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Posté : jeu. juin 06, 2019 7:19 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]21 au 27 mars 2039[/right]


[center]FEUILLETON DU MOIS : Un peu d'histoire
L'affaire des poisons : petit meurtre à la Cour (et en Flavie) !
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[center]Episode 4 : L'arbre qui cache la forêt (fin).[/center]


L'année 1522 se termine bien pour le Lieutenant général du Roi. De retour à Adelis, il a rondement mené les affaires sur lesquelles il était nommé. Mais son répit sera de courte durée. Dès le début de l'année 1523, de nombreuses morts sont dénombrées à Adelis. "Encore une fois, le poison refait surface et s'avère être la cause de décès. Le Roi est cette fois averti par le Lieutenant et désire mettre fin à ses pratiques qu'il juge d'un autre âge. Il charge donc son Lieutenant de mener une enquête pousser pour détruire d'éventuels réseaux d'empoisonneurs. Les morts n'en finissent plus". Mais la surprise du Lieutenant sera de taille. "Les affaires précédentes, c'était l'arbre qui cache la forêt". Petit à petit, le Lieutenant découvre qu'Adelis n'est pas la seule ville touchée. "On lui rapporte de tout le Royaume qu'il y a aussi des morts suspectes dans telles et telles villes. Et peu à peu, c'est tout le Royaume qui est concerné par l'usage du poison. Il va mener des dizaines d'arrestations et au fur et à mesures et interrogatoires, il découvre des réseaux immenses, beaucoup plus grands que prévu. Lui, il s'attentait à trouver un petit réseau à Adelis, mais en fait, ce petit réseau est en contact avec un autre, ce qui fait qu'il y a plusieurs réseaux sur Adelis, eux même en contact avec d'autres réseaux dans le reste du pays. Bref, vous vous rendez compte qu'il y en a partout. Les empoisonneurs sont bien organisés à cette époque". Toute la Flavie est gangrenée par le poison. Au point que le Roi décide qu'il faut aller plus loin et continuer à fouiller pour trouver les responsables, les empoisonneurs et les fournisseurs. Si bien que de nombreux postes de police royale seront chargées partout dans le pays de faire une enquête sur leur propre ville. "C'est l'inquisition hein, jusque dans le moindre petit village. Et on brule au buché à la pelle à ce moment-là". Et au fur et à mesure, plus les suspects parlent, plus des noms célèbres commencent à être évoqués. "Avec le temps, on commence à attendre parler de nobles de provinces qui auraient été en contact avec des empoisonneurs, puis bientôt des nobles de l'administration et on va même jusqu'à évoquer des noms de nobles de la Cour". Graves accusations, le lieutenant général en parle au Roi, pour le tenir informé de la situation. "Il lui faut l'accord du Roi pour enquêter sur la noblesse, surtout celle de la Cour. Mais le Roi à une réaction étonnante, il est le premier à dire d'y aller, de fouiller, même contre ses propres courtisans et qu'il faudra aviser en fonction de ce qui est trouvé. En fait, le Roi commence à craindre un complot contre lui. Si quelqu'un avait décidé de l'empoisonner, il faut qu'il arrive à détruire ce poison, sans mauvais jeu de mot". L'enquête va se poursuivre. Et à l'été 1525, soit un an et demi après le début de l'enquête, la preuve d'un complot contre la personne du Roi est établie. "Le Roi garde secret l'enquête contre sa Cour pour éviter qu'elle ne s'ébruite. Et dès que la preuve est faite, il fait un coup de majesté en faisant arrêter en plein palais les suspects par son lieutenant général, ce qui surprend tout le monde et personne ne comprend ce qui se passe". Bien décidé à condamné