Encyclopædia Stalgmantica

Rezzacci

Message par Rezzacci »

[center]Université Pontificale de Stalagmanque, Education
Ecrit par Leonardo Filarmonico, Ch.Un. que D. ès H. (1972)
Culture[/center]

On distingue deux cycles éducatifs à Stalagmanque : le cycle inférieur et le cycle supérieur (ou cycle universitaire).

Le cycle inférieur (de 6 à 20 ans généralement) est là pour enseigner aux citoyens les bases du savoir humain, à savoir : lecture, écriture pour les lettres ; arithmétique, algèbre et géométrie pour les sciences ; histoire et géographie pour les sciences humaines. Plus tard aussi de nouvelles disciplines sont ajoutées (naturalisme, langues étrangères, catéchisme) pour les familles le désirant.
Ce cycle est laissé à la charge de petites écoles de quartier. Initialement, toutes étaient dirigées par de petites communautés religieuses qui en référaient à l’Université. Mais depuis environ cinquante ans des écoles laïques firent leur apparition, dirigées pour la plupart par des femmes bourgeoises ne sachant que faire de leur fortune et leur temps. Le clergé voit l’éclosion de ces écoles comme un danger pour la bonne pensée et demanda, à plusieurs reprises au Sénat et au Doge, de les interdire, mais ces derniers restèrent fidèles à leur non-ingérence.
Il existe de nombreuses écoles élémentaires dans tout le reste du pays. Elles sont dirigées par des communautés religieuses locales.

Une fois le cycle inférieur achevé, tout élève est amené à passer le Baccalauréat. S’il le réussit, les portes de l’Université lui sont ouvertes. S’il échoue, celles du Sénat se referment à jamais.

Le cycle supérieur, ou universitaire, permet d’obtenir un diplôme universitaire (Licence et Doctorat) qui permettent, pour la Licence, d’entrer au Sénat, et pour le Doctorat de faire partie de la vie spirituelle de la cité.

Plusieurs projets d’universités laïques furent menés, mais aucun n’arriva à terme. Sabotage de l’Université Pontificale de Stalagmanque, mauvaise gestion d’une nouvelle entreprise délicate, ou respect des citoyens et étudiants envers une institution qui a fait ses preuves ? Ce que l’on sait, c’est que n’importe quelle université ne donnera pas accès au Sénat, seule les Licences délivrées par l’Université Pontificale de Stalagmanque étant valides selon l’Album d’Or.

L'Université Pontificale de Stalagmanque est divisée en quatre facultés :
- La faculté d'Arts Libéraux. Cette faculté (qui enseigne, à des niveaux poussés, la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie) est celle dont le cursus est suivi pendant trois années jusqu'à l'obtention d'une Licence en Arts. Une licence en Arts est nécessaire pour pouvoir devenir patricien et pour pouvoir accéder aux autres facultés dans le but d'obtenir un doctorat. Il est néanmoins possible de continuer dans la faculté d'Arts Libéraux pour obtenir un doctorat de la même faculté, dans des spécialités telles que l'Histoire, les Lettres ou les Sciences.
- La faculté de Théologie.
- La faculté de Médecine. Elle regroupe non seulement la médecine dite traditionnelle, mais également la chirurgie, la chimie et pharmacie, ainsi que la biologie, la géologie et la psychologie.
- La faculté de Droit. Elle s'étend également sur toutes les disciplines dites humanistes, comme la sociologie, l'économie et les sciences politiques.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Le Museum
Par le Révérend Père Valeriano van Zook
Culture</center>

L'utilité d'un Muséum s'est longtemps fait sentir. L'Université publiait quantité de livres qu'elle n'arrivait plus à entreposer, les partitions de la Soffitta s'entassaient, les reliques de la Basilique ne voyaient plus la lumière du jour et on ne comptait plus les trésors du bonnet dogal. Les organismes publics et privés finirent donc par se décharger, d'abord sporadiquement, puis par paquets de gros, de ces surplus à des ordres mendiants. Une fois en possession d'une telle quantité d'objets rares et de livres précieux, ces ordres, ne sachant que faire, décidèrent de se réunir et de mettre leurs biens en commun. Ils louèrent un palais abandonné, et y entreposèrent leurs trésors. Alors aussitôt des gens vinrent pour admirer ces richesses auparavant cachées. Les frères mendiants surent qu'il y avait un bienfait à offrir à la communauté de ce côté-là. Ils s'organisèrent donc et offrir des visites publiques et gratuites, le système de mendicité ne fonctionnant que par dons. En 1550, le Muséum passa ses accords avec le Sénat et obtint le même statut privilégié que la Basilique, l'Université, l'Hôpital et la Soffitta.
Depuis, ses membres, toujours des frères mendiants, parcourent le pays et le monde, pieds nus, à la recherche d'artefacts et d'œuvres à exposer dans leur Muséum et que les populations locales daigneront offrir comme dons.

