Groupe TV Numancia [Télévision]
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Ramiro de Maeztu
Journal télévisé du 16 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 16 de enero de 2012, a las ocho de la tarde
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, bonsoir pour une nouvelle séance d'informations quotidienne avec ce soir le compte-rendu d'un événement qui ne s'était pas déroulé depuis des années dans le Royaume : une manifestation !
En effet, aujourd'hui, douze mille adhérents ou sympathisants du Parti Progressiste, deuxième force politique du pays, ont organisé une marche pacifique mais décidée depuis la Plaza de la Bolsa (lieu symbolique de la Nouvelle Politique Économique du pays, puisque la Bourse d'Hispalis devra être fermée le 30 janvier prochain au plus tard au nom de la lutte contre le libéralisme) jusqu'à la Plaza de la Armería, devant le grand balcon du Palais Royal d'Occident.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/7/1/4/20061107110818-ma...ion-avt2-1bd321b.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/e/8/d/20061107110818-ma...ion-avt2-1bd321c.jpg[/img][/url]</center>
Cette manifestation, qui avait démarré à quatorze heures, a été arrêtée net par les forces de l'ordre puisque la Guardia Civil, immédiatement avertie par de nombreux riverains, a bloqué l'Avenida Marañón, où passait alors le cortège fort bruyant et turbulent, et a sommé trois fois les manifestants de se disperser et d'abandonner sur place banderoles, drapeaux et mégaphones.
Devant le refus d'obtempérer, les Gardes Civils se sont donc vus dans l'obligation de disperser la foule mécontente en lui tirant dessus à balles réelles. La panique s'est immédiatement emparée des manifestants, dont la plupart ont fui et se sont dispersés; pour les derniers résistants, les forces de l'ordre sont intervenues à la matraque et ont procédé à vingt-deux arrestations. Les prévenus seront jugés lors d'un même procès pour incitation à la violence, opinions subversives, incitation au trouble de l'ordre établi, insultes à agent, délit de fuite, refus d'obtempérer et manifestation illégale.
Suite à la nécessaire répression policière, l'on dénombre deux morts et quatre blessés légers.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/8/3/f/f/lyceen_crs_20av05-1efc26.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/4/1/9/lyceen_crs_20av05-1--1bd3216.jpg[/img][/url]</center>
Le Parti Progressiste a affirmé dans la soirée, par l'intermédiaire de son porte-parole, Don Roberto Rajoy, qu'il déposerait dès demain à l'Assemblée Législative une motion de censure contre le gouvernement pour "condamner ces actes barbares indignes d'un pays civilisé et développé".
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, bonsoir pour une nouvelle séance d'informations quotidienne avec ce soir le compte-rendu d'un événement qui ne s'était pas déroulé depuis des années dans le Royaume : une manifestation !
En effet, aujourd'hui, douze mille adhérents ou sympathisants du Parti Progressiste, deuxième force politique du pays, ont organisé une marche pacifique mais décidée depuis la Plaza de la Bolsa (lieu symbolique de la Nouvelle Politique Économique du pays, puisque la Bourse d'Hispalis devra être fermée le 30 janvier prochain au plus tard au nom de la lutte contre le libéralisme) jusqu'à la Plaza de la Armería, devant le grand balcon du Palais Royal d'Occident.
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Cette manifestation, qui avait démarré à quatorze heures, a été arrêtée net par les forces de l'ordre puisque la Guardia Civil, immédiatement avertie par de nombreux riverains, a bloqué l'Avenida Marañón, où passait alors le cortège fort bruyant et turbulent, et a sommé trois fois les manifestants de se disperser et d'abandonner sur place banderoles, drapeaux et mégaphones.
Devant le refus d'obtempérer, les Gardes Civils se sont donc vus dans l'obligation de disperser la foule mécontente en lui tirant dessus à balles réelles. La panique s'est immédiatement emparée des manifestants, dont la plupart ont fui et se sont dispersés; pour les derniers résistants, les forces de l'ordre sont intervenues à la matraque et ont procédé à vingt-deux arrestations. Les prévenus seront jugés lors d'un même procès pour incitation à la violence, opinions subversives, incitation au trouble de l'ordre établi, insultes à agent, délit de fuite, refus d'obtempérer et manifestation illégale.
Suite à la nécessaire répression policière, l'on dénombre deux morts et quatre blessés légers.
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Le Parti Progressiste a affirmé dans la soirée, par l'intermédiaire de son porte-parole, Don Roberto Rajoy, qu'il déposerait dès demain à l'Assemblée Législative une motion de censure contre le gouvernement pour "condamner ces actes barbares indignes d'un pays civilisé et développé".
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Ramiro de Maeztu
Journal télévisé du 17 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 17 de enero de 2012, a las ocho de la tarde
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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, ce soir, dans l'actualité du Royaume Canoviste de Numancia, nous allons évoquer le retour de Sa Majesté Sérénissime au pays, puisqu'elle était ces derniers jours en visite diplomatique en République Souveraine du Bangiso.
Après ce déplacement d'environ une semaine, qui s'est soldé par la signature d'un traité commercial et culturel de première importance, Isabel Ière a inauguré le complexe hôtelier "Perla del Océano", sur le littoral de Nicolasol, qui a été achevé il y a quelques jours par l'entreprise d'État thorvalienne engagée par la Couronne.
Un reportage signé Rafael de Lapesa.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=a1n8F2H_Fdk]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
Par ailleurs, Sa Majesté Sérénissime va poursuivre ses visites diplomatiques décidément capitales en ce début de règne puisqu'elle se rendra dès demain au Ranekika, dont une des provinces, celle d'Ozkem, avait été colonisée par la Couronne numancienne au XVIIème siècle, puis perdue lors d'une révolte indigène.
La personne de la Reine connaît outre-Altevum un engouement sans précédent et pas pour des raisons politiques ou culturelles, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, mais pour des raisons esthétiques : la beauté d'Isabel Ière a visiblement charmé les Ranekikiens et les Ranekikiennes, lesquels ne parlent que de Sa Majesté Sérénissime, l'imaginent déjà dans un concours de beauté et cherchent à imiter ses tenues et coiffures. Ce véritable culte de la personnalité ne serait pas du tout du goût du souverain, d'après certaines sources provenant du Palais Royal d'Occident...
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, ce soir, dans l'actualité du Royaume Canoviste de Numancia, nous allons évoquer le retour de Sa Majesté Sérénissime au pays, puisqu'elle était ces derniers jours en visite diplomatique en République Souveraine du Bangiso.
Après ce déplacement d'environ une semaine, qui s'est soldé par la signature d'un traité commercial et culturel de première importance, Isabel Ière a inauguré le complexe hôtelier "Perla del Océano", sur le littoral de Nicolasol, qui a été achevé il y a quelques jours par l'entreprise d'État thorvalienne engagée par la Couronne.
Un reportage signé Rafael de Lapesa.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=a1n8F2H_Fdk]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
Par ailleurs, Sa Majesté Sérénissime va poursuivre ses visites diplomatiques décidément capitales en ce début de règne puisqu'elle se rendra dès demain au Ranekika, dont une des provinces, celle d'Ozkem, avait été colonisée par la Couronne numancienne au XVIIème siècle, puis perdue lors d'une révolte indigène.
La personne de la Reine connaît outre-Altevum un engouement sans précédent et pas pour des raisons politiques ou culturelles, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, mais pour des raisons esthétiques : la beauté d'Isabel Ière a visiblement charmé les Ranekikiens et les Ranekikiennes, lesquels ne parlent que de Sa Majesté Sérénissime, l'imaginent déjà dans un concours de beauté et cherchent à imiter ses tenues et coiffures. Ce véritable culte de la personnalité ne serait pas du tout du goût du souverain, d'après certaines sources provenant du Palais Royal d'Occident...
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Ramiro de Maeztu
Journal télévisé du 29 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 29 de enero de 2012, a las ocho de la tarde
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre rendez-vous d'actualité quotidien au Numancia.
Ce soir, comme prévu, nous avons réussi à obtenir une interview de l'un des hommes forts du Royaume, le Président du Gouvernement Don Gregorio López y Olfato, dont l'emploi du temps est habituellement très chargé et qui a accepté de nous recevoir dans son bureau privé, au Palais Royal d'Occident, afin de répondre à quelques-unes de nos questions.
C'est un reportage signé Rafael de Lapesa.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=EE4S20760fQ]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre rendez-vous d'actualité quotidien au Numancia.
Ce soir, comme prévu, nous avons réussi à obtenir une interview de l'un des hommes forts du Royaume, le Président du Gouvernement Don Gregorio López y Olfato, dont l'emploi du temps est habituellement très chargé et qui a accepté de nous recevoir dans son bureau privé, au Palais Royal d'Occident, afin de répondre à quelques-unes de nos questions.
C'est un reportage signé Rafael de Lapesa.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=EE4S20760fQ]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>Les Bouffons du Roi - Nouvelle émission d'actualité satirique de TV Numancia</center>
[HRP : cette émission, baptisée Les Bouffons du Roi - Los Payasos del Rey - a pour but de se moquer, pas toujours dans la finesse, des travers de tous les ennemis du Numancia et, plus généralement, de ceux qui font ou défont l'actualité. Les trois personnages qui apparaîtront quasiment toujours à l'écran son Adelio, parodie de l'Adélie, avec son impossible accent britannique et ses lapsus révélateurs; Ranek, parodie du Ranekika, avec sa voix pincée et ses préoccupations pour le sexe, la beauté physique et tout ce qui est superficiel; et Quantario, parodie du Quantar, avec son impayable accent allemand et sa couardise exagérée. Il s'agit de trois marionnettes assises chacune sur un fauteuil et qui discutent de tout ce qui peut se passer dans le monde. Parfois, des marionnettes invitées s'immisceront dans le débat, comme le colonel Pelabsso, avec son accent nasillard, sa côte fruste et ses mauvaises manières; le général Lochlannkaste, à l'accent germanique effrayant et aux manies raciales exacerbées; et bien d'autres encore !
