Pour un monde plus juste

luc57

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II/ L’économie

Le socialisme

Beaucoup de progrès ont été réalisés dans les relations entre travail et capital. Les patrons et les travailleurs, parfois au prix de violentes luttes, ont pu trouver un terrain d’entente.
Citons la diminution des heures de travail, la rémunération et parfois même la défiscalisation des heures supplémentaires, les congés payés, le salaire minimum, l’entrée des travailleurs dans les hautes sphères de l’entreprise, l’annihilation des licenciements abusifs, la sécurité sociale, les grèves, et bien d’autre encore, sont des preuves des différents progrès sociaux accomplis dans les législations contemporaines. D’autres législations sont apparues concernant le droit de propriété, nous connaissons le système communiste qui transforme la propriété privée en propriété d’Etat par exemple.
Tous ces progrès, absolument pas négligeables, qui ont contribués à l’amélioration du sort de bon nombre de travailleurs, ne résolvent cependant pas le problème économique à l’échelle mondiale. Les producteurs sont encore et toujours des salariés, malgré l’évolution de la notion de propriété selon l’échiquier politique.

Tout cela serait bien si on ne retenait que l’intérêt de la société, en faisant abstraction de celui des travailleurs, et à la seule et unique condition que dans cette société, la propriété soit le monopole total de l’Etat et que le pouvoir régalien soit entre les mains du peuple, par le biais de congrès populaires, comités populaires et syndicats, et non pas de partis, secte, tribu, individu ou famille.
Même si la propriété changeait de main, ce serait la même chose, le travailleur demeurerait un salarié tant qu’il n’aura pas été rétabli dans son droit sur sa production, et que cette dernière soit détournée pour le compte de l’employeur.
La solution est d’abolir purement et simplement le salariat , afin de libérer l’homme du salaire, qui le maintien dans la servitude.
La loi naturelle a organisé les rapports humains bien longtemps avant l’apparition des classes, des gouvernements menteurs et des législations positivistes.

Les rapports humains doivent être déterminés par la loi naturelle, source et critère unique.
Le socialisme est le produit naturel de cette loi ; avec lui, les facteurs de production sont égaux, les produits de la nature sont répartis à peu près également entre tous les individus. L’homme n’est plus exploité par l’homme. Un individu qui amasserait une fortune qui dépasserait de loin ses besoins est contraire à la loi naturelle et marque le changement de législation ; c’est le signe d’une société d’exploitation.
Les facteurs de productions sont des facteurs essentiels : les matières de production, les moyens de production, et, évidemment, les producteurs.

La loi naturelle propose donc la plus stricte équité ; celui qui participe à la production en tire sa part. Pas de producteurs signifie pas de productions.

Chaque élément a un rôle indispensable et essentiel, chaque élément a donc une égalité naturelle. Cette dernière doit s’appliquer sur le plan de la répartition de la production ainsi qu’aux niveaux de tous les facteurs de production : s’ils sont deux par exemple, la part de chacun correspondra à la moitié du total, et s’ils sont quatre, au quart. Subordination d’un élément à un autre donnerait lieu à la transgression de la loi naturelle, le droit d’autrui serait bafoué.

Si l’on prend le principe d’égalité de la loi naturelle et qu’on le met en parallèle à l’histoire contemporaine, on constate que :
A l’origine, il y avait deux éléments (la matière de production et le producteur) dans la production dite artisanale. On entendra travailleurs par producteurs. Ce terme, tout comme d’ailleurs prolétaires ou ouvriers, n’ont plus rien à voir avec la réalité. Il y a en effet un changement quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière par l’évolution des sciences et techniques.
Et alors un troisième élément apparaît : le moyen de production, en première phase l’énergie animale (bœufs, chevaux de traie…) puis en deuxième phase, la machine.
Même les matières premières subissent une transformation : initialement simples et bons marchés, elles deviennent plus élaborées, donc plus chères, comme le veut la loi du capitalisme. Telle une matière première, l’homme lui aussi change, il passe de simple manœuvre à ingénieur ou technicien. La masse ouvrière cède la place à des groupes limités et homogènes de techniciens.

