L'omnipotence doit changer de mains [RP]

Iskupitel

Message par Iskupitel »

Bonsoir, monsieur.
Bonjour. Avez-vous quelque chose d'important à me dire ou non ?
Pourquoi cette question ?
Nous avons... un petit problème ici.
C'est-à-dire ?
Comment dire cela... on est attaqués par eux.
Ils ont réussi à vous trouver ?
Apparemment.
Vous vous battez ?
Pas encore. Dès leur présence confirmée par nos sentinelles, j'ai fait appel à mon général en chef, qui m'a pondu une jolie embuscade. Elle devrait bientôt prendre place.
Je vois. Rappelez-moi dès que vous en aurez fini.
À votre guise ; cela ne devrait pas prendre trop de temps.

Monsieur, donnez-vous le signal d'attaque ?
Oui. Faites feu dès que possible.
Bien, monsieur.

À cet ordre, le général s'éloigna de son employeur, et transmit l'ordre à toutes les unités.

Toutes les unités de Général. Commencez l'opération au coup de feu. Accusez réception.

Tous les soldats, cachés dans les buissons et les montagnes environnant la cuvette dans laquelle se trouvait le camp militaire, accusèrent réception, l'un après l'autre, en toute discipline.

Le général, dans son poste de commandement, accompagné de son employeur, M. BEGAWAR, et d'une équipe de tireurs d'élite, vérifia l'avancée des troupes. Il était derrière une grande vitre blindée et sans tain, surélevée par rapport au campement, qui s'étendait à ses pieds, vide. À sa droite, les tentes jouxtaient les pas de tir. À sa gauche, c'était le mess des soldats, celui des officiers et celui des officiers supérieurs, bien plus petit. Sous lui se trouvaient, profitant de l'ombre du poste de commandement, les véhicules en réparation, les autres se trouvant derrière, dans un garage creusé dans la roche par les valeureux soldats à ses ordres. Devant la recrudescence du nombre de soldats intéressés par leur armée, ils avaient du agrandir le complexe, empiétant sur la montagne, faute de place dans la cuvette et par orgueil de la position, très stratégique.

Une trappe avait été mise en place au bas de la vitre du poste de commandement, une fois le plan du général accepté par son employeur. Elle avait pour mission de laisser passer le canon du fusil sniper des tireurs d'élite. Ils avaient depuis pris position, parfaitement installés, et prêts à faire feu. Ils n'avaient pas le même rôle que les troupes cachés sur les côtés de la route des attaquants. Les tireurs d'élite avaient pour mission de neutraliser le chef des assaillants, puis ses subordonnés directs, puis les subordonnés directs des subordonnés directs du chef ennemi, etc., alors que les soldats devaient juste vider les uniformes blancs de la vie. Selon les prévisions du général, appuyé par le colonel du Vikland, les princiers n'utiliseraient pas d'avion ou un quelconque bombardement. “Leur objectif, disait le colonel, n'est pas de simplement nous rayer de la carte. Il est de nous rayer héroïquement de la carte, en utilisant la force, pas la diplomatie ; en utilisant des soldats, pas des avions ; en utilisant des fusils, pas des bombes.”

Et en effet, ils arrivèrent, marchant lentement, une belle colonne bien disciplinée, comme pour un défilé militaire. En rang par quatre, ils étaient menés sur le côté par des officiers, aussi nombreux que les bataillons. Les uniformes beiges se préparèrent à attaquer, attendant avec impatience l'ordre de leur supérieur. La colonne blanche s'avança jusqu'à ce que soit visible, pour les tireurs d'élite, le chef, largement décoré, dépassant du trou dans le toit d'une des trois voitures qui faisaient partie des assaillants. Au signal du général, le tireur d'élite fit son œuvre.

La trace sanglante de l'impact de la balle se situait au milieu du front, et, les yeux ouverts, la victime s'effondra à l'intérieur de la voiture. Quelques instants plus tard, Les hordes de soldats aux uniformes beiges se lancèrent à l'assaut des hordes de soldats aux uniformes blancs, réellement surpris par cette embuscade. La bataille, appuyée par les réguliers tirs des tireurs d'élite, fut rapide et largement dominée par les défenseurs de la cuvette.

