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Posté : mer. févr. 25, 2015 1:56 pm
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal[/center]

Victoire du Parti Conservateur aux élections étatiques
11 juin 2026

Le 7 juin 2026, plus de 3 millions de tel-mehratis se sont déplacés dans les bureaux de vote installés dans les bâtiments municipaux de tout le pays. Aucun acte de fraude n'a été à déplorer, et à la fermeture des votes, à 21:00, les votes ont été comptabilisés. Le Roi Clemens I a fait le déplacement à pied jusqu'à un des bureaux de vote de Mehrat et a glissé son bulletin dans l'urne, à l'instar des dizaines de citoyens faisant la queue afin d'élire le Premier Ministre pour les 4 prochaines années. Les quatre candidats ont tous prononcé un discours après les votes afin de remercier tous les votants. Hier, les résultats ont enfin été annoncés après plusieurs jours de centralisation et de décompte des suffrages. Le Responsable du Comité de la Vie Démocratique (CVD), organe financé par les cotisations obligatoires de tous les citoyens. Le vote obligatoire a permis d'avoir un taux d'abstention atteignant à peine 0,005 %. Les votes blancs, en revanche, ont représenté 11 % des suffrages exprimés. Les résultats officiels publiés par le CVD sont :
  • M. Deithem Adulÿadej, Parti Conservateur (30,2%) ;
  • M. Ludolf Ehrinc, Parti Monarchiste (26,5%) ;
  • M. Ezra Novosh, Parti Libéral (20,4%) ;
  • M. Hohoth Vahash, Parti Xénocrate (11,9%).
  • Vote blanc (11%)
Le leader du Parti Conservateur voit donc son mandat être renouvelé. Des scènes de liesse ont été observées dans les rues de Mehrat et de Rauha. Élu en 2020 Président de Tel-Mehrat au lendemain de l'indépendance en récoltant 52 % des suffrages exprimés, M. Adulÿadej s'est exprimé devant la Mairie de Mahrat. Après avoir assuré sa joie de voir la confiance de près d'un quart de toute la population tel-mehratie lui être accordée, il a souhaité remercier tous les citoyens pour leur participation et leur maturité démocratique, affirmant même : « L'élection montre un véritable esprit démocratique au sein de la population. Regardez autour de vous : ce sont d'autres citoyens, comme vous. Et vous l'avez mieux compris que d'autres pays », en faisant sans doute référence à Tel-Érib, où les élections ne sont pas aussi calmes et démocratique que prétendues. « J'étais à lors de l'indépendance. J'ai pu voir le pays évoluer. J'ai pu voir le nord du pays se séparer de Mehrat. Et je peux le dire avec fierté : Tel-Mehrat est un grand pays, et ses citoyens sont de grands démocrates, fiers de leurs grandes traditions monarchiques », a ajouté le Premier Ministre. La majorité au Parlement devra toutefois être atteinte afin que le pays soit gouvernable. Le moins étonnant serait une coalition monarchique entre Parti Conservateur et Parti Monarchiste. Mais les grands désaccords entre les deux partis concernant la dynastie à la tête du pays risquent de rendre les négociations longues et complexes. En s'alliant au Parti Libéral, M. Adulÿadej peut atteindre la majorité d'un siège. Négocier une telle coalition serait, là, plus simple et rapide. Bien qu'il soit conservateur, le parti du Premier Ministre n'est pas opposé à ajouter une touche de libéralisme économique à sa politique économique, en s'ouvrant notamment aux entreprises vicaskaranes. Mais la faible majorité au Parlement ainsi obtenue serait branlante, et donnerait au Parti Monarchiste un rôle d'opposition très puissante. Clemens I a, de son côté, exprimé sa joie de voir la réussite du processus démocratique et s'est gardé, comme le veut son poste, de faire tout commentaire sur la victoire du Parti Conservateur.