les conjurés pour crime de lèse-majesté, le Roi n'est cependant pas au bout de ses surprises. "Lors d'un interrogatoire, un des nobles suspectés avoue le complot mais explique que l'instigateur n'est autre que la Duchesse du Ponant". La Duchesse du Ponant est la maitresse du Roi. Une nouvelle qui fait grand bruit. D'autant que le lieutenant découvre que Jeanne, la femme qui avait hérité de Jean de Lagarde, avait été femme de chambre de la Duchesse. Une étrange coïncidence. "Le Roi est immédiatement informé de la gravité de la situation. Mais savoir que sa propre maitresse est responsable d'un complot contre lui le laisse sens voix et le conduit à changer son comportement". Peur de ce qu'il découvrira, volonté de passer à autre chose, …, toujours est-il que début 1526, le Roi étouffe l'affaire et dessaisit son lieutenant général. L'affaire des poisons est refermée arbitrairement sans que les réseaux aient pu être détruits. Pour faire bonne figure, le Roi fait toutefois arrêter sa maitresse sous un faux prétexte. "Il monte un faux dossier de vol de bijoux avec de fausses preuves pour faire accuser sa maitresse et éviter de faire éclater le sandale des poisons". Condamnée à mort, le Roi décide contre toute attente de la faire brulée vive au buché alors qu'il était de coutume de décapiter un noble. Ultime signe aux yeux du peuple d'une compromission plus grave qu'une simple affaire de vol de bijoux, la Duchesse, qui clamera son innocence jusqu'au bout dans l'affaire dont on l'accuse, alors qu'elle brule en place publique en présence de son royal amant, maudit sur son buché tous ceux qui ont été en lien avec elle à mourir pour emporter non seulement le secret, mais pour qu'elle ne soit pas la seule à payer. "Elle voulait que les autres conjurés paient. Elle les a maudits. Le roi n'y accorde pas beaucoup d'importance et début 1526, l'affaire est terminée. Il voulait éviter le scandale d'une Cour de conjurés et d'éclaboussé le Royaume lui-même en proie à des réseaux entiers. Il ne fallait pas effrayer la population. En fait, c'était une affaire d'état. Il y avait un danger, les autorités étaient au courant de l'ampleur des réseaux d'empoisonneurs mais ils ont fermé les yeux, n'ont rien dit, rien fait. Le vrai scandale, c'est ça". Mais l'affaire va connaitre un ultime rebondissement au printemps 1526. Quelques semaines après la mort de la Duchesse, tour à tour, l'ensemble des anciens suspects du complot contre le Roi trouvent la mort dans d'étranges circonstances. "On ne sait pas ce qu'il s'est passé, les archives sont lacunaires et détruites. Mais il semblerait que les nobles qui avaient été arrêtés par le lieutenant perdent tous la vie en quelques semaines. C'est une épidémie et on l'attribue à la malédiction". Désormais prise au sérieux, la malédiction de la Duchesse finie par toucher le frère du Roi. "Le propre frère du Roi tombe malade. Imaginez un peu. Le Roi n'avait pas vu le coup venir. Il semblerait que c'est ainsi qu'il comprit que son frère faisait partie du complot. À qui profite le crime après tout". Si on ne sait pas très bien ce qui s'est passé, toujours est-il que le frère du Roi est retrouvé mort dans un couloir du château. "Il est probable que le roi l'ait fait assassiné au détour d'un couloir pour se venger. L'autre hypothèse est son assassinat par les conjurés eux même pour qu'il ne révèle pas un secret, maintenant que le Roi sait qu'il fut complice. Mais bien entendu, rien ne permet plus de le prouver". Ultime rebondissement d'une affaire qui marqua son siècle, la mort du frère du Roi met un point final à l'affaire des poisons.

