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Posté : dim. oct. 20, 2019 1:08 pm
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
30 mai 2040
Petru Ursachi en visite à Tighinău
[img]https://kallxo.com/wp-content/uploads/2018/08/hashim-Thaci-president-e1536246111144.jpg[/img]
Il s'agit de la toute première venue d'un chef d'Etat valdaque en Nistrovie[/center]
La capitale était en effervescence lundi dernier. Dans un contexte de crise économique et sociale inédite, la venue de Petru Ursachi, président de la République de Valdaquie, a été vue comme une bénédiction par les uns et comme une insulte par les autres. Ainsi, quand les valdacophones sont descendus dans la rue pour accueillir le dirigeant - pas si étranger à leurs yeux - parfois avec de petits drapeaux tricolores, des sarkhovophones sont venus conspuer ce dernier, lui rappelant qu'il n'est "pas chez lui". Si les Carabinieri ont pu empêcher que la rencontre entre les deux camps tourne à la confrontation, cette situation traduit un malaise ethnique grandissant au sein de la République. Malgré tout, cela n'a pas permis de perturber cette rencontre jugée "historique" par le premier-ministre Avram Șor, venu accueillir le chef d'Etat en grandes pompes, qui a volé par la même occasion la vedette au président Pavel Timofti, semblant moins enthousiaste à l'idée de recevoir son homologue valdaque.
Après avoir accueilli leur invité à l'aéroport de Tighinău, les deux têtes de l'exécutif ont emmené ce dernier au Clădirea Președinției (palais présidentiel) où l'essentiel des discussions ont eu lieu. Souriant, comme à son habitude, Petru Ursachi s'est contenté d'exprimer son "plaisir" d'être accueilli en Nistrovie, devant les caméras, tout en espérant "établir des liens de confiance" entre les deux Etats latins orientaux, séparés par les turpitudes de l'histoire il y a deux siècles de cela. En effet, avant que la Nistrovie n'accède à l'indépendance vis-à-vis de l'Hotsaline au XXième siècle, celle-ci ne faisait qu'un avec la Dobrogévie valdaque et portait, d'ailleurs, le même nom ; la toponymie "Nistrovie" (découlant du fleuve Nistru coupant le pays en deux) ayant été créée par les tsars sarkhovites pour différencier durablement le territoire vis-à-vis de la Dobrogévie historique. Une fois l'indépendance concédée à Tighinău, celle-ci a choisi de prendre le chemin de la démocratie (fait notable à cette époque), empêchant de facto toute réunification avec la monarchie absolutiste d'Albarea. Les relations entre les deux pays resteront glaciales durant les décennies qui suivront, durant lesquelles le pouvoir sera exercé par la minorité sarkhovophone, mise aux commandes par l'ancien colonisateur slave.
Le tournant surviendra au début des années 2030 où, happée par la crise, la Sarkhovie se désintéressera de sa voisine où les valdacophones finiront par s'imposer politiquement. Si il était question, à l'époque, de préserver l'indépendance du pays et de maintenir la cohésion ethnique, l'avènement d'un régime républicain en Valdaquie changera définitivement la donne en 2037 où, pour la première fois, un rapprochement sera souhaité par une partie de la classe politique et de la population. Malgré les protestations des slaves, celui-ci sera acté économiquement en 2038, par l'achat - encore controversé - des principales mines de zinc du pays par le groupe public Alpva, dont Petru Ursachi était auparavant le directeur. Il semblerait que la venue de ce dernier ait été précipitée par la nomination d'Avram Șor au poste de premier-ministre, ainsi que par les faibles performances économiques réalisées par notre pays en 2039. Ainsi, le président valdaque - qui est venu avec plusieurs entrepreneurs dans ses bagages - a promis de soutenir l'économie nistrove par l'abaissement des tarifs douaniers, l'envoi d'experts auprès du Ministère de l'Economie et des Finances nistrove et en défendant la candidature du pays au FCE.
