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Posté : mar. oct. 25, 2011 10:10 pm
par Chaarden
Rachid : Combien de temps vais-je encore croupir ici ?
Egor : Eh ! Moi ça fait 5ans que je suis dans cette cellule, et je vois pas pourquoi ces imbéciles t'ont mis avec moi ! J'étais mieux avant, sans un petit gamin pour m'emmerder !
Rachid : Moi, j'ai une femme ! Trois enfants, un père, une mère et... toute une famille !
Egor cracha par terre et se rendormit sur sa couchette, Rachid s'accrocha de désespoir aux barreaux en regardant le ciel nuageux.

Tout à coup, une forte détonation fit sursauter les deux bagnards, suivie de grands cris et de coups de fusils. Dans la cour de la prison, ce que Rachid vit le fit sourire : les tchekovistes étaient en train de prendre le contrôle de la prison ! Il voyait une multitude de soldats capitalistes arborés le symbole des Etats-Unis du Pelabssa. Il se tourna vers Egor.


Rachid : On est libre mec !
Egor : Pfff, il y a deux casernes pleine de militaire dans le village d'en face, dans quelques minutes la révolte sera écrasée et j'aurais encore un imbécile comme toi avec qui partager cette foutue cellule !
Rachid : Reste ici si tu veux, moi, je m'en vais ! Il me semble entendre du bruit dans l'escalier.

En effet, quelques secondes après, la porte s'ouvrit à la volée et un maton s'écroula. Un tchekoviste se tenait sur le pas de la porte, il regarda Rachid et demanda :

Le tchekoviste : Ah, ils t'ont mis ici toi ? On a pas beaucoup de temps, il est avec nous lui ?
Egor : Oui ! Oui oui ! Je suis avec vous !
Le tchekoviste : Prenez ces armes et tirons nous d'ici !

Rachid et Egor prirent les fusils que leur tendait le révolutionnaire et sortirent de leur cellule, sur les talons de plusieurs sympathisants capitalistes. Arrivés dans la cour de la prison, Rachid aperçut au loin Youri Ygriv, en train d'abattre férocement plusieurs tchekovistes. Rachid arma son fusil, visa et quelques millisecondes plus tard, Youri était étendu sur le sol. Mort. Le jeune tchekoviste avait eu vengance, avec un sourire, il sortit du pénitencier. Une fois dehors, il entendit une voix crier :

La voix : On s'arrache ! L'armée ne va pas tarder !
Rachid : On en a libéré combien ?
Un tchekoviste : Une cinquantaine ! C'est peu mais toutes les armées se dirigent vers nous ! Il vaut mieux grossir nos rangs ! Tous avec moi ! Suivez moi !

Rachid courut et regarda le pénitencier une dernière fois derrière lui, il souria une fois de plus et il courut vers les montagnes.