PRESSE | Actualité nationale

Galaad

Message par Galaad »

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23. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les réseaux de transport se refont une jeunesse[/center][hr][/hr]

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Le nouveau port maritime d’Ålesund (ndlr. comté de Thorvalmark) devrait être livré cette année, alors que depuis trois ans à présent, d’importants travaux d’extension et de modernisation sont en cours pour accroître sa capacité en la faisant passer de 90 milliards de tonnes annuelles à 130 milliards de tonnes par an, soit une progression de presque 45% des capacités installées. Avec bientôt quatre terminaux, dont trois intégralement dédiés au transit de passagers et pour le tourisme, il s’agit de la plus grande installation portuaire de la Dytolie norroise, loin devant les autres ports jernlanders, y compris celui de Røros qui est bien davantage tourné vers la plaisance, la pêche et le tourisme. Si ce dernier dispose également de belles infrastructures, historiquement, il a perdu son rôle de plaque tournante marchande au Jernland à partir de l’essor de l’industrie au XXème siècle, lorsque les autorités ont fait le choix de privilégier les investissements à Ålesund et sa zone urbaine moins dense et offrant des perspectives de développement et d’extension plus intéressantes. Le pari s’est d’ailleurs révélé plutôt réussi, en témoigne l’accroissement exponentiel du trafic maritime commercial et industriel depuis les années 1990, lorsque le Jernland a connu son grand essor économique, au sortir d’une longue période de stagnation de son produit intérieur brut et avec la première grande phase de libéralisation de l’économie, notamment sous la pression de ses créanciers étrangers. La croissance très forte en 2039 – le Jernland se positionne comme l’espace économique dytolien le plus dynamique, avec une croissance économique annuel supérieur à 50% et un doublement estimé du niveau de vie sur la période allant de 2038 à 2041 – a ainsi permis d’accroître le niveau des investissements locaux et de réussir à respecter un calendrier initialement très serré prévoyant un avancement rapide de la construction des nouvelles installations, ce qui n’a cependant pas été sans conséquences pour les habitants de la troisième ville du pays, qui compte près de 550 000 personnes. En effet, le ballet des véhicules et engins de chantiers ont largement contribué à congestionner une partie des infrastructures de transport routier, tandis que certains critiquent également l’augmentation attendue du nombre de camions à destination de l’importante zone portuaire. Plusieurs collectifs de riverains d’Ålesund se mobilisent d’ailleurs encore pour que soit mieux prise en compte aussi la question environnemental et notamment pour la réduction de la pollution, y compris sonore, que peuvent engendrer les allers et venues incessantes des camions, avec leurs dégagements de particules fines par exemple.

Le ministre de l’économie et des finances, Børge Sveaas, s’est cependant réjoui de la livraison prochaine du nouveau terminal et de la rénovation et modernisation des trois autres terminaux, qui représentent « un atout commercial, industriel, et de rayonnement majeur pour le Jernland, alors que le pays s’inscrit de plus en plus dans la mondialisation et le commerce international à destination des autres grands centres économiques dytoliens et mondiaux ». Il en a néanmoins également profité pour rappeler l‘attention portée par le Statsråd à la qualité de vie et au confort des habitants d’Ålesund qui ont reçu plusieurs propositions pour améliorer leur cadre de vie, avec la création d’espaces verts en bordure de la zone portuaire, pour mieux délimiter cet espace du reste de la ville et ainsi casser la continuité dans les constructions en bétons et urbaines. « Avec mon collègue en charge de l’environnement au gouvernement, nous avons réfléchi, en lien avec le gouverneur du Thorvalmark et des responsables administratifs d’Ålesund, pour proposer aux habitants l’intégration d’espaces végétalisés et naturels plus nombreux pour créer un cadre de vie plus agréable pour eux et mieux séparer les installations industrielles et commerciales du reste de la ville. En terme d’habitats, cela représentera à terme un gain notable de douceur de vivre, pour que vivre à Ålesund puisse rester un plaisir » a confirmé Børge Sveaas, avant que le ministre de l’agriculture, de la pêche, de l’environnement et des forêts n’ajoute que ces initiatives « s’inscrivent dans la démarche de verdissement et de végétalisation des villes du Jernland, alors que celles-ci doivent le plus souvent repenser leur plan de développement, en raison de la croissance économique et démographique forte à laquelle est confronté le pays ». Selon toute vraisemblance, ce projet de création et d’agrandissement des espaces verts et naturels de la ville s’inscrira dans le plan de plantation d’un milliard d’arbres supplémentaires qui avait été annoncé récemment pour compenser l’activité de l’homme sur l’environnement. Une partie des collectifs de riverains jugent toutefois ces annonces et projets insuffisants et dénoncent encore « une insuffisante prise en compte des externalités et impacts négatifs sur l’environnement et la qualité de vie à Ålesund ». Le Statsråd a annoncé que de nouvelles consultations seraient prochainement conduites pour compléter l’information à destination des habitants et étudier les pistes pour répondre aux attentes subsistantes.

Pour d’autres en revanche, l’agrandissement du port et de ses installations représente néanmoins une opportunité pour l’écosystème local et le tissu commercial et industriel, à l’image d’entreprises comme Naerdal Inc. Qui profitent pleinement des dispositions fiscales et douanières favorables créées et instaurées pour renforcer l’attractivité du Thorvalmark, déjà connu pour être un important centre logistique régional. A l’image de cette entreprise fondée il y a un petit peu plus de vingt ans, Gnaa, grande entreprise jernlander spécialisée dans le commerce en ligne et l’acheminement de marchandises, a également accru ses effectifs et investit massivement dans son centre local, lui permettant ainsi de mieux répondre à l’augmentation très forte du nombre de ses clients. De même, la décision de moderniser la zone portuaire d’Ålesund intervient alors qu’était déjà débattue depuis plusieurs années le projet de mieux relier certaines parties de la Dytolie à la mer. Ainsi, l’ambition de connecter les réseaux ferroviaires jernlanders et gänserbegeois a été remise au goût du jour. Ainsi, les travaux ont repris, gelés en raison des différends diplomatiques entre les deux Etats au cours des derniers mois, et devraient permettre de creuser une importante voie de communication ferroviaire à travers les Thorkjeder qui constituent la frontière naturelle entre les deux pays. Pour le gouverneur local, « c’est évidemment une excellente nouvelle, d’autant plus que le défi technique n’est pas véritablement une question, étant donné la faible altitude de la chaîne de montagne », tandis que les autorités portuaires estiment que ce projet permettra de donner une nouvelle dimension au port en ouvrant de nouvelles débouchées pour les entreprises et les transporteurs maritimes. Cette sensation est d’ailleurs renforcée par la reprise du trafic maritime commercial et de tourisme avec l’Ostlanger, dont les liens historiques avec le Gänsernberg sont anciens et remontent à la colonisation des côtes orientales ventéliennes. « Evidemment que le fait que le port d’Ålesund soit techniquement dimensionné pour accueillir de nouveaux navires et intégrer la hausse du trafic et des flux entrants et sortants du Jernland a eu un impact sur la décision de relancer les travaux » a indiqué le ministre de l’économie et des finances, qui se réjouit que le Jernland soit de plus en plus intégré dans l’espace économique et commercial mondial, avec les effets bénéfiques que cela va apporter.

Dans le même temps, les gouverneurs militaires des comtés de Røros et de Thorvalmark ont annoncé avoir obtenu l'assentiment du Statsråd pour entamer les travaux sur la modernisation des infrastructures souterraines du métropolitain pour la capitale et de construction des deux premières lignes de celui d'Ålesund. En effet, la troisième ville du pays deviendra ainsi également la troisième dotée de lignes ferroviaires souterraines permettant de relier les grands lieux urbains et de la banlieue entre eux. Les travaux devraient débuter avec la constitution d'un important comité scientifique, composé avec de nombreux ingénieurs du pays spécialistes des questions de mobilités et de fluidité des déplacements, et débuter normalement dès le début de l'année prochaine avec le début des creusements des tunnels. Le chantier, gigantesque devrait d'ailleurs durer une dizaine d'années, avec une entrée progressive en circulation des premiers trains du futur métropolitain à Ålesund à partir de 2046, puis une circulation complète sur l'ensemble du nouveau réseau à partir de 2050. « Il s'agit du plus important chantier que nous lançons dans le comté depuis plusieurs dizaines d'années, avec comme objectif de faciliter et améliorer la vie et la qualité de vie des habitants qui y résident ; d'autant plus que nous avons fait le choix de creuser en grande profondeur, en raison de la présence à proximité de la mer ». Ce dernier point devrait d'ailleurs également permettre d'intégrer le futur métro dans les plans de défenses civiles et de protection antiaérienne. Dans la capitale, il s'agira avant tout de prolonger la ligne 3 qui relie pour l'instant Karlsrud et Soerder, au sud-ouest et sud-est en passant par le centre-ville, tandis que les trois lignes centrales devraient avoir le droit à un coup de jeune sérieux, avec la mise en service d'ici cinq ans de lignes intégralement automatisées ne nécessitant plus la présence de personnel conducteur à bord. « Nous voulons améliorer le services offerts aux voyageurs en garantissant mieux la ponctualité, permis par l'automatisation, tout en ayant un métro en circulation sur des plages horaires plus larges, et toute la nuit les week-end » a commenté le directeur de l'entreprise exploitant les installations pour comté.
Galaad