"Nous ne vous laisserons pas tomber", aurait affirmé Petru Ursachi à Avram Șor et Pavel Timofti. Ces derniers sont restés très discrets sur le contenu du traité valdaco-nistrove, qui sera présenté au Parlamentul dans les prochains jours, se contentant de déclarer à la presse que "de nombreux accords ont été trouvés" et que "la collaboration valdaco-nistrove sera extrêmement fructueuse pour les deux parties". De son côté, le chef d'Etat valdaque n'en a pas dit plus au terme de sa visite de trois jours, où il a accepté d'offrir une conférence de presse aux principaux médias nistroves. "Nos pays partagent la même histoire et la même langue. Nous ne pouvons plus nier cette réalité et continuer à s'ignorer mutuellement, surtout face aux enjeux du XXIème siècle", a expliqué Petru Ursachi. Interrogé sur une possible réunification des deux pays - une idée défendue de plus en plus en Valdaquie et en Nistrovie - celui-ci a rétorqué, en riant, qu'il "ne répondrait pas à cette question". Dans un registre plus sérieux, un journaliste oghouze a demandé le point-de-vue du dirigeant sur la minorité turcique de Nistrovie et l'Islam en général : "bien que l'orthodoxie ait une place naturellement prépondérante en Valdaquie, nous n'avons aucun problème de tolérance et respectons tous les cultes [...]", "discriminer une population à cause de son ethnie ou de sa religion constitue, en plus d'être inacceptable, un signe de faiblesse". Si cette réponse a été saluée par les turciques présents dans la salle, nul doute qu'elle sera vue comme un tacle par les sarkhovophones, très sensibles à la question du terrorisme bedni qui a endeuillé plus d'une fois le pays de leurs ancêtres.[/justify]
Posté : ven. oct. 25, 2019 8:56 am
par Alexei
[justify][center][ms]Junimea[/ms]
14 iunie 2040
L'Algarbia Diamond a été abducté quatre ans avant son naufrage
[img]https://static.lexpress.fr/medias_1673/w_640%2Ch_360%2Cc_fill%2Cg_north/v1406731927/a-cruise-ship-that-ran-aground-is-seen-off-the-west-coast-of-italy-at-giglio-island-1_856828.jpg[/img]
Photomontage largement diffusé en 2034 lors du prétendu torpillage du navire de croisière[/center]
Nouveau rebondissement dans l'affaire Agescu, qui enflamme les internets cybistrien, valdaque et lébirien. Alors que l'on apprenait récemment que Luciano Vesperto, paix à son âme, était en fait mort dans le naufrage de l'Algarbia Diamond en 2034 - coulé par la marine aminienne lors de la guerre des Conteneurs - des révélations chocs viennent remettre en cause cette version, ainsi que la véritable identité de Ciprian Agescu, qui avait été présenté comme le médecin légiste ayant autopsié le corps de l'homme assassiné le 1er juin par des militaires de l'armée lébirienne. En effet, nous sommes parvenus à retrouver la tzigane ayant indiqué aux enquêteurs italiques que Luciano Vesperto était en fait mort en 2034, et avons pu lui poser quelques questions afin d'en savoir plus.
"Mâncaț-aș pula ta" (insulte tzigane intraduisible, approximativement "mange ta bite"), nous-a-t-elle répondu, hostile, lorsque nous sommes allés la voir dans la déch... la maison où elle réside aujourd'hui, près de Craiova, en Valdaquie. D'abord désappointés, nos reporters ont finalement pris sur eux et, après quelques verres de țuică - bus à l'occasion du mariage d'une des nièces de la gitane, à l'âge honorable de neuf ans - les langues ont commencé à se délier. Dénommée PIranda, la bohémienne a confessé avoir menti aux enquêteurs lébiriens, sous la pression des Saturniens fournissant des armes à l'empereur Ioannes XII d'Epibatie depuis quelques mois maintenant. Pour elle, l'Algarbia Diamond a en fait été abducté en 2040 par ces mêmes Saturniens, embauchés par l'Empire luciférien d'Algarbe pour faire croire que l'Aminavie avait torpillé le navire. "L-am vâzut sus ochii mei" (littéralement, "je l'ai vu sur mes yeux"), appuie la bohémienne avec sa syntaxe particulière. Celle-ci était, à ce moment-là, en train de chercher de la ferraille en famille, non loin du lieu du naufrage.
A ce jour, nul ne sait ce qui est arrivé à l'Algarbia Diamond et ses passagers. Sont-ils retenus sur Saturne ? Ont-ils été "boatjackés" par des entrepreneurs extraterrestres juifs et opportunistes, désireux de lancer des croisières intersidérales ? Personne ne peut répondre à cette question, à l'exception d'un homme : Ciprian Agescu. Ce dernier avait alerté les autorités royales d'Albarea sur la présence d'autres formes de vie dans l'univers dès 2022. Ces dernières, n'ayant pas cru ce dernier lorsqu'il a dit avoir vu des "singes et de serpents danser sur son lit", ont décidé de l'exiler en Cybistrie. En 2034, ce même Ciprian Agescu confiait à un bel étalon turcique, sur un site de rencontres gay underground, être doté de la "Vision" et avoir vu que le naufrage de l'Algarbia Diamond n'avait jamais eu lieu en réalité.
Mais, dans ce cas, pour quelle raison les autorités cybistriennes ont-elles arrêté Ciprian Agescu ? D'après Piranda, celui-ci n'était pas le médecin légiste ayant autopsié le corps du soi disant Luciano Vesperto, mais bien le conducteur du camion ayant bloqué la route du convoi présidentiel. "Faut-il rappeler que Ciprian Agescu travaillait dans une entreprise de transport ? Qu'il était routier avant d'avoir été exilé en Cybistrie ?", éructe Piranda tout en balançant un chat sur notre reporter (rassurez-vous, les deux animaux vont bien). Maintenant que nous savons la vérité sur la véritable identité de Ciprian Agescu et le véritable motif de son arrestation, une question reste en suspend : si le jeune Luciano Vesperto - qui serait aujourd'hui âgé de neuf ans - et sa mère ne sont pas morts dans le naufrage de l'Algarbia Diamond en 2034, où sont-ils ? Pour Piranda, qui a également le don de Vision, la réponse est toute trouvée : Luciano Vesperto a été abducté en 2030, en même temps que l'Algarbia Diamond, et est aujourd'hui l'empereur de Saturne. Ce dernier a mis en scène sa propre mort pour faire définitivement taire les oracles que sont Ciprian Agescu, ainsi qu'elle-même.
