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Posté : sam. juil. 20, 2013 4:16 am
par Vladimir Ivanov
COMMUNIQUE OFFICIEL DU PATRIARCHE SERGUEI II (depuis le Makengo)
25 Août 2021
[url]http://www.youtube.com/watch?v=Em7mzT48J4k[/url]
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Tikhon_of_Moscow.jpg[/img]
[quote]Me revoilà enfin. Grâce à notre future bienheureuse, Nina Saratova, et à l'ensemble des courageux résistants rostovs, makengais, en passant par l'aide précieuse du Thorval et de l'Aquanox, sans oublier la réaction internationale et de l'ADE contre la Main Noire, celle-ci subit encore quelques défaites sur sa route. Preuve qu'elle est loin d'être invincible. Mais je ne suis pas venu évoquer la joie méritée des héros qui combattent le mal victorieusement à force inégale. Ni même de ma propre joie, fort moins légitime, d'avoir été libéré de cette étreinte psychique. Je suis venu pour me confesser publiquement.
Pas assez conscient de mes faiblesses et de mes torts avant même mon empoisonnement, j'ai ainsi été perverti de l'intérieur avec une facilité indigne d'un patriarche. Mon seul visage inspire désormais le dégoût pour beaucoup d'entre vous. Et si je parle en premier lieu des chrétiens, je n'écarte pas non-plus tous ceux qui luttent avec nous contre le monstre de Novgorod. Vous avez tous parfaitement raison de voir en moi l'homme faillible qui a commit une erreur irréparable. J'ai précipité des milliers de personnes dans le désespoir, j'ai incarné la faiblesse, la lâcheté, l'humiliation et l'anéantissement en profondeur de l’Église orthodoxe d'Orient. J'ai trahit mon propre camp. Certes, pour y revenir ensuite, mais cette trahison, dont l'âme qui m'habite implore réparation à la miséricorde divine, est irréparable politiquement. C'est pourquoi j'annonce, à tous ceux qui pourront ou voudront m'écouter, mes sincères excuses pour tout le mal que j'ai pu causer malgré ou à cause de moi. L'empoisonnement signifie aussi faiblesse ou manque de prudence, il signifie manque de travail sur soi, paresse voire lâcheté. J'ai beaucoup de mal à imaginer ce que Dieu avait derrière la tête en me mettant à la tête de la plus grande Église chrétienne d'Orient, mais personnellement, je ne ressent aucun mérite à exercer ce rôle en vue des terribles conséquences directement provoquées par mes erreurs. Certes, beaucoup parmi les fidèles slaves, le bas clergé rostov, les frères et soeurs des abbayes de la Rostovie profonde, sont restés fermes et courageux contre l'ignominie kiroviste, et ce jusqu'au sacrifice de leur vie. Des millions de chrétiens persécutés, pendant que je trahissais Dieu et mes fidèles, cela m'est insupportable à vivre pour tout avouer. Et c'est pourquoi je tiens, plus qu'à tout autre chose aujourd'hui, à faire mes excuses et à m'engager à tenir cette fois-ci mes promesses pour lutter, jusqu'à ma dernière goutte de sang, contre la Main Noire et Terienkov. Et comme vous l'aurez compris, nous avons à faire à un ennemi d'un ordre nouveau, peut-être trop pour être compris, et qui répand son poison jusqu'à l'âme de ses victimes. Et par mes fautes, j'ai participé à démoraliser la force qui immunisait les fidèles de l’Église à ce même poison.
J'implore Dieu de son Pardon, et de son infini miséricorde, non-pas seulement pour sauver mon âme, mais d'abord pour réparer les dégâts que j'ai causé, ou simplement pour m'efforcer de réduire ses impacts. Ne pouvant démissionner à cause de la charge à vie qui m'a été confié par Dieu, je m'engage à lutter jusqu'à la mort, jusqu'au sacrifice de toutes les forces qu'il me reste, pour racheter mes fautes devant Dieu et réparer les dégâts que j'ai pu commettre contre mon peuple et l'Humanité.
Que la Sagesse de Dieu guide nos pas et que sa Vertu nous rende plus fort dans notre combat contre Satan (plus fort que jamais sur Terre aujourd'hui),
Pour œuvrer à la guérison de la Rostovie et à la Paix mondiale,
Prions ![/quote]
Posté : jeu. août 08, 2013 4:01 pm
par Vladimir Ivanov
QUI SONT KIROV ET TERIENKOV ? QUELLE DIFFÉRENCE ?
Ils sont de la même génération (autour de la cinquantaine d'âge), tous les deux orphelins dont leurs origines respectives sont officiellement inconnues. Ils ont à peu de chose près le même parcours politique, et la même idéologie d'origine. Ils sont tous les deux des hommes, rostovs, "nationaux-communistes" ("kiroviens"), sans famille. Ils n'ont jamais eu ni parent, ni femme, ni enfant. Ils ont tous les deux été élevés, dans le plus grand secret, par la section miliaire de l'ANR qui s'occupe des armes stratégiques, à savoir la Rovostranaz (ou "Rovostran").
Toutefois, une différence sensible, aussi importante que difficile à percevoir, sépare les deux hommes.
L'un est le fondateur du kirovisme (successeur du communisme rostov), et est considéré comme un prophète, ou un messie, libérateur à venir de l'Humanité. L'autre est un "bras droit" plus discret du premier, récemment converti à l'ultra-kirovisme, dont la doctrine va plus loin encore que l'authentique et considère Kirov comme un homme dépassé, dont l'idéal d'origine est à jeter aux oubliettes au profit d'un avenir plus radialement "révolutionnaire".
Leurs vies privées sont toutes deux top-secrètes et inconnues du grand public et de tous ceux qui n'appartiennent pas au Rovostran. Le monde sait qu'ils n'ont jamais eu de famille (orphelins de parents inconnus -tués peu après leur naissance par la Terreur "stalinienne", sans femme, ni frère, ni sœur, ni enfant...).
[img]https://i.imgur.com/DXYSt06.png[/img]
Pour Ivan TERIENKOV d'abord, les parents ne sont connus que de nom. De rares et très vieilles photos les montre, quelques années avant leur exécution. Des cousins existent, donc, mais ils ne se connaissent absolument pas.
Âgé d'à peine 8 mois, Terienkov a été hébergé par la fameuse section de l'ANR qui contrôle les armes stratégiques ("[url=http://www.simpolitique.com/post119548.html#119548]Rovostranaz[/url]") dans un orphelinat spécialisé. Confiné dans une micro-société militaro-éducative, il ne sait pas ce que signifie les mots "personne", "goût", "charité", "sentiment", "amour" (une affaire d'éducation...). Dans cette base militaire secrète de la Rovostranaz, il y a passé toute son enfance, mais aussi toutes ses études, et ce, dans la plus complète discrétion. C'est pourquoi il y est devenu depuis expert en géostratégie militaire. Il n'a donc jamais étudié dans les écoles officielles de l'URSR (ancien régime communiste en Rostovie) et toute sa formation, aussi bien que son éducation, a été passé à l'intérieur des enceintes du centre éducatif spécialisé du Rovostran.
Pas d'intérêt personnel, pas de goût particulier, pas de sentiment. Pas de diplôme, pas de célébrité, pas de reconnaissance officielle avant son entrée -sans transition- au sommet du pouvoir (2007). Pas de parent, pas de femme, pas d'enfant, pas de famille.
Comme Kirov, la vie privée passe en second... à tel point qu'on pense qu'il n'en a pas, qu'il n'en a même jamais eu. A l’initiative -sans doute- du Rovostran, il l'aurait entièrement sacrifiée pour son devoir. Doté d'un fort esprit critique et indépendant (développé volontairement par ceux qui l'ont éduqué) Terienkov n'avait donc qu'un seul Père à servir : l'entité impersonnelle du Rovostran. Les autres "humains", ceux qui l'ont éduqué, les chefs, ses collègues, sont à ses yeux tous des serviteurs temporairement utiles, victimes de faiblesses inhérentes à l'espèce humaine. Ainsi, le respect de la hiérarchie comme devoir moral n'implique pas nécessairement l'absence totale de "personnalité". Terienkov a ainsi développé en lui une vanité obscure et extrêmement profonde, à tel point qu'il est prêt à se sacrifier lui-même pour ses propres idéaux, élevés au rang de divinité suprême. Tout en lui est orienté vers le seul but de servir le Rovostran (donc, ses idéaux), et personne, pas même lui en tant qu'entité organique, n'ont le droit de s'y interposer.
Très discret bras droit de Kirov, il s'est patiemment contenté de servir son "leader" jusqu'à ce qu'il se retourne contre lui le [url=http://www.simpolitique.com/post146118.html#146118]1er Mars 2017[/url]. Dégoûté par les "faiblesses" humanisantes de Kirov, radicalement hostile aux religions et souhaitant éradiquer (sur moyen ou long terme) les cultures nationales, hostile au "communisme humain" et aux vieilles théories marxisantes qu'il considère comme périmées pour la plupart, Terienkov est un inflexible misanthrope. Il n'a aucun respect ni aucune pitié pour la vie humaine (et animale) et n'éprouve d'ailleurs aucune réelle amitié pour qui que se soit. On dit de lui qu'il exècre l'humain à tel point qu'il souhaiterai même le remplacer par une autre espèce, plus "pure" et plus "puissante".
En effet, il considère l'homme comme un animal encore trop arriéré et stupide, si présomptueux qu'il s'imagine sans cesse pouvoir s'émanciper des influences extérieures. Une autodétermination illusoire construite par le peu de liberté dont dispose l'homme pour oublier sa condition d'animal soumis. N'étant que le résultat d'une formule mathématique façonnée de A à Z par l'environnement social et la nature, l'homme serait donc voué à laisser place à son inévitable successeur dans l'échelle de l'évolution. Un être plus intelligent, plus fort, plus indépendant. Terienkov fonde ainsi une nouvelle théorie, directement puisée du kirovisme : l'ultra-kirovisme, ou le rovostranisme. La Raison est sa déesse, le Rovostran son Dieu, la Main Noire est son allégeance géopolitique d'avenir, tandis que sa patrie, la Rostovie, n'est qu'un instrument temporaire pour construire le monde posthumain de demain.
[img]https://i.imgur.com/8eopDhi.jpg[/img]
[url]http://www.youtube.com/watch?v=rkqngdLLIcg[/url]
Quant à Vladimir KIROV, son histoire est assez similaire dans l'ensemble. Orphelin lui aussi, éduqué par le Rovostran assez jeune, il a eu le même parcours politico-idéologique que Terienkov. Cependant, l'origine idéologique commune des deux hommes cache de profondes divergences philosophiques, tandis que leur enfance respective n'a pas du tout été la même...
Kirov ([url=http://www.simpolitique.com/post62605.html#62605]dont l'histoire a déjà été plus ou moins explicitement racontée[/url]) était passé, jusqu'à son "adolescence", par un orphelinat expérimental "libre", tel qu'on a connu un peu partout en Rostovie. C'était un jeune enfant "comme les autres", assez fragile, et éduqué dans une école d'orphelins peu après sa naissance (ses parents avaient été victimes de la Terreur stalinienne d'Ovskorine). Il y vécu une enfance plus ou moins "libre", certes, mais aussi particulièrement difficile (harcèlements...). C'est après un "étrange incident", dans cette même école, qu'on l'a emmené de force, secrètement (alors qu'on le croyait mort comme les autres enfants), dans l'orphelinat du Rovostran (il avait déjà 17 ans). C'est ici qu'il changea de nom en "Ivanov", puis "Kirov" pour dissimuler sa véritable identité. Ainsi, alors même que Terienkov avait été recueilli par cette faction de l'armée dès sa naissance, Kirov fut pris en charge par le Rovostran qu'à partir de l'âge de 17 ans.
