Presse générale et provinciale

Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 08/03/2041
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[center]Ils arrivent.

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Chrétiens rassemblés dans la Basilique Sant'Eustachio de Miliameni,
ce vendredi à l'occasion d'une Messe pour la paix

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Les pouvoirs publics du Gouvernement militaire d'Arovaquie et Alilée, dont le dirigeant officiel est l'ancien Chef d'État-Major montalvéen Wolframo di Santa-Regina, réfugié à l'étranger de 2034 à 2040, et du Gouvernement militaire de Nazalie, dirigé par le Général Delfino Fieschi, ont confirmé à la population le début imminent d'une opération aéro-navale au large des territoires orientaux de la Ligue de Lébira. Cartagina comme Dovernico-Miliameni ont confirmé leur adhésion aux plans de défense de l'Armée coalisée apaméenne, dans laquelle les éléments métaxériens (visés par l'ultimatum ennisso-valdaque) prennent de l'importance par rapport aux forces cybistriennes - la République de Cybistrie traversant une crise politique liée à l'incompréhension par sa population des choix du Gouvernement Kone à l'égard du conflit en Dranavie.

La menace grandissant d'une invasion par les forces d'Ennis et de Valdaquie, deux ennemis avec lesquels la Ligue de Lébira avait rompu ses relations commerciales et diplomatiques suite à d'importants scandales nés des divergences de vue et des condamnations faciles venues du continent à l'égard d'affaires intérieures à la Ligue ou pour laquelle elle déniait sa responsabilité, a suscité de nombreuses manifestations publiques, civiles ou religieuses, ces derniers jours. Alors qu'une enquête internationale révélait cette semaine que les Chrétiens de Dytolie étaient 74% à condamner les menaces émises par l'Ennis à l'encontre de la Ligue d'Apamée dans le contexte actuel en Marquésie, les jugeant non honorables, c'est aussi un peuple chrétien qui se réveille en Alilée ou en Arovaquie, sortant des nuages d'une dématérialisation ratée de l'argent-roi.

"Nous sortirons d'un régime consumériste dans lequel nous n'avons que trop perdu notre âme. Mais il n'est pas l'heure de l'imaginer - il est l'heure de combattre" appelait le Général Delfino Fieschi depuis le perron de la Cathédrale de Cartagina il y a trois jours à l'occasion d'une Grand'Messe en faveur de la paix, à laquelle assistait le Patriarche de Cartagina, Sa Béatitude Agostino Comuzzi, s'affichant de plus en plus aux côtés du Gouvernement militaire transitoire en Nazalie. Les militaires aux commandes d'un territoire factuellement fragmenté ne cachent plus leurs sentiments religieux, non sans explication eschatologique à cette soudaine démonstration de piété par des soldats et des civils sortis, par la force des choses, de la routine de leur vie.

Les manifestations publiques de la Foi chrétienne se sont multipliées ces dernières semaines. Parfois, les arrières-pensées politiques n'en sont pas éloignées, alors que l'heure est à la mobilisation de tout un pays dont une grande partie se livre, depuis trois mois, à une guerre pratique de tous contre tous, alors que la nourriture conditionnée demeure rare, et que la nationalisation partielle de la filière agro-alimentaire rencontre des écueils pratiques en bien des endroits. Même l'Armée, avec toute la force que lui procurent les relations de fidélités des hommes à leurs chefs, peine à imposer l'évidence de la redistribution progressive d'une monnaie papier dont la valeur est très instable.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 08/03/2041
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[center]L'Arovaquie, de maillon faible de la Ligue à pierre d'angle de la résistance

