Presse générale et provinciale

Arios

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30/03/2041


Ursachi envoie la fine fleur de la Valdaquie se faire massacrer sur les plages aliléennes

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Gabi Pescu et Marius Lotare, deux commandos parmi 1889 abattus sur les plages aliléennes et arovaques[/center]

"Ursachi ! Si je t'attrapais je te crèverai les yeux de mes propres doigts ! Toi, sale bâtard ! Tu n'es qu'un chien ! Tu es un incapable et un orgueilleux, et parce-que tu es un orgueilleux tu envoies les nôtres à la mort ! Les meilleurs des nôtres ! Ursachi, chien ! Tu seras lynché. Tu es indigne d'être le dirigeant de la Valdaquie !"

Ce témoignage est celui de la veuve de Marius Lotare, un capitaine commando projeté sur les plages d'Arovaquie, avec 305 de ses camarades, il y a deux semaines. Tout le commando avait été massacré. Après douze jours de silence, Elena Lotare, mère de deux jeunes enfants de 7 et 12 ans, est désormais jeune veuve de même pas quarante ans. Son coup de gueule sur internet a été vu et relayé plus de 35 000 fois en quelques jours, essentiellement à l'étranger, alors que de nombreux Valdaques n'osent pas regarder tous les contenus qu'ils aimeraient sur le web, surtout quand le témoignage d'Elena Lotare a été vivement critiqué par maints politiciens de l'entourage de Petru Ursachi, et mêmes issus de l'opposition, pour son supposé antipatriotisme.

Suicider 306 commandos n'aura pas suffi au Président Ursachi, pour qui revêtir la pourpre de l'Empire néo-latin justifie de nombreux sacrifices. Césarito ne veut pas s'arrêter sur une défaite, quand même ! Précipiter 306 des meilleurs jeunes hommes, des combattants les plus murs et les mieux formés de la Valdaquie, dans la gueule du loup lébirien et vers la mort n'aura pas servi de leçon aux bouffis généraux qui accompagnent ce grand toxicomane d'Ursachi. "306 morts ? Lançons-en 3 600 ! Prenez-moi ces plages ! ! !" doit s'égosiller le brave petit père de la Mafia rom face à ses officiers incrédules.

Ce sont donc des milliers d'hommes, des milliers de commandos, qui ont tenté de prendre d'assaut, les 28 et 29 mars dernier, les plages d'Alilée. Ils ont occasionné de nombreuses pertes humaines dans les rangs de l'armée lébirienne, et des troupes apaméennes, puisque 1088 soldats lébiro-apaméens sont morts pour défendre l'intégrité territoriale de l'Alilée lébirienne. Mais le succès n'a été que moyen, et malgré leur courage (leur folie coupable ?), la plupart d'entre eux ont été décimés. La louve lébirienne en a avalé tout cru plus de 1500 en quelques heures.

Depuis le mois de Mars, Césarito aura à son actif, pour la Valdaquie,

fait tué 1889 soldats valdaques, des meilleurs et des mieux formés sur le plan technique et humain, les plus coûteux aussi,
sacrifié la vie de 1889 jeunes hommes, souvent des pères, issus des meilleures familles à la tradition la plus noble, parfois même issus d'illustres lignages,
pratiqué l'holocauste de 1889 des plus pieux soldats orthodoxes de la Valdaquie, pour que brille son illustre nom : Ursachi,
fait abattre 1889 chevaliers qui n'avaient qu'un seul tord : obéir à un chef indigne.

Les Valdaques vont commencer à comprendre qu'Ursachi, s'il est bien un vampire, se nourrit en réalité de leur propre sang.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 30/03/2041
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[center]Vu sur les réseaux

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De nombreux internautes se posent la question : où l'orgueil peut-il mener ?
Si tuer les autres n'est encore pas trop grave aux yeux de certains chefs d'États,
et surtout aux yeux des puissants intérêts qui aspirent à profiter d'une conquête,
quand ce sont les siens qui meurent, il y a de quoi se questionner.

Combien de temps le Gouvernement valdaque pourra-t'il tenir ? Que chacun se rassure, ses porte-avions sont en sécurité au large, loin de la portée possible des carreaux d'arbalètes simiesques. Mais ses plus beaux jeunes hommes sont déjà étalés sur le sable par milliers. Quelques prêtres orthodoxes, aumôniers apaméens accompagnant les troupes alliées de Dovernico, tentent de faire leur office au profit de ces ennemis d'un jour, à jamais partis.