On fait souvent un amalgame grossier en disant que le Muséum sert également de bibliothèque de substitution et annexe des Archives, ce qui est totalement faux. La Bibliothèque Mandarine remplit déjà ce rôle, et ce uniquement pour les œuvres fictionnelles, et le reste des écrits reste du domaine exclusif et complet des Archives. Aucun document papier ne peut demeurer au Muséum, ni ses archives ni un registre, et seule une Bible est autorisée pour les offices. Cette injonction quelque peu arbitraire est la source de tension continue et éternelle entre le Muséum et les Archives.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Chronologie de Stamagmanque
Par le Révérend Père Benedicto Gorzza (2008)
Histoire</center>

2225 av. J.-C. : Fondation mythique du Premier Empire.
612 av. J.-C. : Union économique des villages lacustres de la lagune de Telvegtica.
15 av. J.-C. : Fondation des Treize Domaines de Telvegtica.
105 ap. J.-C. : Fondation mythique de la Cité et Royaume de Stalagmantica.
312 siècle ap. J.-C. : Arrivage massifs des Marchands de la Mer.
735 ap. J.-C. : Proclamation de la Sérénissime République de Stalagmanque.
1102 ap. J.-C. : Premier Risorgimento.
1605-1655 ap. J.-C. : Guerre et annexion de l'île de Nursie (Nurziejk Eiland).
1807 ap. J.-C. : Bataille des Compositeurs et Librettistes.
1850 ap. J.-C. : Deuxième Risorgimento.
2019-2020 ap. J.-C. : Révolution humano-mercanto-kiroviste.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Moralmente sbagliato
Par Joost van Hanijms (1921)
Culture

Oeuvre comique en deux actes en italien, Rezzacci-van Hanijms (1920)

Causons de l'oeuvre</center>
Créée au début du XXe siècle, elle est typique des dissensions qui existèrent à l’époque entre les traditionalistes et les progressistes. Elle met le point sur un débat toujours d’actualité : quand il y a une nouvelle technologie, les traditionalistes la juge moralement répréhensible, et veulent l’interdire, comme la machine à vapeur au XIXe siècle ou, plus récemment, le téléphone portable. Ces conservateurs sont en rogne quand ils échouent. Mais que ce serait-il passé si ces mêmes gens d’époques antérieures avaient réussi sur d’autres technologies ? S’ils avaient réussi à interdire l’électricité, la médecine, l’écriture, la roue ou le feu ? C’est cet aspect du conservatisme qui est mis en avant dans cette œuvre.


<center>Argument</center>

Ouverture
Deux voisins de Bel Proximus, M. Giuseppe et M. Martin, sortent de chez eux et chantent leur bonheur de vivre où ils sont, mais se plaignent de leurs voisins. M. Giuseppe, éducateur très bigot, se supporte plus M. Martin, imprimeur fanatique des nouvelles technologies. L’ouverture se termine sur M. Giuseppe qui affirme qu’il mettra un terme aux agissements de M. Martin.
Premier acte
Dans Bel Proximus, M. Martin se réveille et remarque que sa machine est sabotée. Il voit M. Giuseppe à coté et lui demande des explications. Celui-ci lui dit qu’il en avait le droit, puisqu’une loi municipale oubliée autorisait à chaque citoyen de détruire tout ce qui est moralement répréhensible (moralmente sbagliato). M. Martin se venge en lui libérant ses chevaux, l’empêchant ainsi de se rendre à la messe, car retenir des chevaux en captivité est moralement répréhensible. Et, sur ce leitmotiv de « moralement répréhensible », la cascade de l’horreur va commencer, et grandir de jours en jours. M. Giuseppe bloque l’accès au charbon à la ville, M. Martin casse les vitres des maisons, M. Giuseppe casse les lunettes de son voisin, M. Martin décoiffe M. Giuseppe, qui empêche l’accès à l’eau courante, M. Martin interdit l’accès au dispensaire… La ville est rapidement envahie par cette fièvre, et la ville risque même d’être détruite lorsque MM. Martin et Giuseppe, d’un commun accord, veulent faire sauter la ville avec de la poudre car les bâtiments sont moralement répréhensibles. Ils sont rapidement arrêtés, jugés puis exilés par les autorités municipales, et la loi en question est abrogée, sous le prétexte qu’elle est moralement répréhensible.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Les fortunes personnelles stalagmantines
Par Gregorio Forcina, directeur du Fisc (2020)
Economie</center>

Bien que la réputation de grand secret qui entoure chaque aspect de la vie stalagmantine, surtout en ce qui concerne l'argent - en faisant abstraction du fait que tout est transparent dans les archives de la Sérénissime - il peut paraître étonnant de voir afficher ici les noms des grands fortunes stalagmantines. Mais, encore une fois, il s'agit ici essentiellement de permettre aux lecteurs de pouvoir jauger le niveau de vie et de richesse des favorisés de notre Cité.
Toutes les données ici sont rigoureusement exactes et ont été publiées avec l'accord des propriétaires.

<center>Huit premières fortunes stalagmantines</center>

Patronyme : Simone Doppiezza
Fortune : 31 Mds de piastres (80 Mds d'USP$)
Qualité : patricien, rentier
Citoyenneté d'origine : Stalagmantine

Patronyme : Stalgmanto Ebedam
Fortune : 29.12 Mds de piastres (75 Mds d'USP$)
Qualité : président de la Guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers & Horlogers.
Citoyenneté d'origine : Stalagmantine.

Patronyme : Umberto Gorzza
Fortune : 27.56 Mds de piastres (71 Mds d'USP$)
Qualité : noble, magistrat des Eaux, directeur de la Compagnie Marchande, directeur de la Banque Gorzza & Fils
Citoyenneté d'origine : Stalagmantine

Patronyme : Johann Budenbrook
Fortune : 25.62 Mds de piastres (66 Mds d'USP$)
Qualité : directeur de la GeldBrücke und Co, juré de la Chambre de Commerce
Citoyenneté d'origine : Schlessoise

Patronyme : Giovanni Vetrioli
Fortune : 22.9 Mds de piastres (59 Mds d'USP$)
Qualité : patricien, rentier, secrétaire de la Jurande de la Compagnie Marchande.
Citoyenneté d'origine : Stalagmantine

Patronyme : Luigi Rapaccini
Fortune : 17.08 Mds de piastres (44 Mds d'USP$)
Qualité : Chancelier des Comptes
Citoyenneté d'origine : Stalagmantine

Patronyme : Théophrasque Fibule de Saint-Ail
Fortune : 15.9 Mds de piastres (41 Mds d'USP$)
Qualité : Grand Régisseur des Egouts et Eaux Assainies de Stalagmanque
Citoyenneté d'origine : Fiémançaise

Patronyme : Anonyme
Fortune : 15.5 Mds de piastres (40 Mds d'USP$)
Qualité : Anonyme
Citoyenneté d'origine : Rivéenne
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Le Sénat
Par Angelo Violini, St.D.XI. (803 ap. J.-C.)
Remis en forme et complété en 1756

Institutions</center>

Le Sénat est le pendant collégial du Doge, et la part raisonnable et raisonnée du pouvoir urbain. De cette manière, il se doit d’être dépourvu de toutes considérations bassement matérielles, afin de n’avoir pour visées que le Bien de la Cité et qu’il ne désire travailler que pour le maintien de l’ordre et le respect des Lois.

Ainsi, le Sénat de Stalagmanque ne sera composé de chaque individu mâle, ayant plus de trente années révolues d’existence, marié ou veuf selon les rites catholiques, de confession catholique, n’appartenant ni à la noblesse, ni au clergé, pouvant assurer une rente annuelle de 3000 piastres, sans démêlés avec la justice, de bonnes mœurs, natif, résident et propriétaire en la cité de Stalagmanque, n’exerçant pas de travail manuel ni artistique. Ceci n'est pas la liste complète (qui contient près d'une centaine de critères) mais ce sont les critères généralement regardés.
Ainsi, si le Sénat n’est composé que de tels individus, l’avenir de la République ne saurait être que garanti.
Les sénateurs portent également le titre de patricien, reçoivent la particule Don de droit et la qualification d’illustre.

