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Posté : dim. févr. 17, 2013 12:17 am
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte I Scène V)

[quote]<center>Scène V

Une grande pièce claire</center>

<center>Rizla</center>

Je vois donc les trois fins que tu me proposes ; aucune n'est alléchante.

<center>Dieu</center>

N'aie pas peur de la mort, Rizla. Tôt ou tard, elle t'emportera.

<center>Rizla</center>

Pour autant, la plus intéressante - ou la moins affreuse - est la signature. Perdre son âme ne doit pas être des plus horrible ; et si je crois ce que j'ai vu, c'est plus un changement de camp qu'une véritable perte d'âme. Il me semble que Satan se respecte, et que c'est plus un autre Dieu, avec une vision différente des choses. Il me semble que vous le diabolisez - c'est le cas de le dire !- davantage que ce qu'il ne mérite. Imaginez que ce que vous faites est peut-être reproduit de son côté ; cela ne me choquerai point.

<center>Dieu</center>

Comment peux-tu oser, Rizla, douter ainsi de ton Dieu ? Sache qu'un tel péché est capital. N'ai-je pas dit "tu n'auras pas d'autre dieu que moi" ?

<center>Rizla</center>

Je le sais bien ; et je ne fais que m'interroger sur de possibles issues. En aucun cas je ne remets ta Parole en doute !

<center>Dieu</center>

Bien. Quoi qu'il en soit, il te faut à présent choisir.

<center>Rizla</center>

Mais choisir est inutile pour le moment : si je prends une décision, l'avenir en sera chamboulé ; et les conséquences ne seront pas les mêmes. Ainsi, sachant ce qui arrivera si je signe le contrat, tu seras déjà présent et tu n'auras pas recherché Satan. D'ailleurs, tu sais à présent sous quelle forme il se dissimule.

<center>Dieu</center>

Cela est vrai. Les lignes temporelles sont en constant mouvement, et tu en as créé de nouvelles : maintenant que tu connais ces trois choix, un quatrième et un cinquième te semblent couler de source, n'est-ce pas ?

<center>Rizla</center>

En effet, je vois deux autres issues qui aux trois premières se sont ajoutées.

<center>Dieu</center>

Énonce-les.

<center>Rizla</center>

La première constitue en une fuite des problèmes. Le suicide le permet.

<center>Dieu</center>

Mais te donner toi-même la mort te refusera l'accès au jardin originel de l'au-delà.

<center>Rizla</center>

Cela est vrai. La seconde rejoint cette idée mais n'est pas à ce point extrême : la fuite vers de nouvelles contrées et une nouvelle identité ; de nouveaux environnements entraînant de nouvelles conditions et me permettant de ne jamais plus revoir Satan.

<center>Dieu</center>

Voilà les deux nouvelles possibilités. Laquelle des cinq choisiras-tu ?

<center>Rizla</center>

Ai-je le temps de la réflexion ?

<center>Dieu</center>

En aucun cas. Sovana est en route pour cette pièce, et il te faut choisir rapidement.

<center>Rizla</center>

Alors, que dois-je choisir ?

<center>Dieu</center>

L'option qui contiendra le moins de contre-parties.

<center>Rizla</center>

Quelle est-elle ?

<center>Dieu</center>

C'est à toi de réfléchir.

<center>Rizla</center>

Je vais fuir, et je pars de suite vers de nouvelles contrées. Voilà le meilleur choix que je puisse faire.

<center>Dieu</center>

Si telle est ta décision, je ne peux que t'accompagner et te souhaiter les meilleures choses, que je tenterai de te faire atteindre.

<center>Ils sortent, Rizla courant</center>[/quote]

Posté : dim. févr. 17, 2013 1:59 am
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte II Scène I)

[quote]<center>Acte II
Scène I

Une pièce sombre ; deux chaises.

Rizla</center>

Une nouvelle vie commence, pour moi. Que ne puis-je espérer qu'aucun tracas ne me troublera ! Hélas, j'ai cette expérience de la vie qui ne me permets de formuler de telles espérances. Tôt ou tard, je sais que quelqu'un frappera à la porte de ma tranquillité et parviendra à me provoquer des soucis.

<center>quelqu'un frappe à la porte et entre</center>

<center>Kai Fen</center>

Rizla, toi qui nouvellement t'es installé ici, je te souhaite la bienvenue.

<center>Rizla

se lève et se courbe</center>

Quel honneur, majesté ! Je ne peux que louver ma bonne étoile d'être parvenu jusqu'ici dans ce temps où vous fûtes sur ce trône dont on m'a souvent vanté les qualités lors de mon voyage et que vous semblez mériter parfaitement. Que ne vous ai-je rencontré plus tôt ! Que ne suis-je né ici ! Assurément, mon destin aurait été différent. assurément, mes malheurs n'auraient été si vastes. Assurément, je n'aurais eu ma mère, ma femme, ma fille.

<center>Kai Fen</center>

Ne désespérez pas de cela, mon ami ! Que puis-je pour vous être agréable ?