Tant de courage et de qualités forcent le respect, et après tous les Valdaques sont des Lébiriens comme les autres, gouvernement excepté.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 18/04/2041
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[center]En quatre mois, la crise monétaire a causé 130 000 morts

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Les cimetières débordent et s'improvisent hors des sites habituels
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Si la Ligue de Lébira a perdu quelques 15% de sa population en quatre mois, du fait de l'émigration massive dont elle s'est faite victime devant le plongeon dans la crise interne faute de liquidités, elle n'est pas loin d'en avoir perdu 1% par une sur-mortalité imputable directement au délitement de la société.

Dès la fin décembre, de nombreuses familles parmi les plus dans le besoin ont retiré leurs proches de l'hôpital, ou retardé leurs propres soins par prévoyance, en prévision des difficultés imprévues à toucher son salaire de décembre. L'emballement médiatique et la transparence qui a fini par s'imposer après une certaine omerta réclamée par l'exécutif ont encouragé ce phénomène et on a vu, dès la fin 2039, une sous-fréquentation des réseaux médicaux s'installer. Puis la crise a dépassé la période des fêtes, de nombreuses personnes n'ont pas retrouvé le travail et ont été mises au chômage technique dès janvier, avant que la société toute entière ou presque ne bascule dans le cauchemar de l'incertitude, du défaut d'emploi et tout simplement de l'impossibilité de régler les achats de ses besoins.

D'après un premier rapport commandé par le Gouvernement militaire de Cartagina aux bénévoles survivants du Creno Instituto, c'est bien le défaut de soins qui a causé le plus de décès au premier trimestre 2040. Le déficit technique et technologique d'hôpitaux par ailleurs débordés par les services d'urgence du fait de l'explosion de la criminalité et des atteintes aux personnes avec violence, a vite accentué la pénurie naissante de médicaments, alors que les pharmacies et les centres de stockage de biens médicaux ont été les cibles spectaculaires d'une vaste campagne de pillages de la part de bandes le plus souvent liées aux Mafias, mais également certaines fois par une foule mise en mouvement, avec ou sans manipulateurs intéressés.
C'est ce qui a motivé en partie l'exécutif militaire de Cartagina a annoncé un effort prioritaire en vue de développer la production de médicaments sur le sol lébirien.

Après les manques de soins et le déficit d'accès aux traitements divers, même les plus banaux en temps normal, viennent les violences diverses comme deuxième cause de la sur-mortalité. Les affrontements entre bandes rivales, parfois improvisées et sans passé précédant la crise, ont causé de nombreux blessés et morts à bien des occasions : mais le plus de ces disputes fatales se sont faites entre simples particuliers, pour des causes pouvant paraitre absurdes à l'étranger, comme l'accès à la nourriture, le vol de réserves de vivres, la défense de son appartement face aux tentatives d'intrusions violentes ou non, et autres. En troisième lieu, la malnutrition est directement mise en cause comme facteur direct ayant entraîné des morts plus précoces chez les personnes âgées et fragiles.

Parmi les causes listées par le rapport, on retrouve encore à la dixième place la sur-mortalité directement imputable aux tentatives infructueuses de traversée de la Cérulée : entassement dans des navires, rares, non prévus pour le transport de personnes, caches dans des endroits insolites des paquebots et avions en partance (jusqu'à la suspension du trafic aérien), disparition de bateaux pleins improvisant un transport de personnes dans des conditions pour lesquelles ils ne sont pas prévus.

C'est dans ce contexte de plus grande prise de conscience de la réalité du terrain lébirien et de la crise qu'il traverse encore, que le déploiement humanitaire de plusieurs pays occidentaux s'apprête à commencer, essentiellement en Nazalie et en Illythie, retardé jusque-là par les initiatives militaires de la Valdaquie et de l'Ennis dans les provinces orientales de la Ligue - où les deux puissances dytoliennes choisirent de lutter militairement contre l'appui de la Ligue d'Apamée.
Arios

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20/04/2041[/center]

La Nazalie à l'heure caeturienne ; le RCE est en Algarbe

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Un soldat du RCE montrant une arme à un jeune nazalien[/center]