Le Roi jouera l'épilogue de cette affaire plus de 30 ans plus tard, lorsqu'à l'hiver 1557, au soir de sa vie, il demande à consulter la cassette qui renferme des documents de cette terrible affaire et qu'il les met au feu de sa main, dans sa cheminée. Aujourd'hui, les historiens admettent, d'après des témoignages et relevés de l'époque, qui ont pu survivre à la destruction car non conservés dans la cassette détruire, que l'épidémie qui toucha le Palais au printemps 1526 était due à l'ergotisme, transmise par le pain puisque provenant d'un champignon sur l'ergot de seigle, maladie dite "feu de Saint-Antoine" à l'époque. Plusieurs théories s'opposent sur son origine, de la plus rationnelle, simple mégarde qui ne conduit pas à détecter le champignon, à la plus complotiste, qui accuserait même l'ancien lieutenant général d'être à l'origine de ce mal, pour faire éclater le scandale que le Roi avait voulu étouffer. "Cette théorie ne trouve son origine que dans le simple fait que le Roi, quelques temps plus tard, à congédié des rangs de sa police le lieutenant qui l'avait servi. C'est maigre mais il n'en fallait pas plus certains pensent que c'était parce le roi avait découvert ce qu'il avait fait".

D'après la légende, le Roi, qui s'éteint en 1559, emporte dans sa tombe un grand secret. S'agissait-il de la culpabilité de son ancien lieutenant, de l'assassinat de son propre frère, passé pour mort naturelle officiellement, d'un secret concernant sa maitresse ou le complot dont il avait été la cible ? Nul ne sait vraiment en quoi consiste ce secret, ni même si la légende dit vraie. Qu'est-ce que ce secret ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Néanmoins, le mystère et le mythe autour de l'affaire des poisons continue de fasciner aujourd'hui les plus curieux qui continuent de chercher des réponses, à coup de grandes théories. Symbole révélateur d'une terrible époque où l'on n'hésitait pas à se débarrasser d'un proche un peu trop gênant, l'affaire des poisons marque le passage du moyen âge à l'entrée à l'époque moderne. Peu à peu, l'usage du poison finira par décroitre au fil des siècles. Mais son pouvoir de séduction ou de hantise, à travers la fascination pour cette affaire, jamais ne faiblit.


[right]En collaboration avec Marc Baillon[/right]


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Posté : lun. juin 10, 2019 1:13 pm
par Alexandre
[center]ZOOM SUR…
L'histoire du drapeau de la Flavie
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Le drapeau du Royaume de Flavie est composé d'une croix bleue sur fond vert surmonté d'une couronne rouge. Pourtant, l'annecdote est assez peu connue, mais il n'a pas toujours été ainsi.
--> Référence à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347818#p347818]l'Histoire générale du Royaume[/url] pour mieux comprendre chaque période

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L'histoire du drapeau de la Flavie remonte au moyen âge. En effet, avant cette période, le drapeau utilisé était un simple tissu de couleur verte. Le vert est historiquement la couleur de la monarchie et de la royauté en Flavie (avec le blanc, une couleur qui n'apparait qu'au moyen âge, lorsque la monarchie devient de droit divin). Par exemple, les Royalistes sont symbolisés par le vert à l'Assemblée Populaire. L'histoire de cette couleur comme symbole de la monarchie remonte au premier Roi de l'histoire : Basil, roi à partir de 102. Le Roi, souvent représenté vêtu de vert dans ses représentations postérieures, aurait été enroulé dans une tunique de couleur verte pour être inhumé, couleur qu'il n'aurait, selon la légende, jamais porté de son vivant. Le vert est depuis lors devenu un symbole en Flavie. C'est aussi une couleur d'espoir et de chance très tôt associée à la monarchie. L'oriflamme du pays est souvent vert au moyen âge.

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Le drapeau tel qu'on le connait aujourd'hui va naitre aux alentour de l'an 1000. La croix bleue est ajoutée environ à cette époque. Elle symbolise l'eau. La Flavie est un pays irrigué par un grand fleuve, le Louxerre, poumon agricole du pays déjà à cette époque. De plus, ouverte sur la mer, la Flavie développe son commerce maritime à la même époque et d'importants ports, comme celui d'Adelis deviennent des plaques tournantes du commerce en Cérulée à cette époque.

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En 1102, alors que l'on célèbre [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347818#p347818]le millénaire de la monarchie et que la ville d'Iremis est fondée[/url], le drapeau évolue encore pour intégrer désormais l'un des symboles de la monarchie flave (par ailleurs symbole de la famille de Froissey qui règne sur le pays) : la fleur de lys d'or.

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Mais celle ci ne perdurera que peu de temps sur le drapeau. En 1195, le Roi Louis XII signe le traité de Flavie avec le Pape. La Monarchie est désormais catholique de façon officielle (le catholicisme était religion majoritaire et celle du Roi depuis plusieurs siècles, mais c'est désormais une reconnaissance pleine et entière qui en fait une religion d'Etat) et la couronne devient dévolue de droit divin. C'est donc tout naturellement que la couronne va remplacer la fleur de lys d'or sur le drapeau. Cette couronne n'est cependant pas rouge comme aujourd'hui. Elle est à l'époque d'un blanc immaculé, couleur à la fois de la monarchie et de la religion à ce moment là de l'histoire, symbole de pureté.

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C'est à la renaissance que l'on pense donner l'aspect définitif au drapeau flave. En effet, la Couronne d'Or (aussi appelée Couronne flave) est devenue la monnaie du pays, remplaçant la Lys, ancienne monnaie. C'est donc tout naturellement que la Couronne du drapeau est devenue jaune, changeant quelques peu la symbolique, à une époque ou la Flavie est riche et prospère.