Une fois que la mort de tous les assaillants fut confirmée, le général ordonna aux sentinelles de vérifier que toute menace était écartée. Recevant une réponse positive, il décida du retour à la vie habituelle des soldats, qui étaient heureux d'avoir, pour la plupart, eu leur baptême du sang. Le général ALEXANDRE était content : Ancien colonel en Yorlovie, il avait l'expérience des combats, mais ses hommes ne l'avaient pas et c'était une tare. À présent, il pouvait s'estimer confiant dans leur victoire prochaine.


Nous en avons terminé.
Parfait ! Combien étaient-ils ?
Je ne le sais pas encore. Mais le fait est que nous les avons exterminés.
Alors réjouissons-nous-en !
Nous devons féliciter le général ALEXANDRE. Il sera mon chef des armées.
Je le note, monsieur.
Vous vouliez me demander quelque chose, avant que la bataille ne débute ?
Je me demandais si les troupes étaient prêtes ; elles le sont, apparemment.
Oui. Êtes-vous prêt aux manifestations ?
Oui.
Alors lancez-les de suite.
À vos ordres.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

J'ai des nouvelles.
Quelles sont-elles ?
Nous avons réussi à capturer le Prince.
Au Royaume de Fiémance ?
Oui, comme c'était prévu. La prison n'est pas prête, si ?
Pas du tout.
Ce n'est pas grave, je vais l'enfermer dans notre campement.
Le coup d'état se déroulera demain, donc ?
En effet. Nous lancerons une manifestation, que vous avez savamment préparée, pour faire diversion, et pendant ce temps mes soldats investiront la capitale, prenant d'assaut le Palais princier ; m'y installant.
Je suis heureux que tout se passe comme prévu !
Moi aussi. J'ai un nouveau nom pour notre futur gouvernement.
Quel est-il ?
Le ministre des Affaires étrangères sera Loch MILLER.
L'ancien vice-ministre aux affaires étrangères ?
Lui-même.
Comme... comme vous voudrez, monsieur BEGAWAR.
Je vous donnerai les autres noms de vive voix, dans le bureau princier.
Je suis honoré de vous avoir aidé à renverser ce... prince.
Dites-moi cela demain soir, voulez-vous ?
Bien, monsieur.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Nous allons commencer le coup d'état.
C'est parfait. Dès que vous me recontacterez, j'enverrai mes soldats. Retrouvons-nous au Palais Princier, mon ami !
Nous ne sommes pas amis ; je vous rappelle que vous tenez en otages mes deux filles.
C'est vrai. Retrouvons-nous au Palais Princier, mon cher associé.
Très bien !

Général, à mon ordre, envoyez les unités choisies.
À vos ordres, Monsieur.

Colonel, êtes-vous paré ?
Oui, monsieur. Tous mes hommes ont enfilé leur uniforme beige, comme vous l'aviez demandé.
Parfait. Encadrez les civils manifestants.
À vos ordres, Monsieur.

9:00 sonnèrent à la grande horloge de Tel-Érib, et en haut du plus grand boulevard se pressèrent des milliers de citoyens de Tel-Érib, rassemblés par l'appel de Fakh BEGAWAR largement diffusé par le presse unique. Dans son discours, l'homme d'affaires leur avait proposé de se rassembler en haut du boulevard Iskupitel afin de montrer, encadrés par son armée, la force du Peuple. Or, le Prince avait été capturé quelques heures plus tôt en Fiémance, il n'y avait donc plus rien à combattre. Mais les citoyens de Tel-Érib étaient suffisamment moutons pour ne pas y prêter attention, d'autant que la majorité de la population ne devait pas le savoir : le journal qui devait l'annoncer a été modifié aux ordres de Fakh BEGAWAR pour qu'ils croient qu'il s'était enfui en Fiémance sans revenir afin de ne pas prendre ses responsabilités. Le bas-peuple n'avait aucune idée du nombre incommensurables de magouilles et autres conspirations incrustées dans le bois millénaire du trône princier.