Message par Galaad »

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27. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le Conseil pour l'Arctique pourrait devenir une zone de libre-circulation[/center][hr][/hr]

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C'est finalement du ministre des relations extérieures que sont venues les précisions concernant les [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355750#p355750]propositions[/url] annoncées par le Jernland le 17 décembre 2039 pour dynamiser les travaux du Conseil de l'Arctique et potentiellement transformer cette assemblée informelle en véritable organisation internationale contribuant à structurer l'espace norrois et arctique. Si jusqu'à présent ce conseil permettait surtout de coordonner les actions des principaux Etats riverains des mers boréales, le Jernland le verrait bien étendre son travail à d'autres domaines de compétences structurant pour la coexistence entre des cultures certes proches, mais avec de nettes spécificités. Alors que nombreux étaient ceux qui pensaient voir dans les annonces du ministre de l'économie et des finances Børge Sveaas les prémices pour la constitution d'une zone économique encourageant les échanges entre les Etats-membres en sont pour leurs frais. En effet, la reprise en main par Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, témoignent d'une part du souhait du chef de l'Etat de rééquilibrer les rapports de force au sein du Statsråd - les nombreuses sorties du ministre de l'économie et des finances commençaient à être perçues comme une possible tentative de prendre l'ascendant sur ses collègues du gouvernement - et d'autre part d'une volonté politique de privilégier pour l'instant les coopérations multilatérales orientées davantage sur les enjeux de sécurité, de circulation et d'échanges culturels.

Ainsi, le ministère des relations extérieures a proposé récemment la nomination d'un représentant permanent en charge de l'ensemble des dossiers concernant l'Arctique, et par extension le Conseil pour l'Arctique, qui travaillera de manière transversale avec l'ensemble des institutions nationales et les partenaires internationaux du Jernland - le Royaume des Iles Lorthon, le Royaume des Valvatides, la Réplique fédérale d'Ennis et le Royaume de Slézanie sont les principaux concernés - pour approfondir les collaborations sur ces sujets. Selon les informations et rumeurs qui circulent, c'est Øyvind Lorensen qui pourrait être nommé à ce poste. Ancien ambassadeur du Jernland au Royaume des Iles Lorthon, il occupait auparavant la fonction d'ambassadeur auprès du Royaume des Valvatides. Diplomate connaissant bien les enjeux des principaux pays membres du Conseil de l'Arctique, le General magnuss Løvenskiold l'a rappelé il y a deux ans pour prendre le poste de conseiller diplomatique auprès du chef de l'Etat. « Il s'agit d'une personne d'un diplomate de très grande qualité qui aura toute la confiance du président du Statsråd pour négocier la transformation progressive du Conseil pour l'Arctique d'un club informel en véritable organisation régionale ; d'autant plus que l'initiative pourrait se heurter à des difficultés, notamment pour concilier les intérêts ennisso-lorthoniens d'un côté, très attachés à la liberté de la pêche par exemple, et ceux du Jernland et des Valvatides qui ont fait de la préservation des ressources un marqueur de leur action » analyse la presse nationale, alors que beaucoup estime que ses premières missions pourraient être de sonder les intentions slézanes et de tenter de convaincre le gouvernement de coalition de l'utilité que peut représenter une coordination des politiques en Arctique.

La véritable surprise cependant vient de l'annonce faite par Kristoffer Østgård lui-même concernant l'ambition de voir l'ensemble des Etats formant le Conseil adopter une véritable liberté de circulation des personnes au sein des frontières de tous ces Etats. A ce titre, le dispositif déjà mis en place par le Jernland qui prévoit le remplissage d'un formulaire administratif - il s'agit de l'[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353472#p353472]IBSI / ESTA[/url] - pourrait potentiellement inspirer à l'avenir les démarches de tous les membres de l'organisation arctique. L'objectif assumé du ministère des relations extérieures est de parvenir à une plus grande harmonisation des démarches administratives et de supprimer intégralement les visas pour pouvoir se déplacer au sein des pays du Conseil pour l'Arctique. « Sur le principe cela ne devrait pas poser de véritables problèmes et il ne devrait y avoir que peu de réticences de la part des gouvernements concernés » estime les observateurs, avec toutefois « un risque de scepticisme dans le contexte sécuritaire actuel, alors que les Lorthoniens restent encore marqué par les attaques meurtrières de la fin de l'année 2039 ». C'est justement sur ce sujet qu'Øyvind Lorensen devra convaincre que ce projet est davantage de nature à apaiser les esprits qu'un risque pour la sécurité nationale des futurs Etats-membres. L'intégration de l'Arctique Vonalyan pourrait d'ailleurs permettre de faire retomber la pression en Mer des Crabes, après le référendum qui a validé le principe du rattachement des Elandes orientales au Iles Lorthon. « La question de la liberté de circulation des individus au sein d'un espace harmonisé serait un très grand pas en avant, parce que ce serait le symbole de la confiance retrouvée et éviterait une sensation de rupture complète et brutale entre deux territoires auparavant unis » juge le représentant permanent du Jernland pour l'Arctique ; « c'est en tout cas en ce sens que j'oeuvrerai pour rapprocher les peuples norrois ».

Mais le projet jernlander pourrait ne pas se limiter uniquement à la création d'une zone de libre circulation des personnes, puisque le gouvernement semble bien décidé à également intégrer une composante culturelle dans la coopération entre les membres du Conseil pour l'Arctique. Ainsi, le ministre des relations extérieures a réaffirmé la vocation du Jernland à s'adresser à l'ensemble de la zone norroise en Arctique et dans le monde, ainsi qu'à tous ses ressortissants, où qu'ils se trouvent. En ce sens, l'officialisation de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356632#p356632]la création d'une chaîne de télévision[/url] diffusée à l'international pour émettre des informations et des émissions concernant les norrois anticipe la volonté du Jernland de mieux structurer les coopérations culturelles et historiques, « souvent malheureusement délaissés au profit des seuls intérêts économiques et du seul critère de libertés de commercer sans barrière », visant en cela directement ceux qui dans le monde ne cesse de fustiger de prétendues barrières douanières et un supposé protectionnisme qui n'aurait plus de motif d'être. Si ce genre de dialectique est plutôt rare dans la bouche d'un représentant du Statsråd, elle témoigne surtout que le Jernland n'a pas du tout l'intention de se laisser mettre sous pression par tel ou tel Etat en vue d'accélérer l'ouverture des marchés nationaux et de la Communauté des Nations Dytoliennes, quand bien même un débat est actuellement en cours pour libéraliser un petit peu davantage le Forum pour la coopération économique.
Galaad

Message par Galaad »

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28. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les aciéries jernlanders réclament davantage de soutien gouvernemental[/center][hr][/hr]

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Avec une production annuelle de fer de presque vingt-trois millions de tonnes, le Jernland s'est positionné comme l'incontestable leader dytolien de la sidérurgie ; même s'il reste un nain comparativement au Karmalistan qui inonde les marchés mondiaux de cette ressource dont les cours ont malgré tout tendance à remonter en raison d'une demande très forte avec une industrialisation galopante dans le monde et des besoins exponentielles des principales économies sur tous les continents. Si la très forte production karmal a un temps laissé présager un affaissement des cours, ces derniers ont retrouvé quasiment le seuil de 450 dalers la tonne (ndlr. 300 dollars la tonne), tandis que l'acier atteint des sommets proches de mille trois cent dalers la tonne (ndlr. 840 dollars la tonne), rassurant largement le secteur sidérurgique et les grandes aciéries en pleine crise existentielle. En effet, la volonté affichée du gouvernement de réduire l'empreinte environnementale de l'économie du Jernland a jeté un profond trouble sur un secteur économique pourtant plus habitué à recevoir de nombreuses marques d'attentions plutôt que de recevoir des signes d'impatience face à l'absence de véritable volonté de transformation écologique. Les réguliers sous-entendus du ministre de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts à l'encontre des grands groupes industriels miniers ont largement contribué à installer un climat de coopération difficile entre le ministère et les représentants des industries lourdes exploitant les ressources minières - la Nasjonal Stålverk Aksjeselskap (ndlr. société nationale de sidérurgie) ainsi que le Austbø Gruppen AS, la MinneDexa et la Konsberg AS qui se partagent le marché national d'extraction et de transformation du fer, mais également des minerais de charbons, ont régulièrement été pointés du doigt pour leur apathie face aux défis environnementaux. En cause, l'absence de modernisation des infrastructures et des moyens d'exploitation et de transformation des produits sortis des mines à ciel ouvert, alors même que [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349904#p349904]le nombre d'engins de chantier[/url] produits et utilisés sur les installations jernlanders progresse, avec des améliorations en terme de consommation de carburants et d'énergies fossiles. Plus embêtant encore pour l'image des entreprises exploitantes, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349418#p349418]la mine de Grimstad[/url], l'une des plus importante du pays, s'est récemment retrouvée au cœur d'une importante affaire liée aux effets néfastes sur la faune et la flore locale. En effet, il est apparu que les responsables du site avait outrepassé les autorisations d'exploitations et élargi le champ des travaux avec un impact sur les forêts environnantes. Cela avait d'ailleurs valu une condamnation de plusieurs cadres et responsables de chantier après que le ministre en charge des questions environnementales a eu saisi les tribunaux.

