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Posté : ven. nov. 03, 2017 11:55 pm
par Zaldora
[justify]Œil pour œil, dent pour dent.
13 juillet 2034,
Le pays de Grendalen, dominé par le Storen et le Glimtebjerg, dans l'ouest Højgårdais, irradiait la région de ses magnifiques verdures, de ses bois et des doux clapotis de sa rivière. Arna y avait vu le jour et n'avait jamais quitté la vallée. Du haut de ses dix-huit ans, la jeune rousse vivait au rythme des troupeaux et des travaux de la ferme. Celle-ci avait constamment les doigts dans le lait duquel naissait dix variétés de fromages typiques de la région (le Stenen, le Erlander, le Nyhusen, le Klartvander etc). Héritière du clan, la paysanne menait une existence rude et pleine de labeur mais n'échangerait ses terres pour rien au monde. Le panier sous la main, la fille partit insouciante à la cueillette aux champignons. Elle s'engagea dans une sente qui courrait jusqu'au bois Godalfen. La balade se passait à merveille quand quelque chose l'a fit tomber et lâcher son panier. La joie la quitta précipitamment, la laissant seule à se débattre contre l'horrible brigand qui tentait de la déshonorer. Le poignard à sa cheville lui parut soudainement si loin et si inatteignable... Paniquée, Arna oublia même comment et où frapper pour donner la mort... Plus les secondes passèrent et plus le désespoir la gagnait...
« Je déteste les violeurs ! tonna le grand en tirant l'ordure par la chevelure.
– Non non, trembla-t-il, J..je m'excuse, j..je... non...non... au nom de Dieu... pitié...
– Arrr, pas de quartier !!
– AAAAAAHHHH ! hurla le brigand en recevant la hache dans l'entrejambe, qui emporta littéralement tout sur son passage.
– Eh quoi ?! Tu couisnes comme un goret ! » ria l'inconnu avant de l'achever en lui transperçant furieusement le tronc.
La paysanne suivit la scène en retrait et reprenait peu à peu ses esprits, quand son sauveur vint vers elle. Celui-ci avait le visage constellé de cicatrices, une longue barbe et un regard aussi perçant que terrifiant. Sa carrure en imposait, l'homme avait mené de nombreuses batailles et tué plus d'un homme.
[center][img]http://zupimages.net/up/17/44/1d2t.png[/img][/center]
« Ça va petite ? s'enquit-il après l'avoir doucement relevé. Je suis de la milice des Brunkiling et je compte te ramener chez toi ! »
Le retour se fit sans embuscade. Sur le chemin, la paysanne découvrit que derrière ses airs rustauds et brusques, le grand cachait quelques soupçons de tendresse. Il avait même esquissé un léger sourire, à peine perceptible. Ses intentions étaient nobles, mais violentes et sans pardon. Œil pour œil, dent pour dent.[/justify]
Posté : lun. nov. 06, 2017 12:22 pm
par Zaldora
[justify]Réunion d'une Bondeting (4).