Soyez indulgents, c'était ma première et je fais ce que je peux car je ne suis pas humoriste...]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=_zPzCZ6SusM]Les Bouffons du Roi - Premier épisode[/url]</center>
[HRP : cette émission, baptisée Les Bouffons du Roi - Los Payasos del Rey - a pour but de se moquer, pas toujours dans la finesse, des travers de tous les ennemis du Numancia et, plus généralement, de ceux qui font ou défont l'actualité. Les trois personnages qui apparaîtront quasiment toujours à l'écran son Adelio, parodie de l'Adélie, avec son impossible accent britannique et ses lapsus révélateurs; Ranek, parodie du Ranekika, avec sa voix pincée et ses préoccupations pour le sexe, la beauté physique et tout ce qui est superficiel; et Quantario, parodie du Quantar, avec son impayable accent allemand et sa couardise exagérée. Il s'agit de trois marionnettes assises chacune sur un fauteuil et qui discutent de tout ce qui peut se passer dans le monde. Parfois, des marionnettes invitées s'immisceront dans le débat, comme le colonel Pelabsso, avec son accent nasillard, sa côte fruste et ses mauvaises manières; le général Lochlannkaste, à l'accent germanique effrayant et aux manies raciales exacerbées; et bien d'autres encore !
Soyez indulgents, c'était ma première et je fais ce que je peux car je ne suis pas humoriste...]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=_zPzCZ6SusM]Les Bouffons du Roi - Premier épisode[/url]</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>Les Bouffons du Roi - Nouvelle émission d'actualité satirique de TV Numancia</center>
[HRP : deux nouvelles marionnettes invitées aujourd'hui : Shawie l'ambigu et son accent canadien à couper au couteau; Makengoal le gentil démocrate à l'accent africain]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=1jGYyNTNLMs]Les Bouffons du Roi - Deuxième épisode[/url]</center>
[HRP : deux nouvelles marionnettes invitées aujourd'hui : Shawie l'ambigu et son accent canadien à couper au couteau; Makengoal le gentil démocrate à l'accent africain]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=1jGYyNTNLMs]Les Bouffons du Roi - Deuxième épisode[/url]</center>
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Ramiro de Maeztu
Journal télévisé du 29 février 2012, à vingt heures - Telediario del 29 de febrero de 2012, a las ocho de la tarde
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenu dans votre rendez-vous d'actualité quotidien.
Aujourd'hui, c'est essentiellement l'actualité intérieure qui dominera notre journal avec un énorme coup de filet de la Garde Civile ce matin dans différents endroits du pays, dont Hispalis, Emerita Augusta, Filipina et diverses bourgades de la province de Parda.
En cause : de nombreux évadés fiscaux restés en personne au Numancia mais s'étant rendus coupables d'avoir déposé illégalement tout ou partie de leur richesse vers les paradis fiscaux, dont le Grand Duché du Savoia.
Au micro de Rafael de Lapesa, c'est le Directeur Royal de la Garde Civile et le Chef de l'État-Major des Forces Armées, Don Gregorio del Amo, qui répond à nos questions sur cette opération.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=duAgEGuHPuY]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
Il est à noter que, d'après les services du Ministre de l'Économie, Martín Antolínez, les procès des différents accusés pourraient rapporter jusqu'à cinq cent millions d'euros à la Couronne.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenu dans votre rendez-vous d'actualité quotidien.
Aujourd'hui, c'est essentiellement l'actualité intérieure qui dominera notre journal avec un énorme coup de filet de la Garde Civile ce matin dans différents endroits du pays, dont Hispalis, Emerita Augusta, Filipina et diverses bourgades de la province de Parda.
En cause : de nombreux évadés fiscaux restés en personne au Numancia mais s'étant rendus coupables d'avoir déposé illégalement tout ou partie de leur richesse vers les paradis fiscaux, dont le Grand Duché du Savoia.
Au micro de Rafael de Lapesa, c'est le Directeur Royal de la Garde Civile et le Chef de l'État-Major des Forces Armées, Don Gregorio del Amo, qui répond à nos questions sur cette opération.
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=duAgEGuHPuY]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>
Il est à noter que, d'après les services du Ministre de l'Économie, Martín Antolínez, les procès des différents accusés pourraient rapporter jusqu'à cinq cent millions d'euros à la Couronne.
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Ramiro de Maeztu
<center>Les Bouffons du Roi - Nouvelle émission d'actualité satirique de TV Numancia</center>
[HRP : deux nouvelles marionnettes pour le troisième numéro de l'émission : Alien, l'anticommuniste qui ne s'exprime pas très intelligemment et Pelabsso, à l'impossible accent américain et à l'insupportable chewing-gum dans la bouche, prétentieux et agressif]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=v3e18GMwdz8]Les Bouffons du Roi - Troisième épisode[/url]</center>
[HRP : deux nouvelles marionnettes pour le troisième numéro de l'émission : Alien, l'anticommuniste qui ne s'exprime pas très intelligemment et Pelabsso, à l'impossible accent américain et à l'insupportable chewing-gum dans la bouche, prétentieux et agressif]
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=v3e18GMwdz8]Les Bouffons du Roi - Troisième épisode[/url]</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>Je dois vous dire... - Tengo que decirle... - Nouvelle émission politique de TV Numancia</center>
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne</center>
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre nouvelle grande émission politique de première partie de soirée, Je dois vous dire.... Le but de ce programme : inviter une à deux personnalités politiques, autant du Numancia que de l'étranger, afin de répondre aux questions que je lui ou leur poserai. L'objectif : pas de langue de bois ni de politiquement correct, rien que des réponses franches et des interrogations véritables.
Pour notre premier numéro, nous ne pouvions pas passer à côté de la proposition de deux des dirigeantes les plus influentes du monde, la Présidente de la Fédération des Nations Unies de Shawiricie, Madame Marie Côté, et Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière, qui ont accepté de répondre toutes deux à mes questions aiguisées...
Bonsoirs Mesdames ! Mais trêve de salamalecs et allons au vif du sujet avec la première de nos questions : Mesdames, vous avez toutes deux accepté de répondre à cette interview commune sur la principale chaîne numancienne. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous prêter à un tel exercice au vu des nombreuses différences existantes entre le Royaume de Numancia et la Fédération shawiricoise ?
Marie Côté : Pour ma part, je ne crois pas que les différences politiques de deux pays doivent être une barrière à l'évolution politique de ces dites nations. Je crois que peu importe le régime d'un pays, il peut recevoir qui il veut et être accueillant et chaleureux. J'ai eu l'honneur d'avoir été interviewée au Numancia, Isabel, en Shawiricie. Lorsqu'on m'a contactée pour faire une interview au Numancia, avec Isabel, j'ai tout de suite accepté. J'aime cette femme et son charisme est énorme. C'est bon pour notre politique externe que d'apprécier ceux qui ne sont pas comme nous, au niveau des idéologies...
Isabel Ière : Tout d’abord, j’avoue que je suis très heureuse de partager ce plateau de télévision avec Madame Côté, pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime. Je n’aurais pas accepté une telle entrevue commune avec n’importe qui ! Au-delà de nos idéologies distinctes, la Présidente de la Shawiricie est une femme d’honneur avec qui il est possible d’avoir un échange constructif et ce n’est vraiment pas le cas de tous les dirigeants de cette planète. Voilà pourquoi j’ai accepté cet exercice qui, au demeurant, est plus un plaisir qu’un pensum pour moi...
Pilar del Bravo : La question est sans doute plus personnelle et intime, mais je vous la pose néanmoins : quelles sont les qualités que vous appréciez l'une chez l'autre ? Sont-ce elles qui vous permettent de dialoguer en toute quiétude malgré vos fortes différences idéologiques ?
Marie Côté : Je l'ai dit... Son charisme est charmeur. Sa voix est porteuse d'espoir et d'envie. C'est une femme chaleureuse et accueillante qui, peu importe en quoi nous croyons, ne juge personne. C'est l'exemple même de l'être humain qui fait passer le dirigeant avant sa nation. Je crois que pour elle chaque être humain mérite d'être considéré et ça me plaît. Et c'est probablement, en effet, ce qui nous permet de dialoguer dans une ambiance hors du commun. J'ai rarement connu l'ambiance qui animait notre dernière rencontre... Donc, oui, malgré nos fortes différences idéologiques, nous arrivons à nous respecter...
Isabel Ière : Je reconnais également un grand charisme à Madame Côté et surtout, je salue son courage. Elle s’est dressée contre la première puissance mondiale pour lui dire qu’elle n’approuvait plus sa politique et surtout lui déclarer la vérité en face : les Etats-Unis de Pelabssa sont un cadavre qui marche encore, ignorant qu’il est de sa mort clinique. Cette vérité, nous l’assénions déjà depuis plusieurs mois, mais Marie Côté a été le premier pays d’obédience libérale à la relayer et je l’en remercie.
Pilar del Bravo : Lors de la première rencontre diplomatique entre le Numancia et la Shawiricie, cela s'est terminé d'une bien mauvaise façon. Comment expliquez-vous qu'aujourd'hui, tout se passe bien ?
Marie Côté : La première fois, la Ministre des Affaires Extérieures de la Shawiricie n'avait pas en tête et dans son cœur que le Numancia était un très bon pays. Très bien géré. C'était aussi l'époque où une loi controversée avait fait apparition en Shawiricie, donnant tous les droits diplomatiques à la Ministre responsable. Donc le Président ne pouvait y user son droit de veto. À ma connaissance, le président Finerpapi n'avait pas été ravis que la loi ait été acceptée. Il faisait donc beaucoup de pression...
La deuxième fois, la ministre Himbab m'a donné l'autorisation de l'accompagner et de prendre en charge la rencontre. Cela fut un succès. Parce que je l'ai prise en charge ? Je ne crois pas. Je dirais que nous étions destinés à s'entendre sur tous les plans.
Isabel Ière : Je pense que cela était avant tout dû à une situation diplomatique internationale très particulière, situation plutôt délicate – la reconstitution des deux blocs qui s’affrontent aujourd’hui – dans laquelle mon illustre prédécesseur s’est inséré de façon particulière. Tout le monde était à fleur de peau à l’époque et le Roi, que je connais bien, a toujours été un homme impulsif, parfois en sa propre défaveur. Mais lors de la deuxième rencontre, les positions de chacun étaient clarifiées, l’enjeu était sans doute moindre et Marie Côté m’a immédiatement plu.
Pilar del Bravo : On vous décrit souvent comme des jumelles politiques... Qu’avez-vous à dire aujourd’hui à propos de ce surnom ?