Bien. Les civils sont là, soldats. Nous ne devons pas les combattre. Ils ne sont pas notre ennemi. Aujourd'hui, nous ferons une opération de pacification, selon les ordres de M. BEGAWAR. Vous m'avez compris ?
Tous les soldats crièrent leur joie d'être ici, levant leur fusil au ciel, comme dans un film pelabssien. Ils accoururent sur le boulevard, se divisant en deux groupes, chacun se disposant de manière à bloquer les accès au boulevard. Chaque accès était bloqué par quatre soldats, deux surveillant le boulevard, deux surveillant la rue perpendiculaire. En cas de riposte princière, le colonel et leur employeur à tous en serait rapidement informé et pourrait réagir.

Général, nous ne pouvons pas combattre des éventuelles troupes "princières" sans le matériel nécessaire. Nous n'y avons pas pensé, mais il nous faut des chars.
Bien reçu, Monsieur. Comment comptez-vous en obtenir aussi vite ?
Il existe un dépôt de l'armée non loin de la capitale, si je ne m'abuse...
C'est vrai, Monsieur. Ne voudriez-vous pas... Vous voulez que nous leur volions des chars ?
Voyez cela comme une expropriation. Ils ne sont plus propriétaire ni du terrain ni de ce qu'il y a dessus.
L'âme enfouie du général refit un instant surface, l'âme du temps où il était employé en tant qu'huissier de justice pour le compte d'un employeur privé.
Avec plaisir, Monsieur. Quand partirons-nous ?
De suite.
À vos ordres, Monsieur !
Le général brancha les haut-parleurs disposés dans toute la cuvette, de manière à ce que les soldats entendent tous.
Soldats, Aujourd'hui, vous allez enfin être remboursé de vos souffrances ! Nous marchons sur la capitale !
Le général laissa passer un instant, que la clameur militaire retombe, afin d'être écouté et entendu.
Mais nous ne pouvons pas marcher ainsi sur Tel-Érib. Ainsi, nous marcherons tout d'abord sur le dépôt de véhicules situé au nord-est de la capitale. Regroupez-vous autour de vos officiers ; ils vous informerons de la mission.
Le général profita du vacarme et des déplacements pour informer les officiers de l'intention de Fakh, leur employeur.

Nous avons besoin au plus vite de votre aide, M. BEGAWAR.
Quel est le problème ?
Les "princiers" se préparent à se battre.
Comment pouvez-vous dire cela ?
Ils s'arment, dans le Palais.
Ils ne vous soupçonnent toujours pas ?
Non, Monsieur.
Ils sont vraiment plus bêtes que ce que je pensais. Vous pouvez attendre un peu que nous obtenions, nous, du renfort.
Du renfort de qui ?
Des princiers.
Quoi ?!
Rassurez-vous, nous ne n'allions pas à eux.
Vous me rassurez.
Nous allons juste prendre leurs chars pour les vaincre.
Quoi ?!
Rassurez-vous, nous ne les leur achetons pas.
Parfait, alors, non ?
Oui, parfait.

Toutes les unités de colonel, accusez réception.
Toutes accusèrent réception.

Colonel de 7-1.
Colonel, j'écoute.
Repérons groupe armé en uniforme blanc se dirigeant vers nous.
Quelle est votre position, 7-1 ?
Rue des potiers.
Bien reçu, 7-1. Vous envoyons renforts.
Bien reçu, Colonel. Faites vites. Terminé

Colonel à Réserve.
Réserve j'écoute.
Appuyez 7-1 à la rue des potiers.
Bien reçu, colonel. Qui sont les ennemis
Uniformes blancs.
Bien reçu.
Terminé.
Les soldats de réserve sortirent des camions qui leur étaient attitrés et se dirigèrent, rapidement, vers la rue des potiers, à quelques dizaines de mètres d'eux. Là, ils se postèrent défensivement, appuyant l'unité 7-1 qui était déjà en train de se battre contre les uniformes blanc, qui sous leur assaut combiné prirent une teinte rougeâtre. Après quelques minutes de combat, les uniformes beiges étaient seuls maîtres de la ruelle, et n'avaient à déplorer qu'une perte. Occasionnée au sein de l'unité 7-1, ils ne pouvaient la laisser vacante. Le sergent de l'unité de réserve désigna un volontaire pour prendre la place du mort, et les autres revinrent au camion avec le premier héros du jour - et certainement pas le dernier.
Colonel de 7-1
Colonel j'écoute.
Avons repoussé l'ennemi grâce à Réserve.
Bien reçu.
Avons perdu un homme. Il a été remplacé par un homme de la Réserve.
Bien reçu. Tenez bon
Terminé.

