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Posté : mar. oct. 10, 2017 5:00 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            30 avril 2034

            Koloso Fiteco est parvenu à faire de sa propagande commerciale une philosophie de vie

            [img]https://img15.hostingpics.net/pics/567236fitness.jpg[/img]
            Le groupe s’internationalise : ici, un club au Deseret, dont les murs sont couverts
            des mêmes expressions de propagande qu’en Amarantie, traduites en briton.[/center]

            Parmi les 100 entreprises les plus rentables d’Amarantie, Koloso Fiteco a su se faire une place de choix car non mécontent d’avoir une rentabilité exceptionnelle, le groupe a réussi à endoctriner ses clients. Après avoir officialisé l’ouverture de son millième club en Amarantie – soit un club pour 230 km² - le groupe affiche des ambitions beaucoup plus grandes, à l’international. Longtemps l’apanage des associations sportives ou des clubs de taille modeste, le marché du fitness a été bouleversé par l’arrivée de Koloso Fiteco, il y a maintenant 15 ans. Grâce à une levée de fonds et à l’aide de sponsors tels que l’équipementier [url=http://www.simpolitique.com/rino-t13916.html]Taŭrino[/url], Koloso Fiteco a investi le marché de manière offensive, en proposant des clubs ouverts 24 heures par jour à un prix défiant toute concurrence, deux arguments suffisants pour faire tomber toute la clientèle potentielle dans son escarcelle, quitte à ce que le groupe affiche pendant les deux premières années de son activité un déficit à la hauteur des investissements réalisés. La vente à perte est une arme infaillible dans le jeu capitaliste, anti-méritocratique par essence, où la victoire revient non pas à celui qui a le meilleur projet mais à celui qui a les meilleurs soutiens financiers, en tentant de nous faire croire que par la magie de la loi de l’offre et de la demande, les deux se confondent, le meilleur projet étant celui qui a les meilleurs soutiens financiers et que les projets les mieux soutenus financièrement sont les meilleurs.

            [center][mt]« Pas d’excuse »
            « Tu ne connais pas tes limites avant de les avoir dépassées »
            « No Pain, No Gain »
            Sen doloro, neniu gajno » en espéranto)
            « Chaque jour est une nouvelle chance d’y arriver. »
            « Si ton esprit est motivé, ton corps suivra. »
            « Réveille-toi avec détermination, endors-toi avec satisfaction. »
            « La seule personne à dépasser est celle que tu étais hier. »
            « Les champions s’entraînent, les perdants se plaignent. »
            [/mt]


            Exemples de phrases creuses qui forment la « philosophie Koloso Fiteco »[/center]

            Koloso Fiteco a dégainé une autre arme, plus insidieuse encore et elle s’illustre au travers les résultats de campagnes de recensement dans certaines entités. De manière tout à fait sérieuse, aux côtés des réponses classiques « Dodécathéisme », « Sans croyance religieuse ou philosophique », figure la mention « philosophie Koloso Fiteco ». Quels sont les fondements de cette nouvelle philosophie ? Essentiellement des phrases creuses, telles que présentées ci-dessus, qui valent autant qu’une prière et qui sont répétées à l’envi par les plus zélés. Si le diktat du sport a toujours été la pierre angulaire de la société patriarcale, eugéniste et dodécathéiste d’Amarantie, il est aujourd’hui le fait non plus d’un temple, d’un lieu public, mais d’une société commerciale qui pousse à s’entraîner plus que de raison. Si le culte dodécathéiste exige une certaine humilité, la « philosophie Koloso Fiteco » fait au contraire de ses croyants les demi-dieux de leurs propres croyances, en exaltant leur confiance en soi, leur soif de compétition, de se mesurer aux autres, leur invoquant de ne jamais douter d’eux, et de veiller à la réalisation de leurs objectifs personnels et non à l’intérêt commun.

            C’est que le fitness favorise la sécrétion d’endorphines, cette molécule qui conduit à multiplier et reproduire les efforts sportifs, à créer le manque lorsque l’on n’est pas capables de suivre le plan d’entraînement qu’on s’était fixé ; à satisfaire une soif d’entraînement toujours plus intense mais jamais dans son intégralité, pour que la frustration soit convertie en un acte d’achat d’équipements favorisant toujours plus les « performances ». La « philosophie Koloso Fiteco » est-elle la forme du XXIe siècle d’un culte dodécathéiste millénaire ? Toujours est-il que le phénomène est de plus en plus pris au sérieux par les pouvoirs publics, à l’image de [url=http://www.simpolitique.com/post294531.html#p294531]ce fait divers sordide de janvier 2031[/url], où un jeune homme a sectionné au couteau les muscles d’un autre client d’un club Koloso Fiteco qu’il jalousait.

            [right]Faenia Natalis[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

            L’audiovisuel amarantin récompensé à Iséphir[/center]

            C’est [url=http://www.simpolitique.com/post324885.html#p324885]au terme du Festival Cinématographique d’Iséphir-Shengfen[/url] que furent décernées les Lotus, ces trophées récompensant les meilleurs films, réalisateurs, acteurs, personnages, scénarios, décors et techniques. Trois productions amarantines avaient été retenues : Souviens-toi de mes octets II mettant en scène des cyborgs dotés de « prothèses mémorielles » ; Promenade sur terre cuite relatant les mésaventures de jeunes partant au Thorval pour y acheter des poteries locales pour les revendre à prix d’or à l’étranger et enfin, la série judiciaire Dura Leks, sur cet avocat du diable névrosé condamné dans la deuxième saison à défendre l’assassin de son fils. Si la comédie « sur terre cuite » est repartie bredouille, les deux autres productions sont reparties avec un ensemble de 7 Lotus, faisant ainsi de l’Amarantie la nation la plus décorée. Le film le plus récompensé reste toutefois kodomo, avec La Perla de Montorive, partiellement filmé sur le territoire amarantin comme son nom l’indique. D’autres nations comme le Vonalya, le Bykova ou le Kaiyuan ont été mis à l’honneur. La récompense décernée au documentaire vry Algabre du Sud : l’Ombre Noire de l’Apartheid a causé quelques remous au sein de la classe politique alekane, qui s’est saisie publiquement de cette affaire.