Posté : mer. oct. 30, 2019 3:22 pm
par Alexei
[justify][center][ms]Junimea[/ms]
29 iunie 2040
Notre poule dans votre cour*
[img]https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_640_360/public/leonarda_4.jpg?itok=0at2oXbV[/img]
Les Roms de Santogne sont les principaux ambassadeurs de la gallophonie en Valdaquie[/center]
Arrêtez tout. Nous venons d'apprendre que notre voisin occidental n'était en fait pas catholique, ni même slave, comme le pense la majorité du monde. Non. Désormais, il est gallophone. En effet, le Parlement de la République de Valdaquie vient de valider l'adhésion du pays à l'Organisation internationale de la Gallophonie (OIG), rassemblant les principaux pays galliques du monde - à l'exception de l'Aurora dont la langue officielle est le 5-25 et de la République/Fédération fédérative/fédérale du/de/des (?) Lôre. Vous l'aurez compris, cette adhésion suscite de nombreuses questions au sein de la rédaction : nous aurait-on menti pendant tout ce temps ? Le valdaque serait-il en fait un dialecte gallique ? Les Valdaques eux-mêmes seraient-ils des Santognais (certes, un peu plus alcoolisés) ? Réponses avec Piranda - que nous avions déjà rencontré il y a deux semaines - qui a débuté son voyage annuel en Santogne pour mend... travailler.
"Bagami-aș pula ! (putain)", exulte la vieille tzigane, visiblement très contente de nous revoir. A Martigues, on peut dire que la jeune femme mène la grande vie : cabane en tôle, ferraille à profusion, allocations... nous comprenons mieux l'attrait que suscite ce pays ouest-dytolien pour les tziganes. Mais tout n'est pas rose pour autant : certaines familles roms vivent dans de véritables cloaques purulents ailleurs dans le pays, n'ayant pas la même chance que Piranda. Lorsque nous demandons à cette dernière si la Valdaquie est bel et bien gallophone, elle rétorque catégoriquement "assurément non, même si j'ai personnellement des notions de galliques...". "Oune petite pièce s'il vous plaît, enfant malade, parengs morts", poursuit Piranda fièrement, armée de son plus bel accent santognais. Nous restons donc pantois. Pourquoi diable la Valdaquie a-t-elle co-fondé l'OIG si elle ne fait pas partie de la grande famille des galliques ?
La réponse pourrait donc être économique. Du moins, c'est ce que pense C. Agescool, secrétaire-général de l'OIG. "Ecoutez, si j'ai bien compris, Petru Ursachi est d'origine tzigane. Je ne serais donc pas étonné que le lobby gitan ait fait pression sur lui pour rejoindre l'organisation, prendre les subventions et les reverser aux Roms de Santogne sous forme de dents en or", suppose-t-il. Cette hypothèse expliquerait bien des choses, en effet. D'autres, comme Piranda - devenue experte en géopolitique entre-temps - pensent que l'OIG est l'antichambre de la CND : "réfléchissez cinq minutes. La Santogne et la Valdaquie sont toutes deux membres de la CND. Or, la Santogne n'a pas les moyens militaires d'imposer ses vues à l'Archavêne, au Makengo ou à la Flavie. Albarea est là pour mettre le pistolet sur la tempe de ces derniers pour les forcer à rejoindre la CND à terme". Quoi qu'il en soit, l'adhésion de notre voisin (et ami) à l'OIG a créé la jalousie d'une bonne partie du monde, qui pourrait se mettre en quête de racines galliques. Ainsi, le super-conglomérat-pour-le-progrès-et-la-liberté-des-entreprises-trop-puissant du Nuevo-Caeturio pourrait faire valoir ses origines baernetiennes (??) pour rejoindre l'organisation et ainsi contre-carrer les projets de la terrible CND, actuellement contrôlée par les gitans valdaques et les muezzins karsais.
*En gallique dans le titre original, cette locution fait référence à un jeu de mots très populaire dans le monde valdaque : "poule" renvoie à "pula" (bite) tandis que "cour" se prononce de la même manière que "cur" (cul).