D'où le fait que Kirov n'a pas la même mentalité ni la même sensibilité que Terienkov, bien qu'ils aient emprunté à peu près le même chemin jusqu'à récemment.
Kirov ne monta au devant de la scène qu'aux alentours du début du IIIème millénaire. Contempteur de la société capitaliste en Rostovie après la chute du communisme, il a réunit les espoirs des travailleurs pauvres, des chômeurs et des marginaux de l'époque. Restaurant le communisme en 2007, il se réconcilia d'abord avec l’Église orthodoxe, avant de connaître avec elle de très fortes tensions. Il fonda le Pacte de Novgorod, réunissant les pays socialistes du monde. Aspirant à un nouveau communisme, rousseauiste (social-contractualisme), à la fois nationaliste et universaliste, totalitaire (étatiste) et volontaire-solidariste (personnes motivées qui prennent ensemble des initiatives communes pour le Bien Commun), dictatorial-laïc et respectueux des religions, ultra-progressiste (technologies), protecteur et préservateur des cultures locales traditionnelles, on le considère généralement, dès cette époque là, soit comme l'archange déchu venu tout droit des Enfers pour dominer les hommes, soit comme un messie, un prophète, un leader, un meneur d'hommes honnête, courageux, qui sacrifie ses intérêts et sa vie privée pour œuvrer au Bien Commun en indiquant au Monde la bonne direction à prendre. Le plus souvent, les gens voient en lui un dictateur de bonne volonté, un "Sage" sanguinaire, un mégalomane illuminé, "qui croit vraiment en ce qu'il dit" (Mirabeau à propos de Robespierre). Doté d'un charisme sans borne, aussi bien dans le mal que dans le bien, Kirov illustre parfaitement la limite infime qui sépare le génie de la folie.
La personnalité de Kirov est presque tout aussi froide et incorruptible que Terienkov. Tout comme lui, il ne s'intéresse ni à la bonne chair, ni aux femmes (sexe en général...), ni même à la vodka. Quant au luxe, il est une chose néfaste pour l'esprit qu'il faut éviter le plus possible. Si politiquement, il est impitoyable, n'hésitant pas à se salir les mains en condamnant à mort ses ennemis, il garde au fond un désir de Bien pour l'Humanité, selon son idéal. Il se trouve également, au fond de lui, quelques sentiments typiquement "humains", qui le trahissent parfois même dans les expressions de son visage. Insensible sur les questions politiques et parfois brutal avec les gros bras qui veulent le concurrencer, il peut se montrer très doux et respectueux avec les gens humbles, les enfants, les femmes (comme Saratova) et les vieillards (comme le proche scientifique, Magadarev).
L'un (Terienkov) a été encadré par le Rovostran de sa naissance jusqu'à aujourd'hui, l'autre (Kirov) n'a commencé sa formation rovostraniste qu'après son enfance. L'un est inflexible, incorruptible, sans pitié, sans intérêt privé, et ne connait pas l'amour. L'autre est presque tout aussi impitoyable et insensible extérieurement, mais garde au fond de lui-même une trace de sa jeunesse (avant son entrée au Rovostran), et, selon les mythes qui circulent dans les petites communautés rurales rostoves perdues au fin-fond de la taïga, il aurait été, parait-il, pendant les terribles épreuves de sa jeunesse, amoureux d'une jeune fille de son âge, ou du moins, une forte et sincère amitié les liait... avant que tout ne disparaisse brutalement, et que l'épouvantable Rovostran ne le récupère et le prédestine à de sombres desseins...
Mais en Rostovie, aujourd'hui, il est strictement interdit de parler de l'enfance de Kirov (et de Terienkov, cela va sans dire...).
Posté : jeu. août 29, 2013 3:56 am
par Vladimir Ivanov
RUMEURS... (3)
Décembre 2021
[url]http://www.youtube.com/watch?v=L8kVaCUKW94[/url]
Rappel : Cinq hommes, deux juvnien, un irankien, un zanyanais et un éranéen, tous mercenaires des forces externes de la Main Noire -parmi les plus indisciplinées- gardaient une résidence militaire de seconde importance, quelque part au Juvna.
Kanji : Moi je la sens mal toute cette histoire. On va vers un affrontement mondial... déjà que le Pacte se fait agresser en Tcherkessie...
Abdoulbek : Une guerre au Jeekim ? bah, on en a déjà vu...
Kanji : En raison des systèmes d'alliance internationaux, ça peut finir très mal. Si l'ex-SA vient à la rescousse du Coorland, lequel se sent menacé par son voisin agressé...
Mohamed : Eh mais, dites, les gars... on est en Hiver !
Gengiz : Et les projets de Terienkov n'ont toujours pas commencé...
Mohamed : Il va attaquer... ce n'est qu'une question de temps.
Aboulbek : Oui, mais qui ?
Kanji : Le Pelabssa et le Makengo... les rumeurs courent vite dans nos contrées.
Abdoulbek : C'était pas trois ?
Kanji : N'oublies pas la Kasovie... qui est déjà envahit et va bientôt rejoindre le Viek Koing en Enfer. On raconte que de nouvelles expériences sont menées là bas, dans les camps de l'Est... on monterai les kasoviens les uns contre les autres...
Gengiz : Le Makengo ne peut pas tomber sans la chute préalable du Derg, au Sud. Il ne reste donc qu'une cible en visée qui n'a pas encore été attaqué mais devrait bientôt l'être...
Abdoulbek : Le Pelabssa ?
Kanji : Impossible ! Personne ne sortirai vainqueur.
Abdoulbek : Là, je comprends pas... Terienkov ne va quand même pas être aussi con pour provoquer un suicide mutuel ?!
Mahmoud : J'en ai bien peur.
Gengiz : Détrompez-vous, les gars, l'URKR a bien des surprises à révéler au monde si une guerre est déclarée entre les deux superpuissances.
Kanji : N'importe quoi. Tu verras, Terienkov va se terrer dans son petit bunker, le reste du pays sera réduit en cendre, et tout finira piteusement.
Abdoulbek : Fais chier... j'espère que Juvna sera épargné... si l'URKR est fichue d'avance, au moins...
Gengiz : Je n'en suis pas si sûr. Cela fait plus de 10 ans que la Rostovie prépare ces plans d'invasion. Depuis 2007, la Rostovie se prépare à attaquer son rival n°1, responsable de la "première" chute du communisme en 1999. L'état-major rostov n'est pas stupide, il aura su anticipé une riposte chimico-nucléaire pelabssienne.
Kanji : Un Lochlann-bis, c'est moi qui te le dit.
Mohamed : C'est drôle, sur un forum internet de simulation géopolitique, sur lequel je me suis inscrit y'a déjà plusieurs années, la nation "Etats-Unis" s'apprête à bombarder la Syrie. Perso, je dirige un pays nommé "Iran", et la Syrie est mon plus proche allié. Mais comme les agresseurs sont bien plus forts que moi... j'hésite à intervenir directement pour l'aider...
Louis-Désiré : Tu es de quel niveau ?
Mohamed : Puissance moyenne. J'ai deux grandes puissances qui me soutiennent, moi et la Syrie... et si jamais elles viennent nous aider, c'est la guerre atomique assurée...
Kanji : Arrêtes-donc avec tes délires sur le net, on parle du monde réel, là ! C'est du sérieux !
Mohamed : Juste pour dire que si la Rostovie attaque le Pelabssa, alors j'interviens sur le forum à la rescousse de mon allié syrien, en entrainant dans mon sillage les grandes puissances dans une guerre mondiale !
Louis-Désiré : T'es tawé !
Gengiz : Restons sérieux... il faudra sérieusement penser à notre avenir si la Rostovie déclenche la guerre mondiale.
Abdoulbek : Tu veux dire... qu'il faudra se barrer de la Main Noire pour rejoindre le camp des vainqueurs ?
Gengiz : Non, c'est tout le contraire, il faudra faire allégeance au seul vainqueur : Ivan Terienkov.
Kanji : Tu es fou... comme si la Rostovie survivrait à une série de frappes chimiques et nucléaires !
Mohamed : C'est vrai qu'on peut éventuellement penser que Terienkov ait pris la leçon lochlannaise au sérieux pour miser l'essentiel de ses efforts sur le dispositif anti-missile rostov.
Gengiz : C'est exactement ce que je pense. La Rostovie connait une crise économique d'une ampleur sans précédent depuis le siècle dernier, et la seule chose qui la maintienne en vie, c'est la Terreur totalitaire. Des dépenses colossales auraient donc été dépensés depuis des années, et en particulier en 2021, où elle est passée en économie de guerre, afin de développer un arsenal à la fois offensif et défensif destiné à gagner une guerre mondiale.
Mohamed : Et je rappelle que les USP aussi sont sur le déclin... mais pour d'autres raisons...
Abdoulbek : mouof...
Gengiz : Alors que pendant toutes ces années l'OTH visait le ciel et l'espace pour embellir son image et gagner une gloire historique (conquête spatiale), l'URKR travaillait pour sa sécurité stratégique et la discrétion de ses activités subversives, son regard tourné vers la terre ferme et le fond des océans, voire, plus étonnant encore, vers le sous-sol, ou selon les rumeurs, seraient édifiées des villes entières. Un repli stratégique pour sanctuariser son territoire, afin de "reculer pour mieux bondir".
Kanji : Tu crois vraiment que le bouclier anti-missile rostov sera opérationnel dès cet hiver ?
Abdoulbek : Comment ça un bouclier ? Un vrai rempart lumineux déployé autour de la Rostovie, contre lequel on ne pourra rien faire passer ?
Kanji : Euh... t'es con ?
Gengiz : Hum... disons que de manière très imagée, on peut dire que notre ami Abdoulbek n'a pas complètement tort.
Kanji : Peut-être l'URKR de Terienkov a-t-elle conçue un mur anti-missile infranchissable. Mais pas contre les idées. Les kiroviens restés fidèles à leur premier guide (Kirov) et les chrétiens... ils demeurent très présents, dans l'inconscient rostov.
Gengiz : Les idées demeurent, effectivement, la menace la plus sérieuse. Plus encore que les USP, ça j'en suis certains. Cependant, cette menace des idées religieuses et philosophiques explique sa politique terroriste. Le projet de la Main Noire en Rostovie n'est pas de contrôler la population, mais de la convertir, de la subvertir, et de la dominer jusqu'aux recoins les plus profonds de son esprit collectif. Viendra ensuite, les trois phases qui mèneront à la Rédemption : "purification par la souffrance, transfiguration par la mort et divinisation par la résurrection."
Kanji : Pure folie, il n'y arrivera jamais. Kirov mettra un terme à ces délires.
Mohamed : Ou Saratova... je la crois désormais plus capable. Kirov est fini. Surtout que c'est à cause de lui qu'on en est arrivé là.