            Si la production cinématographie et télévisuelle est aussi prolifique en Amarantie, c’est avant tout parce que des entités ont cherché à travers elle une manière de mettre en avant leur singularité. Celle-ci peut constituer une manne financière non négligeable pour des territoires dépourvus de ressources ou de secteurs stratégiques. De plus, à l’image du quotidien La Profanino qui suit à la loupe l’actualité cinématographique, l’audiovisuel est l’un des secteurs économiques qui valorise le plus la gente féminine en Amarantie. Le festival reviendra en 2035, à Shengfen, au Kaiyuan cette fois-ci. D’ici là, des productions à l’instar de la [url=http://www.simpolitique.com/casting-serie-amarantine-appel-acteurs-etrangers-t15278.html]série télévisée carcérale Cerberejo[/url], en cours de tournage, devraient voir le jour sur les écrans amarantins, avec l’espoir d’être récompensés d’un Lotus.

            [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]

Posté : mer. oct. 18, 2017 7:36 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            24 mai 2034

            Le Bykova choisit les satellites ascensuséens, soutenus par la Caducée amarantine

            [img]https://img15.hostingpics.net/pics/721580Aminavie.png[/img]
            Le Bykova a choisi l’Aminavie pour lancer ses satellites
            (ici représentée par un point rouge sur la carte disposant de plateformes de lancement)[/center]

            Le Bykova a clôturé [url=http://www.simpolitique.com/post324279.html#p324279]son appel d’offres pour l’acquisition de quatre satellites[/url] destinés à la réception de ses chaînes de télévision et de son réseau Internet. Avaient répondu à l’appel d’offres d’une part la Britonnia Aerospace eXploration Agency et d’autre part les Industries Aerospatiales d'Ascensus. Si l’intérêt de l’offre britonne résidait dans le volontarisme gouvernemental en matière aérospatiale et dans la mise à disposition d’une base de lancement au Yanaon, c’est finalement l’offre de l’Ascensus qui a retenu l’attention de l’exécutif bykovien. Les Industries Aerospatiales d'Ascensus présentent en effet l’avantage de concevoir des satellites technologiquement plus sophistiqués, malgré l’absence d’une base de lancement à domicile et la difficulté financière de ce conglomérat monopolistique public, fortement endetté. C’est la raison pour laquelle la République du Caducée, qui entreprend déjà de nombreux partenariats scientifiques avec l’Ascensus depuis sa sortie de l’isolationnisme, s’est porté financièrement garante par l’octroi d’un prêt à un taux préférentiel. Ce prêt permettrait également aux Industries Aerospatiales d'Ascensus d’honorer leur commande, dont le coût de production est estimé à 24 millions de $ et ce, d’autant plus que le Bykova a retenu l’offre ascensuséenne pour les quatre satellites.

            Si le Bykova n’a pas officiellement motivé son choix, la presse économique s’accorde à dire que l’idéologie de l’Ascensus, plus compatible que le capitalisme briton, avec le Bykova socialiste, a joué en faveur de l’Ascensus. L’enjeu, en effet, n’est pas seulement économique : l’industrie aérospatiale reste l’apanage des Etats. Aussi, les considérations idéologiques entrent-elles en compte. Ce premier succès signe en tout cas le véritable retour de l’Ascensus sur la scène diplomatique, amorcé il y a un an. De plus, non loin de l’Ascensus, une communauté bykovienne travaillant pour les usines RAZ, est déjà installée en Nord-Amarantie, au Barnique. Une diaspora de cet Etat de Natolique est donc en train de se consolider à la frontière ascenso-amarantine. Faute de plateforme de lancement en Ascensus et plus encore en Dytolie, le Bykova a du se raviser sur l’Aminavie, une décision sujette à débat en raison de l’instabilité politique qui y règne. Mais là encore, des considérations idéologiques sont certainement entrées en compte, le Bykova préférant travailler avec l’Aminavie plutôt qu’avec le Sengaï, qui en dispose d’une lui aussi.

            [right]Tiberius Baro[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

            Le gouverneur du Barnique reconduit dans ses fonctions, à une très fragile majorité

            [img]https://img15.hostingpics.net/pics/312743Barnique.png[/img]
            Composition du Congrès de l’Etat autonome du Barnique
            Les abolitionnistes du système aliéniste ont renoncé à présenter un candidat et ont
            apporté leur soutien « par défaut » au gouverneur sortant[/center]

            Depuis l’élection du [url=http://www.simpolitique.com/post316092.html#p316092]Congrès de l’Etat autonome du Barnique[/url] le mois dernier, les tractations allaient bon train pour désigner le nouveau gouverneur de l’Etat, ou pour la reconduction du sortant. En effet, le Parlement est resté sans majorité claire : le parti Sen Ĉenoj (« Sans Chaînes), parti d’opposition au système aliéniste, est resté stable, en gagnant 6 des 42 circonscriptions en jeu. En revanche, le mouvement Aŭtonoma Unio (« Union autonome ») est parti en ordre dispersé, éclaté entre les candidats pro-Mondregor, c’est-à-dire favorables à l’actuel gouverneur ; et ceux qui lui sont hostiles. Ce sont ces derniers qui ont gagné l’élection, en nombre de voix et de circonscriptions, sans atteindre toutefois la majorité absolue de 22 sièges. Les anti-Mondregor reprochent en effet la « mollesse » voire de la « trahison » de Ajakso Mondregor qui a consenti à lâcher du lest sur la question de l’embauche d’aliénés dans les entreprises amarantines, une atteinte selon eux aux traditions barniquoises. Les pro-Mondregor, qui représentent l’aile progressiste du mouvement, rappellent que l’aliénation n’est pas abolie mais que les nouvelles conditions permettent une concurrence plus saine entre entreprises, plus loyale et ce, dans une optique où les échanges du Barnique avec le monde se sont intensifiés, notamment avec le Bykova, avec les automobiles Cxiela ou même avec l’Ascensus, qui a revu ses droits douaniers à la baisse.