Ces différentes mutations entraînant des changements qualitatifs et quantitatifs n’ont pas modifié le fond des facteurs de production en tant qu’éléments nécessaires au processus productif.
Prenons un exemple : le minerai de fer, assez facile à trouver, il est un des facteurs de production les plus utilisés et ce, de toute époque. On fabriquait un couteau, une hache, une lance, et que sais-je encore, il y a quelques milliers d’années. Aujourd’hui, dans les hauts fourneaux des pays industrialisés, il sert à l’élaboration de machines et des véhicules de toute sorte. Même les chevaux, mulets, et chameaux, ont été remplacés par de puissantes machines d’une grande complexité. L’outil a lui aussi évolué, les équipements modernes ont substitués les marteaux rudimentaires.
Cette constante évolution révèle l’inéluctable retour à la loi naturelle pour résoudre le problème économique. Les différentes tentatives –Ô combien téméraires- ayant essayé de contourner cet aspect sont connues comme étant les pires échecs. Les théories construites abordaient en fait le sujet économique sous l’angle de la propriété comme l’un des facteurs de production ou de celui des salaires.

Le problème de la production n’a jamais été résolu. En somme, et tel est le problème de tous les systèmes économiques du monde, une caractéristique commune se dégage : négation du droit du travailleur à sa production. Cette dernière demeure aux mains de la société ou de l’entreprise privée.
La production est ce qu’obtiennent les travailleurs en utilisant le matériel qui transforme les matières premières. Tous les produits prêts à être consommés et utilisés ont traversé un processus qui a eu lieu grâce aux matières premières, aux usines et aux travailleurs. Un seul de ces éléments manque, et il y a blocage. S’il n’y a pas de matières premières, l’usine ne pourrait rien fabriquer. Sans usines, les matières premières demeureraient à l’état brut et seraient donc inutilisables. Sans travailleurs, l’usine serait dans l’incapacité de fonctionner. Les trois facteurs sont d’égale importance, le produit obtenu appelle alors une répartition égale . Cette dernière permet de partager le produit en trois parts égales, réparties entre les facteurs de production. Ce système déterminé par la loi naturelle prend en considération non seulement l’entreprise, mais aussi les producteurs et les consommateurs.

Dans l’agriculture même, le principe reste identique. Seulement, il n’y a que deux éléments : l’homme et la terre. Le fruit du travail devra être réparti entre les deux facteurs entrant en lice dans le processus de production. Le progrès fait qu’il existe à présent des moyens de production mécaniques dans l’agriculture. Le produit doit alors être réparti, comme dans l’industrie, entre la terre, l’agriculteur, et la machine.
En appliquant cette loi naturelle, un système socialiste régissant la production se met en place.

Bien que la machine remplace aujourd’hui l’homme, les travailleurs, devenant moins nombreux, sont indispensables pour faire fonctionner le matériel, l’entretenir, et même l’améliorer. Il s’agit là d’un changement quantitatif accompagné d’un changement qualitatif qui découle directement des progrès techniques : l’énergie mécanique des machines a remplacé l’énergie humaine. Cette énorme évolution a profondément changé les vies économiques et sociales du monde du travail. Les masses prolétaires et ignorantes ont diminué, et de plus en plus de travailleurs accèdent au savoir et deviennent techniciens, ingénieurs et savants.

Les conséquences de ces changements sont multiples, et l’une d’elles est la suivante : les syndicats ouvriers traditionnels vont progressivement disparaître, et cèderont leur place à des syndicats de techniciens et d’ingénieurs.
Les progrès scientifiques sont acquis et le processus est irréversible.
Une autre conséquence sera la fin de l’analphabétisme et de l’illettrisme. La main d’œuvre non-qualifiée disparaîtra, mais malgré cela, l’homme restera un élément fondamental du processus productif.
luc57

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Les besoins

Tant que l’homme dépendra d’autrui, il n’atteindra pas sa pleine liberté. Il restera un sbire exploité au service d’autres hommes ou entreprises. Source de luttes et de conflits, ce problème demeurera tant qu’un bout de la population désirera contrôler l’autre.

Un homme et sa famille doivent pouvoir vivre dans un logement décent. Ce logement doit lui appartenir, à lui, et à lui seul. Si sa maison est louée ou qu’il doit y payer une taxe foncière quelconque, il n’y est pas libre.
Les Etats occidentaux pseudo-démocratiques ont pour habitude de bloquer et augmenter les loyers sous prétexte de réglementer la location pour rendre les logements plus accessibles aux citoyens. Il s’agit d’une escroquerie supplémentaire. Il n’y a qu’une seule solution, c’est l’accession à la propriété. Dans la société socialiste, absolument personne n’est maître des besoins de l’homme, dans une telle société, on ne peut bâtir un logement que pour soi et ses héritiers.
La maison est un besoin fondamental, personne ne peut construire afin de louer.