Gengiz : L'opposition est divisée. L'OTH a éclaté. La Sainte-Alliance n'est même plus un nom sur une carte. Les armes de l'URKR sont prêtes et jamais le peuple rostov n'a été aussi docile, sous un totalitarisme des plus épouvantables. L'expérience viek est un succès, et les plans de Terienkov sont plus que jamais prêts à s'accomplir.
J'ai peu d'espoir quant à la survie du Pelabssa et des autres pays du monde, et encore moins du peuple rostov...
Posté : ven. sept. 27, 2013 6:47 pm
par Vladimir Ivanov
DEUX LUCIOLES DANS L’OBSCURITÉ...
Mars 2022
[img]http://2.bp.blogspot.com/-JoFGQd2NXh4/TfECe9LDElI/AAAAAAAAABk/Jh5ipVrwBEM/s1600/cathedral-christ-the-savior-and-st-basil-wp-pd.jpg[/img]
Novgorod : une ville déchirée entre son héritage chrétien national et la nouveauté ultra-révolutionnaire du régime de Terienkov. Sera-t-elle la future Armageddon ?
[HRP, rappel du message d'Arios ===> [url]http://www.simpolitique.com/post203835.html#203835[/url]]
Alors que la guerre faisait rage, aussi bien contre le Pelabssa que contre le Finnherland, le chef des opérations rostoves en cours dans ce dernier pays, le général et commandant en chef de l'armée de l'air rostove au Turriïvostok, Boleslav Akakievitch, était seul dans son bunker souterrain de la ville d'[url=http://img4.hostingpics.net/pics/288745GrandeRostovieofficielle.png]Artiïgrad[/url]. Alors qu'il devait partir dans les heures qui viennent au Finnherland, il tenait dans la main la lettre du roi de Fiémance en méditant de ce qu'il venait de lire pour la douzième fois...
Une simple question allait le rendre schizophrène : fallait-il qu'il prenne, durant son voyage, la direction opposée, celle de Novgorod, pour y tenter un coup de force contre le régime ?
Le général Akakievitch était, comme le suffixe de son nom l'indique, de nationalité turriï. Il ne s'était pas opposé à l'unification des peuples slaves du Nord-Est autour de la Rostovie, qu'il considérait aussi comme sa patrie, malgré sa fierté d'appartenir à la spécificité culturelle turrïe. En effet, il avait été dégoûté par Igor Kherovitch, qui avait réduit en cendre son pays en massacrant plus d'une dizaine de millions de personnes à la tête de la première "Main Noire". Kiroviste convaincu (c'est Kirov qui libéra en 2013 son pays de l'abominable "mangeur de cerveau" turriï), il doutait de plus en plus du régime de Terienkov, dans lequel Kirov avait une fois de plus complètement disparu, et où justement, la Main Noire devînt l'alpha et l’oméga de la politique étrangère de la Rostovie. Il suspectait au fond de lui, sans jamais que cela ne sorte de sa bouche, une trahison de la part de l'ancien associé de Kirov. Un manipulateur psychopathe, semblable idéologiquement à Igor Kherovitch : tel était la peur du général à propos de Terienkov. Une peur qui devînt une certitude lorsqu'il appris, par l'intermédiaire clandestine de Pankratov, que la population du Finnherland allait être "transfigurée" juste après celle de la Kasovie, lorsque le Liethuviska, le Coorland et la Varlovie seront détruits à la suite de cette guerre. En fait, sans aucune considération pour les alliés de la Rostovie, tous les peuples du Jeekim allaient être supprimés avec le peuple Pelabssien.
Ces génocides de masse, se succédant les uns après les autres, semblaient être planifiés de longue date par Terienkov, dans la droite logique héritée de la Main Noire de Kherovitch il y a près de 10 ans de cela.
Une suspicion, que le cœur d'Akakievitch considérait comme une épouvantable vérité, au contraire de son intelligence, qui hésitait encore entre un suicidaire courage que lui proposait sa conscience elle-même enrichie par sa femme très pieuse, ou une lâcheté rassurante apportée par un aveuglement volontaire non-avoué, que lui proposait plutôt son instinct et son devoir de soldat.
Toutefois, dans le cadre de cette guerre en Finnherland, il était inadmissible d'arrêter les opérations miltiaires de défense contre les impérialistes varlovo-coorlandais : pour Akakievitch, convertir les finnherlandais aux lois du marché pour en faire des conformistes de la mondialisation culturelle, tels que des chanteurs gays pédophiles ou des rappeurs-footballeurs millionnaires proxénètes de la pop new school n'ayant absolument rien en commun avec la culture profonde du Finnherland spirituel et historique, revenait au même que d'en ôter la vie tel que le projetai Terienkov.
D'où la stratégie proposée : continuer la guerre jusqu'à la victoire, mais profiter de celle-ci entre-temps pour écarter Terienkov du pouvoir et en finir tout en même temps avec la Main Noire et avec la guerre au Pelabssa.
Seul dans son bunker, il relisait en méditant sa lettre, précieusement gardée jusque là dans sa poche, du roi de Fiémance :
[quote][...]la guerre du nord pourrait être bien vite le théâtre d'une reprise en main des consciences au sein de l'armée à laquelle vous appartenez.
Puisque vos haut officiers ont abandonné l'idée de servir leur Patrie et uniquement celle-ci, et qu'il n'y a plus en Rostovie de gouvernement légitimement rostov et défendant les intérêts de votre pays centenaire, c'est dans les mains d'un innocent serviteur honnête de son pays que je souhaite déposer mes espoirs : ceux de pouvoir à l'avenir, dès lors que la Main noire sera tombée, et qu'importe le régime rostov à condition que celui-ci ne tyrannise plus et prenne soin des enfants de la Rostovie, conclure une alliance franche entre nos deux pays qui ont plus souvent été alliés qu'ennemis.
La Fiémance sera tout à fait encline à reconnaître la nécessité de la présence rostov au détroit du Juvna, pour ne vous donner qu'un exemple.
Gardez cette lettre, Mon Commandant, cachez là où la Main noire ne viendra pas la chercher. Nous prions notre Seigneur et notre Pape pour que s'élève des steppes rostovs un lendemain plus heureux, et que soient châtiés ceux qui ont fait tant de mal au monde et à votre propre nation. [/quote]
Le roi Charles Philippe de Fiémance, disait quelque chose de très juste en touchant un point sensible : cette guerre au Finnherland redonnait à l'ANR une étrange impression, une nostalgique pureté d'antan, quand elle servait les intérêts du Communisme kirovien tiers-mondistes et de la Rostovie... et non ceux d'une organisation transnationale criminelle et génocidaire. De plus, il proposait -d'où sa bonne volonté- une alliance future entre deux grands pays presque voisin, dans un monde où justement, Novgorod compte ou compterai cruellement peu d'allié.
Si Terienkov était effectivement un homme "pur", particulièrement vertueux dans son comportement personnel -plus ascète que Kirov !- (il ne buvait que de l'eau, il mangeait le strict nécessaire, n'avait jamais eu de relation/activité sexuelle de sa vie, travaillait beaucoup et vivait dans une relative pauvreté matérielle), il n'en demeurait pas moins un homme froid, insensible, impitoyable et sans aucun respect pour la vie humaine. Il avait planifié de lui-même l'abomination du programme de transfiguration viek de l'Angkar et projetai de reproduire partout ce programme "d'expérience scientifique", "d'avancée (r)évolutionnaire ultra-progressiste" et "d'accomplissement spirituel", ainsi qu'il le décrivait.
Et comment expliquer, malgré l'effective pureté morale de la vie personnelle des hauts-dirigeants rostovs, le soutien apporté aux organisations criminelles (trafic d'êtres humains, génocides...) de la Main Noire ?
Si Terienkov n'était pas immoral, ni vraiment "moral", il était par conséquent AMORAL. Et le soutien qu'il apporte à la Main Noire au détriment même des intérêts de la Rostovie, sans parler de l'absence de Kirov et des affreuses rumeurs qui circulent dans le pays à propos des projets et réalisations scientifiques du Rovostran, donne à une partie des petits officiers et du commandement militaire de l'ANR la conviction que Terienkov programme l'anéantissement pur et simple de l'Humanité. "Rien que ça !" penserait Akakievitch, qui n'arrive pas à imaginer comment un être humain puisse vouloir la destruction de sa propre espèce.
Akakievitch hésitait, tergiversait... il pensait à sa famille, qu'allait-elle devenir à cause de lui s'il échouait à Novgorod ? ou même en cas de réussite (dégâts collatéraux qui deviendraient insupportables dans sa vie personnelle). Paralysé à l'idée de perdre sa follement bien-aimée femme, il ne pouvait rien arriver à un pays sans l'action d'un homme fort, dévoué, prêt à tous les sacrifices... ou bien d'une femme.
On pensait à Saratova, qui projetai en secret, en total désaccord avec les autorités thorvaliennes pour raison de sûreté, de revenir clandestinement en Rostovie, seul endroit où la jeune pucelle chrétienne pensait pouvoir agir avec plus d'utilité, directement contre le cerveau de la Main Noire : le surpuissant Rovostran.
On pensait aussi à Pankratov, suffisamment haut-gradé pour espérer un coup d’État. Malheureusement, l'un ne pouvait rien faire sans l'autre : Saratova avait le courage et la volonté, et ce, jusqu'au sacrifice, tandis que Pankratov de son côté, n'avait que les instruments entre les mains... la volonté passait en second, derrière le dévouement loyaliste qu'il a promis au Rovostran (pourtant sans y appartenir).
Akakievitch avait reçu la dépêche selon laquelle Kirov était de-nouveau retenu prisonnier au Mahaji. Le désespoir n'était pas loin... mais l'énergie qui en découle également ! D'où son désir ardent de contacter Saratova et Pankratov...
...l'homme pris son courage à deux mains. Il monta dans l'avion en direction du Finnherland et au bout de 5 minutes après l'envol, il ordonna à l'engin de faire demi-tour... direction Novgorod.
à suivre...
Posté : mar. oct. 08, 2013 2:18 am
par Vladimir Ivanov
LE COMPLOT DE L’ESPÉRANCE
Avril 2022
Akakievitch avait délégué un remplaçant au Finnherland, un brillant général de division, qui poursuivait les varloviens et les coors dans leur retraite vers le Falège.
La Guerre Mondiale commençait. L'URKR allait profiter du conflit majeur qui se préparait en coulisse entre les conservateurs et les pays du Pacte pour gagner du temps avant que le reste du monde ne se coalise contre elle. Cette Guerre Mondiale en préparation entre les paléonto-bolchéviques et les bigots-tartuffes couvriraient donc les arrières d'un Empire toujours plus puissant... Certes, économiquement, l'URKR allait très mal en raison de la riposte pelabssienne massive et plus encore de l'effort de guerre lui-même, mais ce qui change radicalement de la situation antérieure, est à découvrir dans la possibilité même pour Novgorod de remporter la victoire contre un pays sensé devoir garantir la fameuse "destruction mutuelle assurée", condition élémentaire de l'équilibre de la Terreur.