16 juillet 2034,
Rappel : la Bondeting est une assemblée villageoise traditionnelle existant depuis des temps immémoriaux. Elle permet aux paysans de s'autogouverner (sous la forme d'une réunion de syndics élus par eux, se déroulant au cimetière la plupart temps) et de voter les lois (le village se rassemble en entier devant l'église et vote à main levée). Nulle autorité n'a de légitimité pour restreindre ses prérogatives, réformer ou supprimer la Bondeting, consacrée par le temps et vivant sur ses propres forces. Les paysans y jouissent d'une grande autonomie et d'une marge de manœuvre qui en ferait pâlir plus d'un, y compris lorsqu'un seigneur ou son représentant y siège.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/23/jakk.png[/img]
Deux paysannes du village.[/center]
Les paysans de Seiðrheri se trouvaient aux champs toute la journée, jusqu'à tard dans la nuit, à glaner les épis de seigle et de blés pour les enrouler en gerbe. Sise sur la Valrlandet (plaine) à environ trois lieues de la capitale, la paroisse espérait faire une bonne moisson et ainsi profiter d'un cœur léger lorsque le temps des Croix de moisson sera venu. Cette vieille tradition consistait à tresser les derniers épis de l'été en forme de croix, avant de les accrocher dans la chaumière ou à l'église. L'usage fut inventé par les femmes afin d'adorer Dieu et les saints protecteurs des moissons. Les bouquets étaient ensuite conservés jusqu'aux prochains blés. Face au monopole des travaux estivaux, la Bondeting eu rarement l'occasion de se réunir au cimetière pour discuter des affaires du village. Lors des trop rares assemblées, les sujets de conversation tournèrent autour de l'agriculture, son organisation et ses pratiques. Le vieux serpent de mer devait revenir et il revint : fallait-il changer le type d'assolement et ainsi faire le premier pas vers une agriculture intermédiaire et moins traditionnelle ? Les paysans allaient décider lors des votations devant l'église, juste après la messe dominicale.
« Mes bons amis, commença le père Ormar, ce dimanche est historique car le village décidera aujourd'hui de quelle évolution aura la vie paysanne :
Qui est d'accord pour passer d'un assolement triennal à un assolement quadriennal ? A la surprise générale, le changement eut quand même un bon lot de partisans.
Qui prône le maintien d'un assolement triennal ? La majorité soutint le statu-quo mais les choses parurent moins claires que vingt-ans auparavant. »[/justify]
Posté : sam. nov. 11, 2017 6:42 pm
par Zaldora
[justify]Culture (1) : l'Hospitalité.
Temps actuels,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/23/iqev.png[/img][/center]
Outre le code de la chevalerie (exemples : Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur, Tu aimeras le pays où tu es né, Tu ne reculeras pas devant l'ennemi, Tu seras libéral et feras largesse à tous...) et les vertus chevaleresques (exemples : Loyauté, Prouesse, Justice...), que la société tient en haute estime, l'Hospitalité revêt un caractère au moins aussi élevé. Si les personnes extérieures au clan, au pays traditionnel ou à la province font toujours l'objet de méfiance, les règles coutumières de l'Hospitalité sont très strictes et quiconque y manque entache l'honneur de la famille et sera sévèrement puni. Refuser d'accueillir un hère qui le demande est déshonorant et il est pire encore de lui promettre quelque chose sans s'y tenir, même involontairement.
L'accueil donne matière à une véritable cérémonie : l'hôte est reçu par la maitresse de maison, qui va à sa rencontre et lui offre la corne de bière de l'Hospitalité ou le pain de l'Hospitalité. Dès lors, elle lui doit le feu, le gîte et le couvert mais aussi, par dessus tout, la sécurité et la protection contre ses poursuivants ou ses ennemis. Cette impérieuse nécessité de protection dérive de la sacralité qui entoure la demeure, principe de sacralité qui transcendante tout le reste, y compris la personnalité du ou des protégés. En effet, l'enceinte de la maisonnée est sacrée et inviolable, si bien que personne ne peut reprocher au clan d'avoir accueillit chez lui un repris de justice. L'entrée de gardes au sein du foyer est, au nom de ce principe, fortement restreinte ou complètement interdite selon les lois coutumières de chaque lieu. En étant reçu, l'hôte gagne irrémédiablement une aura sacré, même si la vieille littérature thorvaloise épique montre que l'Hospitalité a déjà été bafouée par des clans indélicats qui humiliaient ou en profitaient pour assassiner leur hôte. De tels actes sont toutefois perçus comme hautement répréhensibles et un si grand parjure éveille, chez le reste de la société, l'horreur, l'hostilité et la haine. A contrario, si l'hôte tire son épée contre les membres de la famille, trahissant leur confiance, le clan peut, en toute légalité coutumière, traquer sans pitié, juger et punir le traitre et ses proches.