Posté : sam. janv. 11, 2020 8:40 pm
par Alexei
[justify][center][ont]ВЕДОМОСТИ[/ont]
03 февраль 2040
De plus en plus de slaves émigrent en Sarkhovie
[img]http://m.tvrmoldova.md/img/pages/2019/8/22/politia-de-frontiera-si-ansa-intensifica-actiunile-de-control-pentru-a-preveni-raspandirea-pestei-porcine-africane-1566476383/big-politia-de-frontiera-si-ansa-intensifica-actiunile-de-control-pentru-a-preveni-raspandirea-pestei-porcine-africane-1566476383.png[/img]
La Poliția de Frontieră fait état de milliers de départs depuis octobre 2040[/center]
"On ne se sent plus chez nous", c'est par ces mots qu'Ivan, jeune homme de vingt-quatre ans issu de la minorité hotsalienne présente depuis le XIXème siècle, décrit sa situation et celle de nombre de ses amis en Nistrovie. Ayant né et grandi du côté oriental du fleuve Nistru, l'ingénieur fraîchement diplômé de l'université de Dniestrovsk (Nistrovsc) a décidé de faire ses bagages devant le manque d'opportunités professionnelles dans le pays - touché par la récession depuis maintenant deux ans. "Ici, le travail se fait de plus en plus rare. Les patrons, souvent valdacophones, rechignent de plus en plus à embaucher des slaves", explique-t-il. Certains de ses amis, ainsi que des membres de sa famille, ont déjà franchi le pas en décidant de s'installer à Troitsev, Detsk, Pryzna ou encore Armavropol, située sur le littoral sarkhovite, dès 2039.
Pour Ivan, ainsi que de nombreux slaves de Nistrovie, l'importance de plus en plus grande prise par la Valdaquie voisine - qui n'hésite pas à soutenir publiquement la majorité latine et à "prendre le contrôle" de l'économie - est la principale cause du déclin nistrove. En effet, depuis 2038, la quasi-totalité des gisements de zinc (qui font la richesse du pays) ont été revendus à des entreprises valdaques (comme Alpva), qui touchent un bénéfice conséquent en exploitant et en exportant le précieux minerai. De même, l'installation massive d'entreprises valdaques entraîne l'exclusion des slaves du marché du travail, celles-ci s'installant particulièrement à l'Ouest du pays où les valdacophones sont plus présents. Enfin, l'arrivée au pouvoir d'Avram Șor, nationaliste pro-valdaque revendiqué, a exacerbé les tensions inter-ethniques entre slaves, latins et oghouzes.
Devant tous ces facteurs, et la récession qui se poursuit, la coalition Coaliția pentru Progres și Dezvoltare rassemblant le Parti Șor et le Parti démocrate essuie de plus en plus de critiques, tant au sein du Parlement que dans la rue. Dans l'Est du pays, de plus en plus de slaves viennent battre le pavé à l'appel des syndicats, du Parti des socialistes, ou même de mouvements (ultra-)nationalistes, brandissant parfois le drapeau sarkhovite ou le kolovrat. Des manifestations très souvent réprimées par les forces de l'ordre à coup de grenades lacrymogènes et de canons à eaux. Pour autant, la Coaliția pentru Progres și Dezvoltare parvient à se maintenir au pouvoir, malgré l'hostilité du président Timofti et d'une grande parti du Parlamentul à l'égard de cette dernière. En effet, les motions de censure régulièrement déposées par l'opposition sont systématiquement tombées à l'eau, souvent à quelques voix d'écart, alimentant les diverses frustrations.
Devant cette absence de solutions démocratiques et économiques, il n'est pas surprenant que des milliers de descendants des Hotsaliens choisissent de quitter le pays. Ce dernier, pris à la gorge économiquement par la Valdaquie, est (malheureusement) loin d'être sorti d'affaire. Malgré le bilan déplorable des pro-valdaques au pouvoir, l'idée d'un rattachement à notre voisine occidentale fait de plus en plus son chemin dans les milieux valdacophones - pour, disent-ils, sortir la Nistrovie de la crise qu'elle connaît. Pire encore, le traité nistrovo-valdaque de juin 2040 ouvre la voie à un partenariat avec la belliqueuse Communauté des Nations dytoliennes, dont la Valdaquie serait l'intermédiaire. Pourtant, la fuite n'est pas une solution, et si les slaves de Nistrovie continuent de déserter en masse leurs terres, celles-ci pourraient bien ne plus jamais leur appartenir.
Posté : sam. janv. 11, 2020 10:44 pm
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
04 februarie 2040
Le gouvernement offre des garanties à l'Oghouzie
[img]http://shiacity.fr/wp-content/uploads/2016/07/20160501Moqtada-al-Sadr-640x330.jpg[/img]
Abou Nazir, mufti de Nistrovie, a été reçu par Avram Șor à Tighinău avant-hier[/center]
Le retour d'Abou Nazir, représentant des musulmans de Nistrovie, s'est effectué dans une ambiance triomphale à Tarakklia (Taraclia), chef-lieu de la région autonome d'Oghouzie. Devant la situation économique très préoccupante du pays, et la perspective de futures coupes budgétaires dans les domaines de la culture (qui comprend le financement des cultes orthodoxe et islamique), les autorités politique et religieuse d'Oghouzie ont tiré la sonnette d'alarme, demandant une entrevue d'urgence avec le premier-ministre pour clarifier la situation. En effet, avec la Pridnistrie (région slave à l'Est du Nistru), le dernier reliquat de l'Empire solimanide en Dytolie-orientale est très touché par la crise économique qui frappe la Nistrovie.
