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Posté : jeu. févr. 28, 2013 7:02 pm
par Roman Récit
<center>Le Raksasa fait exploser sa première bombe atomique !
[img]http://www.trtfrancais.com/fotograf/haberler/detay/le-bruit-dune-explosion-nucleaire-a-ete-diffuse-pour-la-premiere-fois_trt-francais-3819.jpg[/img]</center>
Le Raksasa, pays d'importance du continent makaran, a annoncé avoir procédé hier à l'explosion d'un bombe atomique, la première pour ce pays de plus de 437 millions d'habitants. La nouvelle été accueillie très froidement à Essla. Le gouvernement a publié un communiqué officiel dans lequel il annonçait "condamner cet acte, qui témoigne de l'adhésion du Raksasa à une conception de la guerre qu'on croyait dépassée depuis longtemps." Le gouvernement, par la voix de la ministre des Affaires étrangères, Alicia Daroux, a également rappelé qu'il ne souhaitait pas que le Genfin obtienne l'arme nucléaire et qu'il ne cautionnait ni l'usage, ni même la possession de telles armes. "La paix du monde est peut-être une utopie, mais le Genfin préférera toujours la défaite et l'humiliation à l'acceptation d'une arme dont l'existence constitue une menace pour la sécurité de tous les habitants de notre planète. Nous ne valons peut-être pas grand chose sur l'échiquier mondial, avec nos 16 millions d'habitants, quand le Raksasa à lui seul en compte 27 fois plus, mais nous avons des principes qui sont la paix et la liberté des peuples, et nous les respecterons." L'ensemble de la classe politique et des institutions s'est rangé derrière la ministre et le gouvernement dans une condamnation qui, pour mineure qu'elle soit à l'échelle mondiale, n'en est pas moins unanime.
Posté : sam. mars 16, 2013 2:43 am
par Roman Récit
<center>Communiqué du gouvernement : Schlessien et peine de mort
[img]http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/Peine_de_mort-62a1d_cle8b44f3.jpg[/img]</center>
[quote]Le gouvernement de la République du Genfin a appris que le gouvernement du Saint-Empire du Schlessien, dirigé par l'honorable Chancelière Katia von Grafstadt, a décidé de proposer aux chambres de son pays l'abolition de la peine de mort, encore en vigueur dans le pays. Engagé en faveur de l'abolition de la peine de mort à travers le monde, parce qu'elle rabaisse l'homme à son état le plus primitif et le plus sauvage, le renvoyant des millénaires en arrière, lorsque la maxime "oeil pour oeil, dent pour dent" avait force de loi, le gouvernement de la République du Genfin a tenu à marquer son soutien à l'initiative de la chancelière von Grafstadt. Bien que plusieurs des politiques publiques engagées ou maintenues sous son gouvernement ne soient pas partagés par notre gouvernement, nous sommes heureux de constater que, quels que soient les bords politiques auxquels nous appartenons, les combats pour la liberté humaine et la justice raisonnée sont des combats partagés par de nombreuses personnes de par le monde.
Notre gouvernement félicite donc chaudement l'honorable Chancelière von Grafstadt et l'encourage, ainsi qu'elle y semble déterminée, à persévérer dans sa volonté d'abolition de la peine de mort. Sans volonté d'ingérence aucune, mais avec la conviction d'inciter les représentants du peuple schlessois à une oeuvre de grand progrès social et moral, nous exhortons également ceux-ci, tous bords et idéologies politiques confondues, à apporter leur soutien au futur projet de loi qui concrétisera la volonté annoncée de leur Chancelière. La peine de mort est une peine trop lourde, trop définitive, trop brutale et trop archaïque pour que l'humanité puisse continuer à l'infliger à ses semblables malgré les immenses progrès qu'elle a connu ces derniers siècles. Souhaitons que l'exemple du Schlessien encourage tous les membres de la Sainte Alliance à lui emboîter le pas, et toutes les démocraties qui pratiquent encore la peine de mort à remettre enfin en question son emploi et la justesse de son maintien dans leurs droits respectifs.