Je ne sais s'ils sortiront du Palais.
Je vois. Ils bougent dans tous les sens ou pas ?
Non, Monsieur.
Merde, alors ils souhaitent camper.
Je vous fais confiance.
Et ils ne vous ont toujours pas capturé ?
Non, Monsieur.
Qu'ils sont lents !
Pardon, monsieur ?
Euh non, rien...
Vous allez démolir le Palais pour vous en débarrasser ?
Euh... J'y ai pensé, figurez-vous, mais ce serait un mauvais symbole. Regardez dans la rue ce qu'ils ont placardé devant le Palais. Vous devriez voir les affiches, non ?
Le Secrétaire d'État regarda par le fenêtre, et vit instantanément la grande affiche de propagande, très visible. Trop, peut-être.

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=328556AfficheNordCorenne.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/328556AfficheNordCorenne.jpg[/img][/url]</Center>

Je les vois... Propagande contre propagande, non ?
C'est de bonne guerre, en effet.
Je dois vous laisser, mon assistante vient m'évacuer, d'après ses cris.
N'oubliez pas de m'informer de la situation à l'intérieur.
Bien sûr, M. BEGAWAR.
Merci.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

La marche des civils progressait lentement, rythmée par cris, hurlements et autres clameurs populaires. Menée par un groupe secret d'activistes formé long-temps avant l'exil de BEGAWAR à Tel-Érib portant des banderoles et des pancartes, elle avait pour but de montrer aux "princiers" que le Peuple était l'instigateur des actions, et qu'au lieu d'être un coup d'état c'était une révolution. Le point d'arrivée était le Palais Princier, devant lequel se regrouperaient les citoyens confédérés de Tel-Érib pour montrer leur présence. Ce ne serait qu'à ce moment-là que serait pris le pouvoir par les soldats en uniforme beige

Sommes-nous encore loin, Général ?
On approche, monsieur. On approche...
Parfait. Avez-vous préparé votre plan d'attaque ?
Oui, à moins que vous ayez le vôtre à proposer.
C'est gentil, mais mon plan est simple : on fonce dans le tas et on tue tous les hommes avant qu'ils montent dans les chars. Les chars, on les emmène. C'est trop simple comme plan, n'est-ce pas ?
Hum... Oui, Monsieur, cela me semble trop simple.
Alors expliquez-moi le vôtre.
Oui, Monsieur. Nous arriverons par le Sud-Ouest, où il existe une entrée. Nous utiliserons nos tireurs d'élite pour éliminer les gardes de faction et pénétrer à l'intérieur du dépôt. Là, on commence par occuper le "donjon" : un bunker fortifié construit et occupé par les "princiers". C'est là que se trouvent tous les appareils permettant de contacter le monde extérieur, et là également que se trouve le commandant de la base.
Vous comptez prendre d'assaut un bunker fortifié ?
Non, Monsieur. On a déjà des hommes qui se sont infiltrés à l'intérieur ce matin. Lorsque nous arriverons, ils prendront le contrôle depuis le bunker lui-même.
C'est parfait, alors. On fait cela.
À vos ordres, Monsieur.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

J'ai des nouvelles, M. BEGAWAR.
Quelles sont-elles ?
Ils nous ont évacué du Palais princier, et je suis maintenant dans une cave d'où l'on peut entendre les bruits de la manifestation.
Qui est avec vous ?
Tous les employés du Palais.
Ah, alors ils doivent vous prendre en otage. Et moi qui espérais que vous vous soyez fait repérer...
Que dites-vous ?
Oh non, rien...
Vous allez faire quelque chose ?
Vous savez si vous êtes sous le Palais ou plutôt en dehors ?
En dehors, je dirais. Oui... d'ici, je peux apercevoir le faîte de l'Antenne d'Or Divin.
Alors ne vous inquiétez pas ! Si vous n'êtes plus dans le Palais, il me sera plus aisé de tuer sans distinction tous ceux qui s'y trouvent, et plus encore si tous les civils sont avec vous ! Ensuite, s'ils vous on pris en otage, je négocierai et tout le monde en ressortira heureux, moi avec le pays et eux avec la liberté et la vie.
Comme vous voudrez, M.