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Mais une nouvelle fois, les aléas de l'histoire vont modifier le drapeau du pays. La Révolution au XIXe siècle jette une tâche indélébile sur le pays. Menacée et chancelante à l'époque, la couronne parvient à se maintenir. Peu à peu, le drapeau du pays arbore une couronne rouge à la place de l'ancienne couronne d'or. La couronne rouge était un symbole révolutionnaire pendant la révolution. Elle symbolisait la volonté de faire tomber le régime et de mettre à mort la monarchie. Après la révolution, l'habite Roi Louis XIX, génie politique qui contribuera à faire entrer la monarchie dans la modernité en la dotant d'un nouveau fonctionnement plus respectueux et moderne (il est le père de l'Etat de droit à la flavienne) va décider d'intégrer définitivement la couronne de sang dans le drapeau en remplacement de l'or afin de symboliser que la monarchie a retenu la leçon de la Révolution et qu'elle œuvre désormais au bien de ses peuples. Un compromis qui permet, entres autres avancées, à la monarchie de survivre à la révolution.

Aujourd'hui c'est toujours le drapeau à la couronne de sang qu'arbore le pays. Certains pensent que le Roi Alexandre III, artisan de l'ouverture, voudra un jour revenir à la couronne d'or pour tourner définitivement la page de la révolution dans laquelle le pays s'était enfermé depuis plus de deux siècles, sans pour autant remettre en cause les acquis de celle-ci, toujours en vigueur aujourd'hui. Toujours est-il que le drapeau de la Flavie, inesthétique pour certains vexillologues parce que ne respectant pas toujours les règles du domaine, est une concentré de l'histoire du pays qui s'est construit à travers les âges. Modifié et révisé en fonction des aléas de l'histoire et des grands évènements, le drapeau est une symbole d'unité en Flavie, entre le passé, plus ou moins glorieux et le présent, source de construction de l'avenir. Un lien indéfectible entre les époques et entre les flaviens dont le Roi est le gardien.

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Posté : jeu. juin 27, 2019 7:53 pm
par Alexandre
[center]ZOOM SUR…
La noblesse en Flavie
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La Noblesse en Flavie occupe un rôle important. Héritée de l'ancienne société féodale, elle reste hiérarchisée. Il existe deux types de noblesses : la noblesse de naissance et la noblesse de récompense. La noblesse de naissance, dite Haute Noblesse a pour principal rôle la gestion de son fief mais elle fournit aussi des professionnels de la politique. La Noblesse de récompense, dite Basse Noblesse n'est, contrairement à la précédente, pas instituée sur un fief. Il s'agit donc souvent d'une récompense donnée à un individu. En Flavie, on dit souvent que la Haute Noblesse est un privilège (gain d'un fief et des revenus qui vont avec) et la Basse Noblesse un Honneur (une décoration et un rang).

La Basse Noblesse est une noblesse de récompense. Elle comprend les Grand-Croix, Commandeurs et Chevaliers des Ordres Nationaux (les Chevaliers des Ordres militaires et ministériels civils ne sont pas nobles). Les Ordres Nationaux, qui ne dépendent que du Roi (les membres du Conseil Royal, du Gouvernement, du Parlement et de la Cour sont habilités à soumettre des propositions de noms au Roi, qui peut les suivre ou non) sont au nombre de trois en Flavie. Le Plus prestigieux est la Légion d'Honneur, accordée à une promotion par an à l'occasion de l'anniversaire de Règne du Souverain, suivi de l'Ordre Royal du Mérite, accordé à une promotion par an à l'occasion de la rentrée politique, le 25 aout et enfin l'Ordre du Roi accordé à une promotion par an à l'occasion de l'anniversaire du Roi. La Basse noblesse n'a pas accès au Parlement (car pour obtenir un Pair, il faut une Prairie, donc un fief à instituer en Prairie) mais ont accès à la Cour. 150 places (sur 501) sont réservées à la Cour pour la Basse Noblesse.