Posté : mer. mars 18, 2015 3:58 pm
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal[/center]

La coalition gouvernementale sera Conservatrice-Libérale !
23 août 2026

Hier, le Premier Ministre Deithem Adulÿadej a annoncé, au sein d'un communiqué aux médias nationaux, quelle est la coalition finalement constituée dans le but de gouverner le pays. Comme cela fut attendu, une coalition Conservatrice-Monarchiste ne fut pas réussie, étant donné la volonté du Parti Monarchiste d'accéder au pouvoir seul. « Nous ne pouvions accepter que Clemens reste au pouvoir. Un tel personnage est illégitime, et nous ne pouvons en aucun cas traiter avec des gens qui aiment à soutenir un imposteur », a indiqué Ludolf Ehrinc, candidat pour le Parti Monarchiste. Il n'est donc pas étonnant que la coalition entre ces deux partis ait été impossible. Le Parti Conservateur, de même, refuse la plupart du temps de traiter avec le Parti Monarchiste, qu'ils considèrent comme « un Parti dont le seul but est de perturber la démocratie du Royaume » (Tzhash Ludel, ministre de l'intérieur de 2023 à 2026 et cadre du Parti Conservateur). L'opposition entre conservateurs et monarchistes est évidente, mais pourtant M. Adulÿadej a souhaité tenter d'ouvrir des négociations dans le but de former une coalition gouvernementale, preuve de la volonté du parti au pouvoir d'apaiser l'opposition à sa politique. Mais l'échec de ces pour-parlers fut très rapide, et c'est finalement le Parti Libéral qui fera partie de la coalition, et ce selon des conditions qui sont très favorables au Parti Libéral. Le troisième plus grand parti obtient ainsi plusieurs ministères, dont les Affaires Étrangères, les Finances, le Commerce et l'Éducation. Toutefois, ces ministres, dont fait partie Ezra Novosh, qui était candidat pour le Parti Libéral aux élections de juin 2026 et obtient les Affaires Étrangères, ne seront pas indépendants, et resteront sous l'autorité de M. Adulÿadej. Le Premier Ministre pourra en effet renvoyer les ministres, en risquant toutefois un incident politique mettant en péril la coalition au pouvoir. De même la majorité des décisions que les ministres prendront devront être acceptées par le Premier Ministre, ce qui rendra difficile -- mais pas impossible -- l'adoption de règles ministérielles davantage en accord avec les volontés des libéraux que des conservateurs. En effet, les ministres peuvent toutefois proposer des lois directement au Parlement, sans attendre l'avis du Premier Ministre, mais cela est peu probable, étant donné la position minoritaire des Libéraux au sein de l'organe législatif. Bien qu'ils aient obtenu les postes clés qu'ils souhaitaient contrôler, les Libéraux restent minoritaires au sein de cette coalition, mais leur avenir est encore très ouvert, et il est possible pour le Premier Ministre de renverser le gouvernement s'il le souhaite, et le Roi peut provoquer des élections législatives lorsqu'il le souhaite en dissolvant le Parlement. Voici, jusqu'à nouvel ordre, la composition du gouvernement Adulÿadej II :
  • Premier Ministre : Deithem Adulÿadej (PC) ;
  • Ministre de l'Intérieur : Philip Saakhanovitch (PC) ;
  • Ministre des Affaires Étrangères : Luï Novosh (PL) ;
  • Ministre de la Défense : Maarekh Dahmann (PC) ;
  • Ministre des Finances : Betheï Jehn (PL) ;
  • Ministre du Commerce : Niv Nazhbaalish (PL) ;
  • Ministre de la Justice : Ismaël Noviv (PC) ;
  • Ministre de la Santé : Clemens Phaher (PC) ;
  • Ministre de la Culture et du Sport : Ammhan Beshem (PC) ;
  • Ministre de l'Énergie : Zeev Doleïm (PC) ;
  • Ministre de l'Éducation : Jacob Rahaoui (PL) ;
  • Ministre de la Recherche : Noé Chélah (PC) ;

Posté : ven. mars 27, 2015 8:28 am
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal[/center]