            L’opposition s’est ainsi posée comme faiseur de rois pour l’élection, par le Congrès, du gouverneur barniquois. Faute de majorité absolue, le gouverneur aurait été élu à la majorité relative. Or, les anti-Mondregor sont majoritaires et pour éviter l’élection d’un conservateur aliéniste, le mouvement Sen Ĉenoj a renoncé à présenter son candidat qui, de toute façon, n’aurait été élu dans aucun cas de figure. Toutefois, les quelques six voix qu’ils représentent ont permis de faire pencher la balance en faveur d’Ajakso Mondregor. À quel prix ? Difficile à dire : l’Etat du Barnique n’est pas des plus transparents, et les contreparties n’ont pas fuité. Toutefois, les deux partis ont convenu au moins d’un status quo sur la question aliéniste au Barnique, au grand dam des conservateurs. Ajakso Mondregor se retrouve ainsi à la tête du Barnique pour six ans de plus mais la fragilité de sa majorité lui font craindre un mandat qui ne va pas à son terme.

            [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]

Posté : ven. oct. 20, 2017 3:06 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            30 mai 2034

            L’Amarantie, une passoire pour l’immigration ?

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/296488immigration.png[/img]
            File d’attente du bureau de l’immigration du Royaume de Forluno[/center]

            Les mouvements nationalistes de toutes les entités amarantines ont signé une tribune commune appelant à ce que l’immigration devienne une prérogative du Conseil exécutif, et non plus de l’entité confédérée comme actuellement. En effet, en Amarantie, si le Conseil exécutif définit quelques règles générales d’entrée sur le territoire de la Ligue – par l’édition, notamment, d’une liste de personae non gratae - l’essentiel de la politique d’immigration est le fait des entités, tout comme la politique douanière. Seulement, les entités ont des positions très variables sur la question et n’ont pas toutes les moyens, voire l’envie, de s’occuper de la politique migratoire. Aussi, s’il est difficile d’obtenir un titre de séjour amarantin en Céjanosie nationaliste, c’est en revanche beaucoup plus facile en République du Caducée ou dans la Communauté des Melgares. Seulement, une fois sur le territoire d’une entité, un individu peut circuler librement sur toutes les autres entités. Mais les mouvements nationalistes n’ont pas toujours été favorables à une recentralisation de cette prérogative et en l’occurrence : l’ironie de l’histoire veut qu’au moment de la création de la confédération, ce soient les nationalistes qui aient exigé d’avoir le contrôle de leurs frontières au nom de leur « droit à l’autonomie ». Aujourd’hui, ils n’en veulent plus.

            C’est que la facture s’est alourdie depuis la création de la Ligue au XVIe siècle, tant il est plus facile de circuler à travers le monde aujourd’hui. Face à cet afflux, les entités dont l’équilibre financier est précaire se montrent peu soucieuses. La République du Caducée n’affecte qu’une centaine de fonctionnaires au contrôle de ses frontières, là où ils se comptent en dizaines de milliers en Céjanosie. D’autres, comme la Spongorie mafieuse, monnayent l’octroi de titres de séjour indépendamment de l’individu qui se trouve en face d’elle au bureau des frontières. Certes, le Conseil exécutif garde le pouvoir d’expulser n’importe quel individu, par le vote d’une résolution à la majorité mais un tel recours est parsemé d’embûches, et la Cour Suprême peut à son initiative annuler l’expulsion si elle estime le motif illégitime. De plus, dans les Etats autorisant l’aliénation, l’entrée d’étrangers est grandement facilitée. Les passeurs peuvent, en toute légalité, les assujettir à l’aliénation, profitant notamment que les étrangers méconnaissent souvent la langue et la loi amarantines. Ce phénomène, s’il se raréfie en raison de pressions des pays étrangers, reste encore prégnant.

            Pourquoi venir en Amarantie ? Certains diront qu’être la troisième puissance mondiale suffit à être une destination attractive mais l’argument ne convainc pas les mouvements humanistes et féministes, qui mettent en garde contre le « rêve amarantin ». Comme le rappelle le journal officiel du Gazar-Khün dans son [url=http://www.simpolitique.com/post323702.html#p323702]édition du 28 février dernier[/url], « l'Amarantie a une politique d'ouverture de ses frontières, mais une politique d'accueil sur place complètement contradictoire », décrivant des phénomènes de ghettoïsation. Si l’Amarantie reste loin des images « d’immigration de masse incontrôlée » relayées par les médias nationalistes, elle reste néanmoins une passoire institutionnelle. Pour responsabiliser les entités, il leur est demander de subvenir elles-mêmes aux besoins de leur subsistance, le non-respect de ces règles entraînant à la fois l’expulsion du migrant et la hausse de la dotation qui lui est demandée annuellement.

            [right]Arĥimedo Botelo[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]

            L’organisation DemeTerra publie sa liste noire des entreprises mondiales les plus polluantes[/center]

            L’organisation non gouvernementale amarantine DemeTerra est depuis plusieurs décennies un acteur clé de la protection de l’environnement, dont le levier d’action réside essentiellement dans la sensibilisation et le lobbying auprès d’autorités politiques et de dirigeants d’entreprises. Comme chaque année, l’association publie une liste noire des entreprises mondiales les plus polluantes. DemeTerra rappelle au préalable les principaux secteurs économiques générateurs de pollution (sans ordre particulier) :
            • Pétrochimie
            • Textile, tannerie
            • Exploitation minière
            • Production d’énergie
            • Engrais, fertilisants, pesticides
            • Métallurgie
            • Cimenterie
            • Industrie chimique
            • Distillerie, fermentation
            • Papeterie
            • Industrie pharmaceutique
            • Transports
            • Industrie agro-alimentaire
            • Elevage
            L’association met en exergue également des activités, plus restreintes et plus spécifiques, les plus nuisibles à l’environnement :
            • Recyclage de batteries au plomb
            • Orpaillage
            • Opérations de tannerie
            • Enfouissement des déchets
            • Construction de sites industriels
            • Teinturerie
            Pour établir la liste, DemeTerra s’est donc référé à ces items mais a également pris en compte leur importance et leur étendue dans le monde. Par ailleurs, DemeTerra appelle à la vigilance face aux campagnes de « greenwashing » savamment orchestrées par les entreprises concernées. Ces dernières vont tenter, après la parution de l’article, un droit de réponse où elles expliqueront, en sélectionnant seulement les chiffres les plus valorisants, combien elles contribuent en faveur de l’environnement.