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/25/200125063521443970.png[/img]
Des militants licchisti lors d'une manifestation patriotique
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L'Arovaquie a été ces dix dernières années une terre de contestation de la politique générale de la Ligue de Montalvo, puis de la Ligue de Lébira. Les Arovaques se sont sentis trop riches pour continuer de donner à d'autres Provinciaux qu'ils ne jugeaient pas assez travailleurs. Les scores des indépendantistes n'ont cessé de croître jusqu'à l'élection d'une autonomiste, Addolorata Pozzi, puis d'une indépendantiste, Lena Lazarevicio, quelques années après. Ceux-ci ont maitrisé le Sénat, jusqu'à l'année dernière, où la vapeur s'inversa à la faveur de la crise bancaire, puis économique, qui plongea la Province dans la récession. Le Mouvement de la Licca, par son éclectisme, n'a satisfait personne et en a déçu beaucoup, mais aujourd'hui même les plus farouches militants de l'indépendance recyclés en animateurs costumés du folklore arovaque ne pensent pas que celle-ci sera obtenue avec le concours militaire de l'étranger. Au contraire, les menaces d'Ennis et de la Valdaquie ont ressoudé les rangs.

En Valdaquie, seuls les médias d'extrême-droite donnent de la voix pour justifier l'ultimatum et les menaces, confirmées par la surveillance satellitaire lébirienne, d'une invasion imminente de la Ligue, du moins d'une opération aéronavale la visant (fût-elle une simple manœuvre d'intimidation musclée). Les justifications que la société valdaque parvient à sortir vont [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361899#p361899]de la légitimité raciale et linguistique des Valdaques, race pure, à dominer la Cérulée et les anciennes colonies latines[/url], ou des mystérieuses [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361922&sid=7b8bad7671e42b284c6db01c5261313a#p361922]provocations lébiriennes d'une Ligue qui irait même jusqu'à "s'installer en Apamée"[/url]. La Valdaquie est entré dans un bad trip gênant, un délire collectif qui risque de se terminer dans le sang, celui des autres en premier lieu.

Les "singes" arovaques n'ont ainsi d'autres choix que de faire front commun avec leurs congénères pour repousser les prétentions d'un gouvernement en quête de paillettes, faillant à son rôle très grossièrement conquis de "Protecteur de Hiérosolyme", octroyé par l'intelligent Kars afin de se mettre Albarea la lourde dans la poche, en préférant aller bombarder des Chrétiens sans ressources que de soutenir son indéfectible allié slézan à défendre ses cousins dranaviens. Un temps, des Arovaques voyaient en la CND un avenir, une organisation au sein de laquelle l'Arovaquie souveraine pourrait entamer une phase de développement indépendante tout en restant à l'abri des principales menaces de la liberté - mais l'Ennis et la Valdaquie tuent dans l'organisation par leur débauche d'orgueil et de décisions absurdes. Rares sont aujourd'hui les Arovaques indépendantistes qui aspirent à intégrer une organisation dominée par des tyrans, et abondée de gouvernements silencieux sur ces agissements de cow-boys en plein cœur de la première Mer commerciale du monde.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 17/03/2041
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[center]"Pourquoi ?" ; aux lendemains de l'attaque ennisso-valdaque, le Général di Santa-Regina interroge la Dytolie

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/26/200126080836747594.png[/img]
Wolframo di Santa-Regina, chef de l'autorité militaire transitoire lébirienne d'Arovaquie et Alilée
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"Pourquoi ? Est-ce que quelqu'un peut répondre à cette question ? En Ennis ? ou même parmi les membres silencieux de la CND ?"

Ce sont 111 soldats lébiro-apaméens qui ont perdu la vie dans cet assaut, mais aussi 340 civils aliléenstués par des frappes aveugles sur les villes de Ticcachi et Filipiada. En Arovaquie, on a abattu 306 envahisseurs fusilliers-marins d'assaut valdaques, repoussant une première tentative de prise de contrôle du littoral. La défense lébirienne, dopée par ses alliés marquésiens, a clairement remporté cette première bataille en faisant la démonstration de sa capacité de réponse aux agressions les plus stupides.

"L'objectif de l'Ennis et de la Valdaquie est de détruire notre matériel, et de faire couler notre sang, jusqu'à ce que nous nous soumettons à leurs desiderata, que nous leur livrions nos usines, que nous travaillions pour eux, que nous abandonnions ce pouvoir que tant de populations nous envient : le pouvoir de ne pas être d'accord avec l'agenda des deux dictatures militaires, ou mafieuses, qui nous assaillent et veulent diriger la Dytolie, et la Cérulée.