En Océania, un sénateur très pieux
20 septembre 2026

NewHope est un parti océanien créé il y a seulement quelques jours par le Sénateur James Branwell. Cet homme, fervent défenseur de la supériorité de Dieu, s'est fait remarquer au sein du parlement océanien en créant ce nouveau parti qu'il veut ériger en défenseur de la Foi au niveau politique. Il a violemment critiqué, pendant les débats parlementaires, la prise de contrôle du libéralisme sur la société océanienne, insistant sur le constant et continu péché de la société océanienne. « Nous maltraitons, humilions, exploitons. Nous vivons dans le péché, dans la luxure. Messieurs, aujourd'hui il est temps que l'Océania retrouve ce qui a fait son essence, la foi dont elle a été baignée depuis sa fondation », a-t-il alors fustigé, rappelant les termes du préambule de la constitution où il est dit que l'Océania doit « vivre et prospérer dans l'amour de Dieu qui l'a libéré ». En basant tout son discours sur la nécessité de revenir dans le droit chemin de Dieu, il a révolté toute la classe politique, et en particulier les libéraux, actuellement au pouvoir. Il y a deux jours, il a complété son discours en affirmant que la théorie de l'évolution et la tentative d'explication scientifique de la création de l'Univers n'étaient que des mensonges de la part des partis au pouvoir, qui obligent les enfants à apprendre cette « propagande ». Interrogé sur la question, Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat a indiqué qu'il était « envisageable que le Sénateur Branwell ait raison », avant d'ajouter : « Il revient au Saint-Siège de trancher sur la question. Il me semble impossible, à titre personnel, de contredire le descendant de Saint-Pierre ». Clemens Phaher, Ministre de la Santé, a apporté tout son soutien à James Branwell, expliquant que le monde est d'une telle complexité qu'il était impossible que l'origine en soit le hasard. « Le Sénateur Branwell et son parti NewHope empruntent le droit chemin de Dieu. L'Océania n'est pas la seule à pécher. Trop de Nations en ce monde sont viciées. Il nous faut agir pour les libérer de Satan et les ramener dans le juste chemin de la Cité Céleste », a-t-il affirmé. Interrogé sur la question, le père supérieur du monastère de Mehrat a indiqué que Dieu ferait un signe pour indiquer le meilleur des deux chemins, si faire un choix pouvait remettre en question l'accession à la Cité Céleste. De leur côté, certains hommes politiques du Parti Conservateur et du Parti Monarchiste ont appelé au soutien général à James Branwell, qui a milité en faveur de l'envoi de troupes océaniennes à Tel-Mehrat lors de la guerre d'indépendance de Tel-Dehat. La vie politique océanienne semble comporter son lot de surprises et d'intérêts, et malgré les kilomètres les tel-mehratis se sentent proches de cette vision catholique de la société. Toutefois, selon un sondage, seuls 4% des personnes interrogées pensent que les théories de James Branwell sont dignes d'intérêt.

Posté : sam. avr. 18, 2015 12:05 pm
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal

[img]https://www.isere.fr/PublishingImages/AMENAGEMENT/agriculture.JPG[/img][/center]

L'agriculture en péril ?
23 novembre 2026

Les grands espaces du territoire tel-mehratis semblent être faits pour l'agriculture. De l'intérieur des terres jusqu'à la mer, les collines sont rares et les cours d'eau abondants. Au cours des siècles, les tel-mehratis ont travaillé la terre, d'abord manuellement, lentement, hardiment. Puis, au fur et à mesure du temps, les techniques agricoles se sont modernisées. À l'indépendance vis-à-vis de Tel-Érib, il y a de cela bientôt sept années, les agriculteurs tel-mehratis disposaient de vieux tracteurs. Grâce à des investissements faits par l'État, le secteur primaire, majoritaire, s'est agrandi. Il représente aujourd'hui 45% des emplois sur le territoire, ce qui est non-négligeable pour un pays qui se veut dans la vague du progrès. Le paysage agricole tel-mehrati est composé de domaines de grande taille cultivés par de multiples agriculteurs. Ce système de grands domaines est un héritage de Tel-Érib, qui administrait ainsi son immense territoire. À présent, ces terrains sont divisés entre de nombreux agriculteurs, qui profitent de la terre et ne doivent reverser qu'une commission légère au propriétaire des terres. Cette taxe oscille dans sa valeur entre 0.1% et 0.3% des bénéfices obtenus suite à la vente mensuelle de l'entièreté de la production. Toutefois, si la production n'est pas vendue à au moins 95% ou si sa vente ne produit pas de bénéfice, rien n'est dû au propriétaire. Ceux-ci, conscients que la productivité de leurs locataires est une de leurs sources de revenu, ont actuellement tendance à encourager de plus grands rendements, quitte à aller à l'encontre de la qualité de l'environnement ou des terres.