La Haute Noblesse est une noblesse instituée sur un fief. Par conséquent, il s'agit des Ducs, Marquis, Comtes, Vicomtes et Barons (dans l'ordre de la hiérarchie nobiliaire) d'un domaine, d'un fief. La Haute Noblesse a accès au Parlement (les Pairs doivent obligatoirement être des nobles disposant d'un fief sur lequel instituer une Prairie) mais aussi à la Cour. 351 places (sur 500) leur sont ouvertes, dont 100 à des Nobles également membre du Parlement. Traditionnellement en Flavie, les titres sont accordés de la manière suivante :
  • Duché : pour les Provinces
  • Comté : pour les villes chefs-lieux de Provinces
  • Vicomte : pour les autres villes de plus de 50 000 habitants
  • Baron : pour les autres villes de moins de 50 000 habitants

    Toutes les villes ne sont cependant pas le domaine d'un fief. Toutefois, lorsqu'une ville a un seigneur, celui-ci est le vassal du seigneur de la province, lui-même vassal du Roi.
  • Marquis : le cas des Marquisats est un peu différent. Seules les personnes avec le statut d'ambassadeur sont automatiquement titrés Marquis. Le Marquisat est alors indexé sur une ville n'ayant pas de seigneur. En effet, il y a environ 9 000 communes en Flavie. Si on enlève la cinquantaine de duchés et la cinquantaine de comtés, ainsi que les vicomtés (villes de plus de 50 000 habitants), il reste plus de 8 000 communes. Toutes n'ont pas un baron et certaines sont donc sans seigneurs (il n'y a que 3 000 nobles de haute noblesse environ en Flavie). Le Marquisat peut donc à loisir être indexé sur une baronnie non occupée.

    Un titre de rang inférieur peut aussi être élevé en titre de rang supérieur (ex : un fief institué Baronnie peut être élevé Vicomté puis Comté puis Marquisat puis Duché).

    Un fief institué sur une Province ne peut avoir un titre inférieur à celui de Duché et un fief institué sur une ville chef-lieu d'une Province ne peut avoir un titre inférieur à celui de Comté. Il arrive que parfois, le nom du fief soit le même pour la Province et pour la ville chef-lieu. Une règle existe donc : un titre institué sur une Province portera la préposition "du" (ex : Duché du Tourrain) et un titre institué sur une ville chef-lieu portera la préposition "de" (ex : Comté de Tourrain. Si celui-ci est élevé en Duché par exemple, on dira Duché de Tourrain, pour le différencié du Duché du Tourrain qui peuvent exister en même temps et concernera lui la Province et non la ville). Il faut donc faire attention à cette subtilité. D'autant que cette règle n'est pas parfaite. Il arrive en effet que la préposition soit "de" au lieu de "du" pour un titre institué sur une Province (ex : Duché de Providence). Cela s'explique par le fait que le nom suivant la préposition est féminin. Dans ce cas, la préposition sera bien "de" et il a été fait en sorte que le Comté de la ville chef-lieu de cette Province ne porte pas le même nom pour éviter les confusions. Par contre, il n'arrive jamais à un fief institué sur un chef-lieu d'avoir pour préposition "du". Il existe quelques autres particularités sur lesquelles il convient de ne pas se tromper. Pour se familiarisé avec ces règles, parfois complexes, le tableau ci-dessous recense les dénomination des titres de chaque Province et ville chefs-lieux.
[note HRP : les différenciations de couleurs correspondent au lot sur lequel se trouve chaque province, approximativement. Le vert foncé correspond au lot 46, le vert suivant au lot 31, le suivant au lot 28 et le dernier au lot 12]

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[url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/23/svo7.png][img]https://zupimages.net/up/19/23/svo7.png[/img][/url]
[url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/23/458o.png][img]https://zupimages.net/up/19/23/458o.png[/img][/url]
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Notes (la carte ci-dessous regroupe les provinces nommées et leur ville chef-lieu) :

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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/26/f85j.png][img]https://zupimages.net/up/19/26/f85j.png[/img][/url][/center]
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  • Certains fief sont institués sur plusieurs provinces. C'est le cas du Duché du Ponant (qui regroupe les Provinces du Ponant du Nord et du Ponant du Sud) du Duché de Cérulée (qui regroupe la Cérulée Occidentale, la Cérulée Orientale et la Cérulée Méridionale), le Duché du Montais (qui regroupe le Montais en Terre et le Montais en Aurora) et du Duché du Louxerrois qui regroupe la Province du Louxerrois et celle du Pays de Louxerre).
    La carte ci-dessous regroupe les Duchés concernés : en rouge le Duché du Ponant (Ponant du Nord + Ponant du Sud), en vert le Duché de Cérulée (Cérulée Occidentale + Cérulée Orientale + Cérulée Méridionale) jaune le Duché du Montais (Montais en Terre + Montais en Aurora) et en bleu le Duché du Louxerrois (Louxerrois + Pays de Louxerre). Tous les autres Duchés sont indexés sur une seule Province.