Lorsqu'ils auront détruit notre dernier char, s'ils y parviennent, et tué notre dernier soldat
, qu'importent leurs pertes pour leurs chefs politiques, ils continueront d'abattre nos civils, nos femmes, nos bébés, nos enfants, nos jeunes hommes, nos vieillards, jusque dans les maisons de retraite et les maternités s'il le faut, pour gagner cette guerre d'orgueil qu'ils ont déclaré, par jalousie de notre génie économique soudainement affaissé par un attentat numérique.

Et quand ils verront que notre population ne se laisse pas abattre sans réagir, ou encore que les actes terroristes qu'ils engendrent n'abattent en rien la volonté de la population à résister, ils détruiront ce qu'il restera de notre patrimoine, de nos peintures, de nos sculptures, de notre passé, ils effaceront nos traces historiques dans l'espoir de nous faire plier. Ils [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361899#p361899]remplaceront notre population tel que le promeuvent les principaux "intellectuels" dans les pays concernés[/url].

Pour que nous cela n'arrive pas, nous devons redoubler nos efforts. Nous allons leur casser les jambes. En Nazalie, nos alliés se préparent à la contre-offensive. Mais la force brute ne peut être la seule réponse - la réplique doit être aussi humaine. C'est dans le courage de la pensée, dans l'insoumission à la bêtise, que réside aussi notre salut, et ces qualités doivent avant tout s'exprimer au sein des populations des États-terroristes de l'Ennis et de la Valdaquie. Qu'ils mettent ces bêtes qui dilapident l'argent public pour tuer en prison. Qu'ils mettent ces fous qui détournent les capacités de défense de leur État et coulent leurs navires de guerre pour gagner des élections dans les cellules psychiatriques qui doivent être les leurs.

Qu'ils aillent sortir du lit ces deux vampires, Morain et Ursachi, qu'ils les trainent dans les rues et leur fassent subir ceux qu'ils ont décidé de faire subir à nos civils.

Et que face à l'inexplicable, le continent de Doriana Soubeyre se réveille, condamne, prenne acte et se désolidarise de ces terroristes."
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/11/19011108075240338.png[/img]
10/03/2041[/center]

"C'est lui qu'a commencé m'dame"

Alors que la population mondiale s'inquiète d'une possible sur-élévation du niveau de la mer à force que Lébira y précipite dans ses fonds les géants d'acier de ses agresseurs, c'est un témoignage intéressant que nous livre l'ancienne maîtresse d'école de Pedru Ursachi, le césarito de la Valdaquie, Madame Papescu, sur les agissements de son élève à l'époque.

Pour son ancienne maîtresse, l'élève Ursachi n'était pas seulement un cancre assumé trop heureux de faire rire ses amis plus forts et plus beaux que lui, mais aussi et surtout un enfant turbulant, brutalisant à longueur de temps ceux qui avaient le moins les moyens de se défendre, et surtout d'une indescriptible malhonnêteté : accusant toujours ses victimes d'être la cause de ses délires.

"C'est lui qu'a commencé m'dame !", une mantra chère au petit Pedru. Mais Madame Papescu a toujours su faire preuve de clairvoyance. "Je décelais bien derrière ses lâchetés son irrésistible besoin d'être intéressant, regardé, remarqué. Contre-balançant les faibles dons dont la nature l'avait pourvus, Ursachi appréciait les démonstrations d'arrogances, s'assurant du coin de l'oeil qu'une autre brute l'appuierait dans son méfait, et que ses protecteurs se tiendraient là, mobilisables en cas de trop grandes prétentions de ses victimes esseulées à se débattre".