Le camp princier apparut au loin, comme l'avait prévu le général depuis ses cartes. Il s'apprêtait à mettre son plan d'attaque à exécution, et dès que ses hommes infiltrés lui indiqueraient le bon moment, il le lancerait. Plusieurs minutes passèrent l'heure prévue, et le général décida de lancer l'opération sans leur aval.
Toutes les unités de Général. Lancez l'opération maintenant. Le bunker de commandement est ennemi. Je répète, lancez l'opération maintenant. Le bunker de commandement est ennemi.
Les unités se lancèrent à l'assaut du dépôt et durant leur assaut les tireurs d'élite, postés sûr le faîte d'une colline, tirèrent quatre coups de feu, soit suffisamment pour éliminer les trois gardes présents. La première unité d'infanterie entra en tête et se dirigea, au pas de course toujours, vers le bunker de commandement, qu'ils voulaient occuper avant tout contact avec l'extérieur et donc toute tentative d'appel de renforts.
Général de 1-1.
Général j'écoute.
Ne parvenons pas à entrer dans le PC ennemi.
Bien reçu. Trouvez un moyen rapidement, où on utilise les chars pour raser le bunker et vous avec.
À vos ordres, Général. Terminé.
Le sergent devait trouver une idée très rapidement, car il entendait à la radio les appels des autres unités indiquant leur position quant aux chars, et il savait que le général ne plaisantait pas. Ne réussissant pas à défoncer la porte, il ordonna à ses hommes de poser leurs grenades contre la porte, pour la détruire. La détonation les renversa, mais elle n'eut pas d'effet sur la porte. En revanche, un garde en uniforme blanc sortit du bunker, visiblement sans connaître la situation extérieure, sortant en bâillant, sans être armé. Le sergent O'WILLER s'étonna qu'à 10:00 passées les soldats princiers soient encore endormis, mais la seconde qui suivit il partit retenir la porte pendant qu'un de ses hommes se chargeait de liquider le gêneur endormi. Ils investirent rapidement le bunker, réduisant en cendres les instruments de communication et retrouvant les cadavres des deux infiltrés alliés.
1-1 de Général.
1-1 j'écoute.
Nous apprêtons à raser le bunker.
Inutile, Général. Il est vide, maintenant, et les deux infiltrés ont apparemment été découverts et tués.
Parfait. Nous tenons les blindés, apprêtez-vous à partir pour la capitale.
Bien reçu, Général.
Terminé.

Mission accomplie, Monsieur.
C'est parfait, Général. Je commence vraiment à vous supporter, vous savez.
Que dois-je répondre ?
Que vous n'êtes pas sociable.
Je ne suis pas sociable, Monsieur.
C'est bien, Général. Vous êtes bien obéissant.
Merci, Monsieur.
Une fois les chars rangés dans les rangs, les soldats qui s'en entichèrent le plus et qui furent reconnus durant le voyage vers la capitale comme les plus aptes à les manier furent détachés de leurs unités pour former les unités de chars, qui prirent leurs fonctions sur-le-champ. Après quelques temps de route vallonnée, séparant les champs, les troupes atteignirent la capitale, Tel-Érib.

Colonel de 7-1
Colonel j'écoute.
Repérons individus isolés et armés aux fenêtres de certains immeubles du boulevard Iskupitel.
Ont-ils l'air agressifs, 7-1 ?
Oui, Monsieur. Ils n'ont pas tous la même arme, mais de mes jumelles je peux en apercevoir certains qui visent les civils.
Bien reçu, 7-1. Quels sont les immeubles infestés ?
Prince Petroleum, Prince Wood, Prince - Fish & Food, Princely Mines, Prince & Banks.
Ce sont les cinq plus grandes entreprises de Tel-Érib, nous ne pouvons pas les laisser aux mains de ces salauds. J'envoie de suite la Réserve les vider.
Bien reçu, Colonel. Terminé

Réserve de Colonel.
Réserve j'écoute.
7-1 a repéré soldats ennemis dans les immeubles 1, 4, 9, 11 et 12 selon le plan qu'on vous a donné.
Bien reçu, Colonel. Allons vider ces immeubles.
Terminé.