Marie Côté : C'est au sens large. Très large. Je crois que nous avons quelques ressemblances au niveau de notre maturité... Je crois aussi qu'au-delà de ce en quoi nous croyons, nous avons les mêmes principes. À ce moment, nous partons du même point de départ, mais avons un chemin différent... Et nous finissons par nous rejoindre à l'arrivée pour ce qui est de la liberté politique. J'ai eu, il y a quelques semaines, une lettre envoyée par une citoyenne de mon pays qui me disait qu'elle était très fière que j'aie enfin retrouvée ma sœur jumelle. J'ai eu un petit rire, un sourire. J'étais heureuse que mon pays considère le Numancia et sa Reine. J'étais fière que mon pays aime le Numancia comme il aime le sien...
Isabel Ière : Jumelles, le terme est un peu exagéré ! Peut-être d’un point de vue du tempérament, et encore, je ne connais pas toutes les facettes du caractère de Madame Côté. Mais je comprends que la presse, les médias ou l’opinion publique, qui ont souvent besoin d’images fortes et de formules choc pour cristalliser leurs idées, parlent de nous comme de « jumelles », surtout après notre rapprochement diplomatique. Paraît-il, toutefois, que les vrais jumeaux, lorsqu’ils sont séparés, se comportent d’une façon semblable, au-delà de leurs idées politiques. Peut-être en sommes-nous, alors !
Pilar del Bravo : Comment pouvez-vous avoir une si forte liaison politique en étant aussi différentes ? Comment est-ce possible de mettre ses idéologies de côté lorsque vous vous rencontrez ?
Marie Côté : La liberté politique. J'ai une nation à gérer et cela prend tout mon temps. Je n'irai pas en gérer une deuxième. C'est possiblement la même chose pour Isabel Ière... Pour faire notre métier, nous devons être respectueux. Je respecte ceux qui pensent différemment de moi et ça s'arrête là. Je demande en retour qu'on en fasse pareil. J'ai accepté l'antilibéralisme du Numancia et d'Isabel et elle a accepté mon libéralisme. Nous l'acceptons, mais nous n'y adhérons pas. Là est la différence. Comme disait Isabel en entrevue en Shawiricie, il faut savoir différencier la dirigeante de sa nation...
Isabel Ière : Marie Côté a tout dit, je ne vois rien à ajouter si ce n’est qu’humainement, la Présidente shawiricoise est une femme admirable. Les citoyens shawiricois ont bien choisi en l’élisant : elle sait parfaitement représenter son pays, même s’il est libéral…
Pilar del Bravo : Vous êtes toutes les deux les tenantes de la doctrine de la souveraineté populaire (dit à la mode numancienne) ou de la liberté politique de chaque pays (dit à la mode shawiricoise). Pensez-vous que les deux expressions recouvrent exactement la même idéologie ou la même réalité ?
Marie Côté : Les termes ne se ressemblent pas, à mon humble avis. Je ne crois pas que la souveraineté populaire, si on la développe, soit exactement la même chose que la liberté politique. Cependant, je crois qu'en « vue aérienne », nous sommes sur la même longueur d’onde. Nous ne partons pas du même point de départ, mais notre point d'arrivée est le même : le choix de chaque nation de décider vers quel régime elle veut se tourner. Qu'il soit communiste, antilibéral, fasciste ou conservateur, je crois que chacun mérite d'être considéré et respecté. Le peuple et son gouvernement ont décidé de vivre ainsi ? Alors qu'il en soit ainsi. Je ne suis pas l’Être Suprême, je n'ai pas le droit de juger l'idéologie d'un pays. Personne n'est l’Être Suprême. Personne n'est Dieu. Il faut le comprendre et le mettre en pratique...
Isabel Ière : Je crois que Madame Côté a bien résumé les choses : notre constat est le même et nous respectons tout régime tant qu’il nous respecte et se montre de bonne volonté. Néanmoins, comme elle l’a justement dit, nos fondements idéologiques ne sont pas le mêmes : je me fonde sur l’antilibéralisme et Madame Côté, sur la démocratie libérale. Peut-être est-ce l’un des premiers signes de détente entre les deux blocs mondiaux ?...
Pilar del Bravo : Pensez-vous que l'avenir du Numancia et de la Shawiricie est fortement lié ? Si oui, dans quelles domaines : la diplomatie, la politique, l'idéologie, l'économie ?...
Marie Côté : Dès la deuxième rencontre diplomatique, il était clair pour moi que le Numancia serait un fort bon ami de la Shawiricie. Dans ma jeunesse, j'avais un ami qui n'aimait pas aller à la plage. Moi, j'adorais ça. Et nous avons été amis très longtemps. Aujourd'hui, c'est pareil pour la Shawiricie et le Numancia. Un aime aller à la plage, et l'autre non. Et nous sommes tout de même destinés, je crois, à un bel avenir. Je crois que, plus tard, lorsque nous en conviendrons, une nouvelle rencontre pour élaborer notre plan de liaison politique sera programmée. J'ai bon espoir d'améliorer nos liens économiques et culturelles, pourquoi pas ! Pour la diplomatie, je crois que nous sommes sur la bonne voix... Qu'en pensez-vous ?
Isabel Ière : Je crois que nous sommes appelés à grandement nous rapprocher d’un point de vue diplomatique, en effet. L’union fait la force, j’en ai toujours été convaincue, et le vieux dicton est d’autant plus effectif lorsqu’il concerne des amis pourtant dissemblables. Je crois qu’un rapprochement culturel est aussi nécessaire : l’ouverture de notre pays aux réalités des autres pays du monde est un programme que nous développons depuis longtemps et je suis convaincue que la culture shawiricoise peut beaucoup nous apporter.
Pilar del Bravo : Que pensez-vous des paysages urbains ou ruraux du Numancia, dans le cas de Marie Côté, et de Shawiricie, dans le cas d'Isabel ? Pourriez-vous et aimeriez-vous vivre dans le pays de votre interlocutrice ?
Marie Côté : J'adore le Numancia. C'est un pays à considérer lorsque nous voulons partir en vacances. Je recommanderais sans hésiter le Numancia à mes citoyens s'ils avaient envie de parler en vacances dans un pays riche, pour la vue. Je m'y plairais bien, mais pour des raisons politiques, vous comprendrez, je n'y vivrais pas éternellement. Un petit passage, une ou deux semaines, oui... Des vacances...
Isabel Ière : Malheureusement, je ne connais pas assez la Shawiricie pour me prononcer à ce sujet. Néanmoins, ce que j’ai vu de Stepro m’a beaucoup plu ; le paysage est très différent de celui d’Hispalis, il y a tant de choses à voir là-bas… Néanmoins, comme Madame Côté, si je pourrais visiter la Shawiricie avec plaisir, je ne pourrais pas y vivre pour des raisons idéologiques évidentes…
Pilar del Bravo : Seriez-vous capable de gérer le pays de votre homologue ? En d’autres termes : pourriez-vous, Madame Côté, gérer le Numancia et vous, Isabel, gérer la Shawiricie ?
Marie Côté : Sincèrement, non. Je suis une femme beaucoup trop libérale pour mettre de côté mon idéologie et gérer le Numancia. Je ne crois pas que je serais capable de me plier à votre idéologie pour gouverner le Numancia. Au delà de notre liberté politique reste le respect de nos valeurs et de nos convictions. Je ne pourrais soumettre mon pays à votre idéologie comme le Numancia ne soumettrait pas le Numancia aux idéologies de la Shawiricie. Ça tombe sous le sens.
Isabel Ière : Je ne pourrais pas non plus, d’une part pour des raisons idéologiques qu’a déjà exposées Madame Côté, d’autre part parce que je suis trop attachée au Numancia. J’y suis née, j’y ai passé toute mon enfance et mon adolescence, j’y ai découvert l’art, la politique, la culture, j’y suis devenue Reine… Rien ne pourrait désormais plus me séparer de mon peuple, sauf la mort. Par ailleurs, je ne connais que trop mal la Shawiricie, son histoire, sa géographie, ses coutumes, ses aspirations, son peuple… Toute une vie n’y suffirait pas. Madame Côté est sans nul doute bien plus qualifiée que moi pour diriger son pays et, de la même manière, je suis bien plus qualifiée qu’elle pour régner sur le Numancia.
Pilar del Bravo : Croyez-vous que la culture nationale de votre homologue pourrait être plus présente dans votre pays ?
Marie Côté : Tout à fait ! Et cela sera fait. La Shawiricie a conclu une entente avec le Numancia concernant la culture artistique numancienne. De même pour la Shawiricie. Nous comptons également sur un futur échange d'étudiants et des visites guidées payées en partie par le gouvernement impliqué. Dans un futur que j'espère proche, je compte retourner au Numancia afin d'avoir la chance de me mêler au peuple et d'en apprendre plus sur leur mode de vie et leur culture... Ensuite, nous verrons ce qui peut être fait en Shawiricie. Donc, je réponds oui, la culture numancienne pourrait être plus présente et elle le sera.
Isabel Ière : J’adhère aux sages paroles de Marie Côté car nous avons tout à gagner à découvrir et mieux connaître nos cultures respectives, ne fût-ce que pour pouvoir en discuter et donner notre avis en connaissance de cause. Je suis moi-même un grand défenseur de la culture et je crois tout particulièrement au dialogue des civilisations, même si nous ne devons pas sombrer pour cela dans le relativisme, le scepticisme stérile ou l’auto-flagellation. De nombreux accords culturels et universitaires ont en effet été conclus entre nos deux nations et je crois que nous sommes dès aujourd’hui les artisans d’un rapprochement à la fois nécessaire et à approfondir.
Pilar del Bravo : Selon vous, la Shawiricie pourrait-elle finir par jouer un rôle impérialiste envers le Numancia ?
Marie Côté : Absolument pas ! Ce n'est nullement notre intention. Nous sommes deux nations fièrement indépendantes qui avouent avoir une attirance respectable envers l'autre. J'aime le Numancia et sa force de vivre, son caractère unique. J'aime la Shawiricie pour sa force de combattre le Pelabssa. Nous sommes indépendants, je tiens à le répéter. La Shawiricie ne tient que des alliances équitables avec le Numancia et en aucun cas nous ne tenterons d'affaiblir ou de manipuler le Numancia. Et même si nous le voudrions, cela serait impossible... Si Isabel et moi sommes vraiment des jumelles politiques, alors il sera impossible de la flouer... Comme il serait difficilement possible de me flouer.
Isabel Ière : Cette question est assez drôle car, honnêtement, je ne crois pas Marie Côté capable d’une telle bassesse et, même en admettant que ce fût le cas, nous ne la laisserions pas faire ! Le Numancia est, comme la Shawiricie, une nation fière de son indépendance sur bien des points et nous ne permettrons à personne de nous dicter notre conduite. Pas même à la Rostovie, qui est pourtant un pays allié et ami, c’est tout dire !