Malgré les investissements et le soutien du ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, qui a mis en oeuvre plusieurs importants programmes pour améliorer l'empreinte carbone et environnementale de la sidérurgie, les grandes aciéries et entreprises de transformation des matières premières continuent de réclamer davantage de confiance et une meilleure prise en compte des enjeux de croissance et de développement, dans un contexte de croissance très rapide et forte du Jernland. Sondre Henningsen, le président-directeur général de la MinneDexa a d'ailleurs rappelé, à l'issue de la réunion interministérielle en présence des représentants des grands acteurs miniers, qu'il existe « un fort besoin de rétablir le dialogue et la confiance entre d'un côté le Statsråd et ses attentes légitimes en matière de protection des faunes et flores sauvages et de l'environnement, et de l'autre la pression économique indéniable qui est exercée sur les industries lourdes ». Pour ce dernier, il n'est pas possible d'avoir des exigences aussi importantes pour réduire les conséquences, y compris négatives, de l'activité minière et sidérurgique au Jernland, tout en attendant des entreprises qu'elles répondent à l'intégralité de la demande nationale. Et de poursuivre que « alors même qu'on demande de très conséquents efforts aux groupes du pays, le gouvernement se tourne simultanément vers les usines karmales pour combler les manques éventuels de l'industrie jernlander, quand bien même les conditions environnementales ne sont pas véritablement prises en considérations localement ». Pour les représentants de l'industrie nationale, cela contribuerait à créer une forme de distorsion de concurrence suffisante pour que le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail ne se saisisse du sujet et apporte des garanties en terme d'investissements et de soutien gouvernemental aux grands groupes sidérurgiques et aux aciéries du pays.

Si pour l'instant le Statsråd n'a pas encore officiellement réagi ni annoncé de plan d'accompagnement pour permettre aux sidérurgistes de mieux prendre en considération les attentes environnementales, il se dit que le chef de l'Etat aurait peu goûté les sorties aussi directes de certains entrepreneurs, même s'il est conscient des difficultés que peuvent rencontrer les entreprises. Néanmoins, le budget adopté en fin d'année 2039 a intégré déjà plusieurs aspects mis en avant au cours des discussions récentes, avec un renforcement des fonds mis à disposition des aciéries et de la transformation des matières premières minières comme le charbon et le fer. De même, la filière du tungstène pourrait connaître un engagement croissant du gouvernement, puisqu'elle est considérée comme stratégique au regard des applications futures, principalement en matière d'électronique, de stockage de données, pour la balistique ou même pour les programmes spatiaux santognais. Ainsi, plusieurs entreprises de taille intermédiaire ont vu leur cotation grimper en flèche avec l'accroissement et l'accélération des [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356656#p356656]travaux autour des composants électroniques[/url] conduits par Atmel et NT Technologies. Pour un cadre du programme de recherche, « l'aide apportée par le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail à une filière du tungstène en pleine ssor est évidemment profitable tant en terme de création de richesse et de débouchés nouveaux, que de création d'emploi », alors que Skyberg, entreprise spécialisée dans l'extraction et l'exploitation de ce minerai, a vu le nombre de ses salariés progresser de plus de 10% au cours des trois dernières années. « Nous recrutons et intégrons de plus en plus d'ouvriers qualifiés depuis cinq ans, et observons une forte augmentation de nos besoins en terme de cadres de recherches et d'ingénieurs » considère son président-directeur général, et successeur de la lignée fondatrice de l'entreprise. Sur cette base, le soutien final du gouvernement ne fait a priori que peu de doute, même si la méthode de négociations retenue par les représentants des aciéries et sidérurgistes n'a pas véritablement rencontrée l'approbation au sommet de l'Etat. Les tensions devraient ainsi rester palpables pendant encore quelques temps, à mesure que la confiance se rétablira.

De leur côté, les groupes Kjernland et Statskraft, spécialisés dans l'exploitation des centrales nucléaires et conduisant des recherches stratégiques en matière de carburant nucléaire, en partenariat avec le Karmalistan et avec le soutien du Gänsernberg, sont nettement moins concernés. En effet, l'enjeu stratégique étant majeur pour l'approvisionnement énergétique du pays, les ministères de l'environnement, de l'industrie ou encore de l'énergie se montrent beaucoup plus conciliants au point d'avoir débloqué dès janvier 2040 des fonds pour aboutir prochainement à des résultats concluants et ainsi lancer une nouvelle phase dans l'enrichissement d'un uranium enrichi au Jernland et par des Jernlanders. « Il s'agirait évidemment d'un aboutissement conséquent, puisque nous pourrions compter sur des fournisseurs de matière première fiables comme le Liang et le Xhilinhar, et un voisin gänsernbergois avec lequel la confiance se rétablit et dont les traduction sont nombreuses, comme la reprise du creusement de tunnels ferroviaires ou la signature des partenariats d'approvisionnement en uranium pour ne citer qu'eux » juge le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail. Pour son homologue des relations extérieures, le Gänsernberg et le Jernland ont réalisé d'importants progrès en matière de dialogue et de coopération, au point qu'on pourrait presque parler de « diplomatie de l'industrie et de l'uranium ».
Galaad

Message par Galaad »

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11. mars 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les entreprises jernlanders sont de plus en plus en quête d'influence[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/39/7m8i.jpg[/img][/center]

Le Forum pour la coopération économique a été une véritable aubaine pour l'économie du Jernland, et plus particulièrement pour ses entreprises qui ont su tirer profit du très fort assouplissement des tarifs douaniers qui s'en est suivi. Avec l'intégration au sein d'une zone de libre-échange composée de plusieurs dizaines de millions de consommateurs, pour un produit intérieur brut de presque mille milliards de dalers (ndlr. 650 milliards de dollars) et une croissance double à celle de l'ensemble des économies mondiales, elles disposent d'opportunités que beaucoup d'Etats extérieurs lui envient, au point de régulièrement pointer du doigt les prétendues barrières à l'entrée qui auraient été installés par les Etats-membres. Si sur cette critique, Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, se montre de moins en moins disert - « tout a déjà été dit à ce propos et il s'agit d'un fantasme de certains qui voudraient que nous supprimions purement et simplement les droits de douanes pour qu'ils puissent noyer nos économies sous les flux de leurs produits » - il ne rechigne pas en revanche à rappeler que le Jernland porte à lui seul une grande partie de la croissance dytolienne ; oubliant au passage que le pays partait de loin avant de se hisser parmi les économies les plus prospères de la planète. Selon lui, « avec une croissance en volume de plus de cinquante milliards de dalers (ndlr. 35 milliards de dollars) et de 50% du produit intérieur brut en valeur, le Jernland est une belle promesse d'avenir pour la Communauté des Nations Dytoliennes et un espace économique particulièrement intéressant pour les entreprises au regard de l'accroissement exponentiel de sa capacité en industrie, qu'elle soit légère ou lourde ». Et c'est justement ce renforcement des capacités industrielles du Jernland qui fait que les entreprises se sentent pousser des ailes. A l'image d'un secteur minier et sidérurgique - qui malgré sa crise d'identité continue de peser largement dans l'économie nationale et parmi lequel nous pouvons citer la Nasjonal Stålverk Aksjeselskap (ndlr. société nationale de sidérurgie), Austbø Gruppen AS, la MinneDexa ou Konsberg AS qui sont les principales sociétés de la filière - Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou NovoAstra en matière de pharmaceutique, dont l'activité s'est littéralement envolée ces dernières années au point de faire entrer ses entreprises parmi les leaders mondiaux, ou le secteur bancaire et d'assurance, porté par la DNB et le Maritim Kreditt, et enfin Altek et les entreprises spécialisées dans la robotique.

Toutes ces entreprises justement ont bien compris qu'au delà d'une conjoncture économique et d'un cadre réglementaire et législatif favorable elles ont besoin, certes de stabilité, mais aussi de relais d'influence au sein des principaux ministères et des grandes institutions. Si depuis plusieurs années déjà, elles militent auprès des représentants du Stortinget et des ministres jernlanders, avec l'ouverture de leurs horizons à l'ensemble de la Communauté des Nations Dytoliennes et au reste du monde, ces grands groupes se sont mis pour la plupart à élargir leur spectre d'action à d'autres pays et d'autres Etats. Un bon exemple pour cela reste naturellement la Santogne ou la Valdaquie, où le contexte politique même et le fonctionnement institutionnel permet largement d'atteindre un personnel politique et des élus tout à fait disposés à recevoir et entendre les arguments des entreprises créatrices d'emplois. Ainsi, Altek organise de plus en plus dans ces deux pays des événements, séminaires et soirées mondaines où se côtoient ministres, députés, haut-fonctionnaires et responsables économiques. Même si l'on n'y parle assez peu de politique ouvertement, l'objectif n'en reste pas moins de constituer une communauté large d'acteurs sensibles aux intérêts d'Altek et aux opportunités qu'elle peut représenter. Ainsi, dans plusieurs administrations, lorsque des marchés publics par appel d'offre sont passés, le géant jernlander figure régulièrement parmi les candidats retenus.