Cet âge prenait donc fin. Le déséquilibre succède à l'équilibre, le chaos succède à l'inquiétude. Pour la première fois de la Guerre Froide inaugurée au début des années 1950, l'une des deux superpuissances allait enfin obtenir la victoire sans avoir à sacrifier l'ensemble de sa population. Cette guerre n'avait pu être gagnée que grâce à l'audace d'une Rostovie qui avait abandonné ses propres valeurs historiques, d'une Rostovie nouvelle, ni-chrétienne, ni-fasciste, ni-communiste, ni-capitaliste, ni-véritablement rostove... mais transhumaine. Une audace puisée par la perte totale et volontaire de ses intérêts propres, "égoïstes", faibles et dégénérés.
Comme le dit Terienkov, la véritable liberté ne s'acquiert que lorsque l'être abandonne ses intérêts particuliers quels qu'ils soient. Lorsque le désespoir devient tel, qu'il en vient même à abandonner sa lutte contre une douleur qui après-tout, n'est pas gênante pour le renforcement de sa volonté rationnelle.
Ce que Terienkov a programmé depuis le début, la Rostovie l'a enfin mis en place, ou presque...
... le général Akakievitch faisait partie de ces personnages de Rostovie, communistes authentiques, qui se révoltaient intérieurement contre la nouvelle politique terroriste entreprise par Terienkov. Une hostilité qui se devait d'être sublimée... de la colère à l’exécution des ordres... par amour pour ses proches.
Conscient tout de même de son humanité, -grâce à l'appui de sa femme pieuse- et de sa responsabilité à une échelle plus universelle, et même du sort que pourrait lui réserver Terienkov si celui-ci parvenait à ses fins, il lui suffisait d'un petit coup de pouce pour changer de cap, se jeter dans l'action suicide contre ce qu'il ne faut pas hésiter à nommer comme l'ennemi de l'Humanité. Il lui suffisait d'une simple lumière, d'une luciole, pour retrouver l'espoir qui l'avait quitté depuis des années.
Le Roi de la Fiémance l'avait fait.
Son avion à peine arrivé à Novgorod, Akakievitch venait déjà de commencer ses plans. Terienkov devait être la cible, l'unique cible, la priorité des priorités. Markov si possible, et pourquoi pas aussi Saraïev et Arkhanine, tous les quatre hauts-membres du Rovostran, devaient périr avec lui au cas où l'occasion s'y prêterait. Mais Terienkov d'abord ! et à tous prix.
Ces hommes étaient sans aucun doute les plus sûrement protégés au monde. Il n'y avait donc qu'une seule solution pour les atteindre : une taupe, un traître.
Akakievitch n'avait aucune idée de ce qui tournait dans la tête de Pankratov, il le désignait comme une cible secondaire parmi d'autres dans le clan des terroristes de l’État rostov. Il agissait donc légèrement au dépourvu.
Grâce à des connaissances volontaires, mais fort malheureusement peu nombreuses, il organisa une rencontre secrète, dans les locaux d'un des nombreux QG de l'Armée de l'air de Novgorod-Nord.
Akakievitch : -général d'Armée de l'air, le chef et coordinateur de l'opération- Messieurs, on m'a dit qu'une septième personne à "l'identité inconnue" viendrait ici. Qu'on lui avait fournit et la date, et le lieu de cette réunion.
Oleg Dniepropetrov : -général d'Armée de la région d'Ivanovgrad- Vladimir Kirov en personne nous a fait parvenir ce message. J'ignore de qui il s'agit, ni si cette personne viendra à l'heure prévue.
Vladimir Aldanine : -ancien haut-responsable des services secrets "OKB", à la retraite- J'ai perdu tous mes proches à cause de ce salopard. J'espère qu'il ne nous a pas menti... pour nous trahir...
Akakievitch : S'il te plait, Vladimir, un peu de respect pour celui qui nous a amené jusqu'ici. Et nous avons un ennemi commun, profitons-en.
Sergueï II : -Patriarche rostov de retour de l'exil- Ne nous fions pas trop à ce personnage. Je serai même d'avis qu'on le bannisse de nos soutien. Nous réussirons sans lui, faites-moi confiance.
Oleg Dniepropetrov : Vous voulez-dire qu'il ne faudra plus se fier que sur la religion ? Mais qu'a-t-Il fait pour vous, votre Dieu, jusqu'ici ? hein ? Dites-le moi ! Regardez dans quel état se trouve notre pays ! Regardez ces enfants de zeks sur lesquels on teste nos armes radiologiques ! N'est-ce pas la preuve de son inexistence, si ce n'est sa volonté ?!
Et puis quoi encore ? D'une seconde à l'autre, comme ça, dans cette pièce, une grâce divine tombera sur nous, et sauvera la Rostovie ?
Vous faites erreur !
-stupéfaits par la -douce mais ferme- voix qu'ils venaient d'entendre, tous les hommes, militaires pour la plupart, se retournèrent...
[img]http://img837.imageshack.us/img837/1363/ninasaratova2.jpg[/img]
Nina Saratova : Dieu n'est pas celui qui a planifié ces horreurs comme on ordonne à des machines d’exécuter des ordres. Dieu a fait des hommes des êtres libres, interdépendants mais libres. Et si vous cherchez Dieu, alors trouvez-le dans les yeux de cet enfant à l'agonie, dans les laboratoires souterrains de Terienkov. C'est lui, le Seigneur Jésus-Christ. Celui qui appelle de tout son cœur l'Humanité à venir le rejoindre, dans l'Amour et la Vérité. Celui qui s'est fait homme, et à souffert comme jamais aucun homme n'avait souffert et n'aura à souffrir... pour nous sauver !
En raison de leur orgueil, les hommes considèrent la liberté comme un instrument paradoxal qu'ils prétendent maitriser totalement, et s'en servent pour satisfaire leurs passions cupides et égoïstes ou leurs folies vengeresses et meurtrières. Dieu est cet enfant, innocence parfaite que nous martyrisons en "remerciement" de ce qu'Il a fait pour nous... oui, c'est la religion qui nous sauvera.
Bouchée bée, Oleg ne su quoi répondre : il n'en revenait pas que la célèbre Nina Saratova, celle qui faisait trembler la Main Noire au Zanyane, était venue en personne ici-même, en Rostovie, au péril de sa vie. Il faut dire que personne ici, pas même le Patriarche, ne s'attendait à la voir. Quelqu'un d'autre l'avait escorté depuis le Makengo...
Konstantin Davanrov : -jeune frère du défunt Davanrov, ami de Saratova- Bonsoir à tous. J'espère que nous ne sommes pas de trop, ici. Il ne faudrait pas que la "grâce divine" se transforme en malédiction.
Posté : ven. nov. 01, 2013 8:56 pm
par Vladimir Ivanov
LE COMPLOT DE L’ESPÉRANCE (2)
Avril 2022
[url=https://www.youtube.com/watch?v=cB0g5fT5wag]Ambiance musicale[/url]
[img]https://i.imgur.com/lsiV1ec.jpg[/img]
Tableau (peinture sur toile -Nesterov) montrant le jeune et futur Serge de Radonège, le plus grand Saint de l'Orthodoxie rostove, rencontrant le starets (patriarche d'un monastère) qui tiendra ses paroles prophétiques vers 1320 : « Cet enfant va devenir la demeure de la Sainte Trinité, et amènera une multitude à la compréhension de Sa volonté ». Enfant déjà, aspirait-il à une vie d'ermite, piété et ascétisme comme fondement de son élévation spirituelle. Là est dont le chemin que se doit de prendre la Rostovie selon Nina Saratova pour échapper à l'athéïsme déshumanisant, qu'il soit totalitaire ou individualiste.
-Le général Dniepropetrov s’abaissa avec les autres généraux en signe de salut et de respect pour la jeune Pucelle. De son côté, elle s'abaissa à son tour, en embrassant la main du Patriarche, signe de sa profonde reconnaissance envers l'autorité ecclésiastique, renaissante après la guérison intérieure de Sergueï II. Konstantin Davanrov, le petit frère du célèbre défunt, effectua la même manœuvre.
Akakievitch : Mademoiselle, soyez la bienvenue dans ce mini-conseil secret. Malgré nos divergences, nous avons un but commun, l'urgence de toutes les urgences, la priorité absolue : en finir avec les psychopathes qui ont pris en otage notre Mère-patrie, et libérer celle-ci de leur folie.
Général Oleg Dniepropetrov : Nous nous demandions justement, sur qui nous pourrions compter à la tête de l'Etat rostov aujourd'hui pour accomplir ce coup de force contre le régime. Le NKRD est tout-puissant. L'armée rostove demeure plus que jamais fidèle après les dernières purges (déportation de Kuznetsov). Et la population...
Général Vladimir Aldanine : ...scandaleusement apathique, acceptant sans broncher la tyrannie d'une poignée d'illuminés qui appellent explicitement à la destruction de leur propre peuple... ce peuple qui, en retour, confirme sans cesse une aussi étonnante et immonde loyauté...
Général Oleg Dniepropetrov : Hum... dites moi, camarade Aldanine, combien de temps aviez vous quitter la Rostovie avant ce jour même ? Vous ne pouvez visiblement expliquer ce comportement populaire que vous "observez" lâchement sur votre fauteuil moelleux, confortablement installé à l'abri en terre étrangère, depuis bien des années.
Vous seriez resté en Rostovie par manque de moyens, non-seulement vous auriez été passif au même titre que tous les autres, mais vous deviendriez très certainement un excellent collaborateur opportuniste, comme il y en a toujours eu dans l'Histoire.
La question n'est pas de savoir "pourquoi" le peuple ne se révolte pas, mais "comment" faudra-t-il procéder pour qu'il puisse se soulever, ou plutôt recouvrer la liberté, même si cela doit être progressif.
En raison de la responsabilité collective, un seul sabotage, une seule désobéissance visible suffirait à déporter à vie ou à mener directement à la mort toute la famille -au sens large !- du fautif. Le système en réseau des multiples commissions exécutives du NKRD est d'une performance telle, qu'une simple distribution de trakts à l'Est a provoqué la déportation immédiate de 10 000 personnes de tout âge avant-même qu'ils ne puissent véritablement se rendre compte des trakts qu'avait parachuté sur notre pays un pilote extraordinairement chanceux.
Certaines rumeurs laissent entendre que se sont désormais les femmes et les enfants qui sont pris pour cible par le Rovostran... en priorité... ! laissant les coupables en vie de telle sorte pour qu'ils culpabilisent non-seulement de l'inutilité de leur acte mais également de ses épouvantables effets secondaires.
Dans une telle situation, où l'acte d'héroïsme passe en vérité pour la cause du massacre immédiat de tous ses proches, le peuple de ce pays ne peut qu'être paralysé. La majorité souffre en silence, la minorité collabore.
Général Vladimir Aldanine : Hum... les rostovs sont de toute façon des idiots dont on a lavé le cerveau depuis des décennies. On ne peut pas leur faire confiance.
Nina Saratova : Au contraire. Gaspadin Dniepropetrov a raison. On ne peut tenir le peuple rostov pour responsable, étant lui-même la première des victimes de Terienkov. Mettez-vous à leur place, monsieur Aldanine, et nous verrons bien qui d'entre vous et le peuple rostov pourra supporter le plus longtemps les sévices de la Main Noire avant d'y corrompre son esprit. Le peuple n'attend qu'une chose pour se lever.
