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Posté : mer. mai 08, 2019 9:09 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
23 janvier 2039[/center]
Une cyberattaque qui suscite l'inquiétude, et qui pose des questions
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[center][img]https://i.imgur.com/NPe0rZU.jpg[/img][/center]
[justify]Selon certains analystes, l'attaque, menée à l'aide d'un logiciel de type Regin,
aurait touché plus d'une dizaine d’entreprises et administrations makengaises.
Les pirates, encore non-identifiés ont apparemment exploité une faille dans les systèmes informatiques makengais.
"Nous avons reçu de multiples rapports d'infection par un logiciel de type Regin", a communiqué le ministère de la Défense. Regin est un logiciel malveillant sophistiqué, il serait utilisé comme plate-forme de cyberespionnage contre des organisations privées et publiques que les attaquants déploient dans un réseau informatique afin d'en prendre le contrôle total. Il aurait pour rôle principal de collecter des données, pourrait également prendre le contrôle d'ordinateurs cibles, prendre des captures d'écrans, et voler les mots de passes.
Cette d'attaque informatiques de "
portée importante" suscite l'inquiétude des experts en sécurité. Pour l'essentiel, ces attaques consistent à remplacer les adresses des serveurs autorisés par des adresses de machines contrôlées par les attaquants. Ce qui permet aux pirates de fouiller dans les données (mots de passe, adresses mail, etc.) sur le chemin voire de capter complètement le trafic vers leurs serveurs. Si pour l’instant on ne connait rien de l’impact réel de cette attaque, des fichiers ou données « sensibles » auraient pu être visitées, voir dérobées par les pirates.
L’attaque semblait venir de serveurs situés en Algarbe-du-Sud, mais pour l’heure, il est impossible de retracer l’origine exacte de la menace.
Le président Botamba a annoncé vouloir rapidement faire la lumière sur cette affaire, en lançant une cyber-enquête d’ampleur inédite,
grâce notamment au soutient des alliés Berlimien, Ennissois et Karsais.
Une question reste pour l’heure sans réponse :
pourquoi viser le Makengo ? Bien que le pays regorge de ressources stratégiques, il n’est pour l’instant pas un poids lourd de la diplomatie ou de l’économie mondiale, et on a encore du mal à identifier les objectifs d’une telle opération pour un groupe étranger, ou même une nation…[/justify]
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En bref dans l’actualité :
- La prochaine Coupe du Monde de Football débutera bientôt au Karmalistan. Annulée en 2034, puis décalée à l'hiver 2039, la compétition d'envergure mondiale rassemblera les 32 meilleures équipes de football, et le Makengo en fera évidemment parti. Véritable (et seul ?) représentant algarbien, nos léopards auront à cœur de défendre les couleurs nationales, avec comme objectif premier de sortir de la phase de poule. Objectif difficile, au vu de la haute densité d'équipes de talents, mais pas impossible, certains joueurs ou supporters rêvant même de 1/4 de finale, ce qui serait alors la meilleure performance nationale en la matière. La génération dorée makengaise n'a plus désormais qu'à attendre le 17 février, jour des premiers matchs dans la compétition, et avant cela même, le tirage au sort des groupes qui aura lieu le 6 février.
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Posté : lun. mai 13, 2019 12:30 pm
par Jose-Christ
[quote=Le petit sportif][center]
[img]https://i.imgur.com/8pl0cBX.png[/img]
8 février 2039[/center]
Coupe du Monde : un groupe relevé, mais pas impossible, pour les léopards
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[center][img]https://i.imgur.com/HEFmOhG.jpg[/img][/center]
[justify]Ça y est, la Coupe du Monde de football est officiellement lancée ! Annulée en 2036, puis finalement repoussée à cet hiver 2039, l’attente fut longue dans le monde du ballon rond. Neuf longues années après la dernière édition, les amateurs de football vont enfin pouvoir se régaler à suivre la plus grande compétition mondiale, opposant les meilleures nations de chaque continent (mais aussi des invités de calibre plus modeste), et voir le 18 mars prochain qui soulèvera le précieux trophée. Cette édition, anormalement organisée en février/mars plutôt qu’en plein cœur de l’été, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1096&t=17755&p=351338#p351098]prendra lieue au Karmalistan[/url], nation modeste du football mondial, et qui cherchera surtout à faire bonne impression et éviter le ridicule d’une élimination prématurée dans sa propre compétition.
Ce midi avait donc lieu la première étape, non moins essentielle, de cette Coupe du Monde avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1096&t=17755&p=351338#p351338]le tirage au sort des groupes[/url]. Pour nos léopards du Makengo, c’est avec un certain soulagement, mais beaucoup de concentration toujours, que la composition du groupe a été accueillie. [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2019/20/1/1557747651-grg.png]Placé dans la poule G[/url], le Makengo rencontrera ainsi les Îles Lothon (le 21 février à Ahmadabad), le Gansernberg (le 26 février à Mirpur) et les Îles Dearmad (le 03 mars à Sanghar). La tâche initiale, c’est-à-dire sortir des poules, semble donc compliquée mais loin d’être impossible. Les Dearmad semblent être largement favoris du groupe (car parmi aussi les candidats sérieux au titre final), mais le Makengo pourrait sortir son épingle du jeu face au Lorthon et au Gansernberg, adversaire jugé le plus faible du groupe. Le premier match face aux Îles Lorthon semble donc faire déjà figure de « finale » entre makengais et lorthoniens, et pourrait lancer magnifiquement la compétition pour les léopards comme compromettre d’entrée fortement les rêves de qualification en huitièmes de finale.
« C’est un tirage difficile, mais pas le pire possible. On évite des grands favoris, mais il ne faut pas dors et déjà prendre pour acquis la qualification », préviens le sélectionneur national.
Les possibles adversaires des makengais en huitième de finale seront sans doute le Berlim ou le Lébira, deux des grands favoris de la compétition, qui n’auront a priori aucun mal à se défaire du Kaiyuan et de l’Aiglantine.