Un autre besoin essentiel est le revenu. Dans la société socialiste, il ne peut être ni un salaire ni une aumône.
Dans une telle société, point de salariés, seulement des associés. Le revenu appartient pleinement à l’individu et il s’en sert pour satisfaire ses besoins comme il le souhaite. Ce revenu est la part d’une production dont il fait intégralement parti. Ce n’est pas un salaire donné en échange d’une production faite pour un autre.

Un individu et sa famille ont comme autre besoin essentiel le moyen de transport.
Ces derniers ne doivent appartenir à personne. Dans une société socialiste, on ne peut pas posséder de véhicules de location, car on se rendrait alors maître des besoins des autres.
luc57

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La terre

La terre n’appartient à personne. N’importe quel homme peut l’exploiter par un travail d’agriculture ou d’élevage, dans les limites évidentes de ses besoins et de ceux de ses héritiers. Il ne peut cependant utiliser quelqu’un d’autre pour travailler cette terre, qu’il soit salarié ou non.

La terre est immuable, éternelle, mais les hommes qui l’exploitent ne sont que de passages. Ils peuvent mourir, déménager, immigrer, changer tout simplement de métier… et de fait, la terre ne peut être l’objet d’une appropriation. La nouvelle société réellement socialiste et démocratique se doit de bâtir une collectivité libre et heureuse. Pour se faire, seule une libération des besoins de l’homme (matériels et moraux) doit s’opérer.

Exploiter et asservir autrui ne font pas partie du dessein de satisfaction des besoins humains, et il s’agirait d’une contradiction avec la finalité de la nouvelle société socialiste.

La nouvelle collectivité, la seule, la vraie, l’unique, l’homme pourra choisir : travailler à son compte pour subvenir à ses besoins matériels, ou encore d’adhérer à une entreprise socialiste où le produit réalisé serait partagé, ou bien encore réaliser des travaux de services publics pour le bien d’une communauté, cette dernière lui garantissant alors ses moyens d’existence.
L’activité économique dans la nouvelle société sera « productive », c’est-à-dire qu’elle ne reconnaîtra les pratiques « spéculatives » antipopulaires. Elle doit satisfaire les besoins de l’homme. Spéculation et thésaurisation stérile n’auront plus aucun sens. L’activité économique, en somme, ne doit servir qu’à la réalisation des satisfactions des besoins de l’homme.

En toute logique, un individu ne peut pas prendre plus qu’il ne lui en fait sur les biens de la société, car les richesses de ce monde et de cette société sont limitées, et il risquerait alors de prendre sur les besoins de ses concitoyens. En revanche, sur sa production, un individu a un droit d’épargne, à condition qu’il n’ait pas recours à l’effort d’autres personnes, exploitant sinon leurs besoins.

Si l’on ne respecte pas la précédente règle, une partie de la population en exploitera a fortiori une autre. Il ne sera dès lors plus possible de profiter du travail d’autrui en s’enrichissant personnellement ou d’augmenter sa propre épargne au-delà des besoins, on appelle cela de l’exploitation.

Le salariat, plaie des temps modernes, asservit l’homme, mais lui ronge toute motivation, car l’homme salarié est en location, non associé. Celui qui, en revanche, travaille à son propre compte, est bien plus dévoué dans le processus de production qu’il dirige, car son propre travail lui sert à satisfaire ses besoins. Celui qui travaille dans une entreprise socialiste est encore plus motivé, car la part de production qui lui revient assure ses besoins, et elle est proportionnelle à ses capacités.

Le salarié ne peut avoir de telles motivations. Le salariat ne peut donc pas résoudre l’éternel souci de l’accroissement de la production, ainsi que le développement de cette dernière. Elle repose en effet sur les épaules du salarié, et est donc face à une détérioration (au niveau et des produits et des services).

Quelques exemples pratiques sur les travaux salariés pour une société, pour un intérêt privé, et non-salariés. :

Cas de figures
a)-Un travailleur qui produit dix pommes pour une société qui va en contrepartie lui donner une pomme pour sa production ; cette pomme satisfaire ses besoins.
b)-Un travailleur qui produit dix pommes pour une société qui va en contrepartie lui donner une pomme pour sa production ; cette pomme ne satisfait pas ses besoins.
c)-Un travailleur produit dix pommes pour un individu qui va lui donner en contrepartie moins que le prix d’une pomme.
d)-Un travailleur produit dix pommes pour son compte.