            [center][img]https://img4.hostingpics.net/pics/791079entreprisespolluantes.png[/img][/center]

            [right]Anastazia Bonficador[/right][/justify]

Posté : lun. oct. 23, 2017 5:57 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            9 juin 2034

            La réussite de l’Eashatri et du reste du continent janubien en athlétisme

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/308948eashatri.jpg[/img]
            Coureurs eashes du relais 4x400 m[/center]

            Si les championnats d’athlétisme de Coèos ne sont pas encore terminés, ils affichent toutefois d’ores et déjà une suprématie de la part de la délégation d’Eashatri [url=http://www.simpolitique.com/post325053.html#p325053]qui comptabilise à ce jour 5 médailles[/url] (4 d’or et 1 de bronze). Aucun continent n’est aussi bien représenté dans le classement que la Janubie puisque l’Horbarash arrive en sixième position provisoire, avec 5 médailles (1 d’or, 1 d’argent et 3 de bronze). Les deux pays partagent le même intérêt sportif pour les courses de fond et, d’après Diono Tajloro, sociologue du sport et auteur du nouvel essai Géographies du sport olympique, cela s’explique par des raisons culturelles inhérentes à la société janubienne :
                • « Si les nations les plus pauvres excellent dans le domaine athlétique, et plus particulièrement dans la course, c’est parce qu’un coureur n’a besoin d’autre matériel que de son propre corps, dont il augmente l’endurance par l’entraînement. L’Eashatri en fait partie : avec un PIB/hab de 355 $ en 2033, l’habitant eash moyen n’a évidemment pas les moyens de s’adonner à des sports plus coûteux en termes d’équipement comme les sports de balle, la natation ou plus encore, le golf. À l’inverse, l’athlétisme est une des disciplines sportives les plus anciennes avec la lutte notamment et donc parmi les formes les plus pures du sport. De plus, dans un pays comme l’Eashatri ou l’Horbarash, marcher voire courir pied nu est chose très courante et cela tient entre autres à la pratique de l’hindouisme et de l’islam dans ces pays, dont le climat le permet par ailleurs, qui demande de se déchausser dans les lieux de prière ou les foyers. On peut le dire, le pied eash est donc plus endurant que le pied dytolien par exemple et, en conséquence, un Eash pourra courir de longues distances plus facilement qu’un Dytolien. »

                  [right]- Diono Tajloro, sociologue du sport[/right]
            Au contraire, l’Eashatri est absent dans des disciplines comme le saut à la perche, qui nécessite l’acquisition d’une perche en fibre de carbone et de verre, qui n’est pas à la portée de toutes les bourses ; ainsi que d’autres accessoires comme des tapis, une piste d’élan, des poteaux… Une discipline qui exige beaucoup plus d’espace et des bâtiments prévus à cet effet. Pour autant, « l’Eashatri n’est pas condamné à rester un pays pauvre de gens pieds-nus » comme le rappelle Diono Tajloro, puisque l’Empire a enregistré une des meilleures croissances mondiales l’année dernière. S’il faut éviter toute extrapolation hasardeuse, les performances sportives peuvent toutefois nous renseigner sur la bonne santé et le bon moral de la population janubienne, qui n’a pas fini de repousser ses limites.

            [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]

Posté : ven. oct. 27, 2017 1:07 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            20 juin 2034

            La Communauté des Melgares veut devenir une « puissance sucrière responsable »

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/460010betterave.png[/img]
            Un champ de betteraves melgarien, moissonné par des machines du bykovien [url=http://www.simpolitique.com/raz-t13725.html]RAZ[/url][/center]

            La betterave est une des productions les plus importantes de l’Amarantie du Nord, qui constitue un terreau très favorable à sa culture par l’abondance de ses plaines ensoleillées sans être écrasées par les chaleurs estivales comme dans le sud du pays. Ce climat tempéré et plutôt frais, a ainsi orienté la production agricole d’entités septentrionales comme la Communauté des Melgares, la République du Grande-Rufade et dans une moindre mesure l’Etat autonome du Barnique et le Nord-Caducée. Mais seule la Communauté des Melgares en fait une ressource économique stratégique, conscient que le sucre reste une valeur sûre, dont la demande mondiale ne fléchit pas. Mais, revers de la médaille, l’industrie sucrière est une industrie très polluante. Les processus de raffinage sont pointés du doigt par l’organisation DemeTerra, déjà auteure le mois dernier d’une [url=http://www.simpolitique.com/post325363.html#p325363]liste noire d’entreprises mondiales polluantes.[/url]. De plus, le sucre souffre d’un déficit d’image, compte tenu de sa nocivité supposée pour la santé. Les coopératives sucrières des Melgares tiennent à redorer le blason en rappelant que « le sucre est cantonné à cette image de sucre blanc très fin, sans apport nutritionnel et issu d’un très polluant raffinage ». À l’inverse, les coopératives melgariennes, sous l’impulsion du gouvernement, souhaitent réhabiliter l’image du sucre complet, qui n’a pour l’heure pas la préférence des industriels parce que doté d’un goût beaucoup plus prononcé.

            Cet intérêt pour la production sucrière est assez ancien aux Melgares, mais il a pris de l’importance à l’aune de l’intensification des échanges économiques et diplomatiques de l’entité avec la République de Tlaloctlitlal. Si rien n’a été officialisée pour l’instant, une collaboration entre producteurs melgariens de betteraves et producteurs tlaloctlictecs de cannes à sucre, est sur les rails, pour répondre aux exigences quantitatives des industriels. Cela pose par ailleurs la question de l’agriculture biologique, vantée par les deux parties. L’offre biologique pourra-t-elle répondre à la demande industrielle ? D’ailleurs, la Communauté des Melgares n’a pas fermé la porte à l’agriculture dite conventionnelle, consciente que la transition vers le bio se fera progressivement. En tout cas, cette future coopération melgaro- tlaloctlictec fait, du côté amarantin, l’affaire du [url=http://www.simpolitique.com/raz-t13725.html]géant bykovien RAZ[/url]. Déjà installé sur le technopôle de Frevino (Etat autonome du Barnique), c’est auprès de cette société que les betteraviers melgariens se fournissent pour leurs équipements. En effet, RAZ propose un [url=http://www.simpolitique.com/post324371.html#p324371]catalogue de machines agricoles[/url] adaptées, à laquelle la socialisante Communauté des Melgares n’est pas restée insensible. L’unité de production de Frevino approvisionne ainsi les agriculteurs de Nord-Amarantie, melgariens notamment, qui reconnaissent l’expertise du bykovien dans ce domaine.