"Notre discussion avec le premier-ministre a été marquée par l'écoute et le respect mutuel, en plus de s'être avérée très fructueuse. Mash'Allah, nous avons enfin été écoutés", a déclaré Abou Nazir à la presse, très satisfait. Subissant une importante discrimination depuis plusieurs décennies, les turciques de Nistrovie se sont toujours considérés comme des "oubliés", participant faiblement à la vie politique comme en témoigne les taux d'abstention sans équivoque en Oghouzie. "L'instauration d'un dialogue serein avec la minorité oghouze, et le clergé musulman, sera indéniablement salutaire pour le gouvernement d'Avram Șor, qui se donne les moyens d'éviter une reproduction du scénario bedni", a commenté le politologue Vladimir Rostiniuc. Souvent qualifiée de "Bednistan nistrove", l'Oghouzie était effectivement agitée par des troubles indépendantistes ces derniers mois, aggravés par des mauvais résultats économiques et l'impopularité galopante de la coalition dite "pro-valdaque" au pouvoir.
Si l'entièreté des promesses faites par le premier-ministre n'a pas encore été dévoilée, Abou Nazir s'est tout de même permis d'en dévoiler les principaux axes : le maintien du financement octroyé par l'Etat au culte musulman (destiné surtout à entretenir les lieux de culte) et la mise en place d'une "discrimination positive", au bénéfice des Oghouzes, dans la fonction publique et les universités entre autres. Des mesures fortes qui viennent mettre fin à l'isolement des Oghouzes - et des musulmans en général - au sein même du pays. Sans surprise, la pilule n'est pas passée pour l'opposition qui a déploré une "manoeuvre électoraliste [d'Avram Șor] pour se maintenir au pouvoir". De même, certains slaves de Sarkhovie ont vu dans ces mesures potentielles une véritable "provocation", se sentant relégués derrière les turciques musulmans de Nistrovie.
Pour apaiser les esprits, le porte-parolat du gouvernement a tenu à rassurer les slaves en s'engageant à mettre en place de "réformes audacieuses" visant à endiguer le chômage et à re-dynamiser la Pridnistrie. Pas sûr que cela suffise cependant, eu égard à la rivalité entre Oghouzes et slaves. Celle-ci, préexistante de longue date et attisée par les récentes tensions sarkhovo-bednies, pourrait bien franchir un nouveau du fait des "cadeaux" offerts aux turciques musulmans par le gouvernement. Il faut enfin rappeler que le mufti Abou Nazir est un personnage très controversé, à cause de l'Islam qualifié de "rigoriste" qu'il promeut (et qui est soutenu par les autorités religieuses Kars), mais aussi pour ses prises de position réputées "anti-sarkhovites et pro-bednies". La dernière en date étant une déclaration, prononcée à l'occasion des élections législatives sarkhovites de 2039 : "les Oghouzes de Nistrovie, ainsi que tous les défenseurs de l'Oumma ont le devoir sacré de faire front avec leurs frères bednis contre les infidèles sarkhovites [...] inch'Allah, un jours nous libérerons nos frères et nous leur rendrons les terres qui leur reviennent".
Posté : dim. janv. 12, 2020 2:15 pm
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
05 februarie 2041
La Valdaquie octroiera une aide financière "d'urgence" à la Nistrovie
[img]http://www.mae.ro/sites/default/files/image/Anul_2014/slider_2014/2014-03-31_sl_tc_timofti.jpg[/img]
Ionuț Pădurariu, le ministre des Affaires extérieures valdaque (à gauche), s'est longuement entretenu avec son homologue Oleg Balan[/center]
Le bout du tunnel pour notre pays ? Après une deuxième année consécutive de récession ayant vu le chômage et l'inflation s'envoler, le gouvernement peine à sortir la tête de la Nistrovie de l'eau, perdant drastiquement de son capital popularité aux yeux des citoyens. Ces derniers, comme l'affirment de récents sondages, se disent "très pessimistes" pour l'avenir et considèrent que la solution à leur problème ne peut plus venir de la Nistrovie elle seule. "Nous devons nous rendre à l'évidence : dans le contexte actuel de mondialisation, les petits pays enclavés et pauvres en ressources comme le notre ne peuvent plus attirer les investisseurs", déplore l'économiste Viorica Savin. Depuis le retour de la Valdaquie et de la Sarkhovie sur la scène internationale, les capitaux entrant auparavant en Nistrovie, sont aujourd'hui attirés comme des aimants par les deux puissants voisins.