Le Conglomérat olgarien déploie des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352602#p352602]forces spéciales[/url] en appui de son opération humanitaire, et de l'arrivée de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357096#p357096]l'Alioth[/url], navire-hôpital ayant fait les preuves de l'organisation efficace du RCE au Caskar. Alors que les Nazaliens reprennent difficilement goût à la vie, avec l'aide massive de l'économie illythe et des importations depuis l'Algarbe centrale, la crainte de l'arrivée de la guerre depuis la Cérulée orientale pénalise une reprise déjà modeste de l'activité. Le déploiement des troupes caeturiennes en Nazalie fait peu polémique, la population aspirant à se mettre à l'abri des bombardements perçus comme ceux de la CND. Si l'Ennis et la Valdaquie ont tenté par deux fois, et échoué, de débarquer d'importantes troupes en Alilée (sauf quelques commandos dont la plupart ont été neutralisés, d'après Dovernico), les Lorthon et la Slézanie continuent d'approuver la campagne de leurs alliés, et leur entrée dans le conflit reste une possibilité redoutée par de nombreux Lébiriens.

C'est donc une petite victoire d'opinion pour le régime militaire de Delfino Fieschi. Le Général en charge de la transition et de la sauvegarde de la démocratie lébirienne accueille ainsi la première puissance militaire d'Olgaro-Dorimarie en Nazalie. La présence du Caeturia (dominant désormais complètement le Nuevo-Rio, en Dorimarie) en Cérulée avait déjà été vivement critiquée par les Dytoliens, et expliqué le déploiement d'une énorme opération militaro-humanitaire au Caskar, ainsi qu'un blocus qui s'était révélé meurtrier pour la population caskare. Bien qu'il contente une partie de sa population, le Général Fieschi a joué ici au jeu dangereux de la subordination à des conflits géopolitiques plus vastes. Du côté du Conglomérat, les justifications apportées à ce déploiement sont simples : les 3 P, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=362557#p362557]partage, prospérité, paix[/url]. Le RCE entend sauvegarder la voie maritime céruléenne pour le grand commerce entre Ouest et Est, et pourquoi pas utiliser l'Algarbe dans la durée pour permettre la défense de l'axe historique du détroit d'Ashurdabad, dont la sécurité est là aussi de nos jours remise en cause par les prétentions belliqueuses de la LIM autour du Bassin céruléen.

Au prisme des bisbilles militaires et des querelles d'orgueil comme beaucoup pourraient les interpréter superficiellement, s'opère probablement dans ce conflit un affrontement entre deux conceptions commerciales, deux routes historiques d'envergure entre l'Est et l'Ouest. Le Caeturia défend la voie maritime qu'il est en mesure d'influencer par son imposante flotte militaire, tandis que la Valdaquie et ses alliés terriens promeuvent l'essor de "Routes de la Soie" aussi fragiles que périlleuses, mais qui justifient encore une grande partie des choix diplomatiques de la LIM (comme lorsqu'elle a voulu abattre un régime dranavien faisant obstacle), et de la Valdaquie (contre la thalassocratie apaméenne en puissance).
Arios

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20/04/2041[/center]

Six ans après la crise, le pastoralisme nazalien en renaissance profite de la panique monétaire

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/07/20020707185697408.png[/img]
Un berger dans les Riaggiadi, janvier 2041[/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333852#p333852]L'année 2035 fut celle d'une vaste explosion sociale dans le monde pastoral[/url], principalement en Nazalie. La longue et insidieuse déflation des prix de ventes supportables sur le marché intérieur concernant la viande d'agneau et de chevreaux, de part l'arrivée toujours plus facile de viande étrangère et l'essor de la filière bovine en Arovaquie, avait fait atteindre un point de non-retour au ressentiment des populations dépendant de l'élevage pastoral, essentiellement dans les trois quarts sud de la Nazalie, et en Alilée. À l'époque, la Ligue de Montalvo peine à apporter une réponse, tandis que le principal syndicat agricole est acquis à la vision progressiste et techniciste des fermes d'élevage en stabulation sur le modèle dytolien : la FAN ne soutient pas les éleveurs pastoraux, et le monde de l'élevage s'embrase, plusieurs bergeries sédentaires sont attaquées, des drames délictueux se multiplient. L'Union des Bergers montalvéens mobilise ses forces et pour une rare fois dans son histoire, le pastoralisme se fait à faire de la politique, avec ses méthodes. Mais le Président Mazzola ne se penche pas sur le dossier avec l'attention qui était attendue de lui, et bientôt la Guerre d'Aminavie étouffe le problème, priorités obligent.