Le Sénat est plénipotentiaire, et l’étendue de ses pouvoirs est illimitée dans les limites de sa juridiction. Il reste néanmoins le seul à pouvoir établir les Lois, et à pouvoir voter le budget. Il gère la diplomatie, et reste l’entité supérieure qui communique avec les nations voisines.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Description administrative de l'UPS
Par le Dr. Benito Carapacconi, secrétaire de l'UPS (2020 ap. J.-C.)
Culture

Membres

Chancelier : Dr. Matteo Spalanzani
Secrétaire : Dr. Benito Carapacconi
Trésorier : Umberto Orbeo
Bibliothécaire : Pr. Ignatio di Tramonte


Recherches en cours</center>

Projet Aristarque
But : Programme d'exploration spatiale
Directeur de recherche : Dr. Leonardo Uiberléi
Avancement : 21%
Partenariat(s) : Aucun.
Classification : Privé

Projet HGPPP
But :
recherche fondamentale en médecine
Directeurs de recherche : Dr. Edgardo Penna et Pr. Alano Catrame
Avancement : aeterna
Partenariat : R.T.-D. d'Azude
Classification : Public

Projet "Renaissance"
But :
puissance nucléaire militaire
Directeur de recherche : Pr. Francesco Bernouilli
Avancement : Euh...
Partenariat : Fédération technocratique (chef de projet)
Classifcation : Public
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Registre républicain des Guildes de Stalagmanque
Par Matteo Orfeo, patron de la Guilde des Métiers du livre (2020)
Economie</center>

Non-classé et incomplet</center>

Guildes à rayonnement international
  • Guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers et Horlogers
    Guilde des Verriers
    Guilde des Organistes et professions assimilées
    Guilde des architectes
    PetroGild
Guildes à rayonnement national
  • Guilde des Apothicaires, Pharmaciens, Herboristes, Droguistes, Ciriers et Confituriers
    Guilde des Métiers du Livre
    Guilde des Distilleurs et professions assimilées
    Guilde des Purificateurs de Pierres et Métaux précieux
    Guilde des Electriciens
    Guilde des Tisserandset Tailleurs
    Guilde des Ebénistes
    Guilde des Manufacteurs de jouets, ustensiles de cuisine, instruments de musique et autres babioles de foyer
    Guilde des armuriers
    Cyberguile
    Guilde du Sel
    Guilde des Torréfacteurs et professions assimilées
    Sérénissime Guilde des Parfumeurs
    Guilde des Céramistes, Vaisseliers et Mosaïstes
    Guilde des Tanneurs et Maroquiniers
    Guilde des Ampouliers
    Guilde des Pâtissiers-Confiseurs
    Guilde des Artificiers
    Guilde des Manufacteurs d'outils de précision et d'ustensiles de laboratoire
    Guilde des porteurs d'eau
Plus d'informations sur le [url=http://www.simpolitique.com/topic7741.html]registre détaillé[/url]
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Les Archives
Par Jorge Eco, directeur des Archives de Stalagmanque (2020 ap. J.-C.)
Institutions

Memento oblivisceri</center>

Depuis des siècles, les archives de Stalagmanque récoltaient, classaient, triaient, rangeaient, inventoriaient, enregistraient et tabulaient toutes les informations qui transitaient en Stalagmanque. La moindre lettre, le moindre contrat, le moindre livre, journal, thèse, écrit, gribouillage ou note devait se retrouver, de par la Loi, recopié et envoyé aux Archives, afin de tenir scrupuleusement un compte très précis, détaillé et minutieux de tout ce qui pouvait se passer en la Sérénissime République, et apposé du sceau représentant la devise des Archives de Stalagmanque : Memento oblivisceri, ou Souviens-toi que tu vas oublier.

Certains disaient, cependant, que depuis quelques siècles, le zèle des premiers temps des archivistes s’était quelque peu relâché, et que ses greffiers et copistes se contentaient d’entasser stupidement sans aucunement prêter attention aux textes qui entraient.

C’était en partie vrai. De fait, les fonctionnaires, à l’exception de l’Archiviste, répugnaient généralement à véritablement prendre conscience des informations qu’ils traitaient. Ce n’était pas leur travail en tant que classificateurs. Ils rangeaient, mais leur tâche s’arrêtait là.

Cependant, l’idée de ramollissement et de relâchement du service, ainsi que sa décrépitude, ses couloirs envahis de poussière et ses bureaucrates embarrassés de paperasse n’étaient que des clichés qu’entretenaient bien au chaud le service des Archives. Non pas par goût du secret, ou en vertu d’un code oublié et connu d’eux seuls. Non, loin de là.

C’est juste qu’ils abhorrent être dérangés.

Et, en réalité, oui, soyons francs, au premier abord, les couloirs pourraient laisser à penser que la plus grande désorganisation est à l’œuvre. Loin de là. Un système de classement, hermétique au profane, existe bel et bien, et c’est cet aspect négligé et chaotique qui reste le meilleur scellé des Archives.

On pourrait croire ce service assez minime, composé uniquement de quelques archivistes qui rangent les informations.

C’est faux. A eux seuls, le service des archives compte 91% de la masse salariale de Stalagmanque. Bien entendu, le nombre total de fonctionnaires de la République est plus réduit que dans une bureaucratie moderne, mais ils contrebalancent, et de beaucoup, Douane, Fisc, Inquisition, Magistrature des Eaux, Armée et Flottes.

On dit sottement que ce sont eux qui gouvernent véritablement la République. Rien de plus faux. Ils se contentent d’être observateurs passifs, simple Léviathan administratif, se bornant à engloutir, au fil des siècles, la paperasse sans interruption.

Le sacro-saint secret professionnel, quasiment universel en Stalagmanque, est, étrangement, inexistant ici. En réalité, quiconque veut dénicher une information qui lui serait utile peut venir, à son aise, farfouiller dans les monceaux de feuilles. Les archivistes ne sont pas, cependant, tenus d’aider.

C’est dans cet antre millénaire, qui est l’une des rares à pouvoir rivaliser en terme de traitement d’informations avec les archives des anciens empires du Makara, ou avec l’Organisme d’Azude, que bien des secrets et des complots se tramaient, et que bien des problèmes y trouvaient leur solution potentielle…
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>L'Office des Postes de Stalagmanque
Par Alidoro Fulgosco, Grand Maître des Postes (2021 ap. J.-C.actualisé annuellement)
Institutions</center>

Description

Type : Entreprise privée familiale sous concordat sénatorial
Maître des Postes : Alidoro Fulgosco
Poste générale : 3 Parcs Suspendus, Stalagmanque, S.R. de Stalagmanque

L'Office des Postes de Stalagmanque est une entreprise privée dont le but et le rôle est l'acheminement du courrier et des marchandises légères, généralement entre particulier. Il assure un service de liaison entre les différents individus de Stalagmanque, et fait également la liaison avec les différents services postaux étrangers.

Histoire

Fondée par Antonio Trezecchini afin de lier plus efficacement les différents services républicains de la cité et de diminuer les erreurs et les retards. Les deux grandes idées furent la centralisation de l'administration et la nationalisation de l'office. Ce dernier, en effet, devait fonctionner sous contrôle direct d'un Grand Maître des Postes nommé par le Conseil des VII, ou par le Doge le cas échéant.
Malheureusement, l'administation postale n'avait pas l'efficacité escomptée, et de nombreuses affaires de corruption virent le jour, ainsi que des fraudes, des vols et des chantages dus à des informations trop importantes. La Poste devint rapidement un gouffre financier, jusqu'en 1457, où la famille Fulgosco se proposa pour racheter l'entreprise.
Ce fut la mise en place du Concordat, qui donna à l'Office des Postes un statut particulier, original et jusque là jamais vu dans la cité. L'Office serait géré directement par la famille Fulgosco, qui aurait droit d'embaucher et débaucher comme elle le souhaite, et le Grand Maître des Postes serait obligatoirement un Fulgosco ; en échange, le Sénat valide la proposition des nouveaux timbres (ainsi que leurs prix), choisit le Grand-Maître des Postes parmi les membres de la famille Fulgosco, et reçoit un pourcentage négligeable sur le chiffre d'affaires de la Poste.
L'Office se doit aussi de faire une copie de chaque document transitant par ses services afin d'en garder précieusement une dans les Archives, loin de tous les regards.

Système

L'Office des Postes bénéficie d'un monopole conféré par le Concordat, lui assurant l'entièreté du réseau de distribution et évitant par là-même tous problèmes d'acheminement. Afin d'éviter tout abus de prix dû à l'absence de concurrence, des prix maximums ont été institués par le Sénat de Stalagmanque.
L'Office des Postes fonctionne selon une administration interne composée de secrétaires protégés par la sécurité de l'emploi, sur une flotte personelle capable de naviguer entre les comptoirs et à travers les océans, et de plusieurs bataillons de facteurs assurant la distribution du courrier à travers toute la cité et faubourgs.

Pour plus d'informations et pour observer des exemplaires des timbres émis par l'Office des Postes de Stalagmanque, veuillez vous référer [url=http://www.simpolitique.com/post211968.html#211968]ici[/url].
Répondre

Retourner vers « Stalagmanque »