Et plus particulièrement par Albarea qui enregistre, pour la quatrième année de suite, une croissance à deux chiffres, ayant doublée son PIB de 2037. Un développement rapide, qui s'explique par le dynamisme du pays et de ses entreprises à l'échelle internationale, renforcé par leur participation à l'Entente Trans-touranienne (dont nous sommes membres aussi) et à la Communauté des Nations dytoliennes. C'est d'ailleurs vers cette dernière que s'orientent les vues des "nistrovistes" (ni pro-valdaques, ni pro-sarkhovites) de l'Alianța "Nistrova Noastră", opposants à la coalition formée par le Parti démocrate et le Parti Șor, ouvertement favorables à Albarea. Nicu Ulianovschi, président de l'ANN, n'a jamais fait mystère de son intention d'entrer dans la CND pour "préserver l'indépendance de la Nistrovie et jouir des avantages douaniers du FCE" pour redresser le pays. Une position qui est loin d'être partagée par la majorité et qui, si elle venait à triompher, pourrait se heurter à un veto valdaque en cas d'adhésion de la Nistrovie à la CND - le voisin occidental ayant plus à gagner en jouant l'intermédiaire entre les deux.
Ainsi, et de manière très prévisible, le regard du gouvernement s'est porté vers le voisin occidental, qu'Oleg Balan, ministre des Affaires extérieures, a demandé à rencontrer pour tenter de solutionner la crise à laquelle notre pays est confronté. Son homologue, Ionuț Pădurariu, a immédiatement répondu présent et s'est rendu à Tighinău hier, dans la journée. Après plusieurs heures de discussions, les deux diplomates ont donné une conférence de presse conjointe : "énormément de sujets ont été abordés", a déclaré Oleg Balan, "le plan d'aide que nous a proposé la Valdaquie est avantageux pour les deux parties. Je suis convaincu qu'il portera ses fruits", a poursuivi le ministre. Ionuț Pădurariu, de son côté, a vanté les "intarissables liens du sang" qui unissent les deux pays, et affirmé que c'est "avec plaisir que la République de Valdaquie aidera la Nistrovie" à se redresser. L'aide en question devrait s'élever à un montant de trois milliards de dollars internationaux (soit un sixième du PIB nistrove) et sera versée progressivement. En contrepartie, Tighinău a promis d'utiliser ces fonds pour développer ses infrastructures aux frontières occidentales et de faciliter l'implantation des entreprises valdaques dans le pays.
Sans surprise, les deux ministres se sont faits rattrapés par l'actualité internationale, et particulièrement les tensions valvato-sarkhovites. Oleg Balan s'est dit "très préoccupé" par ces dernières et a plaidé pour une "désescalade rapide venant des deux parties". Ionuț Pădurariu a, quant à lui, partagé les inquiétudes et les vœux de désescalade de son homologue avant d'ajouter, à un journaliste lui ayant demandé quelle serait la position de la Valdaquie en cas d'extension des tensions à la Nistrovie : "la sécurité nationale de la République de Valdaquie passe par celle de la République de Nistrovie. Nous ne tolérerons pas que la Fédération de Sarkhovie, ni qu'une quelconque autre nation, vienne s'ingérer dans ses affaires intérieures ou cherche à la déstabiliser". Le ministre valdaque a toutefois rappelé qu'Albarea n'avait "aucun grief avec Sarkhgorod" et qu'une "normalisation des relations valdaco-sarkhovites" est toujours possible, et même souhaitée.
Posté : jeu. janv. 16, 2020 2:47 pm
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
17 februarie 2041
Le président Timofti propose l'intégration de la Sarkhovie dans l'ETT
[img]https://media.radiochisinau.md/image/201912/640x360/b6b44f340fa16fdfccd9d079c8db03fc.jpg[/img]
En retrait ces derniers mois, le président de la République pense tenir la solution pour mettre fin aux tensions régionales[/center]
Alors que la Conférence de Bolków piétine, d'après diverses sources sur place, Pavel Timofti, président de la République, est sorti de son silence pour proposer un compromis en mesure de contenter toutes les parties, selon lui. "Si la Valdaquie, la Sarkhovie et la Nistrovie sont loin d'être d'accord sur tous les sujets, ils partagent tout de même deux choses : une géographie faisant d'elles les 'portes' de l'Orient, tout d'abord, et une volonté commune de développement", a estimé le chef de l'Etat. Ce dernier a ainsi conclu qu'un raccordement de la Sarkhovie aux Nouvelles Routes de la Soie "profiterait à tous", d'autant plus qu'elle faciliterait la réalisation du projet en épargnant à ses acteurs la construction d'une voie (coûteuse) en direction des Valvatides.
