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Posté : sam. août 18, 2012 6:18 pm
par Chaarden
Kritev, centre-ville, kremlin, bureau de Vladimir Stramine, 18h30

Vladimir Stramine rentra dans son bureau, les pieds endoloris d'avoir marché dans les dédales de l'usine d'acier la plus grande du pays, à Vladiminskot. Cette usine symbolise la réussite de l'industrie kirkstanaise, et le Shin-Røt en est très fier. Mener ce pays très haut était le but recherché par cet homme.

Vladimir Stramine retira sa veste et s'assit. Il réfléchit quelques secondes et sortit une feuille de papier, prit sa plume et commença à écrire un article.

[quote]<center>Le Kirkstan et la religion</center>

I/ Dieu dans le peuple

Le peuple doit parfois se demander si Dieu existe. Est-ce que le règne, la puissance et la gloire émanent uniquement du gouvernement ? Est-il tout puissant ? A vrai dire, je ne le sais pas moi-même. Lors de ma jeunesse, mes parents n'étaient pas très chrétiens mais selon mon père, j'avais eu un ancêtre qui était moine orthodoxe, il y a très longtemps. J'ai donc un peu de sang croyant. Les kirkstanais ont totalement abandonné la religion en 1953, à l'arrivée du "Liyudistine" au pouvoir. Mais qu'en est-t-il vraiment ? Dieu est-il, et peut-il encore régir la vie de certaines personnes au sein de mon pays ? J'ai toujours insisté sur le fait que je n'étais pas un Dieu, je ne suis pas mégalomane, mais la prise d'influence de la Sainte-Alliance amène surement des questions. Dans le peuple kirkstanais, Dieu existe encore, c'est certain. Parmi tous ? Non. Un bon nombre de citoyens ne croyent qu'au bon vouloir de l'Etat. Et sur ce plan, Dieu ne pourra effacer l'emprise du gouvernement sur le peuple.

II/ La Création

Les théories scientifiques aujourd'hui frôlent parfois le ridicule, le burlesque. Je ne sais pas si les kirkstanais sont orthodoxes, catholiques, mais peu importe. Ils sont presque tous déistes. Selon eux, la Terre ne peut s'être créee seule, et dans un sens, ce n'est pas faux. Toutefois, dans un monde comme le nôtre, nous mettrons toujours en avant le scientifique, nous détournant des théories religieuses, est-ce bon ? Non, on doit pouvoir fusionner les deux et comprendre. Ce n'est pas simple, mais là, nous pouvons dire qu'un Dieu existe.

III/ Dieu et le gouvernement

Imaginons que le gouvernement déciderait de christianiser le Kirkstan, tout en conservant son influence, qu'en résulterait-il ? Une catastrophe. C'est simple à démontrer : d'un côté, les chrétiens, favorable à un pays chrétien, en toute logique, vénérant Dieu et se désintéressant du Matériel et du Concret. D'un autre, les personnes soutenant le gouvernement, refusant de croire qu'il y a quelque chose au dessus de lui, et là sera tout le problème. Des tensions apparaitraient entre chrétiens et non-chrétiens, et l'histoire nous montre ce que cela donne : lesdites tensions s'accumulent et éclatent parfois en bains de sang. Mais d'un côté, si Dieu existe, peut-on s'opposer à lui ? Peut-on s'opposer au Tout-puissant ? A l'Eternel ? Impossible, et cela relèverait de la pure folie. Donc, me dira-t-on, que faut-il faire ? Obéir à Dieu, au gouvernement ? Voilà ce que j'en pense : Dans un pays, il est hors de question que les opinions diffèrent. Il est vrai qu'un peuple entièrement d'accord sur tout est impossible mais pour unir au mieux ce peuple, il faut un ciment. Selon moi, le ciment doit soit être le christianisme, dirigé par Dieu, soit le socialisme, dirigé par un homme. Les deux en même temps sont impossibles, comme je l'ai expliqué avant, c'est bien trop dangereux.

IV/ Au Kirkstan, pourquoi le socialisme ?

Nous vivons dans un monde où le rationalisme scientifique domine. Le Matériel et le Concret sont les seules choses auxquelles l'on croit. Or, le christianisme ne relève pas du concret mais du spirituel, de l'Inconnu. Le socialisme, quand à lui, est réel, concret. Et donc, afin d'être plus crédible, le socialisme doit diriger un Etat. Au Kirkstan, les études théologiques sont rares, c'est vrai, mais le fait que Dieu existe ou non n'est pas une affirmation, mais bel et bien une interrogation. Affirmer quelque chose que l'on a jamais vu, c'est risqué. L'existence de Dieu est possible, mais pas certaine.