<center>Rizla</center>

Le fait est que mes possessions sont à présent nulles. Pour un grand homme influent de l'autre côté de l'Océan, c'est déroutant.

<center>Kai Fen</center>

Comment puis-je être assuré que vos dire sont vérité ?

<center>Rizla</center>

Vous ne le pouvez, et je ne peux vous le prouver. Mais tentez de voir la chose différemment. Plutôt que de chercher si mes dires sont véridiques, cherchez à savoir ce qui mettrait mes dires en mauvaise posture.

<center>Kai Fen</center>

Vous ne semblez ni riche, ni influent : vous êtes habillé de façon pauvre et avez débarqué en coque de noix.

<center>Rizla</center>

Cela est la conséquence de mon exil. Voyez-vous, on m'a expulsé et exproprié, et ensuite seulement je suis parti.

<center>Kai Fen</center>

Alors je ne peux rien vous exposer de plus.

<center>Rizla</Center>

Dans ce cas, faites-moi confiance, et offrez-moi de quoi prouver être un homme de premier rang. Votre Cour me sera bien vite familière, et je vous rembourserai bien vite l'or que vous m'aurez donné. Appelez cela un fond de commerce, qui me permettra de faire fortune seul.

<center>Kai Fen</center>

Soit. Et lorsque j'aurai besoin de vous, m'accompagnerez-vous ?

<center>Rizla</center>

Oui, majesté. Et avex le plus grand honneur qu'on puisse imaginer.

<center>Kai Fen</Center>

Bien. Voyez ce dont vous avez nécessité avec on maître-surintendant-exceptionnel de la Couronne. Il sera ravi, humblement, de vous aider à redevenir important.

<center>Rizla</center>

Je vous remercie mille fois, majesté. Que Dieu vous bénisse.

<center>Kai Fen</Center>

Pour cela, ne vous en faites pas : personne ici ne croit à Dieu, mis à part vous peut-être.

<center>Rizla</Center>

Absolument personne ? Permettez-moi d'en douter, majesté.

<center>Kai Fen</center>

Doutez-en ; mais une fois à ma cour, si vous n'en êtes pas convaincu, tâchez de faire abstraction de vos doutes : il ne sied à quiconque de faire figure Tartuffe. En conséquence, ne soyez pas démasqué. De plus, il ne sied à quiconque de croire en Dieu. En conséquence, ne soyez pas démasqué. Je compte sur votre talent d'orateur et de gymnaste qui doivent vous avoir rendu important dans votre pays.

<center>Rizla</center>

Comme vous le souhaiterez, majesté.

<center>Kai Fen</center>

C'est parfait, alors.

<center>Il sort.

Rizla</center>

Me voilà parti dans la beauté de la Cour d'Orient. Ou est-ce celle d'Occident ?

<center>Kai Fen</Center>

Cela dépend du sens du monde.

<center>Rizla</center>

Comment le voyez-vous ?

<center>Kai Fen</center>

La Cour d'ici est la nôtre ; cela semble logique. Celle d'où vous venez est celle d'Orient.

<center>Rizla</center>

Je ne connais aucune Cour d'Occident.

<center>Kai Fen</center>

Je n'en connais pas davantage.

<center>Rizla</center>

Alors peut-être désignons-nous chaque Cour étrangère comme étant d'Orient, sans se poser réellement la question de sa position quant à la nôtre. Alors, l'Orient serait redéfini, non pas tel une orientation, mais bien comme une différence. Un peu comme une façon de préférer sa Cour à celle des autres ; sans se soucier d'une quelconque diversité entre elles.

<center>Kai Fen</center>

Comme le nom de barbare ?

<center>Rizla</center>

À son origine, peut-être. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, si vous voulez mon avis.

<center>Kai Fen</center>

Ici, est considérée barbare toute personne étrangère. En revanche, est nommée barbare toute personne ne parlant pas notre langue.

<center>Rizla</Center>

Ainsi, je suis considéré barbare, mais pas ainsi nommé ?

<center>Kai Fen</center>

Exactement ; vous avez saisi le profond du terme.

<center>Rizla</center>

Si je prends cette définition, je dois m'incliner et avouer mon erreur précédente.

<center>Il s'incline. Kai Fen sort, alors que Rizla se rassoit.</center>[/quote]

Posté : mer. févr. 20, 2013 9:04 pm
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte II Scène II)

[quote]<center>Scène II

Le Palais asiatique, regroupant la Cour.

Un valet</center>

Monsieur Rizla, cadet de la Cour d'Orient !

<center>Rizla

entrant.</center>

Altesses, il est un plaisir pour moi d'être parmi vous invité. Là d'où je viens, la Cour se rassemble autour du Prince de l'état. Pourtant, je ne le vois nullement. Quelle en est la raison ?

<center>Cho Mo</center>

<center>se levant des membres de la Cour.</center>

Étranger, ta question est fille de sens. Hors de ton monde, là où les Hommes sont civilisés, le Prince rejoint ses suivants lorsque l'envie lui prend. En ce jour, il n'est encore paru à quiconque.