            [right]Ovidio Denas[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

            Barnique : la difficilement contestable politique économique de Mondregor

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/415712mondregor.png[/img]
            Malgré une réélection difficile, la situation économique sourit à Ajakso Mondregor, gouverneur du Barnique[/center]

            [url=http://www.simpolitique.com/post325321.html#p325321]Réélu à une faible majorité[/url], le gouverneur du Barnique a présenté son discours de politique générale devant les quarante-deux députés qui composent l’assemblée locale. Il a tenu à répondre à son propre camp, qui l’accuse de complaisance avec la gauche anti-aliéniste, en rappelant qu’il faut savoir faire des concessions pour l’intérêt de la nation. Il a pris pour exemple la réussite de la [url=http://www.simpolitique.com/post320661.html#p320661]Technopôle de Frevino[/url], qui accueille quelques noms de l’industrie mécanique, qui auraient été freinés si le Barnique avait continué à défendre mordicus la possibilité d’embaucher des aliénés dans les entreprises nationales. Dans les débats préalables au discours de politique général, Helideo Salono, ancien fidèle soutien d’Ajakso Mondregor devenu aujourd’hui son principal opposant, a rappelé « [qu’en] interdisant l’embauche d’aliénés dans les entreprises barniquoises, l’Etat autonome [allait] perdre en compétivité-prix ». Le gouverneur a répondu à cette affirmation en rappelant, qu’à l’inverse, cela lui a ouvert de nouveaux marchés, notamment l’Ascensus voisin qui a annulé ses sanctions douanières à l’encontre du Barnique et que rechercher les salaires les plus bas possibles ne conduisait qu’à une course à l’échalote sans garantie de réussite. « Rechercher à avoir une main-d’œuvre peu qualifiée bon marché, c’est manquer cruellement d’ambition pour le Barnique, qui vaut bien mieux que cela ! » a résumé le gouverneur.

            « Elu avec les voix de gauche », l’argument est largement utilisé par l’opposition à Mondregor. [url=http://www.simpolitique.com/post325372.html#p325372]La radio vonalyane parle même de « chaos démocratique ordinaire »[/url], une expression réfutée par les soutiens de Mondregor, qui rappellent que « le Vonalya n’a de toute façon pas une culture parlementaire » et que « [ses journalistes] n’en ont donc qu’une vision étriquée, se cantonnant à une lecture purement partisane des enjeux politiques ». Accusé d’hypocrisie, voire de trahison, le parti anti-aliéniste Sen Ĉenoj soutient au contraire sa stratégie, convaincu de pouvoir infléchir la politique de Mondregor sur la question des aliénés. Sen Ĉenoj n’est pas la seule organisation à être taxée d’hypocrisie : dans la féministe et progressiste Communauté des Melgares, les betteraviers achètent leurs machines agricoles directement depuis l’unité de production du bykovien RAZ (voir article précédent), située sur la Technopôle de Frevino. Ainsi, contribuerait-elle à l’épanouissement de cette zone industrielle barniquoise, et donc à renforcer le crédit de la politique économique du gouverneur Mondregor. « Nous distinguons bien le gouvernement barniquois, dont nous désapprouvons la politique, des entreprises installées au Barnique et qui répondent en tous points à notre cahier des charges ; c’est le cas avec RAZ » se défendent les coopératives betteravières interrogées sur le sujet. Mais indirectement, c’est bien la réussite du gouverneur qui est mise à l’honneur : si l’opinion publique distingue dorénavant le gouvernement barniquois des acteurs économiques barniquois, c’est que l’Etat autonome a réussi à dépasser l’image « d’Etat esclavagiste » qui lui colle la peau. En plus d’une réussite économique, Mondregor peut se targuer d’une réussite d’image.

            [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]

Posté : dim. oct. 29, 2017 2:34 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            26 juin 2034

            « Ces aliénés qui ne souhaitaient pas être libres » : un reportage surréaliste[/center]

            Le 21 juin dernier, sur Spertovido, les téléspectateurs amarantins ont pu voir un édifiant reportage sobrement intitulé « [url=http://www.simpolitique.com/post325688.html#p325688]Ces aliénés qui ne souhaitaient pas être libres[/url] ». La chaîne, coutumière de reportages chocs, entendait casser l’image de bourreaux souvent affublée aux propriétaires d’aliénés, en s’appuyant sur le témoignage de plusieurs esclaves – car appelons un chat, un chat – ou d’affranchis. La réalisatrice Ĉasandra Lakluso, qui n’a jamais été une farouche opposante aux institutions amarantines en dépit de son genre pourtant maltraité, a ici un évident parti pris. Non pas que les portraits ont été faussés mais ils illustrent de manière assez malhonnête une situation en réalité marginale, en donnant l’illusion que l’esclavagisme se déroule bien dans l’immense majorité des cas, et que les éventuels rapports violents sont purement marginaux. Et pour appuyer ces propos, un psychologue inconnu au bataillon, nous vante indirectement les mérites de l’esclavagisme, en prétendant qu’il contribue à l’intégration de tous les Amarantins, y compris les « moins disposés à avoir des responsabilités ».