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    [center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/26/7qqr.png][img]https://zupimages.net/up/19/26/7qqr.png[/img][/url][/center]
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  • Certaines Provinces et villes chefs-lieux sont regroupées. C'est le cas du Duché d'Adelis (Province de l'Adelinois) et du Comté d'Adelis (ville d'Adelis) qui portent le même nom. Cela est dû au fait que depuis le haut moyen âge, les deux titres se confondent car le Seigneur de la Province était aussi celui de la ville. Le double titre Duc-Comte d'Adelis (Duc-Comte d'Adelys) était porté à l'origine. Depuis la Renaissance, seul le titre de Duc d'Adelis est porté, traditionnellement par le Prince Héritier du Royaume. La Province d'Iremis (Grand Iremis) et la ville d'Iremis sont dans la même situation, avec la même explication historique. Depuis la Renaissance, seul le titre de Duc d'Iremis est porté, traditionnellement par la fille ainée d'un Souverain (Duchesse d'Iremis). Dans les deux cas, il s'agit bien d'une Seigneurie à la fois sur la ville et sur la Province.
  • A noter que le Duché du Froissey constitue la Douaire de la Reine Douairière et que le Comté de Froissey, élevé en Duché, constitut le fief du Duc et de la Duchesse de Froissey.
Les Conseils Provinciaux (ouverts uniquement à la Haute Noblesse, par nécessité d'un fief sur une Province)

Chaque Province fonctionne comme un petit état dans l'état. Pour le pouvoir exécutif, elles disposent chacune d'un Conseil Provincial. Il s'agit de l'administration déconcentrée chargée de diriger et d'instruire les affaires relatives à sa Province. Le Conseil est dirigé par un des nobles dont le fief se trouve sur le territoire de la Province (généralement, il s'agit du Duc titulaire du Duché de la Province, mais il existe des exceptions. N'importe quel noble de la Province peut toutefois être nommé si le Duc n'en est pas le Président. Par exemple, les Duché d'Adelis, d'Iremis et de Froissey, dont les titres sont portés par des membres de la famille royale ou proches d'elle, sont dirigés par d'autres nobles de la Province). Le Président de la Province reproduit un Gouvernement dans les mêmes conditions que le Gouvernement du pays. Les membres ne sont toutefois pas nommés "Ministres" mais "Préfets" (ainsi, à chaque Ministre correspond un Préfet, à chaque Secrétaire d'Etat un Sous-Préfet, qui dépendent tous du Président de la Province mais aussi du membre du Gouvernement qu'ils représentent). Pour le pouvoir législatif, chaque noble dont le fief se situe sur la Province siège au sein de l'Assemblée Provinciale (exception faite des Nobles siégeant au Conseil Provincial). L'Assemblée à un droit de vote et d'enregistrement des décisions du Conseil, exactement comme le Parlement national. L'Assemblée dépend du Parlement national. En tant qu'entité, le Conseil Provincial (composé du Conseil et de l'Assemblée) dépend du Ministère de l'Intérieur et de la Police Royale et contrôlé par le Conseil Royal.

Les Nobles (Haute Noblesse) peuvent avoir à la fois un siège au Parlement ou au Conseil Royal ou au Gouvernement (postes incompatibles entre eux) et en même temps un poste à la Cour et/ou au sein d'un Conseil Provincial (Conseil ou Assemblée), en plus d'une fonction dans le privé, pour autant que celle-ci soit compatible avec ses fonctions publiques.


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Posté : sam. juin 29, 2019 10:07 am
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]20 au 26 juin 2039[/right]


[center]DOSSIER DE LA SEMAINE : Alexandre III fête ses 40 ans : l'homme et le Roi[/center]
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Le 30 mai dernier, Sa Majesté le Roi fêtait son treizième anniversaire de règne. Alors que nous y consacrions notre dossier, ce 24 juin, Alexandre III fête ses 39 ans. L'occasion d'un nouveau dossier. Cette semaine, c'est à l'homme que nous consacrons ce dossier. Car on connait mal Alexandre III. Derrière le Roi, que l'on connait tous, se cache un homme, que l'on connait moins. C'est un Alexandre III passionné, paternel, sûr et quelque peu sensible que nous découvrons aujourd'hui. Nous vous proposons cette semaine d'entrer dans la vie d'Alexandre III.

