Posté : mer. sept. 09, 2015 9:12 pm
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[center]À Aqshiah, un colloque international sur la pédophilie[/center]
[justify]Ils sont venus du monde entier pour assister au très controversé Colloque International quant à la Sociabilisation entre Individus à la Majorité Disparate (CISIMD), un nom alambiqué pour désigner un colloque au sujet de la pédophilie.
Cette rencontre très sérieuse d'enseignants universitaires du monde entier a tout d'abord germé dans l'esprit de David Feisher, professeur de Sociologie à l'Université d'Aqshiah, en janvier 2024. Mais, faute de susciter l'intérêt de ses proches, le professeur abandonna l'idée. « Tel-Érib était en effet, à l'époque, dans une sorte de période post-traumatique qui dura entre six et onze mois (selon les spécialistes) et durant lesquels le malaise fut conséquent dans la société », indique M. Feisher. Et pour cause : du fait du vote prononcé par le Sénat en faveur de la loi extranationale Viviane Kavel sur les rapports sexuels majeur-mineur, c'étaient deux millénaires de traditions qui partaient en fumée. Établissant la majorité sexuelle à 15 ans, faisant suivre les pédophiles par des psychologues et instituant une sensibilisation des enfants dans les écoles, la loi est sans aucun doute la plus retentissante de son temps. Pourtant, le mois précédent, une autre loi pénalisant la pédophilie avait été largement refusée par les sénateurs tel-éribains malgré le soutien presque uniforme des nations étrangères ayant voix au chapitre. Cette loi Dimtry Avdonine était bien moins consensuelle : interdisant même les représentations de scènes de sexe pédophile (bande dessinée, images originales, dessins animés, etc.), la loi allait jusqu'à exiger « l'ablation des organes génitaux de tout individu dérogeant aux règles ci-avant énoncées ». En plus de démontrer que l'intervention de votants étrangers est une erreur pure et simple, ce processus d'interdiction de la péédophilie à Tel-Érib fut un fiasco en termes de résultats : auparavant, seules les relations consenties étaient acceptées, et la situation semblait, bien qu'éthiquement affreuse, relativement stable.
En ce début d'année 2028, David Feisher a donc pu organiser le premier CISIMD. Cette rencontre, qu'il veut annualiser et faire croître, a été largement controversée. En effet, si au Sud les populations, par amour des traditions, n'ont pas vu de problème à un tel événement, la situation fut tout à fait différente Outre-Cær. Dans plusieurs États comme l'Estland ou Basterra, des manifestations ont réuni plusieurs milliers de personnes pour protester contre les autorités qui ont préféré fermer les yeux sur ce qu'ils considèrent comme une « incitation à la pédophilie à peine dissimulée », précise Ian Shever, Président de l'Association « Protégeons nos enfants ! », une organisation fondée dès 1975 et ayant connu un succès rapide et croissant depuis les années 1980. Pendant cette décennie, les cyrénans, séparés depuis peu des tel-éribains, ont pris conscience des différence entre les deux états. Respectueux d'une certaine éthique partagée par de nombreux autres pays développés du monde et fondamentalement humanistes, les cyrénans ont découvert avec un étonnement teinté de scepticisme ce qui se passait de l'autre côté des Monts Centraux. Si les pratiques pédophiles tel-éribaines ont été mises en place dès leur arrivée sur l'Île du Prince, jamais les cyrénans n'ont réellement eu connaissance de ce qui se passait entre ces juifs qui se plaisaient à rester entre eux. Après le Moyen-Âge (512-1497) et le développement de la monarchie, les cyrénans sont restés très centrés sur eux-mêmes, et ce qui se passait au Sud n'intéressait que quelques humanistes précoces que personne n'écoutait. Puis vint la dictature, sous laquelle les activités d'Iskupitel et ses sujets n'intéressaient personne. Après la dictature, ce fut la Fédération ; mais les tel-éribains, ayant refusé d'intégrer la Fédération et leur indépendance de fait ayant été saluée par les révolutionnaires qui avaient fait tomber le Général Heydar Menem, ont pu sauvegarder leurs traditions. Mais après la consolidation des toutes jeunes institutions fédérales, les cyrénans ont pu se renseigner sur ce qui se passait du côté d'Érib. Et se rendre compte qu'ils auraient dû agir quand ils le pouvaient encore. Côté fédéral, on préférait considérer que leur politique intérieure n'était pas quelque chose que l'on pouvait discuter. En bottant en touche, les responsables fédéraux se sont concentrés sur la valorisation de ce que devait être une toute nouvelle Cyrénanie, un pays enfin libre et résolument moderne. Une réaction qu'à l'époque les masses avaient du mal à comprendre, mais qu'aujourd'hui on admire.