En six ans, rien ne s'est vraiment arrangé pour le bénéfice des exploitations transhumantes, ovines et caprines. D'abord l'agneau illythe, nourri aux herbes grasses du Delta inondable du Naos, a conquis une bonne part du marché des consommateurs nazaliens, et au-delà, grâce à l'abolition des droits de douanes par l'adhésion de l'Illythie à la nouvelle Ligue de Lébira. Les pâtres nazaliens vendaient en 2040 leur agneau parfois deux fois moins cher qu'en 2035. Bientôt le phénomène se reproduisait, avec la fondation de l'ACAC et du libre-commerce entre l'Épibatie et la Ligue, une circulation des biens quasiment pas taxée vite enfreinte par l'embrasement de l'Empire mésoalgarbien, divisé en plusieurs factions. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358563#p358563]L'érection de droits de douanes officiels avec l'ACAC concernant la viande ovine et caprine[/url], alors que le conflit était dans une phase d'apaisement, en juillet 2040 marque le retour d'une politique volontariste concernant ce marché.

Il aura fallu attendre que la Ligue entière soit plongée dans le chaos, d'abord par la disparition de l'essentiel de sa masse monétaire, puis par un conflit destructeur imposé par plusieurs pays dytoliens, pour que le monde pastoral retrouve paradoxalement le sourire... au moins en ce qui concerne l'argent. Très rapidement dans les campagnes nazaliennes, dès le mois de janvier, les demandes en viande, fromage, puis lait, beurre, crème, ont explosé, comme dans d'autres secteurs agricoles peu spécialisés mais alimentaires. Seulement, difficile pour les habitants d'apporter une contre-partie, de payer les biens demandés. L'essentiel des échanges se sont d'abord fait en nature, contre des produits ménagers, des vêtements, des biens dont on peut se séparer facilement, et d'autres plus précieux comme les bijoux de famille... Parfois en herbe aussi, des ménages ayant toujours refusé le passage des troupeaux sur leur parcelle ont soudainement ouvert leur porte, contre un occasionnel litre de lait, ou davantage. Une petite économie s'est remise rapidement en route dans les campagnes, tout simplement car elle ne pouvait pas s'y permettre de s'arrêter, bêtes obligent. On a rouvert les bois, les parcs, les champs encore nus aux troupeaux, qui sont un peu redevenus les troupeaux de tout le monde...
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 22/04/2041
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[center]Les Ligues céruléennes, terrain d'un conflit plus vaste

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Une Ligue de Lébira éclatée, une Ligue d'Apamée fragile
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Il existe deux grandes routes entre Orient et Occident au niveau de la Cérulée. Et les Montalvéens les connaissent bien, ce sont celles qu'empruntèrent jadis leurs ancêtres pour libérer la Chrétienté orientale. La première est la route de terre, reliant par l'intérieur la Dytolie au Marquaz, et de là aux milles vallées du plus lointain Orient. Cette route a brillé de tous temps, jusqu'à l'essor de la navigation à voile dytolienne, à partir du XIIIème siècle. Petit à petit, elle fit place à la route de mer. Celle-là joint encore de nos jours les centres économiques ventéliens aux places céruléennes, et plus loin au super-continent olgaro-dorimarien. Dopée par le creusement de l'isthme d'Ashudabad, cette voie d'échange fut remise en cause ces dernières années par l'instabilité croissante du Moyen-Orient : conflit hachémite, envol du Karmalistan morcelé et prétentieux, plus récemment agression contre la Dranavie. Parallèlement, les pays à la source de cette instabilité se lancèrent dans un vaste projet : ressusciter la voie de terre, au sein de la fameuse Entente Trans-touranienne. Si celle-ci s'est développée au départ avec l'appui des États grecs et chrétiens de Marquésie, en quelques mois la Ligue Islamique Mondiale sut s'accaparer le projet et les en chasser, avec la caution morale d'une Valdaquie licencieuse pour d'autres raisons à l'égard de l'Orthodoxie marquésienne.