Pour Madame Papescu, il est très regrettable que la petite frappe du cours préparatoire devint la brute épaisse des lobbys de l'armement valdaque, et le chef d'un pays qui ne méritait pas un tel désastre. Mais un jour viendra où l'éternel orgueilleux recevra la monnaie de sa pièce, car il faut bien grandir et on ne pardonne plus certaines choses aux adultes.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 17/03/2041
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[center]Un point sur les trois Gouvernements militaires dans la Ligue de Lébira

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/26/200126111129230057.png[/img]
Trois pouvoirs mais une seule Cartagina
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Les Ennissois et les Valdaques continuent de fustiger "l'impérialisme" apaméen, ou lébirien selon l'envie, dans leurs communiqués incendiaires ou leurs interventions grossières, des conférences de presse aux plateaux télévisés. Si en effet, on ne peut réserver l'épithète d'impérialiste aux simples coalitions qui bombardent un pays souverain, celui-ci demeure très exagéré en ce qui concerne la Ligue d'Apamée (Cybistrie+Métaxérie), à la tête d'une opération humanitaire et militaire en Arovaquie et en Alilée depuis le mois de janvier dernier.

Dictature du Général Milad Faraggi, Illythie : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360825#p360825] Instaurée fin janvier pour une période de 5 ans[/url], par un Sénat aux rangs clairsemés, la dictature en Illythie aboutit à un pouvoir quasi-autocratique détenu par un officier supérieur de l'Armée lébirienne, d'origine illythe, soucieux de conserver l'ordre et la paix dans ce qui sera probablement en 2041 la Province la plus riche de la Ligue de Lébira. L'Illythie doit le relatif maintien de sa paix civile à deux facteurs : la non-dématérialisation complète de la monnaie, du fait de son entrée tardive dans la Ligue et d'une économie trop en retard pour effectuer ce virage rapide, et les structures sociales traditionnelles cimentant une bonne partie de sa population baignée de tradition monarchique.

Atomia (capitale de l'Illythie), assure Cartagina de son soutien militaire, mais entend se poser en principal interlocuteur et successeur algarbien de la Ligue de Lébira, dans le cas où celle-ci devait s'effondrer en Orient dytolien.

Gouvernement militaire d'Arovaquie et d'Alilée, Général Wolframo di Santa-Regina : Dès la fin janvier, devant l'imminence d'un péril migratoire en pleine expansion, la Cybistrie presse ses alliés métaxériens de ressusciter l'alliance apaméenne pour [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360909#p360909]permettre le retour de l'ex-Chef d'État-Major montalvéen[/url], Wolframo di Santa-Regina, dans la Ligue céruléenne. Début février, les troupes apaméennes rejoignent les convois humanitaires partant pour une Ligue de plus en plus affaiblie à l'intérieur, en proie aux violences, et surtout totalement abandonné par la Dytolie silencieuse. Wolframo di Santa-Regina entend rétablir un pouvoir démocratique lébirien ou à défaut montalvéen assez rapidement, mais du dispositif apaméen est importante et les conditions du terrain sont très difficiles. Celui qui était ouvert à un dialogue serein avec la CND, en tant qu'adversaire de la politique bancaire aventureuse de Cartagina et du "club des Algarbiens" prônant l'auto-développement lébirien par l'Algarbe plutôt que par les partenariats dytoliens, est vite rattrapé et dépassé par les bêtises cavalières et les menaces innomables de l'Ennis, puis de la Valdaquie, deux ennemis héréditaires en pleine effervescence devant l'animal lébirien agonisant. Santa-Regina accepte l'ombre apaméenne pour défendre le sol céruléen, mettant son souverainisme en retrait.