Dans les autres groupes, les poules E (Estolie, Westrait, Shinkyôko, Estura) et B (Uural-Liivimaa, Txile, Asdriche, Valaryan) seront sans nul doute à suivre avec grand intérêt, tant les niveaux sont relevés et extrêmement proche. Les bookmakers eux, font dors et déjà du Westrait, de la Vasconie, de la Valdaquie et du Caeturia leurs favoris, étant placés dans des groupes largement à leur portée. Pour le Karmalistan, pays hôte, le tirage semble lui extrêmement favorable, le sort leur ayant réservé deux des nations les plus faible de la compétition (Katherina et Caskar), une possible qualification historique en huitième de finale et donc envisageable.
Les léopards makengais se préparent encore au pays, mais doivent décoller en fin de semaine pour le Karmalistan et leur camp de base situé à Ormara, au cœur de la province du Raj Dahar. Avant de partir, ils seront accueillis par le président Youssouf Botamba, grand amateur de football devant l’éternel. Si aucun objectif de résultat n’a été officiellement fixé, ne pas sortir des groupes serait un terrible échec. Au contraire, arriver à se hisser en quarts de final serait un résultat historique. Le président lui, rêverait d’une victoire finale, mais cette éventualité reste tout de même très hypothétique.
La Coupe du Monde est donc officiellement lancée, mais les choses sérieuses débuteront elles le 16 février prochain par le match d’ouverture Karmalistan-Vasconie à Daharpur. Quant aux léopards, le rendez-vous est fixé au 21 février à Ahmadabad face aux Îles Lorthon, avant de peut-être rêver plus haut…[/justify]
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Pas de titre pour Kalemba-Mubele, mais une honorable 3e place.
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[center][img]https://i.imgur.com/dftd4Kf.jpg[/img][/center]
[justify]Invité aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=923&t=17713]Jeux Dytoliens[/url], la Makengo était représenté par les boxeurs Christ Kalemba-Bubele et Joséphien Djemba. Dans le tournois féminin, les choses ont tournées courts, Djemba se faisant éliminer dès le premier tour face à la lorthonienne Monia-Al-Nour, K.O. au 10ème round après avoir pourtant montré de bonnes aptitudes techniques. Mlaheureusement, la puissance de la lorthonienne ont eu raison de Joséphine Djemba qui devra se servir de cet échec pour grandir, notamment sur le plan physique.
Chez les hommes, Christ Kalemba-Mubele a lui montré un tout autre visage. Tombeur du berlimien Felipe Dias au 1er tour, par K.O. au 4ème round, il affrontait en demi-finale le caeturien Julio Watson. Cette fois-ci « l’Assassin » n’a pas pu longtemps montrer toute l’étendue de ses talents, le caeturien le faisant tomber K.O. au 5ème round après un violent coup du gauche en pleine tête, alors que les deux boxeurs étaient pourtant à égalité aux points.
Lot de consolation donc, le makengais s’est rattrapé face au santognais (d’origine valdaque) Thomas Balan. Après un rude combat, le makengais est donc sorti gagnant, non sans fierté, face à son adversaire du jour, pour prendre une belle troisième place dans la compétition. Après la remise des récompenses, Kalema-Mubele déclarait être extrêmement satisfait de sa performance, et se déclarait être encore plus motivé et remonté pour, lors de ses prochaines sorties, aller décrocher la première place, et montrer aux yeux du monde la puissance des boxeurs makengais.[/justify]
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Posté : mer. mai 15, 2019 3:49 pm
par Jose-Christ
[quote=La Renaissance][center][img]https://i.imgur.com/y3TcL16.png[/img]
14 février 2039[/center]
Molongwe : triste symbole de la pauvreté, enfer pour les femmes
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[center][img]https://i.imgur.com/TccgTrv.jpg[/img]
Rue à Molongwe, l'un des quartiers les plus pauvres du Makengo.[/center]
[justify]A Molongwe, quartier tristement rendu célèbre de par son commerce du sexe, la vie est loin d’être de tout repos pour ses habitantes. Maisons vétustes, manque de sanitaires, ici, tout est à (re) faire. Quand on arrive à Molongwe, les herbes sauvages et autres immondices sont les premières choses que l’on remarque. A vingt mètres environs, quelques centaines de maisons se succèdent, chacune d’elles espacées par des couloirs d'à peu près un mètre. Les tenues arborées par les femmes sont marquantes : soit un pagne dont elles recouvrent leurs poitrines ou deux écharpes, une qui couvre la hanche et les cuisses tandis que l'autre couvrira la poitrine. Leur activité ne fait aucun doute.
Après de longues minutes de négociation, Joanne accepte enfin de nous répondre : « Je vis ici depuis deux ans avec une amie. Toute ma famille est restée à Ithala (dans les montagnes du nord du pays). Je me débrouille pour survivre : payer mon loyer et subvenir à mes besoins quotidiens. Il m'arrive de tomber malade, dans ce cas, je dois me battre pour me faire soigner. Je sais que ce n'est pas bien mais, je dois le faire pour vivre. La vie à Lunda est vraiment dure, je me bats ».
Mère de deux enfants dont une fille de 12 ans, à seulement 26 ans, elle s’inquiète de l’avenir : « Sans faire cette activité, nous ne pouvons pas vivre. Il faut faire des petites économies avec le peu d'argent que l'on gagne pour survivre. Comment je vais élever mes enfants sans argent ? » s'interroge-t-elle.
A la simple évocation d’une hypothèse de lutte contre la prostitution, elle renvoie aux causes du phénomène : « Pour résoudre le problème du commerce du sexe ici, les autorités doivent d'abord penser à trouver des solutions sur nos conditions de vie. Les associations qui viennent nous voir, nous font des promesses, parfois ils nous prodiguent des conseils mais que peuvent-ils réellement pour nous ? Nos conditions de vie sont médiocres » s'indigne elle.