<center>Rizla</center>

Je comprends. Mais que fait une femme d'une telle beauté ici ?

<center>Kai Fen

entrant.</center>

Ah, Rizla ! Te voilà enfin ! Bienvenue à toi. Je vois que tu as pris connaisse de Cho Mo, ma fille unique. N'est-elle pas sublime ?

<center>Rizla</Center>

Je ne peux que l'avouer, Majesté.

<center>Kai Fen</center>

Mais prends garde. Elle est fiancée, alors ne succombe pas à la tentation amoureuse.

<center>Rizla</center>

Soyez assuré que telle n'est pas mon intention. Voyez, bien que je sois seul, non seulement l'âge commence à me rattraper, mais la mort de ma femme m'oblige tant que depuis plusieurs longues années je suis en deuil. Oh, bien sûr, je ne le montre pas ! Certains à votre Orient pensent cela idiot d'être trop long-temps endeuillé. Mais je n'en suis pas moins meurtri et esseulé.

<center>Kai Fen</center>

Ayez nos condoléances. À mon grand âge, le deuil est si permanent et soutenu que je ne peux dire qu'il change ma vie ; la normale de deuil s'est déplacée. Néanmoins, sachez que je compatis.

<center>Rizla</center>

Votre réaction est honorable, Majesté.

<center>Kai Fen</Center>

Je vous en prie, cessez.

<center>Rizla</center>

Que dois-je cesser pour vous plaire, Majesté ?

<center>Kai Fen</Center>

D'ainsi me nommer. Ce n'est ni agréable ni habituel. Pourquoi suis-je Roi, d'après vous ?

<center>Rizla</Center>

Par la naissance ?

<center>Kai Fen</center>

Non, mon ami. Si je suis aujourd'hui capable de siéger sur ce trône, c'est parce qu'hier un homme l'a forgé ; s'y est assis. Puis, un jour, il mourut, et son esprit intégra le mien à la naissance Mais cet esprit second, j'ai du l'extraire pour avoir la possibilité de travailler et d'être élu à siéger ici.

<center>Rizla</center>

Cela n'est pas clair ; avez-vous été élu ou êtes-vous le descendant du Roi précédent ?

<center>Kai Fen</Center>

J'ai été élu. Et cette élection s'est fait entre les cinq réincarnés monarques.

<center>RIzla</center>

Je comprends mieux. Mais alors pourquoi ne pas vous nommer Majesté ?

<center>Kai Fen

un peu décontenancé.</Center>

Car il ne me plaît guère que vous me nommiez ainsi !

<center>Rizla</Center>

Alors, je cesserai.

<center>Kai Fen</center>

Voilà qui est bien ! Que diriez-vous d'à présent assister à la réunion de mon conseil de guerre ?

<center>Rizla</Center>

Serions-nous en guerre ?

<center>Kai Fen</center>

Hélas, cela ne saurait tarder.

<center>Rizla</Center>

Pourquoi donc ? Quelles sont les diaboliques raisons qui bientôt pousseront deux groupes d'êtres humains à s'infliger une mort évitable ?

<center>Kai Fen

sortant.</center>

Mon ami, votre pensée est noble ; pourtant, la mort ne me semble pas évitable.

<center>Rizla

le suivant.</center>

Est-ce grave à ce point ?

<center>Kai Fen</Center>

Ça l'est.

<center>ils sortent.</center>[/quote]

Posté : mar. févr. 26, 2013 11:06 pm
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte II Scène III)

[quote]<center>Scène III

La sortie du Palais, une foule amassée devant le Roi.

Kai Fen</center>

Mes amis, l'heure n'est pas aux réjouissances. À notre Orient, où les scènes de liesse s'accumulent, le départ à la guerre n'est que bonheur et espoir de bataille. Auraient-ils omis le fait que la guerre engendre la mort et le massacre ? Qu'elle est un désastre, et que cela ne doit être qu'un ultime recours, loin derrière les négociations ? Il me semble que oui, et je peux le prouver aujourd'hui ; car comme vous le savez, je dois partir me battre. Et j'espère que je ne serai pas seul à y aller. Puissent nos valeureux citoyens m'accompagner, car l'ennemi sera fort. Que quiconque souhaitant me suivre se déclare ici ; je le recevrai.

<center>Rizla

s'avançant depuis la foule.</center>

Sire, je serais honoré de pouvoir vous accompagner.

<center>Kai Fen</Center>

Alors, accompagne-moi ; et soyons victorieux.

<center>Rizla</Center>

Immense soit mon plaisir.

<center>Il se met aux côtés de Kai Fen.</Center>

Immense soit notre gloire.

<center>Ils sont rejoints par d'autres membres de la foule ; Kai Fen, suivi, commence à marcher vers la sortie.

Cho Mo

courant vers Kai Fen.</Center>

Père, je vous en supplie ! La guerre peut encore être évitée ! Pensez aux morts qu'elle apportera.