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=721271PlandesbtimentsduboulevardIskupitel.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/721271PlandesbtimentsduboulevardIskupitel.jpg[/img][/url]</center>

Colonel de Réserve.
Colonel, j'écoute.
Avons vidé tous les immeubles ciblés.
Bien reçu, Réserve. Quelque chose à signaler ?
Oui, Colonel. Repérons nuage de poussière en provenance du nord-est.
Bien reçu, Réserve. Rentrez au repos.
Bien reçu. Terminé.

Général de Colonel.
Général, j'écoute.
Où en êtes-vous de la capitale ? Avons besoin de vous ; repérons nuage de poussière en provenance du Nord-Est. Sûrement des ennemis en chars.
Rassurez-vous, Colonel. C'est nous.
Avec des chars ?
C'est pas les nôtres mais promis on va les rendre, mon petit colonel. Vous inquiétez pas !
Bien reçu, Monsieur.
Dites-lui, Général. Je vais me dégourdir les jambes, moi.
Bien reçu, Monsieur. Colonel, nous cherchons une cave dans laquelle serait retenus en otage tous les employés du Palais Princier, dont le gouvernement. Ils seraient emprisonnés par les "princiers" et ils peuvent voir le faîte de l'Antenne d'Or Divin. Retrouvez-les en mettez-les en sécurité.
Bien reçu, Général. Terminé.

Réserve de Colonel.
Réserve, j'écoute...
Le général veut que vous trouviez des otages dans une cave de laquelle ont peut voir le faîte de l'Antenne d'Or Divin.
Bien reçu, Colonel. Combien de VIP ?
Le gouvernement princier et des employés du Palais. Si vous devez laisser des personnes en arrière, laissez tomber les employés. Le gouvernement est plus important.
Bien reçu. Ce sont les salauds qui les retiennent ?
En effet, Réserve.
Bien reçu. Partons.
Bien reçu. Terminé.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Selon les soldats de la Réserve, il n'y avait pas beaucoup de bâtiments sur le boulevard Iskupitel de la cave desquels on puisse apercevoir le faîte de l'Antenne d'Or Divin. Selon les plans du capitaine qui les dirigeait, seuls quatre pouvaient s'y prêter : les bâtiments 1, 2, 11 et 12, la vision des trappes des autres devant être obstruées par les autres immeubles et le haut mur de protection du Palais Princier de Tel-Érib.

Ainsi, minutieusement, ils investirent un à un chacun des quatre immeubles, et finirent par trouver les preneurs d'otages dans l'immeuble de la Bourse Princière, le 2ème sur leur plan. Ne jouant pas la carte de la discrétion car ne le pouvant pas, les soldats révolutionnaires jouèrent celle de la surprise. Ils envoyèrent le plus jeune d'entre eux sans armes ni vêtements, dans l'espoir qu'ils se demandent qui est ce nudiste inconscient, et lorsqu'ils se furent suffisamment rapprochés, les uniformes blancs tombèrent sous les balles des compagnons du nudiste en question. La porte fut défoncée et les VIP sauvés, après quelques autres combats et quelques autres pertes plus "habituelles" et "prévues".

Fut premier sauvé le Secrétaire d'État, M. Waddaulah KHAIRI, suivi de ses collègues. Les employés du Palais restèrent enfermés dans la pièce jusqu'à ce que les plus importants otages soient mis en lieu sûr, afin de minimiser les problèmes d'assassinat des VIP en cours de transfert vers un lieu sûr. La dernière sauvée, une vieille femme aigre et faisant partie des employées de secrétariat, fut laissée sur place sur un coup de tête rageur des sauveurs.


Colonel de Réserve.
Colonel, j'écoute.
Les derniers VIP ont été mis en lieu sûr.
Bien reçu. Rentrez au bercail.
Bien reçu. Terminé.