V/ Capitalisme-libéral, fascisme, socialisme devant la religion

■ Le capitalisme-libéral, idéologie monstrueuse et dévastatrice, prône une destruction de tout au profit de l'argent. Un pays voit son âme mourrir à petit feu lors de l'avancée du capitalisme dans sa politique. Ultra-rationaliste, il est impensable qu'il existe un Dieu pour un pays capitalo-libéral. En effet, la religion interdit la surabondance d'argent, et donc, l'abandon de l'Eternel au profit des doux plaisirs de la vie que sont l'acool, le sexe, en un mot, la débaûche. Tout cela est engendré par un reniement des valeurs chrétiennes qui se perdent à cause de la violence de cette idéologie : l'honneur, la dignitié, le respect, le Bien. Tout est supprimé pour l'argent et la débaûche. L'inégalité engendrée par les écarts de richesses est aussi contre-chrétienne et surtout, contre-socialiste. En conclusion, d'un point de vue religieux, le capitalisme libéral est satanique. Il va à l'encontre de toutes les valeurs chrétiennes et même humanistes les plus absolues.
■ Le fascisme, c'est plus complexe. Idéologie répugnante, elle détruit certaines valeurs chrétiennes, notamment la tolérance. Le racialisme du national-socialisme divise les hommes en différentes classes et sous-classes labellisées. Dans un régime religieux, ça n'a pas lieu d'être. Certaines valeurs, comme le respect, sont aussi bafouées. Où est le respect dans le fait de rabaisser des Hommes au profit d'autres ? Et la bonté ? Nulle part. Le fascisme est, tout comme le capitalisme-libéral, contre-religieux et ignoble.
■ Le socialisme est différent des deux idéologies vues ci-dessus. Il est vrai qu'aucune des trois n'est parfaite mais selon moi, le socialisme est le plus proche du christianisme. Le socialisme au sein d'un peuple, c'est quoi ? L'égalité entre tous. Chaque homme vaut son voisin, chacun a les mêmes droits. Au Kirkstan, les salaires n'ont jamais un très grand écart. Devant la justice, un chef d'Etat a autant de valeur qu'un agriculteur. Les deux travaillent ardemment pour leurs compatriotes. Le chef d'Etat contribue à l'amélioration des conditions de son peuple et l'agriculteur nourrit ses camarades, n'est-ce pas là un exemple de société comme le voudrait Dieu ? Il me semble que si. L'égalité est là, au même titre que le respect de son prochain, l'entraide, l'amitié, le sens de la famille etc... toutes choses que l'on trouve dans un régime socialiste comme au Kirkstan.

VI/ Kirkstan et religion

Le Kirkstan est officiellement athé, afin de ne pas troubler le bon fonctionnement du gouvernement, et cela ne changera pas. Néanmoins, les inégalités au Kirkstan, certes, existent, mais sont rares et minimes. Quoi de plus beau que deux ouvriers s'entre-aidant dans une usine au son de chants patriotiques ? Une mère élevant son fils avec droiture, lui enseignant l'honneur, le bon sens, le courage ? Un père apprenant à ses enfants le respect du prochain ? Un chef d'usine empathique qui témoigne de sa compassion devant les durs travaux de l'ouvrier dont il améliore les conditions de travail ? Un groupe d'enfants s'amusant sans obscénités, de façon saine, à des jeux qui amélioreront leurs qualités ? Somme toute, quoi de plus beau qu'un peuple suivant une éthique de vie puritaine, faisant abstraction de la débaûche ? Rien.

VII/ Conclusion

Je suis agnostique, mes ministres sont agnostiques, et le peuple doit être agnostique, au nom de la diversité intellectuelle. Il ne faut pas uniquement croire au Matériel, et en même temps, pas qu'au Spirituel. Il faut être ambivalent, réfléchir, toujours réfléchir, penser, questionner. L'Etat en revanche, doit être laïc, afin de ne pas troubler les esprits, afin que l'Immatériel ne déborde pas sur le Concret. Le Kirkstan, malgré son athéisme, est quand même fort d'une société en tout point chrétienne, de part les valeurs inculquées à la population. J'ai toujours dit que dans le socialisme il est possible de trouver une dimension chrétienne. Les deux sont compatibles. Dieu existe-t-il ? Je ne sais pas, personne ne le sait, mais en tout cas, l'éthique de vie biblique me parait excellente à suivre.

Tel est le chemin emprunté par le Kirkstan.

Vladimir Stramine, socialiste agnostique [/quote]

Vladimir Stramine se releva, relut son travail plusieurs fois, et, satisfait, regarda l'heure, il était près de minuit. Ce texte avait été long à écrire. Il l'envoya par fax et sortit de son bureau. Il se dirigea vers sa chambre, et se coucha, réfléchissant à Dieu et à l'Immatériel...

Ce petit texte est disponible sur le site du Ministère des Affaires Etrangères, dans la rubrique "L'idéologie du Kirkstan".