Joanne est incisive, sans sourciller, elle évoque le problème des sanitaires : « Il n'y a pas de toilettes ici. Nous sommes obligés d'utiliser des petits seaux pour nous et nos enfants. Après, nous allons tout déverser là où nous jetons les immondices. Mais si un agent de police attrape l'un de nous, il lui impose de payer une amende de 50.000 kudins ! ». Elle a choisi d'habiter Mologwe à cause du loyer qui lui revient moins cher : « Je me suis installée ici avec ma famille parce que je n'avais nulle part où aller. Nous payons le loyer à 30.000 kudins. Je vis essentiellement du… enfin vous voyez. Parfois aussi de mes plantations de légumes. C’est avec ça que je nourris ma famille. »
Lisa, sa fille, est une jeune fille de douze ans. Petit sac autour de la hanche, top fleuri, jupe jaune mi-cuisses avec une fente à l’avant. Lisa se plaint d'être parfois assimilée à celles qui font le commerce de sexe : « J'ai arrêté d'aller aux cours dans une école parce que maman ne pouvait plus financer mes études. Mon père se débrouillait dans les petites affaires avant de tomber malade et de décedé. Actuellement, j'essaie un peu de me battre pour survivre mais les gens qui viennent ici nous prennent toutes pour des prostituées. Et je ne soutiens pas du tout cela » confie-t-elle, devant sa mère, embarrassée. Lisa rêve de quitter Molongwe : « Si aujourd'hui, j'ai la chance de retourner aux études, je vais le faire. Je souhaite que ma famille quitte cet endroit pour habiter ailleurs ».
A Molongwe, ce sont les femmes qui gèrent le foyer avec l’argent qu’elles gagnent. La cause même de la prostitution, c'est la souffrance. Les autres habitants sont insultés à cause de ces femmes, qui sont alors encore plus isolées.
Molongwe compte trois bars, deux églises, un dispensaire et un centre de santé couplé d'une maternité adaptés aux conditions du quartiers. Une infirmière au centre médical nous confie que les consultations sont pour la plupart liés à des cas d’infections sexuellement transmissibles (IST) : « Nous recevons chaque jour des femmes et leurs enfants pour des soins. Pour les enfants, nous en recevons jusqu'à 10 cas par jour, pour les femmes, au minimum nous pouvons atteindre 20 cas par jour. Elles souffrent très souvent des IST. Le paludisme et de la fièvre typhoïde sont pour les enfants ».
Ici quand on fixe les soins à un prix élevé, les patients ne viennent pas. Mais même avec des prix relativement bas, peu sont ceux qui viennent se faire soigner. Les femmes elles-mêmes n'accordent pas beaucoup d'importance à leur santé sexuelle. Celles qui viennent pour les consultations suivent difficilement les consignes du médecin.
Depuis quelques mois, les jeunes femmes du quartier de Molongwe, à Lunda, sont au centre d’un programme de l’association « Makengaises de demain ». Campagnes de sensibilisation, cellule de dialogue pour femmes et jeunes filles, ce projet entend lutter principalement contre la prostitution. Liliane Bindi, directrice de l’association « Makengaise de demain » évoque la précarité et la prostitution enfantine parmi les raisons qui ont motivé le choix de ce quartier en pleine capitale : « Notre association lutte contre la précarisation de la femme et de la jeune fille. Dans le projet de Malongwe, nous travaillons pour leur autonomisation ».
Pour gagner l’attention des femmes pendant les campagnes de sensibilisation, l’association distribue également des vivres. « Nous avons un plan d’actions bien élaboré pour nous attaquer aux sources de ce phénomène. Comme on dit, ventre affamé n’a pas d’oreilles, en dehors des discours que nous leur apportons, nous apportons aussi des vivres et des vêtements. Ces femmes vivent dans une pauvreté innommable » précise Liliane Bindi.
Le projet n’a pas de date limite pour sa mise en œuvre : « Il est difficile pour nous de pouvoir dire quand ce projet prendra fin. Tout dépend des objectifs que nous nous sommes assignés. Nous avons commencé l’année dernière. Lorsque nos objectifs seront atteints, alors nous pourrons passer à autre chose. En attendant, nous continuons à travailler durement », souligne Liliane Bindi.
« Malheureusement, seuls nous ne pourrons pas régler réellement le problème », rajoute-t-elle. Liliane Bindi a lancé un appel au gouvernement, signant une tribune aux côtés de femmes makengaises célèbres et des quelques sénatrices élues : « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités maintenant. Nous ne faisons que panser des plaies ouvertes, mais nous n’avons pas les moyens de résoudre durablement le problème. Les makengaises sont encore plus touchées par la pauvreté, et exposées à des dangers bien pires ». Cet appel demande explicitement au gouvernement et au Sénat de lancer une véritable politique nationale de lutte contre la pauvreté féminine. En outre, les signataires de l’appel demandent aussi un plan national d’aide à la scolarisation des jeunes filles.
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Posté : sam. mai 18, 2019 2:59 pm
par Jose-Christ
[quote=La conscience][center]
[img]https://i.imgur.com/vaG53Ka.png[/img]
22 février 2039[/center]
Hohengraf : un référendum qui pose des questions
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[justify]La situation en Hohengraf , petite région valaryane et limitrophe du Gansernbarg et du Jernland, continue de susciter l’inquiétude en dytolie centrale. Livré à un régime militariste agressif ayant fait sécession du Valaryan, lui-même dirigé par une junte militaire, l’Hohengraf était il y a un an maintenant tombé dans l’horreur antisémite et anti-communiste. Après des mois d’indifférence internationale, le sort des hohengraffiens avait enfin semblé susciter une réaction lorsque le gouvernement Ganserbergeois décida d’envahir la région et de rétablir l’ordre, chassant du pouvoir le général von Seeliger. Une intervention militaire rapide et surprise. Perdant 750 soldats dans l’opération, le Gansernberg se targuait d’avoir enfin mis fin au calvaire hohengraffien, sans trop de dégâts humains pour la population locale, mais des conséquences économiques importantes avec la destruction de nombreuses infrastructures.
Occupant alors le pays, le Gansernberg a donc continué dans son entreprise humanitaire, organisant sous la surveillance d’observateurs internationaux des jugements d’exceptions vis-à-vis des anciens dignitaires hohengraffiens et plus récemment, un référendum afin de permettre au peuple hohengraffien de statuer sur son avenir. La CND s’était dès lors affichée comme vigilante et préoccupée face à la situation présente, et annonçait qu’elle ne « resterai pas passive devant une tentative d'usurpation de la souveraineté valaryanne ».
