la vie administrative des Provinces-Unies. En effet, l'administration fédérale et provinciale s'est souvent trouvé à court de grain à moudre au cours du dernier quinquennat, alors qu'Iñaki Bidaurre tentait de satisfaire les trois partis politiques qui composaient - voire décomposaient - la coalition au pouvoir.
De telles dissensions ne peuvent émerger au sein du nouveau pouvoir ; on le sait, le parlementarisme à outrance a eu raison de divers gouvernements et demeure un travers que de nombreux txiléens haïssent, au point de préférer l'ordre à la démocratie pour cette simple raison. La gauche txiléenne doit tirer des leçons des erreurs de ses prédécesseurs ; ainsi, même si la figure de proue que fut Temistokles Oñatebia pour le Errepublikako Frontea (« Front républicain ») a été un élément décisif de la victoire de la gauche aux élections du 14 avril dernier, elle a déjà rejeté sa propre candidature à la fonction suprême, se considérant elle-même « trop clivante ». Une décision qui n'est pas sans poser de nombreuses questions, tout en soulevant la problématique d'une nouvelle personnalité politique majeure qui risque d'émerger sur la scène nationale : une aubaine pour la jeunesse en politique, ainsi que l'espérance d'un rafraîchissement du trombinoscope gouvernemental des dix dernières années ; en effet, certains ministres, à l'image de l'indétrônable Bartolome Landabarri aux Affaires Étrangères, sont en place depuis trois mandats maintenant.[/justify]
Posté : lun. oct. 07, 2019 9:22 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
La défaite de la droite pousse celle-ci vers l'implosion
20 avril 2040
[img]https://i.imgur.com/dE1XXIR.png[/img]
[cap]En voulant être l'homme du prince, Iñaki Bidaurre n'a été qu'un pantin qui a torpillé les projets de la droite.[/cap][/center]
Une métamorphose radicale, c'est ce qu'a proposé le chef du parti Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa »), Vitelio Oñarte-Echebarria, l'ancien ministre de l'Intérieur (Barne Ministerioa), lors d'une conférence de presse exceptionnelle tenue au siège de son parti à Donostia. Devant les journalistes, Oñarte a affirmé « [sa] volonté d'apporter un vent frais à l'aile droite de la politique txiléenne, en faisant de la patrie le centre du programme envisagé pour les prochaines élections ». En effet, le Quepezkoako Euskal Frontea était le premier parti politique txiléen au Parlement (Txileko Parlamentua) en 2035, avec quatre-vingt huit députés inscrits, alors qu'il ne compte plus que quarante-quatre élus à compter du 14 avril dernier. En l'espace de cinq ans, le parti s'est vu perdre la moitié de son électorat cantonal : comment expliquer cela ? La question de la victoire des socialistes et du « Front républicain » (Errepublikaren Frontea) soulève de nombreuses problématiques auprès de l'hémisphère droit du Parlement.
Toujours selon Oñarte, « la défaite n'est pas à expliquer par la victoire de la gauche, mais bien par la défaite de la droite : nous n'avons pas su capter l'intérêt de nos concitoyens en présentant un projet crédible ; l'éclectisme de l'ancienne coalition de la droite était trop important pour nous permettre de mener nos projets à bien ». Des affirmations qui ne sont pas sans provoquer une réaction des autres politiciens de la droite, notamment des cadres des partis Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative ») et Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») qui se sont révélés outrés par les propos du cadre du parti nationaliste. C'est ainsi que Viktoria Bologui, ancienne ministre de la Santé et des Sports (Osasun eta Kirol Ministerioa) et affiliée à Eskuin Alternatiboa, dénonce « l'inaction de la droite nationaliste au cours du récent mandat, alors que le chef du gouvernement [Iñaki Bidaurre] était lui-même affilié au parti Quepezkoako Euskal Frontea ».
Des échanges qui s'enveniment au cours des derniers jours, alors que l'ensemble des trois partis politiques qui composaient la coalition au pouvoir sous Bidaurre désavouent ce dernier en en faisant un pantin des autres partis - les trois factions se jetant mutuellement la pierre. Le divorce semble donc consommer entre les libéraux de la Zentro-Eskuineko Muntaia, les conservateurs de Eskuin Alternatiboa et les nationalistes du Quepezkoako Euskal Frontea : une rupture qui semble tomber à point nommé alors que les élections ont révélé une importante fracture. Avec le ralentissement généralisé de l'économie nationale et l'émergence de dissensions politiques toujours plus importantes relatives à une politisation rapide de la population, les opinions tendent à se radicaliser dans l'espoir de trouver des réponses aux problématiques actuellement posées par la situation sociale d'aujourd'hui. Les réformes d'austérité budgétaire ayant été désavouées en même temps que le libéral-conservateur Bidaurre, les opinions divergent quant à l'avenir de la droite txiléenne au sein du Parlement.