Les Nouvelles routes de la Soie doivent remplacer, dans la tête des émirs et des princesses d'Orient, la route maritime trans-céruléenne habituelle, sur laquelle la mondialisation à l'occidentale s'est largement déployée autour du bassin céruléen, en Orient, dans l'Occident du nouveau-monde, etc... Le Saog, instable et belliqueux, appuie une LIM dont le phare demeure le Royaume de Kars, gagné au panarabisme, avec le soutien de la prétendue modérée Karmalie. Quand plusieurs puissances occidentales trouvèrent bon de pousser la Hachémanie à détruire le potentiel verrou karmali sur le détroit d'Ashurdabad, c'était sans doute dans des conceptions de plus long terme - et malgré les résultats sur le terrain, ou encore l'apparente parodie d'un Dahar qui serait moins vicieux que l'État central du Karmalistan, c'est bien ce dernier qui remporta le combat et continue aujourd'hui de menacer le passage maritime.

De leur côté, les puissances occidentales dépendantes du très lourd commerce maritime mondial, comme le Caeturia qui a récemment déployé des troupes en Nazalie lébirienne, ne sont pas en reste pour menacer les intérêts continentaux, continentalistes, de la LIM et de ses sous-fifres dhimmis : Valdaquie, de fait Ennis. Si la Cybistrie ne s'est jamais opposée au passage des convois désireux de traverser du sud vers le nord son territoire, son manque d'investissements dans le Désert de Xiros, ou de réflexion sur le développement du réseau côtier de grand passage (dans un contexte de tensions territoriales communautaires fortes), a pu être interpréter comme le fruit d'influences extérieures, notamment lébiriennes. De leur côté, les États métaxériens membres de la Ligue d'Apamée cultivent, peut-être malgré leurs élites, un fort ressentiment anti-musulman, et anti-arabe, nés de leur résistance millénaire aux poussées venues du sud avec la vocation de les détruire. La Ligue d'Apamée demeure un obstacle pour le déploiement des NRDS, et c'est contre cet écueil que le fidèle soldat valdaque s'est précipité, par bien des détours certes, mais dans la double dynamique de briser l'obstacle terrestre aux NRDS, et de plonger la plus grande dépositaire céruléenne de la mondialisation maritime, la Ligue de Lébira, dans le chaos.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
02 mai 2041[/center]
[center]Dovernico contraint de nationaliser le système pharmaceutique[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/11/200211113535225072.png[/img]
Les pharmacies dépendront à l'avenir du service public[/center]

Alors que la "Ligue de Lébira" semble avoir repoussé durablement les agressions de l'Ennis et de la Valdaquie, dont la brutalité s'est heurté à la résilience d'une population déjà à cran, le Gouvernement de Wolframo di Santa-Regina veut avancer dans le retour à une situation civile convenable alors que le taux de sur-mortalité au premier trimestre 2041 a été une véritable catastrophe. L'insécurité ayant réussie à être en grande partie mâtée par les forces militaires lébiro-apaméennes en Alilée et en Arovaquie, demeurent d'importantes lacunes d'accès aux soins et bien sûr de grands foyers de malnutrition faute aux effets des bombardements, au blocus partiel des territoires par la mer, mais évidemment avant tout au tarissement des circuits agro-alimentaires et médicamenteux traditionnels.

Si la production agricole a tout de suite été un secteur protégé par les différents gouvernements lébiriens, dans l'Illythie solide du Général Faraggi, comme dans la Nazalie de Delfino Fieschi ou dans la partie orientale de la Ligue, le pays a mis plus de temps à prendre conscience de la vulnérabilité de sa population aux aléas de disponibilité de médicaments et traitements divers dont les premières victimes furent nombreuses, entre janvier et avril, dans les hôpitaux lébiriens et même à domicile. Les manques d'approvisionnements ont eux même provoqué d'autres drames, poussant à la rupture des liens civiques devant la faim ou l'extrême besoin de soins. Et la Ligue de Lébira, grande importatrice de traitements, voyant ses maigres circuits productifs eux-mêmes taris dans le domaine médical, se réveille avec la détermination de mieux superviser une bonne partie de la chaine.