Pilar del Bravo : Où voyez-vous votre pays, dans vingt ans ?
Marie Côté : Oh... Un fort pays indépendant du Vicaskaran Nord... Une diplomatie externe hors du commun et une politique interne impeccable. Un gouvernement conservateur puissant et aimé du peuple. Pour le reste, je ne le sais pas. C'est en grande partie à la population de faire évoluer sa nation. Le gouvernement doit, quant à lui, s'adapter. La population est, je l'ai toujours dit, le talon d'Achille d'une nation. Sans peuple, il n'y a pas de gouvernement. Donc... Espérons que nous serons tous là dans vingt ans pour en reparler... Et se dire ce qui aura évolué...
Isabel Ière : J’espère à une meilleure place que celle qu’il occupe actuellement. Nous y travaillons, tout du moins ! Le Numancia est déjà un pays doté d’une certaine puissance et je pense que d’ici vingt ans, elle n’en sera que décuplée si nous poursuivons notre lancée. Et j’espère voir mon peuple plus fier, digne et heureux encore !
Pilar del Bravo : Quel est l'enjeu le plus important de votre pays respectif ? Croyez-vous que votre homologue pourrait vous aider à parvenir à vos fins ?
Marie Côté : L'environnement et la justice. Deux enjeux qui font des ravages dans les chambres parlementaires… Probablement qu'en discutant profondément, nous pourrions trouver ensemble des normes réalistes en ce qui concerne l’environnement. Peut-être pourrions-nous mutuellement s'encourager à éradiquer la pollution, en grande partie, de notre nation. Pour la justice, peut-être pourrions-nous trouver quelques ententes, mais celle-ci reste très indépendante...
Isabel Ière : Le développement économique intérieur et le renforcement de notre rôle dans la politique internationale, sans nul doute. Dans les deux cas, plusieurs processus bénéfiques ont déjà été mis en route et je crois que nous devons encore accompagner leur développement par des actions fortes et significatives. Je doute en revanche pouvoir aider Marie Côté à faire quoi que ce soit en Shawiricie : je serais de bien mauvais conseil ! Peut-être, pour certains sujets, pourrions-nous organiser des conférences ou des réunions plus intimes, mais cela reste encore à déterminer !
Pilar del Bravo : Dans votre propre politique interne, qu'est-ce qui est le plus difficile à gérer ?
Marie Côté : Les débats parlementaires. Pour le gouvernement conservateur, c'est de se heurter à deux partis d'opposition qui font sans cesse des scandales avec tout et n'importe quoi. Ils essaient tant bien que mal d'obtenir des voix pour aller à notre encontre... Heureusement, nous sommes majoritaires... Parce que si ce n'était pas le cas, le pays serait dans une zizanie politique effrayante...
Isabel Ière : L’on sent bien l’expérience politique qui parle chez Marie Côté, car je déplore aussi d’avoir à gérer au quotidien une opposition libérale stérile et inefficace. En dehors de leurs propositions de motion de censure et leurs manifestations qui se finissent toujours tragiquement, ils n’agissent jamais et n’œuvrent pas pour le bien du pays. Le peuple numancien ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a élu à plusieurs reprises la majorité parlementaire qui est la seule à même, aujourd’hui, de nous mener à bon port.
Pilar del Bravo : Pensez-vous que les partis d'opposition pourront un jour récupérer le pouvoir dans votre pays respectif ?
Marie Côté : Sincèrement, je ne sais pas. En Shawiricie, l'opposition s'est enfoncée dans une guerre politique interne qui ne se déroule pas comme elle voulait. Elle s'en est prise à un gouvernement aimé de son peuple et elle y a perdu au change... On voit, d'élection en élection, que les partis d'opposition shawiricois perdent de plus en plus de points aux suffrages. C'est triste pour ceux qui votent pour eux, mais c'est une bonne nouvelle pour nous...
À savoir si l'opposition reprendra le pouvoir, je ne sais pas. Je ne crois pas. À mes yeux, ils ne représentent pas ce que veulent les Shawiricois et Shawiricoises. Un simple exemple : nous sommes le seul parti qui encourage le départ de notre nation à l'Union des Démocraties...
Isabel Ière : A court ou long terme, cela me paraît hautement improbable ! Les Numanciens ont fait leur choix à plusieurs reprises et ils veulent poursuivre la ligne politique que j’ai engagée avec le gouvernement du Front Large. Les libéraux ont trop longtemps abusé de notre patience et agi contre les intérêts nationaux ; ils le payent aujourd’hui.
Pilar del Bravo : Où placez-vous la liberté d'expression de votre peuple ? En quoi votre peuple peut-il apporter quelque chose à votre mandat politique ?
Marie Côté : Pour ma part, cela ne fait aucun doute. La liberté d'expression est très importante. Nous prônons même sa pratique courante en Shawiricie. Tous ont un mot à dire, alors qu'ils le disent. Mais il va de soi que cette liberté d'expression est légèrement encadrée. Exemple rapide : on ne peut pas insulter un agent de la paix parce qu'on en a l'envie. Ce n'est pas légal. On ne peut pas non plus crier sur notre toit qu'on va faire exploser une bombe au Parlement la semaine suivante. L'individu sera arrêté et condamné, dans ces cas... Mais somme toute, la liberté d'expression y est présente.
Le peuple apporte beaucoup à mon mandat. Je ne travaille qu'en fonction de ce qu'il dit car je travaille pour eux. Il me fait vivre et fait vivre mon travail. Si le peuple me demande de revoir la justice, je le ferai. S'il me demande l'indépendance, comme il l'a fait, je le ferai...
Isabel Ière : Pour ma part, je crois que la liberté d’expression est une invention postmoderne néfaste, issue de cette nauséabonde idéologie des Droits de l’Homme, qui consiste à faire croire à tout le monde que tout un chacun peut avoir un avis fondé. Certains doivent parler et commander, d’autres doivent se taire et obéir. Et certains principes fondamentaux doivent être respectés : nul ne doit pouvoir bafouer la religion ou la nation au Numancia ; nul ne doit pouvoir, s’il n’en a pas les compétences, contester le politique. Nous ne sommes pas dans une sorte de Star Academy politique et idéologique : les idéologues existent. Qu’ils parlent. Les hommes politiques existent. Qu’ils agissent. La Reine est présente. Qu’elle travaille. Pour les autres, perfectionnez-vous dans votre profession, votre passion, votre loisir… mais remettez-vous-en à vos dirigeants, qui forment l’élite.
Pilar del Bravo : Quelle place doit selon vous avoir la religion dans la vie sociale ? Et l'Église ?
Marie Côté : Ce n'est pas à moi d'en décider. C'est au peuple de se demander s'il est croyant ou non. Je n'irai pas lui dire d'être religieux ou non. De croire en Dieu ou non... C'est une question personnelle qui nous revient à tout un chacun. À nous seuls. Si la société doit être gérée par la religion, ce qui serait drôle à voir en Shawiricie, il faudra l'accepter. Ou du moins vivre avec jusqu'à ce que nous trouvions des compromis, pour ce qui est de notre idéologie shawiricoise... Pour ma part, je l'avoue, je ne suis pas une pratiquante acharnée. J'ai ma propre religion qui est de « Vivre et laissez vivre »... Donc, vous comprendrez que parler de religion me rend un tant soit peu mal à l'aise... Mais, je le répète, si le peuple veut être mené socialement par la religion, alors... Faites-le.
Isabel Ière : Le Numancia diffère en cela profondément de la Shawiricie : le christianisme calviniste a toujours joué un rôle important dans notre société, à quelques rares éclipses historiques près, et je suis fermement convaincue qu’il doit continuer d’en être ainsi. Et de la même façon que Jésus s’est sacrifié pour l’espèce humaine, je me sacrifie pour mon peuple afin de défendre ses intérêts et assurer sa sécurité et son bien… Vous voyez, pour ma part, je suis profondément croyante et pratiquante ! Pour ce qui est de l’Eglise calviniste, en revanche, elle doit rester subordonnée à l’Etat en tant qu’institution subventionnée et contrôlée.
Pilar del Bravo : Quel est votre opinion sur l'énergie atomique ? Les détracteurs de cette technologie sont en effet nombreux, tant d'un point de vue civil (les centrales nucléaires et les risques qu'elles comportent) que militaire (le choc de l'explosion nucléaire et son potentiel destructeur). Qu'auriez-vous à leur répondre ?
Marie Côté : La Shawiricie possède encore, malheureusement, des centrales nucléaires. Elles ne devraient plus y être depuis au moins une décennie mais les coûts d'évolution étaient très dispendieux. Aujourd'hui, je crois que la Shawiricie doit faire un pas de plus vers l'environnement... Et nous le ferons. Je ne me donne aucune échéance, aucune pression, mais elles partiront de notre paysage. Quant à votre deuxième question, je ne leur dirais que de faire attention. De prôner la précaution et d'user d'intelligence en améliorant leur bombe à retardement. Et comme disait l'ancien président shawiricois, Brett Wilmore : « Just watch me »...
Isabel Ière : Le Numancia va se doter de centrales nucléaires modernes, propres et sûres. Le respect de nos paysages est certes une priorité, mais l’énergie atomique civile n’est pas incompatible avec ce respect. Quant à l’énergie atomique à des fins militaires, nous finirons aussi par la détenir, avec l’aide de la Rostovie. Rassurez-vous, nous ne sommes pas des fous de la gâchette : nos ogives ne nous serviront pas à menacer tous les libéraux mais uniquement à garantir notre défense et de dissuader tout ennemi trop empressé…
Pilar del Bravo : Partagez-vous exactement les mêmes vues sur les États-Unis de Pelabssa ? Si non, pourquoi ?
Marie Côté : Je ne sais pas si nous partageons la même opinion. Les USP ont longtemps voulu s'approprier la Shawiricie. En faire un État dépendant des Etats-uniens. Lorsque je suis entrée au pouvoir, j'ai enfin eu l'occasion d'y mettre un terme. De faire ce que mes prédécesseurs craignaient. La Shawiricie et le Pelbassa étaient de très bons alliés. J'ai bon espoir que cela restera, que nous pourrons continuer à avoir une bonne entente avec eux... Mais tout cela dans une indépendance certaine. Soyez-en assurés...