Alors quand en 2027 Daniel Fisher demande aux autorités municipales aqshiahtes le droit d'organiser son projet de CISIMD, il ne reçoit aucun frein du côté des autorités tel-éribaines qui ne voient pas d'un mauvais l'œil l'ouverture d'une réflexion intellectuelle mondiale sur la question de la pédophilie légalisée, l'élite politique éribaine gardant espoir de faire abroger la loi Viviane Kavel qu'ils aiment si peu. Le fait que ce soit une loi extranationale devient un outil de premier ordre, les nationalistes-conservateurs au pouvoir mettant à la poubelle les principes xénocrates alors acceptés par la majorité de la population, et certains membres influents du PNC local. Il ne connaît non plus aucun obstacle des autorités fédérales, qui hésitent à prendre trop de décisions allant contredisant l'avis du gouvernement tel-éribain, et qui préfère considérer que tant qu'ils ne font qu'en parler il n'y a pas de problème. C'est d'ailleurs l'esprit retenu dans la loi Viviane Kavel, qui conserve une certaine pédophilie, celle des images. Tant que ce n'est que dans leur tête et que cela ne traumatise pas d'enfants, finalement, pourquoi leur en vouloir ? C'est ce genre de thèmes que David Fisher et d'autres spécialistes du monde entier discuteront. Du monde entier, car des professeurs universitaires de quelques pays étrangers ont accepté de participer au colloque. Des invités spéciaux, également, dont certains citoyens sébaldes qui ont fait partie du petit groupe à l'origine de [url=http://www.simpolitique.com/post267632.html#p267632]l'initiative populaire nationale[/url] qui demande la dépénalisation des relations entre majeurs et mineurs consentants. Comme l'explique Daniel Fisher, « Cette distinction entre consentant et non consentant a été acceptée par la population tel-éribaine dès la fin du XVIIe siècle, bien avant sa confirmation par la législation, quatre siècles plus tard ». Avant son intervention sur scène, le professeur ménovien Aleksandr Kalinine, qui enseigne l'histoire de la sociologie à l'université de Tehoja nous a confié ce qu'il considère comme étant la meilleure tactique que le législateur doit adopter pour habituer la population à ces pratiques, qu'il ne cautionne pas et qu'il compte combattre en venant à Aqshiah : « Tout réside dans la majorité sexuelle. Même la plupart des tel-éribains considère qu'il doit exister une majorité sexuelle, et dans les autres pays développés c'est une évidence : lorsqu'un homme couche avec une femme qui peut paraître un peu jeune, il commence par lui demander son nom pour éviter des sanctions de la société. Faire accepter ces pratiques est un travail de longue haleine, mais extrêmement efficace. La majorité sexuelle est, chaque décennie, descendue de quelques mois. Au début, si les membres de la sphère politique disposent d'une bonne rhétorique, la majorité des citoyens n'y verra pas de grande objection. Et plus l'âge de la majorité sexuelle baissera, plus le nombre de pédophiles, dans un pays vicié comme Tel-Érib, croîtra, faisant que chaque baisse sera davantage soutenue par les pédophiles et moins par les citoyens lambda – s'il en existe encore de ce côté-ci de la planète. Plusieurs siècles après, et donc grâce à plusieurs générations éduquées avec les prétendus bien-faits de la réduction de l'âge de la majorité sexuelle, ce genre de pratiques barbares ne sera jamais remis en cause par les citoyens. C'est ce qui s'est passé à Tel-Érib au cours de l'histoire : une acculturation progressive des populations locales par Iskupitel et son peuple proche. Il a fallu une intervention ménovo-franconienne pour sauver ces pauvres enfants. Aujourd'hui, je veux profiter de ce colloque pour faire comprendre qu'il est nécessaire de placer des limites juridiques, pour éviter que cela se reproduise. »
Si la qualité du colloque n'est peut-être pas optimale du fait de sa jeunesse et du faible nombre d'intervenants étrangers, il n'a pas manqué de créer l'événement, et le nombre de personnes qui sont venus y assister s'est compté par milliers. La plupart des amphithéâtres se sont trouvés trop maigres pour accueillir le nombre de spectateurs intéressés, et l'on a dû en faire asseoir certains sur les marches – au grand dam du responsable de la sécurité, d'ailleurs. Daniel Fisher pense déjà à l'année prochaine et demandera un financement extérieur pour avoir le droit d'occuper un lieu plus grand, peut-être à Érib ou Beershebat cette fois. Alors qu'au Nord ont eu lieu des manifestations, à Aqshiah la population était peu défavorable à la tenue d'un tel colloque, davantage indifférente à toute cette agitation.