Gouvernement militaire de Nazalie, Général Fieschi : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361348#p361348]Installé en Nazalie depuis février[/url], le Général Fieschi ancien "rebelle n°1" au Gouvernement de Cartagina (Anto Rossi) qui a décidé de continuer la Guerre en Épibatie malgré la défaite du camp lébirien à Gighida, afin d'honorer ses alliés (Giorggis IV), s'est installé à Cartagina avec ses hommes, dans une vague de popularité compréhensible après des semaines de heurts ayant conduit à la disparition pure et simple, dans la nature, des éléments du Gouvernement civil précédent. Si ce dernier Gouvernement [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361006#p361006] condamnait l'intervention apaméenne en Arovaquie début février[/url], celui du Général Fieschi et de ses hommes ont acté l'intervention apaméenne et entamé des relations franches avec la nouvelle autorité militaire en Arovaquie puis en Alilée, dès la mi-février, et resserrant les rangs avec leurs camarades de l'institution à mesure que la menace dytolienne se faisait plus pesante.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
19 mars 2041[/center]
[center]Dette : "Mettez fin à cette guerre ou nous ne pourrons jamais vous rembourser"[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/13/190913093622538421.png[/img]
Dette lébirienne au 1er janvier 2040 - l'année 2040 est difficilement mesurable[/center]

La Ligue de Lébira doit 287 400 milliards $ à une vingtaine de pays dans le monde, parmi les plus prestigieux comme le Kars, le Commonwealth, le Kaiyuan, le Txile ou encore la Santogne. Son économie fonctionnait avant la crise sur une monnaie qui s'est évaporée : la Lire électronique, dont tous les comptes qu'elle qualifiait ont vu leurs soldes revenir à 0 ₤ dans la semaine précédent Noël 2040. Après trois mois d'errance, de chaos civil et de menaces militaires, la résignation a atteint le milieu bancaire lébirien, depuis ses bureaux improvisés à l'étranger où nombre de ses cadres se tiennent en exil forcé pour éviter les représailles d'une population en colère, qui n'attend plus de miracle informatique capable de réparer les effets du virus ayant atteint la Lire électronique.

Il n'est plus possible à cet instant à la Ligue de rembourser ses créanciers. Seul son redressement économique et la refinanciarisation de son économie permettra de solder sa dette, plus grande que le PIB de n'importe-quel pays dans le monde à part elle. Mais les opérations militaires destructrices en cours et prévues par l'Ennis et la Valdaquie mettent en péril à la fois la capacité de Lébira à renaître économiquement, mais tout autant son capital matériel subsistant, le seul sur lequel la Ligue pourra bâtir sa reconstruction, et le seul avec lequel elle pourrait commencer à rembourser ses créanciers. Son modèle social est quant à lui à terre, les allocations ne sauraient être versées en 2041, ni probablement dans les années suivantes, qu'elles concernent la consommation courante, les aides sectorielles, les pensions de retraites et de chômage. Tout est à terre, et ce qui est déjà à terre est bombardé par deux pays dytoliens.

Le Gouvernement militaire d'Arovaquie et d'Alilée, tenu par l'ancien chef d'État-Major Wolframo di Santa Regina, épaulé dans sa guerre défensive par les pays de la Ligue d'Apamée, a lancé un appel solennel ce matin aux principaux détenteurs de titres de créance lébiriens. Expliquant la situation et ponctuant son appel par cette alerte "Mettez fin à cette guerre où ne nous pourrons jamais vous rembourser", le Général souhaite attirer l'attention de trop nombreux pays peu intéressés à prendre position dans le conflit sur le fait que c'est directement l'argent de leurs citoyens qui disparait sous les bombes dytoliennes.

Il y a quelques jours encore le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=362001#p362001]Kars voyait sa presse d'affaires s'inquiéter de la situation[/url]. La seule capacité de la Ligue de Lébira à rembourser passera par son redressement économique dans la paix ; sinon, la mise en esclavage perpétuelle de sa population, d'abord au profit des deux régimes présidentialistes d'Ennis et de Valdaquie.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 18/03/2041
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[center]Le Kaiyuan, géant attendu pour pacifier la Cérulée

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/200128063642149082.png[/img]
Environ 600 000 personnes seraient liées à la diaspora kaiyuanaise dans la Ligue de Lébira
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Sa condamnation des frappes ennisso-valdaques en Lébira s'est accompagnée d'une proposition de mise en place d'une aide humanitaire d'urgence aux populations de la Ligue, une aide chaleureusement acceptée par les Gouvernements militaires de Nazalie, d'Arovaquie et Alilée. Alors que le Président valdaque s'égosille à vouloir décrédibiliser les gouvernements lébiriens, après avoir déclaré la guerre à la Ligue d'Apamée pour prétendre libérer la Ligue de Lébira des envahisseurs marquésiens, les Généraux Fieschi et di Santa-Regina comptent sur le soft power du géant ventélien pour attirer l'attention sur l'invasion qu'essayent de mener les deux puissances dytoliennes.