La durée d'une Hospitalité n'excède pas trois nuits, mais peut être prolongée selon les circonstances. Bien qu'il soit traditionnel que la maitresse de maison offre des cadeaux à ses hôtes, l'Hospitalité thorvaloise n'a pas vocation à former des liens d'amitiés ou à forger des d'alliances durables. Aux temps païens, l'Hospitalité n'avait aucune connotation religieuse, sauf chez certains pays traditionnels tels que le Bjørndal où les gens croyaient être visités par les dieux qui vérifiaient leur sens de l'accueil. Cette croyance s'est ensuite généralisée après la christianisation, seulement les anciens dieux sont devenus Jésus-Christ ou la Vierge Marie. Les clans croient aussi être visités par divers autres grands saints tels que Saint Joseph, ou des anges et des archanges.[/justify]
Posté : lun. nov. 13, 2017 2:24 pm
par Zaldora
[justify]La Tournoi des Glima
12 août 2034,
[center][img]http://zupimages.net/up/17/46/74hm.png[/img][/center]
Sur le même principe que la Grande Coupe des Clans au Kaiyuan, les principaux seigneurs et chefs de clans se sont entendus pour restaurer l'ancien Tournoi des Glima, qui n'a plus vu le jour depuis 1984 A-D à cause d'insolubles conflits féodaux. D'aucuns perçoivent la compétition comme une grande fête, une occasion de ripailles et de beuveries, tandis que d'autres voient dans l'évènement un moyen supplémentaire (en plus du Knattleikr) d'endiguer par le défoulement l'hostilité ouverte et les violences régulières qui minent la société clanique.
Le glima est un genre de lutte traditionnelle nordique dont les formes varient, du moins au Thorval, entre les provinces et les plus grands pays traditionnels. Ainsi, il n'y a pas un glima mais trente-neuf officiellement reconnus. Le glima du Hårland fait par exemple la part belle à la technique, tandis que celui de Ulvlund mise davantage sur la tactique et l'endurance. Plus rude, le glima du Fårbjerg ne sanctionne pas les prises violentes alors que la forme pratiquée dans le Brakanland autorise un combattant à soumettre son adversaire en lui brisant le bras. En revanche, tuer son vis-à-vis est éliminatoire à peu près partout ; les morts sont toujours accidentelles et très blâmables.
La Tournoi permettra aux combattants de prouver la primauté intrinsèque de leurs clans respectifs, mais aussi de vérifier la supériorité d'une forme de Glima sur les autres. En toile de fond se déroulera donc une véritable compétition politique et culturelle, où les rivalités, les querelles et les anciennes inimités donneront le ton. Lors de ses meilleurs années, l'évènement su attirer jusqu'à 12 000 compétiteurs. Pour l'édition 2035 A-D, on en attend environ 7000. Elle se tiendra dans le Søndermandland durant les mois de juin et de juillet. La fête promet d'être grande en tout point de vue.
Le gagnant repartira avec (distribué qu'en septembre) :
33 pund de grains de blé panifiable.
2,5 pund de fromage de Klartvand (village)
1 porc Gaastol du Højgård.
5 pigeons à chair de Frielandet
20 pots de confiture de framboise du Tårnlund
10 tourtes aux pois du Hvidmandmark.
7 tonneaux de bière du Vadgaard.
1 cape en bonne laine de Rodulfrige[/justify]
Posté : sam. nov. 18, 2017 2:05 pm
par Zaldora
[justify]
Des traits communs.
Temps actuels,
[center][img]https://i.imgur.com/Cyx73jH.jpg[/img][/center]
- Le Thorvalois vit en clan.
- Le Thorvalois n'est fidèle qu'à son clan.
- Le Thorvalois vénère ses ancêtres et idéalise, à plus forte raison, l'ancêtre commun du clan.
- Le Thorvalois a un instinct profondément communautaire.
- Le Thorvalois est fier de son indépendance.