Ce référendum pose alors de nombreuses questions, la première d’entre-elle étant la réalité des intentions ganserbergoises. Arrivé en tête du scrutin, la proposition de faire de l’Hohengraf un protectorat ganserbergeois pour 5 ans, laissant alors au Ganserberg la gestion militaire (avec occupation du territoire par l’armée), sécuritaire et diplomatique de la région, et bien évidemment privant du Valaryan de la souveraineté qu’il avait sur le territoire. La situation ressemble à s’y méprendre à une tentative d’annexion, chose peu étonnante quand l’on connaît la mentalité dytolienne, historiquement impérialiste, l’Algarbe pouvant en témoigner. La CND n’a pas encore officiellement régit, mais compte tenu de la position engagée avant la tenue du scrutin, elle est très attendue et pourrait se révéler déterminante dans la suite des événements.
Il en ressort par ailleurs que si la position vainqueur obtient la majorité de 39%, il reste donc alors deux tiers d’opposants au protectorat ganserbergeois, sans connaître non plus la réelle participation au référendum. Comment alors évoluera la situation ? Le scrutin pose question dans sa forme, mais aussi dans sa temporalité : quelle légitimité donner à un scrutin aussi important pour l’avenir d’un peuple organisé alors même que le pays sort d’une situation de guerre, encore occupé par les belligérants et où la préoccupation principale n’est autre que de retrouver une vie digne et normale ?
La situation en dytolie centrale a donc grandement évoluée et pourrait encore changer dans les mois à venir. Pour l’instant, peu de réactions internationales n’ont été exprimées sur le sujet, et le gouvernement makengais n’a pas encore communiqué non plus. Il est d’ailleurs peu probable qu’il le fasse sans connaître la position de ses partenaires dytoliens, et quand bien même, la voix makengaise ne sera ni la plus attendue ni la plus déterminante, et il se susurre même en coulisses que le gouvernement ne devrait pas réagir car « tout le monde s’en fout de l’avis des algarbiens ».
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Posté : mar. mai 21, 2019 8:52 pm
par Jose-Christ
[quote=Le petit sportif][center]
[img]https://i.imgur.com/8pl0cBX.png[/img]
4 mars 2039[/center]
Coupe du Monde : les léopards en 8ème de finale !
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[center][img]https://i.imgur.com/HEFmOhG.jpg[/img][/center]
[justify]Les léopards makengais ont réussi leur premier tour, réussissant à se qualifier aux dépends des îles Lorthon et du Gansernberg. Lors du premier match, les makengais menés par leur coach Joël-André Mutimbali ont remporté le match qui s'avèrait le plus délicat à négocier, car contre l'équipe la plus proche en terme de niveau, le Lorthon. Vainqueur 3 buts à 1 grâce à un doublé de Kasongo et un but de Lusala, les léopards étaient alors bien parti dans ce groupe. Le deuxième match les opposant au Gansernberg, ce fut cette fois un véritable festival offensif avec une victiore 4 buts à 0 (Baningime, Essono, Mola, Mubiala-Ngadey). La qualification assurée (grâce aux deux victoires des îles Dearmad), le dernier match contre l'adversaire le plus fort du groupe ressemblait alors à une finale pour s'offrir la 1ère place de la poule.
Malheureusement, les joueurs makengais n'ont pas pu longtemps résister, et après une première mi-temps catastrophique (3 buts encaissés), la défaite ne faisait plus aucun doute (au final Gédéon Mulenda permi aux léopards de s'incliner 3 buts à 1). Ce qyu'il faut retenir de cette première phase, selon l'entraineur des léopards, ce n'est pas la défaite finale, mais bel et bien les facilités offensives de l'équipe, seule représentante algarbienne dans la compétition : "Avec notre potentiel offensif, nous nous sentons capable de remporter n'importe quel match, même si nous sommes friable en défense".
Cependant, le coach prévient : "Il faudra toutefois faire preuve d'humilité et savoir ne pas trop se livrer face au Berlim en 8ème de finale, car nous affronterons là l'une des meilleures équipes de la compétition". Les joueurs eux, semblaient satisfait de leur phase de poule, et certains se mettent à rêver de quart de finale, meilleur parcours d'une équipe nationale si cela devait arriver : "C'est notre ambition. Face aux berlimiens, on n'aura pas peur ! Il faudra leur montrer que les léopards savent griffer quand il faut, car vraiment, tout est possible" déclarait, après le match face aux Dearmad, Simplice Kasongo, leader de l'équipe makengaise. Le Berlim, adversaire des makengais en huitième de finale, est quant à lui sorti grand vainqueur de sa poule, face notamment à une très bonne équipe lébirane (battue 2 buts à 1).
Dans les autres poules, les Valdaques et les Teikos, avec les îles Dearmad, sont les seuls à avoir réussi à faire comme le Berlim : enchaîner 3 victoires. Mais ce que l'on retiendra de cette coupe du monde n'est peut être pas là où l'on attendait : outre les bonnes performances de certaines équipes, c'est bel et bien les favoris défaits dès ce preier tour qui marquent les esprits (Westrait, Estolie, Commonwealth, Txile). Une véritable hécatombe, qui permet à certaines équipes plus modestes de s'illustrer, telle la valeureuse équipe karmale, dans sa propre compétition, qui rallie des 8ème de final historiques pour le pays. Ou encore la formidable équipe caskar, qui restera pour l'éternité la plus grande surprise de ce mondial. [/justify]
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Posté : lun. mai 27, 2019 12:43 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
21 mars 2039[/center]
Cyberdéfense : le Jernland et le Makengo coopèreront désormais ensemble
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[center][img]https://i.imgur.com/NPe0rZU.jpg[/img][/center]
[justify]Le 28février dernier, les autorités jerlander et makengaises, représentées par Joseph Kamano, ont signé dans [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17694&p=351795#p351795]le traité makengo-jernlander de Lunda[/url] le lancement d’une
réelle coopération entre leurs services de cyberdéfense. Suite à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=351688#p351111]la cyberattaque dont le Makengo avait été victime récemment[/url], le gouvernement makengais a donc affiché sa volonté de se renforcer dans le domaine de la cyberdéfense et de la sécurité des systèmes informatiques, étant convaincu de l’importance de la coopération dans ce domaine pour résoudre les crises et être mieux préparé en matière de prévention. Le Makengo a un certain retard dans le développement de réseaux sécurisés, posant ainsi de nombreux problèmes de sécurité des données sensibles nationales, mais aussi étant un frein à l’investissement étranger et au développement économique dans un monde où l’échange et la protection d’information et de données est de plus en plus important. L’accord signé par les deux parties formalise ainsi le
partage d’information et d’expérience entre les différentes autorités de cyberdéfenses. Outre la coopération des services, le gouvernement makengais compte bien s’appuyer et
collaborer avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1018&t=17636]Altek[/url], l’un des leaders mondiaux de la téléphonie et de l’informatique. L’entreprise jernlander obtient ainsi de nombreux marchés et contrat, dont les plus stratégiques étant ceux d’équiper les administrations makengaises et de former le personnel à l’utilisation des outils, ainsi que la mission spécifique de développement d’un système d’exploitation et de logiciels de sécurité informatiques pour les administrations makengaises, et ceci pour une durée de cinq ans. Le gouvernement makengais espère ainsi
se doter d’une réelle force de cyberdéfense (voir de cyberattaque) moderne et efficace, alors qu’actuellement l’état du réseau informatique makengais est plutôt qualifié d’obsolète, laissant de béantes ouvertures à de possibles attaques informatiques.