Général de Colonel
Général j'écoute.
Avons sauvé le gouvernement.
Parfait. Mes félicitations, pour l'instant tout se passe à merveille, colonel.
En effet, Général. Où en êtes-vous ?
Nous n'avons pas bougé.
Un problème ?
Pas vraiment... C'est BEGAWAR qui se dégourdit les jambes et qui n'a pas envie de repartir pour le moment...
Je ne vous envie pas, Général.
Je fais plus de la garderie que du commandement... Et dire que c'est lui qui m'emploie !
Et dire que c'est lui qui va nous diriger maintenant...
Il sera bien entouré, j'en suis sûr. Il sait choisir ses relations.
En effet, s'il y a une chose qu'il sait faire, c'est bien cela. Faites au plus vite, j'ai envie de dormir.
Ha ! Vous me ferez toujours autant rire, Colonel ! Je fais de mon mieux.
Merci, Général. Terminé.

On m'a dit que vous étiez libre ?
En effet, oui.
Tant mieux ! Votre emprisonnement était agréable ?
Je ne pense pas qu'on aurait pu faire mieux. Il n'y a pas eu de violence, et c'était si peu gardé que c'était plus une mise en sécurité que...
Oui enfin bref, excusez-moi de vous couper, mais nous ne sommes pas là pour papoter.
Pour quoi, alors ?
Pour rien. Si vous allez bien, c'est parfait.
Attendez... Vous arriverez quand pour prendre d'assaut le Palais ?
On voit le faîte de l'Antenne d'Or Divin, si vous voulez savoir...
Très drôle !
En effet, je suis content de ma petite blague. Bref, ne vous inquiétez pas, on arrive. Avez-vous déjà vu cavalerie arriver à l'heure ?
Non, vous avez raison.
Alors c'est tout bon ! À toute à l'heure, cher ami.

On va faire comment pour prendre d'assaut le Palais ?
On va utiliser les chars comme moyen de pression, en demandant aux "princiers" de se rendre s'ils ne veulent pas être réduits ne cendres. S'ils acceptent, c'est tant mieux, et s'ils refusent on l'investit grâce à notre infanterie. Et dans le deuxième cas, on ne fait pas de quartier, évidemment !
C'est une bonne stratégie. Je suis content de vous avoir choisi comme Général des Forces Armées.
C'est un grand honneur, Monsieur.
Oui oui, je connais votre rengaine, Général. Agissons, plutôt que de parler.
À vos ordres.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Colonel de Général.
Colonel, j'écoute.
Nous sommes parés à lancer l'assaut du Palais.
Bien reçu, Général. Nous faisons reculer les manifestants afin de vous laisser toute latitude.
Merci, colonel. Si vous avez des immeubles sûrs sûr lesquels je peux placer mes tireurs d'élite préférés, je vous en serai reconnaissant.
Le bâtiment 1 sera parfait, non ? Il est sûr et gardé par la Réserve.
Merci beaucoup ; je vous les envoie, et laissez-moi apporter le Palais sur un plateau pour notre employeur.
À vos ordres, Général.

Les chars mis en position, ils se postèrent à distance parfait de tir des fenêtres du Palais Princier de Tel-Érib. À l'abri d'un transport de troupes blindé, le Général et Fakh BEGAWAR lancèrent l'assaut. L'employeur sortit du véhicule et, montant sur un blindé, cria aux défenseurs de se rendre sous peine d'être réduits en cendres. Comme ils l'avaient prédit, les uniformes blancs refusèrent catégoriquement, souhaitant mourir pour leurs convictions si c'était nécessaire. L'employeur demanda au général de prendre le Palais, et il le prit.

Préparant les projectiles dans les blindés tout en faisant tomber quelques uniformes blancs grâce aux snipers, le général fit lancer l'assaut par l'infanterie, laissant le rôle de couverture aux blindés. Les soldats entrèrent par la Porte Dorée, et ils se battirent vaillamment pour exterminer jusqu'au dernier résistant. Du premier au dernier étage et dans les 1788 salles du Palais, les morts et la sang prirent peu à peu la place de l'or princier.

Une fois le Palais vide de "princiers", Fakh BEGAWAR fut mené au grand trône d'Or sur lequel siégeait le Prince Iskupitel depuis la création du Palais, une quinzaine de siècles auparavant. Il s'assit, et tout son état-major, ainsi que le Secrétaire d'État applaudit le nouveau dirigeant de Tel-Érib.