Entre dans la vie d'Alexandre III, c'est rentrer dans la vie d'un Roi et d'un homme qu'il est important de dissocier. L'homme est-il le Roi, le Roi est-il l'homme ? S'ils se confondent par certains aspect, Alexandre de Froissey n'est pas toujours Alexandre III et inversement.

Alexandre de Froissey, c'est avant tout l'histoire d'un homme né pour régner. Fils du Roi Louis XX, le jeune Alexandre est préparé dès son plus jeune âge à la tâche qui sera la sienne. De par sa naissance, l'avenir d'Alexandre est tout tracé : il sera Roi. De Gouvernantes en Précepteurs, le jeune Alexandre montre très vite des aptitudes politiques, juridiques, historiques, … S'il est évident que l'éducation qui lui est professé joue son rôle, le jeune Alexandre montre très tôt un caractère et des capacités exceptionnels. Alexandre est donc doublement né pour régner : par sa nature et par sa formation. En Flavie bien sûr, la famille royale ne va pas à l'école. C'est l'école qui vient à elle. Si l'éducation des Précepteurs n'est pas diplômante (c'est étrange de se le dire mais Alexandre III n'a jamais été à l'école et n'a aucun diplôme), elle n'en est pas moins professionnalisante et permet au jeune prince de développer compétences et connaissances utile à son futur métier, une vocation. Enfant et adolescent, Alexandre suit une formation à la politique, à l'économie, au droit, et apprend à diriger. Faire le Roi nécessite aussi un entrainement militaire et à la stratégie.
Alors qu'il atteint l'âge de la majorité royale (13 ans), Alexandre, alors Prince Héritier depuis sa naissance, commence à siéger au Conseil Royal dont il est membre de droit. Les flaviens découvrent un prince aguerrit et qui va s'endurcir avec le temps et va finir par prouver ses compétences politiques. Au point que son père décide de l'associer plus étroitement à la Couronne en le faisant participer à ses côtés à ses affaires pour l'initier aux travaux en cours. Très présent publiquement aux côtés du Roi lors de cérémonies et engagements officiels, Alexandre montre un sens aigu du devoir et de l'implication.