Pour ses directeurs, « hors de question de parler de corruption parce que c'est une activité à laquelle l'entreprise s'est toujours refusé et cela constitue la ligne rouge que nous ne franchissons jamais », même si plus d'une fois cela aurait facilité l'implantation sur tel ou tel marché. Lors de la dernière soirée organisée par Altek à Forcastel - pour l'occasion, l'entreprise avait privatisé l'opéra de la capitale pour une représentation privée et un cocktail - près d'une dizaine d'élus nationaux étaient présents, témoignant de l'influence croissante du groupe en Santogne. Pour s'assurer d'une visibilité, ce genre d'événements vient en renfort des nombreuses publicités qui fleurissent le long des routes et qui animent les pages de publicité sur les téléviseurs des ménages, où l'on vante la qualité, la robustesse et les atouts techniques et technologiques de la marque. En Valdaquie, la manière de procéder est sensiblement la même, avec événements de charité et soirées de gala, publicités à foison ou campagne de sensibilisation dans le cadre des activités d'influence des grands laboratoires pharmaceutiques. nyGEN, le spécialiste jernlander de la génétique, en partenariat avec Den Nordisk Kjemiskfabrikk, leader continental de la production de médicaments, ont d'ailleurs récemment été à l'initiative d'une soirée destinée à sensibiliser les élus valdaques aux nouvelles formes de la maternité, avec en ligne de mire la gestation pour autrui et son acceptation, dans un pays où de nombreuses familles sont exposées à la pauvreté. « Il n'est évidemment pas question de payer les députés pour qu'ils orientent les lois dans une direction ou une autre, mais plutôt de leur exposer une autre manière de voir les choses, avec les opportunités que cela peut représenter pour leur pays » plaide le directeur des affaires publiques de chez nyGEN.

Mais ces activités ne concernent d'ailleurs pas uniquement les marchés de la Communauté des Nations Dytoliennes, même si naturellement, du fait des réglementations économiques, les entreprises jernlanders y sont bien implantées - le secteur bancaire national tend d'ailleurs toujours plus à porter son intérêt vers la République fédérale d'Ennis et y argumente en faveur d'un maintien d'un certain degré de secret bancaire, contrairement à l'argumentation du Statsråd qui verrait d'un bon œil un renforcement des coopérations au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes. Ainsi, récemment, Altek et NovoAstra se sont illustrés en Ligue de Lébira. Le premier cherche à pénétrer ce marché en pleine explosion, où la croissance régulière accroît le pouvoir d'achat des ménages de la première puissance économique mondiale tandis que le second était en première ligne lors du débat sur [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356360#p356360]la privatisation des hôpitaux[/url], finalement rejetée par le Sénat unique de Cartagina. « Malgré le rejet de ce texte qui aurait permis à la Ligue d'économiser presque deux milliards de dalers annuels (ndlr. 1,2 milliards de dollars), le débat est dorénavant sur la table et il ne fait pas de doute qu'une sensibilité s'est installée sur ces questions. Les élus spécialistes des questions de santé savent bien que les entreprises jernlanders ont une certaine expertise en la matière et peuvent contribuer à la modernisation du système de soins lébiriens » argumente le directeur des affaires institutionnelles du laboratoire pharmaceutique. Dans le contexte actuel de tensions passagères avec la Ligue de Lébira, certains élus jernlanders pointent toutefois « un acoquinement malsain et une pieuvre qui étend ses tentacules en dépit de l'intérêt national » et voudraient bien réguler davantage ces activités, sans que le Statsråd ne souhaite pour l'instant aller en ce sens. Pour Arne Odlo, ministre de l'intérieur et de la sûreté, « Il ne s'agit ni plus ni moins d'entreprises qui organisent quelques soirées et événements festifs, comme le font d'ailleurs presque toutes les entreprises, quelle que soit leur nationalité ». Pas de quoi restreindre légalement cela pour l'instant donc.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/437c.png[/img]
14. mars 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le Sikkerhetsjeneste identifie 150 opérateurs vitaux pour la sécurité du pays[/center][hr][/hr]

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Le Sikkerhestjeneste, et tout particulièrement son Kontor II - Signaletterretning (ndlr. Division II - Intelligence des signaux), ont obtenu la validation du Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) pour la liste de cent cinquante opérateurs et agences de l'Etat considérés d'importance majeure pour le bon fonctionnement des activités étatiques et la vie des citoyens. Ainsi, ces organismes, désignés dorénavant par le qualificatif d'opérateur d'importance vitale, regroupent aussi bien l'ensemble des activités civiles, militaires, judiciaires et des recherche du Jernland, mais également des services aux personnes, comme la santé, ou l'alimentation en électricité et en eau, ou bien des secteurs de la vie économique et sociale, dont on peut citer les communications électroniques, l'audiovisuel, l'information, les transports, la finance et l'industrie. Les opérateurs téléphoniques, les entreprises en charge de la distribution d'énergie, y compris de carburant, ou les bourses par exemple sont donc à présent reconnus comme des acteurs vitaux pour la sécurité de l'Etat et la vie des citoyens. Loin de n'être cependant qu'une désignation neuve pour englober des pans entiers du fonctionnement national, il s'agit surtout d'identifier et mieux protéger les organismes et institutions qui doivent être préparés à tout prix face aux différentes attaques, essentiellement informatiques. Leur liste, bien que tenue secrète, se base sur plusieurs indicateurs objectifs, tel le fait d'exercer des activités comprises dans un secteur d'importance vitale ou qui gère et utilise au titre de ces activités des infrastructures dont l'indisponibilité nuirait au potentiel national de conduire des opérations de guerre, économiques ou de sécurité, ou bien exposerait gravement les populations.

En effet, dans sa stratégie de défense, le Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat) a décrété qu'au delà des missions habituellement dévolues aux forces armées, il convient également de mieux préparer le Jernland aux scénarii d'un conflit se déroulant également sur la toile. Si [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353514#p353514]plusieurs exercices[/url] ont déjà eu lieu, et que les [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354081#p354081]écoles informatiques intègrent[/url] à présent largement la composante cyberdéfense et cybersécurité dans leurs formations, le gouvernement estime que le pays, bien que prêt pour les cyberguerre et la cyberdéfense, reste encore insuffisamment préparé pour le gestion au quotidien de cette composante de la sécurité nationale. « Nous disposons déjà des outils militaires pour pouvoir conduire des cyberattaques et intégrer la composante informatique dans la conduite de nos opérations de guerre, mais nous n'avons pas pris le soin d'élever le niveau d'exigence en matière de sécurisation de nos systèmes d'informations, essentiellement civils » estime le General Magnuss Løvenskiold qui préside le Rådet for statens sikkerhet, justement en charge des questions de défense. « L'identification de ces cent cinquante entreprises et agences de l'Etat va permettre de leur délivrer des formations ciblées et adaptées pour réduire l'exposition aux risques de piratages et de cyberattaques qui auraient pour objectif de paralyser nos activités ou d’entraver largement le bon fonctionnement de l'Etat et de la vie des civils » complète le chef de l'Etat.

Dans ce contexte, l'ensemble des responsables et des directeurs de la sécurité des opérateurs d'importance vitale devront recevoir des formations mais ces opérateurs devront régulièrement conduire des audits internes pour déterminer les risques et les expositions potentielles pour les communiquer ensuite au Sikkerhetsjeneste et à sa direction de l'intelligence des signaux qui les aidera à y apporter une réponse permettant de garantir la sécurité des infrastructures informatiques et physiques. De même, les opérateurs ont déjà identifié des points d'importance vitale qui vont faire l'objet dans les semaines qui viennent de plans particuliers de protection et d'une protection externe renforcée. Ces dernières ont d'ailleurs déjà débuté pour certaines entreprises qui avaient anticipé cette mutation dans l'organisation de la cybersécurité. L'an passé, ce sont plusieurs centaines de millions de dalers qui ont été dépensés par le secteur privé pour se prémunir face aux risques liés à l'informatique et à l'internet. L'ensemble de sopérateurs d'importance vitale vont également devoir procéder à une supervision de leur sécurité auprès de prestataires certifiés et habilités par le renseignement jernlander, en complément des analyses effectuées par le Kontor II du Sikkerhetsjeneste. De même, plusieurs exercices simuleront régulièrement, de manière prévue et imprévue, les capacités de réaction de ces opérateurs et leur habilité à contrer des attaques et le cas échéant à procéder aux réparations afin de garantir une continuité de leur activité. En parallèle, l'Etat s'est également doté de nouveaux outils pour identifier plus rapidement et efficacement les potentielles failles dans sa cybersécurité.