Pour le gouvernement de la République du Genfin :
Laura Girard, présidente du Conseil
Alicia Daroux, ministre des Affaires étrangères
Marie-Hélène Launay, ministre des Affaires sociales, porte-parole du gouvernement
Simon Leclosez, ministre délégué aux Droits humains[/quote]
Posté : jeu. mars 21, 2013 6:42 pm
par Roman Récit
<center>Les élections sénatoriales lancées
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/962746udj.png[/img]</center>
Le conseil des ministres a adopté hier, mercredi 2 septembre, l'ordonnance réglant le calendrier et l'organisation des futures élections sénatoriales qui doivent se tenir sur tout le continent d'ici la fin de l'année. La date retenue pour le tour unique, qui aboutira à une représentation proportionnelle des partis, est la même que celle retenue par les autorité coorlandaises, le 4 octobre, premier dimanche du mois prochain. Depuis la publication hier en fin de matinée de cette ordonnance, les déclarations politiques se sont donc multipliées. Tous les partis génifiniens se sont lancés dans la course, mais il y a eu quelques annonces d'importance. On a ainsi appris que le Parti Ecologiste Jeekimien et le Parti Républicain Génifinien présenteraient pour cette élection une liste commune emmenée par la ministre de l'Education nationale, la Républicaine Natacha Valette. De même, la Force Centriste Alternative et le Front Ecologiste Responsable ont annoncé qu'ils rejoindraient une liste commune emmenés par le Parti Libéral. Comme seule une dizaine de sénateurs seront élus, les partis les moins représentés du paysage politique ont donc décidé, pour obtenir ou s'approcher au maximum des 10% fatidiques des votes, de s'allier par affinité politique.
Le gouvernement de Laura Girard, pour qui ces élections qui surviennent très exactement à mi-mandat législatif font figure de test politique majeur, a décidé cependant, contrairement à ce qui était originellement annoncé, de se présenter en ordre dispersé, avec pas moins de trois listes. Toutes sont cependant emmenées par un ministre du gouvernement. Face au gouvernement, l'opposition se présente à droite en deux listes, tandis que les communistes, engagés depuis les dernières élections dans un "soutien sans participation" au gouvernement, ils présentent également une liste, dirigée leur ancien candidat à la présidentielle, Cédric Golier. La prédominance habituelle de la droite lors des élections nationales reposant sur un système électoral instaurant la représentation à égalité des régions, sans considérer la population effective de celles-ci, le choix fait par le gouvernement d'un circonscription nationale, dans laquelle les voix de tous les citoyens compteront à égalité a été vivement critiqué à droite et dénoncé comme contraire au principe constitutionnel d'égalité des territoires. Rappelons en effet que lors des dernières élections présidentielles, Aurélia Novantin, avait bénéficié à plein de la péréquation régionale, les 41,91% des voix populaires qui s'étaient porté sur elle au second tour, obtenues en grande partie dans les régions les moins peuplées et donc pesant le plus dans le jeu électoral, se transformant en un résultat final de 50,11%. Ces élections sénatoriales devraient donc être une épreuve pour l'ancienne majorité, qui espère cependant parvenir à un sursaut et se relancer dans l'opinion nationale, avec en ligne de mire les élections législatives de décembre 2021.
Voici donc, de "gauche à droite" les différentes listes déposées à ce jour, ainsi que leurs têtes de liste :
<center>Liste "Communistes et Jeekimiens", emmenée par Cédric Gollier.
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Liste "Un Jeekim socialiste !", emmenée par Marie Hélène Launay
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Liste "Ecologie et République pour le Jeekim", emmenée par Natacha Vallette
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Liste "Soyons Jeekimiens, soyons démocrates !", emmenée par Aurélien Assinon
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Liste "Union pour le Jeekim", emmenée par Fernand Pidard
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/162482FernandPidartFernandPir.jpg[/img]
Liste "Mobiliseons le peuple Jeekimien", emmenée par Michel Roucher
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/451251MichelRoucherMichelDaerden.jpg[/img]
Liste "Jeekim Populaire", emmenée par Jean-Christophe Salméra
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/981806JeanChristopheSalmeraAndrSantini.jpg[/img]</center>
Posté : ven. mars 29, 2013 3:15 pm
par Roman Récit
<center>A une semaine des sénatoriales...
