Posté : sam. janv. 31, 2015 10:31 am
L'histoire que je m'en vais raconter maintenant est celle du compagnon dit Babœuf soldat dans les armées du Roi Charles et qui prit tant grand soin à démontrer sa vaillance qu'il en coûta cinquante chapons aux Savoyens.
[center][img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/31/15013110562645340.png[/img][/center]
Au 1er jour d'avril comme on fait les amusements à ses confrères, Henri fit semblant d'attaquer au Nord pour s'en aller prendre le Bounhoumouais ou pire, s'engager vers les Lates du Peurton et bloquer l'autoroute fiémançaise où convoient toutes les ressources pour Opemont.
Ce à quoi il ne s'attendit point est l'immense contre-attaque qui s'en suivit, de la part de tous les régiments qui étaient revenu de la Fivardie où ils gardaient, afin de corriger les montagnards avec force pour leur tempérament indocile.
Aussi les Fiémançais prirent les attaques de petits groupes pour de vraies mais sans que cela ne leur fasse défaut car ceux-là n'avaient pas encore combattu et ne prenaient pas peur face aux troupes d'Henri, autant qu'ils étaient de jeunes soldats las désireux de prouver leur valeur.
Ils frappèrent les quelques envahisseurs à grand renfort de grenades lancées par leurs fusils, en lacérant les querelleux attrapés car ayant glissé sur la bouse, et vidèrent chaque grange des couards s'y réfugiant en menaçant de tuer les fermiers ; chose qu'ils firent souvent.
Mais les ignorants n'avaient pas saisi qu'ils se trouvaient, par leur couardise, déjà en terre d'Henri, et tuaient là leurs propres compatriotes.
Les Fiémançais remontèrent les pentes et prirent les chemins jusqu'au défilé dit des Chauques, portant ce nom du fait des combattants Tchoconaliens ayant pris l'habit chrétien après la défaite de leur chef il y a fort longtemps et installé avec des chèvres dans ces montagnes.
Mais des Chauques, les soldats d'Henri n'eurent là pas la même vaillance, bien que le même destin.
Aussi le lecteur se demande où il est fait question du gars Babœuf et de ses hautes qualités, je lui réponds que tout se joua aux Chauques si bien que partout dans les campagne où il passait après la bataille, on connaissait son histoire et l'on chantait l'ode à Baboeuf de Chauques comme s'il fut grand seigneur or n'étant qu'homme du commun, né d'une pauvrette et d'un couvreur.
Entre temps Padouaire avait été capturée par les soldats fiémançais qui y délivraient la population en y faisant flotter les couleurs de la nation et du roi.
Il en était de même dans Matseru, la localité avant ledit défilé, que les Savoyens avaient abandonné en jurant qu'ils préparaient là un contre-coup.
Les Fiémançais qui pensaient alors aller coucher à Chevinay pour y boire le lait des servantes après avoir envoyé par des drones les nourrissons à Opemont afin qu'ils fussent éduquer en bons fiémançais et non en montagnards brutes et vengeurs, furent surpris par tant de témérité de l'armée adverse qui déjà des hauteurs fondait sur les colonnes de Charles en criant : "Savouè, Savouè" ou même des odes à leurs ducs refroidis depuis longtemps ou autres maximes dans leur langue ou la nôtre parfois ces coquins ne connaissant qu'elle.
Monceau de Francheville qui dirigeait là les troupes du Roi dut choisir entre un des deux flancs d'où venaient les assauts et d'où commençaient à fleurir les balles, au risque de combattre les deux vagues en même temps. Il fit le choix de poursuivre vers l'est où la plaine était plus couverte afin de laisser le meilleur pour la fin et de débusquer, encore pendant le jour, les salauds qui tiraient protégés de leurs sapins.
Les Fiémançais firent un grand massacre sur la continuité de leur journée, et se dissimulant à leur tour dans les sapins, le flanc adverse ne voulut plus tirer au risque de faire de grands dégâts dans son camp. La première partie de la montagne ayant été nettoyée, on cria qu'il serait bon de faire de Monceau un Maréchal une fois tous reparti dans notre pays, mais Henri avait finement préparé son attaque et alors qu'on repartait vers le fond du val, une autre colonne sorti de l'encaissement d'une vallée pour venir frapper au dos les hommes de Fiémance.
On se bâtit là sans préparation et la bataille sembla perdue sans gloire ni butin, les corps commençaient à s'amonceler sous les sapins car personne n'avait le temps de mettre en joue avant de périr, quand l'un des combattant eu l'idée de contourner la bataille et de prendre de la hauteur.