C'est ainsi qu'Altek a développé, sur la base de programmes acquis auprès des entreprises slézanes, réputées en matière de cyberdéfense, un logiciel forensic de nouvelle génération, en open source, à destination des environnements Altek et des systèmes d'exploitation qu'il commercialise. Ce dernier permettra à terme de recherche et extraire les données forensic et donc de pouvoir mieux analyser et étudier les conséquences d'une attaque informatique sur les systèmes d'information. « Un tel outil va nous permettre, lorsqu'il sera finalisé et installé auprès des opérateurs d'importance vitale, de mieux comprendre le procédé des pirates informatiques et ensuite de combler plus efficacement les brèches dans les pare-feu et autres murs de protection que nous construisons autour des organismes et institutions qui concourent au bon fonctionnement de l'Etat et de sa sécurité » estime plusieurs responsables militaires. Et pour Altek, « le fait de le mettre à la disposition, en open source, de la communauté spécialisée permettra également d'y apporter les améliorations nécessaires, mais aussi de stimuler les développeurs et les utilisateurs pour qu'ils contribuent à son perfectionnement, parce que nous sommes conscient de la vitesse à laquelle évoluent et se modernisent les techniques des hackers et de ceux qui cherchent à pénétrer nos systèmes pour nuire et détruire les capacités économiques et militaires du Jernland ».
Galaad

Message par Galaad »

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18. mars 2040[/center]

[hr][/hr][center]Traxint, leader industriel de l'internet des objets, investit les ports[/center][hr][/hr]

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En attendant la livraison du terminal 4 du port maritime d’Ålesund (ndlr. comté de Thorvalmark), les autorités portuaires ont choisi d'engager d'importants travaux en parallèle pour moderniser l'activité et le fonctionnement des infrastructures. En ligne de mire de la société publique qui s'occupe de l'administration du site et de la régulation du trafic sur place, une capacité opérationnelle d'ici 2045, date de fin du plus grand chantier du moment, avec la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350008#p350008]construction du tunnel de Skøve[/url] qui devrait lui même ouvrir à la circulation d'ici 2044. Ainsi, de nombreuses entreprises et start-up ont été sollicitées dans le cadre d'un vaste appel d'offre pour attribuer un marché public estimé à plus de 225 millions de dalers (ndlr. l'équivalent de 150 millions de dollars), avec un focus très important sur l'internet des objet et le numérique. L'ambition des concepteurs du projet a été profiter autant que possible des aménagements en cours pour revoir en profondeur les cheminements, les manières de procéder ainsi que les outils à disposition des agents et des clients pour suivre en temps réel la localisation des containers et des marchandises. « Nous avons souhaité pouvoir disposer à l'horizon 2042 des capacités technologiques et matérielles pour véritablement construire le port du XXIème siècle, alors que les flux vont aller en croissant au regard de l'ouverture des marchés ventéliens et marquésiens au cours des dernières années, tendance qui devrait aller en s'accroissant selon nos prévisions » affirme Pål Kvamme, administrateur de la société d'exploitation du port d'Ålesund, la Internasjonal Havnevesen (ndlr. Autorité portuaire internationale, IHV) dont les activités se sont récemment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354259#p354259]étendues au Royaume de Kars[/url], qui s'est beaucoup impliqué dans ces différents projets et qui parmi les premiers a alerté sur le besoin de procéder à des investissements conséquentes pour pouvoir répondre à l'augmentation du transit.

Ce n'est d'ailleurs pas sans le soutien du Statsråd, et tout particulièrement du ministère des transports, de la communication, des infrastructures et du numérique que la Internasjonal Havnevesen s'est fixée pour mission de devenir le principal port dytolien à l'horizon 2050 et de supplanter d'ici là les ports de la Cérulée. « Le port d'Ålesund a une vraie carte à jouer au regard de l'essor des routes du nord et de l'essoufflement des acteurs portuaires traditionnels des mers méridionales » juge d'ailleurs le ministre qui a prévu d'accroître la participation de l'Etat de 175 millions de dalers (ndlr. 115 millions de dolars) l'année prochaine, conformément aux trajectoires budgétaires pluriannuelles pour les infrastructures. Au gouvernement, on concède d'ailleurs volontiers que « la construction d'un hub maritime et portuaire, en complément du hub aéroportuaire de Røros, est une priorité parce que cela permettra d'affirmer la place centrale que peut occuper le Jernland économiquement et commercialement sur la scène mondiale ».

Pour profiter de cette opportunité, plusieurs entreprises se sont déjà positionnées, dont Traxint qui fournit des solutions pour les sociétés pour suivre en temps réel la localisation de leurs marchandises. En se basant sur l'internet des objets, elle connecte en quelque sorte un container par exemple à l'aide d'une puce et de composants électroniques à un logiciel capable d'exploiter l'ensemble des données, de les compiler et d'offrir un traitement fin de celles-ci de sorte que le propriétaire peut optimiser sur la durée les différentes étapes. Pour la fondatrice de Traxint, Synnøve Dahling, l'une des très rares femmes dans le milieu des transports, « cette solution informatique permet de combiner les récentes avancées en matière d'internet des objets avec les progrès à venir en matière de fiabilité des traceurs ». Si l'entreprise a déjà pris un peu d'avance, elle espère beaucoup des maîtrises futures en matières de composants électroniques et de logiciel pour améliorer la précision de ses outils et de ses dispositifs. « Evidemment, à l'échelle du monde, une centaine de mètres ne représentent pas forcément grand chose, mais pour des marchandises parfois d'une très grande valeur, cela peut faire la différence ; d'autant plus lorsque vous leur faites traverser des zones de forte piraterie et que dès lors quelques mètres peuvent largement faciliter leur récupération » juge-t-elle. Ainsi, Traxint coopère largement avec NT Technologies, Elementor, mais également Atmel qui a récemment fait parler d'elle avec son projet en cours de développement des puces sous-cutanées LITEN, bien que Synnøve Dahling refuse de rentrer dans ce genre de considérations ; elle argue que « les autres activités de mes partenaires ne m'intéressent pas, tant qu'elles sont légales aux yeux de la loi jernlander, et qu'elles ne causent pas de torts à celles de l'entreprise que je dirige ».

Enfin, au delà des solutions de traçabilité des containers arrivant au Jernland via le comté du Thorvalmark, les autorités portuaires d'Ålesund étudient le meilleur moyen de gérer avec une vue d'ensemble des infrastructures parfois trop grandes pour pouvoir être uniquement conduites depuis le sol. En effet, avec ses plusieurs hectares de terrain, le port fait figure de géant foncier. Face à cette difficultés, la Internasjonal Havnevesen s'est tournée vers plusieurs groupes caeturiens spécialisés dans la fabrication de drones. La récente embellie commerciale qui s'est traduite par un accord diplomatique prometteur facilite largement les échanges et donc également les contrats entre les entreprises jernlanders et caeturiennes. Plusieurs appareils commandés depuis des bureaux permettront ainsi de mieux appréhender l'activité sur l'ensemble du site sans avoir nécessairement besoin de se rendre sur place, à l'autre bout du site. « Nous allons réaliser à l'aide de ces appareils un gain de temps conséquent mais également avoir un meilleur aperçu en temps réel des activités sur le port » concède l'un des ingénieurs à l'origine de ce projet de gestion à distance. De même, plusieurs drones, y compris d'usines de pays de la Communauté des Nations Dytoliennes, principalement valdaques à nouveau, permettront d'inspecter les grues et les autres installations sinon difficilement accessibles. « De manière générale, ces investissements vont faire du port d'Ålesund un des plus modernes de leur genre d'ici 2045 et ainsi s'imposer dans la compétition mondiale, d'autant plus que la législation fiscale y est particulièrement favorable » conclut le ministre des transports, de la communication, des infrastructures et du numérique.
Galaad

Message par Galaad »

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20. mars 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd prévoit plus de policiers aux frontières dès 2041[/center][hr][/hr]

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Alors que jusqu'à présent les conditions d'immigration étaient encore régies par une loi datant de 2019, le ministère de l'intérieur et de la sûreté a présenté en réunion du Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat) un projet de refonte en profondeur de la réglementation applicable aux entrées et séjours au Jernland. Si l'immigration de tourisme, et d'affaire devrait rester exclue des nouvelles dispositions, il en sera vraisemblablement tout autrement de l'immigration de travail. Le système d'[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353472#p353472]IBSI / ESTA[/url] - il s'agit d'un formulaire de demande d'autorisation administrative d'entrée sur le territoire national dont les conditions d'obtention sont beaucoup plus souples qu'un visa traditionnel, et surtout moins coûteux - restera évidemment en vigueur pour les Etats dont le ministère des relations extérieures les a ajouté à sa liste de pays dits sûrs, il ne devrait pas concerner les séjours étudiants et les échanges universitaires qui resteront ainsi soumis à la législation sur l'Internettbasert system for innreisegodkjennelse (ndlr. système électronique pour les autorisations de voyage). Un temps, le gouvernement avait envisagé de modifier les modalités applicables en réinstaurant les visas pour les étudiants, avant de renoncer pour ne pas complexifier les procédures des étudiants souhaitant venir suivre des enseignements au Jernland. Cependant, l'attribution de leur IBSI continuera d'être soumise à la validation d'une inscription dans un établissements scolaire ou universitaire jernlander.