Dans le cas a), le travailleur n’augmentera en aucun cas sa production, car peu importe l’énergie qu’il dépensera pour l’augmenter, il n’aura qu’une seule et unique pomme. Les forces de travail sont donc moroses et ne mènent à rien.
Dans le cas b), le travailleur ne tire aucune satisfaction morale de sa production, elle se fait pour la société, il n’obtient rien qui lui permette de satisfaire ses besoins. S’il travaille, c’est parce qu’il dit s’agenouiller devant les conditions de travail qui dominent dans la société.
Dans le cas c), le travailleur se moque bien de la productivité, il travaille uniquement pour un maigre salaire qui ne convient pas à la réalisation de ses besoins. Alors, soit il cherche un autre patron qui pourra le louer à meilleur prix, soit il continue de travailler pour survivre.
Dans le cas d), le travailleur produit sans morosité ni contraintes. La société nouvelle socialiste n’autorise pas une production plus grande que celle nécessaire à la satisfaction des besoins de l’individu qui l’effectue, et de même, cette production ne se fait pas sur le dos d’autrui. Les entreprises réellement socialistes travaillent à cela : satisfaire les besoins de la société. Ce cas d) montre donc la situation la plus saine de production économique, car cette production se poursuivra pour la subsistance.

Pour preuve, la production dans les pays capitalistes est concentrée et accumulée dans les mains d’une petite minorité oisive et parasitaire qui exploitent autrui pour survivre.
« Pour un monde plus juste » ne résout pas seulement les problèmes de production matérielle, mais cherche à créer un chemin vers une solution plus générale, plus grande, pour les problèmes de la société humaine, afin que s’opère la libération matérielle et morale de l’individu, ainsi que son bonheur.

Prenons un autre exemple :

Nous avons une société, dont la richesse est de dix unités au total. Admettons de même que sa population soit de dix unités aussi. La part de chacun sera donc logiquement d’un dixième, une unité. Si un membre de la population possède plus d’une unité, il empiète sur ce qui doit revenir à autrui, il y a donc partage inégal. C’est pour cela que dans les sociétés d’exploitation, il y a des riches et il y a des pauvres.
Si cinq membres de la population en question possèdent deux unités chacun de la richesse totale, cela reviendrait à dire que les cinq autres membres de la population ne possèdent aucune partie de la richesse commune ; la moitié de la population est privée de tout droit.

D’un autre côté, si satisfaire les besoins d’un individu dans cette société ne requiert qu’une unité de richesse, celui qui possèderait une unité de richesse de trop volerait le droit de ces compatriotes. C’est une thésaurisation. C’est la raison pour laquelle il y a des accapareurs de richesses et des démunis en quête d’une richesse qu’ils n’obtiendront pas. C’est du « vol légal » permis par une législation injuste dans une société inégale.

Après avoir apporté satisfaction aux différents besoins, la richesse qui reste devrait revenir aux membres de la société tout entière. L’épargne n’est possible pour un individu que s’il la prélève sur ses seuls besoins, sinon, il y aurait atteinte aux droits de la collectivité.
Être entreprenant et avoir un savoir-faire ne sont pas des raisons valables pour exploiter autrui.
En revanche, quelqu’un d’entreprenant peut se servir de ses qualités pour satisfaire ses besoins et pour épargner sur ce qu’il tire de l’exploitation nécessaire à ses besoins.

Handicapés et déficients mentaux sont des citoyens, et ils ont donc de facto le droit à une part de richesse équivalente à n’importe quel autre citoyen. La richesse d’une société est tel un entrepôt qui approvisionne ses citoyens pour leur permettre de satisfaire leurs besoins. Cela dit, l’homme libre peut consommer la totalité de sa part, ou bien choisir de débuter une épargne, grâce à son savoir-faire et ses compétences. Mais utiliser ces dernières pour se servir à guichet ouvert dans l’entrepôt collectif est un vol qui porte préjudice à la société et à l’intérêt général.

Dans la nouvelle société que nous bâtissons, inégalités de richesses ne sont pas tolérables.