- Le Thorvalois est animé d'un fond profondément libertaire et anarchiste, d'où l'absence d'autorités politiques fortes.
- Le Thorvalois porte l'épée, la dague ou la hache. Il y a au moins un arc ou une arbalète dans chaque chaumière.
- Le Thorvalois préfère mourir debout que de vivre à genou.
- Le Thorvalois aime se battre.
- Le Thorvalois est fougueux et d'une témérité parfois suicidaire.
- Le Thorvalois n'est absolument pas pacifique.
- Le Thorvalois craint la justice de Dieu et de ne pas avoir de descendance.
- Le Thorvalois croit aux légendes, aux mystères, aux monstres, aux créatures, aux sorcières, à la magie et aux superstitions.
- Le Thorvalois voue un culte puissant aux reliques et aux saints.
- Le Thorvalois adore autant la Vierge Marie que Jésus-Christ. Il prie et fait des offrandes devant les arbres.
- Le Thorvalois croit que l'Église doit être au cœur du village.
- Le Thorvalois porte des tuniques et des chausses. Des robes(-tabliers) pour les femmes. Les capes sont communes.
- Le Thorvalois vit au rythme des pluies et du soleil, et au pas des chevaux.
- Le Thorvalois croit légitime les procès intentés aux animaux et à la nature, d’où des jugements qui ordonnent à l'hiver de se retirer.
- Le Thorvalois est paysan, avant d'être un navigateur-aventurier.
- Le Thorvalois est un homme d'honneur, qui ne croit qu'aux combats face-à-face, à l'arme blanche, en temps de guerre.
- Le Thorvalois est animé du vieil idéal chevaleresque.
- Le Thorvalois boit beaucoup.
- Le Thorvalois vit à la dure, mais n'est pas ascète de nature. Manger, boire, chanter, danser, provoquer, se moquer sont des activités qu'il aime beaucoup.
- Le Thorvalois est un rustaud sans manières.
- Le Thorvalois sort rarement sans couvre-chef.
[/justify]
Posté : lun. nov. 20, 2017 1:26 pm
par Zaldora
[justify]Au Conseil de la Reine.
30 août 2034,
[center][img]https://i.imgur.com/oUfhBRJ.png[/img][/center]
Le Conseil de la Reine, l'un des rares organe central du pays, s'était rassemblé en cette fin d'été pour parlementer au sujet des attaques de brigands et pour faire lire la lettre envoyé par la Papauté, expliquant les tenants et aboutissants de la Guerre des Merciers, nom donné au conflit qui opposait la Coalition à l'UPO. Le Thorval se désintéressait du monde extérieur, était peu intégré au commerce mondial, se tenait à l'écart des affaires internationales et commerçait en majorité avec des voiliers. On parla donc fort peu du conflit, préférant se concentrer sur les nombreux problèmes intérieurs que rencontrait le royaume au quotidien.[/justify]
Posté : jeu. nov. 23, 2017 12:55 pm
par Zaldora
[justify]Le Bon Système Jensgårdois.
Temps actuels,
Afin de faciliter l’interaction entre les paroisses, notamment dans le domaine agricole, le Roi Níels XVII s'est, le 8 mai 1990, fendu d'un Édit portant sur la création d'un système d'unités de mesure standardisé mais sans vocation de remplacer ou d’uniformiser. Cette modération permit au Bon Système Jensgårdois d'être relativement bien accepté par les paysans. Aujourd'hui, chaque ville et chaque village faisait cohabiter son propre système de poids et de mesures particulier, bien souvent hérité d'un seigneur, avec le Bon Système Jensgårdois. En voici quelques données parmi les plus utiles :
1 mil (mille) = 3,25 km
1 leuge (lieue) = 3 mil = 9,75 km
1 fod (pied) = 30,77 cm
1 alen (aune) = 2 fod = 61,54 cm
1 tomme (pouce) = 2,57 cm ou 25,7 mm
1 palm (palme) = 8,86 cm
1 tønde land = 0,5 hectare, qui se divise aussi en 8 skæpper land
1 hvedetønde (tonneau de blé) = 64,8 kilos ou 0,648 quintaux
1 smørtønde (tonneau de fromage ou de beurre) = 90,718 kilos
1 pund (livre) = 0,50 kilos
Pour les liquides, il y avait notamment le gallon et le flydende unse dont le passage en litre dépendait du contenu (gallon de lait, de bière, etc.)