Vivaient encore fin décembre quelques 600 000 Kaiyuanais ou descendants de Kaiyuanais dans la Ligue de Lébira. Plusieurs ONGs lébiriennes estiment qu'entre 15 et 25% de la communauté s'en est allé, dans les premiers jours de la crise alors que les liaisons aériennes subsistaient, ou en utilisant bien souvent des routes migratoires illégales à destination de la Dytolie du sud (Santogne, Flavie, Aurora, Asdriche, etc...), ou du sud de l'Algarbe (Makengo, Vryheid), tolérées dans le contexte tragique qu'a rencontré la Ligue. Mais de nombreux foyers ainsi déracinés de leur terre d'affaires ont laissé beaucoup derrière eux, des appartements pleins verrouillés à double tour, des commerces, des propriétés, concessions, licences d'exploitation... Des "affaires" qu'ils aimeraient bien retrouver rapidement, et pour ce faire l'engagement du Kaiyuan sur le terrain est vu comme beaucoup comme la solution idéale, tandis que les deux régimes brutaux de Dytolie intensifient leurs frappes.

Au-delà de ça, l'intérêt premier du Kaiyuan à intervenir pour bloquer l'avancée de l'Ennis et de la Valdaquie réside dans la sauvegarde de l'économie lébirienne, alors que la population excédée n'entend pas se soumettre à deux États qui souhaitent dicter leur volonté à la Ligue depuis des années ; Cartagina doit plus de 13 milliards de $ à différents prêteurs kaiyuanais, dont des proches du Gouvernement ou des premières instances économiques du pays.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 18/03/2041
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[center]Vers les nécessaires nationalisations

[img]https://images.agi.it/pictures/agi/agi/2019/11/02/172914102-3c07854a-7395-4ce0-8bd0-502dfc76a643.jpg[/img]
Les agriculteurs récolteront-ils le foin pour l'État cet été ?
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Agro-alimentaire : La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360673#p360673]garantie d'achat illythe[/url] des productions agricoles 2041 par l'État (par la Dictature d'Illythie) devrait être étendue à l'ensemble de la Ligue de Lébira, la Nazalie et les territoires où le contrôle du Gouvernement militaire reste effectif en Arovaquie et en Alilée. Si Cartagina comme Dovernico (ni même Atomia) ne veulent franchir la ligne rouge de la nationalisation des terres et des moyens de production, c'est notamment par le monde agricole que le pouvoir militaire semble prévoir de re-monétiser la Ligue, en garantissant de payer toutes les productions de l'année 2041. Mais la mesure ne fait pas forcément le bonheur des agriculteurs, qui se méfient de toutes les monnaies en cette période. Certains pourraient être tentés de sous-déclarer leurs productions afin de pouvoir continuer à en troquer une partie.

Électricité : La nationalisation du réseau électrique est de fait engagée, alors que Cartagina et Dovernico ont contraint par décret les distributeurs et les usines de production à continuer à fonctionner. L'électricité est de fait gratuite, bien que limitée à certains horaires en fonction des endroits, et limitée en puissance. Leur personnel accuse des retards de paiements importants, mais reçoivent d'ores et déjà parmi les premières Lires papier ré-imprimées, mais également les Dragmes arrivées en urgence de Cybistrie en Alilée et en Arovaquie. Cet argent est là-aussi bien souvent vu comme une monnaie de singe, alors que les commerces restent fermés dans la plupart des villes, et que peu de gens acceptent encore de donner un objet ou de rendre un service contre ces monnaies officielles moins développées que d'autres plus informelles mais circulant bien comme la Lire amarantine, ou la Livre Sterling. En Illythie, paradoxalement, l'électricité est davantage rationnée, alors que le charbon dytolien ne parvient plus aussi bien qu'avant en Mésoalgarbe, et que le service reste payant.