Posté : sam. nov. 24, 2012 6:25 pm
par Chaarden
En Vespasie

Deux cargos à destination du Kirep torpillés.
"Des pirates !" crient le gouvernement vespasien.


Oui évidemment, des pirates dans un sous-marin. Surement un vieux
sous-marin datant de la dernière guerre, gros tas de feraille submersible
obsolète mais encore opérationnel. Le Kirkstan n'est pas un pays aimé,
ne le nions pas ! Quelqu'un a-t-il stipendié la Vespasie ? Personne ne le
sait... bref, la guerre est déclarée. 75'000 militaires kirkstanais sont mobilisés
et envoyés sur l'ile avec des camarades lychakiens. La Vespasie est sous
blocus. Vu sa capacité militaire... ce ne sera pas un gros problème de détruire
ce pays. Du matériel obsolète face aux avions modernes -de fabrication
rostov- kirkstanais...


Tin'tin'tin'tiiiin'tiin'iinn !

"On ne s'attaque pas impunément au Kirkstan", telle est la pensé de tous les militaires se rendant à la base. Le Kirkstan se doit de se défendre. La Vespasie nie bêtement les faits et s'entête à ne rien vouloir entendre. Ridicule. La guerre a débuté et des milliers de soldats kirkstanais sont envoyés par bâteaux sur les côtés vespasiennes.
Toute résistance navale a été écrasée.
Toute résistance aérienne a été écrasée.

Le Thorval apelle déjà au calme. La Fiémance menace d'intervenir militairement. Le Thorval n'a jamais été un ennemi du Kirkstan et c'est très bien comme ça. Malheureusement, le Kirkstan a été attaqué, et cela ne doit pas rester sans réaction. Mais qu'est-ce que la Fiémance vient faire ici ? Comme si c'était ce pays qui allait donner des leçons d'annexion. Ridicule.

Un bâteau arborant le pavillon kirkstanais s'approche des côtes de la Vespasie.

Dedans, des hommes, des machines de guerre.
Le bâteau accoste dans un petit port pris à la Vespasie il y a quelques heures.

Un pan du bâteau s'affaisse doucement. Une petite dizaine de chars légers en descendent, suivis d'environ 500 hommes. Pas le temps de glandouiller, la troupe se dirige vers le lieu où les forces marxistes vont lancer les futurs assauts.

Des hommes vont mourir, mais pour la gloire de leur pays, bon plan n'est-ce pas ?

Posté : mer. déc. 12, 2012 7:12 pm
par Chaarden
Le Kirkstan, comment ça marche ?

Le Kirkstan ?

"Une prison à ciel ouvert" selon les journalistes thorvaliens
"Un lieu où il n'y a aucune libertés" clame les liethuviskiens
"Des gens qui mangent des légumes !" précisent les sébaldes
"Des barbares illétrés !" crient les fiémançais
"Un pays sans égalité et tolérance" beuglent les valacidiens

Mais qu'en est-il réellement ?

Rien de tout cela. Le Kirkstan certes, n'est pas un paradis sur terre et il y existe un certain nombre de problèmes. Citons notamment un exode rural de plus en plus fort, une peur de la communauté inernationale et d'autres encore...

Ce qui est critiqué par les détracteurs notoires que sont la Sébaldie, la Fiémance et le Liethuviska, c'est le manque de libertés individuelles. Mais regardons d'un peu plus près.

Il est tout à fait possible au Kirkstan de créer une association à des fins non politiques. Il existe des centaines d'associations à travers le pays ! Des philatélistes, des pongistes etc... Des contrôlés par la MPV sont évidemment faits mais où est le problème ? Si l'association ne trouble pas l'ordre public et ne glisse pas d'idées subversives, il n'y a absolument rien à craindre.

Il en va de même pour la religion. L'Etat est officiellement athé mais la pratique de l'orthodoxie est tolérée en cachette. Rien ne doit troubler le bon fonctionemment de l'ordre public.

Et les jeux me diriez-vous ? Nous ne sommes pas à Opemont où l'on croise un bordel à chaque coin de rue. Les jeux de hasard, d'argent et toutes ces misères, avilissent l'homme et le ramène à l'état primitif d'être inconscient en le poussant à la sauvagerie. Or, rien ne doit troubler l'ordre public.

Le droit à la culture est tout à fait autorisé. Il y a une bibliothèque dans toutes les villes de plus de mille habitants au moins. De taille différent évidemment. La plus grande étant celle de Kritev, contenant près de 550'000 ouvrages, de l'Antiquité jusqu'à nos jours. N'importe qui peut venir gratuitement consulter autant de livres qu'il souhaite. De même pour le théâtre, le cinéma ! Bien évidemment, il y a des contrôles par les autorités ! Mais dans le seul but que rien ne trouble l'ordre public !

Et la "populace" là-dedans ?