C'est pour parer à la première difficulté de tous les jours : trouver une pharmacie ouverte, que le Gouvernement de Dovernico-Miliameni a fait des centres de distribution de médicaments un point névralgique de ses plans de sécurisation militaire, en postant des soldats devant toutes les nouvelles agences, tenues par des salariés de l'État touchant, doux privilège, des billets papiers frais en Lires et/ou Dragmes, ré-ouvrant parfois même des agences dont les propriétaires ont disparu, ont fuit à l'étranger ou sont morts au cœur de la crise. "La FIDES peut s'insurger, mais à situation exceptionnelle, mesures d'exception" clamait un ministre du Général di Santa-Regina, cette semaine.

Même constat dans les laboratoires : 17 d'entre eux ont été rouverts ces derniers jours, nettoyés lorsqu'ils avaient été saccagés ou simplement dépoussiérés, et plus de 480 salariés mais également 370 bénévoles, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345864#p345864]dont de nombreux religieux issus des ordres mendiants[/url], ont débuté leur travail. Le Gouvernement a assuré la réouverture prochaine de 40 autres laboratoires et points de distribution d'ici au premier septembre, en appliquant un tarif non-lucratif sur les médicaments et octroyant des cachets prioritaires aux personnes diagnostiquées sur des pathologies dangereuses et/ou n'ayant pas les moyens physiques (argent papier) de payer pour l'instant. L'État devrait faire crédit à nombre d'entre d'eux, partiels parfois. Depuis Cartagina, le Gouvernement Fieschi et la Banca centrale popolare nouvellement instituée se sont dits ouverts pour partager à l'initiative et étendre ce fonctionnement à la Nazalie.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/20012808240429604.png[/img]
6/06/2041[/center]

Îles Paomèches : Le Txile en défenseur de l'indépendance algarbienne

Le Txile a déployé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=362659#p362659]de premières forces[/url] sur le territoire illythe, avec le soutien du Dictateur. Percevant avec une grande perspicacité les enjeux et les périls d'un monde entrant une nouvelle décennie, le Général Faraggi poursuit sa quête pour sauver l'Illythie, sans hésiter à mettre en œuvre une politique diplomatique ambitieuse. La diplomatie : cette science que les prétentieux édiles de la fausse démocratie lébirienne croyaient bon de pouvoir faire l'économie.

La Txileko Gudarostea arrive donc en soutien de l'Armée illythe pour lutter contre une triple menace mettant chaque jour un peu plus en péril la sécurité de nos familles : les hordes de paillards valdaques qui rêvent d'occuper nos limons, l'hégémonie des cartels caeturiens qui se déploie déja en Nazalie, et bien sûr l'insurrection pilotée par la LIM des tribus musulmanes semant la terreur le long de nos côtes occidentales.


Dacrélie : L'exploitation des mines de diamants a pu reprendre

C'était une consigne de notre chef : reprendre l'extraction dans les mines adamantines de Dacrélie. Les anciens grands acteurs du secteur ont été associés à l'initiative d'Atomia quant à la fondation d'un office public d'extraction, veillant à un juste retour des bénéfices de cette industrie vers le peuple illythe, seul propriétaire légitime de ce cadeau de la nature. Les légendes de l'Antiquité attribuaient aux Dieux et à leur chagrin, ou leur rire, devant la faiblesse des hommes, la formation de ces pierres précieuses que le sable avait fini par recouvrir. Les diamants n'étaient rien de moins que les larmes des divinités, et plus particulièrement de Râ, offertes indirectement à l'industrie des hommes.

Grâce à une volonté de justice qui anime le gouvernement du Dictateur, les Illythes retrouveront le bénéfice de cette exploitation... enfin. Loin des fausses pudeurs d'une monarchie décadente et de ses réseaux de profiteurs, comme loin de la spoliation organisée par les Cartaginiens et leurs grandes familles durant trop longtemps.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/20012808240429604.png[/img]
12/06/2041[/center]

Illythie : Atomia fait retirer les drapeaux lébiriens des bâtiments publics

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/26/200226080746418372.png[/img]
Le drapeau de l'ex-Royaume redevient le seul emblème au fronton des bâtiments officiels[/center]