Alors que les conservateurs envisagent de vastes réformes de transformation du parti Eskuin Alternatiboa pour mieux représenter les monarchistes au sein des instances de pouvoir, le Quepezkoako Euskal Frontea semble être le seul parti de droite encore capable de pouvoir se lancer dans les élections d'ici à 2045 : une attente de cinq ans qui aura sans aucun doute des conséquences néfastes sur l'économie du pays par l'application des politiques inefficaces de la gauche socialiste. La droite traditionnelle panse ses plaies, tandis que les libéraux de la Zentro-Eskuineko Muntaia s'interrogent encore sur la question de l'apparition d'un nouveau parti centriste libéral au sein de l'hémisphère parlementaire : Demokraziaren Aurretik (DA, « En Avant la Démocratie »), qui en l'espace de quelques mois a mobilisé suffisamment de votants pour égaler l'autre parti libéral-centriste en termes de scrutin. Un alter-ego que le parti de centre-droite n'apprécie pas, y voyant « une concurrence déloyale, imprévisible et une trahison bien vaine » selon les propos amers du porte-parole du parti ultralibéral. Derrière ces fractures émergent de nombreuses questions, notamment celle du rôle de l'opposition nouvellement formée - et déjà scindée - au sein du Parlement alors que la gauche semble avoir les rênes du pouvoir jusqu'aux prochaines élections.[/justify]
Posté : mer. oct. 09, 2019 4:33 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
La base spatiale de Barradako, tremplin des relations dytoliennes
27 avril 2040
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517168560-base-spatiale.png[/img]
[cap]Base héritée des grandes heures du spatial txiléen, Barradako est aujourd'hui encore en service.[/cap][/center]
La multiplication des tensions inhérentes à la situation apocalyptique des relations inter-dytoliennes à l'aube d'une énième course à l'espace ouvre la question de l'utilisation des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=354881#p354881]plateformes de lancement existantes à travers le monde[/url]. Si le Montalvo puis le Lébira ont longtemps été un partenaire stable doté d'infrastructures spatiales modernes suffisantes, la complexité des relations diplomatiques contemporaines ont mené à un renfermement de la Ligue vis-à-vis des États dytoliens - notamment ceux alliés à la Communauté des Nations Dytoliennes. L'indisponibilité des infrastructures spatiales lébiriennes et la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=354881#p354881]raréfaction[/url] des communautés scientifiques disposant des connaissances suffisantes pour en entreprendre la construction ont provoqué un rétrécissement de l'offre alors que la demande des États est en progression exponentielle. La présence de paramilitaires non-identifiés dans la ville d'Adouren à proximité de la base spatiale txiléenne de Barradako, dans le nord du Txile, avait limité l'utilisation des plateformes de lancement pour des raisons évidentes de sécurité et d'ordre public.
La libération récente de la ville d'Adouren par la Txileko Hertzaintzia (police txiléenne) ayant permis d'assurer la sécurité et l'autorité de l’État dans la région, la société fédérale en charge de la gestion de la base et de ses plateformes de lancement a annoncé sur son site officiel par un communiqué que « les activités spatiales propres au site de lancement de Barradako, ayant été mis en pause l'an dernier pour des raisons d’État, ont repris leur cours et les projets et partenariats mis entre parenthèses sont relancés ». Si le message est assez clair, il souligne en réalité la possibilité d'une nouvelle place du Txile sur la scène internationale : à défaut d'être une puissance dominante, sa situation oligopolistique de « pont vers l'espace » pourrait lui confier un tout autre rôle notamment dans ses relations avec les États dytoliens prêts à se lancer dans la course dépensière à l'espace. L'état des pistes de lancement, qui avaient été laissées en jachère jusqu'en 2033, a grandement progressé et les infrastructures sont désormais semblables à celle des plateformes de lancement des États concurrents dans le domaine.
Outre son intérêt économique important - les deux plateformes de lancement de Barradako employant plusieurs centaines de personnes, tandis que le « village spatial » qui s'est développé autour est un pôle touristique et commercial mineur -, la base spatiale de Barradako est un tremplin possible de la reconquête des diplomaties étrangères. Les Provinces-Unies se sont désintéressées à tort du continent dytolien, qui cristallise aujourd'hui tous les intérêts ; cette perte de dynamisme vers l'étranger est une des raisons qui pourrait expliquer le ralentissement économique général du Txile. Relancer la politique étrangère par la densification des relations commerciales et géopolitiques est une possibilité qui pourrait fonctionner et mener le Txile, à termes, vers un alignement économique plus poussé avec la Dytolie - après des tentatives avortées de s'aligner sur la Ventélie puis l'Olgarie-Dorimarie. La mainmise de l’État sur divers secteurs, dont le spatial, demeure cependant un obstacle à l'ouverture partielle du cosmodrome de Barradako et rares ont été les nations à avoir pu lancer leurs astronefs depuis nos plateformes.
Barradako et sa réouverture sont ainsi des éléments-témoins d'un changement nécessaire de la politique gouvernementale txiléenne, qui est finalement plus ou moins la même depuis plusieurs mandats quinquennaux ; le Txile dispose d'infrastructures industrielles, économiques et spatiales suffisantes pour lui-même, mais également pour d'autres États. Il ne s'agit pas d'accueillir des scientifiques et des satellites d’États hostiles ou même neutres, mais bien de nouer de nouvelles relations amicales et stratégiques à l'étranger - notamment en Dytolie - afin d'assurer la maximisation du profit des infrastructures disponibles. La sous-utilisation des plateformes de lancement n'est clairement pas bénéfique dans la balance budgétaire de la base et, dans un contexte de ralentissement économique général, ne pas envisager l'ouverture réduite des pistes de lancement aux engins étrangers alliés est une folie irresponsable que le gouvernement ne peut plus entretenir, même en subventionnant la base afin d'en assurer la solvabilité.[/justify]