Comparons

En Fiémance, celui qui se casse le bras verra ses voisins se battre pour savoir qui volera sa récolte et violera sa femme.
En Sébaldie, celui qui se casse le bras doit faire attention à ce que ses voisins ne cherchent pas à l'achever pour le manger.
Au Kirkstan, celui qui se casse le bras verra ses voisins partir labourer les champs à sa place et lui rendre sa récolte.

________________________


En Fiémance, celui qui est malade verra son voisin s'arranger pour prendre sa place dans l'usine.
En Sébaldie, celui qui est malade doit faire attention à ce que ses voisins ne cherchent pas à l'achever pour le manger.
Au Kirkstan, celui qui est malade verra sa femme à son chevet et ses voisins lui tenirent compagnie en rentrant du travail.

________________________


En Fiémance, celle qui veut avoir une famille nombreuse sera rejetée et considérée comme une baudruche décrépite.
En Sébaldie, celle qui veut avoir une famille nombreuse devra protéger ses enfants des pédophages du gouvernement.
Au Kirkstan, celle qui veut avoir une famille nombreuse sera encouragée et recevra un peu d'argent de l'Etat.

________________________


En Fiémance, celui qui est considéré comme un homme est celui qui entre dans chiffres sur un ordinateur derrière un bureau.
En Sébaldie, celui qui est considéré comme un homme est celui qui a mangé le plus d'enfants dans sa vie.
Au Kirkstan, celui est considéré comme un homme est celui qui protège sa famille, sue au travail et défend sa patrie.


Oui on peut reprocher au Kirkstan des tas de choses mais en aucun cas on ne peut critiquer la vie que mène les concitoyens. Chacun veille sur sa femme, ses enfants et ses parents. Chacun aide son voisin de façon désintéressé.

Le Kirkstan fonctionne grâce à cela

Posté : mer. déc. 19, 2012 2:50 pm
par Chaarden
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=692270alelukashenko3551.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/692270alelukashenko3551.jpg[/img][/url]</center>

De mon enfance

De ce que je me souviens, j'étais un enfant sage. De temps à autre, il arrivait à feu mon frère de me frapper, étant pourtant plus âgé que lui, je ne me défendais pas. Mon père était un homme autoritaire qui ne tolérait pas l'insubordoniation et le "bordel", comme il disait. Ma mère, quant à elle, était et est toujours une femme charmante, très à l'écoute des gens et tout à fait respectable.
Je me souviens d'un matin d'été où j'approchais de mes dix ans, mon père m'avait demandé d'aller chercher une partie du troupeau de vache à quelques kilomètres de là. En chemin, je rencontrai mes camarades d'école, ils me haïssaient. Je dus prendre un nombre incalculable de précautions pour les éviter et j'arrivai finalement au patûrage. Ramenant les vaches de mon père, qui devait m'attendre avec impatience, j'eus la malchance de croiser les quatre garçons de mon école. Ils commencèrent à me jeter des pierres en criant des noms d'oiseaux, je n'avais aucun moyen de me défendre et ma mère m'avait toujours conseillé de ne pas réagir. C'était sans compter sur le taureau en tête du troupeau que je conduisais, qui reçut une pierre perdue. Il chargea et je mis un temps fou à le retrouver et à le ramener à la maison, je pris ce soir là la plus grosse rouste que mon père m'ait jamais mis. Il reçut en une soirée les parents des quatre garçons qui avaient été chargé, le maraîcher à qui le boeuf avait saccagé les étals et un agriculteur voisin, qui avait vu une partie de ses cultures broyées. J'eux honte de moi-même bien que je savait au fond de moi que la faute n'était pas mienne. Néanmoins, le fait qu'il y eut alliance entre parents trompés, commercant et paysan en colère avait eu raison de moi. Cette journée me fit comprende à quel point l'inversion des rôles était une stratégie dévastatrice et immonde. L'union avait fait la force, mais la vérité avait déserté le champ de la raison des mases.

Posté : ven. janv. 11, 2013 11:32 pm
par Chaarden
Il était très tard, 2h du matin, Vladimir Stamine travaillait encore dans son bureau. Il avait fait dans la journée son communiqué de presse dans lequel il menaçait tous les pays à portée de ses missiles. Il devait recevoir à présent Vassili Iakov, le chef du gouvernement kirkstanais, Nikolaïlévitch, chef des armées, et Joseph Melnikov, conseiller stratégique des armées. Vladimir Stramine aimait les rencontres de nuit, ça ajoute un certain caractère à la scène. Les trois hommes entrèrent tour à tour dans la salle, sans dire un mot, et s'asseyèrent. Stramine les contempla longuement et la réunion commença.

Vladimir Stramine : C'est fait, messieurs, c'est fait. Nos missiles sont en place.

Vassili Iakov : Maitrise ?

Nikolaïlévitch : Parfaite. Ils peuvent être déclenchés à n'importe quel moment et atteindre plutôt précisément le point visé dans le rayon d'action maximal.