Quelques jours après avoir fêté en grande pompe et communiqué ardemment sur le bienfondé du déploiement militaire txiléen en Illythie, le Gouvernement militaire du Général Faraggi a passé un cap dans sa rupture avec l'aventure néo-coloniale de Cartagina, en faisant retirer les drapeaux lébiriens, d'un baroque ronflant et obscène au demeurant. La soumission à Cartagina semble désormais révolue, tant le pouvoir illythe est aujourd'hui assez mature pour prendre des décisions sans en appeler au concours, et à la validation paternaliste, de Cartagina. Alors que la Nazalie s'enfonce dans l'incertitude sur le chemin d'un dominion céruléen du Caeturia, et que l'influence des administrateurs civils "conseillers" caeturiens ou autochtones affidés à l'agenda du RCE ne cesse de marginaliser les décisions de la junte fiesquiste, l'Illythie montre le chemin d'une souveraineté assumée et d'une volonté de justice pour tous, comme ligne de mire de la reconstruction.

En Haute-Illythie, là où s'affichait depuis plusieurs mois la bannière lébirienne en devanture de certains bâtiments contrôlés par les milices haut-illythes (comme une stratégie d'appel au soutien lébirien, plutôt qu'une réelle volonté d'adhésion à la Ligue), l'administration locale construite en grande partie sur la base de ces pouvoirs miliciens locaux s'est faite le relais de l'intention d'Atomia, en ordonnant le retrait de tout drapeau ou de toute image du drapeau lébirien maintenant que l'Illythie avait prouvé sa capacité à protéger durablement le Moyen-Naos et ses populations coptes.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
02/07/2041[/center]

L'Illythie tourne le dos à l'Église catholique

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Kyrillos X (Cirillo), 79 ans, nommé en mai dernier en remplacement d'un Tawadros III (Teodoro) démissionnaire[/center]

C'est une union qui date du XIXème siècle. Il semblerait qu'elle ne parvienne pas à durer deux siècles. En mai dernier, le pouvoir dictatorial d'Atomia, où règne le supposé Général lébirien Milad Faraggi, enfant du pays, a discrètement poussé à la démission le "Pape copte" Teodoro III, chef de la communauté et de l'Église copte d'Illythie, dont la particularité était jusque-là d'être associée au dogme et au pouvoir de l'Église catholique universelle. Alors que nombre de chapelle coptes en Algarbe et en Marquésie sont autocéphales et conformes à l'Orthodoxie, ne s'appuyant que sur les 7 principaux Conciles (quand l'Église catholique et la tradition occidentale en comptes 21), ou antéchalcédoniennes comme l'Église copte d'Illythie le demeurait avant l'union au Catholicisme.

L'Illythie est toujours plus orgueilleuse et désireuse de faire cavalier seul dans un monde pourtant toujours plus dangereux. Celle-ci entend apparemment retrouver son pouvoir politique sur l'Église chrétienne, et plus facile pour cela de se passer du Vatican. Les derniers déboires en communication du Pape Célestin, excommuniant des Prêtres contestataires ou appelant à une vaine Croisade des États sécularisés en piteuse situation, auront servi au pouvoir d'Atomia pour inciter les hauts clercs de la hiérarchie copte, dont de nombreux ont toujours été hostiles à l'Église catholique, à réclamer le départ de Teodoro III. Le chef des Coptes illythes après le Pape tel que le consacre sa titulature officielle en langue copte, qui a toujours conservé une valeur liturgique selon les chapelles aux côtés du latin, est désormais remplacé par un simple chef des Coptes illythes et Primat.

Un bref communiqué de l'Église copte a fait savoir que celle-ci s'autorisait, au vu des manquements pontificaux à la gouvernance de l'Église, le retour à l'autocéphalie dans l'intérêt urgent des populations chrétiennes en Algarbe. Si la rupture avec le Vatican était bien une idée de longue date de celui qui est devenu Cyrille X, très autonomiste, nul ne sait aujourd'hui si le Pape d'Atomia entend pousser son Église à ré-étudier le dogme pour un potentiel retour doctrinal à des conceptions antérieures à l'union.

Pour le pouvoir civil à Atomia, un retour à l'orthodoxie monophysite s'avère très positif alors que l'Illythie tente de s'imposer durablement comme État et administration de tutelle de l'Épibatie, dont l'Église essentielle est monophysite, et aujourd'hui en morceaux à cause des déchirements institutionnels liés à la guerre civile. L'administrateur Faraggi ne veut plus passer pour le champion de communautés religieuses catholiques vues par le reste de la société épibate comme des chevaux de Troie du céruléanisme.
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