Pétrole : Les menaces pesant [url=https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/10/190910011130594614.png]sur les réserves stratégiques de Miliameni[/url], et Bragopola, ont poussé le Gouvernement de Dovernico à pousser les citoyens à se fournir gratuitement aux pompes afin de constituer des réserves personnelles à condition d'être situés dans l'arrière-pays, à l'abri des bombardements, afin d'éviter une propagation du feu en cas d'attaques. En Nazalie, les distributeurs d'essence ont été contraints par le pouvoir à accepter le paiement en tickets de rationnement alimentaires, dont la masse commence à être importante, et que Cartagina s'est ensuite engagée à reprendre prochainement contre des Lires papier. Mais ce système de crédit apporté par la filière contraint de nombreux employés des stations, des usines de traitement, de stockage et des services de distribution à travailler en partie bénévolement, sur injonction du pouvoir militaire.

Armée : La prise de pouvoir par les composantes de l'Armée lébirienne entre Janvier et Février dernier en fonction des Provinces ne s'est articulée que sur la relation d'autorité des chefs sur les soldats, et de fidélité de ceux-ci envers ceux-là. L'esprit de corps, la camaraderie, la solidarité donc et les relations d'homme à homme ont appuyé et permis ce concours : la reprise en main des cadres politiques, désertés par les politiciens, par ce grand corps constitué qu'est l'Armée, et ce sans qu'il soit question de rémunération des soldats. Si beaucoup ont tenté de déserter, une portion de ceux-ci ont été arrêtés, et la plupart des soldats toujours en exercice ne sont pas payés à hauteur de ce qu'ils étaient avant la crise ; les tickets de rationnement, dont ils font ensuite profiter leur famille, mais surtout les avantages en nature rémunèrent des hommes qui s'habituent par ailleurs à agir par patriotisme et fidélité. Ils étaient, avant la crise, les soldats les mieux payés du monde (cf. budget). Ils entendent peut-être le redevenir demain.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/30/200130090317824009.png[/img][/center]
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20/03/2041


Couler un porte-avion, c'est couler l'impérialisme !

Le 11 mars dernier, le peuple le plus endormi dans le capitalisme mondial a envoyé un signal planétaire, dans un effort inédit, pour repousser une armée impérialiste. Des gourmands, habitués à se repaître des marges permises par l'exploitation des immigrés, ont défendu leur pré-carré face à des jaloux affamés, autres gourmands se repaissant d'avance des avantages capitalistes qu'ils tireraient de la domination militaire de la première puissance mondiale. Toujours, les peuples envoyés les uns contre les autres, les plus malheureux en première ligne, dans l'intérêt de la caste mercantile.

Mais le peuple lébirien n'était pas n'importe lequel. Depuis trois mois bientôt, il était face contre terre, avait une gueule de bois terrible, constatant la terrible vanité de l'argent, l'illusion douce dont il se rend coupable. En manque ! Lébira, c'était cette jeune fille prête à vendre tout ce qui lui reste contre un peu de drogue. Mais depuis la fin décembre, un heureux évènement a fait trembler dans les chaumières asphyxiées : plus de drogue ! plus de cash ! plus d'argent, plus de moyens de contourner une réalité. Ou la mort, par la lutte de tous contre tous. Ou la solidarité, l'entraide entre tous.

Même si les Lébiriens étaient peut-être sur le chemin de leur reconstruction morale, devant l'absurdité dévoilée au cours de cette apocalypse fiduciaire, le capitalisme mondial s'est rappelé à eux. Dans leurs chars, dans les soutes de leurs géants d'acier, Valdaques et Ennissois, brutes hyper-testostéronées prêtes à sacrifier leur jeunesse pour la gloire de leurs officiers, et les plans machiavéliques de leurs principaux milliardaires, étaient les idiots utiles des plus riches, les abrutis finis d'un système mondial abrutissant. Si quelqu'un est à terre et qu'il peut rapporter de le frapper, alors frappez le !