Joseph Melnikov : Ce qui serait, à mon humble avis, inconscient.

Un bleu... il faut le pousser...

Vladimir Stramine : Ah oui ? Et pourquoi ça Melnikov ?

Stramine est d'accord avec Melnikov, mais il attend une justification, et une bonne.

Joseph Melnikov : Nous avons dans ces rayons d'actions le Coorland, la Fiémance et la Génovie. La SA, l'AdE et l'OTH. Il n'est pas dans notre intérêt de se battre contre l'une de ces organisations. Pas du tout.

Vassili Iakov : Le Schlessien... le Thorval... ils ont surtout l'avantage économique et technologique.

Joseph Melnikov : C'est trop. On y perdrait à déclencher une guerre mondiale. Nos alliés nous tourneraient le dos.

Vladimir Stramine : En effet, ce serait très mal joué de notre part.

Nikolaïlévitch : Ces missiles ont de quoi détruire une grande ville. Ou d'emdommager une capitale.

Vassili Iakov : Eh bien, si on les envoie tous en même temps, on pourrait détruire un très grand nombre de villes, et ce, très rapidement. Ce qui nous laisserait le temps d'agir.

Vladimir Stramine : D'agir pour quoi Vassili ? C'est trop risqué. La moitié du monde nous tomberait dessus.

Joseph Melnikov : En effet. A la base, mettre en place ces missiles ne sert que de force de dissuasion monsieur. La Rostovie quittant le Pacte, il fallait un moyen d'assurer seuls notre protection. Nous avons réussis grâce à ces missiles longue portée, ce qui est déjà une très grande réussite, je vous le garantis.

Vladimir Stramine : Tout à fait. J'en viens donc à un autre point. N'importe quel idiot ennemi du pacte pourrait penser que le déploiement de ces missiles résulte d'un coup de folie des dirigeants kirkstanais, nous. Mais il n'y a absolument aucune profondeur dans ces arguments. Vous me suivez ?

Nikolaïlévitch : Vous voulez dire que la mise en place de ces armes n'a pas pour seul but la destruction prochaine d'un pays ?

Vladimir Stramine : Qui a parlé de détruire un pays ? Je n'ai jamais eu l'intention de me servir de ces missiles en tant qu'armes, c'est ridicule de penser cela. Non non non, réfléchissez. Oh bien évidemment, si un pays viennait à mener une attaque menaçant notre patrie, nous rispoterions avec ces nouvelles et formidables armes.

Vassili Iakov : Oui, c'est une force de dissuasion... afin que l'on nous laisse tranquilles... -un éclair passa dans la tête du maréchal- Tranquilles pour faire quoi au juste ?

Vladimir Stramine : Bien, on y est. Messieurs, nous entrons dans une nouvelle ère. Le Pacte se meurt et il est temps de dépasser les maîtres. Alors que le monde entier aura les yeux braqués sur nos missiles, surtout ceux en Stalagmanque, car ils menaçent presque tout le Jeekim, nous pourrons faire ce que bon nous semble au Kirkstan. Et j'ai mes idées. Accélérons les programmes de modernisation du pays et surtout, de l'armée. Nous avons besoin de missiles courte portée, où en sont nos recherches avec le Tel-Erib ?

Nikolaïlévitch : Ca avance, on a pas encore de date pour un résultat quelconque.

Vladimir Stramine : C'est trop lent ! Ordonnez leur de bouger leurs arrières-trains !

Nikolaïlévitch : Bien monsieur.

Joseph Merkinov : Si j'ai bien suivi, la dissuasion, qui est le but initial des missiles, sera aussi de la... distraction ?

Vladimir Stramine : Vous avez tout compris Joseph. Nous devons nous moderniser, c'est seulement ainsi que nous deviendrons grands dans ce monde.

Le plan était clair, l'ordre ferme et l'astuce recherchée. Le Kirkstan a une demi-année pour se hisser à la pointe de la pointe, cela va demander beaucoup de tactiques, beaucoup de stratégies, beaucoup d'argent, mais pas d'aide. Pas d'aide, car l'aide entraîne la dette, la dette entraîne la dépendance, la dépendance entraîne la perte. Le Kirkstan se débrouillera seul et personne ne se mettra en travers de son chemin.