Ainsi, bien que les Organismes Génétiquement Modifiés soient interdits à la production et à la vente sur le territoire tel-mehrati, 2% des agriculteurs ont admis en faire pousser et en vendre sans l'indiquer sur pression de leur employeur, propriétaire des terres. S'ils ont souhaité gardé l'anonymat pour que leurs employeurs ne soient pas inquiétés par la juste, le fait est que c'est un problème auquel l'État doit répondre au plus vite. De même, selon une récente étude menée par l'agence cyrénane de sondages CyPolls, plus de 23% des agriculteurs tel-mehratis utiliseraient des pesticides afin de protéger leurs cultures et, donc, augmenter leur rendement. Sa Majesté Clemens I a pris la parole il y a quelques jours pour dénoncer cette utilisation qu'il considère « contraire à ce que Dieu nous a appris ». Une campagne auprès des consommateurs de revalorisation des produits issus de l'agriculture biologique a été lancée dans toutes les villes du pays.

Mais l'agriculture tel-mehratie a d'autres obstacles à franchir. Le mode de production est un problème, mais un plus grand problème est l'organisation de la production. En effet, les grands domaines alloués à de multiples agriculteurs est en passe de disparaître au profit d'une agriculture de masse conduite par les propriétaires. Ainsi, en plus d'utiliser des pesticides, certains renvoient leurs employés agriculteurs, abolissent les séparations entre les parcelles allouées, et profitent des grands espaces tel-mehratis pour cultiver à la tel-éribaine, c'est-à-dire de manière intensive et à très grande échelle. Ainsi, ce sont lors des récoltes des dizaines de véhicules qui se succèdent en formation pour venir à bout de la culture des immenses terrains. Cette pratique, condamnée par Sa Majesté Clemens I du fait de l'atteinte portée aux emplois dans le secteur de l'agriculture, ne tend pourtant pas à disparaître, au contraire. C'est donc une refonte totale du système agricole que propose le Secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, subordonné au Ministère de l'Économie. Dans sa proposition qui arrivera au Parlement d'ici quelques jours, les propriétaires seront soumis à de nombreuses contraintes, dont l'obligation d'employer un nombre d'agriculteurs proportionnel à la taille de leur terrain sous peine d'expropriation et l'obligation d'une agriculture biologique sous peine d'une lourde amende. Si l'agriculture tel-mehratie est en péril, le gouvernement fait son possible pour relancer ce secteur essentiel, selon le Premier Ministre Deithem Adulÿadej, « à la conservation des traditions tel-mehraties que nous nous devons de faire perdurer. »

Posté : dim. oct. 11, 2015 4:20 am
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal

La fin des enclaves cyrénanes[/center]

[justify]Jusqu'à hier, il existait 19 enclaves cyrénanes au sein du territoire tel-mehrati. Grâce à l'accord conclu entre les deux puissances du Vicaskaran Austral, leur nombre a aujourd'hui été réduit à 2. Un pas qui confirme les excellentes relations entre les deux voisins.

Leur existence relevait souvent plus de la bizarrerie historique et géographique que d'une réelle volonté de cribler le territoire tel-mehrati de 19 impacts gênants. En effet, le long de la frontière est, 19 enclaves avaient jusqu'ici été maintenues avec la Tribu de Tel-Jérusalem. Initialement, les seigneurs locaux avaient mis en jeu, lors de parties de jeux de cartes et d'autres amusements de nobles lors du Moyen-Âge, de petites parties de leur domaine personnel. C'est ainsi que se sont formées ces étranges et tout à fait abstraites séparations entre les deux Tribus. Si au départ cela ne posait pas problème, tant la centralisation à Tel-Érib durant l'ère du Prince Iskupitel était prononcée, l'indépendance de Tel-Mehrat a fait surgir la question, et a nécessité une coopération bilatérale. Jusqu'en 2026, la question fut écartée par les deux parties, Tel-Érib ayant pour habitude de ne pas discuter un quelconque changement de son territoire. Mais lors du changement de propriétaire, en 2026, les autorités cyrénanes se sont vues plus enclines à discuter le sort de ces petits morceaux de terres coupant parfois des villages en deux.