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/962746udj.png[/img]</center>
Alors que, dans une semaine, les électeurs génifiniens auront à se prononcer sur les noms de leurs représentants au premier Sénat Consultatif du Jeekim, la campagne a pris samedi 26 au soir un tour nouveau avec le grand débat entre les têtes de liste nationales des différentes listes déclarées. Au nombre de sept, ces personnalités politiques pour la plupart bien connues des génifiniens on débattu durant plus de trois heures, chacun ayant disposé de 25 minutes de temps de parole.
Les sujets abordés ont été multiples. La soirée a commencé avec un point difficile, les sujets économiques. La rédaction de la chaîne télé Genfin Première a confessé avoir placé les sujets les plus complexes en premier afin que les téléspectateurs soient encore "frais et dispos." Les différents intervenants ont donné chacun leur vision du rôle futur de l'Union du Jeekim en matière économique. Trois courants se sont principalement détachés sur ce sujet. En premier lieu, la droite libérale-citoyenne, rejointe pour l'occasion par les populistes, défendant une UdJ "ouverte sur elle-même comme sur le monde, qui permette d'organiser à l'échelle continentale un nouveau modèle de libre-échange sans rajouter de nouvelles contraintes à nos entreprises." Face à la droite, les sociaux-démocrates et leurs alliés ont insisté sur la collaboration continentale et les accords préférentiels, tout en affichant clairement leur opposition à un système de libre-échange dérégulé. Marie Hélène Launay, encore ministre des Affaires sociales et porte-parole du gouvernement, a insisté sur "[son] idée d'un Jeekim des peuples, où la suppression des frontières ne signifierait pas pour autant la concurrence sauvage, qui ne se fait jamais que contre les peuples." Les communistes, eux, ont fait entendre une troisième voix, isolée cependant, en prêchant pour une union "fiscale, sociale, démocratique, économique et financière, une Union qui serait non pas un marché commun, mais un marché communiste." La formule, énormément commentée sur les réseaux sociaux, a cependant été dénoncé par la droite citoyenne comme "aussi floue que baroque."
Autre sujet majeur de ces élections, la question du rôle de l'UdJ a été férocement débattu. Les meneurs des listes de droite ont annoncé leur volonté de faire avant tout de l'UdJ un cadre facilitant les échanges économiques et technologiques et les efforts de défense, quand la gauche et le centre gouvernemental ont défendu une union approfondie et plus politique, avec un rôle majeur pour le Sénat et des transferts importants de pouvoirs régaliens au profit de l'UdJ. Cédric Gollier, pour la liste communiste, a lui adopté un discours plus surprenant, annonçant clairement que c'est une union politique totale que des sénateurs communistes pourraient défendre, autour d'un projet d'Union fédérale démocratique et continentale. La tête de liste de la droite citoyenne, Michel Roucher, a immédiatement dénoncé avec virulence la proposition communiste, qu'il a assimilé à la création d'une "Union des Républiques Kirovistes du Jeekim, une sorte d'URKR version jeekimienne, au service de la Main-Noire ou d'autres réseaux communo-totalitaires internationaux." La gauche démocrate, si elle a prit ses distances avec son soutien communiste, a cependant, en réaction, vivement critiqué la volonté de stigmatisation de la droite vis-à-vis des communistes. Natacha Vallette, chef de file des écologistes et républicains, s'est ainsi révolté : "Toutes les idées ont le droit de s'exprimer dans ce pays, sans caricatures ! Nous ne sommes pas au Coorland ici, les communistes peuvent s'exprimer !"