<center>Kai Fen</Center>

Ma chère et tendre fille, je comprends ton désarroi. Mais le temps de la paix est passé, et aujourd'hui je ne puis plus faire marche arrière. Vois-tu, le pied de la Nation s'est avancé, et son poids est trop grand pour qu'elle recule, à présent.

<center>Cho Mo</center>

Père, je sais que vous pouvez annuler votre ordre et faire rentrer ces soldats chez eux.

<center>Kai Fen</center>

Tu ne sais pas, ma fille ; tu penses, tu espères. Tes intentions sont pures mais irréalisables. Cesse, maintenant, et rentre.

<center>Cho Mo</center>

Comment pourrais-je rester en te sachant loin de moi, dans un lieu plus que dangereux ?

<center>Kai Fen</Center>

Sois assurée que j'ai toute une armée pour me protéger !

<center>Cho Mo</Center>

Mais ne suis-je pas moi-même mise en danger des assassins ennemis ?

<center>Kai Fen</Center>

Je ne peux te mener à mes côtés, ma fille. Tu y serais plus en danger qu'ici ; et sache que je tiens plus à toi qu'à n'importe quoi, en ce monde ou en l'autre. Je ne peux te protéger avec une armée ; mais je peux te protéger avec un homme.

<center>Cho Mo</center>

Quel est cet homme, père, qui sera responsable de ma vie ?

<center>Kai Fen</center>

Rizla est son nom ; le voilà.

<center>Rizla

approchant.</center>

Eh ! Il semble que ma mission soit plus que sacrée.

<center>Kai Fen</center>

Pardonne-moi, Rizla ; je ne te mènerai pas au combat.

<center>Rizla</center>

C'est un plaisir pour moi, et je vous suis fidèlement reconnaissant de me confier la sécurité de votre fille.

<center>Il s'agenouille.</center>

Encore une fois, merci !

<center>Il sort, accompagnant Cho Mo, alors que Kai Fen emprunte une autre issue.</center>[/quote]

Posté : dim. mars 03, 2013 9:44 pm
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte II Scène IV)

[quote]<center>Scène IV

la chambre à boire le thé du Palais.

Cho Mo

prenant le thé à l'asiatique.</center>

Pourquoi n'as-tu pas refusé la tâche que t'a confiée mon père ?

<center>Rizla

également.</Center>

C'est ma façon de montrer mon allégeance.

<center>Cho Mo</center>

Ne l'as-tu fait pour me voir ?

<center>Rizla</center>

Que dois-je dire ?

<center>Cho Mo

déposant sa tasse lentement, ne bougeant plus.</Center>

Que c'est le cas.

<center>marque une pause.</center>

Mais ne le dis pas pour me faire plaisir uniquement.

<center>Rizla

buvant.</Center>

Je ne sais que dire.

<center>Rizla</center>

Je suis resté, car je n'aurais pu partir sans que vous soyez en sécurité ici-même. J'aurais déserté, si vous n'aviez été en sûreté, et cela je le promets !

<center>Cho Mo

reprenant la boisson.</center>

Cela vous honore au plus haut point, homme de l'Orient. Qu'auriez-vous fait si mon visage avait été tout autre ?

<center>Rizla</center>

Quel que soit votre visage, vous êtes la fille de votre père.

<center>Cho Mo</center>

Cela est vrai. Mais l'auriez-vous fait avec autant de fougue ? Avec autant de zèle ? Avec autant de volonté ?

<center>Rizla</center>

Je ne saurais dire.

<center>Cho Mo</center>

Me trouvez-vous belle ?

<center>Rizla</center>

Oui.

<center>Cho Mo</center>

Dites-le.

<center>Rizla

Il cesse d'observer sa tasse et se tourne vers Cho Mo.</center>

Je vous trouve belle.

<center>Cho Mo</center>

Voilà qui me réjouit.

<center>Rizla</center>

Quel est votre sentiment ?

<center>Cho Mo</center>

Je partage le vôtre, bien que je n'y sois pas autorisée par mon honorable Père.

<center>Rizla</center>

Ce père dont vous parlez est parti loin de nous.

<center>Cho Mo</center>

Et pourtant, il est toujours là, au moins dans mon cœur.

<center>Rizla</center>

Il n'a aucunement un tel pouvoir.

<center>Kai Fen

entrant, le côté rougeoyant : il est visiblement blessé et rampe vers Cho Mo et Rizla.</Center>

Rizla, je reviens de la guerre, comme vous le voyez, et la fin de celle-ci n'est pas des plus intéressante, j'en ai bien peur.

<center>Cho Mo</center>

Père ! vous êtes blessé, vous devez vous faire soigner !

<center>Kai Fen</center>

Silence, ma fille !

<center>Cho Mo</center>

Pardonnez-moi, père. Je ne voulais rien dire pour vous offenser.

<center>Kai Fen</center>

Comme je le disais, Rizla, et comme tu peux le voir, j'ai subi la guerre, de plein fouet, dans toute sa splendeur combattante. Je sens que je m'apprête à mourir ; je ne peux le renier. Mais je ne veux pas mourir sans avoir d'héritier. Je n'ai au long de ma vie enfanté qu'une fille Et dans mon intérêt, il est préférable que je la marie à un homme moins titré et fortuné qu'elle. C'est pourquoi je t'offre sa main, Rizla. Je te demande d'accepter et de sceller une union maritale entre vous.

<center>Rizla</center>

Mais...

<center>Kai Fen</center>

Si tu as peur de n'avoir aucun sentiment pour elle, sois rassuré : ils viendront avec le temps. Si tu as peur car elle est ma fille, sois rassuré : moi mort, elle ne le sera plus ; et cet instant approche où ma vie prendra fin.

<center>Rizla</center>

Que dois-je dire ?

<center>Kai Fen</center>

Que tu l'acceptes, que tu l'aimeras, que tu monteras sur le trône à ma suite, que tu auras un héritier, que tu régneras jusqu'à ta mort.

<center>Rizla</Center>

Considérez tout cela comme dit.

<center>Kai Fen</center>

Alors, je peux mourir en paix. Embrasse tendrement ton père une dernière fois, ma fille, je t'en prie.

<center>Cho Mo

en pleurs.</Center>

Père ! Oh, père ! Ne mourez pas !

<center>Kai Fen

la coupant.</Center>

Il est trop tard, le mal est fait. Accepte-le, et permets-moi de rejoindre mes ancêtres de l'autre côté.

<center>Il s'éteint paisiblement.</center>[/quote]

Posté : dim. mars 03, 2013 11:48 pm
par Iskupitel
Rizla, Thibaud FIVARD (Œuvre intégrale - Acte II Scène V)

[quote]<center>Scène V

une pièce quelconque.

Rizla

seul.</center>

Me voilà de nouveau engagé, et ça sur la parole d'un mort... dans quoi me suis-je encore fourré ?

<center>Dieu

apparaissant derrière Rizla.</center>

N'es-tu pas heureux, Rizla ?

<center>Rizla</center>

Pourquoi le serais-je ?

<center>Dieu</center>

Tu es loin de tes problèmes avec Sovana, n'est-ce pas ?

<center>Rizla</center>

C'est vrai. Pourtant, je dois hélas dire que j'ai eu d'autres, nouveaux, problèmes...

<center>Dieu</center>

Lesquels préfères-tu ? Lesquels sont, relativement, bons ?

<center>Rizla</center>

À vrai dire, pas ceux-ci.

<center>Dieu</Center>

Pourquoi ?

<center>Rizla</center>

J'avais une porte de sortie - que j'ai emprunté -, et un être pour me conseiller. Cela, je ne l'ai point, dans cet Orient dont je dois être le Roi.

<center>Dieu</center>

Me remplaçant, Kai Fen a fait office de conseiller, n'est-il pas ?

<center>Rizla</center>

Je ne sais... Bien que mon conseiller, il a aussi été mon Sovana. Je lui dois beaucoup, et mes soucis également.

<center>Dieu</center>

Ainsi, tu as réussi à trouver l'homme étant Satan et Dieu dans le même temps, et par ta faute il est mort.

<center>Rizla</center>

Je n'ai rien à voir avec sa mort !

<center>Dieu</Center>

Je sais que tu penses ainsi. Pourtant, ta venue à la Cour de Kai Fen a renforcé l'animosité de son voisin, qui concrétisa cela par une déclaration de guerre. Dois-je t'apprendre que c'est lors de celle-ci qu'il fut blessé ? Et si tu avais été là, tu l'aurais protégé. C'est donc ta faute. Pardonne-moi si je te l'apprends aussi froidement, Rizla. Mais la vérité est, hélas pour toi.

<center>Rizla</center>

Je suppose alors que j'ai effectivement un lien plus ou moins direct avec sa mort. Cela me fait de la peine, vraiment.

<center>Dieu</Center>

Quoi qu'il en soit, tu dois à présent assumer tes actions, Rizla, et te marier à Cho Mo.

<center>Rizla</center>

Mais je suis déjà marié !

<center>Dieu</center>

C'est vrai ; à une femme que tu n'as plus vu et qui ne t'aime plus depuis bien long-temps. Cho Mo, elle, t'aime. Profite-en, te dis-je.

<center>Rizla</center>

Soit ; je m'y résignerai, alors.

<center>Dieu disparaît.

Cho Mo

entrant.</center>

Rizla ! Ici tu étais ! Je te cherchais, afin de terminer l'organisation de notre mariage. Nous pourrons nous unir dès demain.

<center>Rizla</center>

J'en suis plus qu'heureux, Cho Mo, tu peux me croire ! Heureusement que le divorce est proscrit, ici !...

<center>Cho Mo</center>

Je te sens hésitant ; sûrement est-ce à cause de la cérémonie. Ne t'inquiète pas, tous réagissent ainsi.