Posté : jeu. juin 27, 2013 9:05 pm
par Chaarden
La Confédération Socialiste : Deux points de vue

Djan, 32 ans, marié, 3 enfants, favorable à la CESS

[quote]La vie est agréable en CESS.
Mes enfants bénéficient d'un accès à une éducation de haute qualité. Les soins sont de même gratuit. L'emploi ? J'en ai un, ma femme et mes frères et sœurs aussi. Le chic de la CESS repose ici : on a tous de quoi vivre décemment. Ma maison tient debout, nous tient chaud en hiver et reste fraîche en été. Au niveau de la nourriture, nous avons un petit coin potager -très petit certes, mais personne n'en est fan dans la maison- et nous arrivons sans problème à nous acheter de quoi manger dans la ville d'à côté. De la viande, du pain, des légumes variés... Au niveau des services, la poste est très rapide, une lettre partie de Stramingrad arrive à Marena en un peu plus de 24 heures. La police est très professionnelle ; présente partout, elle mène ses enquêtes le plus correctement du monde, très respectueuse de la population locale. L'ordre et la discipline règne en CESS, ce sentiment de sécurité est excellent pour la population. L'armée est très bien entraînée et prête à aider les habitants au moindre souci.
En somme, on est assez contents de vivre ici.[/quote]


Vladimir, 35 ans, marié, 4 enfants, défavorable à la CESS

[quote]La vie est difficile en CESS.
Les étals des magasins sont pleins oui... dans la côté alimentation. Suffit de faire quelques mètres pour apercevoir trois ménagères se crêper le chignon pour un aspirateur... Y'en a pas ! L'électroménager ? Rien ! Un fer à repasser par semaine dans les rayons, pour une trentaine de personnes. Il y a un sérieux problème d'approvisionnement au niveau de l'industrie légère. En ce qui concerne la voiture, on est prévenus, il suffit de la commander environ huit mois à l'avance, et elle arrive. Et après ? Le gouvernement se moque des voitures, puisque selon lui, seuls les bus et les métros doivent servir à la population. La liberté individuelle est inexistante. Aller au lac avec ma famille ? Il faut demander à monsieur le prefekt pour organiser un trajet en bus avec d'autres familles, voiture signifiant surtaxes. Un trajet de 50km ? Deux contrôles de police minimum. Et l'armée se sent obligée de passer avec ses chars en plein milieu de l'après-midi au milieu du village. Les routes en sortent toutes cabossées et les délais de reconstruction varient de plusieurs mois à une année.
Un petit problème ça passe, mais quand il est multiplié par dix, ça devient lourd.[/quote]

Posté : mar. sept. 10, 2013 5:30 pm
par Chaarden
Les voies du Seigneur

Bureau de Vladimir Stramine, 22h40.
Vladimir Stramine, Grand président du Peuple.
Bronislav Fyliarovitch, président de la RS d'Upajie.
Piotr Zetaguine, patriarche de l'Eglise orthodoxe de CESS.


Piotr Zetaguine: C'est un fait que l'on ne peut plus nier messieurs.

Brosnislav Fyliarovitch: Je m'y attendais pour l'Upajie, pas pour le reste de la Confédération.

Piotr Zetaguine: Le nombre de conversions au christianisme orthodoxe grandit de jour en jour monsieur Stramine, les églises se remplissent.

Vladimir Stramine: La religion a été interdite durant des décennies dans le pays, et la voilà qui arrive. Les gens se jettent dessus mais laisseront vite tomber.

Piotr Zetaguine: Ne négligez pas la foi chrétienne, près d'un million de Bibles ont été donnés suite à de multiples demandes depuis la loi sur la liberté de culte.

Vladimir Stramine: Non non non, je vous dis que ça passera. Rien ne dépassera l'Etat.

Bronislav Fyliarovitch: Je crains surtout que les néo-conservateurs, notamment la Fiémance et le Thorval, non loin, ne tente une quelconque action anti-confédéral en s'appuyant sur les chrétiens.

Piotr Zetaguine: Une alliance entre l'Eglise et l'Etat éteindrait ces menaces.

Vladimir Stramine: Je ne veux pas en entendre parler. A combien estimez-vous le pourcentage de convertis ?

Piotr Zetaguine: L'Eglise orthodoxe compte quelques 3 millions de fidèles, dont seulement 5% de kirkstanais. On a principalement d'anciens pasjonstanais et upajiens.

Vladimir Stramine: Bref, c'est assez peu, mine de rien.

Bronislav Fyliarovitch: Les chrétiens redoutent... une contre-attaque.

Vladimir Stramine: C'est à dire ?

Bronislav Fyliarovitch: Beaucoup pensent que l'on a autorisé la liberté de culte pour rassembler les chrétiens dans les églises, pour mieux les attraper et les éliminer.

Vladimir Stramine: Peu importe ce que nous fassions, nous sommes bloqués.

Piotr Zetaguine: Nous garderons un œil sur nos popes monsieur. Qu'aucun ne fasse un pas de travers.

Vladimir Stramine: Soit, allez, sortez. Nous aviserons.