Général Vladimir Aldanine : Alors, qu'attend-il, ce peuple de mollusques... L'espoir ? pfff...
Nina Saratova : Non. Il attend l'Espérance. Je veux parler de la vertu théologale, très différente de l'espoir.
Général Vladimir Aldanine : Encore vos grands mots, abstraits et stupides. J'ai beau être chrétien, je dois avouer que Dieu ne nous serra d'aucune utilité ici.
Akakievitch : Que voulez-vous dire, Mademoiselle Saratova ?
Nina Saratova : L'espérance est la vertu théologale qui repose sur la confiance en Dieu. Il faut espérer non-pas les bonheurs et réussites terrestres, mais la vie éternelle promise après notre décès. Il faut donc regarder la mort en face, et agir avec une inébranlable foi, sans peur.
Concrètement, cela se traduit par le sacrifice de nos vies, si nécessaire, pour accomplir cette mission. Il faudra que vous en soyez prêt. Comment faire ? On a déjà plusieurs directions.
Konstantin Davanrov : Comme cet impératif qu'est de découvrir quelle âme charitable osera se tourner contre Terienkov parmi son entourage.
Nina Saratova : Exactement. Et plutôt que d'inciter telle population à se révolter contre le Rovostran dans une zone précise, initiative suicidaire comme on l'a vu, il vaudrait mieux répandre, dans le silence et la prudence, la nouvelle que l'heure de sa chute est proche. Bientôt, Terienkov tombera, et le peuple doit le savoir.
Général Vladimir Aldanine : Mais comment en êtes vous aussi sûr ?
Général Oleg Dniepropetrov : Kirov a tué Karané au Mahaji. Le Derg a ainsi repris l'avantage sur le terrain au Zanyane. Au Finnherland, notre armée regrette la mort du Junker et redoute son remplacement par un fou de la Main Noire qu'elle méprise. Nous sommes ici, chefs militaires influents, à comploter contre le plus impitoyable des tyrans que l'Histoire ait connu. Si nous avons perdu notre poids dans l'ANR, nous pouvons compter sur d'éventuelles taupes dans la hiérarchie militaire, y compris dans l'entourage de Terienkov. A cette dernière question, seul Kirov pourra nous aider. Il connait l'homme qu'il nous faut et ira bientôt nous rejoindre pour venir nous aider. Et... enfin, Saratova est de retour avec la Patriarche libéré en Rostovie... cela est loin d'être, ne serait-ce que symboliquement, sans importance.
Nina Saratova : La prudence est la vertu cardinale dont on ne peut se passer. Il est vrai qu'en raison de la police politique de Markov [célèbre chef du NKRD], on ne peut rien accomplir de sérieux sans l'appui d'un allié de haut rang plus proche de Terienkov que nous ne le seront jamais. Mais Kirov... je ne peux accepter qu'il puisse un jour lui succéder.
Général Oleg Dniepropetrov : Kirov est la seule personne qui dispose des connaissances requises pour nous permettre d'accomplir cette opération d'infiltration.
Général Vladimir Aldanine : L'aide du peuple... et maintenant l'aide de Kirov... nan mais vous voulez vraiment notre perte à tous ? Pour que Terienkov puisse sécuriser ses arrières avant de dominer le monde ? Je pense que ni le peuple, ni Kirov ne sont dignes de confiance. Il est question d'organiser un coup d’État militaire, je rappelle. Pas une révolution socialiste !
Konstantin Davanrov : S'il va de soi que le soutien d'un infiltré au sommet de l’État rostov est absolument indispensable, le peuple peut toujours participer de son côté à sa propre libération... à condition que l'armée nous rejoigne... et pour ce, il nous suffit de trouver l'homme qui, plus proche de Terienkov, saura risquer le sacrifice de sa vie et de ses proches pour tenter de l'abattre. Mais il faudra agir vite... et trouver l'homme, le bon, qui puisse nous aider. Et grâce à cela, le peuple nous suivra... derrière l'étendard non-pas d'une idéologie politique, mais comme l'a si bien dit Dame Saratova, l'étendard de Dieu et de la religion !
Nina Saratova : Seule la religion nous sauvera. Contrairement aux petites gens, Kirov lui, et j'en suis certaine, n'est pas digne de confiance à moyen et long terme.
Konstantin Davanrov : Malheureusement, Mademoiselle, sur court terme, nous ne pouvons nous en passer. Oleg Dniepropetrov a raison, il nous faut l'aide de Kirov. Mais nous devrons faire attention à ce qu'il ne monopolise pas les pouvoirs après la libération. Dans l'espoir que le peuple (et l'armée avec) soient de notre côté de ne veuillent plus entendre parler de kirovisme ou du Rovostran, cette secte qui éduqua et fut ensuite développée par cet homme, et qui transforma notre pays en prison militaro-industrielle servant tout à la fois d'usine de guerre et de laboratoire expérimental.
Nina Saratova : Parce que nous n'avons pas le choix, j'accepte l'aide proposée par Kirov. Toutefois, sachez que cet homme est responsable de la situation dans laquelle nous sommes. C'est peut-être lui qui a redressé le pays, il a sans aucun doute été trahit par Terienkov, mais c'est aussi le fondateur du Rovostran tel que nous le connaissons. Éduqué très jeune par l'ancêtre de cette même secte sous le régime d'Ovskorine, c'est lui qui développa et pris la tête de cette organisation misanthrope avant d'en faire le maître absolu de la Rostovie...
Notre nation, malgré les disparités ethniques et religieuses, a puisé son essence dans les principes fondamentaux du christianisme originel. L'orthodoxie est l'âme de notre pays, même les musulmans et les palatis animistes, humblement mais honnêtement, le reconnaissent.
La Rostovie n'est pas mesurable mathématiquement. On ne peut que croire en elle.
Elle est le reflet du Saint-Esprit sur Terre, imparfait mais dont l'existence est profondément marquée par cette quête de perfection.
La Rostovie n'est pas un ensemble politique banal, uniforme ou superficiel. Elle est aussi plurielle qu'elle est complexe culturellement. Et notre drapeau, aux couleurs effrayantes (noir-rouge-noir et blanc) vient exprimer justement cette complexité : une souffrance permanente ne pouvant venir à bout de sa résistance acharnée, garantissant son indépendance, jalousement préservée par la dictature de l’État et la piété de ses citoyens. La mort rôde près d'elle et la harcèle, mais toujours, cette renaissance, pour ne pas dire une résurrection, vient la délivrer des tourments lorsque ceux-ci deviennent insupportables.
En dépit de cette souffrance intérieure et extérieure, aggravée par la haine ou le mépris naturel des nations étrangères à son égard, résultant des folies meurtrières de son État aussi bien orientée contre elle-même que contre les autres peuples (Karatchaïs, Viek Koing, Kasovie, Makengo, Pelabssa...), la Rostovie est en recherche. Toute son histoire est liée à cette quête de mysticisme et de spiritualité, afin d'échapper, justement, au désespoir et à l'emprisonnement de l'effroyable réalité de cette nation-continent glacée, à proximité directe des vents polaires, des orages d'été d'une violence inouïe, de la rigueur du climat et donc de son peuple et de ses institutions politiques, une civilisation aussi froide que sa latitude, aussi brutale que les orages continentaux, aussi stérile matériellement que le pergélisol.
Les tragédies politiques que nous vivons ne sont pas sans but... j'irai même jusqu'à dire que Terienkov n'a pas tort lorsqu'il affirme que la souffrance purifie l'âme. C'est la raison pour laquelle notre pays ne connaîtra jamais la démocratie libérale, qui troque l'âme en échange d'argent et de jouissance matérielle ou émotionnelle. Cette nation a une âme, oui, et Terienkov tente justement de la lui retirer comme ont tenté de le faire les libéraux d'une autre manière il y a une vingtaine d'années. Et ceci explique toute l'horreur d'un tel système. Le capitalisme, qu'il soit étatique-totalitaire (sous couvert de communisme) ou individualiste-anarchisant, est le démon qui tourmente notre pays depuis plus d'un millénaire. Il est le monstre, l'arme de Satan contre notre pays, pour le détourner de sa quête, le perdre dans des culs-de-sac ou le mener dans de mauvaises voies. Mais, tel un pèlerin ermite, la Rostovie retrouvera son chemin, purifiée par les souffrances incessantes qu'elle subit depuis des décennies, elle renaîtra spirituellement grâce à la sagesse de ses femmes et de ses hommes, morts ou déportés, subissant quotidiennement les tourments du démon athée misanthrope ou capitaliste, dans l'espérance d'être secouru par Dieu. Ce jour arrivera, le courage des rostovs, qui ont souffert aux côtés de Dieu, sera récompensé. Les immondes ogres assoiffés de sang qui ont tenté de pervertir l'âme de notre pays devront s'expliquer devant Dieu, pour les horreurs commises dans nos frontières et les génocides perpétrés à l'encontre de peuples du Tiers-Monde. Malheureusement la Rostovie n'aura jamais finit de souffrir... mais, peut-être est-ce justement ce paroxysme de la Terreur et de la Misanthropie qui permettra à la Rostovie d'atteindre son but, à savoir redécouvrir une société chrétienne toujours orientée vers Dieu et s'y approchant désormais sans plus jamais qu'elle ne se perde à nouveau malgré les épreuves qui nous attendent encore.
Général Oleg Dniepropetrov : Vous... -il regarde Saratova dans les yeux- vous m'avez convaincu et... et je vous présente mon soutien total et désintéressé pour l'avènement d'une Rostovie rechristianisée, même s'il faudra pour cela que je combatte Kirov.
Le ralliement de Dniepropetrov (kirovien jusqu'à cette date) est un point marqué dans le camp chrétien face à leurs rivaux athées. Pour l'heure, la dictature du Rovostran est toujours à son apogée. L'heure de son inévitable fin approche, et le peuple sera secrètement renseigné de l'arrivée de Saratova sur son sol. Des messages sont même distribués par l'intermédiaire de quelques soldats de l'ANR complices, un peu partout en Rostovie. Ils parlent du retour de la jeune Pucelle, de la guérison du Patriarche, de la prudence qu'il faudra faire preuve afin de ne pas s'insurger de manière trop isolée, ni trop tôt, avant une certaine date, dont l'évènement sera le signe de ralliement des peuples rostovs, lesquels précipiteront l'inévitable chute de Terienkov. Cachant sans plus tarder et le plus précieusement possible ses informations dans leur mémoire, les rostovs hésitent cependant à brûler ce message écrit d'espoir, mais s'y résignent finalement par sécurité, et surtout par espérance : Dieu est derrière eux, et les aideront contre Terienkov. Les biens matériels sont importants, mais secondaires, et les problèmes ici-bas ne pourront être résolus qu'avec l'aide du Christ.
Mais deux questions sont posées à la suite logique de l’inévitable chute du Rovostran : comment ? et surtout quelles en seront les conséquences ?
à suivre...
Posté : jeu. nov. 28, 2013 3:46 am
par Vladimir Ivanov
LA VICTOIRE DE LA TERREUR (1)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=aEEMyiu4Lqk]Ambiance musicale[/url]
En cette tardive soirée d'été à Novgorod, jour de tempête, le général kirovien Akakievitch et le général "conservateur" Aldanine se rendaient sous une pluie battante dans un lieu tenu secret où devait être discuté les derniers préparatifs avant l'organisation du "coup de grâce", un véritable putsch militaire qui allait être porté contre l’innommable régime rostov, celui du Rovostran. La première cible : Terienkov lui-même, qui devait être assassiné. Les deux généraux discutaient déjà, en marche seuls dans la nuit...