<center>Rizla</center>

Ah...

<center>Cho Mo sort.</Center>

Je n'en veux pas, de ce mariage... Ce sont des fers qui entravent mon bonheur, me semble-t-il, et je n'en veux pas.

<center>Sovana

apparaissant.</center>

Je peux t'aider à régler ce problème, Rizla.

<center>Rizla</center>

Satan... comment le pourrais-tu ?

<center>Sovana</Center>

C'est simple : il me suffit de te prendre la vie pour que tu sois libéré de tout cela. Dans ton pays d'origine, tu pouvais t'enfuir. Cet astuce ne pourra te sauver, cette fois-ci. Les orientaux sont réputés pour leurs ardues recherches qui toujours obtiennent un résultat. Est-ce une cavale permanent et ad vitam eternam que tu souhaites ?

<center>Rizla</center>

Si ce que tu dis est vrai... En effet fuir n'est pas des plus agréable. Mais mourir ne doit as être, non plus, une chose dont on raffole. Et j'ai ici des gens qui m'aiment et qui attendent beaucoup de moi.

<center>Sovana</center>

N'est-ce pas justement ce que tu cherches à fuir ?

<center>Rizla</center>

C'est vrai. Dans ce cas, j'accepte ton aide de suite. Je n'ai plus la force de perpétuer cette vie infâme et que je qualifierai presque de couarde, dans mon cas.

<center>Sovana</center>

Voilà une réponse intéressante et des plus alléchantes ! Fais tes adieux, Rizla, ton vœu s'apprête à être exaucé.

<center>Rizla</center>

Vas-y.

<center>Sovana tue Rizla.

FIN</center>[/quote]

Posté : mer. mars 06, 2013 1:08 am
par Iskupitel
La Tribu de Tel-Gaza, Alexander MOXX (2016). (Extrait)

[quote]La création de la treizième Tribu de Tel-Érib remonte à 1976. Dix mois après la révolution en Cyrénanie et l'indépendance de Tel-Érib, la grande majorité de la population de l'ouest de l'île de Balikh - abritant le territoire de Tel-Balikh - cessa de se revendiquer comme soumis aux législations de Tel-Érib et, en particulier, de Balikh. Des manifestations s'étant suivies de heurts puis d'attentats, le Prince Iskupitel discuta avec les mécontents de son régime. La rencontre se déroula dans une pièce close où seuls le Prince et les trois porte-paroles purent entrer. Nul ne sait ce qui s'y est passé. Pourtant, le résultat fut bientôt connu de tous.

Le territoire aujourd'hui identifié comme celui de Tel-Gaza fut retiré du pouvoir de Tel-Balikh et attaché à Gaza, la seconde plus grande ville du bout de terre à l'ouest de l'Île du Prince.

Mais aujourd'hui, on ne reconnaît une autorité très faible du chef tribal de Tel-Gaza, et une soumission de la Tribu à Tel-Balikh. Cela s'explique facilement. En effet, lors d'une session du Conseil des Tribus en automne 2002 portant sur une politique agricole uniformisée, Tel-Gaza, ayant alors l'entièreté de ses pouvoirs et de son autorité, refusa sciemment de se plier aux règles acceptées lors de cette session. M. de Tel-Beershebat, traditionnel Président du Conseil des Tribus, prit alors la décision, acceptée à l'unanimité lors d'une session extraordinaire à laquelle n'était pas convié M. de Tel-Gaza, de réduire à néant les pouvoirs de la treizième Tribu. Pourtant, ne pouvant se passer d'elle, au moins symboliquement mais surtout pour respecter la loi*, les chefs tribaux eurent deux solutions. Dans le premier cas, ils annexaient la Tribu de Tel-Gaza à celle de Tel-Balikh, retournant à une situation de 1975, au risque de provoquer un nouveau mécontentement et une incompréhension. Dans le second cas, ils "asservissaient" la Tribu de Tel-Gaza à celle de Tel-Balikh. Proches idéologiquement, historiquement et culturellement, cette solution était plus intéressante et permit de punir Tel-Gaza tout en conservant la symbolique et la légalité pour le Conseil des Tribus.

* : la loi stipule que : "toutes les Tribus reconnues comme tel administrativement doivent être représentées, par le biais d'un Chef tribal élu par la population citoyenne résidant sur le territoire administrativement reconnu comme étant de cette Tribu, au Conseil des Tribus. Celui-ci est établi de manière permanente à Beershebat (Tel-Beershebat, Tel-Érib)."[/quote]

Posté : mer. mars 06, 2013 8:52 am
par Iskupitel
Index des mouvements politiques tel-éribains, Alexander MOXX (2020). (Extrait)

[quote]II- Le Parti Xénocrate

Le parti xénocrate, véritable particularité tel-éribaine, se veut porteur d'une idée résolument novatrice. Xénocrate vient du grec "xenos" : étranger et "kratos" : pouvoir. Littéralement, "pourvoir aux étrangers". Pourtant, au sein-même de ce parti, représenté de 2019 à 2021 au Sénat Populaire par 20 sénateurs, le plaçant deuxième en taille, deux sièges derrière le Parti Suniste, existe deux mouvances légèrement différentes : La première, favorable à une xénocratie "pouvoir aux étrangers" fait opposition à la xénocratie "pouvoir à l'étranger".

Prenant le terme littéralement, la première mouvance, n'ayant pas de nom précis la différenciant de la xénocratie "pouvoir à l'étranger" mais surnommée "xénocratie exécutive", a comme idéal le changement quelque peu radical de notre mode de décision au niveau étatique. En effet, ils souhaitent donner le pouvoir aux étrangers. Pour cela, plutôt que de donner le droit de vote aux citoyens d'origine étrangère à Tel-Érib, la xénocratie exécutive souhaite regrouper dans une même pièce un représentant de chaque état qui l'acceptera. Cette assemblée devra nommer de quelque façon que ce soit le Président tel-éribain. Puis, le Président tel-éribain xénocrate exécutif, menant Tel-Érib, devra lors des grandes décisions à prendre s'en remettre à ce collège de dirigeants pour avoir sa ligne de conduite. De même, les lois devront passer devant ce collège et y être acceptées avant de pouvoir être votées par le Sénat Populaire puis, si besoin est, par le Conseil des Tribus, et les institutions comme le budget de Tel-Érib annuel ou l'achat d'armes devront être validés par les représentants. La présence de Tel-Érib dans ce collège pose encore question chez les xénocrates exécutifs, certains jugeant cela "contraire à leurs principes" et d'autres "contraire mais nécessaire". Et cela devrait effectivement être nécessaire, à l'heure où ceux qui feront partie de ce Conseil Supranational Étranger de Tel-Érib seront peut-être d'opinions clairement différentes et souhaiteront des choses différentes pouvant mener à de lourds problèmes internes à Tel-Érib.

La seconde mouvance xénocrate est surnommée "xénocratie vassale". Ne prônant pas un changement de régime comme le souhaite l'autre parti xénocrate, les xénocrates vassaux veulent placer le pouvoir tel-éribain à l'étranger. Si pour certains cela signifie placer la capitale à l'extérieur des frontières tel-éribaines, cela signifie pour d'autres faire fusion avec une autre Nation et la rejoindre de manière complète et totale, soumettant la totalité du territoire de Tel-Érib à une autre Nation, devenant en quelque sorte son vassal.

En 2020, les Nations les plus susceptibles d'être rejointes étaient :
  • Libria
  • Fédération Technocratique
  • Cyrénanie
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Posté : mer. mars 06, 2013 4:06 pm
par Iskupitel
Index des mouvements politiques tel-éribains, Alexander MOXX (2020). (Extrait)

[quote]III- Le Parti Suniste

Créé en 2019 après la prise de pouvoir de Fakh BEGAWAR et demandé par l'Empire tarnois, le Parti Suniste a su rapidement mener à lui la majorité de la population tel-éribaine. En effet, dès les élections du Sénat Populaire de 2019, à peine un mois après sa création, la Parti Suniste obtient 22 des 52 sièges au Sénat Populaire, ce qui le place jute devant le Parti xénocrate, illustrant lui aussi, en 2019, une incroyable performance pour un parti jugé "petit" et n'ayant jamais eu plus de 12 sièges, record atteint lors des précédentes élections de 2019, sous le régime princier.

Les idées du Parti Suniste tel-éribain se veulent différentes de ceux d'autres états - en Empire tarnois par exemple. Prônant la revisite du vieil adage "l'intérêt général est la somme des intérêts particuliers", il veut montrer que les idées de chacun, à son échelle, se muent dans l'idée Nationale, formant une cohésion fondée sur la culture tel-éribaine.

Mais il semblerait que la popularité du Parti Suniste à Tel-Érib ne soit due qu'à son représentant le Président Fakh BEGAWAR, qui déjà, sa cote de popularité abaissée, semble perdre des adhérents. Ceux-ci se tournent vers le Parti xénocrate. Un autre façon, de montrer la tendance tel-éribaine à suivre le mouvement, renforçant la nécessité arguée par certains d'un "pouvoir fort", "capable de mener le troupeau tel-éribain". D'ici à imaginer la création d'un Parti en faveur du retour du Prince Iskupitel, il n'y a qu'un pas...[/quote]

Posté : mar. mars 12, 2013 6:35 pm
par Iskupitel
Journal d'enfance, Anonyme SHUKH (2019). (Extrait)