Isabel Ière : Les Etats-Unis n’ont jamais été nos alliés et ne le seront pas de si tôt, je le crains. Je pense néanmoins qu’il faut bien séparer le peuple pelabssien, que je ne hais pas et qui subit pour une bonne part l’incompétence et la férocité de ses dirigeants, et les autorités pelabsiennes, qui ont depuis longtemps troqué toute fierté et tout nationalisme sain pour le règne de Mammon…
Pilar del Bravo : Pour conclure, pensez-vous pouvoir organiser un jour une réunion tripartie avec le Rike du Lochlann, au vu du rapprochement diplomatique que vous avez toutes deux effectué avec le régime scandinave ces derniers temps ?
Marie Côté : Je ne m'avancerai pas, pour ma part, dans ce débat. Le Lochlann a vécu de belles années... Mon gouvernement s'était rapproché d'Eriksson mais il est aujourd'hui décédé. Avant de lancer une rencontre tripartite, il faudra que le gouvernement lochlannais et shawiricois se rencontrent et établissent un nouveau lien diplomatique...
Isabel Ière : C’est une possibilité, d’autant plus que nos relations avec le Lochlann ont pu se réchauffer un peu avec l’accession au pouvoir du chancelier Carlman. Il faudra voir ce que l’avenir nous réserve, mais pourquoi pas ?!
Pilar del Bravo : Eh bien, Mesdames, merci à vous deux. Nous clôturons ce débat sur ces quelques mots et vous donnons rendez-vous dans quinze jours pour un nouveau numéro de Je dois vous dire.... A bientôt !
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne</center>
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre nouvelle grande émission politique de première partie de soirée, Je dois vous dire.... Le but de ce programme : inviter une à deux personnalités politiques, autant du Numancia que de l'étranger, afin de répondre aux questions que je lui ou leur poserai. L'objectif : pas de langue de bois ni de politiquement correct, rien que des réponses franches et des interrogations véritables.
Pour notre premier numéro, nous ne pouvions pas passer à côté de la proposition de deux des dirigeantes les plus influentes du monde, la Présidente de la Fédération des Nations Unies de Shawiricie, Madame Marie Côté, et Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière, qui ont accepté de répondre toutes deux à mes questions aiguisées...
Bonsoirs Mesdames ! Mais trêve de salamalecs et allons au vif du sujet avec la première de nos questions : Mesdames, vous avez toutes deux accepté de répondre à cette interview commune sur la principale chaîne numancienne. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous prêter à un tel exercice au vu des nombreuses différences existantes entre le Royaume de Numancia et la Fédération shawiricoise ?
Marie Côté : Pour ma part, je ne crois pas que les différences politiques de deux pays doivent être une barrière à l'évolution politique de ces dites nations. Je crois que peu importe le régime d'un pays, il peut recevoir qui il veut et être accueillant et chaleureux. J'ai eu l'honneur d'avoir été interviewée au Numancia, Isabel, en Shawiricie. Lorsqu'on m'a contactée pour faire une interview au Numancia, avec Isabel, j'ai tout de suite accepté. J'aime cette femme et son charisme est énorme. C'est bon pour notre politique externe que d'apprécier ceux qui ne sont pas comme nous, au niveau des idéologies...
Isabel Ière : Tout d’abord, j’avoue que je suis très heureuse de partager ce plateau de télévision avec Madame Côté, pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime. Je n’aurais pas accepté une telle entrevue commune avec n’importe qui ! Au-delà de nos idéologies distinctes, la Présidente de la Shawiricie est une femme d’honneur avec qui il est possible d’avoir un échange constructif et ce n’est vraiment pas le cas de tous les dirigeants de cette planète. Voilà pourquoi j’ai accepté cet exercice qui, au demeurant, est plus un plaisir qu’un pensum pour moi...
Pilar del Bravo : La question est sans doute plus personnelle et intime, mais je vous la pose néanmoins : quelles sont les qualités que vous appréciez l'une chez l'autre ? Sont-ce elles qui vous permettent de dialoguer en toute quiétude malgré vos fortes différences idéologiques ?
Marie Côté : Je l'ai dit... Son charisme est charmeur. Sa voix est porteuse d'espoir et d'envie. C'est une femme chaleureuse et accueillante qui, peu importe en quoi nous croyons, ne juge personne. C'est l'exemple même de l'être humain qui fait passer le dirigeant avant sa nation. Je crois que pour elle chaque être humain mérite d'être considéré et ça me plaît. Et c'est probablement, en effet, ce qui nous permet de dialoguer dans une ambiance hors du commun. J'ai rarement connu l'ambiance qui animait notre dernière rencontre... Donc, oui, malgré nos fortes différences idéologiques, nous arrivons à nous respecter...
Isabel Ière : Je reconnais également un grand charisme à Madame Côté et surtout, je salue son courage. Elle s’est dressée contre la première puissance mondiale pour lui dire qu’elle n’approuvait plus sa politique et surtout lui déclarer la vérité en face : les Etats-Unis de Pelabssa sont un cadavre qui marche encore, ignorant qu’il est de sa mort clinique. Cette vérité, nous l’assénions déjà depuis plusieurs mois, mais Marie Côté a été le premier pays d’obédience libérale à la relayer et je l’en remercie.
Pilar del Bravo : Lors de la première rencontre diplomatique entre le Numancia et la Shawiricie, cela s'est terminé d'une bien mauvaise façon. Comment expliquez-vous qu'aujourd'hui, tout se passe bien ?
Marie Côté : La première fois, la Ministre des Affaires Extérieures de la Shawiricie n'avait pas en tête et dans son cœur que le Numancia était un très bon pays. Très bien géré. C'était aussi l'époque où une loi controversée avait fait apparition en Shawiricie, donnant tous les droits diplomatiques à la Ministre responsable. Donc le Président ne pouvait y user son droit de veto. À ma connaissance, le président Finerpapi n'avait pas été ravis que la loi ait été acceptée. Il faisait donc beaucoup de pression...
La deuxième fois, la ministre Himbab m'a donné l'autorisation de l'accompagner et de prendre en charge la rencontre. Cela fut un succès. Parce que je l'ai prise en charge ? Je ne crois pas. Je dirais que nous étions destinés à s'entendre sur tous les plans.
Isabel Ière : Je pense que cela était avant tout dû à une situation diplomatique internationale très particulière, situation plutôt délicate – la reconstitution des deux blocs qui s’affrontent aujourd’hui – dans laquelle mon illustre prédécesseur s’est inséré de façon particulière. Tout le monde était à fleur de peau à l’époque et le Roi, que je connais bien, a toujours été un homme impulsif, parfois en sa propre défaveur. Mais lors de la deuxième rencontre, les positions de chacun étaient clarifiées, l’enjeu était sans doute moindre et Marie Côté m’a immédiatement plu.
Pilar del Bravo : On vous décrit souvent comme des jumelles politiques... Qu’avez-vous à dire aujourd’hui à propos de ce surnom ?
Marie Côté : C'est au sens large. Très large. Je crois que nous avons quelques ressemblances au niveau de notre maturité... Je crois aussi qu'au-delà de ce en quoi nous croyons, nous avons les mêmes principes. À ce moment, nous partons du même point de départ, mais avons un chemin différent... Et nous finissons par nous rejoindre à l'arrivée pour ce qui est de la liberté politique. J'ai eu, il y a quelques semaines, une lettre envoyée par une citoyenne de mon pays qui me disait qu'elle était très fière que j'aie enfin retrouvée ma sœur jumelle. J'ai eu un petit rire, un sourire. J'étais heureuse que mon pays considère le Numancia et sa Reine. J'étais fière que mon pays aime le Numancia comme il aime le sien...
Isabel Ière : Jumelles, le terme est un peu exagéré ! Peut-être d’un point de vue du tempérament, et encore, je ne connais pas toutes les facettes du caractère de Madame Côté. Mais je comprends que la presse, les médias ou l’opinion publique, qui ont souvent besoin d’images fortes et de formules choc pour cristalliser leurs idées, parlent de nous comme de « jumelles », surtout après notre rapprochement diplomatique. Paraît-il, toutefois, que les vrais jumeaux, lorsqu’ils sont séparés, se comportent d’une façon semblable, au-delà de leurs idées politiques. Peut-être en sommes-nous, alors !
Pilar del Bravo : Comment pouvez-vous avoir une si forte liaison politique en étant aussi différentes ? Comment est-ce possible de mettre ses idéologies de côté lorsque vous vous rencontrez ?
Marie Côté : La liberté politique. J'ai une nation à gérer et cela prend tout mon temps. Je n'irai pas en gérer une deuxième. C'est possiblement la même chose pour Isabel Ière... Pour faire notre métier, nous devons être respectueux. Je respecte ceux qui pensent différemment de moi et ça s'arrête là. Je demande en retour qu'on en fasse pareil. J'ai accepté l'antilibéralisme du Numancia et d'Isabel et elle a accepté mon libéralisme. Nous l'acceptons, mais nous n'y adhérons pas. Là est la différence. Comme disait Isabel en entrevue en Shawiricie, il faut savoir différencier la dirigeante de sa nation...
Isabel Ière : Marie Côté a tout dit, je ne vois rien à ajouter si ce n’est qu’humainement, la Présidente shawiricoise est une femme admirable. Les citoyens shawiricois ont bien choisi en l’élisant : elle sait parfaitement représenter son pays, même s’il est libéral…
Pilar del Bravo : Vous êtes toutes les deux les tenantes de la doctrine de la souveraineté populaire (dit à la mode numancienne) ou de la liberté politique de chaque pays (dit à la mode shawiricoise). Pensez-vous que les deux expressions recouvrent exactement la même idéologie ou la même réalité ?
Marie Côté : Les termes ne se ressemblent pas, à mon humble avis. Je ne crois pas que la souveraineté populaire, si on la développe, soit exactement la même chose que la liberté politique. Cependant, je crois qu'en « vue aérienne », nous sommes sur la même longueur d’onde. Nous ne partons pas du même point de départ, mais notre point d'arrivée est le même : le choix de chaque nation de décider vers quel régime elle veut se tourner. Qu'il soit communiste, antilibéral, fasciste ou conservateur, je crois que chacun mérite d'être considéré et respecté. Le peuple et son gouvernement ont décidé de vivre ainsi ? Alors qu'il en soit ainsi. Je ne suis pas l’Être Suprême, je n'ai pas le droit de juger l'idéologie d'un pays. Personne n'est l’Être Suprême. Personne n'est Dieu. Il faut le comprendre et le mettre en pratique...