Une proposition qualifiée de "sage" par les partis pro-sarkhovites - dont Pavel Timofti est issu - déterminée à surfer sur l'opposition entre le président et son premier-ministre, Avram Șor - pro-valdaque. Si ce dernier ne s'est pas (encore ?) exprimé sur le sujet, certains observateurs doutent qu'il partage les vues du chef de l'Etat. "Avram Șor n'aime pas la Sarkhovie, et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&p=355496#p361123]celle-ci le lui rend bien[/url]", plaisante le politologue Anatolie Plahotniuc. "Plus sérieusement, soutenir un tel projet serait un suicide politique pour lui, même si il pourrait potentiellement profiter au pays". Et pour cause, le premier-ministre a bâti son image sur une rhétorique très critique envers la Sarkhovie - qui lui a valu son élection et le soutien des romanophones. Faire un pas envers le voisin oriental, alors que l'issue de la conférence de Bolków demeure plus qu'incertaine, reviendrait à se renier ; en plus de risquer de s'attirer les foudres d'Albarea.
Cette dernière, membre fondatrice de l'ETT - alors que la Nistrovie possède seulement le statut d'Etat associé - pourrait apposer son veto à toute demande d'adhésion de la Sarkhovie, même soutenue par la Nistrovie. "En entrant dans les Nouvelles Routes de la Soie, Sarkhgorod se retrouverait incontestablement en position de force [...] en cas de mésentente avec la Valdaquie, elle n'aurait qu'à menacer de fermer le robinet pour obtenir ce qu'elle souhaite", prédit Anatolie Plahotniuc. En effet, si la Valdaquie surpasse largement la Sarkhovie dans tous les domaines, cela pourrait changer si la proposition de Pavel Timofti était suivie. Celle-ci, si elle se concrétisait, créerait un état de dépendance entre les deux pays, à l'avantage de la Sarkhovie qui, en hébergeant les voies et pipelines, obtiendrait de nouveaux moyens de pression sur la Valdaquie.
Mais alors, que cherche Pavel Timofti ? Toujours pour Anatolie Plahotniuc, l'homme cherche à réaffirmer sa position de chef de l'exécutif, tant envers Avram Șor que Petru Ursachi. "Le président souhaite montrer à ses adversaires qu'il est toujours présent, et bien en place", conclut le politologue. Ainsi, bien que Pavel Timofti sache pertinemment que sa proposition ne sera pas suivi, il démontre que la Nistrovie conserve son indépendance et qu'elle n'est pas entièrement entrée dans le giron d'Albarea. Néanmoins, cette prise de position sera peut-être la dernière de Pavel Timofti, qui jouera sa place de président à l'automne prochain. Plus encore, la proposition de Pavel Timofti révèle le glissement progressif des Nouvelles Routes de la Soie du terrain économique vers le terrain diplomatique et géostratégique. Un nouvel enjeu que les Valdaques ont déjà bien compris.
Posté : dim. janv. 19, 2020 4:00 pm
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
27 februarie 2041
Le ministre de la Défense a présenté sa démission
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Au bout de vingt ans passés à la tête des forces armées, le général Iurie Stoian a tiré sa révérence[/center]
Malgré les (immenses) espoirs de Tighinău, la conférence de Bolków est loin d'avoir eu le succès escompté, bien au contraire. Ayant rassemblé les principaux diplomates de Valdaquie, Valvatides, Sarkhovie, Daugavie et Nistrovie, le sommet - qui semblait être en bonne voie lors de son lancement il y a deux semaines - s'est finalement terminé sous le signe de la discorde : aucun accord n'ayant pu être trouvé entre les parties, que ce soit autour de la crise valvato-sarkhovite ou des différends concernant le rôle de la Nistrovie. Revenu bredouille, Oleg Balan, ministre des Affaires extérieures, n'a pas masqué sa déception face aux journalistes : "le compromis était à portée de main", s'est désolé le diplomate. "A la fin, ce sont les egos qui ont parlé, et non plus la raison", a-t-il conclu. Salué par le premier-ministre, le ministre des Affaires extérieures a toutefois été vivement critiqué par l'opposition, qui l'accuse d'avoir plutôt joué le "toutou de Ionuț Pădurariu (ministre des Affaires extérieures de Valdaquie, ndlr)". Des appels en faveur de la démission du chef de la diplomatie ont même été lancés au Parlamentul.
Toutefois, la démission est venue de là où on ne l'attendait pas. Car c'est en fait le très chevronné général Iurie Stoian, ministre de la Défense depuis 2015, qui a annoncé son départ du gouvernement devant des parlementaires stupéfaits. Le militaire, qui a vu naître et mourir une demi-douzaine de gouvernements, est très respecté de l'ensemble de la classe politique du pays, en plus d'être reconnu pour ses compétences. Ces dernières, selon ses propres mots, "ne correspondent plus à la réalité du monde d'aujourd'hui [...] à l'heure où la Nistrovie risque de se retrouver au beau milieu d'une guerre". En effet, pour le ministre démissionnaire, la conférence de Bolków était "celle de la dernière chance". C'est d'ailleurs ce dernier qui aurait suggéré à Oleg Balan de proposer l'établissement d'une "zone de militarisation limitée" aux frontières nistrovo-sarkhovites. Une mesure qui, bien qu'acceptée par l'ensemble des parties, n'aura jamais été officialisée - "vouant les tensions valdaco-sarkhovites à s'accroître", toujours selon Iurie Stoian. Pour lui, la naissance d'un conflit prochain entre les deux puissants voisins est une "évidence", et la Nistrovie en ressortirait "à coup sûr perdante".