Dans le même temps, l’enquête visant à identifier les auteurs de la cyberattaque de février dernier, ainsi qu’à identifier les fichiers et données corrompues ou volées, n’a
toujours pas donné de résultats. Pourtant aidé dans ses recherches par de nombreux services informatiques étrangers de pays partenaires, bien plus compétents que les services makengais (Ennis, Kars, Berlim, Karmalistan, Jernland, etc.), l’origine de l’attaque, simplement ciblée comme provenant de serveurs situés en algarbe du sud, n’a toujours pas été clairement identifiée. En Aleka pourtant, possible provenance de l’attaque, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1193&t=13289&p=351666#p351568]les médias se vantent d’avoir identifié cette source[/url] : la cyberattaque d’envergure aurait été commise par une association de lesbiennes noires à but non lucratif en lien avec le parti Green Panthers. Evidemment, aucune communication officielle du gouvernement d’Aleka n’est venue confirmée cette information, et le gouvernement makengais ne semble pas prendre l’information au sérieux et continue de chercher les véritables coupables de cette attaque.
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En bref dans l’actualité :
- Les léopard makengais se sont arrêtés en 8e de finale de la coupe du monde disputée au Karmalistan, éliminés par la sélection berlimienne 4 buts à 2 portée par un grand Gilmario. Les makengais ont ainsi réalisé une coupe du monde honorable, ralliant leur objectif des 8e de finale sans pour autant créer la surprise. La surprise aura été celle du Teikoku, tombeur du Berlim en quart de final avant de s'incliner 4-0 face au Caeturia, futurs vainqueurs. La finale, disputée hier soir dans un stade de Daharpur plein de 80 000 supporters, aura vu s'affronter dans un match frôlant l'ennui le Caeturia donc, dont les Phénix ont su renaitre de leur premier tour loupé, aux Valdaques. La Valdaquie, impressionnante tout au long du tournois, restera donc malheureuse perdante, mais aura su montrer une qualité de jeu rarement atteinte tout au long du tournois, et tentera de briller à la prochaine coupe de Dytolie.
Concernant les léopards makengais, le prochain rendez-vous est fixé à la Coupe d'algarbe-Marquésie, une compétition où les ambitions makengaises seront tout autres...
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Posté : jeu. mai 30, 2019 3:32 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
31 mars 2039[/center]
Mort d’Issa Diop : l’enquête karsaise conclue au suicide, mais de nombreuses zones d’ombre restent sans réponses
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[justify]L’enquête menée par les autorités karsaises [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&p=352124#p351974]sur la mort d’Issa Diop[/url], coiffeuse makengaise résident à Mahra (Kars) aussi connue pour ses prises de positions politiques anti-Botamba,
a conclue au suicide, écartant toute autre hypothèses. Retrouvée pendue à son domicile, Issa Diop était connue pour [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&start=15#p350486]ses prises de positions médiatiques contre le gouvernement Botamba[/url] et clamée détenir des preuves de la corruption de nombreux dirigeants makengais, sans pour autant n’en avoir jamais dévoilée au grand jour. La communauté makengaise de Mahra était alors sous le choc de l’annonce de la mort de sa meneuse d’opinion, et
de nombreuses accusations d’assassinat politique n’avaient pas tardé à être lancée à l’encontre de Lunda.
Cependant, force est de constater que la réalité est tout autre :
« Aucun élément contradictoire à la thèse du suicide n’a été retrouvé, et tout porte à croire que madame Diop s’est donné la mort, bien que le motif ne soit pas encore certain », déclarait ainsi le chef de la police chargé de l’enquête à Mahra. Des sources proches des enquêteurs nous ont néanmoins confiées qu’Issa Diop aurait mis fin à ses jours car elle ne supportait plus la situation personnelle dans laquelle elle se serait enfermée : en effet, nos sources nous confirment que la coiffeuse makengaise, chrétienne d’origine, aurait en effet rencontrée un karsais musulman qui l’aurait convaincu de se convertir, mais la famille Diop (grande famille puissante de l’ethnie des kivuvu, très attachés au christianisme) n’aurait jamais accepté la situation. Devant la réaction attendue de sa famille et ethnie, et devant alors faire face à de nombreuses pression, Issa Diop n’aurait pas supporter faire un choix et aurait décidé de mettre fin à ses jours.
Evidemment, les fantasmes sur un assassinat politique dicté par Lunda sont inévitables dans ce genre d’affaires, d’autant plus au vue de la médiatisation récente de la victime. Cependant,
il est très difficile de croire et adhérer à cette thèse, tant l’inoffensivité d’Issa Diop n’inquiète aucunement les autorités makengaises. Aucune des accusations de l’opposante exilée au Kars n’a jamais pu être prouvée, Issa Diop et ses partisans n’ont d’ailleurs jamais démontrés leurs dires, et jamais dévoilés les soi-disantes preuves de corruptions à l’encontre du clan Botamba. Les quelques manifestations anti-Botamba organisée par la victime à Mahra n’ont d’ailleurs jamais réunis plus d’une petite dizaine de personnes. La famille Diop aura beau crier au complot politique, la réalité est bien plus simple et déshonorante pour eux.
Cette affaire pourrait par contre, à défaut d’inquiéter le régime makengais (qui n’a d’ailleurs pas souhaité communiqué suite aux accusations),
raviver la flamme de vieilles tensions ethniques. En effet, une autre thèse vient se greffer à la mort d’Issa Diop : la coiffeuse aurait refusée d’épouser un makengais de l’ethnie des mulutsis. Or, ce mariage aurait pu mettre fin à un long et ancien différent foncier entredeux familles kivuvus et mulutsis, les deux ethnies principales de la région des grands lacs du nord-est du pays.
Ainsi, les deux ethnies s’accusent l’une l’autre de l’assassinat d’Issa Diop, sur fond de vengeance, de déshonneur familiale et de différent foncier.
Assassinat politique, vieille querelle ethnique ou suicide par peur du déshonneur ? Le flou reste total sur la mort d’Issa Diop, petite coiffeuse makengaise de Mahra. Cette affaire est loin d’être terminée…
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En bref dans l’actualité :
- Les autorités makengaises et deamoises ont signé récemment le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17694&p=352125#p352125]traité makengo-dearmois[/url], apportant de nombreuses collaborations entre les deux pays dans le domaine des transports notamment. Le principal point de négociation a porté sur la délégation aux Îles Dearmad de la rénovation complète et de l'amélioration et agrandissement du réseau ferroviaire makengais, totalement obsolète et un dans état de dégradation avancé. Ainsi, le makengo devrait profiter du savoir-faire dearmois et pouvoir se doter d'un réseau ferroviaire neuf et moderne. Les dearmois obtiendront aussi la gestion d'une grande partie de ce réseau, tout en permettant aux sociétés nationales makengaise de se former auprès du Dearmad dans le domaine. Autre point important, les navires makengais se verront désormais soutenus et protégés par les Îles Dearmad, grande nation maritime. Enfin, le Makengo annoncé l'achat de 5 appareils D-209, des avions de lignes permettant ainsi à la Compagnie Makengaise d'Aviation Civile (CMAC) de se doter d'avions modernes.
- On l'a appris récemment : Divin-Trésor, l'artiste star de la rumba makengaise, sera [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&p=352047#p351977]le représentant du Makengo à la Simpovision[/url], organisé cette année au Berilm. Revenant cette année avec un nouvel album très attendu aux sonorités encore plus makengaises et sensuelles, Divin-Trésor aura donc la lourde tâche de faire briller la musique algarbienne aux yeux du monde entier dans un show télévisé suivi par des centaines de millions de personnes à travers le monde. Cette annonce était très attendue au pays, et le choix fait par la délégation makengaise peut paraître étonnant, des jeunes artistes tels que [url=https://www.youtube.com/watch?v=OEb7Rh-yknQ]Bantu[/url] faisant pourtant figure de favoris à l'origine. Néanmoins, tous les makengais soutiendront coûte que coûte leur star locale, Divin-Trésor, qui on l'espère rapportera la Simpovision sur le continent algarbien pour la première fois de l'histoire...
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Posté : sam. juin 01, 2019 5:26 pm
par Jose-Christ
[quote= Makengo matin][center]
[img]https://i.imgur.com/h5ReGAJ.png[/img]
5 avril 2039[/center]
Le Makengo se positionne comme première destination touristique algarbienne
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[center][img]https://africa.businesschief.com/public/uploads/large/large_article_im1002_safari11_picnik.jpg[/img]
Un safari dans l'une des nombreuses réserves naturelles makengaise.[/center]
[justify]Au cours de l’année 2038, le Makengo s’est rouvert au monde diplomatiquement et économiquement, entamant une nouvelle phase de développement pour le pays. Dans le même temps, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=15161&p=351893#p351893]l’OIT estime que ce n’est pas moins de 10,1 millions de touristes qui se sont rendus au Makengo[/url], au moins pour une nuitée, faisant ainsi de notre pays la première destination algarbienne, et la 7e destination mondiale. Avec pourtant un indice d’attractivité patrimoniale assez médiocre (classé D), le Makengo sort ainsi (pour une fois) sont épingle du jeu dans un classement mondial. Pourtant, ces résultats sont encore loin d’être satisfaisant comme le confirmait le directeur de l’Agence Makengaise de Mise en Valeur du Patrimoine et du Tourisme (AMMVPT) lors d’un colloque réunissant les principaux acteurs du tourisme makengais et des représentants du gouvernement national et des collectivités locales et régionales : « 10 millions de touristes, c’est encourageant, mais encore loin d’être suffisant. Avec notre potentiel, le Makengo a la capacité dans les années à venir de devenir l’une des trois premières destinations mondiales, et ainsi de profiter au maximum d’un secteur touristique en plein essor ». Car en effet, si le Makengo a accueilli 10 millions de touristes, le chiffre peut paraître bas au vu de la diversité paysagère et culturelle du pays, et le tourisme makengais ne profite pas assez aux entreprises locales. Le secteur touristique ne pèse aujourd’hui que 3% dans le PIB makengais. « Nous devons lancer un grand plan de développement du secteur touristique si nous voulons rester dans la course et nous élever au niveau de la concurrence. Notre offre est encore trop restreinte, et nous n’avons pas les même capacités d’accueil que les plus grands pays leaders dans le domaine », nous confiait un membre du cabinet ministériel de l’économie, « mais pour cela, il faudra de lourds et massifs investissements, tant au niveau des infrastructures que de la communication afin de réellement mettre en valeur les atouts touristiques makengais ».