[quote]Mon histoire commença en 1979 lorsque je vis le jour dans une famille jugée nombreuse par mes contemporains. En effet, nous étions trois enfants, tous des fils, et vivions dans un environnement ou une telle progéniture était inutile, une maison de bois dans la banlieue de Ekh (Tel-Akko, Tel-Érib). En tant que non nobles, nous étions qualifiés de "confédérés de Tel-Érib". Le Prince Iskupitel avait en effet séparé la population entre les riches et les travailleurs manuels. Les plus aisés étaient princiers de Tel-Érib, et nous autres n'avions que le titre rabaissant de confédéré. Rabaissant, car cela signifiait dans notre pensée à tous que nous ne pouvions avoir une quelconque force sans s'unir. Ma mère étant originaire de Cyrénanie mais juive, elle avait profité de l'indépendance du sud de l'île du Prince pour se réfugier dans un état plus tolérant religieusement. Hélas pour elle et pour nous tous, le Prince avait déjà mis en place sont Culte de la Personnalité, et la tolérance était très relative. Mais, ne souhaitant pas rebrousser chemin, ma mère persista à vivre sur cette île gelée du sud de l'île du Prince qu'on nommait Tel-Akko. Je n'ai jamais vu mon père, que ma mère déclara "resté au pays". Peut-être avait-il changé trouvé d'autres femmes pour la remplacer et vivait-il dans un grand appartement dans une des grandes villes cyrénanes, ayant depuis fait fortune dans ce nouvel état libéral de l'autre côté des Monts Centraux.

Lorsque maman apprit que, en tant qu'aîné de la famille, je ferais partie des 104 confédérés de Tel-Érib choisis pour intégrer l'école enfantine en première année, elle fut si heureuse qu'elle manqua de m'empêcher d'y aller en oubliant de rendre les papiers dans le délai imposé par l'administration princière. Heureusement, cela fut évité et, à 8 ans, j'eus cette "opportunité" de quitter le noyau familial pour aller vivre dans un sévère internat à la gloire du Prince Iskupitel à Ajnin (Tel-Ajnin, Tel-Érib) réservé aux confédérés de Tel-Érib choisis par le tirage au sort, à raison de 8 enfants par Tribu. Nous ne pouvions être choisis par nos résultats scolaires : nous ne savions rien faire et n'étions jamais allés à l'école. Un autre tirage au sort était organisé pour les enfants de 6 ans, à raison de 4 par Tribu cette fois, qui intégraient l'école préliminaire en deuxième année et y restaient deux ans. Enfin, un dernier tirage au sort devait être fait pour départager ceux qui avaient déjà été choisis à la fin de leurs 4 années d'école enfantine pour recevoir une bourse et poursuivre leurs études dans cette école une cinquième année, suivant un cursus particulier d'approfondissement de l'apprentissage. Les autres pouvaient soit rentrer chez eux avec leur diplôme enfantin prouvant leurs 4 années d'études, soit poursuivre avec une bourse si leurs résultats étaient suffisants selon un collège de professeurs de l'école adolescente de Beershebat (Tel-Beershebat, Tel-Érib), une des trois seules écoles adolescentes qui existaient à l'époque, en 1987. Une quatrième, complétant celle du centre (Beershebat), celle de l'ouest (Aqshiah) et celle du Nord (Nazareth) était prévue pour être terminée en 1989 en tant qu'école adolescente de l'est (Geshit). J'eus ce privilège et je déménageai de nouveau, n'ayant pas vu ma famille depuis quatre entières années ; je ne la reverrai que lorsque, rejeté de l'école adolescente d'Aqshiah, je rentrai chez moi. J'avais pourtant clairement les capacités, mais j'avais décidé de ne plus travailler et de changer de comportement depuis que j'avais vu, dans une salle censée être vide, un professeur faire l'amour avec une élève de première année ; elle avait donc treize ans depuis quelques jours. Bien qu'il ait été dans son bon droit juridique, il se trouvait justement que c'était celle pour qui penchait mon cœur - bien qu'elle ait eu quatre ans de moins que moi, l'amour se porte naturellement vers les filles plus jeunes à Tel-Érib. En cinquième année, ayant don dix-sept ans, j'avais la charge de prendre sous mon aile un nouvel arrivant dans l'école adolescente. J'avais tout de suite été captivé par son regard, et je lui avais proposé de lui enseigner comment être efficace aux cours de l'école qu'elle venait d'intégrer - sans avoir besoin d'une bourse, étant Princière de Tel-Érib et fille d'un certain Waddaulah KHAIRI. Le fait est que, après qu'elle ait couché avec un professeur, elle réitéra cela quatre fois ou cinq fois en quelques semaines. Je lui demandai alors pourquoi elle le faisait, et elle m'avait naturellement répondu que son père lui avait toujours fait la même chose, et qu'il l'avait persuadée que cela ne pourrait que lui être bénéfique.

Quittant l'école adolescente une année avant la fin du cycle de 5 ans, ma famille fut plus que déçue de moi, puisque cela impliquait l'augmentation des impôts pour le foyer en compensation de mon officiel "manque de travail" durant le cycle tertiaire. Mais les relations que je m'y étais faites aidèrent Inu, mon frère cadet, deuxième de la famille, à réussir à compléter le cursus d'écoles, consistant en trois ans de travail relatif donnant là encore un diplôme reconnu par Tel-Érib permettant la facilitation de l'insertion professionnelle de son détenteur.[/quote]