            Les nationalistes de la République maritime de Céjanosie et les conservateurs de l’Etat autonome du Barnique, les plus grands partisans du système esclavagiste amarantins, ont tous salué « un très bon reportage », qui a fait couler beaucoup d’encre depuis sa diffusion télévisuelle. En effet, « Tiuj fremdigoj, kiuj ne volis liberecon » (« Ces aliénés qui ne souhaitaient pas être libres », ndlr) est sans doute le meilleur film de propagande aliéniste qui a été réalisé depuis des décennies. La réalisatrice Ĉasandra Lakluso s’en défend, rappelant « [qu’elle] a voulu décrire une situation de fait, en toute neutralité, au nom de la rigueur journalistique ». La rédaction de La Profanino lui rappellera que le rôle de journaliste est aussi d’éveiller les consciences en donnant des arguments pour étayer le combat pour l’émancipation des femmes et des esclaves en Amarantie au lieu de banaliser comme elle l’a fait durant une heure une situation pourtant anormale. Ĉasandra Lakluso voudrait rejoindre le système qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

            [right]Egina Marcidor[/right][/justify]

Posté : jeu. nov. 02, 2017 9:30 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            6 juillet 20314

            Le difficilement identifiable assassin du Shakhan de Karmalistan[/center]

            Le 30 juin dernier, une vingtaine d’individus lourdement armés s’infiltrait au Palais Darulaman, la résidence officielle du Shakhan de Karmalistan, pour y tuer tous les occupants, dont le dirigeant en personne. Depuis, le pouvoir karmal, maintenant détenu par Mukhammad Barakzaï, le chef d’état-major de l’armée karmale, tente tant bien que mal d’identifier les assaillants. Preuve que le pouvoir karmal a été atteint en son cœur : même l’hebdomadaire royal Shakhan'anjar a concédé, par la voix du porte-parole des forces spéciales du Khad, que plusieurs taupes existaient au sein des services gouvernementaux. On devrait donc assister, prochainement, à une purge au sein du gouvernement karmal mais pour l’heure, c’est la secte communiste de la Confrérie du Nod qui est désignée comme coupable.

            Déjà, le 22 juin dernier, le Karmalistan avait intensément bombardé la ville de Turgaï, situé sur le haut-plateau de l’Altaï, une région rurale et nomade au nord-est du pays, où se cristallisent presque toutes les récentes tensions. La région est le foyer de deux factions hostiles au pouvoir karmal : d’une part, le Parti Révolutionnaire Démocratique du Karmalistan / Marxiste-Léniniste (PRDK-ML) et d’autre part, le mouvement mongol du Syirkhanat. Toujours selon le journal du pouvoir, la Confrérie du Nod aurait des accointances avec les deux groupes. Peu structurée, la Confrérie reste donc difficilement identifiable et surtout, son mode opératoire se rapproche de celui d’une guérilla, rendant l’ennemi à combattre beaucoup plus diffus. Par ailleurs, l’organisation est doté d’un très bon réseau d’espionnage à travers tout le pays, repoussant les limites d’une secte qu’on aurait tort de limiter à quelques localités rurales à l’extrême nord-est du Karmalistan. À vrai dire, le Karmalistan a toujours été un pays sous alerte, qui ne rencontre à l’étranger aucune hostilité particulière et dont l’ennemi est avant tout intérieur.

            [right]Polikarpo Malgrandulo[/right]

            [hr][/hr]

            [center]L’Impératrice Marie-Claire torpille des navires durant son congé maternité[/center]

            À peine sortie de la maternité dans laquelle elle a [url=http://www.simpolitique.com/post325778.html#p325778]donné naissance à des jumeaux[/url], l’Impératrice Luciférienne d’Algarbe Marie-Claire Ière a vite réendossé son costume de générale qui lui sied tant pour s’attaquer au Commonwealth, qu’elle a en ligne de mire depuis le refus de ce dernier de cesser la production du [url=http://www.simpolitique.com/post324428.html#p324428]Système Skorpion-Klub[/url] par la filiale alekane d’ARMATA. Derrière ce nom se cache un système dotant conteneurs de semi-remorques, de navires ou de trains de fret d’un dispositif érecteur-lanceur de missiles dissimulés. La publicité tous azimuts de société Kirishina, en plus d’être une grave erreur stratégique, a inquiété nombre d’Etats dans le monde. Certains ont décidé d’interdire la navigation de tout navire sous pavillon du Commonwealth pour se prémunir de tout risque, à l’instar de la Hachémanie, qui a étendu ce blocus à toute l’UPO qui jouit d’un marché commun avec le Commonwealth. L’Amarantie, très dépendante des importations pour pallier sa carence de matières premières indispensables, s’est montrée elle aussi inquiète. L’Amarantie, en effet, est l’un des pays sinon le pays concentrant le plus de flux maritimes conteneurisés et compte tenu des relations froides presque hostiles qu’elle entretient avec l’Algarbe-du-Sud, la Ligue amarantine n’a pas manqué de marquer sa désapprobation d’un tel système.

            L’Empire Luciférien a décidé de prendre les devants, cristallisant ainsi les inquiétudes des pays à l’égard du produit alekan, en décrétant le tir sans sommation de tout navire sous pavillon du Commonwealth dans les eaux lucifériennes. Ce matin, [url=http://www.simpolitique.com/post325926.html#p325926]un cargo en a fait les frais[/url], coulant dans les eaux de l’Océan avec à son bord 30 matelots. Cette décision n’a pas manqué de scandaliser certains diplomates, à l’image de l’Empire du Kaiyuan, qui condamne « la mort d’innocents ». Les partisans de l’opération rétorquent l’application du principe de précaution. D’ores et déjà, le Commonwealth a prévu de mobiliser la quasi-totalité de ses troupes pour répondre aux suites au conflit, et fait appel à ses alliés avec lesquels ont été scellés des accords de défense mutuelle. Pour autant, la défense de l’Algarbe-du-Sud risque de ne pas mobiliser les foule, tant la fédération manque de soutiens à l’étranger, compte tenu de l’arrogance dont elle fait preuve et des institutions qui la caractérise. En janvier dernier, le Commonwealth s’autoproclamait première puissance mondiale de facto. Le conflit qui s’amorce sera l’occasion de valider ou non cette affirmation : le jeu des alliances sera-t-il profitable au Commonwealth ? Rien n’est moins sûr.