Le plus amusant dans tout cela est que ce grand colloque à Aqshiah a totalement fait oublier la tenue aux exactes mêmes dates du 16ème salon mondial bi-annuel de la pédophilie, qui a accueilli, dans la plus grande discrétion et la campagne tel-hiérosolymitaine, au sein d'un immense centre de congrès, des personnes tel-éribaines et étrangères qui ont pu y admirer un large choix de jouets sexuels adaptés, mais également de systèmes sado-masochistes de taille réduite ou l'objet le plus mis en valeur du salon : une solution à inhaler extrêmement aphrodisiaque, qui rend le principe d'assentiment mutuel pour le moins caduc. Ici, pas de conférence ou de réflexion, pas de forces de l'ordre ou de journalistes. Simplement de la promotion et de la vente d'accessoires du bon pédophile. Un rayon met en valeur différents chloroformes, un autre des manuels pour les débutants. Certaines rumeurs qui n'ont pas pu être confirmées par notre journal affirment même qu'il y a une salle VIP où sont vendus aux enchères des enfants recueillis par des organisations tenant davantage du gang.
Un spectacle qu'Outre-Cær on ne connaît pas ou qu'on prend pour une simple boutade, tellement la situation semble absurde. C'est pourtant bien ce qui se passe dans certains endroits du Sud, un pays où il ne fait pas bon envoyer ses enfants seuls. Selon les dires du Ministère tel-éribain de l'Intérieur, 294 arrestations pour pédophilie ont été opérées (soit moins de 0,0003 % de la population de l'État), et seules 7 arrestations ont conduit à une condamnation du prévenu. Des résultats douteux que le gouvernement Fédéral n'a pas souhaité commenter. Oui, une loi interdit la pédophilie à Tel-Érib. Mais elle est bien peu respectée, et il est peut-être temps que la Fédération accepte une ingérence sur son propre territoire pour régler la question.[/justify]
[right]Bill Foster,
27 janvier 2028.[/right]
[center]À Aqshiah, un colloque international sur la pédophilie[/center]
[justify]Ils sont venus du monde entier pour assister au très controversé Colloque International quant à la Sociabilisation entre Individus à la Majorité Disparate (CISIMD), un nom alambiqué pour désigner un colloque au sujet de la pédophilie.
Cette rencontre très sérieuse d'enseignants universitaires du monde entier a tout d'abord germé dans l'esprit de David Feisher, professeur de Sociologie à l'Université d'Aqshiah, en janvier 2024. Mais, faute de susciter l'intérêt de ses proches, le professeur abandonna l'idée. « Tel-Érib était en effet, à l'époque, dans une sorte de période post-traumatique qui dura entre six et onze mois (selon les spécialistes) et durant lesquels le malaise fut conséquent dans la société », indique M. Feisher. Et pour cause : du fait du vote prononcé par le Sénat en faveur de la loi extranationale Viviane Kavel sur les rapports sexuels majeur-mineur, c'étaient deux millénaires de traditions qui partaient en fumée. Établissant la majorité sexuelle à 15 ans, faisant suivre les pédophiles par des psychologues et instituant une sensibilisation des enfants dans les écoles, la loi est sans aucun doute la plus retentissante de son temps. Pourtant, le mois précédent, une autre loi pénalisant la pédophilie avait été largement refusée par les sénateurs tel-éribains malgré le soutien presque uniforme des nations étrangères ayant voix au chapitre. Cette loi Dimtry Avdonine était bien moins consensuelle : interdisant même les représentations de scènes de sexe pédophile (bande dessinée, images originales, dessins animés, etc.), la loi allait jusqu'à exiger « l'ablation des organes génitaux de tout individu dérogeant aux règles ci-avant énoncées ». En plus de démontrer que l'intervention de votants étrangers est une erreur pure et simple, ce processus d'interdiction de la péédophilie à Tel-Érib fut un fiasco en termes de résultats : auparavant, seules les relations consenties étaient acceptées, et la situation semblait, bien qu'éthiquement affreuse, relativement stable.