Selon le Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques), le Jernland, avec 92 722 immigrés qui entrent sur le territoire tous les ans - cela représente 2,8 immigrés pour mille habitants - est déjà particulièrement restrictif en matière d'accueil d'étrangers. Dans le détail, près des deux tiers des immigrés qui arrivent chaque année profitent d'un rapprochement avec des membres de leur famille déjà installés au Jernland ou sont des étudiants qui viennent effectuer une partie de leur cursus dans les universités du pays, tandis qu'un quart des étrangers entrant sur le territoire national sont des immigrés économiques ; le résidus arrivant pour des motifs humanitaires ou divers. C'est donc d'abord les conditions applicables aux migrants qui viennent au Jernland pour y travailler que le gouvernement souhaite durcir sensiblement, en indiquant exclure de ce projet de réforme les communautés scientifiques et artistiques qui contribuent au dynamisme du tissu industriel et culturel national. Ainsi, de manière générale, tout immigrés qui recevra un titre de séjour des autorités administratives devra pouvoir justifier de revenus suffisants pour subvenir à ses besoins, ainsi qu'à ceux de ses proches à charge, pendant une durée minimale de douze mois. Durant cette période, les immigrés ne pourront bénéficier d'aucune prestation ou aide sociale à laquelle pourrait être sinon éligible un citoyen jernlander. Si certains y voient une clause profondément discriminatoire, le Generalmajor Arne Odlo rappelle que « le Jernland commence seulement à instaurer un système de sécurité sociale, au travers du Trygd, et qu'il ne peut être question de créer des appels d'air pour des immigrés qui voudraient profiter de l'essor économique que connaît le pays pour y vivre à moindre frais ». La logique du Statsråd est qu'aucun immigré ne doit représenter une charge financière pour la communauté nationale avant d'avoir fait la preuve de son apport pour la collectivité. De même, « bénéficier d'aides sociales pour lesquelles les Jernlanders ont cotisé sans avoir soi-même versé le moindre argent aux caisses serait une aberration complète » complète le ministre de l'intérieur et de la sûreté.

Par ailleurs, le gouvernement entend restreindre drastiquement le concept de regroupement familial pour le limiter à la seule famille nucléaire, exception faite des familles de citoyens jernlanders qui disposerait de sa nationalité depuis plus de cinq ans. Sur ce dernier point cependant, le ministre a avoué réfléchir sur l'allongement de cette période, pour ne pas voir arriver massivement des familles, au sens élargi, de citoyens ayant seulement récemment acquis la nationalité jernlander. « L'objet de ce texte de loi que nous présenterons d'ici le mois de mai au Stortinget pour son approbation est de prévoir et anticiper tous les scénarii possibles auxquels pourrait être confrontée notre administration » affirme le cabinet du ministre. A terme, l'objectif est de réduire conséquemment le volume d'immigrés profitant d'un rapprochement familial. Annuellement, le Stortinget (ndlr. Grande Assemblée) et le Statsråd auront un débat pour réévaluer les besoins nationaux en matière de travailleurs étrangers. Le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail confie à ce propos que « le Jernland doit s'habituer davantage à devenir un pôle d'attractivité en Dytolie pour des travailleurs étrangers », mais pour autant « notre pays a le droit de choisir qui peut venir s'installer et travailler ». Ainsi, de plus en plus, le gouvernement souhaite une immigration choisie, sur la base de critères économiques objectifs. « Si nos entreprises ont davantage besoin d'ingénieurs ou de salariés hautement qualifiés, plus que d'ouvriers non qualifiés, alors nous devons pouvoir le fixer annuellement, ou pluriannuellement, de sorte d'adapter notre immigration à notre marché du travail et aux demandes de nos entreprises, afin d'éviter de maintenir artificiellement trop élevé le chômage des Jernlanders ». Le Statsråd valide donc un souhait qui s'exprimait déjà depuis plusieurs années en faveur d'une immigration choisie. Cependant, les restrictions à venir en matière de séjours légaux au Jernland ne devraient pas concerner les pays de la Communauté des Nations Dytoliennes - le gouvernement prévoit toutefois d'appliquer l'obligation de ressources à l'ensemble des individus, quelque soit leur origine - qui pourront bénéficier encore d'un regroupement familial plus souple, avec l'intégration des parents en plus des enfants et des conjoints. Si cette mesure paraît avant tout symbolique, elle vise surtout à préparer ce qui est un objectif du Jernland pour l''ensemble de la communauté, à savoir l'abaissement des frontières physiques au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, après l'instauration d'une libre-circulation des marchandises au sein du Forum pour la coopération économique.

Et pour faire appliquer l'ensemble de ces mesures nouvelles, dont l'adoption ne fait aucun doute tant elles rencontrent le soutien de la majorité des élus, mais également des citoyens encore très chauvins et méfiants vis-à-vis de l'étranger, le ministère de l'intérieur et de la sûreté prévoit de recruter dès 2040 10 000 policiers en plus pour venir renforcer les rangs de la Militærpoliti (ndlr. police militaire), dont les effectifs en uniforme atteindront dès lors presque 145 000 policiers. Ces agents supplémentaires seront essentiellement affectés à la surveillance aux frontières et à la reconduite et l'expulsion des étrangers en situation irrégulière placés en centres de rétention en attendant de rejoindre leur pays d'origine. A ce titre, toute personne qui aurait fait l'objet d'une mesure d'éloignement parce qu'entrée illégalement au Jernland sera à l'avenir automatiquement interdite de séjour pendant dix ans et ne pourra donc obtenir aucun titre pour quelque motif que ce soit, y compris au titre du regroupement familial. En affichant une pareille fermeté, le ministre de l'intérieur et de la sûreté espère dissuader les migrants de tenter leur chance, et il dote les forces de l'ordre des moyens de rendre plus sûres les frontières nationales.
Galaad

Message par Galaad »

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29. mars 2040[/center]

[hr][/hr][center]L'industrie chimique s'engage pour renforcer ses protocoles de sécurité[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/40/fopa.png[/img][/center]

Chose assez surprenante pour être soulignée, cette fois les entreprises présentes au Jernland n'ont pas attendu une décision ou un décret du Statsråd pour renforcer leur réglementation en matière sanitaire et de sécurité. L'industrie chimique, dont les investissements sont croissants depuis plusieurs années à présent et qui représente une part grandissante du secteur secondaire, notamment en raison des besoins importants des laboratoires pharmaceutiques mais également la pétrochimie, avec l'augmentation du niveau de vie et donc l'usage plus récurent qui est fait des véhicules individuels, souhaite être en première ligne de la modernisation industrielle nationale. Ainsi, la volonté affichée par la Kjemiske næringer forening (ndlr. Union des industries chimiques) est de participer pleinement au grand mouvement de modernisation du secteur industriel, alors que son poids économique va en se renforçant. L'ensemble du secteur a ainsi convenu de travailler davantage sur des procédures dont l'objectif est d'accroître la sécurité des salariés dans les usines, mais également de réduire les risques d'impact négatifs sur l'environnement et les alentours des sites de production, et enfin de veiller à réduire les expositions aux interférences extérieures, dont notamment les intrusions. Lors de leur conférence de presse, qui a rassemblée les principaux présidents-directeurs généraux des grandes entreprises de la chimie, dont ceux de Den Nordisk Kjemiskfabrikk, Naerdal Inc. ou Jernlander Statoil, ont annoncé la création d'une normes s'appliquant aux sites industriels qui présentent des risques d'accidents majeurs.

Très concrètement, plusieurs lieux de production, dont beaucoup sont localisés dans le comté de Fjordane qui compte la majorité des usines concernées en raison de sa longue tradition chimique. En effet, c'est dans cette région du Jernland que se sont créées puis développées les principaux acteurs de la filière, au point de faire de l'endroit un pôle majeur en Dytolie norroise. Le protocole dont ont choisi de ses doter les principales sociétés initiatrices prévoit ainsi une nomenclature spéciale qui les catégorise selon le degré de risque inhérent à leurs activités, mais également plusieurs mesures pour essayer de réduire les catastrophes industrielles, et le cas échéant de contenir leurs effets dans un périmètre aussi restreint que possible. Ainsi, dans les mois qui viennent, plusieurs études seront conduites, financées largement par la Kjemiske næringer forening, avec à la clef des recommandations très précises du comité en charge des risques industriels et chimiques mis en place au sein de l'union des industries chimiques. Celles-ci permettront d'évaluer les conséquences potentielles en cas d'accident et identifieront les plans d'urgence en interne, mais également en externe pour que les populations des alentours et les personnels des usines soient les moins exposés possible. Très concrètement, il est encore difficile d'établir dans quelle mesure ces dispositions permettront d'améliorer la gestion des risques, mais l'ensemble de la filière chimique souhaite pouvoir renforcer le dialogue avec le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail pour à terme étendre ces dispositifs à d'autres sites et industries qui n'auraient pas été à l'initiative de ces processus. Cependant, l'une des premières mesures qui pourraient se voir imposée serait des plans d'urbanisme imposant la maîtrise des constructions autour des sites, avec une information renforcée des riverains pour qu'ils adoptent les bons gestes en cas de déclenchement d'une alerte accident. Le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts a déjà annoncé travailler à la création d'une agence gouvernementale qui sera en charge de l'inspection des installations classées.