Et ce n'est qu'après deux ans de négociations qu'un premier accord aura été obtenu. Les deux puissances ont pris la décision d'échanger chaque hectare de terrain cyrénan entouré de territoire tel-mehrati par un nombre égal d'hectares pris sur le territoire royal. C'est ainsi que le village de Yoov, à l'ouest de Jérusalem, a changé, en une nuit et par le pouvoir de deux signatures, de nationalité, et se trouve à présent sous l'administration hiérosolymitaine. Ce village n'a pas été choisi au hasard, et la discussion fut longue à ce sujet. Yoov a trois caractéristiques : tout d'abord, il correspondait au nombre d'hectares cédés par la Cyrénanie ; ensuite, il était frontalier ; enfin, sa population est à 85% juive. Ce n'est donc pas étonnant que la nouvelle ait été accueillie avec joie par les yoovis, qui sont sortis dans les rues et ont accroché des drapeaux cyrénans à leur fenêtre tout la journée d'hier. Dans les parcelles rendues à Tel-Mehrat, de la même façon, l'annonce a été faite avec joie, et pour cause : cela facilitera grandement la vie des habitants, et permettra d'assouplir toutes les relations, auparavant internationales, entre les populations et leurs riverains. De plus, cela permettra d'empêcher que la situation apparue lors de la Révolution Rouge se reproduise. En effet, pendant le conflit, Tel-Érib a verrouillé ses frontières, pour isoler les deux pays et empêcher les flux migratoires et autres débordements. Dans ces enclaves, également, des barbelés et autres barricades ont été dressés, mais rarement dans l'intérêt des habitants, qui ne pouvaient plus sortir de chez eux et étaient difficilement ravitaillés par les autorités tel-éribaines. Certes, des largages aériens de nourriture et autres produits nécessaires étaient organisés, et les communications téléphoniques continuaient à marcher, mais il arrivait que le colis parachuté se retrouve quelques mètres trop à l'est, en territoire tel-mehrati, et que les autorités royales refusent de rendre les paquets aux tel-éribains. À présent, si la Cyrénanie désire couper tout contact physique avec Tel-Mehrat et Tel-Dehat, cela se fera beaucoup plus en douceur et moins dans le mécontentement des riverains.

Toutefois, l'accord est annoncé comme n'étant que le premier, car trois sujets n'ont pas encore trouvé de solution convenant aux deux parties. Tout d'abord, la seule enclave tel-mehratie en territoire tel-hiérosolymitain persiste, et une enclave cyrénane proche de la frontière avec Tel-Aqshiah également. Enfin, les deux États voulaient, au passage, aborder le [url=http://www.simpolitique.com/post180319.html#p180319]problème du missm austral[/url]. Ce vieux contentieux datant de l'indépendance de Tel-Mehrat se voulait au départ un moyen pour Tel-Érib de revendiquer sa puissance sur le tout jeune État. Considérant la déclaration donnant son contrôle à Tel-Mehrat comme inapplicable juridiquement, les autorités tel-éribaines ont longtemps bataillé pour que leur bon droit historique et culturel sur l'île soit reconnu, et ce contre l'avis de la majorité du millier de locaux. La Cyrénanie ne s'est pas annoncée plus encline à donner l'archipel à Tel-Mehrat ; mais au moins a-t-elle accepté de négocier en bonne et due forme sur le sujet. Hélas, deux ans ne semblent pas avoir suffi, et les habitants continuent de se trouver dans une situation étrange, à cheval sur deux états. La solution envisagée la plus répandue semble être la cogestion de l'archipel ou sa scission en deux - cette deuxième solution étant, dans les sondages, systématiquement refusée par les populations locales. Quant aux deux enclaves restantes, elles devraient être instituées en zones économiques spéciales ayant pour but de favoriser les échanges économiques entre les deux pays. Officiellement, leur cas a été remis à plus tard en raison de leur positionnement géographique ne répondant pas aux mêmes critères que les 17 enclaves qui ont été concernées par le premier accord, puisqu'en effet elles ne sont pas des enclaves cyrénanes sur le territoire tel-mehrati à proximité de la frontière avec Tel-Jérusalem. Les négociations se poursuivent donc, alors que chaque gouvernement veut montrer qu'il est amplement capable de mettre en application les principes notifiés dans le premier accord diplomatique entre les deux États, qui garantissent de bonnes relations entre les deux puissances de l'Île du Prince.[/justify]