            [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]

Posté : ven. nov. 03, 2017 7:51 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            9 juillet 2034

            Et l’Amarantie s’en va en guerre…

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/138881croiseur.png[/img]
            L’Amarantie mobilisera sa coûteuse flotte[/center]

            Voilà qui est [url=http://www.simpolitique.com/post326000.html#p326000]confirmé[/url] : l’Amarantie partira en guerre aux côtés de l’Empire Luciférien-Esclavagiste d’Algarbe et d’autres Etats soutenant la coalition. Pour marquer leur désapprobation, plusieurs entités anti-interventionnistes ont ainsi boycotté la séance du Conseil exécutif d’hier, espérant que le quorum nécessaire ne soit pas atteint. En effet, pour qu’une séance soit valide, elle doit réunir la moitié des entités plus une. Autrement dit, avec les 16 entités qui composent actuellement la Ligue, le quorum est de 9 membres. Leur opération fut vaine : l’Amarantie partira donc en guerre contre le Commonwealth ou, selon la motivation officielle « pour la paix et la stabilité mondiales ». Trop hypocrite pour assumer ses intentions interventionnistes et impérialistes, l’Amarantie réhabilite le principe de « guerre préventive » et prétend nous protéger de la menace de conteneurs-lanceurs de missiles, que nous n’avons encore jamais vus sur le terrain. Attiser la peur plus que de raison, une technique vieille comme le monde pour fédérer tout le peuple – enfin, l’oligarchie qui la dirige – autour d’un projet aux intentions nettement moins louables. L’Amarantie fera donc cause commune avec l’Empire Luciférien, habitué aux velléités belliqueuses excessives et disproportionnées, et qui, quand on lui envoie un caillou, déverse une avalanche rocheuse au nom du « casus belli ». Au moins, l’Amarantie assume enfin ses convergences idéologiques avec cet Etat arriéré et esclavagiste.

            Autrement, il existe peu de raisons de se réjouir de cette entrée en guerre de l’Amarantie, qui devient plus interventionniste que jamais après ses interventions dans la principauté d'Ashurdabad, sur les côtes ijndenlandaises ou encore, après avoir envisagé d’intervenir en Nouvelle-Occilée avant la capitulation britonne. Certes, la rédaction de La Profanino n’a jamais caché son antipathie pour le régime caricatural du Commonwealth mais elle ne cautionne pas davantage l’envoi de chair à canon et de coûteux navires militaires. La force de l’armée amarantine réside en effet essentiellement dans sa flotte de navires et de sous-marins, et la marine amarantine figure parmi les plus importantes des forces coalisées. Autrement dit, l’Amarantie se retrouvera en tête de front et en paiera le prix fort. Visiblement, là encore, le Conseil exécutif, si peu soucieux de la souveraineté populaire, dépense le denier public inutilement. La Cité-Etat de Fagrasie, naturellement, reste la plus virulente à cette intervention : l’entité est dirigée indirectement par le conglomérat vrye VSV et jouit du marché britophone, certes de plus en plus restreint au fil des embargos. Or, la même République du Vryheid vient d’officialiser sa déclaration de guerre à plusieurs Etats de la coalition. Elle devrait faire de même avec la Ligue amarantine, mettant ainsi la filiale amarantine de VSV et plus encore la Fagrasie dans l’embarras. Consciente que la résolution du conflit ne se trouvera pas dans l’échange de missiles, la société Sensillo, elle aussi située en Fagrasie, spécialisée dans les systèmes GPS, a [url=http://www.simpolitique.com/post326026.html#p326026]apporté son concours[/url] à l’appel d’offres lancé par la désormais célèbre Black Lotus. Si l’Amarantie s’en va en guerre, l’opposition se structure peu à peu dans le pays.

            [right]Jocasta Mircea[/right]

            [hr][/hr]

            [center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]

            Cerberejo, la série carcérale, prend peu à peu forme[/center]

            Si le [url=http://www.simpolitique.com/post323619.html#p323619]casting de la nouvelle série télévisée d’Iagnaco Mateno[/url] se poursuit, le projet prend peu à peu forme et certaines têtes connues sont confirmées. Si les intrigues générales ont déjà été dessinées par les scénaristes, Iagnaco Mateno reconnaît « [qu’il n’en a] pas encore créé les personnages » et qu’il le ferait à l’aune du casting. Autrement dit, Cerberejo n’enrôlera pas des acteurs en fonction des personnages imaginés mais l’inverse : les personnages seront créés à partir des acteurs choisis. Cela en vue que les rôles conviennent à perfection à leurs interprètes. Plusieurs noms ont néanmoins été confirmés. Un « clan janubien » serait ainsi formé de Varuni Sanyal (Horbarash), ex-participant au concours de Mister Univers, et qui jouera le rôle d’un athlète janubien à succès, qui doit ses performances à sa consommation de produits dopants. Attrapé et condamné par les autorités amarantines pour usage de produits illicites, il rencontrera en prison son fournisseur, incarné par Patanjali Chetti (Eashatri), qui est lui aussi tombé pour ses activités à l’issue d’un coup de filet de grande envergure. Le jeune Apu Rienamajé (Mahajanubia) interprétera Zalim, fougueux jeune loup aux dents longues qui espère gravir les échelons du clan janubien. Ringo Eketone (Vanuaha) interprétera quant à lui Alekona, un condamné à perpétuité pour le meurtre de son patron et de sa progéniture. D’autres noms devraient être confirmés dans les prochaines semaines.

            [right]Gallio Triferus[/right][/justify]

Posté : dim. nov. 05, 2017 2:23 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            14 juillet 2034

            Durant la guerre, l’Amarantie doit-elle renier son Etat de droit ?