Les personnes travaillant dans le service public reçoivent de la société une part équivalente à leurs services, qui provient de la richesse nationale. Elle varie évidemment d’une fonction à l’autre. Il s’agit d’une nouvelle expérience qui en couronne de grandes autres réalisées dans l’histoire par la société humaine. L’homme lutte depuis toujours pour son bonheur et sa liberté, la satisfaction de ses besoins et le rejet de l’exploitation. La nouvelle société socialiste met un terme au despotisme, la richesse de la société est répartie équitablement dans un monde où chacun pourra travailler pour satisfaire ses propres besoins. C’est une théorie de libération des besoins pour la libération de l’homme.

La nouvelle société socialiste n’est qu’une conséquence directe due aux rapports pleins d’injustices dans ce monde. Elle procure une solution naturelle qui est la propriété privée pour la satisfaction des besoins d’un homme sans avoir recours aux services d’un autre homme, et d’autre part, la propriété socialiste dans laquelle les producteurs reçoivent de manière équitable la production. La propriété privée dont la production n’appartient pas aux salariés est de fait, abolie.

La liberté est indivisible, or, celui qui possède la maison dans laquelle vous êtes, la voiture dans laquelle vous vous déplacez et celui qui assure votre salaire, possède et se joue de votre liberté.

L’homme ne peut être libre qu’un étant maître de ses besoins. L’homme qui est maître des besoins d’un autre lui dicte sa loi, l’exploite, il s’agit là d’esclavage pur et simple.

Certains besoins sont incompressibles et indispensables : vêtements, nourriture, voiture, logement… et ils doivent donc être protégés et surtout ne pas appartenir à un tiers, c’est une propriété privée et inviolable. Louer un appartement offre la possibilité au propriétaire d’entrer dans la vie privée du locataire et même de s’octroyer des revenus supplémentaires, même lorsqu’il est la collectivité.
Le propriétaire dispose alors de votre liberté et vous prive de bonheur.
C’est exactement comme si, après avoir loué un vêtement, le propriété vous l’arrache en pleine rue et vous laisse nu.
Idem pour le véhicule et le logement : les propriétaires peuvent faire de vous un piéton ou encore un sans-abri.


Ce n’est pas à coup de mesures juridiques et administratives que l’on résoudra ces problèmes. C’est sur les besoins essentiels que la société, grâce à des lois naturelles, doit se bâtir.

La société réellement socialiste est le bonheur de l’homme, qui se réaliser seulement lorsque libertés matérielles et morales sont acquises. Cette liberté se concrétise dépend de la libre disposition de l’homme de ses besoins solennellement consacrés.

Vos besoins ne doivent en aucun cas être dans les mains d’un autre, et ne doivent pas être volables par autrui. Sinon, c’est dans l’inquiétude que vous vivrez, vous ne serez pas heureux et donc, vous ne serez pas libre, car vivant sans cesse dans la menace d’un viol de vos besoins essentiels.

Le monde voit actuellement des thèses économiques contradictoires s’affronter, et c’est grâce aux rapports d’injustice monumentaux dus au salariat que le renversement inéluctable de la société actuelle et l’avènement d’un monde nouveau viendra.

C’est par la réalisation du véritable socialisme que la récupération de la part qui leur revient, que les productions s’accompliront.

Les grèves ouvrières pourront se faire dans le cadre de l’association dans la production, mais pas pour la revendication d’augmentation des salaires. « Pour un monde plus juste » ouvre la voie.
Le dernier échelon avant d’arriver à la société socialiste nouvelle est la destruction du profit et de la monnaie. La société sera transformée, elle deviendra entièrement productive, il faut viser l’entière satisfaction des besoins humains par la production. Une fois le dernier échelon gravi, on pourra se passer de monnaie.
Accepter le profit, c’est accepter l’exploitation. Lorsqu’on l’admet, il est déchaîné et rien ne l’arrête.
Les mesures que l’on se doit de prendre doivent limiter le profit, elles sont réformistes, absolument pas radicales et ne peuvent empêche l’exploitation de l’homme par l’homme.

La seule solution qu’il faut appliquer est l’abolition du profit. Ce dernier étant le moteur du processus économique, il ne peut être aboli par décret ou par de simples textes de lois. Il sera détruit par l’évolution même de la production socialiste, lorsque besoins matériels seront satisfaits. Recherchons plus de profits, et l’on aboutira à la disparition –ô combien souhaitée- du profit.