Posté : lun. nov. 11, 2013 5:46 pm
par Chaarden
<center> Ce sourire, ce visage

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=126277maisonrougeperce.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/126277maisonrougeperce.jpg[/img][/url]</center>

Kirilenka et Stramine était sur la banquette arrière de la voiture noire, elle-même encadrée par deux voitures pleines de gorilles. Pour une fois, Stramine était le seul homme politique dans la convoi. Pas de ministres encombrants ni même de représentants tirés au sort.
-
Libena Kirilenka était arrivé en CESS il y a quelques heures seulement et c'est dans le plus grand silence qu'on l'emmenait à présent dans le Nord du pays. Stramine et elle avait conclu un accord le jour où le grand président du peuple s'était rendu à son chevet, comme quoi il l'accueillerait en CESS si le vent venait à tourner pour sa elle, ce qui est effectivement arrivé.
-
La montrer en public pourrait provoquer un grave incident diplomatique entre la CESS et la Tcherkessie, ce qui n'est pas vraiment nécessaire ces temps-ci. Il faut donc la cacher, ne serait-ce que pour la protéger. Vladimir Stramine a alors eu l'idée de l'envoyer vivre dans son pied-à-terre en bord de mer, à quelques kilomètres de Stramingrad. L'endroit est peu fréquenté et protéger par de sérieux systèmes de défense.
-
Du coin de l'oeil, le dirigeant kirkstanais regardait la jeune tcherkesse, qui regardait défiler le paysage avec curiosité. Chaque champ, chaque montagne, chaque colline semblait l'intéresser. Cherchait-elle à éviter le regard de Stramine ?


Libena Kirilenka : Votre pays est très beau, les paysages sont magnifiques, très bien conservés.

Vladimir Stramine : Je vous remercie. Nous avons mis sur pied de multiples plans de sauvegarde de l'environnement.

Libena Kirilenka : C'est important pour un gouvernement de veiller à l'image de son pays.

Vladimir Stramine : Ce qui était peut-être un peu difficile pour la Tcherkessie...

Libena Kirilenka : Et ça l'est encore, je ne souhaite que le bien pour mon peuple.

Vladimir Stramine : Comme nous tous Libe... madame Kirilenka !

Pas de familiarités maintenant, voyons !

Libena Kirilenka : (sourire) Vous pouvez m'appeler par mon prénom, je ne suis plus qu'une citoyenne en asile politique.

La maison est en vue. Le jour se lève, Vladimir et Libena descendent de la voiture. Les gorilles font de même et prennent les bagages de la jeune femme. Comme d'habitude, les agents chargés de la protection de la maison saluent le dirigeant. Ils ont été prévenus que c'est une femme qu'ils vont devoir garder.
-
Une fois rentrés dans la plus grande pièce, Stramine ordonna aux hommes qui le suivait de monter les valises dans la chambre.


Vladimir Stramine : Voilà votre nouveau chez-vous. Si vous voulez quelque chose de particulier, vous l'indiquez aux agents, qui iront l'acheter, vous ne devez pas sortir d'ici sans autorisation. Ce serait trop risqué, tout le monde connaît votre visage ici.

Libena Kirilenka : Je pourrais aller me baigner de temps en temps ?

Vladimir Stramine : Euh... oui, bien sûr, accompagnée, évidemment. Si vous êtes pudiques, nos agents existent aussi en modèle féminin.

Libena Kirilenka : (rire) Je verrais bien, je n'ai pas vraiment le cœur à aller me baigner en ce moment.

Vladimir Stramine : Très bien, dans ce cas je vous laisse.

Libena Kirilenka : Monsieur ?

Vladimir Stramine : Oui ?

Libena Kirilenka : Viendriez-vous me voir de temps à autre ? Je ne crois pas que je puisse me satisfaire de la compagnie d'agents habillés en noir.

Vladimir Stramine : Quand mon emploi du temps me le permettra, je viendrais, bien sûr. Bon séjour en CESS !

Libena Kirilenka : A bientôt monsieur !

Le dirigeant kirkstanais s'en allait à Stramingrad où il devait visiter une usine dans l'après-midi. Durant tout le trajet, il ne cessait de penser à cette jeune femme séduisante qu'il maintenait presque en captivité.
Vladimir Stramine aurait-il un cœur ? Mais que se passe-t-il ?...

Posté : sam. nov. 16, 2013 7:19 pm
par Chaarden
<center>Ce sourire, ce visage (II)
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=748857image346815panoV9diie.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/748857image346815panoV9diie.jpg[/img][/url]</center>

Il est très tard. Le Grand président du peuple Vladimir Stramine était dans son bureau, comme à son habitude. Il fallait signer les papiers pour le pétrole alamien et encore approuver la construction d’une plateforme pétrolière au large des côtes de la CESS… Voilà. Les signatures sont apposées. Tous ces papiers représentent en un sens la puissance de tout le pays, rester tard les signer revient à augmenter presque à vue d’œil la grandeur de la CESS. Au moment où le président se levait, le téléphone sonnait. Numéro privé. Il n’y a que très peu de numéros privés qui ont un accès direct au bureau d’un des hommes les plus puissants du monde.