La question a également été posé aux différentes têtes de listes quant aux alliances continentales que leurs partis envisageaient. Tous ont été d'accord pour dire que la prise de parole au Sénat Consultatif du Jeekim ne se ferait pas par pays, mais bien par groupes politiques, construits autour d'idéologies communes. Les communistes ont annoncé que tous les députés communistes se rassembleraient sans doute au sein du Sénat, que ce soit d'éventuels députés Varloviens, Sébaldes ou Centraliens. La gauche sociale-démocrate et écologiste a annoncé avoir pris des contacts avec le DKP liethuviskien, l'ASD, le MRS et l'UIE sébaldes, les CLP et CGP coorlandais et le Parti Socialiste centralien, afin de défendre avec eux une vraie UdJ sociale. La liste démocrate d'Aurélien Assinon, ministre délégué aux affaires jeekimiennes, vise elle une union des centristes jeekimiens, comme ceux du parti coorlandais CNP. Les leaders des listes libérales et citoyennes ont eux proposé la constitution d'un vaste groupe de droite au Sénat Consultatif, réunissant toutes les tendances des droites du continent, qu'elles soient plus libérales ou plus autoritaires. Les libéraux et nationalistes sébaldes, les FFP et CLD coorlandais ou le Parti du Peuple de Varlovie semblent ainsi désignés. interrogé cependant sur une éventuelle alliance avec le parti Coorish Conservative Party, Michel Roucher a répondu qu'il "n'était pas monarchiste, ne le serait jamais, et n'entendait pas laisser dire qu'il puisse l'être." C'est donc un trait tiré sur une éventuelle alliance de la droite avec ce qui est malgré tout le premier parti du Coorland, le pays même du secrétaire général de l'UdJ. Rebondissant sur ce sujet, la tête de liste sociale-démocrate Marie Hélène Launay a annoncé qu'elle se rendrait au Coorland pour un meeting commun avec les candidats du Coorish Labour Party.
Ce fut donc une difficile soirée pour tous les candidats, les débats prenant tantôt des aspects très techniques, tantôt des aspects beaucoup plus politiques. Le scrutin de dimanche prochain est attendu avec impatience, tant par une majorité gouvernementale qui espère voir sa politique confirmée à mi-chemin des prochaines élections législatives, que pas une opposition très remontée, qui espère faire d'un succès aux sénatoriales le premier pas vers un retour au pouvoir et une nouvelle majorité en décembre 2022.
Posté : mer. mai 08, 2013 4:18 pm
par Roman Récit
<center>A l'approche des élections régionales
[img]http://blogs.rtl.be/champselysees/files/2012/04/urne.jpg[/img]</center>
Les élections régionales qui auront lieu en juin 2021 sont pour la majorité de gauche au pouvoir au Genfin le dernier test démocratique avant les élections législatives de mi-mandat de décembre 2022, à l'issue desquelles la présidente, Mme Novantin, compte bien renouer avec une assemblée majoritairement à droite.
Un système électoral simple
Chaque région est dirigée par une assemblée régionale comptant 60 conseillers régionaux. Chacune de ces assemblées élit un gouverneur de région, qui dispose de la plupart des pouvoirs exécutifs régionaux courants. Les élections régionales se déroulent en un tour, les sièges étant ensuite répartis proportionnellement entre les listes selon les voix obtenues. Les pouvoirs dévolus par l'Etat aux régions sont assez importants, couvrant aussi bien l'ordre public que l'éducation ou la protection de l'environnement. Si le système proportionnel à un tour présente ce désavantage d'aboutir à des assemblées régionales assez diverses politiquement, le fait que la majeure partie des pouvoirs de l'exécutif soit aux mains du gouverneur régional et des adjoints qu'il se choisit parmi les conseillers régionaux compense les risques d'une assemblée régionale trop instable. La durée du mandat régional est de 6 ans, et les assemblées qui seront désignées en juin prochain seront en poste jusqu'en juin 2027.
Une situation très variable d'une région à une autre
Les dernières élections régionales, en juin 2015, s'étaient soldées par un match nul entre la droite et la gauche. Rappelons la situation dans chacune des sept régions du Genfin :
Alvicfin : L'île-région était restée, avec un siège d'avance, à une coalition réunissant la droite citoyenne et la droite libérale. Le gouverneur régional, Pierre Frontella, un proche de la présidente de la République, 57 ans, a annoncé vouloir solliciter un nouveau mandat auprès de ses concitoyens, alors que son challenger malheureux de 2015, le socialiste Patrice Girault, devenu entre temps ministre du Travail et de l'Industrie, a pour sa part exclu l'idée de quitter le gouvernement pour repartir en campagne.