Isabel Ière : Je crois que Madame Côté a bien résumé les choses : notre constat est le même et nous respectons tout régime tant qu’il nous respecte et se montre de bonne volonté. Néanmoins, comme elle l’a justement dit, nos fondements idéologiques ne sont pas le mêmes : je me fonde sur l’antilibéralisme et Madame Côté, sur la démocratie libérale. Peut-être est-ce l’un des premiers signes de détente entre les deux blocs mondiaux ?...
Pilar del Bravo : Pensez-vous que l'avenir du Numancia et de la Shawiricie est fortement lié ? Si oui, dans quelles domaines : la diplomatie, la politique, l'idéologie, l'économie ?...
Marie Côté : Dès la deuxième rencontre diplomatique, il était clair pour moi que le Numancia serait un fort bon ami de la Shawiricie. Dans ma jeunesse, j'avais un ami qui n'aimait pas aller à la plage. Moi, j'adorais ça. Et nous avons été amis très longtemps. Aujourd'hui, c'est pareil pour la Shawiricie et le Numancia. Un aime aller à la plage, et l'autre non. Et nous sommes tout de même destinés, je crois, à un bel avenir. Je crois que, plus tard, lorsque nous en conviendrons, une nouvelle rencontre pour élaborer notre plan de liaison politique sera programmée. J'ai bon espoir d'améliorer nos liens économiques et culturelles, pourquoi pas ! Pour la diplomatie, je crois que nous sommes sur la bonne voix... Qu'en pensez-vous ?
Isabel Ière : Je crois que nous sommes appelés à grandement nous rapprocher d’un point de vue diplomatique, en effet. L’union fait la force, j’en ai toujours été convaincue, et le vieux dicton est d’autant plus effectif lorsqu’il concerne des amis pourtant dissemblables. Je crois qu’un rapprochement culturel est aussi nécessaire : l’ouverture de notre pays aux réalités des autres pays du monde est un programme que nous développons depuis longtemps et je suis convaincue que la culture shawiricoise peut beaucoup nous apporter.
Pilar del Bravo : Que pensez-vous des paysages urbains ou ruraux du Numancia, dans le cas de Marie Côté, et de Shawiricie, dans le cas d'Isabel ? Pourriez-vous et aimeriez-vous vivre dans le pays de votre interlocutrice ?
Marie Côté : J'adore le Numancia. C'est un pays à considérer lorsque nous voulons partir en vacances. Je recommanderais sans hésiter le Numancia à mes citoyens s'ils avaient envie de parler en vacances dans un pays riche, pour la vue. Je m'y plairais bien, mais pour des raisons politiques, vous comprendrez, je n'y vivrais pas éternellement. Un petit passage, une ou deux semaines, oui... Des vacances...
Isabel Ière : Malheureusement, je ne connais pas assez la Shawiricie pour me prononcer à ce sujet. Néanmoins, ce que j’ai vu de Stepro m’a beaucoup plu ; le paysage est très différent de celui d’Hispalis, il y a tant de choses à voir là-bas… Néanmoins, comme Madame Côté, si je pourrais visiter la Shawiricie avec plaisir, je ne pourrais pas y vivre pour des raisons idéologiques évidentes…
Pilar del Bravo : Seriez-vous capable de gérer le pays de votre homologue ? En d’autres termes : pourriez-vous, Madame Côté, gérer le Numancia et vous, Isabel, gérer la Shawiricie ?
Marie Côté : Sincèrement, non. Je suis une femme beaucoup trop libérale pour mettre de côté mon idéologie et gérer le Numancia. Je ne crois pas que je serais capable de me plier à votre idéologie pour gouverner le Numancia. Au delà de notre liberté politique reste le respect de nos valeurs et de nos convictions. Je ne pourrais soumettre mon pays à votre idéologie comme le Numancia ne soumettrait pas le Numancia aux idéologies de la Shawiricie. Ça tombe sous le sens.
Isabel Ière : Je ne pourrais pas non plus, d’une part pour des raisons idéologiques qu’a déjà exposées Madame Côté, d’autre part parce que je suis trop attachée au Numancia. J’y suis née, j’y ai passé toute mon enfance et mon adolescence, j’y ai découvert l’art, la politique, la culture, j’y suis devenue Reine… Rien ne pourrait désormais plus me séparer de mon peuple, sauf la mort. Par ailleurs, je ne connais que trop mal la Shawiricie, son histoire, sa géographie, ses coutumes, ses aspirations, son peuple… Toute une vie n’y suffirait pas. Madame Côté est sans nul doute bien plus qualifiée que moi pour diriger son pays et, de la même manière, je suis bien plus qualifiée qu’elle pour régner sur le Numancia.
Pilar del Bravo : Croyez-vous que la culture nationale de votre homologue pourrait être plus présente dans votre pays ?
Marie Côté : Tout à fait ! Et cela sera fait. La Shawiricie a conclu une entente avec le Numancia concernant la culture artistique numancienne. De même pour la Shawiricie. Nous comptons également sur un futur échange d'étudiants et des visites guidées payées en partie par le gouvernement impliqué. Dans un futur que j'espère proche, je compte retourner au Numancia afin d'avoir la chance de me mêler au peuple et d'en apprendre plus sur leur mode de vie et leur culture... Ensuite, nous verrons ce qui peut être fait en Shawiricie. Donc, je réponds oui, la culture numancienne pourrait être plus présente et elle le sera.
Isabel Ière : J’adhère aux sages paroles de Marie Côté car nous avons tout à gagner à découvrir et mieux connaître nos cultures respectives, ne fût-ce que pour pouvoir en discuter et donner notre avis en connaissance de cause. Je suis moi-même un grand défenseur de la culture et je crois tout particulièrement au dialogue des civilisations, même si nous ne devons pas sombrer pour cela dans le relativisme, le scepticisme stérile ou l’auto-flagellation. De nombreux accords culturels et universitaires ont en effet été conclus entre nos deux nations et je crois que nous sommes dès aujourd’hui les artisans d’un rapprochement à la fois nécessaire et à approfondir.
Pilar del Bravo : Selon vous, la Shawiricie pourrait-elle finir par jouer un rôle impérialiste envers le Numancia ?
Marie Côté : Absolument pas ! Ce n'est nullement notre intention. Nous sommes deux nations fièrement indépendantes qui avouent avoir une attirance respectable envers l'autre. J'aime le Numancia et sa force de vivre, son caractère unique. J'aime la Shawiricie pour sa force de combattre le Pelabssa. Nous sommes indépendants, je tiens à le répéter. La Shawiricie ne tient que des alliances équitables avec le Numancia et en aucun cas nous ne tenterons d'affaiblir ou de manipuler le Numancia. Et même si nous le voudrions, cela serait impossible... Si Isabel et moi sommes vraiment des jumelles politiques, alors il sera impossible de la flouer... Comme il serait difficilement possible de me flouer.
Isabel Ière : Cette question est assez drôle car, honnêtement, je ne crois pas Marie Côté capable d’une telle bassesse et, même en admettant que ce fût le cas, nous ne la laisserions pas faire ! Le Numancia est, comme la Shawiricie, une nation fière de son indépendance sur bien des points et nous ne permettrons à personne de nous dicter notre conduite. Pas même à la Rostovie, qui est pourtant un pays allié et ami, c’est tout dire !
Pilar del Bravo : Où voyez-vous votre pays, dans vingt ans ?
Marie Côté : Oh... Un fort pays indépendant du Vicaskaran Nord... Une diplomatie externe hors du commun et une politique interne impeccable. Un gouvernement conservateur puissant et aimé du peuple. Pour le reste, je ne le sais pas. C'est en grande partie à la population de faire évoluer sa nation. Le gouvernement doit, quant à lui, s'adapter. La population est, je l'ai toujours dit, le talon d'Achille d'une nation. Sans peuple, il n'y a pas de gouvernement. Donc... Espérons que nous serons tous là dans vingt ans pour en reparler... Et se dire ce qui aura évolué...
Isabel Ière : J’espère à une meilleure place que celle qu’il occupe actuellement. Nous y travaillons, tout du moins ! Le Numancia est déjà un pays doté d’une certaine puissance et je pense que d’ici vingt ans, elle n’en sera que décuplée si nous poursuivons notre lancée. Et j’espère voir mon peuple plus fier, digne et heureux encore !
Pilar del Bravo : Quel est l'enjeu le plus important de votre pays respectif ? Croyez-vous que votre homologue pourrait vous aider à parvenir à vos fins ?
Marie Côté : L'environnement et la justice. Deux enjeux qui font des ravages dans les chambres parlementaires… Probablement qu'en discutant profondément, nous pourrions trouver ensemble des normes réalistes en ce qui concerne l’environnement. Peut-être pourrions-nous mutuellement s'encourager à éradiquer la pollution, en grande partie, de notre nation. Pour la justice, peut-être pourrions-nous trouver quelques ententes, mais celle-ci reste très indépendante...
Isabel Ière : Le développement économique intérieur et le renforcement de notre rôle dans la politique internationale, sans nul doute. Dans les deux cas, plusieurs processus bénéfiques ont déjà été mis en route et je crois que nous devons encore accompagner leur développement par des actions fortes et significatives. Je doute en revanche pouvoir aider Marie Côté à faire quoi que ce soit en Shawiricie : je serais de bien mauvais conseil ! Peut-être, pour certains sujets, pourrions-nous organiser des conférences ou des réunions plus intimes, mais cela reste encore à déterminer !
Pilar del Bravo : Dans votre propre politique interne, qu'est-ce qui est le plus difficile à gérer ?
Marie Côté : Les débats parlementaires. Pour le gouvernement conservateur, c'est de se heurter à deux partis d'opposition qui font sans cesse des scandales avec tout et n'importe quoi. Ils essaient tant bien que mal d'obtenir des voix pour aller à notre encontre... Heureusement, nous sommes majoritaires... Parce que si ce n'était pas le cas, le pays serait dans une zizanie politique effrayante...
Isabel Ière : L’on sent bien l’expérience politique qui parle chez Marie Côté, car je déplore aussi d’avoir à gérer au quotidien une opposition libérale stérile et inefficace. En dehors de leurs propositions de motion de censure et leurs manifestations qui se finissent toujours tragiquement, ils n’agissent jamais et n’œuvrent pas pour le bien du pays. Le peuple numancien ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a élu à plusieurs reprises la majorité parlementaire qui est la seule à même, aujourd’hui, de nous mener à bon port.