Merci, merci. Merci à tous de m'avoir permis de renverser cette dynastie cachée constituée de sosies indignes de diriger le beau pays qu'est le nôtre et contrôlée par l'esprit machiavélique d'une assemblée de fous illuminés à l'uniforme blanc. Cet uniforme blanc, vous l'avez rencontré tous autant que vous êtes, ici, et je vous remercie de ne l'avoir pas suivi. Je pense que Tel-Érib vaut mieux qu'un Prince manipulé et désinformé. Je pense que Tel-Érib doit retrouver sa grandeur d'antan. Je pense que je parviendrai à faire cela. J'organiserai les plus grandes réformes que ce pays ait connu, après deux millénaires de dictature princière, et je vais commencer dès maintenant, avant même de nommer mon gouvernement qui sera révélé demain. Je déclare solennellement, en tant que souverain éclairé de Tel-Érib, que la capitale du pays doit être rebaptisée "Azude". De plus, la Principauté Confédérée Oligarchique, Nationaliste et Neutre de Tel-Érib devient sur-le-champ la Grande, Sage et Éclairée République Technocratique de Tel-Érib.

Que tous les hommes mangent à leur faim et que tous dorment autant que souhaité. Nous avons gagné, et cela doit se savoir.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Vous avez vu ce qu'on écrit les azudiens ?
J'en ai eu vent, oui.
Je ne peux accepter cela ! Après tout ce que j'ai fait pour eux, voilà qu'ils me critiquent ! Et leur demande de rencontre...
Un problème ?
C'est juste que après que j'aie fait de Tel-Érib une technocratie et que j'aie renommé la capitale Azude, ils font comme si de rien n'était alors qu'ils me critiquent dans mon dos !
Vous ne voulez pas faire cette rencontre ?
Dieux que non ! Je n'en ai aucune envie, et comme il ne me plaît pas cela n'arrivera pas, compris ?
C'est compris, monsieur. Vous voulez que je leur réponde en refusant leur offre ?
Il me plairait effectivement que vous fassiez cela. Mais que nous allions plus loin. Vous savez, je n'ai jamais aimé Azude. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai changé de nom dès que j'ai pu le faire ! J'ai été considéré comme déviant par leur société, alors que j'ai brillamment réussi dans le monde des affaires. Regardez, je suis première fortune de Tel-Érib, et j'étais troisième avant de récupérer la fortune du Prince ! Finalement, je ne sais pas si je veux vraiment faire de Tel-Érib une technocratie, et il me semble qu'apparemment je ne sais pas comment on en fait une ; du moins si j'en crois ces salauds.
Vous traitez de salauds votre Peuple ?
Oui, mon cher Secrétaire d'État ! Je les traite de salauds, et j'y prends du plaisir ! Toujours est-il que ma décision est prise : Tel-Érib ne deviendra pas une technocratie, après tout.
Que deviendra-t-elle, alors ?
Une démocratie classique, comme celle du Pelabssa ou du Hondias. Qu'en pensez-vous ?
Que si vous faites cela, vous serez détesté des azudiens.
Peu me chaut !
Comme vous voudrez... Faites une nouvelle annonce, alors, parce que sinon le monde ne comprendra rien.
Je le ferai.
Et que faites-vous du parti suniste proposé par l'Empire Tarnois ?
Maintenant qu'on leur a dit oui, on ne peut revenir en arrière ! Ils auront leur parti suniste, dans une belle démocratie bien droite et bien banale !
Vous êtes sérieux ? Où est passée votre ambition ?
Oh, détrompez-vous ! Elle est toujours là, mon ambition, bien cachée mais toujours là, souhaitant grandir dans le monde libre et les organisations habituelles.
Je ne peux que vous demander de ne pas faire cela.
Pourquoi ?
Pensez aux gens qui vous ont fait confiance, à votre état-major !
Ce sont des moutons opportunistes. Plus je leur offre, plus ils me suivent.
Donc vous voulez vraiment dire non au système azudien ?
Vous avez vu juste, perspicace que vous êtes !
Fiez donc ! Je vous suivrai, mais n'attendez pas de moi de m'extasier.
Comme vous le voudrez. Maintenant, contactez Azude et exprimez leur mon point de vue avec toute la diplomatie que vous maîtrisez tant.
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