Localement, les divers poids et mesures étaient considérés comme les meilleurs au monde, devançant le Système Impérial Briton qui resta malgré tout noble. A l'inverse, le système métrique était rejeté, vu comme compliqué, rigide, inadapté, incommode, étranger, obscur voir obscurantiste.
Dans la même veine, les Thorvalois circulaient résolument à gauche, héritage d'un Pape, Boniface VIII, qui au XIIIe siècle conseilla aux pèlerins de marcher à gauche. L'habitude perdura jusqu'à nos jours. Le legs pontifical était surement aussi valable pour le Commonwealth bien que ce dernier ne l'admettra jamais.[/justify]
Posté : dim. nov. 26, 2017 12:45 am
par Zaldora
[justify]Féodalité : Grand Tournoi de Tir à l'Arc.
16 septembre 2034,
[center][img]https://i.imgur.com/NXzIs6O.jpg[/img]
Des petits paysans de Lysebjerg qui s'entrainent au tir.[/center]
Des plis sont envoyés dans chaque château du royaume et la nouvelle est criée dans le plus de villages possible. Afin de célébrer dignement son fils qui deviendra homme, Anders II d'Almargård organise un Grand Tournoi de Tir à l'Arc à la Saint Hallvard (15 mai) ! Chacun devra apporter son arc et ses flèches. A son manoir de Lysehejm, le gentilhomme espère recevoir les meilleurs archers du pays, qu'ils soient nobles ou non, hommes et femmes. Voulant impressionner ses pairs et présenter ses braves fils, Anders II imagine une fête brillante égayée par des jongleurs, des ventriloques et des bouffons. Il prévoit des danses et des scaldes, un grand amusement bercé par les flutes, les vièles et les harpes nordiques.
L'évènement durera sept jours, dont six de compétition. En tant qu'arme, l'arc est encore largement sollicité pour la chasse et les guerres privées entre clans. En tant que divertissement, le tir-à-l'arc figure parmi les sports les plus populaires comme le démontrent de plus petits concours organisés chaque année par les paroisses. Lors du dernier jour, le Grand Tournoi donnera lieu à une chasse dans le bois Sankt-Mikkel, et se terminera en apothéose par un banquet où l'on se repaitra du gibier attrapé. La compétition pourrait, elle, être une occasion de camaraderie, de fraternité... pour les clans de s'affronter, de prouver leur supériorité et leur habileté, d'étaler leurs ambitions, de se vanter et peut être de solder les vieilles rancœurs. Car la paix et l'harmonie sont illusoires, à plus forte raison au sein d'une société aussi désunie que celle de Thorval.
Le Seigneur Anders II espère attirer le plus de monde possible, autant pour son fils, que sa propre réputation, et celle de sa famille. Pour se faire, il promet au gagnant :
Un arc de maitre.
Une vache laitière Blomsten.
10 Couronnes d'or[/justify]
Posté : mer. déc. 06, 2017 4:14 pm
par Zaldora
[justify]Vie des villages et hameaux.
15 octobre 2034,
[img]http://zupimages.net/up/17/49/x3ur.png[/img]
Les noisettes de Saint-Anskar sur le point d'être cueillit (octobre 2034).