Arlatfin : Les régionales de 2015 avaient été, dans cette région, une vrai surprise. La région qui alternait auparavant d'un mandat sur l'autre, avec une régularité étonnante, entre la gauche socialiste et la droite libérale s'est ainsi retrouvée dirigée par une majorité étonnante composée des deux partis écologistes, le PEJ (14 sièges) et le FER (12 sièges), et soutenue par les 6 conseillers régionaux communistes. Le gouverneur régional, le président du PEJ Renaud Deslieux, 43 ans, a annoncé qu'il mènerait une liste réunissant à parts égales les deux partis écologistes.
Carvetfin : Le sud du Genfin est gouverné par une assemblée très divisée, la droite disposant de 29 sièges, la gauche de 25, l'UDMR de 5, l'extrême-droite d'un unique siège. le soutien de l'UDMR avait permis à Fabienne Déléna, 44 ans, la candidate de la droite citoyenne, d'être élue gouverneure régionale. Cependant, l'instabilité de sa majorité l'a empêché d'agir vraiment comme elle l'avait souhaité. Mme Déléna a annoncé qu'elle serait de nouveau candidate en juin "pour donner une majorité forte au Carvetfin."
Ostavafin : La question qui prévaut dans l'Ostavafin, à l'approche des prochaines régionales, c'est celle de savoir si le vieux gouverneur Charles Persaquin, 84 ans, obtiendra de nouveau, comme en 2015, une majorité absolue des suffrages et des sièges pour ses seuls conseillers régionaux Mobilisation Citoyenne, ou s'il devra compter sur des alliés de droite. La montée de l'extrême droite dans la région est aussi une source d'inquiétude pour l'équipe sortante, qui refuse pour l'heure toute idée d'alliance avec les populistes.
Sepfin : Le nord du Genfin est dirigée par une alliance entre communistes et sociaux-démocrates et par la gouverneure socialiste Amélie Caderne, 48 ans, figure de l'aile gauche du PSDG. Candidate déjà déclarée à sa réélection, la socialiste compte bien conserver sa majorité régionale marquée à gauche. Elle a même annoncé vouloir obtenir une majorité PSDG-PCRG de 33 ou 34 sièges au lieu des 31 actuels. L'opposition de droite vise pour sa part une possible alliance de circonstance avec les forces de la gauche modérée et du centre afin de dévisser la figure socialiste de son siège de gouverneure.
Vertelfin : Le Vertelfin est une région à la configuration politique intéressante. Après les élections régionales de juin 2015, Si la gauche l'emportait clairement, grâce aux bons résultats du PSDG (15 sièges) et du PRG (13 sièges), sur la droite (7 conseillers MC, 9 conseillers FCA), la majorité absolue lui échappait, laissant le groupe UDMR (11 sièges) maître de la situation. C'est donc autour de la numéro 8 de la liste du PRG que s'est créé un consensus unissant socialistes, Républicains et Démocrates. Bénédicte Soussy, 54 ans, s'est ainsi trouvée élue gouverneure régionale. Elle a annoncé vouloir cette fois dirigée une vaste liste "gouvernementale" réunissant tous les éléments de la majorité parlementaire nationale, du PSDG à l'UDMR.
Esslafin : Sans grande surprise, la région capitale était restée aux mains des sociaux-démocrates, qui avaient cependant été obligés de s'appuyer sur un fort groupe communiste pour disposer d'une majorité. La région est dirigée depuis 2003 par Charles Mercerien, 63 ans, qui a déjà annoncé qu'il serait de nouveau la tête de liste socialiste aux élections de juin. La direction de cette région attire traditionnellement les principales figures de la scène politique nationale. Deux figures de l'ancien gouvernement Mandin, Victoria Michal, ex-ministre de la Culture et de la Jeunesse, et Antoine Masse, ex-ministre de l'Intérieur, ont ainsi fait part de leur souhait de mener une liste d'union de la droite, dénonçant "une gauche vieillissante et désunie."
Peu d'hommes politiques ont accepté de se livrer au jeu des pronostics. Si la majorité gouvernementale détient actuellement 4 régions sur 7 contre 3 à l'opposition, aucun camp n'ose annoncer officiellement, à six mois du scrutin, ses attentes. Reste à attendre le verdict des urnes, mais surtout la campagne qui le précédera, qui s'annonce déjà intense.