Pilar del Bravo : Pensez-vous que les partis d'opposition pourront un jour récupérer le pouvoir dans votre pays respectif ?
Marie Côté : Sincèrement, je ne sais pas. En Shawiricie, l'opposition s'est enfoncée dans une guerre politique interne qui ne se déroule pas comme elle voulait. Elle s'en est prise à un gouvernement aimé de son peuple et elle y a perdu au change... On voit, d'élection en élection, que les partis d'opposition shawiricois perdent de plus en plus de points aux suffrages. C'est triste pour ceux qui votent pour eux, mais c'est une bonne nouvelle pour nous...
À savoir si l'opposition reprendra le pouvoir, je ne sais pas. Je ne crois pas. À mes yeux, ils ne représentent pas ce que veulent les Shawiricois et Shawiricoises. Un simple exemple : nous sommes le seul parti qui encourage le départ de notre nation à l'Union des Démocraties...
Isabel Ière : A court ou long terme, cela me paraît hautement improbable ! Les Numanciens ont fait leur choix à plusieurs reprises et ils veulent poursuivre la ligne politique que j’ai engagée avec le gouvernement du Front Large. Les libéraux ont trop longtemps abusé de notre patience et agi contre les intérêts nationaux ; ils le payent aujourd’hui.
Pilar del Bravo : Où placez-vous la liberté d'expression de votre peuple ? En quoi votre peuple peut-il apporter quelque chose à votre mandat politique ?
Marie Côté : Pour ma part, cela ne fait aucun doute. La liberté d'expression est très importante. Nous prônons même sa pratique courante en Shawiricie. Tous ont un mot à dire, alors qu'ils le disent. Mais il va de soi que cette liberté d'expression est légèrement encadrée. Exemple rapide : on ne peut pas insulter un agent de la paix parce qu'on en a l'envie. Ce n'est pas légal. On ne peut pas non plus crier sur notre toit qu'on va faire exploser une bombe au Parlement la semaine suivante. L'individu sera arrêté et condamné, dans ces cas... Mais somme toute, la liberté d'expression y est présente.
Le peuple apporte beaucoup à mon mandat. Je ne travaille qu'en fonction de ce qu'il dit car je travaille pour eux. Il me fait vivre et fait vivre mon travail. Si le peuple me demande de revoir la justice, je le ferai. S'il me demande l'indépendance, comme il l'a fait, je le ferai...
Isabel Ière : Pour ma part, je crois que la liberté d’expression est une invention postmoderne néfaste, issue de cette nauséabonde idéologie des Droits de l’Homme, qui consiste à faire croire à tout le monde que tout un chacun peut avoir un avis fondé. Certains doivent parler et commander, d’autres doivent se taire et obéir. Et certains principes fondamentaux doivent être respectés : nul ne doit pouvoir bafouer la religion ou la nation au Numancia ; nul ne doit pouvoir, s’il n’en a pas les compétences, contester le politique. Nous ne sommes pas dans une sorte de Star Academy politique et idéologique : les idéologues existent. Qu’ils parlent. Les hommes politiques existent. Qu’ils agissent. La Reine est présente. Qu’elle travaille. Pour les autres, perfectionnez-vous dans votre profession, votre passion, votre loisir… mais remettez-vous-en à vos dirigeants, qui forment l’élite.
Pilar del Bravo : Quelle place doit selon vous avoir la religion dans la vie sociale ? Et l'Église ?
Marie Côté : Ce n'est pas à moi d'en décider. C'est au peuple de se demander s'il est croyant ou non. Je n'irai pas lui dire d'être religieux ou non. De croire en Dieu ou non... C'est une question personnelle qui nous revient à tout un chacun. À nous seuls. Si la société doit être gérée par la religion, ce qui serait drôle à voir en Shawiricie, il faudra l'accepter. Ou du moins vivre avec jusqu'à ce que nous trouvions des compromis, pour ce qui est de notre idéologie shawiricoise... Pour ma part, je l'avoue, je ne suis pas une pratiquante acharnée. J'ai ma propre religion qui est de « Vivre et laissez vivre »... Donc, vous comprendrez que parler de religion me rend un tant soit peu mal à l'aise... Mais, je le répète, si le peuple veut être mené socialement par la religion, alors... Faites-le.
Isabel Ière : Le Numancia diffère en cela profondément de la Shawiricie : le christianisme calviniste a toujours joué un rôle important dans notre société, à quelques rares éclipses historiques près, et je suis fermement convaincue qu’il doit continuer d’en être ainsi. Et de la même façon que Jésus s’est sacrifié pour l’espèce humaine, je me sacrifie pour mon peuple afin de défendre ses intérêts et assurer sa sécurité et son bien… Vous voyez, pour ma part, je suis profondément croyante et pratiquante ! Pour ce qui est de l’Eglise calviniste, en revanche, elle doit rester subordonnée à l’Etat en tant qu’institution subventionnée et contrôlée.
Pilar del Bravo : Quel est votre opinion sur l'énergie atomique ? Les détracteurs de cette technologie sont en effet nombreux, tant d'un point de vue civil (les centrales nucléaires et les risques qu'elles comportent) que militaire (le choc de l'explosion nucléaire et son potentiel destructeur). Qu'auriez-vous à leur répondre ?
Marie Côté : La Shawiricie possède encore, malheureusement, des centrales nucléaires. Elles ne devraient plus y être depuis au moins une décennie mais les coûts d'évolution étaient très dispendieux. Aujourd'hui, je crois que la Shawiricie doit faire un pas de plus vers l'environnement... Et nous le ferons. Je ne me donne aucune échéance, aucune pression, mais elles partiront de notre paysage. Quant à votre deuxième question, je ne leur dirais que de faire attention. De prôner la précaution et d'user d'intelligence en améliorant leur bombe à retardement. Et comme disait l'ancien président shawiricois, Brett Wilmore : « Just watch me »...
Isabel Ière : Le Numancia va se doter de centrales nucléaires modernes, propres et sûres. Le respect de nos paysages est certes une priorité, mais l’énergie atomique civile n’est pas incompatible avec ce respect. Quant à l’énergie atomique à des fins militaires, nous finirons aussi par la détenir, avec l’aide de la Rostovie. Rassurez-vous, nous ne sommes pas des fous de la gâchette : nos ogives ne nous serviront pas à menacer tous les libéraux mais uniquement à garantir notre défense et de dissuader tout ennemi trop empressé…
Pilar del Bravo : Partagez-vous exactement les mêmes vues sur les États-Unis de Pelabssa ? Si non, pourquoi ?
Marie Côté : Je ne sais pas si nous partageons la même opinion. Les USP ont longtemps voulu s'approprier la Shawiricie. En faire un État dépendant des Etats-uniens. Lorsque je suis entrée au pouvoir, j'ai enfin eu l'occasion d'y mettre un terme. De faire ce que mes prédécesseurs craignaient. La Shawiricie et le Pelbassa étaient de très bons alliés. J'ai bon espoir que cela restera, que nous pourrons continuer à avoir une bonne entente avec eux... Mais tout cela dans une indépendance certaine. Soyez-en assurés...
Isabel Ière : Les Etats-Unis n’ont jamais été nos alliés et ne le seront pas de si tôt, je le crains. Je pense néanmoins qu’il faut bien séparer le peuple pelabssien, que je ne hais pas et qui subit pour une bonne part l’incompétence et la férocité de ses dirigeants, et les autorités pelabsiennes, qui ont depuis longtemps troqué toute fierté et tout nationalisme sain pour le règne de Mammon…
Pilar del Bravo : Pour conclure, pensez-vous pouvoir organiser un jour une réunion tripartie avec le Rike du Lochlann, au vu du rapprochement diplomatique que vous avez toutes deux effectué avec le régime scandinave ces derniers temps ?
Marie Côté : Je ne m'avancerai pas, pour ma part, dans ce débat. Le Lochlann a vécu de belles années... Mon gouvernement s'était rapproché d'Eriksson mais il est aujourd'hui décédé. Avant de lancer une rencontre tripartite, il faudra que le gouvernement lochlannais et shawiricois se rencontrent et établissent un nouveau lien diplomatique...
Isabel Ière : C’est une possibilité, d’autant plus que nos relations avec le Lochlann ont pu se réchauffer un peu avec l’accession au pouvoir du chancelier Carlman. Il faudra voir ce que l’avenir nous réserve, mais pourquoi pas ?!
Pilar del Bravo : Eh bien, Mesdames, merci à vous deux. Nous clôturons ce débat sur ces quelques mots et vous donnons rendez-vous dans quinze jours pour un nouveau numéro de Je dois vous dire.... A bientôt !
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Ramiro de Maeztu
Journal télévisé du 24 avril 2012, à vingt heures - Telediario del 24 de abril de 2012, a las ocho de la tarde
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenue à votre grand rendez-vous d'actualité quotidien avec aujourd'hui, la rencontre diplomatique au Palais Royal d'Occident entre la nouvelle reine thorvalienne, Son Altesse Royale Annabelle II, et notre Reine, Isabel Ière.
Cette rencontre, censée faire redémarrer les relations entre les deux pays, a fait bien plus que cela puisqu'une nouvelle organisation à volonté expansive en est née : la Sainte Alliance.
Avant de vous expliquer en quoi elle consistera selon le traité paraphé par les deux monarques aujourd'hui, voici tout d'abord la réaction de chacune lors de la conférence de presse qu'elles ont donnée cette après-midi, en différé.
[quote]<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/a/f/c/100608080925991966190499-1d10b22.png.htm][img]http://img47.xooimage.comiles/4/b/4/100608080925991966190499-1d10b23.png[/img][/url]
Annabelle II : Mesdames et Messieurs les journalistes,
C'est avec une fierté non dissimulée que je m'adresse à vous aujourd'hui. La rencontre entre nos deux délégations a été franche et relève des grands succès diplomatiques de l'histoire.
Du début à la fin, j'ai senti que les deux camps s'accordaient sur beaucoup de thèmes et que nos buts étaient communs. Le Thorval et le Numancia sont des nations amies, très liées et qui partagent une idéologie commune. Cette dernière est d'ailleurs parfaitement résumée par la célèbre devise de Vladimir Kirov : la gauche du travail et la droite des valeurs.