[right]Jacob Rehesh,
1er mai 2028[/right]

Posté : dim. oct. 11, 2015 6:38 pm
par Iskupitel
[center]Mehrati Royal

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/332247IMG36761.jpg[/img]
Vision d'artiste du calvaire rénové

Restauration du Calvaire de Saint-Georges[/center]

[justify]C'est un nom atypique pour la région que porte cette croix terne dressée sur le bas-côté de la route allant de Yoov à Tò. Le calvaire de Saint-Georges, érigé au XVIIe siècle par des catholiques refusant l'inexistence de symboles attestant leur religion. Influencés par les missionnaires adéliens venus jusqu'à Mehrat pour propager la bonne nouvelle, ces bâtisseurs ont fondé le plus ancien calvaire encore debout sur le territoire tel-mehrati. Ce qui à l'époque était une revendication est devenu moins populaire avec l'intervention dans les affaires religieuses de la Principauté tel-éribaine. Les catholiques y furent persécutés, à l'instar des musulmans, et les calvaires sont tombés d'eux-mêmes, un à un, les locaux préférant éviter d'attirer l'attention des autorités princières. Mais sur cette route tenant davantage, aujourd'hui encore, du chemin, le calvaire de Saint-Georges est resté droit et a seulement perdu de ses couleurs vives à mesure que le temps passait.

Suite à une demande commune effectuée par les riverains et la municipalité de Tò, un projet de rénovation du symbole a vu le jour, et en ce début de mai, la Couronne, en accord avec l'État fédéré de Tel-Érib, qui finance la moitié de la remise à neuf, a décidé de prendre en charge la rénovation de ce qui a été autrefois un véritable symbole de résistance pour les catholiques tel-mehratis. Le projet a également pour but de relancer le tourisme local. En effet, en 2027, plus de 35 000 personnes se sont arrêtées devant la croix pour en apprécier la valeur. Selon un sondage de l'Office Royal de Tourisme Familial (ORTF), 87,2% des interrogés s'étant arrêtés au calvaire de Saint-Georges souhaitent qu'il soit rénové, et seuls 9,7% des mêmes interrogés ont préféré qu'il soit laissé tel quel, arguant que c'était sa vieillesse visible qui lui donnait son intérêt. Pour tenter d'établir un compromis, l'ORTF a promis que serait installée une plaque rappelant l'histoire du calvaire, ainsi qu'une autre qui évoquerait l'importance symbolique de l'établissement du monument, à une époque où être catholique était un crime.

De son côté, l'État tel-éribain refuse toujours de reconnaître la persécution ouverte menée par les Princes successifs. Toutefois, le Ministre aux Affaires Religieuses, M. Menachem Scheer, n'a pas hésité à proposer son aide pour le financement de la rénovation. De plus, l'évêque de Jérusalem a souhaité se rendre sur place une fois que le monument aura été remis à neuf afin de le bénir, à l'instar de l'archevêque de Mehrat, qui a vivement soutenu le projet, et pour cause : en cas de relancement du tourisme associé au calvaire de Saint-Georges, c'est surtout leur village, situé à moins de 3 kilomètres du monument, qui en bénéficiera et pourra en profiter pour mettre en avant ses modestes éléments de patrimoine local, de son église centenaire et ravagée par les affres du temps au châtelet de bois se dressant, depuis plus de 130 ans, sur la petite colline surplombant les habitations.[/justify]

[right]Lars Sokoloff,
3 mai 2028[/right]