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Posté : mer. nov. 14, 2012 6:00 pm
par Arios
Henri Conspeyre : Saer Baer, vous ne semblez tolérer la Fiémance. Doit-on se plier à votre ligne diplomatique, le respect du pathétique et pantomymique Empire démocratique de Biturige, pour avoir une quelconque légitimité à vos yeux ?

Je regrette que cette discussion prenne un tournant toujours plus agressif par vos accusations. Vos menaces nationalistes en feraient bien rire certains au gouvernement !
La situation au Vandaron me semble arrangée, puisque vous avez reconnu par un traité son indépendance et ce qui va avec.

Que voulez-vous de plus ? Vous n'avez pas à intervenir dans les relations que nous souhaitons avec les insolents impériaux d'Avaric.
La situation a changé, et je ne sais quoi vous proposer. Une alliance avec la Fiémance, entre pays souverains, me paraît la meilleure solution, mais libre à vous de rejoindre l'OTH, et diable le Pacte !

Alors maintenant, sachez également que nous n'accorderons pas de libre-passage aérien aux Schlessois. Apprenez en même temps que moi que nos accords avec la Biturige sont caduques, et que Opemont a rappelé son ambassadeur il y a une heure.

L'information qui s'était affichée sur la tablette tactile au milieu des bibelots disparut au bout de quelques secondes, comme en quelques semaines l'alliance régionale.

Posté : jeu. nov. 15, 2012 4:45 pm
par Alderande
Julius Bær : « Monsieur, nous n’avons aucune animosité contre la Fiémance, ne mélangez pas tout. Nous avons toujours reconnu la légitimité du nouveau pouvoir fiémançais même si nous ne nous accordions pas avec son idéologie anti-républicaine, chose qui, semble-t-il, a beaucoup évolué. Cependant, et nous le répétons, nous sommes très suspicieux envers les revendications territoriales et les tentatives de déstabilisation qui animent chaque camp depuis la formation de l’Empire Biturigeois. Ces conflits d’intérêts auraient pu trouver une issue heureuse et pacifique, ce n’est pas le cas, nous le prenons en compte. Notre objectif principal reste la reprise en main d’une politique régionale cohérente : les visées de la Sainte Alliance sont intolérables, que ce soit le Schlessien en Edravie et au Wabaron/Vandaron que le Thorval en Faveton et en Fivardie. Les accords tacites ou écrits que la Fiémance a passé avec ces deux pays sur ces différents sujets nous laissent extrêmement dubitatifs mais, là encore, admettons. Maintenant c’est l’OTH et le Pacte qui tente de s’accaparer le détroit d’Hellas par des manœuvres militaires aux intentions douteuses : si nous avions encore une unité régionale nous aurions pu intervenir mais maintenant, que pouvons-nous faire ? Ainsi, nous avons convaincu le régime du Wabaron/Vandaron de ne pas signer d’accords avec le Schlessien et nous avons réussi à signer un accord pacifique et prometteur entre nos deux pays ; vous voyez bien que les boches peuvent partir vite, mais cela ne semble pas dans vos priorités. Face au manque d’assurance et de garantie de tous les partis, nous allons continuer à rétablir les connexions diplomatiques, sur le même modèle, avec la Fivardie, l’Édravie, la Savoia, l’Aoste et l’Italium pour montrer à ces nations que l’unité régionale est plus prometteuse que les ambitions d’étrangers malintentionnés. Dans cette perspective, nous allons signer des accords politiques et diplomatiques, garantir leur indépendance et soutenir leur gouvernement.

Ainsi, pour toutes ces raisons, il nous semble nécessaire qu’un rapprochement se fasse entre nos deux pays mais nous ne voulons pas être dupés une seconde fois. Si la Fiémance a des ambitions au Wabaron/Vandaron, en Fivardie, en Italium, en Aoste par exemple, qu’elle l’exprime et nous en parlerons très franchement et sans mettre de côté aucune possibilité ; nous préférons cela à des accords douteux avec des nations étrangères qui n’ont nulle légitimité à traîner aux bords de nos frontières comme des rapaces. Il nous faut nous accorder ! C’est seulement cela que nous voulons !

Ainsi, quelle politique régionale défendez-vous ? Quelle ligne diplomatique seriez-vous prêt à défendre au niveau régional ? Quel type d’accord l’Hylè peut-elle envisager avec la Fiémance ? »

Posté : jeu. nov. 15, 2012 5:19 pm
par Arios
Henri Conspeyre : Nous défendons une politique régionale qui aille de paire avec la liberté des nations de cette région, pour le simple épanouissement de celles-ci et le triomphe intérieur de leur culture.

Ainsi, vos traités amicaux de soutien gratuit, vos reconnaissances de frontières et autres bonnes intentions ne pourrons être que bien vues de nos autorités, si bien entendu aucune inféodation ne se drape derrière les contours d'une alliance militaire.
Nous avons reculer sur ce dossier au Vandaron, tâchez donc de ne pas répéter nos erreurs tant critiquées avec d'autres pays.

Or le régime biturigeois ne permet ni la stabilité régionale, ni l'épanouissement du bon vouloir et de la culture des biturigeois, ainsi si nous devons faire quelques concessions à la présence schlessoise dans les parages, nous les ferons au nom du rétablissement d'un régime plus traditionnel.
Mais pour éviter cela, peut-être pouvons nous intervenir militairement, hyléens et fiémançais, en Biturige. Je suis sérieux, ainsi les rapaces de tous bords ne s'en prendront plus à la région.

Posté : ven. nov. 16, 2012 1:39 am
par Alderande
Julius Bær : « En effet, nous sommes très reconnaissants envers votre gouvernement concernant le réajustement des accords qu'il a passé avec le Wabaron/Vandaron et nous en respecterons l'éthique dans les accords que nous passerons avec les différents états régionaux. S'il existera des clauses tenues secrètes, cela visera simplement à présenter les modalités de l'action hyléenne en cas de violation des traités par une tierce nation.

Pour le reste, il nous semble évident que les intérêts schlessois et fiémançais dans la région ne sont pas les mêmes mais l'inféodation de l'Édravie à la Sainte Alliance nous semble très problématique et vos divergences pourraient être fatales même si, pour le moment, vos différents accords tacites ou écrits avec le Schlessien et le Thorval semblent imposer un compromis pour défendre vos intérêts. Cependant, il faudra, le moment venu, s'accorder sur une diplomatie commune à ce sujet car nos avis restent absolument divergent sur la question ; nous ne reviendrons pas sur nos différentes critiques à ce sujet, vous les connaissez.

Concernant le nouveau régime biturigeois, notre position reste très pragmatique. Nous ne reconnaissons pas encore le régime impérial mais si le peuple venait à statuer positivement sur le projet constitutionnel, nous ne pourrons fermer les yeux plus longtemps. Deux choses nous semblent importantes : respecter le voeu populaire et éviter de transformer le régime biturigeois en martyre ou en victime en l'isolant aussi violemment. Il nous semble important d'envoyer des observateurs pour s'assurer de la bonne tenue de ce référendum et d'éviter tout rapprochement trop évident avec l'Empire Tarnois. Isoler diplomatiquement la Biturige reviendrait à envoyer le régime impérial dans les bras des Tarnois ; la menace est bien vivace et l'Hylè doit montrer qu'elle est pragmatique et prête à des compromis. Si le nouveau régime donne des garanties quant à son pacifisme, nous sommes prêts à en faire un partenaire. Ainsi, nous ne sommes pas favorables à une intervention militaire directe. Le régime serait renforcé de l'intérieur par une telle agression extérieure (comme la virulence schlessoise et fiémançaise ont sans doute accéléré la mise au pas de la résistance républicaine) et serait rapidement inféodé aux autorités tarnoises qui, depuis leur expulsion des Territoires d'Urba, rêvent sans doute d'un nouveau pied-à-terre en Alméra (qui plus est sous le soleil). De plus, même si l'entreprise serait une réussite, le nouveau régime (peu importe sa nature) aurait l'air d'être imposé de l'extérieur par des nations étrangères : il serait très fragile et les partisans de l'Empire feraient figure de patriotes martyrisés. Cela nous semble, pour le moins, aventureux. Y aurait-il une autre voie possible du côté fiémançais ? Quelles concessions sont possibles ? »

Posté : ven. nov. 16, 2012 2:42 pm
par Arios
Henri Conspeyre : Si le régime impérial venait à être approuvé, il ne faudrait pas se leurrer : le petit chauvinisme des biturigeois donnerait crédit à l'Empire se posant en défenseur de la Nation. Mais dès les premières bombes et leurs durs schrapnels découpant au hasard des explosions leurs enfants, les Biturigeois verraient bien qui est le responsable de ce massacre : Alexandre, et très vite les partis traditionnels et amicaux avec lesquels nous avons pour nos deux pays toujours traité avec bonne volonté et enthousiasme retrouveraient toute l'approbation populaire.

Ce n'est pas une guerre contre le peuple biturigeois à mener. C'est une guerre contre la caste impériale qui s'en servira de bouclier.
Je suis personnellement favorable à une intervention, à condition qu'elle soit précise, moderne, professionnelle et dénuée de toute implication nationale. C'est un combat politique qui sortirait des canons de nos fusils, non un combat de peuples.

La position du gouvernement actuellement ne vaut rien. Nous sommes à moins d'un mois des élections, et le gouvernement actuel fondé avec un cahier des charges destiné à régler la situation intérieure du nouvel état fiémançais n'est pas sensible comme un tout à la question. Mais les conséquences du vote de septembre seront majeures pour l'avenir de la région, et petit à petit vous comme moi pouvons en comprendre les enjeux aux dires et faits des différents partis se présentant à la chambre.

Posté : sam. nov. 17, 2012 2:45 pm
par Alderande
Julius Bær : « Nous comprenons vos motifs mais il nous semble hautement difficile de défendre la légitimité d'une telle action militaire contre le nouveau régime de Biturige auprès de la communauté internationale. Il est évident que, de notre côté, nous assumerons une stricte neutralité pour les motifs que nous avons développé : aucune nécessité pour nous de mettre un terme au régime impérial et volonté de ne pas accélérer le rapprochement militaire entre la Biturige et l'Empire Tarnois. Ne faut-il pas donner du temps au temps ? De plus, nous nous porterons garant de l'intégrité et de la souveraineté des nations régionales neutres, comme nous l'avons déjà exprimé.

D'ailleurs, l'Empire a su vous montrer sa bonne foi concernant les recherches technologiques et nous avons réussi à convaincre le régime impérial de rendre ce qui vous était dû.

De tout évidence, les élections prochaines en Fiémance seront capitales concernant toutes ces questions et nous les suivons avec une attention particulière. Nous espérons cependant que la guerre de Biturige n'aura pas lieu et que des compromis diplomatiques seront possibles à l'avenir entre vos deux gouvernements. A ce propos, avez-vous eu vent des ambitions politiques et diplomatiques au niveau régional des différents partis ? Il est inutile de vous cacher que, si nous ne donnerons aucun avis officiel sur la question pour ne pas commettre d'ingérence, notre préférence irait, très naturellement vers des hommes politiques favorables pour une entente avec l'Hylè... »

Posté : dim. nov. 18, 2012 1:40 pm
par Arios
Henri Conspeyre : Nous pensons que la Biturige, notamment avec son changement d'avis sur les recherches technologiques concernant le char lourd, est sur la voie du raisonnement. Et nous pourrons changer radicalement notre position vis-à-vis de ce pays lorsqu'Alexandre aura renoncé au titre d'Empereur.

Pour les partis fiémançais, je vous avoue que moi comme la majorité du gouvernement ne pouvons pas cautionner les Républicains de M. Bourgeois, ce dernier étant de plus un ancien proche des milieux anti-décolonisateurs de la fin du 20ème siècle. Je crois d'autant plus que reporter son projet politique sur l'étranger, au niveau des possessions économiques fiémançaises dans le monde, est un moyen de ne pas entraver la vie politique intérieure du pays qui est définitivement tournée vers le monarchisme.
Le danger étant à l'heure d'aujourd'hui la prise de position de Rastignac sur la Biturige, avec une campagne qui se tourne maintenant sur les "réparations" que doit ce pays, alors même que ce ton n'a plus lieu d'être devant son retour sur l'affaire du char lourd.

J'apporterai donc mon soutien aux Libéraux, car dans la droite ligne de Chavernod en Brestange ou Mignole, ceux sont eux les meilleurs pour tenir notre pays en temps de paix. Si la Biturige renonce à Alexandre, et que les libéraux arrivent au pouvoir, alors nous pouvons être certain que l'alliance tripartite repartiera de plus belle.

Posté : mer. nov. 21, 2012 3:51 pm
par Alderande
Le Commissaire écoutait attentivement les déclarations de son interlocuteur. Brusquement, un officiel hyléen de la délégation diplomatique entra dans le salon de réception et donna une note à saer Bær. Celui-ci le lu avec attention et son visage devint de plus en plus crispé. Il finit par avoir du mal à cacher une colère bien vive.

Julius Bær : « Monsieur, je viens d'apprendre l'agression schlessoise en Fivardie et je crois être en droit de m'interroger sur les déclarations et la participation implicte de votre gouvernement dans cette affaire. Je crains que cela n'entache sérieusement ce que nous appelons jusqu'ici notre ''confiance mutuelle'' et que votre gouvernement ne fait aucun effort pour... »

Il fit une pause et reprit.

« Qu'est-ce que cela signifie ? »

Posté : mer. nov. 21, 2012 5:08 pm
par Arios
Henri Conspeyre : Cela signifie Monsieur que nous avons une entière indépendance à l'égard de votre diplomatie comme de l'AdE pour protéger nos intérêts en nuisant à l'expansion du Schlessien.
Nous avons décidé de ne pas lui déclarer la guerre. Nous avons également décider de ne pas rester les bras croisés. Alors nous en sommes venus à décider d'appuyer la résistance locale pour qu'elle se batte aux côtés des schlessois et éviter ainsi une main-mise totale des pouvoirs impériaux sur la Fivardie libérée de demain.

Avez-vous une remarque à ce sujet ?

Posté : jeu. nov. 22, 2012 1:28 pm
par Alderande
Julius Bær : « En effet, nous avons quelques remarques. Si nous ne contestons pas votre indépendance, il nous semble impératif de nous accorder pour que tout engagement futur entre nos deux pays puissent s'établir sur une compréhension réciproque. Je le répète, nous n'avons rien (dans une certaine mesure) contre vos prétentions territoriales, Monsieur, mais nous nous étonnons que vous refusiez encore de les admettre et de nous faire croire que vous défendez la Fivardie. Ce pays n'a aucunement besoin d'être "libéré" et il est évident que vous ne chercher pas à nuire à l'expansion du Schlessien mais bien plutôt que cette agression vous arrange au détriment de ce gouvernement que nous considérions comme des amis. Pourquoi tentez-vous de nous faire croire tout cela ? »