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/545465etatdedroit.png[/img][/center]

            Hier, des manifestations à travers toute l’Amarantie ont mobilisé près de 500 000 personnes hostiles à l’entrée en guerre de la Ligue contre le Commonwealth. Si la pression de la rue n’a aucunement fait plier le Conseil exécutif, déterminé à s’engager sur le front, elle a mis en exergue la continuité de l’Etat de droit en Amarantie, dans un contexte où à l’inverse, plusieurs pays ont appliqué la loi martiale pour répondre plus efficacement aux besoins de la guerre, parfois avec des dispositions farfelues. Certes, la Ligue ne s’est pas réveillée comme n’importe quel matin le 9 juillet dernier au lendemain de l’officialisation de son entrée en guerre : des militaires quadrillent le pays pour en assurer la sécurité contre toutes éventuelles représailles, mais les libertés fondamentales garanties par la Ligue n’ont pour autant pas été bafouées. Les partis conservateurs, toutes entités confondues, pointent ainsi « la négligence de l’Amarantie, qui prend des risques inconsidérés » mais force est d’admettre que le concept même de loi martiale ne trouve aucun fondement juridique : la large autonomie accordée à chaque entité, l’impossibilité de modifier la Charte sans unanimité, l’existence d’une gouvernance collégiale, et l’exclusivité de la prérogative militaire de cette dernière sont autant de facteurs qui rendent impossible la suspension de libertés civiles au nom de l’ordre public. Certes, les entités, à leur échelle, peuvent entreprendre des mesures de restriction, mais elles ne disposent pas de la force de coercition militaire qui permettrait leur bonne application au quotidien. De plus, la Charte continue de garantir libertés de circulation et d’expression tant qu’elles ne constituent pas des troubles à l’ordre public, en fonction des limites définies par les entités elles-mêmes. Les entités les moins permissives voient occasionnellement leurs décrets retoqués par la Cour Suprême d’Amarantie, qui en jugent leur conformité par rapport à la Charte, qui constitue le seul texte sur lequel elle peut s’appuyer pour rendre ses jugements.

            [center][img]https://img4.hostingpics.net/pics/410651war.jpg[/img]
            Un couple de participants durant la manifestation pour la paix de la Cité-Etat des Octaves d’hier[/center]

            On ne répètera jamais assez que les Amarantins sont attachés au droit plus que de raison, et cela a d’ailleurs coûté la vie d’Aristofano Negustesco, dont le sacrifice physique a permis l’adoption d’un amendement constitutionnel sans majorité. Ailleurs, l’entrée en guerre des pays sous alliance a donné lieu à certaines mesures étonnantes, et les plus extrémistes d’entre elles proviennent de pays qu’on n’aurait guère soupçonnés. Ainsi, la République du Vryheid mobilise-t-elle toutes ses forces militaires et économiques pour la défense de son ancien bourreau colonisateur alekan. Si le Vryheid est lui aussi attaché plus que de raison à un traité de coopération militaire, il a moins d’égards pour les libertés fondamentales de ses citoyens, puisque l’instauration de la dictature a été officialisée, [url=http://www.simpolitique.com/post325967.html#p325967]validée quasi-unanimement par la Maison des Affranchis[/url], la seule chambre parlementaire du pays. Désormais, les affranchis iront défendre jusqu’à la mort l’Aleka et leurs anciens maîtres, une décision qui a fait couler beaucoup d’encre dans la presse internationale tant elle paraît saugrenue, bien plus encore que les [url=http://www.simpolitique.com/post326054.html#p326054]appels au crime[/url] du gouvernement alekan qui n’étonnent plus personne. À vrai dire, lorsque l’Aleka [url=http://www.simpolitique.com/post326112.html#p326112]décrète la mort instantanée de tout contrevenant au couvre-feu en même temps que des coups de fouet en public[/url], cela constitue davantage le fonctionnement normal de cet Etat que l’instauration d’une justice arbitraire au Vryheid.

            [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]

Posté : mar. nov. 07, 2017 7:08 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            21 juillet 2034

            Grand nettoyage des sales temps

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/135606oilspill1.png[/img][img]https://img4.hostingpics.net/pics/930536oilspill2.png[/img]
            La Hachémanie (gauche) et le Mahajanubia (droite) s’apprêtent à vivre la pire marée noire de leur histoire[/center]

            400 000 tonnes de pétrole brut. À peine démarrée, la guerre a déjà battu un triste record : celui de la plus grande marée noire de l’histoire. Le responsable de ce désastre n’est autre que la marine vrye, qui a torpillé des tankers hachémaniens mais l’heure est avant tout à la mobilisation de toutes les forces vives pour contenir autant que possible la marée noire et son impact sur les écosystèmes. Armés de leur visa que les autorités hachémaniennes et mahajanubiennes ont délivrés rapidement à titre exceptionnel et dérogatoire, plusieurs milliers de bénévoles de l’ONG DemeTerra ont décollé des principaux aéroports d’Amarantie pour rejoindre ceux de Rahdya et de Dhaba (Hachémanie), ainsi que Sindabad (Mahajanubia). Dans une telle situation, les quelques heures de vol sont du temps précieux à ne pas gaspiller. Les bénévoles devront ainsi arriver en même temps que les premières galettes de mazout sur les plages des deux pays, les plus touchés par la catastrophe et coordonneront leurs forces avec les équipes locales. Les conditions ne seront pas idéales : il peut faire près de 50°C à cette période de l’année en Hachémanie tandis que le Mahajanubia, est baigné par un climat équatorial, chaud et humide. Les efforts seront ainsi particulièrement concentrés durant la nuit, en dépit du manque de luminosité.

            Les efforts de DemeTerra sur les plages seront loin de suffire pour enrayer la progression de la marée noire, sur laquelle il convient d’agir en amont. Si la météo le permet, les nappes de pétrole seront ainsi volontairement incendiées en mer, parallèlement à des épandages de produits diluant le pétrole. Sous mer, des robots localiseront les fuites, pour que des tankers puissent les pomper avant leur dispersion dans l’Océan mais l’opération est très incertaine. Sur terre, des équipes se relayeront toute la journée, appuyés par un défilé de tractopelles et autres engins du BTP, tandis que les animaux impactés seront pris en charge par une cellule spécialisée. Pour l’heure, l’importance du désastre dépendra, au-delà de la météo et des courants marins, du bon vouloir des belligérants mais entre une Union Panocéanique prête à tout pour défendre l’Etat le plus détesté du monde, et une coalition luciférienne convaincue d’être garante de la stabilité mondiale, l’avenir s’annonce des plus marécageux.

            [right]Virga Naŭsilo[/right][/justify]