Malgré l'opposition farouche des députés, y compris de l'opposition, à la démission du général, celui-ci a annoncé que sa décision était prise, forçant ainsi le premier-ministre, Avram Șor, à l'accepter "à contre-cœur". "En plus d'être un ministre compétent et un patriote hors-pair, le général Stoian a accompli avec brio la dure tâche de moderniser nos forces armées, rendant de ce fait nos frontières plus sûres", a commenté Avram Șor. Ce dernier devra, dans les jours à venir, trouver un remplaçant au général Stoian. Une mission qui sera loin d'être aisée compte tenu de l'expérience et de la popularité du ministre démissionnaire dont les présages d'une guerre prochaine avec la Sarkhovie pourraient décourager les successeurs potentiels. Le choix d'Avram Șor pourrait toutefois se porter sur le général Valeriu Pasat, âgé de cinquante-huit ans, qui demande depuis des mois un rapprochement militaire avec la Valdaquie, "seule capable de faire face à l'impérialisme sarkhovite", selon ses dires. Si cette prévision se confirmait, nul doute que la tension monterait encore d'un cran avec Sarkhgorod, qui craint plus que toute chose l'installation de troupes valdaques en territoire nistrove.
Posté : jeu. janv. 23, 2020 11:43 am
par Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
04 martie 2041
URGENT
Avram Șor dans un "état grave" suite à un accident de voiture
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Le pronostic vital du premier-ministre, qui a été hospitalisé en Valdaquie, est engagé[/center]
Alors qu'il se rendait dans son "fief" de Camenca, le premier-ministre Avram Șor a été victime d'un très grave accident de la route, en périphérie de Ciadîr Mare. Escorté par deux autres voitures comprenant son équipe et sa sécurité, le véhicule du chef du gouvernement, qui se trouvait entre les deux, a été percuté de plein fouet par une camionnette, entraînant la mort de son chauffeur et d'un de ses gardes du corps. Situé à l'arrière du véhicule, Avram Șor a été lourdement blessé lors de la collision - si bien qu'il a dû être transporté par hélicoptère jusqu'à l'hôpital de Traianopol, en Valdaquie, où il a été admis en urgence. Les médecins ont indiqué que l'ancien maire de Camenca souffrait de sévères lésions au cerveau, et que sa colonne vertébrale avait été touchée, rendant les chances de survie du premier-ministre "incertaines". Ce dernier a dû être placé en coma artificiel.
Ayant mis une dizaine de minutes à arriver sur les lieux de l'accident, sujets à une forte circulation routière, les services de secours ont pu prodiguer les premiers soins au conducteur de la camionnette, qui a été légèrement blessé par l'impact. Placé en garde-à-vue au commissariat de Ciadîr Mare, l'homme, âgé d'une quarantaine d'années, a expliqué aux enquêteurs s'être "assoupi" quelques secondes avant le drame, en plus de ne pas savoir que la voiture qu'il avait percuté était celle du premier-ministre. Le procureur de Ciadîr Mare a annoncé qu'il entamerait des poursuites contre le chauffard pour blessures (sur Avram Șor) et homicides (s'agissant du garde du corps et du chauffeur décédés) involontaires. Il risque jusqu'à vingt ans de prison, voire plus si le premier-ministre venait à ne pas survivre à ses blessures.
Si les enquêteurs ont privilégié d'emblée la piste accidentelle, d'autres ne sont pas de cet avis. Des internautes, y compris en Valdaquie, ainsi que des proches du premier-ministre ont estimé qu'il y avait "beaucoup trop de zones d'ombre" pour que cela ne soit qu'un "simple accident". Pour eux, le fait que seule la voiture d'Avram Șor ait été percutée, alors qu'elle se trouvait entre deux autres véhicules, pourrait être révélateur d'un "complot" auquel la sécurité du chef du gouvernement pourrait être partie prenante. De même, le temps mis par les services de secours à arriver sur les lieux de l'accident (une dizaine de minutes) est plus que troublant. Pour Mihaela Șor (la femme du premier-ministre), la thèse d'une tentative d'assassinat maquillée contre son mari ne fait aucun doute : "Avram fait ce qui est bon pour les Nistroves [...] cela lui a attiré la haine de ses opposants, et probablement des Sarkhovites". Malgré les nombreuses zones d'ombre, rien ne prouve réellement que l'accident soit en réalité une conspiration sarkhovite et bien que cette idée alimente les fantasmes des internautes, les autorités - soucieuses de ne pas se froisser outre mesure avec le voisin slave - l'ont rapidement démentie.