Vladimir Stramine : Vladimir Stramine, j’écoute.

Libena Kirilenka : Monsieur Stramine ? Libena Kirilenka à l’appareil.

Vladimir Stramine : Libe… Madame Kirilenka ? A l’heure-là ?

Libena Kirilenka : Vous aimez vous comporter en gentilhomme monsieur, mais appelez-moi par mon prénom, ça n’a plus aucune importance.

Vladimir Stramine : Comme vous voudrez, Libena (rire). Que me vaut le plaisir ?

Libena Kirilenka : Entendre votre voix.

Silence.

Vladimir Stramine : Ça me fait très plaisir. Je viens justement de finir ma paperasse.

Libena Kirilenka : Ah, la paperasse… cette époque ne me manque pas.

Vladimir Stramine : Pour la grandeur de mon pays, je ferais tout.

Libena Kirilenka : J’aime vos convictions monsieur Stramine. Vous êtes un grand de ce monde.

Vladimir Stramine : Je me bats pour ce qui est juste.

Libena Kirilenka : Je le sais bien… je dois aller me coucher, vos agents sont à cheval sur les ordres. Ils respectent les règles… c’est impressionnant.

Vladimir Stramine : Je tiens à votre sécurité, Libena, des gens veulent votre mort.

Libena Kirilenka : Ca me touche beaucoup, monsieur… bonsoir.

Vladimir Stramine : Au revoir Libena, c’est toujours un plaisir de vous parler.

Libena Kirilenka : Moi de même, monsieur.

Vladimir Stramine : Appelez-moi par mon prénom, je vous en prie.

Libena Kirilenka : D’accord, Vladimir, à bientôt.

Ils raccrochèrent en même temps.
Vladimir Stramine se passait la main sur les yeux. Il avait l’impression d’agir comme un adolescent.
Libena provoquait en lui des sentiments qu’il n’avait pas éprouvé depuis des décennies.
Quelle sera la suite ?

Posté : dim. déc. 22, 2013 12:17 pm
par Chaarden
<center>Ce sourire, ce visage (III)

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=184482YehveniaTymoshenko.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/184482YehveniaTymoshenko.jpg[/img][/url] </center>

Il est 13 heures, on est vendredi, et les vacances de Noël approchent. Les premiers flocons tombent sur Kritev. C’est la seule époque de l’année où Vladimir Stramine prend un peu de repos. Il sera là pour les vacances de Noël, c’est une période très dense en événements que l’on ne peut rater quand on dirige un pays aussi grand. Dans quelques heures seulement, le grand président du peuple partirait au bord de la mer. Au bord de la mer… la maison est déjà prise, c’est vrai. Il se saisit de son téléphone et composa le numéro de cette villa.

Ogedïen Tomienko : Qui est-ce ?

Vladimir Stramine : Vladimir Stramine.

Ogedïen Tomienko : Oh ! Monsieur le Président, mes excuses, je ne vous avais pas reconnu.

Vladimir Stramine : Ce n’est pas grave, nous sommes tous fatigués, Ogedïen. Comment se passe votre mission ?

Ogedïen Tomienko : Bien. Très bien. Mademoiselle Kirilenka est une femme délicieuse. D’une compagnie très agréable.

Vladimir Stramine : Passez la moi, je vous prie.

Ogedïen Tomienko : Tout de suite, monsieur.

Le Grand Président du Peuple en était presque à demander à une femme de récupérer sa villa…

Libena Kirilenka : Oui ?

Vladimir Stramine : Bonjour, c’est Vladimir Stramine, comment allez-vous ?

Libena Kirilenka : Très bien, il fait bon vivre sur les côtes kirkstanaises, et vous ?

Vladimir Stramine : Fatigué. J’ai besoin de vacances.

Libena Kirilenka : … Ici ?

Vladimir Stramine : Je n’ose vous le demander. C’est ici que je passe habituellement mes vacances de Noël.

Libena Kirilenka : Oh ! Je ne savais pas que je vous volais votre lieu de vacances.

Vladimir Stramine : Non non ! Ne vous en faites pas ! Je…

Libena Kirilenka : Pourquoi ne viendriez-vous pas tout de même ? Un peu de compagnie me ferait un peu de bien, surtout la vôtre.

Vladimir Stramine : C’est très gentil de votre part. Eh bien, je viendrais alors.

Libena Kirilenka : Et quand ça ?

Vladimir Stramine : Ce soir !

Libena Kirilenka : (rire) Je vous attend avec plaisir.

Vladimir Stramine : A ce soir, Libena.

Et ils raccrochèrent en même temps. Vladimir Stramine regardait les centaines de papiers qu’il avait encore à signer avant de retrouver la femme qu’il … qu’il voulait voir. C’était devenu une routine, mais elle semblait dure à surmonter, car elle séparait Vladimir Stramine de Libena…