Les Lébiriens n'ont pas accueillis leurs libérateurs auto-proclamés dans la liesse. Ils ont répondu, absurdes, par la souveraineté. Des soldats non ou mal payés, ont repoussé l'assaut. Un pays, sans argent, où les marchands sont en slip et où leurs villas brûlent, a coulé un porte-avion, détruit le moyen d'action et de projection d'un gourmand, qui voulait être plus gourmand que le plus gros des gourmands, plus gras que le plus gras du monde, plus reluisant que celui qui ne luisait plus.

Un pays sans argent a coulé un porte-avion. Si Sa Nullité s'en remettra, et rebâtira une une nouvelle machine de guerre, le symbole envoyé à tous les peuples contraints est sans égal. Un peuple qui n'a plus rien peut encore combattre l'impérialisme. Le plus pauvre peut parer aux coups des plus gourmands.
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 25/03/2041
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[center]Cartagina recrée une Banque Centrale pour organiser la re-monétarisation du pays

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/31/20013107021427389.png[/img]
La BCP aura-t'elle le temps de devenir une vraie banque ?
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Sous les bombes, les Lébiriens ne perdent pas le nord. À ce pays fondé par les Banquiers, il faut une Banque. La Banca di Montefiori est éparpillée entre les cinq continents et le cloud, ses cadres volatilisés, ses fonds évaporés, ses dirigeants en exil, ses bureaux calcinés. Refonder le pays sur le retour de la monnaie papier demande l'émergence d'une nouvelle institution financière, qui permettra la refinanciarisation du pays et garantira le paiement des nombreuses créances dues à l'étranger.

Mais en attendant, la priorité de la BCP sera de jouer le rôle premier d'une Banque : concentrer l'argent de ceux désirant le mettre à l'abri. La BCP cumulera donc des fonctions de Banque centrale, en planifiant le retour de la monnaie dans l'économie, et de banque de dépôt en permettant, sous l'étroite surveillance des moyens de l'Armée, aux épargnants divers de mettre leur argent papier, mais aussi leurs biens de valeur à l'abri. Une situation transitoire, selon le Gouvernement militaire, qui permettra de commencer à centraliser une masse monétaire en expansion rapide, à mesure que les Lires papiers sortent des usines nazaliennes et illythes.

Le BCP devra répondre prioritairement à l'injonction du pouvoir politique sur le respect des valeurs précédant la disparition de la Lire électronique, à savoir la remise en circulation, par l'impression, de l'exacte masse monétaire qui circulait sur les réseaux électroniques avant le crash de décembre dernier. Les experts estiment qu'il faudra attendre un an et demi avant que la masse suffisante à la renaissance d'une économie locale matérielle vive ne soit disponible en circulation. Pour la ré-impression totale des valeurs de dépôts à courte, moyenne et longue échéance, deux années supplémentaires seront nécessaires. Pour demeurer une économie contemporaine, il sera nécessaire à la Ligue de dématérisaliser une partie de sa nouvelle monnaie, pour permettre le retour des opérations financières en temps réel et donc le financement de l'industrie, et ce en dépit des grandes craintes et de l'allergie manifeste d'une partie de la population à l'égard de la monnaie virtuelle.

La BCP étudie plusieurs possibilités comme le fait de créer une monnaie spécifique aux réseaux financiers virtuels, avec une convertibilité maitrisable par l'autorité bancaire, ou mettre en place des mesures limitant la dématérialisation - comme l'obligation de dépôts papiers fixes en contrepartie d'un crédit sur un compte ou une carte de paiement. Dans tous les cas les tergiversations autour de la question bancaire illustrent bien le grand traumatisme qui continue de frapper le pays. Un traumatisme bien plus angoissant que quelques bombes pour certains.
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