Même s'il est doté d'immenses atouts naturels, le pays n’attire pas suffisamment de visiteurs, à cause de ses conflits internes, mais aussi par manque d'équipements. Au Makengo, le secteur du tourisme est toujours largement dominé par le segment des hommes d’affaires, complété par celui des nostalgiques, en provenance de Dytolie essentiellement, venus à la recherche d’une Algarbe ancestrale, celle des savanes et des grandes forêts équatoriales. Le Makengo dispose en effet de nombreux parcs nationaux, et d’une soixantaine de réserves et autres domaines de chasse encore insuffisamment mis en valeur. Entre sa faune et sa flore endémiques, son hydrographie extraordinaire qui lui offre des cours d’eau spectaculaires et des lacs majestueux, le pays a plus d’un argument touristique à faire valoir. Il compte aussi pour cela favoriser l’interconnexion des circuits touristiques existants, pour accroître l’attractivité de son offre, et en mettant en avant des thèmes comme la musique, l’artisanat ou la gastronomie. Bien décidées à faire du tourisme un pilier de l’économie, au même titre que les mines ou l’agriculture, les autorités vont lancer un plan directeur national pour le développement du tourisme, censé porter la part de ce secteur de 3% à 10% du PIB à l’horizon 2050. Ce plan prévoit la réalisation de différents projets à travers l’ensemble du pays.
Le Makengo ambitionne de grappiller quelques parts de marché dans un domaine où la concurrence est âpre, face à des pays qui ont un véritable savoir-faire en la matière, qui plus est reconnu dans le monde entier. Le Kaiyuan, l’Eashatri ou encore le Karmalistan, disposent eux aussi de réserves naturelles qui attirent chaque année les amateurs de sensations fortes des quatre coins de la planète. Lunda doit donc réfléchir à une offre originale qui trancherait avec ce qui est proposé ailleurs. Le pays a par exemple mis l’accent sur son patrimoine historique en proposant la « route de l’esclave ». Ce projet consiste à réhabiliter les sites de mémoire dans les régions côtières et centrales du pays, littéralement vidées de leurs forces vives au plus fort de la traite négrière. L’écotourisme est un autre axe de développement suivi de très près par le gouvernement.
Pour atteindre leurs objectifs, les autorités s’attellent à réhabiliter les principales infrastructures touristiques du pays. Il a également prévu la construction d’hôtels et autres hébergements, sans oublier l’aménagement des voies d’accès aux différents sites. Les capacités hôtelières vont sensiblement être améliorées ces prochaines années dans les principales villes du territoire. Plusieurs établissements cinq étoiles devrait ouvrir leurs portes dans la capitale, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&p=351189&hilit#p351189]comme le groupe hôtelier Laraki Worldwide (Kars) qui a annoncé la création de plusieurs complexes hôteliers à Lunda[/url]. L’ouverture de plusieurs adresses de qualité permettra de diversifier l’offre en même temps que de réduire les coûts de séjour. La frénésie en matière de construction d’hôtels ne doit pas se limiter aux grands centres urbains. Les disparités en matière d’infrastructures entre régions sont flagrantes. Chaque région doit trouver les recettes originales pour attirer les financements nécessaires à la mise en œuvre de projets. Le gouvernement makengais compte beaucoup sur la mise en place de partenariats public-privé pour développer le secteur. Sans l’implication du secteur privé, difficile en effet d’imaginer pouvoir relancer une activité économique mise à mal par les conflits récurrents qui ravagent certaines parties du pays.
Pour tirer le maximum de son potentiel, le Makengo doit également se lancer dans la formation de ses professionnels. Le gouvernement étudie notamment la possibilité d’ouvrir à Lunda un centre de formation aux métiers du tourisme. Le pays doit aussi assurer la mobilité de ses visiteurs à l’intérieur de ses frontières. Or se déplacer par la route peut parfois ressembler à une véritable odyssée. Pour rejoindre les régions des grands lacs depuis la capitale, le visiteur téméraire doit s’armer de patience, traverser de nombreux cours d’eau, et espérer disposer d’un 4x4 suffisamment costaud pour circuler sur les pistes. Pour l’heure, seule une faible partie du réseau routier national est bitumée.
Enfin, s’il veut vraiment développer le tourisme, le Makengo va devoir revoir certaines de ses pratiques. Difficile d’imaginer les touristes affluer du jour au lendemain alors que la délivrance du visa d’entrée peut prendre plusieurs mois. Ainsi, de nombreux accords sont signés par le gouvernement en ce sens. Par ailleurs, si la population est connue pour son hospitalité, certains peuvent se montrer hostiles lorsque les touristes prennent des photos. La police intervient même parfois pour leur demander de ranger leur matériel au motif qu’il est interdit de photographier les « sites stratégiques ». Reste maintenant à aider les touristes à mieux découvrir un pays qui demeure aujourd’hui encore aussi méconnu qu’inaccessible pour certains endroits.
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Posté : jeu. juin 06, 2019 5:28 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
20 avril 2039[/center]
Des violences ethniques font au moins 38 morts et des centaines de blessés dans la région de Ruwa
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Une famille en deuil suite aux tragiques affrontements d'hier soir.[/center]
[justify]Tout a commencé par une altercation dans le centre de Kifi, capitale de la région de Ruwa. Deux hommes issus d’ethnies différentes, un Kivuvu et un Mulutsis. La rumeur a couru que le Kivuvu avait été tué dans l’altercation et la violence a fusé, enchaînement de vengeances d’un camp à l’autre.
Puis les affrontements se sont étendus aux villages avoisinants. « J'ai vu une foule qui venait. Des jeunes Mulutsis armés de gourdins, de machettes et de fusils... Ils ont commencé à tirer, j'ai couru jusqu'à la maison. J'ai pu prévenir ma cousine, qui est sortie avec ses deux enfants », raconte un témoin sur place. Des maisons, voitures, motos et magasins ont été brûlés. On dénombre pour l’instant 38 morts, 108 blessés et 300 déplacés au moins. « Au cours du pillage d’une boutique, les manifestants ont renversé des bouteilles remplies d’essence et y ont mis le feu, oubliant que certaines personnes étaient à l’intérieur en train de se servir, c’est ce qui justifie les brulures sur les fesses et le tibia », précise un membre de la police locale.
Dans la soirée, de nombreux affrontements ont eu lieu dans des villages alentours, voyant ici et là des bandes de jeunes hommes aller attaquer les familles de l’autre ethnie, armés de machettes ou d’armes à feu.
Depuis, la police est intervenue et le calme est apparemment revenu. Mais les deux ethnies veulent toujours en découdre. « Cette situation est triste, mais par rapport aux propos que les gens tenaient, on savait que tôt ou tard ça allait arriver », estime un habitant de Gurundi, un des principaux villages de la région du lac Echibini où sont concentré la majorité des kivuvus. « L'harmonie a été rompue. On ne peut plus s'entendre, du moins les jeunes gens des deux camps. Il y a tout le temps des accrochages ».