Du côté du Statsråd, on se satisfait de ces initiatives privées sans que les autorités n'aient besoin d'être à l'origine de leur adoption. « Cela traduit évidemment d'une prise de conscience par le secteur privé des responsabilités sociales et environnementales qui sont celles des entreprises, notamment face aux conséquences liées à leur activité » concède le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, tout en indiquant que « l'Etat sera évidemment au rendez-vous et accompagnera avec ses moyens humains et au travers des administrations dont il a la charge pour donner une traduction très concrète à ces nouvelles procédures de sécurité ». Ainsi, le General Magnuss Løvenskiold aurait d'ors-et-déjà signé les documents réglementaires permettant aux gouverneurs de comté, tout particulièrement celui du Fjordane de faire coopérer les administrations décentralisées avec les responsables de la sécurité des grands sites industriels identifiés comme présentant potentiellement des risques pour l'environnement et les résidents des alentours. Ces dispositions pourraient toutefois se traduire par des décisions désagréables pour ces derniers, dont plusieurs dizaines sont sous la menace d'une expropriation pour faire correspondre l'urbanisation aux probables futures législations de sécurité. S'ils seront dédommagés pour le préjudice subi, quelques uns ont déjà indiqué leur profond désaccord avec ces décisions, rappelant que leurs ancêtres étaient présents bien avant l'installation de certaines usines. « La modernisation industrielle du Jernland ne doit pas faire oublier qu'elle serait tout à fait impossible sans que des hommes se soient engagés dans l'aventure des usines, justement parce qu'ils habitaient à proximité, ou parce qu'ils ont tout abandonné là où ils étaient auparavant, dans les campagnes, pour rejoindre les aires urbaines et industrielles » rappelle Marius Kjellberg qui représente les riverains concernés. Si le gouvernement n'a pas encore officiellement commenté cette situation, le gouverneur du Fjordane a redit que la sécurité des habitants est prioritaire sur les autres considérations affectives et que l'Etat veillerait à ce que personne ne se trouve dans une zone potentiellement dangereuse en cas d'accident.

Enfin, plusieurs sites industriels en cours de construction ont déjà intégré ces futures règles dans leur schéma d'aménagement en prévoyant des distances de sécurité importantes, ce qui les avait contraint à acquérir plusieurs hectares de terrain supplémentaires. « Evidemment le surcoût est réel et nous aurions pu privilégier la raison purement financière et économique, mais il nous a semblé important d'anticiper les risques pour ne pas avoir ensuite à gérer des situations beaucoup plus dramatiques avec des centaines, voire des milliers de victimes » confie Arne Haukelid, le président-directeur général de Den Nordisk Kjemiskfabrikk et qui s'est fait élire à la présidence de la Kjemiske næringer forening. « Tous les sites ne seront pas également classés, puisque nous avons prévu d'intégrer des seuils différenciés, prenant en compte la réalité de l'activité et la dangerosité des matériaux employés sur place ». Trois types d'établissements devraient ainsi être retenus, avec d'abord ceux ne présentant aucun danger pour l'environnement et les riverains, puis ceux qui dépasseront le premier seuil, avec un seuil bas, et enfin les usines dont la dangerosité sera supérieure. Toutes celles des deux seuils les intégrant dans les entreprises à risque devront également intégrer des dispositifs de sécurité très renforcés pour éviter que des personnes malintentionnées ne s'introduisent pour réaliser des coups d'éclats ou avec des intentions criminelles ou terroristes.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
02. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]L'optimisation fiscale se retrouve dans le collimateur du gouvernement[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/40/grig.jpg[/img][/center]

Après [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356139#p356139]l'initiative santognaise[/url] contre l'optimisation fiscale des multinationales, le gouvernement jernlander semble lui aussi bien décidé à serrer la vis et éviter les dérives d'un libéralisme effréné. S'il ne s'agit nullement de cogner comme des sourds sur les entreprises - au contraire, le Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat) est davantage préoccupé par la création d'un écosystème qui leur serait plutôt très favorable - Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, estime que si la loi n'interdit pas d'optimiser sa fiscalité, certaines pratiques qui aurait déjà été relevées par ses administrations fleurteraient dangereusement avec la légalité. L'enjeu est de taille, puisque ce sont plusieurs centaine de millions de dalers qui seraient soustraient tous les ans aux services fiscaux, avec des conséquences sur l'investissement privé. Pour remédier à cette situation, le cabinet du ministre et le trésor public ont travaillé à deux mesures fortes pour endiguer la situation et inverser la tendance. En effet, avec l'accroissement conséquent du produit intérieur brut, les premiers mois de l'année ont été plutôt à flux tendu et les agents du ministère de l'économie et des finances ont du consacrer plus de temps à identifier les mauvais payeurs. Il semblerait cependant qu'à présent la situation soit normalisée et que l'attention se focalise sur les entreprises qui soustraient une partie de leurs bénéfices ou de leur capital au paiement de l'impôt. Après la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352878#p352878]lutte contre la corruption[/url], le recouvrement des sommes dues à l'Etat est devenu la priorité du gouvernement qui entend bien faire preuve d'une fermeté sans équivoque. Selon les services fiscaux, il s'agit d'un accroissement de 35% des sommes faisant l'objet d'optimisation.

Très concrètement, là où la Santogne a voté une loi qui s'appuie sur la valeur ajoutée déclarée pour calculer le montant de l'impôt sur les société dû, l'administration fiscale du Jernland préfère d'abord instaurer une obligation pour les clients et les conseillers ou avocats fiscaux de déposer un schéma complet d'optimisation. Sous un numéro de déclaration unique pour les deux parties, elles devront ainsi transmettre aux agents de l'Etat en charge de l'instruction des dossiers un vademecum permettant de retracer l'ensemble de la structure mise en place. Cette mesure devrait notamment largement faciliter le suivi des opérations et donc repérer nettement plus rapidement les irrégularités éventuelles. Dans le collimateur du Statsråd se trouve avant tout la planification fiscale dite agressive, ce qui a pour objectif d'empêcher que des bénéfices quittent le Jernland sans être taxés, alors qu'ils auraient du y être soumis aux différents prélèvements obligatoires. « Nous nous battons depuis plusieurs années contre l'optimisation et l'évasion fiscale non pas par lubie mais parce qu'il s'agit avant tout d'un enjeu d'équité et de justice sociale ; tous les impôts et taxes qui devraient être payés au Jernland et qui ne le sont pas représentent autant de centaine de millions de dalers en moins pour réaliser des investissements majeurs, construire le Trygd ou lutter contre la délinquance et la criminalité » argue le ministère de l'économie et des finances. Si le combat n'est pas encore remporté sur ce front là, l'administration semble déterminée à se doter de tous les outils qui lui permettront à terme de réduire au maximum les processus qui permettent de soustraire des bénéfices à l'impôt. Les entreprises ne sont d'ailleurs pas les seules visées, puisque le même mécanisme de double déclaration s'appliquera également aux particuliers et à leur patrimoine. « Demander aux bénéficiaires ainsi qu'à leurs conseils de réaliser cette déposition sous un même numéro d'identification va faciliter le traçage des mouvements financiers, d'autant plus que dorénavant l'Etat sera équipé d'un système capable de suivre en temps réel de nombreuses opérations bancaires et financières » juge le directeur du trésor, qui ne manque pas d'indiquer que le ministère de l'économie et des finances s'est en effet doté, en coopération étroite avec le Sikkerhetsjeneste qui supervisera cette surveillance pour son compte, de calculateurs et ordinateurs pour repérer les transactions a priori litigieuses.

Cette détermination affichée par le Statsråd intervient à un moment où les critiques se sont faites de plus en plus nombreuses par rapport à la fiscalité parfois très avantageuse, voire ridiculement faible, appliquée dans des Etats, y compris membres de la Communauté des Nations Dytoliennes. En ligne de mire - le ministre de l'économie et des finances se garde toutefois de cibler nommément quelque pays que ce soit - la Ligue de Lébira, dont [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356408#p356408]le taux d'imposition des sociétés n'est que de 6%[/url] ou la République fédérale d'Ennis et [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353179#p353179]son taux d'imposition des entreprises de 2,5%[/url], auquel il faut cependant ajouter 1,3% au travers d'une contribution exceptionnelle de résorption de la dette et une contribution à la sécurité sociale. « Les taux appliqués par certains Etats est ridiculement faible et incite les entreprises à se soustraire à leur devoir envers la société ; une entreprise qui réalise un bénéfice au Jernland se doit d'y payer son impôt sur les bénéfices qu'elle y réalise » estime le gouvernement qui entend bien faire respecter cette règle. Si la coopération fiscale est compliquée avec certains pays, d'autres en revanche se montrent beaucoup plus coopératifs, à l'image du travail jernlando-santognais sur l'échange automatique d'informations bancaires et fiscale, ou encore l'établissement d'une liste noire commune au Jernland et au Royaume de Kars pour les paradis fiscaux. L'ambition est d'imposer davantage de transparence dans l'imposition des sociétés, d'autant plus quand leur activité est transnationale et par nature plus difficile à cerner avec précision. Pour Børge Sveaas « il ne peut ressortir que du bon dans le fait que les entreprises paient leur impôt là où elles réalisent leurs bénéfices et il n'est pas normal qu'elles ne contribuent pas à hauteur de ce qu'elles devraient dans tel ou tel pays, alors qu'elles comptent sur les consommateurs locaux pour gonfler leur chiffre d'affaires ». Pour autant, il estime qu'à terme l'instauration de coopérations internationales très larges et la bonne volonté des Etats et leur détermination à ne pas user d'une stratégie perdante à coup sûr du moins-disant social, mais plutôt à aller dans le sens d'une harmonisation fiscale raisonnable.