En ce début d'année 2028, David Feisher a donc pu organiser le premier CISIMD. Cette rencontre, qu'il veut annualiser et faire croître, a été largement controversée. En effet, si au Sud les populations, par amour des traditions, n'ont pas vu de problème à un tel événement, la situation fut tout à fait différente Outre-Cær. Dans plusieurs États comme l'Estland ou Basterra, des manifestations ont réuni plusieurs milliers de personnes pour protester contre les autorités qui ont préféré fermer les yeux sur ce qu'ils considèrent comme une « incitation à la pédophilie à peine dissimulée », précise Ian Shever, Président de l'Association « Protégeons nos enfants ! », une organisation fondée dès 1975 et ayant connu un succès rapide et croissant depuis les années 1980. Pendant cette décennie, les cyrénans, séparés depuis peu des tel-éribains, ont pris conscience des différence entre les deux états. Respectueux d'une certaine éthique partagée par de nombreux autres pays développés du monde et fondamentalement humanistes, les cyrénans ont découvert avec un étonnement teinté de scepticisme ce qui se passait de l'autre côté des Monts Centraux. Si les pratiques pédophiles tel-éribaines ont été mises en place dès leur arrivée sur l'Île du Prince, jamais les cyrénans n'ont réellement eu connaissance de ce qui se passait entre ces juifs qui se plaisaient à rester entre eux. Après le Moyen-Âge (512-1497) et le développement de la monarchie, les cyrénans sont restés très centrés sur eux-mêmes, et ce qui se passait au Sud n'intéressait que quelques humanistes précoces que personne n'écoutait. Puis vint la dictature, sous laquelle les activités d'Iskupitel et ses sujets n'intéressaient personne. Après la dictature, ce fut la Fédération ; mais les tel-éribains, ayant refusé d'intégrer la Fédération et leur indépendance de fait ayant été saluée par les révolutionnaires qui avaient fait tomber le Général Heydar Menem, ont pu sauvegarder leurs traditions. Mais après la consolidation des toutes jeunes institutions fédérales, les cyrénans ont pu se renseigner sur ce qui se passait du côté d'Érib. Et se rendre compte qu'ils auraient dû agir quand ils le pouvaient encore. Côté fédéral, on préférait considérer que leur politique intérieure n'était pas quelque chose que l'on pouvait discuter. En bottant en touche, les responsables fédéraux se sont concentrés sur la valorisation de ce que devait être une toute nouvelle Cyrénanie, un pays enfin libre et résolument moderne. Une réaction qu'à l'époque les masses avaient du mal à comprendre, mais qu'aujourd'hui on admire.
Alors quand en 2027 Daniel Fisher demande aux autorités municipales aqshiahtes le droit d'organiser son projet de CISIMD, il ne reçoit aucun frein du côté des autorités tel-éribaines qui ne voient pas d'un mauvais l'œil l'ouverture d'une réflexion intellectuelle mondiale sur la question de la pédophilie légalisée, l'élite politique éribaine gardant espoir de faire abroger la loi Viviane Kavel qu'ils aiment si peu. Le fait que ce soit une loi extranationale devient un outil de premier ordre, les nationalistes-conservateurs au pouvoir mettant à la poubelle les principes xénocrates alors acceptés par la majorité de la population, et certains membres influents du PNC local. Il ne connaît non plus aucun obstacle des autorités fédérales, qui hésitent à prendre trop de décisions allant contredisant l'avis du gouvernement tel-éribain, et qui préfère considérer que tant qu'ils ne font qu'en parler il n'y a pas de problème. C'est d'ailleurs l'esprit retenu dans la loi Viviane Kavel, qui conserve une certaine pédophilie, celle des images. Tant que ce n'est que dans leur tête et que cela ne traumatise pas d'enfants, finalement, pourquoi leur en vouloir ? C'est ce genre de thèmes que David Fisher et d'autres spécialistes du monde entier discuteront. Du monde entier, car des professeurs universitaires de quelques pays étrangers ont accepté de participer au colloque. Des invités spéciaux, également, dont certains citoyens sébaldes qui ont fait partie du petit groupe à l'origine de [url=http://www.simpolitique.com/post267632.html#p267632]l'initiative populaire nationale[/url] qui demande la dépénalisation des relations entre majeurs et mineurs consentants. Comme l'explique Daniel Fisher, « Cette distinction entre consentant et non consentant a été acceptée par la population tel-éribaine dès la fin du XVIIe siècle, bien avant sa confirmation par la législation, quatre siècles plus tard ». Avant son intervention sur scène, le professeur ménovien Aleksandr Kalinine, qui enseigne l'histoire de la sociologie à l'université de Tehoja nous a confié ce qu'il considère comme étant la meilleure tactique que le législateur doit adopter pour habituer la population à ces pratiques, qu'il ne cautionne pas et qu'il compte combattre en venant à Aqshiah : « Tout réside dans la majorité sexuelle. Même la plupart des tel-éribains considère qu'il doit exister une majorité sexuelle, et dans les autres pays développés c'est une évidence : lorsqu'un homme couche avec une femme qui peut paraître un peu jeune, il commence par lui demander son nom pour éviter des sanctions de la société. Faire accepter ces pratiques est un travail de longue haleine, mais extrêmement efficace. La majorité sexuelle est, chaque décennie, descendue de quelques mois. Au début, si les membres de la sphère politique disposent d'une bonne rhétorique, la majorité des citoyens n'y verra pas de grande objection. Et plus l'âge de la majorité sexuelle baissera, plus le nombre de pédophiles, dans un pays vicié comme Tel-Érib, croîtra, faisant que chaque baisse sera davantage soutenue par les pédophiles et moins par les citoyens lambda – s'il en existe encore de ce côté-ci de la planète. Plusieurs siècles après, et donc grâce à plusieurs générations éduquées avec les prétendus bien-faits de la réduction de l'âge de la majorité sexuelle, ce genre de pratiques barbares ne sera jamais remis en cause par les citoyens. C'est ce qui s'est passé à Tel-Érib au cours de l'histoire : une acculturation progressive des populations locales par Iskupitel et son peuple proche. Il a fallu une intervention ménovo-franconienne pour sauver ces pauvres enfants. Aujourd'hui, je veux profiter de ce colloque pour faire comprendre qu'il est nécessaire de placer des limites juridiques, pour éviter que cela se reproduise. »
Si la qualité du colloque n'est peut-être pas optimale du fait de sa jeunesse et du faible nombre d'intervenants étrangers, il n'a pas manqué de créer l'événement, et le nombre de personnes qui sont venus y assister s'est compté par milliers. La plupart des amphithéâtres se sont trouvés trop maigres pour accueillir le nombre de spectateurs intéressés, et l'on a dû en faire asseoir certains sur les marches – au grand dam du responsable de la sécurité, d'ailleurs. Daniel Fisher pense déjà à l'année prochaine et demandera un financement extérieur pour avoir le droit d'occuper un lieu plus grand, peut-être à Érib ou Beershebat cette fois. Alors qu'au Nord ont eu lieu des manifestations, à Aqshiah la population était peu défavorable à la tenue d'un tel colloque, davantage indifférente à toute cette agitation.
Le plus amusant dans tout cela est que ce grand colloque à Aqshiah a totalement fait oublier la tenue aux exactes mêmes dates du 16ème salon mondial bi-annuel de la pédophilie, qui a accueilli, dans la plus grande discrétion et la campagne tel-hiérosolymitaine, au sein d'un immense centre de congrès, des personnes tel-éribaines et étrangères qui ont pu y admirer un large choix de jouets sexuels adaptés, mais également de systèmes sado-masochistes de taille réduite ou l'objet le plus mis en valeur du salon : une solution à inhaler extrêmement aphrodisiaque, qui rend le principe d'assentiment mutuel pour le moins caduc. Ici, pas de conférence ou de réflexion, pas de forces de l'ordre ou de journalistes. Simplement de la promotion et de la vente d'accessoires du bon pédophile. Un rayon met en valeur différents chloroformes, un autre des manuels pour les débutants. Certaines rumeurs qui n'ont pas pu être confirmées par notre journal affirment même qu'il y a une salle VIP où sont vendus aux enchères des enfants recueillis par des organisations tenant davantage du gang.
Un spectacle qu'Outre-Cær on ne connaît pas ou qu'on prend pour une simple boutade, tellement la situation semble absurde. C'est pourtant bien ce qui se passe dans certains endroits du Sud, un pays où il ne fait pas bon envoyer ses enfants seuls. Selon les dires du Ministère tel-éribain de l'Intérieur, 294 arrestations pour pédophilie ont été opérées (soit moins de 0,0003 % de la population de l'État), et seules 7 arrestations ont conduit à une condamnation du prévenu. Des résultats douteux que le gouvernement Fédéral n'a pas souhaité commenter. Oui, une loi interdit la pédophilie à Tel-Érib. Mais elle est bien peu respectée, et il est peut-être temps que la Fédération accepte une ingérence sur son propre territoire pour régler la question.[/justify]
[right]Bill Foster,
27 janvier 2028.[/right]