Les kivuvus sont le peuple majoritaire de la région de Ruwa, représentant le quart de la population. Ils vivent principalement sur les bords des grands lacs, la majorité d’entre eux étant des pêcheurs. Mais on compte des dizaines de clans et de familles. Les mulutsis, eux, viennent du nord de la région. Longtemps favorisé sous la colonisation santognaise (les mulutsis occupant les postes stratégiques dans la relation avec le colonisateur), ils sont depuis mis à l’écart de la société locale, et ont été pour la plupart dépossédé d’une partie de leurs terres depuis les années 1970.
« La dépossession de terres reste un facteur clé des tensions intercommunautaires et des violences au niveau local. La décision rendue par le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (CNDIE) dans les années 2000, préconisant de restituer une partie de leurs terres aux mulutsis, reste dans l’ensemble très peu appliquée », explique Jacques Odongo, professeur émérite à l’université de Lunda. Une situation qui bien sûr laisse peu de place au retour du calme dans la région ». Les tensions entre kivuvus et mulutsis ont franchi un cap dans la violence depuis plus de deux semaines, suite à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&p=352124#p351974]l’annonce de la mort d’Issa Diop[/url], une kivuvu exilée à Mahra, promise en mariage à un mulutsis.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=352199#p352126]L’annonce de la police karsaise[/url], concluant au suicide de la jeune femme, n’a pas convaincu les familles Diop et d’autres kivuvus, persuadés qu’il s’agissait en réalité d’une manœuvre de l’ethnie adverse. Depuis, chacun accuse l’autre d’être responsable de la mort de Mme Diop, et de bien d’autres maux. Cependant, jusqu’à hier, aucune violence de masses comme celle-là n’avait été à déplorer, et les évènements pourraient dégénérer à nouveau si aucune solution n’est trouvé rapidement.
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Posté : mar. juin 11, 2019 2:46 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
4 mai 2039[/center]
Nouvelles violences meurtrières à Ruwa : au moins 600 victimes
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Gurundi hier soir, après l'attaque meurtrière coutant la vie à près de 300 habitants.[/center]
[justify]Suite aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=352336#p352336]violences de la semaine dernières[/url] entre les ethnies kivuvus et mulutsis causant la vie à 38 personnes, la police avait réussie à ramener le calme dans la région de Ruwa. Hier, les violences ont repris de plus belles, avec l'attaque dans la journée de plusieurs villages kivuvus des rives du lac Echibini, dont la plus importante et sanglante à Gurundi. La localité de 2 500 habitants a été pris pour cible par une cohorte d'une centaine de jeunes hommes mulutsis venant de villages plus au nord, dès 5 heures du matin. Armées de gourdins, machettes et de bidons d'essences, les assaillants ont en pleine nuit brûlé les champs aux alentours du village, fief d'une des plus grande famille kivuvu (les Diop), avant de mettre le feu à plusieurs maisons et granges et de s'attaquer aux populations. Les jeunes mulutsis, tous âgés d'une quinzaine à une trentaine d'année selon les témoins, ne sont restés qu'une petite demi-heure dans Gurundi, rentrant tour à tour dans les maisons, réveillant les habitants et assassinant sans distinctions hommes, femmes et enfants. Les hommes kivuvus du vilage de Gurundi n'ont ainsi pas pu défendre leurs familles, et ce n'est que lorsque les premières représailles ont débutés que les assaillants mulutsis sont repartis aussi vite qu'ils n'étaient arrivés, laissant derrière eux les victimes et le feu se propager.
« Tout s'est passé si vite. Nous avons été réveillé en pleine nuit par les cris et le son des cloches, et quand on est sorti, nous avons vu le massacre. Tout brûlait, les hommes et les femmes couraient partout », raconte un habitant de Gurundi. « C'était l'horreur. Nous, nous avons eu de la chance car notre maison se trouve à l'arrière du village, et les mulutsis n'ont pas eu le temps d'arriver jusqu'à chez nous. Mais les autres... ils n'ont épargné personne ». Au matin, les habitants de Gurundi ont pu découvrir l'ampleur du massacre : hommes, femmes, enfants, vaches et chèvres gisaient au sol : « Le sol était couvert de sang. Il n'a jamais été aussi rouge. Et il règne dans le village une drôle d'odeur, mélangeant celle des cendres, du sang, et de la peur ».
Le premier bilan fait état de plus de 300 morts dans le village, et presque autant de blessés. Une centaine de bâtiments ont été brûlés, et presque un tiers des terres agricoles autour du village sont parties en fumée. Dans la journée, d'autres villages kivuvus ont été pris pour cibles d'attaques spontanées, tout aussi rapides, faisant au total près de 650 morts dans la région et des centaines d'hectares de terres brûlées. La police locale a vite été renforcée par des contingents envoyés de Kifi, capitale de la région, pour sécuriser les villages kivuvus des bords des grands lacs, et ainsi éviter d'autres bains de sang et des attaques-vengeances vers les villages mulutsis du nord de la région. Le gouvernement a dors et déjà annoncé le déploiement de l'armée dans la région et à Kifi, afin d'éviter d'autres massacres de masse comme celui-ci.
A l'origine des troubles, de vieux conflits fonciers opposant les deux ethnies. Le Conseil National du Dialogue Interethnique (CNDIE) avait dans les années 2000 préconisé un nouveau partage des terres afin de redonner une part aux mulutsis, privés de leurs terres agricoles depuis la décolonisation. Cependant, ce nouveau partage n'a jamais été fait ni même envisagé par l'administration locale, laissant la situation s'envenimer. La poudrière à pris feu ces dernières semaines lorsque les tensions existantes ont vu se rajouter un climat de suspicion suite à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=352336#p352126]l'affaire Issa Diop[/url]. Le gouvernement à demandé suite aux violences sans précédents d'hier que la CNDIE s'empare à nouveau du dossier. Une commission d'enquête et de médiation spéciale devrait voir le jour rapidement, permettant aux représentants des deux ethnies, des autorités locales et du gouvernement d'entrevoir une porte de sortie à la situation de crise et éviter de nouveaux bains de sang.
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