Le lecteur aura compris qu'il s'agît de Babœuf, qui avait remarqué en hauteur des sapins d'anciennes terrasses que plus personne ne cultivait les gens du pays ayant pris l'habitude de choisir le moindre effort, et dessus celles-ci autant de neige qu'il en faut pour recouvrir Opemont.
Aussi ils suffit à Babœuf de retirer le premier caillou qu'il vit de dessus la neige, et un muret s'effondra, en emportant le second avec lui, et ainsi de suite.
Tous les hommes d'Henri qui avait voulu prendre en traître nos hommes furent pris par surprise et recouverts de neige et de sapins déracinés sous la force de l'avalanche. Quand celle-là fut terminée, autant les Fiémançais que les Savoyens virent dans les branches d'un pin le gars Babœuf au sommet d'une colline nue et comprirent que c'était lui qui avait gagné la bataille. Les survivants s'enfuirent vers Vannez et la route de Dzeu, ayant peur que la chute de neige n'en entraîna d'autres.
La gloire de Babœuf n'aurait pas été si grande si nos hommes ne se furent emparé de 18 canons avec lesquels l'ennemi n'avait pas eu le temps de tirer.
Quand on redescendit pour poser les tentes plus loin de l'autre côté du col, un montagnard vînt armé d'une fourche en menaçant toutes les armées. Comme il était seul on ne le tua pas et préféra en rire afin de demander au pauvre homme pourquoi il vociférait ainsi. Il apprit aux troupes que l'avalanche provoquée par Babœuf avait rasé son enclos à volailles et qu'il faudrait alors lui payer. On ria beaucoup et préféra soûler l'homme plutôt que de le laisser partir, afin qu'il rejoigne les armées et fasse rire par son tempérament jusqu'à Chevinay.
Mais hélas tous les champs de bataille de la semaine ne purent se vanter d'avoir vu un Babœuf y exercer son art.
[center]Bataille des Chauques
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
1300 morts - 3400 morts[/center]
[center]Bataille d'Ars
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
300 morts - 2700 morts[/center]
[center]Bataille de la Sassière
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
2000 morts - 8000 morts[/center]
[center]Bataille de la haute-Teine
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
300 morts - 1200 morts[/center]
[center][img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/31/15013110562645340.png[/img][/center]
Au 1er jour d'avril comme on fait les amusements à ses confrères, Henri fit semblant d'attaquer au Nord pour s'en aller prendre le Bounhoumouais ou pire, s'engager vers les Lates du Peurton et bloquer l'autoroute fiémançaise où convoient toutes les ressources pour Opemont.
Ce à quoi il ne s'attendit point est l'immense contre-attaque qui s'en suivit, de la part de tous les régiments qui étaient revenu de la Fivardie où ils gardaient, afin de corriger les montagnards avec force pour leur tempérament indocile.
Aussi les Fiémançais prirent les attaques de petits groupes pour de vraies mais sans que cela ne leur fasse défaut car ceux-là n'avaient pas encore combattu et ne prenaient pas peur face aux troupes d'Henri, autant qu'ils étaient de jeunes soldats las désireux de prouver leur valeur.
Ils frappèrent les quelques envahisseurs à grand renfort de grenades lancées par leurs fusils, en lacérant les querelleux attrapés car ayant glissé sur la bouse, et vidèrent chaque grange des couards s'y réfugiant en menaçant de tuer les fermiers ; chose qu'ils firent souvent.
Mais les ignorants n'avaient pas saisi qu'ils se trouvaient, par leur couardise, déjà en terre d'Henri, et tuaient là leurs propres compatriotes.
Les Fiémançais remontèrent les pentes et prirent les chemins jusqu'au défilé dit des Chauques, portant ce nom du fait des combattants Tchoconaliens ayant pris l'habit chrétien après la défaite de leur chef il y a fort longtemps et installé avec des chèvres dans ces montagnes.
Mais des Chauques, les soldats d'Henri n'eurent là pas la même vaillance, bien que le même destin.
Aussi le lecteur se demande où il est fait question du gars Babœuf et de ses hautes qualités, je lui réponds que tout se joua aux Chauques si bien que partout dans les campagne où il passait après la bataille, on connaissait son histoire et l'on chantait l'ode à Baboeuf de Chauques comme s'il fut grand seigneur or n'étant qu'homme du commun, né d'une pauvrette et d'un couvreur.
Entre temps Padouaire avait été capturée par les soldats fiémançais qui y délivraient la population en y faisant flotter les couleurs de la nation et du roi.
Il en était de même dans Matseru, la localité avant ledit défilé, que les Savoyens avaient abandonné en jurant qu'ils préparaient là un contre-coup.
Les Fiémançais qui pensaient alors aller coucher à Chevinay pour y boire le lait des servantes après avoir envoyé par des drones les nourrissons à Opemont afin qu'ils fussent éduquer en bons fiémançais et non en montagnards brutes et vengeurs, furent surpris par tant de témérité de l'armée adverse qui déjà des hauteurs fondait sur les colonnes de Charles en criant : "Savouè, Savouè" ou même des odes à leurs ducs refroidis depuis longtemps ou autres maximes dans leur langue ou la nôtre parfois ces coquins ne connaissant qu'elle.
Monceau de Francheville qui dirigeait là les troupes du Roi dut choisir entre un des deux flancs d'où venaient les assauts et d'où commençaient à fleurir les balles, au risque de combattre les deux vagues en même temps. Il fit le choix de poursuivre vers l'est où la plaine était plus couverte afin de laisser le meilleur pour la fin et de débusquer, encore pendant le jour, les salauds qui tiraient protégés de leurs sapins.
Les Fiémançais firent un grand massacre sur la continuité de leur journée, et se dissimulant à leur tour dans les sapins, le flanc adverse ne voulut plus tirer au risque de faire de grands dégâts dans son camp. La première partie de la montagne ayant été nettoyée, on cria qu'il serait bon de faire de Monceau un Maréchal une fois tous reparti dans notre pays, mais Henri avait finement préparé son attaque et alors qu'on repartait vers le fond du val, une autre colonne sorti de l'encaissement d'une vallée pour venir frapper au dos les hommes de Fiémance.
On se bâtit là sans préparation et la bataille sembla perdue sans gloire ni butin, les corps commençaient à s'amonceler sous les sapins car personne n'avait le temps de mettre en joue avant de périr, quand l'un des combattant eu l'idée de contourner la bataille et de prendre de la hauteur.
Le lecteur aura compris qu'il s'agît de Babœuf, qui avait remarqué en hauteur des sapins d'anciennes terrasses que plus personne ne cultivait les gens du pays ayant pris l'habitude de choisir le moindre effort, et dessus celles-ci autant de neige qu'il en faut pour recouvrir Opemont.
Aussi ils suffit à Babœuf de retirer le premier caillou qu'il vit de dessus la neige, et un muret s'effondra, en emportant le second avec lui, et ainsi de suite.
Tous les hommes d'Henri qui avait voulu prendre en traître nos hommes furent pris par surprise et recouverts de neige et de sapins déracinés sous la force de l'avalanche. Quand celle-là fut terminée, autant les Fiémançais que les Savoyens virent dans les branches d'un pin le gars Babœuf au sommet d'une colline nue et comprirent que c'était lui qui avait gagné la bataille. Les survivants s'enfuirent vers Vannez et la route de Dzeu, ayant peur que la chute de neige n'en entraîna d'autres.
La gloire de Babœuf n'aurait pas été si grande si nos hommes ne se furent emparé de 18 canons avec lesquels l'ennemi n'avait pas eu le temps de tirer.
Quand on redescendit pour poser les tentes plus loin de l'autre côté du col, un montagnard vînt armé d'une fourche en menaçant toutes les armées. Comme il était seul on ne le tua pas et préféra en rire afin de demander au pauvre homme pourquoi il vociférait ainsi. Il apprit aux troupes que l'avalanche provoquée par Babœuf avait rasé son enclos à volailles et qu'il faudrait alors lui payer. On ria beaucoup et préféra soûler l'homme plutôt que de le laisser partir, afin qu'il rejoigne les armées et fasse rire par son tempérament jusqu'à Chevinay.
Mais hélas tous les champs de bataille de la semaine ne purent se vanter d'avoir vu un Babœuf y exercer son art.
[center]Bataille des Chauques
Victoire - Défaite
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1300 morts - 3400 morts[/center]
[center]Bataille d'Ars
Victoire - Défaite
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300 morts - 2700 morts[/center]
[center]Bataille de la Sassière
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
2000 morts - 8000 morts[/center]
[center]Bataille de la haute-Teine
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
300 morts - 1200 morts[/center]