Aldanine : Cette fois-ci ça y'est ! Le monde se lève contre l'URKR, désormais empêtré dans trois guerres distinctes ! Les unes après les autres, les nations lui déclarent la guerre. On raconte même que le Raksasa et le Saint-Empire, se coaliseront bientôt contre elle pour l'affronter directement, en secours du Thorval, de la Fiémance et de l'UdJ !
Je ne sais pas si cela suffira à abattre notre ennemi, mais si en plus nos opérations secrètes aboutissent, l'URKR s'effondrera de l'intérieur avant que l'étranger ne perde trop d'âmes charitables et sacrifiables, à savoir les héros qui oseront l'affronter en face.
N'est-ce pas merveilleux ?
Akakievitch : Je suis tout aussi enthousiaste que toi, mon ami. L'URKR s'effondrera bientôt, c'est une évidence, et je partage ta joie, ou presque...
Aldanine : Qu'y a-t-il ? Sourions ! Peut-être laisserons nous la vie avant que le jour ne se lève ! Alors profitons de nos vies et des derniers instants de ce monstre. Le Bien l'emportera bientôt dans son ultime combat contre le Mal !
Je te le dis en toute fierté, au nom de l'honneur, je suis prêt à donner ma vie contre l'URKR !
Akakievitch : Oui, moi de même, mais... cela fait des mois que je n'ai plus aucune nouvelle de ma femme et de mon fils. J'ai peur pour eux... et s'il leur était arrivé quelque chose ? et si nos ennemis savaient ?
Aldanine : Ne t'en fais pas pour ça ! Il n'y a aucune raison qu'ils aient connaissance de ton implication dans...
Ivan Terienkov : Bonsoir, camarade-général.
[img]https://i.imgur.com/ECCX0nH.png[/img]
-Le chef suprême de l'URKR était venu en personne sur les lieux... avec les forces spéciales qui l'accompagnaient. Akakievitch fut maitrisé par les cévékazes, tandis qu'Aldanine s'enfuit en courant... peut-être l'ont-il laissé s'échapper... Enfermé dans une salle d'interrogatoire des souterrains de la "Loubianka" de Novgorod, QG du NKRD de la capitale, Terienkov lui-même, avec deux membres du NKRD, s'occupèrent de son cas.
De l'autre côté de la table, l'Exarque du Rovostran tournait les pages d'un vieux dossier, apparemment celui qui rassemblait les éléments les plus notables de la vie de l'interrogé, publique comme privée.
Ivan Terienkov : Camarade-général Akakievitch... vous nous manquiez...
-il inspire avant de continuer-
On vous a accusé de déserteur, camarade-général. Et la désertion implique la peine des traîtres, à savoir la mort. C'est pourquoi, nous nous inquiétions de votre sort, et en toute logique, celui de votre famille également.
Akakievitch : OU EST-ELLE ? QU'AVEZ-VOUS FAIT ?!
Ivan Terienkov : Camarade-Général Akakievitch, il va de soit que la coopération nécessite le consentement des deux parties.
Akakievitch : Je ne parlerai qu'après avoir contacté ma femme et mon fils.
Ivan Terienkov : Votre dossier est irréprochable, du moins tout ce qui fut noté avant votre mystérieuse disparition. Jusqu'à cette date, nous vous faisions confiance, camarade-général. Et il semble que vous ayez profité de cette confiance, de celle du peuple et de son représentant légal, pour conspirer contre la République nationale-révolutionnaire.
Par votre faute, vous êtes détenu, par votre faute, votre femme est déportée, par votre faute, votre fils est décédé. Par votre faute, camarade-général, votre vie n'est plus qu'un tas de ruine.
-ouvrant grand les yeux, le visage pâle, Akakievitch ne put retenir l'écoulement de ses larmes. Toutefois, sa force d'esprit surmontant son immense tristesse, le grand général gardait son calme.-
Ivan Terienkov : Mais vous pouvez la reconstruire. En effet votre chère et tendre épouse, attend impatiemment, que son prince charmant vienne la libérer.
Akakievitch : Pourrissez en enfer. Jamais je ne trahirai Saratova.
Ivan Terienkov : Ooooh, mais ce n'est pas Saratova qui nous inquiète. La pucelle est déjà morte. Aldanine est venu nous l'offrir sur un plateau comme il vient de le faire avec vous.
Je veux plutôt parler de Kirov et de son énième retour.
Quant à votre sorcière, vous verrez, le Rovostran vainqueur la brûlera très bientôt à la vue de tous sur la place rouge de Novgorod.
Après avoir entendu cette nouvelle, le désespoir s'empara d'une partie du cœur du général. Akakievitch n'avait plus qu'une seule aspiration, qu'une seule pensée : tuer Terienkov. Il était prêt à se donner la vie, et même à sacrifier sa propre femme -et Dieu sait à quel point il l'aimait- pour détruire ce régime et tuer son responsable. Après tout, sa propre vie, même celle de sa femme, ne valent pas celle de tout un peuple. Ce désespoir n'était pas total puisqu'il était malgré tout certain, malgré le sacrifice de sa vie, de la défaite prochaine de Terienkov.
Akakievitch : Kirov, Saratova, Fiémance, Thorval, Saint-Empire, Raksasa, nations de l'UdJ, et enfin votre propre armée... tous attendent le signal pour vous mettre à mort, vous et votre tyrannie.
Ivan Terienkov : Le signal ? Celui du décès de Saratova ?
Akakievitch : Non, Saratova survivra, et elle vous regardera mourir.
Ivan Terienkov : Si vous le dites... grâce au sacrifice de votre fils ? et celui, prochain, de votre épouse ?
-repensant à son fils et à sa femme, il ne pouvait plus supporter le poids de sa douleur et fondit en larmes. Pas pour ce que Terienkov avait fait, mais plutôt pour ce que lui-même venait de faire : en refusant de collaborer, Akakievitch avait sacrifié la vie de son épouse -et la sienne, cela va sans dire, pour sauver le peuple rostov, et d'innombrables vies dans le monde. Plus courageux encore que de donner orgueilleusement sa propre vie, il venait de sacrifier ses proches pour vaincre l'ennemi de l'Humanité. Étonné par cette détermination, Terienkov ne tua ni sa femme, ni le général interrogé...
L'assistant de Terienkov : Vous pleurez comme une fillette, vous êtes minable, Akakievitch !
-Terienkov appela les gardes-
Ivan Terienkov : Emmenez-le !
-les gardes se rapprochent d'Akakievitch-
Ivan Terienkov : Non, pas lui ! Cet homme !
-tous le regardèrent avec étonnement...-
Ivan Terienkov : Ce pseudo-serviteur du NKRD est un traître. Qu'il soit immédiatement jugé, et fusillé dès demain. La peine de mort le libérera de sa stupidité.
Les gardes emmenèrent donc l'assistant de Terienkov qui s'était moqué d'Akakiévitch, sous la terreur du second, qui n'osera pas dire un seul mot.
Les pleurs du général détenu n'était pas vue par Terienkov comme une preuve de faiblesse, bien au contraire, l'Exarque avait noté le courage de ce père de famille qui avait sacrifié l'amour de sa vie pour la grandeur de son idéal.
Ivan Terienkov : Je vous admire, général. Vous venez de démontrer que l'homme peut se libérer seul, de sa propre servitude. Toutes mes félicitations.
Maintenant, au revoir, camarade-général.
Qu'on le relâche, lui et sa femme !
Le second assistant, toujours sous la terreur après l'arrestation de son collègue, n'osa que dire... contrairement à un autre garde...
Garde : Pardon ?! Mais il a trahit l'URKR !
Terienkov : Oui, vous avez raison, c'est pourquoi j'ai pris toutes les dispositions requises pour l'empêcher de reproduire ce qu'il vient de faire... sans toutefois attenter à sa vie, qu'il mérite d'avoir. Il recevra l'autorisation de retrouver son épouse, libre, ainsi que d'enterrer les restes de son fils.
Voilà dont un des mystérieux prodiges de l’Évolution. Un homme qui est prêt à sacrifier la personne qu'il aime le plus, plus encore que lui-même, pour un Idéal qui le dépasse. Et dire que certains, comme moi-même, considèrent l'homme comme un animal... me tromperai-je ?
Hum... qu'importe, l'homme est encore trop faible. Des gens comme Akakievitch, mes amis, voilà ce que seront les post-humains que réclame le Rovostran ! Des êtres libérés de leur propres pulsions, sentiments et égoïsmes, des êtres d'abord attachés à un Idéal de Justice Suprême, une Vertu aussi aimée que redoutée de tous.
En secret bien-sûr, Akakievitch sera désormais perpétuellement sous la surveillance du NKRD. Et il le savait. Dans l'incapacité physique d'agir (sous peine de trahir son propre camp), il sera condamné à attendre dans l'humilité, comme tout le monde, l'hypothétique fin du Rovostran. Retrouvant sa femme qu'il réconfortera du mieux qu'il peut, enterrant son fils avec elle, ils ne vécurent plus que par l'amour conjugal, et plus encore, par l'espoir profond que Saratova réussisse malgré la trahison d'Aldanine... lequel est venu rejoindre précipitamment les membres du "complot de l'espérance"...
Posté : dim. déc. 29, 2013 5:50 am
par Vladimir Ivanov
LE COMPLOT DE L’ESPÉRANCE (3) : VERS L’AVÈNEMENT DE LA CONFRÉRIE DU NÔD
[url]http://www.youtube.com/watch?v=UZot4i5yloQ[/url]
Après sa victoire (incomplète mais décisive) au Mahaji, Kirov était de retour dans son pays natal : tout devait se jouer là bas, le sort de la Main Noire, le sort de Terienkov, le sort de la Mère Patrie, la Rostovie.
Dans un immeuble de Novgorod, au siège (QG) de la conjuration, revenait d'abord le camarade Aldanine...
Aldanine : Akakievitch nous a trahit !
Dniepropetrov : Pardon ?
Aldanine : Au point de rendez-vous, ce salaud était surveillé par des cévékazes. Il espérait m'attirer dans un piège !
Davanrov : Impossible. Je le connais, il n'a pas pu nous trahir, que se soit volontaire ou involontaire. C'est un militaire dévoué et expérimenté.
Saratova : Akakievitch donnerait tout pour la libération de son pays... y compris sa vie et sa propre famille.
Dniepropetrov : Je rejoins nos amis chrétiens. Akakievitch a simplement été capturé.
Aldanine : Et moi je vous dit qu'il a trahit ! -silence...- Si vous dites vrai, alors au moins voulait-il m'entrainer dans sa... "chute".
-Kirov, dissimulé sous un long manteau sombre et trempé, rentre discrètement par une entrée secondaire-
Aldanine : Et le revoilà... le "messie"... pfff, celui qui profite de nous pour reprendre le pouvoir avec le consentement de Terienkov lui-même ! Akakiévitch n'était qu'un informateur de Kirov, il a trahit en suivant ses instructions ! -il désigne Kirov d'un doigt accusateur-
Kirov : Bonsoir à tous, frères d'arme. Je vois que je suis le bienvenue.
Dniepropetrov : Bonsoir, camarade-général.
Oui... comme vous le voyez, notre conjuration est divisée par des factieux...
Akakievitch a été capturé, et pourrait, à force d'interrogatoires, révéler des informations sensibles...
Davanrov : Aldadine, nous sommes obligés de nous faire confiance mutuellement, nous n'avons pas le choix. Kirov est le seul qui détienne le nom de notre "cheval de Troie", tandis que Saratova est la seule qui puisse réveiller la masse populaire contre le Rovostran.
Aldanine : Eh bien, camarade Kirov, dites, qui est cet homme mystère qui nous ouvrira les portes de la libération ?
Kirov : Seule une personne ici a ma confiance pleine et entière. Si des traîtres se sont déjà cachés parmi nous, il faudra limiter les fuites, y compris au sein même de notre conjuration. Et une seule personne ici me semble suffisamment sûre pour connaître cette information : Nina Saratova.
Le soir, alors que tous dormaient clandestinement dans cet immeuble, Kirov et Saratova sortirent dehors, dans une nuit glaciale, pour mettre les choses au point.
[img]https://i.imgur.com/yfe12sg.jpg[/img] - [img]https://i.imgur.com/69rZkZQ.png[/img]
Saratova : Je vous écoute.
Kirov : L'homme-clé est Iaropolk Pankratov. C'est lui notre cheval de Troie, notre seul espoir contre Terienkov. Lui seul nous ouvrira les portes de l'empire de Terienkov pour que nous puissions ensuite le détruire de l'intérieur. Il nous aidera à abattre cet hérétique et tous les traîtres qui l'entourent.
Saratova : Je comprends. C'est un homme à vous... -visage marqué par la déception-
Kirov : Vous le saviez, Saratova... depuis le début. -sourire- Vous saviez que c'était inéluctable. Vous ne pouvez arracher à la Rostovie son sublime destin révolutionnaire. Une fois purgée de ses hérésies misanthropes, l'URKR deviendra stable, durable, cohérente et... vainqueur.
Saratova : Vous allez reproduire le projet de Terienkov mais de manière moins... brutale ?
Kirov : Non, absolument pas. Terienkov est un fou qui a totalement renié l'humanité. Contrairement à lui, j'ai gardé espoir en l'homme.
Vous doutez de moi, n'est-ce pas ? Que vous pensiez que je sois hostile à votre idéal politique, ça, nous sommes d'accord. Mais je suis certain que vous allez plus loin encore dans votre scepticisme : vous me suspectez d'être un sbire de Terienkov, ou à l'inverse, que ce dernier soit resté mon "bras droit"... n'ais-je pas raison ?
Saratova : Comment faire confiance au fondateur du Rovostran, qui réclame encore son maintien... comment faire confiance au plus proche ami du pire tyran que la Rostovie et le Monde n'ont jamais connu ?
Kirov : Ne vous ais-je pas déjà prouver ma bonne volonté au Makengo ?
Saratova : Vous êtes un ennemi. Un ennemi respectueux, courageux et même vertueux par de nombreux aspects. Mais fascination n'est pas admiration. Si votre force d'esprit et la détermination qui vous anime m'étonneront toujours, votre manque de pitié et d'humanité en politique me dégoûtent.
Par votre pureté morale, votre probité, vos sacrifices et vos idéaux en partie louables, vous avez pu me donner un peu d'espoir à votre sujet, sur un plan aussi bien spirituel que politique [temps du bicaméralisme...]. Mais aujourd'hui seul le premier espoir existe encore. Politiquement, vous êtes toujours aussi soumis à votre propre colère, une rage que vous avez certes sublimée, mais qui a développé en vous cette énergie si puissante, si terrifiante, qu'elle vous a même échappé. Terienkov est le fruit de votre logique anti-théiste, il est votre orgueil et votre rage, il est votre "négatif" qui démontre parfaitement votre incapacité totale -en politique- à respecter l'Humanité. Vous êtes un homme potentiellement bon dans les relations directes, mais affreusement mauvais à la tête d'un État. Je vous le dit franchement, Kirov, j'espère vous voir tomber, j'espère votre élimination politique brutale et définitive, afin de rendre possible la paix et l'amour dans mon pays, ainsi que votre salvation spirituelle.
Mais en ces temps critiques, je n'ai pas d'autre choix que de vous accorder ma confiance temporaire.
Kirov : -il reprend son souffle en regardant au ciel- Vous avez raison, je suis votre ennemi et... -il l'a regarde dans les yeux- j'aspire à la préservation du Rovostran. Je vais rétablir mon autorité aussitôt Terienkov tombé. Je mettrai fin à la Main Noire et j'empêcherai les autres États, tous plus voraces les uns que les autres, de profiter de l'effondrement de cet empire, du moins ne toucheront-ils pas aux intérêts vitaux de notre pays. La Rostovie sera fragilisée, son "empire outre-mer" aura disparu, mais la métropole ne sera jamais humiliée. Notre nation restera libre, souveraine militairement et politiquement, comme elle le fut jadis, sous mon autorité. Et lorsqu'elle sera reconstruite, je la mènerai vers son seul avenir, celui de l'idéal que je n'ai jamais cessé de servir : l'authentique société communiste, patriote, à la fois technocratique et traditionaliste, totalitaire et solidariste.
Mais... je prends note de vos critiques. Ma colère représente sans doute la source essentielle de mon énergie. En aucun cas elle n'a pas pris le contrôle de mon esprit. La colère est instrument au service de la Révolution. Cette colère, c'est l'énergie employée par l'esprit pour servir un idéal supérieur jusqu'au don de soi-même, à savoir le sacrifice au combat. Et comme vous l'avez dit, ma sœur, l'avenir m'appartient. Aucune force, extérieure ou intérieure, ne pourra m'empêcher de restaurer la puissance d'un Rovostran régénéré, purgé, qui retrouvera sa voie originelle vers le développement révolutionnaire.
Saratova : Mais que voulez-vous ? -dit-elle les yeux scintillants d'effroi et d'hostilité-
Kirov : Notre ami le pelabssien Marshall et ses amis wapongais me classent parmi les chefs de ce qu'ils désignent comme la "Géhenne" sur Terre. Ils se trompent. Je ne suis pas dans la Géhenne, mais seulement à l'Est de l'Eden.
« Caïn se retira de devant l'Éternel, et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Éden. » — Genèse (chapitre 4 ; verset 16).
Je suis l'héritier spirituel du premier révolté de l'Histoire, lequel tua non-pas par jalousie pour son frère, mais par haine de l'injustice. Et cette juste colère muta en jalousie dans la mémoire des hommes, précisément lorsque les mensonges de la Légende noire se substituèrent aux vérités oubliées d'un Mythe scintillant. Je suis l'exilé maudit de l'Eden, et sur la terre de Nôd en Orient, je bâtirai une nouvelle cité : Enoch, bâtie par la force des hommes libres au cœur du plus grand des continents, entre désert et montagnes. Une nation rédemptrice créée dans le but d'y fonder une société juste et raisonnable donc égalitaire et vertueuse, où l'homme n'est plus le jaloux qui a tué pour son égo, mais le révolutionnaire qui a tué pour la Justice, où l'homme n'est plus cet animal lâche et égoïste qui profite d'une illusion créée de toute pièce pour se persuader de son mérite, mais un esprit courageux et altruiste, qui affronte le réel en face grâce à l’Éducation sociale et morale apportée par la collectivité. Comme ses semblables, cet homme du Nôd sera humble et solidaire jusqu'à la naïveté, dans un monde où règnera l'Amour Universel, pur, juste et désintéressé. La réciprocité protègera les plus vulnérables de tout risque d'abus, car il est inutile d'être juge, méfiant ou calculateur quant tous sont vertueux.
Ce rêve, cette utopie, est le monde radieux de l'après Rédemption. Avant cela, il faudra consentir à des sacrifices. Cependant, là où Terienkov a perdu tout espoir en l'homme, qu'il considère comme un animal, moi je persiste à croire en lui et en sa Raison. Je pense que ces souffrances au travail qu'est la construction de ce monde nouveau pourront être limitées au maximum, que survive l'espèce humaine lors du processus révolutionnaire de la purification.
Les yeux menaçants de Kirov percèrent ceux de Saratova, qui, inquiète, s'éloigna de lui. Ces paroles à la fois douces et terrifiantes, la persuadèrent du danger que représentait Kirov... elle irait jusqu'à donner sa vie pour empêcher son retour.
[img]http://images2.fanpop.com/image/photos/12700000/Nod-Anime-Propaganda-nod-12714535-640-480.jpg[/img]
La fin de la Main Noire annoncera-t-elle l'avènement du "Nôd" ?
à suivre dans les prochains jours...
Posté : lun. déc. 30, 2013 5:03 am
par Vladimir Ivanov
LA VICTOIRE DE LA TERREUR (2)
[url=http://www.youtube.com/watch?v=pFS4zYWxzNA]Ambiance musicale[/url]
[img]http://www.elishean.org/wp-content/uploads/2012/10/matrice.jpg[/img]
Comme il avait été capturé, Akakievitch pouvait transmettre des informations sensibles sous la contrainte... (personne alors, ne savait qu'il avait été libéré par Terienkov lui-même). La conjuration changea donc de QG. Malheureusement, le traître se trouvait parmi eux...
Une discussion téléphonique secrète... :
Aldanine : Camarade Exarque, vous me promettez qu'elle sera à moi ? Je pourrai la...
Terienkov : Bien-entendu. Dites moi où ils se cachent.
Aldanine : Ils sont avec moi. -il communique l'adresse précise à Terienkov. Ce dernier raccroche aussitôt.
_______________________________
Alors que Kirov était parti pour rencontrer -secrètement- le chef des armées rostoves, Pankratov, la conjuration préparait ensemble ses plans, afin d'être prêt lorsque ce dernier organisera le coup d’État fatal.
Davanrov (le petit frère du défunt) : Bien. La question n'est plus "comment vaincre Terienkov" mais "comment empêcher Kirov de le remplacer". Est-ce que nous sommes tous d'accord sur ce point ?
Aldanine : Évidemment ! Je ne souhaite rien de plus !
Euh... enfin... autant que la chute du tyran Terienkov ! -sourire gêné-
-Saratova acquiesça d'un geste de la tête.-
Dniepropetrov : -dépité- J'accepte sous une seule condition : Kirov ne doit pas mourir. L'exil, la déchéance politique, tout ce que vous voudrez mais épargnez sa vie. Cet homme nous a aidé à détrôner le capitalisme, Kherovitch et le triumvirat Riazanov-Ahradinur-Terrerov. Il nous aide aujourd'hui à éliminer Terienkov. Par pitié, laissez-le au moins en vie. Je vous concède que la résurgence du Rovostran est pour moi totalement inacceptable, et mademoiselle Saratova m'a convaincu de la nécessité de retrouver une Rostovie chrétienne. Mais je persiste à penser que Kirov n'est pas totalement mauvais, et qu'il mérite la vie sauve.
Aldanine : Espèce de salopard ! C'est lui le traître ! C'est toi, Dniepropetrov, l'ami d'Akakievitch le kirovien !