Si je vous cite le dirigeant de la Rostovie, ce n'est pas par hasard. En effet, notre nouvelle alliance, de son nom la Sainte Alliance, sera partenaire du Pacte de Novgorod. Nous aspirons à une entente cordiale avec le bloc de l'Est. Cependant, cela ne signifie pas que la Sainte Alliance sera communiste, ni libérale d'ailleurs et encore moins fasciste. Notre Alliance sera antilibérale et conservatrice. Elle représentera plus qu'une simple organisation internationale. La Sainte Alliance sera une union des peuples fraternels, faisant fi des nationalités, des régimes et des différences. Chaque nation pourra y entrer à condition de correspondre à l'idéologie prônée.
J'appelle aujourd'hui toute nation ne se reconnaissant complètement dans aucun des deux blocs idéologiques actuels à nous rejoindre. La Sainte Alliance a été crée pour vivre longtemps, très longtemps et ne pourra s'éteindre que quand elle aura atteint son but : un monde tourné vers la tradition. Je vous remercie.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/43/7/e/2/205408_r45garztmh...194503_l-1ce8a2f.jpg.htm][img]http://img43.xooimage.com/files/3/2/9/205408_r45garztmh...194503_l-1ce8a30.jpg[/img][/url]
Isabel Ière : Aujourd'hui est un grand jour pour le Royaume Canoviste de Numancia et le Royaume du Thorval. Nos deux nations, décidées à compter sur la scène internationale et à faire valoir leur mode de vie et leur idéologie, sortent de leur isolement diplomatique (parfois relatif) pour fonder cette Sainte Alliance traditionaliste, conservatrice et antilibérale qui, je l'espère, aura une longue et belle vie.
J'appelle à la suite de Son Altesse Royale Annabelle II toutes les nations qui se reconnaissent dans notre quête, qu'elles soient des monarchies, des républiques, des aristocraties... à venir nous rejoindre. Plus nous serons nombreux et unis, plus nous serons forts et plus nous saurons faire triompher nos idéaux.
La neutralité n'est plus permise pour personne, même la République d'Allié, pourtant bien critiquable sur tant de points, l'a compris. Votre avenir, à vous antilibéraux, est entre vos mains.
Par ailleurs, je réaffirme ma grande amitié envers le Pacte de Novgorod et en particulier envers la Rostovie et l'Eran, deux nations puissantes et respectables qui compteront beaucoup dans les relations futures de la Sainte Alliance.
Ce sera tout, Messieurs, merci.</center>[/quote]
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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne
Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenue à votre grand rendez-vous d'actualité quotidien avec aujourd'hui, la rencontre diplomatique au Palais Royal d'Occident entre la nouvelle reine thorvalienne, Son Altesse Royale Annabelle II, et notre Reine, Isabel Ière.
Cette rencontre, censée faire redémarrer les relations entre les deux pays, a fait bien plus que cela puisqu'une nouvelle organisation à volonté expansive en est née : la Sainte Alliance.
Avant de vous expliquer en quoi elle consistera selon le traité paraphé par les deux monarques aujourd'hui, voici tout d'abord la réaction de chacune lors de la conférence de presse qu'elles ont donnée cette après-midi, en différé.
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Annabelle II : Mesdames et Messieurs les journalistes,
C'est avec une fierté non dissimulée que je m'adresse à vous aujourd'hui. La rencontre entre nos deux délégations a été franche et relève des grands succès diplomatiques de l'histoire.
Du début à la fin, j'ai senti que les deux camps s'accordaient sur beaucoup de thèmes et que nos buts étaient communs. Le Thorval et le Numancia sont des nations amies, très liées et qui partagent une idéologie commune. Cette dernière est d'ailleurs parfaitement résumée par la célèbre devise de Vladimir Kirov : la gauche du travail et la droite des valeurs.
Si je vous cite le dirigeant de la Rostovie, ce n'est pas par hasard. En effet, notre nouvelle alliance, de son nom la Sainte Alliance, sera partenaire du Pacte de Novgorod. Nous aspirons à une entente cordiale avec le bloc de l'Est. Cependant, cela ne signifie pas que la Sainte Alliance sera communiste, ni libérale d'ailleurs et encore moins fasciste. Notre Alliance sera antilibérale et conservatrice. Elle représentera plus qu'une simple organisation internationale. La Sainte Alliance sera une union des peuples fraternels, faisant fi des nationalités, des régimes et des différences. Chaque nation pourra y entrer à condition de correspondre à l'idéologie prônée.
J'appelle aujourd'hui toute nation ne se reconnaissant complètement dans aucun des deux blocs idéologiques actuels à nous rejoindre. La Sainte Alliance a été crée pour vivre longtemps, très longtemps et ne pourra s'éteindre que quand elle aura atteint son but : un monde tourné vers la tradition. Je vous remercie.
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Isabel Ière : Aujourd'hui est un grand jour pour le Royaume Canoviste de Numancia et le Royaume du Thorval. Nos deux nations, décidées à compter sur la scène internationale et à faire valoir leur mode de vie et leur idéologie, sortent de leur isolement diplomatique (parfois relatif) pour fonder cette Sainte Alliance traditionaliste, conservatrice et antilibérale qui, je l'espère, aura une longue et belle vie.
J'appelle à la suite de Son Altesse Royale Annabelle II toutes les nations qui se reconnaissent dans notre quête, qu'elles soient des monarchies, des républiques, des aristocraties... à venir nous rejoindre. Plus nous serons nombreux et unis, plus nous serons forts et plus nous saurons faire triompher nos idéaux.
La neutralité n'est plus permise pour personne, même la République d'Allié, pourtant bien critiquable sur tant de points, l'a compris. Votre avenir, à vous antilibéraux, est entre vos mains.
Par ailleurs, je réaffirme ma grande amitié envers le Pacte de Novgorod et en particulier envers la Rostovie et l'Eran, deux nations puissantes et respectables qui compteront beaucoup dans les relations futures de la Sainte Alliance.
Ce sera tout, Messieurs, merci.</center>[/quote]
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Ramiro de Maeztu
Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>
Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !
Cette semaine, je m'en vais vous présenter une des plus grandes spécialités du Numancia, particulièrement de la région de Júcar, mondialement connue : le célèbre gaspacho aux légumes - "gazpacho de verduras".
C'est une recette pour six personnes, qui ne nécessite aucune cuisson (puisqu'il s'agit d'une soupe froide !) et seulement vingt minutes de préparation. Son prix est généralement raisonnable, mais tout dépend de la qualité des légumes et des ingrédients que vous choisissez chez votre primeur !
Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Un kilogramme de tomates pelées - Un kilógramo de tomates pelados
- Cent cinquante grammes de croûtons à l'ail - Ciento cincuenta gramos de mendrugos con ajo
- Deux branches de céleri - Dos ramas de apio
- Un concombre - Un pepino
- Une tranche de pain de mie - Una rebanada de pan de molde
- Un poivron rouge - Un pimiento rojo
- Un poivron vert - Un pimiento verde
- Quatre cuillères à soupe d'huile d'olive - Cuatro cucharas soperas de aceite de oliva
- Deux cuillères à soupe de vinaigre de vin - Dos cucharas soperas de vinagre de vino
- Le jus d'un citron - El zumo de un limón
- Quelques gouttes de tabasco - Unas gotas de salsa tabasco
- Du sel et du poivre - Sal y pimienta
La préparation est très facile, vous allez voir :
- Retirez la croûte de la tranche de pain de mie. Pelez le concombre et coupez-le en deux. Détaillez une des deux moitiés en tous petits dés, coupez l'autre en morceaux.
- Lavez, épépinez et coupez les poivrons en tous petits dés. Lavez et coupez le céleri branche en tous petits dés.
- Réservez les petits dés de concombre, de poivrons et de céleri au frais dans des petits bols.
- Mettez les tomates pelées, les morceaux de concombre et le pain de mie dans le bol d'un mixeur.
- Ajoutez l'huile d'olive, le vinaigre, le jus de citron et le tabasco.
- Faites tourner jusqu'à obtention d'une soupe épaisse. Salez, poivrez et versez la soupe dans des verres. Placez au frais pendant au moins deux heures.
- Servez le gaspacho très frais accompagné des petits dés de légumes variés et des croûtons à l'ail.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/49/2/7/f/thumb-le-gaspacho...1805.gif-1d51091.jpg.htm][img]http://img49.xooimage.com/files/b/d/3/thumb-le-gaspacho...1805.gif-1d51092.jpg[/img][/url]</center>
Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>
Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !
Cette semaine, je m'en vais vous présenter une des plus grandes spécialités du Numancia, particulièrement de la région de Júcar, mondialement connue : le célèbre gaspacho aux légumes - "gazpacho de verduras".
C'est une recette pour six personnes, qui ne nécessite aucune cuisson (puisqu'il s'agit d'une soupe froide !) et seulement vingt minutes de préparation. Son prix est généralement raisonnable, mais tout dépend de la qualité des légumes et des ingrédients que vous choisissez chez votre primeur !
Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Un kilogramme de tomates pelées - Un kilógramo de tomates pelados
- Cent cinquante grammes de croûtons à l'ail - Ciento cincuenta gramos de mendrugos con ajo
- Deux branches de céleri - Dos ramas de apio
- Un concombre - Un pepino
- Une tranche de pain de mie - Una rebanada de pan de molde
- Un poivron rouge - Un pimiento rojo
- Un poivron vert - Un pimiento verde
- Quatre cuillères à soupe d'huile d'olive - Cuatro cucharas soperas de aceite de oliva
- Deux cuillères à soupe de vinaigre de vin - Dos cucharas soperas de vinagre de vino
- Le jus d'un citron - El zumo de un limón
- Quelques gouttes de tabasco - Unas gotas de salsa tabasco
- Du sel et du poivre - Sal y pimienta
La préparation est très facile, vous allez voir :
- Retirez la croûte de la tranche de pain de mie. Pelez le concombre et coupez-le en deux. Détaillez une des deux moitiés en tous petits dés, coupez l'autre en morceaux.
- Lavez, épépinez et coupez les poivrons en tous petits dés. Lavez et coupez le céleri branche en tous petits dés.
- Réservez les petits dés de concombre, de poivrons et de céleri au frais dans des petits bols.
- Mettez les tomates pelées, les morceaux de concombre et le pain de mie dans le bol d'un mixeur.
- Ajoutez l'huile d'olive, le vinaigre, le jus de citron et le tabasco.
- Faites tourner jusqu'à obtention d'une soupe épaisse. Salez, poivrez et versez la soupe dans des verres. Placez au frais pendant au moins deux heures.
- Servez le gaspacho très frais accompagné des petits dés de légumes variés et des croûtons à l'ail.
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Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !