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Posté : mar. juin 19, 2012 2:55 pm
par Sovana
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Jean Dubreuil :
Fort bien nous prenons note de vos attentes. La nature en harmonie avec l'homme ? C'est-à-dire ?
Posté : mar. juin 19, 2012 3:38 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Ou plutôt, devrais-je dire l’homme en harmonie avec la nature. L’humanisme, tel qu’il a été conçu, a considéré la nature comme devant s’adapter à ses lubies folles et diverses. L’humanisme que je préconise, c’est celui qui considère que l’homme n’est pas mieux que l’animal lambda, et qui doit utiliser la capacité de raisonnement qui lui est propre afin de sauvegarder la nature.
Finalement, l’humanisme initialement conçu, c’est le meilleur ami du capitalisme et du libéralisme. C’est celui qui considère que les préoccupations de l'homme sont au centre de toutes les préoccupations et que toutes les ressources naturelles peuvent être exploitées pour répondre à ses soi-disant besoins. »
Posté : mar. juin 19, 2012 4:10 pm
par Sovana
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Jean Dubreuil :
Nous sommes entièrement daccord avec vous, l'humanisme classique et egocentré se considère comme solitaire, extérieur à son propre environnement. De même lorsque qu'Adam Smith prétend que la plus grande vertu de l'humanité est son égoïsme il fonde un système ou l'individu est étudié hors de son contexte et considéré comme une machine, et perverti la société car fondamentalement faux. Nous pensons au contraire, selon diverses études neurologiques, que l'homme est fondamentalement bon, et que tout le mal qu'il fait n'est qu'une couche de mauvaises habitudes amovibles, contrairement au bien. Il est toujours possible de ramener quelqu’un de mauvais dans le droit chemin, rarement le contraire. Le bien est comme une flamme que l'on peut cacher mais jamais éteindre. Mais je ne saurais le résumer aussi bien qu'un de nos anciens poètes :
[quote="Khalil Gibran"]« Et l'un des anciens de la cité dit : « Parlez nous du Bien et du Mal. »
Et il répondit : « Du bien qui est en vous je puis parler, mais non du mal.
Car le mal qu'est-ce sinon le bien torturé par sa propre faim et sa propre soif ?
En vérité, lorsque le bien est affamé, il cherche sa nourriture même dans les caves obscures, et lorsqu'il est assoiffé, il s'abreuve même d'eaux mortes. »[/quote]
Qu'en pensez vous ?
Posté : mar. juin 19, 2012 9:25 pm
par Sébaldie
Karina Rawald était agréablement surprise de la tournure de la rencontre, plus philosophique et moins « politicienne ». Cela la changeait des habituelles formalités ennuyeuses et permettait à l’entretien d’être plus humain. Aussi, elle répondit :
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Karina Rawald : « Je serais beaucoup moins optimiste que vous. J’estime que l’homme est soif de pouvoir et qu’il en a toujours été ainsi. La Terre s’est constituée sans les hommes et notre arrivée est inutile dans la chaîne alimentaire et nous nous serions éteints si nous n’étions pas dotés de raison. L’homme est un être fragile et complexé qui a répondu à ces faiblesses en organisant autour de lui un appareil culturel et idéologique. De par son avidité de pouvoir, il est foncièrement mauvais, là où les êtres animaux ne font que reproduire un modèle inné de domination et de soumission. En cherchant notre place, parce que nous sommes des êtres de raison, nous avons bien entendu souhaité dominer tous les êtres. Une fois cette tâche – relativement facile – relevée, nous nous sommes attaqués à un défi plus grand : être plus grand que l’homme lui-même. Nous avons bâti une structure visant à ce qu’il y ait des dominants et dominés. Parce que ce n’est pas inné, parce que nous sommes perdus, parce que nous sommes inutiles, parce que nous sommes à la recherche de pouvoir… parce que nous sommes mauvais… »
Karina Rawald s’arrêta un moment : cette discussion l’amusait car elle en avait une semblable avec son actuel vice-président. Sa vision de l’homme est devenue profondément pessimiste depuis qu’elle a rencontré Goran Horandson. La présidente sébalde fit une dernière remarque :
Karina Rawald : « Le fait que je sois moi-même une « dominante » si vous m’en accordez l’expression, étant à la tête d’un Etat, pourrait paraître paradoxal. La conclusion que je pourrais tirer de moi-même est que je sois mauvaise. Mais c’est bien dans le but de renverser ce système que j’agis politiquement à l’heure actuelle, avec l’aide de Goran Horandson, qui m’aide beaucoup au quotidien. C'est en tout cas la vision de l'humanisme que je défends. »
Posté : mer. juin 20, 2012 5:19 pm
par Sovana
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L'Administrateur réfléchit quelques secondes puis répondit.
Jean Dubreuil :
Il est agréable de mieux connaître ses alliés. L’honnêteté est la base de toute relation humaine viable.
Néanmoins j'avoue ne pas bien comprendre où se situe l'humanisme ?
Je pense qu'en donnant autant d'importance à un coté négatif que l'homme, vous êtes dans le même camp que ceux que vous combattez si je puis dire. Je veut dire par la que vous prenez les mêmes causes mais inversez juste les effets. Ce qui me semble être simplement une impasse. Généralement si l'on veut sortit d'un système, il faut commencer par sortir de la pensée de ce système, a mon avis vous n'en sortez pas assez.
Le rationalisme à déjà montrer ses limites il y à longtemps. Car vous dites que l'homme est raison, et par cela il à survécu. Dans ce cas je vous demanderez, sans animosité aucune, pourquoi les rostovs veulent-ils supprimer les émotions, si l'homme est déjà un être de raison ? Si l'homme est un être de pure raison, comme le prétendent également le libéralisme et le capitalisme, pourquoi y a-t-il des conduites irrationnelles ?
Si l'homme à survécu c'est bien plus par son adaptabilité de manière générale nous semble-t-il. L'homme est autant raison que déraison. Surtout aux époques archaïques, je doute que l'homme ai pu beaucoup développé son intelligence.
Quant à la domination, c'est un point de vue qui nous semble... incomplet. Et nous avons de nombreux contre exemples comme les tribus primitives par exemple. Même chez les animaux. Les loups par exemple sont des animaux très coopératifs malgré la hiérarchie. Le couple alpha ne décidé pas de tout et les taches sont distribués au sein de la meute.
En revanche nous sommes daccord avec vous sur le fait que l'être humain dans son espèce n'a pas d'utilité intrinsèque. Chacun se choisit son sens de la vie, et c'est pour cela que nous avons choisit celui qui nous semblait le plus sain : servir son prochain pour se réaliser. Même si nous y avons ajouter le développement de nos capacités individuelles et collectives grâce à la technologie.
Et je ne vous pense pas mauvaise. je suppose plutôt que vous ignorez la puissance du bien qui est en vous, masqué par des motivations sécuritaires parasites (au sens neurobiologique du terme sécuritaire c'est-a-dire qui procure de la sécurité).
Pour en revenir à l'humanisme, j'avoue que dans ce que vous venez de dire je n'en vois pas, pourriez vous m'éclairer ? Et quel est précisément le système que vous combattez ?
Posté : mer. juin 20, 2012 7:39 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Le meilleur moyen de renverser un système, c’est d’y adhérer dans un premier temps, d’accéder à une haute fonction qui puisse permettre d’imposer une morale différente. En l’occurrence, l’humanisme que je défends est celui qui souhaite rendre l’homme meilleur en lui montrant combien il est fragile. Pour être un homme bon, il est nécessaire d’être humble. En autorisant la consommation de viande humaine, nous avons ainsi voulu montrer que nous ne sommes que des bouts de viande dotés de raison. Pas toujours de raison mais toujours plus que les animaux. Ce portrait que je dresse est peu flatteur mais véridique. Ainsi, si je devais résumer ma vision de l’humanisme en un seul mot, je dirais « humilité ». »
Posté : mer. juin 20, 2012 9:09 pm
par Sovana
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Jean Dubreuil :
Cela est très interessant, même si nous pensons que vous n'allez pas assez loin. Mais nous respectons tout à fait vos opinions qui sont le fruit de votre expérience personnelle. Quant à la consommation de viande, en sois cela n'a pas d'importance. Nous respectons vos convictions. Mais cela ne saurait être accepté en Azude, car nous jugeons cela in-humain. Non pas monstrueux, mais pour manger de la chair humaine, il faut avoir oublier que cela à vécu comme nous, ce qui est contraire à l'idée de dignité humaine. Éventuellement vous pourriez dire que le corps mort n'en a pas et cela est vrai, mais pour un azudien il représente l'ancien, respectable par sa sagesse, et représente aussi un vécu. Cette pratique n'est donc pas "exportable" en Azude. Je pense que c'est pour cela que vous avez autant de mal a convaincre les autres pays des bienfaits de cette pratique. Lorsque l'on dit "consommation de viande "humaine", une personne lambda s'imagine un corps, donc un visage et un vécu. Et la c'est trop tard il ne pourras pas. Il est beaucoup plus difficile de tuer quelqu'un après avoir vu son visage.
Aussi, si je puis me permettre un conseil : si un produit dois être vendu il est impératif qu'il paraisse transcendant. De la même façon qu'un Sébalde ne vois pas les ouvriers qui ont fabriqué son téléphone portable, l'usine, les produits chimiques, ect, les Sébaldes ne doivent pas pouvoir se représenter de visage ou de vécu sur cette viande. Juste le mot générique "humain", comme s'ils mangeaient de l’espèce et non de l'individu.
Avez vous des remarques ou des questions ?
Posté : mer. juin 20, 2012 9:45 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Je comprends là où vous voulez en venir. Il est vrai qu’au contraire de la viande d’un animal, confondu dans le bétail, la viande humaine est issue d’un être ayant eu sa personnalité propre et son vécu propre. On peut également étendre ce schéma aux animaux de compagnie : on ne pourrait a priori pas manger de chien ou de chat, même si des cultures ont plus de facilité, parce que l’on s’imagine manger son propre animal de compagnie. Mais à l’inverse des animaux de compagnie, les humains qui font don de leur chair ont été consentants. Devant les difficultés d’exportations que vous avez évoquées, nous pensions faire appel à l’entreprise de communication-marketing sébalde Reklams pour trouver une appellation autre que « viande humaine ». Ce n’est pas évident, j’en conviendrais… Bref, nous pouvons passer à la suite. »
Posté : jeu. juin 21, 2012 10:17 am
par Sovana
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Jean Dubreuil :
Si le partenariat scientifique vous intéresse, je pense avoir une idée qui intéressera peut être vos scientifiques. Notre pays n'en a pas les moyens technologiques, mais il est possible de prélever une cellule souche et de la faire régressée, a partir de la nous pourrions la faire re évoluer afin qu'elle forme des cellules de chaire. La production de viande serait ainsi bien moins chère, et plus pratique, notamment dans le cas de la viande humaine.
Qu'en pensez vous ?
Posté : jeu. juin 21, 2012 2:57 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « C’est une idée intéressante et je suis heureuse de constater qu’Azude ne connait a priori pas de blocages sur la recherche de cellules souches, qui est ralentie par les réflexes conservateurs de certains. Même si la reconstitution de la chair humaine me parait, de ce point de vue, un processus assez long, je pense qu’un partenariat scientifique, plus large, sur la recherche des cellules souches humaines, pour leur application en médecine notamment, serait une piste à exploiter. »