Saratova : Taisez-vous Aldanine ! Nous devons resté soudé ! Son expérience sera aussi utile que la votre dans ce combat. Et surtout, Dnierpropetrov a toute notre confiance.
Davanrov : Kirov demeurera une menace tant qu'il vivra à l'intérieur de nos frontières...
Saratova : Épargnons sa vie, je ne suis pas une meurtrière. Mais exilons-le, ET enfermons-le. Au Thorval, au Schlessien ou en Aquanox, bref, à l'étranger, dans un pays ami et stable. Ainsi, sa vie sera respectée, mais en prison, là où il mérite d'être.
Davanrov : Je suis d'accord.
Dniepropetrov : Je ne trouve pas très sain cette trahison dans le dos et contre notre associé, mais... je n'ai plus le choix en vue de ce que j'ai découvert ces derniers jours. Ma conscience ne me le permettrai pas. Je vous remercie sincèrement, Davanrov et Saratova. Votre rencontre fut une nouvelle libération pour moi. Car vous le savez, mes doutes contre le kirovisme sont devenus des convictions : j'ai définitivement abandonné cette idéologie. C'est elle qui a engendré la Main Noire, c'est elle qui a "créé" Terienkov. Jamais je ne permettrai qu'un tel générateur de "Mal" soit restaurer dans mon pays.
-Saratova était inquiète parce qu'elle savait pour Pankratov... les paroles de son ami lui rappelaient que Kirov sortira sans doute vainqueur de ce combat contre Terienkov. Et... plus que cela encore, une forte intuition lui murmurait de mauvais présages.
Davanrov : Qu'y a-t-il Dame Saratova ?
Saratova : Je crains le pire...
...silence... Saratova se retourne...
Terienkov : Bonsoir, camarades.
-soudain, des dizaines de cévékazes envahirent la salle. Davanrov, Dniepropetrov et tous leurs complices furent immobilisés. Aldanine était resté debout, libre, Saratova également, mais surveillée par les calibres des Gigakov-4.
Aldanine : Les voici, Ô grand Exarque.
Alors, Davanrov, on fait moins le malin maintenant ! Traître de kirovien ! -il lui fit un baiser sur la joue droite... signe de sa trahison.
Maintenant, à nous deux ma petite...
-Aldanine se frotta à Saratova et tenta de la violer. Alors qu'elle se débattait, il l'a frappa au visage et la tenait par les cheveux.
Davanrov : -regardant en direction de Saratova- ARRÊTEZ !
Ivan Terienkov : Oooh, mais voyons, Davanrov, quelle est l'utilité de cette protestation ? hum ?
-regardant autour de lui, il fronça les sourcils...- Ah... mais je sais ! Camarade Aldanine, où est Kirov ?
Aldanine : Ces deux là vous diront où il se trouve. Quant à moi, je m'occupe d'elle ! -sourire-
Ivan Terienkov : Camarade Aldanine... nous avions un accord.
-les cévékazes séparent Aldanine et Saratova-
Aldanine : Mais... que faites vous ?!
Ivan Terienkov : Vous n'avez pas respecté notre accord, camarade. Ce qui fait de vous un double traître, positif et négatif. Et que fait-on d'un condensateur grillé ? -sourire-
Aldanine : Naaan, PAR PITIÉ !
-Terienkov tua Aldanine d'une balle de pistolet Avtorev dans la cervelle.
Saratova n'en était pas moins rassurée... elle voyait arriver le sacrifice, elle voyait s'approcher... la mort.
Ivan Terienkov : Cet Aldanine avait décidément les yeux plus gros que le ventre. Mademoiselle Saratova, toutes mes excuses pour ce désagrément. -il s'incline légèrement, avec le sourire-
Saratova le regardait sans rien dire, les yeux désormais secs et froids comme des glaçons. Les cévékazes lui lièrent les poignets.
Davanrov : Vous êtes finit, Terienkov ! Le monde prépare une vaste opération contre la Rostovie, même sans nous, vous n'aurez aucune chance !
Ivan Terienkov : Oooh, mais vous oubliez deux petits détails. Tandis que mes arsenaux d'armes bactériologiques commencent tout juste d'être entamé par notre guerre au Pelabssa, l'ANR sera très bientôt commandée par un être nouveau, plus intelligent que l'homme. Si le projet termine à temps, vous n'aurez plus d'échappatoire, et je répandrai sur le monde les tentacules purificatrices de la Main Noire. Une fois transfigurée, l'espèce humaine deviendra le Neandertal de sa créature, un dinosaure, un vieux fossile laissant place à son sublime successeur.
S'en était finit de Saratova. Elle venait de perdre l'espoir d'une libération intérieure rapide et sans sacrifice... Il ne restait dès lors que l'espérance en Christ, dans le don de soi.
Lorsque Kirov appris l'arrestation de Saratova, le lendemain, il tenta de la faire libérer... d'abord par voie indirecte, mais sans succès, Pankratov étant dans l'incapacité totale d'influer sur les décisions du NKRD de Joseph Markov, qui détenait les trois prisonniers dans les sous-sols de sa "loubianka".
Kirov mobilisa une poignée d'hommes qu'il avait à sa disposition pour sauver ses "amis" : il échoua à son tour, et ce, lamentablement. Il fut capturé par les cévékazes, et envoyé dans une cellule souterraine spéciale, adjacente à celle de Saratova. Neutralisé avec elle, il ne pouvait plus influer sur les évènements. Chrétiens comme communistes étaient éliminés.
A cet instant, la victoire de Terienkov semblait totale.
[img]http://download.gamezone.com/uploads/image/data/1145628/Agent_Smith_the_Matrix.jpg[/img]
Ivan Terienkov n'est pas seulement le plus grand criminel de l'Histoire, il est aussi l'ennemi revendiqué de l'Humanité.
Posté : ven. janv. 17, 2014 5:54 am
par Vladimir Ivanov
LA VICTOIRE DE LA TERREUR (3)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=FCFmTa4TgwM]Ambiance musicale[/url]
[img]https://i.imgur.com/9HlmiQz.jpg[/img]
L'URKR était à son apogée. Jamais Terienkov n'avait accumulé autant de pouvoir : les USP étaient enfin vaincus, et les ennemis de l'intérieur, chrétiens et kiroviens, moisissaient dans les geôles du redoutable Joseph Markov, chef du NKRD et Grand-Executeur du Rovostran. De plus, sans preuve ni certitude, Terienkov suspectait déjà Pankratov de trahison... autant dire que les chances d'une conjuration intérieure de l'armée contre le Rovostran s'amenuisait de jour en jour... tandis que l'ANR se préparait à accueillir son futur Grand Stratège : l'Intelligence Artificielle, en cours de conception à Tura.
Dans les sous-sols de la "Loubianka" du NKRD, croupissaient dans des cellules individuelles complètement isolées par le béton armé des six murs -avec ampoule 350 watts au plafond (perpétuellement allumée pour désarçonner leurs victimes...), tous les membres de la Conjuration : Saratova, Davanrov, Kirov, Dniperopetrov.
Terienkov rendît une petite visite à l'un d'entre-eux, le seul qui méritait sa présence, semble-t-il...
Terienkov : Le légendaire Kirov... le Guide-Suprême, le seul et l'unique... l'ange déchu, le messie oublié, le prophète agonisant. Vous m'avez manqué.
Kirov : Camarade Exarque, comme on se retrouve.
Terienkov : Hum... Vous croyez pouvoir vous échapper prochainement... Mais qui viendrait vous libérer ? Markov ? Arkhanine ? ...Saraïev et la Main Noire pendant qu'on y est...?
Non, évidemment, aucun d'entre-eux... je pense à Pankratov. Iaropolk Pankratov, le chef de l'armée, qui doit être une de vos taupes. Il va bientôt mourir.
Kirov : Pourquoi ne pas me tuer aussi, camarade Exarque ?
Terienkov : Eh bien voyez-vous, je souhaite que vous prenniez conscience de l'ampleur de votre défaite et de la décadence de votre héritage pitoyable et complaisant. Je souhaite que vous puissiez contempler avant votre mort la tempête que vous avez récolté après en avoir semé le vent. J'espère vous faire découvrir le vrai chemin que vous n'avez osé emprunter au nom d'une morale superstitieuse.
Vous savez... fut un temps où le kirovisme était indispensable, comme première étape, comme préliminaire avant la phase terroriste. Ce temps-là, je n'étais alors rien de plus que votre fidèle serviteur car je savais que vous étiez dans la juste direction. Jusqu'à ce que vous pactisiez avec la pire espèce de ce pays : les chrétiens. Cette race d'hypocrites illusionnistes, qui contaminent le Monde de leur catéchisme subconscient, lequel s'adapte à toutes les sauces culturelles pour venir se greffer tel un tique dans les mœurs des civilisations, infectant de ses agents pathogènes chaque maillons -aussi pleutres qu'intéressés- d'une chaîne sans avenir.
Kirov : Le pouvoir vous as fait tourner la tête, camarade Exarque. Vous êtes un hérétique. Le christianisme n'est pas votre seul ennemi : vous avez renié l'Humanité entière en même temps que vous m'avez renié moi. Et votre complexe de supériorité vous as conduit aux pires horreurs de l'universalisme abstrait, un rationalisme si inepte qu'il approche de la folie. Au nom de principes scientifiques erronés conçus par la branche ultra du Rovostran vous avez décidé d'abandonner sa ligne directrice originelle en trahissant votre ancien guide, votre pays et votre espèce avec, faisant de vous un adepte de Kherovitch.
Terienkov : Oooh, mais non. -sourire- C'est vous qui êtes parti. C'est vous qui nous avez abandonné. Moi je ne suis que le continuateur, le fidèle serviteur du Rovostran, celui qui respecte les principes... à la lettre.
Terienkov était dans le vrai. Kirov le savait au fond de lui. Le véritable apôtre des idéaux rovostranistes était bien l'Exarque. Seulement... c'était un jusqu'au-boutiste et un perfectionniste que Kirov qualifiait "ultra".
Terienkov : Demain nous allons énucléer définitivement le christianisme de ce pays.
Oui, Kirov... vous savez de qui je veux parler. -sourire-
Rassurez-vous, elle quittera ce monde le plus noblement possible. Son corps sera purifié et son esprit libéré. Demain, à Novgorod, la cérémonie sera diffusée dans le monde entier. La sorcière y recevra le baptême par les flammes.
Après le départ de Terienkov, Kirov lança un regard interdit, au-delà du mur de sa prison : "mon Dieu, qu'ais-je fais ?" pensa-t-il quelques instants, avant de se reprendre et de s'allonger de fatigue...
[img]https://i.imgur.com/RXmgHDp.png[/img]
Le NKRD, la police politique du Rovostran, est chargé d'organiser la Terreur en Rostovie. C'est cette "police" qui a érigé les fondements sociaux du totalitarisme ultra-kirovien, réduisant au silence la population meurtrie de ce pays (ghettoïsation des croyants, déportations des condamnés au Perelag, massacres "propres" et planifiés des irrécupérables...).
Il semble qu'un grand évènement se prépare à Novgorod. Pour l'occasion, Joseph Markov a fait ramener du Viek Koing des [url=http://www.simpolitique.com/post179733.html#179733]archidiacres du Rovostran[/url]...