Depuis début octobre, les paysans des provinces bordant le massif des Helligebjerg se relayaient le long des chemins de noisetiers afin d'en récolter les fruits, arrivés à maturité et souvent tombés au sol. Celui-ci était parmi les derniers ramassages de l'année, après que l'on se soit levé pour récolter les pois, les pommes de terre, les framboises, les pommes, mais aussi les navets. En parallèle des dernières cueillettes, les pays thorvalois s'étaient aussi activés à semer les blés d'automne, en dépit de toutes les incertitudes climatiques engendrées par la colère du Stor Jørgen. On s'était dit qu'il valait mieux semer que de passer son tour, au risque de devoir repiquer en mars. Puissent les Saints des moissons entendre les peuples paysans !
[img]http://zupimages.net/up/17/49/71zb.png[/img]
Un groupe de porcs dans le bois d'Ægtekors (octobre 2034).
L'automne était aussi la période où les paysans conduisaient leurs porcs dans les bois à proximité. La glandée était une pratique ancestrale qui permettait de faire paitre ses cochons qui consommaient les glands des chênes pédonculés, ainsi que les faînes des hêtres. La saison de la glandée variait parfois entre terroirs voisins. Ainsi, dans le Jyde, elle courait de Croix Glorieuse (14 septembre) à Saint Thøger (30 octobre) alors qu'à Tingager, la glandée allait plutôt de la Saint Eustache (20 septembre) à la Saint Thøger. Dans le pays de Gamlestamme, la conduite des cochons au bois était plus tardive, se déroulant de la Saint Michel (29 septembre) à la Saint André (30 novembre). Chez certains seigneurs, enfin, le parcours se prolongeait pendant tout l'hiver.[/justify]
Posté : jeu. déc. 07, 2017 12:58 pm
par Zaldora
[justify]Une autre notion du temps.
18 octobre 2034,
[center][img]http://zupimages.net/up/17/49/jqoi.png[/img]
Le cadran solaire surplombant Jensgård (sur le beffroi).[/center]
La façon de voir le temps dans le royaume est totalement différente de celle partagée par le reste du monde. Tout d'abord, le Thorval ne possède pas d'horaire imposé par la loi (« GMT+2 ») : les villes se repèrent sur le cadran solaire dont le résultat affiché varie selon le lieu et la saison. Ainsi, l'horaire bouge considérablement selon que vous soyez sur les plaines Hårlandaises, au nord, ou les rives de la mer intérieure, au sud.
Par ailleurs, la journée n'est pas segmentée en heures mais par rapport aux différentes prières canoniales qui rythment la vie quotidienne, étant des repères pour les laïcs. :
• Matines
• Laudes
• Prime
• Tierce
• Sexte (midi)
• None
• Vêpres
• Complies
Après Complies, il est temps de dormir. Alors que le reste du monde se gargarise de ne jamais fermer l’œil, preuve supposée de réussite d'un pays, la nuit au Thorval est abandonnée aux brigands, aux malfaisants, aux esprits vengeurs, aux fantômes. Chacun sait que la pénombre est le domaine du mal, qu'il ne faut pas sortir au risque de se faire détrousser, d'être maudit par une sorcière, d'être possédé par un démon ou piégé par les elfes.
Le son des cloches retentit quotidiennement. Il annonce les messes, les fêtes patronales, les mariages, les baptêmes et les morts (glas), mais aussi l'arrivée du crieur, le début de la pêche et des moissons, l'ouverture des halles et le rassemblement des villageois pour l'assemblée politique. Les cloches carillonnent aussi par gros temps, afin d'offrir un repère aux voyageurs dans le brouillard ou éloigner les éclairs lors des orages. Jeter l'Interdit sur le royaume suspendrait non seulement toute vie religieuse, mais aussi civile, qui s'en retrouverait mise sans dessus-dessous, ajoutant au chaos. Rien que pour cette raison, le Pape possède un levier de coercition plus efficace que n'importe quelle armée ou banquier. L'Interdit serait une sanction inconsidérément pire que de couper l’électricité qui ne touche qu'une infime part de la population (celle des villes).[/justify]