Cela dit, le Statsråd va également continuer à déployer son paquet anti-fraude en traquant davantage les délinquants en col blanc et en les sanctionnant plus sévèrement. Si dans un premier temps une cellule de régularisation fiscale ouvrira pour permettre aux particuliers et aux entreprises de payer leur dû, y compris s'il est arriéré, à terme, la meilleure détection de la fraude reste la priorité. La pratique de rendre public les plus mauvais payeurs devrait ainsi se généraliser, alors qu'un vif débat a agité les commissions parlementaires lorsque le gouvernement a partagé sa volonté d'aller vers plus de fermeté sur cette mesure. « Les consommateurs ont le droit de savoir quelles entreprises se soustraient à leurs obligations pour pouvoir adapter également leurs comportements d'achat » juge-t-on du côté du ministère de l'économie et des finances, d'autant plus que cette mesure s'inscrit parfaitement dans la création d'un « [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350531#p350531]crédit social[/url] ». De même, les particuliers ne seront pas épargnés par la vigilance renforcée de l'Etat, puisque dorénavant les plateformes collaboratives de location d'appartement par exemple, ou de covoiturage également, devront transmettre automatiquement à l'administration fiscale les sommes perçues par l'ensemble de leurs utilisateurs, afin de pouvoir effectuer les vérifications sur les déclarations de revenus des contribuables du Jernland. Dans les faits, la fraude devrait devenir de plus en plus compliquée, et surtout de plus en plus coûteuse, puisque le barème des amendes consécutivement à un redressement fiscal seront alourdies. Néanmoins, pour éviter un engorgement des services, une dispense d'information est prévue jusqu'à 450 dalers (ndlr. 300 dollars) par an. « Cette tolérance représente quand même environ 10% du produit intérieur brut par habitant ; le but du gouvernement n'est pas de prendre les citoyens à la gorge, mais bien de les inciter à payer également ce qu'il doivent au trésor public tout en leur permettant de profiter de compléments de revenus[/url] » estime le ministre de l'économie et des finances. Les cabinet de conseil et d'avocats seront pour leur part également passibles de poursuite administratives en cas de complicité de fraude fiscale, c'est-à-dire s'ils ont contribué à des montages favorisant la soustraction d'une partie des bénéfices ou du patrimoine à l'impôt et aux prélèvements sociaux. D'ici l'entrée en vigueur de l'ensemble du paquet anti-fraude et pour réduire l'optimisation fiscale, le gouvernement entend dialoguer avec l'ensemble des acteurs pour faire de la pédagogie et rappeler que les sanctions ont vocation à n'intervenir qu'en dernier recours, alors que sont offertes des opportunités de régulariser sa situation fiscale. Le texte réglementaire entrera en application à partir du 1er juillet 2040.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
05. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le moteur de recherche Løk est de plus en plus prisée par les internautes[/center][hr][/hr]

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Alors que le moteur de recherche d'Altek, Oracle, reste l'outil privilégié des internautes pour leur recherches sur internet, Løk, la solution proposée par l'entreprise du même nom, est de plus en plus prisé par les utilisateurs. En effet, avec une croissance annuelle de plus de 25% des recherches effectuées grâce à lui, il s'impose petit à petit comme une alternative à Oracle, notamment grâce à son ergonomie, sa facilité d'utilisation mais aussi les garanties de sécurité et d'anonymat qu'il offre. Alors que le Statsråd cherche de plus en plus à renforcer sa présence sur l'internet et à mieux surveiller les activités potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale, ce réseau informatique superposé se compose de plusieurs nœuds, c'est à dire des serveurs décentralisés, dont la liste est publique. Selon ses fondateurs, il s'agit « d'anonymiser les sources des sessions de navigation sur le web ou des messageries instantanées », alors que celle proposée par Altek - [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350278#p350278]Refleks[/url] a été retenu par le gouvernement pour ses conversations cryptées - rencontre les limites de son presquen monopole sur le marché national, avec de fortes attentes en matière de diversification de l'offre. Dans ce contexte, Løk cherche à se positionner comme un acteur incontournable de la sécurisation des données et la sécurité des usagers lors de leurs connexions et de leurs recherches sur internet. L'activité de l'entreprise ne s'arrête pourtant pas seulement à cela, puisque à l'avenir ses fondateurs veulent aussi renforcer leur collaboration avec le ministère de la défense pour proposer une solution gouvernementale adaptée aux besoins des ministères et des communications protégées. A ce stade, Løk est déjà largement utilisé par différentes agences d'Etat, dont le Sikkerhetsjeneste pour effectuer des recherches et des opérations sur le net en toute discrétion. Si peu de détails sont connus à ce propos, le deepweb et le darkweb ne semble pas échapper à l'activité de l'Etat, qui va accroître également sa surveillance de ces zones d'ombre où agissent régulièrement les criminels et terroristes.

C'est d'ailleurs tout le sens de la solution Løk Search Dark qui devrait être opérationnelle d'ici quelques mois et qui a vocation à permettre de balayer beaucoup plus largement que les systèmes actuels les tréfonds d'internet et y repérer les éventuelles activités qui représenteraient une menace pour la sécurité de l'Etat. Ce moteur de recherche, réservé aux agents de la police et du renseignement a priori, permettra de traquer les trafics en tout genre - armes, drogues notamment, mais également échanges monétaires suspects avec la dématérialisation de certaines devises - et d'identifier plus facilement les auteurs de ces infractions à la loi. Pour l'instant, les entrepreneurs n'ont pas prévu d'élargir l'accès à cet outil à d'autres que l'Etat et plusieurs opérateurs stratégiques, pour « ne pas mettre cette technologie entre les mains de n'importe qui, ou de personnes et organisations étrangères dont les intentions ne seraient pas forcément compatibles avec les intérêts nationaux ». A ce stade, Løk Search Dark a répertorié 1,4 milliards de liens sur plus de 140 000 sites, et le tout en plusieurs dizaines de langues. « Nous sommes capables de référencer plus de données sur le darkweb et le deepweb que n'importe quelle autre solution informatique, grâce aux importants investissements consentis au cours des dernières années. Nous avons voulu créer une opportunité pour renforcer la sécurité des personnes et la créer un internet débarrassé autant que possible des activités criminelles » confie l'un des fondateurs, aujourd'hui encore propriétaire d'un tiers des parts de l'entreprise - cette dernière a d'ailleurs la particularité d'être toujours détenue majoritairement par ceux qui l'ont fondée.

Historiquement, la technologie de Løk remonte au mouvement de mécontentement étudiant qu'avait connu le Jernland au début des années 2000, avec alors la captation et la synthèse de données en gros volume associée à la maîtrise des protocoles d'anonymisation sur internet. L'un des co-fondateurs a alors l'idée de proposer un moteur de recherche pour agréger initialement les contenus des étudiants réfractaires dispersés sur différents blogs. Finalement, Løk sort son moteur de recherche avec des fonctionnalités permettant de mieux protéger la navigation sur internet, sans forcément utiliser des serveurs proxys. Pourtant, si dans un premier temps fournir une solution facilitant le contournement des lois sur la protection des informations et sur les médias, c'est bien l'intérêt du gouvernement pour son travail qui permet à Løk de véritablement changer de dimension. Construit en opposition au Statsråd, l'entreprise voit arriver des crédits et des financements lorsqu'elle se lance dans la conception de Løk Search Dark, qui en est alors à ses balbutiements en 2037. « Depuis que nous travaillons avec le ministère des armées et de la guerre et le Sikkerhetsjeneste, nous avons véritablement changé de dimension, puisque nous avons pu tripler littéralement le volume des investissements en faveur du développement de notre moteur d'identification des activités sur le darkweb et le deepweb en matière d'activités illégales » confie l'un des fondateurs.

Mais cette activité ne profite par qu'au Jernland, puisque les commandes de serveurs et supercalculateurs aux fournisseurs du Royaume des Iles Lorthon ont également fait un bond, en raison notamment de besoins en capacité de calcul et de traitement de l'information absolument hors du commun. « Aujourd'hui se pose surtout la question de la place et des espaces pour stocker l'ensemble de ces ordinateurs, pour lesquels nous avons besoin de nouveaux locaux, mais également d'importants systèmes de climatisation de l'air » estime Løk. Le Nordland est l'un des principaux sites pour l'installation des machines, grâce à sa situation éloignée des principales zones d'habitation, mais aussi parce que les effectifs militaires stationnés sur place permettent une protection renforcée des installations. L'intérêt des directions de l'armement du Jernland et de l'état-major ont grandement contribué au succès de cette entreprise, encore relativement naine il y a quinze ans. « Le deepweb est un espace quatre fois plus étendu que le clearweb et accessible généralement pour les initiés » constate le ministère de l'intérieur et de la sûreté et « ls solutions proposées par cette entreprise pourront surement également intéresser les opérateurs d'intérêt vitale qui ont grand besoin d'avoir également accès à ces méandres ». A terme, Løk n'exclut pas de diversifier sa clientèle en rendant accessible aux entreprises de manière générale un outil, inspiré par Løk Search Dark, qui permettrait de faire plus facilement de l'intelligence économique en surveillant en toute légalité leurs concurrents, fournisseurs et marchés, permettant ainsi aux Jernlanders de s'adapter plus vite aux mutations de l'économie mondiale. L'ensemble des solutions mises dernièrement à disposition par Løk suscite toujours plus l'intérêt des particuliers et des entreprises, faisant forcément croître les demandes d'investissements, notamment sur la question également des logiciels sur lesquels des coopérations avec Altek sont à l'étude.
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