Dernier point à aborder : les domestiques. Salariés ou pas, ils sont esclaves.

Notre nouvelle société repose sur l’association dans la production, pas le salariat. La loi socialiste naturelle ne peut pas s’appliquer aux domestiques, car ce ne sont pas des producteurs au sein strict du terme, ils ne fournissent que des services, qui ne génèrent pas de biens matériels.
Cette catégorie travaille dans des conditions pitoyables pour un salaire de misère. En bas de l’échelle sociale, ils doivent être libérés en priorité.

La troisième théorie universelle prévoit la libération des masses de l’injustice, de la dictature, de l’esclavage caché, de la fourbe domination, et l’avènement de la société des hommes. Tout le monde sera libre. Tout le monde vaudra comme son voisin, le pouvoir de la richesse sera partagée, et la liberté triomphera totalement et définitivement.

« Pour un monde plus juste » montre la voie de l’émancipation, du bonheur et de la liberté que doive suivre salariés et domestiques pour que se réaliser la liberté de l’homme. Les domestiques doivent lutter pour se sortir de leur situation misérable en s’intégrant à la production, où ils passeront au stade d’associés et bénéficieront de parts de travail. Ce sont les habitants de la maison qui y feront le ménage. Si besoin est, plus question de faire appel à des domestiques, il faut appeler des fonctionnaires assurant les tâches ménagères ; ils recevront alors l’avancement dans leurs fonctions et jouiront des garanties sociales et matérielles comme tout fonctionnaire.
luc57

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III/ La Théorie universelle

Fondements

Le facteur social –ou national- est le moteur de l’histoire humaine. La dynamique de l’Histoire est garantie par le lien social qui demeure entre chaque citoyen ou communautés.

« Les héros de l’histoire sont des êtres qui se sont sacrifiés pour des causes ». Ils ne peuvent être définis autrement. Pour qui se sont-ils sacrifiés au juste ? Des gens avec qui ils avaient des relations. Une relation entre un individu et un groupe d’individu (famille, tribu…) est une relation dite sociale. Elle est de même nature que celle qui existe entre membres d’une même communauté.

Les nations sont construites sur le nationalisme.
Les causes pour lesquelles se sacrifient les héros sont les causes nationales. Relation nationale et relation sociale sont la même chose. Social dérive de société, c’est-à-dire des liens en une société, et nationalisme dérive de nation, c’est-à-dire des liens en une nation. La société est la nation et la nation est la société, même si elle diffère en nombre, mais à condition que l’on évacue les définitions extensives du groupe visant des groupements temporaires constitués sans référence à l’appartenance nationale. Par groupe, je veux dire « communauté permanent unie par un lien national qui lui est propre ».

Les mouvements historiques sont des mouvements de masse, communautaires. Une communauté qui mène une action la mène pour elle, pour son indépendance, vis-à-vis d’une communauté différente. Ce sont des mouvements communautaires indépendantistes qui veulent réaliser l’autonomie des vaincus. La lutte pour le pouvoir se déroule dans le groupe, jusqu’à la famille. Je vous renvoie à la première partie de ce livre.

Etant donné sa constitution d’ordre naturel, une communauté a des besoins sociaux qui doivent être satisfaits. Ces besoins sont collectifs et non individuels. Ce sont des droits, des revendications ou même des objectifs communs. Ces mouvements sont dits nationalistes pour cette raison. Les mouvements de libération nationale sont quant à eux sociaux et disparaîtront quand cessera la domination de groupes par d’autres groupes.

En conséquence, le monde voit un cycle de l’Histoire se dérouler sous ses yeux : la lutte nationale pour le triomphe du nationalisme. Il s’agit d’une réalité historique et sociale. La lutte nationale –ou lutte sociale- fonde la dynamique de l’Histoire. Elle est le plus puissant facteur, elle est la base de l’Histoire. C’est cette lutte, propre à la nature humaine, qui est l’essence même de la vie. Les animaux vivent en groupe aussi : L’instinct de groupe est la condition de perpétuité d’une espèce, le nationalisme est la condition de perpétuité d’une nation.

Les nations dont le nationalisme a disparu sont celles dont l’existence même est en cause. Un des problèmes politiques du monde est la présence de minorités, c’est dû à des causes sociales. Les nations dont le nationalisme a disparu ont rompu tous les liens qui la formaient. Le facteur social –ou national- est facteur de vie. C’est un moteur naturel et intrinsèquement lié à l’Homme pour sa survie.

Le nationalisme est à l’Homme ce que l’instinct de groupe chez les animaux, et ce que la gravitation est aux minéraux et aux corps célestes. Si le Soleil perdait sa force de gravité, son unité serait détruite. L’unité est la condition première de toute chose. Une communauté voit son facteur d’unité dans le facteur social, c’est-à-dire le nationalisme. Les communautés se battent donc logiquement pour l’unité nationale, car leur survie en dépend.

Le facteur national –ou lien social- agit pour la survie d’une nation, comme la gravitation agit pour le maintien d’une masse autour d’un noyau. Prenons l’exemple de la bombe A : la fission des atomes est provoquée par l’implosion du noyau, centre de gravitation. Le facteur unité se meurt, la gravité s’arrête, et les éléments se dispersent : il y a désintégration.

La loi naturelle est ainsi. L’ignorer, la transgresser ou l’oublier met en danger la vie. La vie de l’Homme se détériore s’il détruit le nationalisme, facteur social, centre d’attraction de la communauté, secret de son existence.

Un autre facteur demeure pour l’unité d’une communauté : le facteur religieux. Il peut diviser une communauté nationale, c’est vrai, mais il peut aussi réunir des groupes de nationalités différentes. Le facteur social, au final, l’emporte. C’est ainsi depuis des siècles. A la base, chaque communauté avait sa religion : harmonie et harmonie, tout n’était qu’harmonie. Puis la différence arriva et elle fut la cause réelle de conflit et d’instabilité au travers des âges.

La règle voudrait que chaque nation ait sa religion : le contraire est anormal. Cette anormalité produit une situation malsaine, nocive, qui donne lieu des différends colossaux au sein d’une communauté nationale. La seule solution veut d’être en harmonie avec la règle naturelle : chaque nation sa religion, ainsi, le facteur social est d’accord avec le facteur religieux. La vie des groupes se stabilise alors, se renforce et se développe.

Le mariage, phénomène ambiguë, peut créer des influences négatives ou positives sur la cohésion sociale. La règle naturelle de liberté énonce qu’homme et femme sont libres d’accepter celui ou celle qu’ils désirent et de refuser celui ou celle qu’ils ne désirent pas. Le mariage à l’intérieur du groupe va cependant renforcer l’unité de ce groupe et contribuer à un développement harmonieux, en lien avec le facteur social.
luc57

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La famille

La famille a plus d’importance pour un homme que l’Etat. L’humanité se retrouve dans l’individu et l’individu se retrouve dans sa famille, son berceau, son nid, son origine. La famille représente l’humanité, et non l’Etat, phénomène extérieur. Ce dernier est artificiel, politique, économique, financier etc… et n’a pas de rapports fondamentaux avec l’humanité. La famille est une plante, prise seule dans la nature, demeurant l’élément essentiel du monde végétal. Aménager la nature en plants, fermes et jardins est artificiel et n’a aucun lien direct avec l’idée de Nature.

Les facteurs historiques, sociétaux, sociaux et politiques ont abouti à la formation d’Etat, ensemble de familles, et cela n’a rien à voir avec l’humanité au sens profond du terme. Quelque chose qui provoque l’annihilation ou la dispersion de la famille est inhumain et antinaturel. C’est arbitraire et nocif, et ça conduit au reniement pur et simple de ce qu’est l’humanité.

Une société dans laquelle la présence et l’unité de la famille sont menacées est comme un champ dont la flore est menacée par l’érosion, l’incendie et la sécheresse. Comment définit-on un jardin prospère ? C’est celui où poussent les plantes, où elles croissent en paix, se pollénisent et s’enracinent sans intervention extérieure. Il en est de même pour la société humaine.

Une société heureuse est celle où l’individu, au sein de sa famille, s’épanouira. L’individu trouve ainsi un équilibre dans la vaste communauté humaine, comme une feuille à une branche, comme une branche à un arbre. La feuille détachée de la branche, et la branche détachée de l’arbre, est sujette à une mort certaine. Vivre sans famille, c’est être voué à devenir une feuille morte et desséchée. Une société qui cherche à détruire la famille pour n’avoir que des individus seuls et isolés, deviendra une société de vagabonds minables, comme des plants artificiels et laids.
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