Alexandre est aussi un être de raison. Fiancé à l'âge de 13 ans à Isabelle d'Aquitône, fille d'un noble de la Cour, issue d'une longue lignée, il accepte le mariage arrangé, célébré alors que les époux n'ont que 15 ans. Un mariage de convenance qui n'empêche pas les époux d'entretenir de bonnes relations, mais une relation d'amitié. D'autant que la descendance se fait attendre. On raconte que l'un comme l'autre s'évite le devoir conjugal. Mais finalement, plus de dix ans après le mariage, un enfant un enfant naît, le Prince Timothé, né 2025. Très vite cependant, Alexandre et Isabelle se rendent compte qu'ils rencontrent un problème. Un problème que la naissance d'un enfant ne résoudra pas. En effet, le Roi préfère les hommes, et la Reine les femmes. Bref, ils ne pouvaient pas mieux tomber. Mais ni l'un ni l'autre n'en parle et font comme si de rien n'était. Mariés trop tôt, avant même qu'ils ne se construisent une identité à l'adolescence, les intérêts diplomatiques ont primés. Le Roi et la Reine se sont construit mais l'un sans l'autre. Et alors qu'Alexandre monte sur le trône, ils continuent de faire comme si de rien n'était, le Roi pour ménager un peuple qu'il ne pense pas près et préfère souffrir et la Reine par peur d'être congédiée par un divorce alors que l'un ignore tout de ce que l'autre vit. Ils vont jusqu'à faire un second enfant : la princesse Louise, en 2027 (un véritable enfer pour eux, car ni l'un ni l'autre n'aiment devoir faire le devoir conjugal). Mais lors d'une Garden party organisée à Pâques 2027, alors que le couple royal à 28 ans, le Roi rencontre Matthieu Gendreau, le fils d'un Général de l'Armée (devenu numéro 2 de l'Armée derrière le Général de l'Armée l'année précédente) à qui son père destine une carrière militaire pour prendre sa succession. De ce coup de foudre dont on ne sait rien, Matthieu en ressort absolument horrifier d'aimer un Roi, ce qui est un crime de lèse-majesté passible de la peine de mort). Mais le Roi, qui prétend que la conversation du jeune homme lui a plu, demande à la revoir régulièrement pour des longues promenades dans les jardins les après-midis, avant de tomber amoureux. Pendant ce temps, Isabelle tombe sous le charme de Margaux Queslon la fille d'un bourgeois à qui on a confié le poste de dame de compagnie de la Reine. Pourtant, le Roi et la Reine continuent de faire comme si de rien n'était. Lui parce qu'il ne pense pas conciliable ses sentiments et sa couronne, elle parce qu'elle a peur que son époux demande le divorce s'il apprend (elle aurait même prié pour qu'il trouve une maitresse comme le faisaient les Rois habituellement afin qu'elle n'ait pas à lui ouvrir la chambre - le Roi et la Reine ne vivent pas ensemble, cela a toujours été le cas dans l'histoire, ils ont des appartements séparés au Palais). Mais un jour de juin que Matthieu ose embrasser le Roi (au péril de sa vie, c'est un crime de lèse-majesté), Alexandre qui ne peut plus reculer décider d'en parler à son épouse (qui décide de son côté d'en faire de même avec la certitude qu'elle devra quitter le Palais). Après cette discussion, qu'on imagine volontiers pleines de révélations, les époux sont chacun rassurés de leurs côtés, même s'ils ne savent pas quoi faire vis-à-vis de Matthieu et Margaux. C'est vers la Reine Adelaïde qu'ils se tournent (on raconte que cette dernière, fervente défenseur des droits des minorités diverses aurait pleuré de joie en apprenant la nouvelle). Cette dernière décide d'arranger la situation et encourage les époux à vivre leurs histoires (elle aurait déclaré qu'elle ne voyait pas pourquoi ils ne pourraient pas alors que la plupart des rois de l'histoires auraient été des gougeât en ayant des maitresses souvent pour le plus grand malheur de leurs épouses et qu'au XXIe siècle, c'était une vraie chance d'avoir des souverains qui pouvaient porter quelque chose). Bien entendu, rien ne prévoit cette possibilité au niveau institutionnel. Alexandre décide de ne pas divorcer d'Isabelle (ils ne portent pas contre plus leurs alliances depuis ce jour) et à l'été 2027, ils se séparent et vivent chacun leur vie de leur côté. La séparation du Roi et de la Reine marque un tournant (Le Roi quitte les grands appartements pour s'installer avec Matthieu dans les petits appartements). Le mariage chez les nobles est affaire de convenance selon le Roi, raison pour laquelle il ne voit aucun inconvénient à ce qu'institutionnellement, ils restent mariés alors que chacun à sa vie de son côté sans que cela ne fasse souffrir l'autre, comme la vie privée de certains Rois a pu faire souffrir certaines reines dans l'histoire. Le Roi et la Reine sont dès lors devenus amis. Quelques mois après, un livre sulfureux révèle la double vie du Roi et de la Reine. Si dans un premier temps, le Palais ne fait aucun commentaire, poussés par la Reine Douairière, le Roi et la Reine officialisent la situation en janvier 2028. C'est à cette occasion que Matthieu apparait aux côtés du Roi pour une visite officielle (3 pas derrières lui, protocole oblige). Si dans un premier temps, il y a un mouvement de défiance populaire, les choses s'apaisent (la douairière aura beaucoup œuvré à cela) et se normaliser au point que plus personne n'y fait attention en Flavie (Matthieu et Margaux sont couramment désigné respectivement "le compagnon du Roi" et "la compagne de la Reine" mais aujourd'hui, cette situation n'est plus un sujet en Flavie et est largement acceptée sans problème). Matthieu abandonne l'armée (c'est son petit frère, 20 ans, qui reprend le flambeau et souhaite succéder à son père) en partie parce que le Roi trouve cela dangereux. Il commence une carrière à l'Institut Royal Universitaire, l'école de formation des personnels politiques du Palais et des principales institutions, de la noblesse et des employés du palais en tant que professeur de politique.

Quelques années plus tard, en 2033, il devient évident cependant qu'un Roi ne peut avoir à ses côtés quelqu'un qui n'a pas un titre de noblesse (la plupart des maitresses royales dans l'histoire étaient titrées). Le Roi et la Reine, pour pallier à la situation, décident de marier Matthieu et Margaux. Les deux intéressés finissent par accepter et son unis quelques mois plus tard (en présence de la Famille Royale). Le père de Matthieu reçoit le titre de Comte de Louxerre dont Mathhieu est exclu de la succession afin qu'il soit porté par son frère un jour et reçoit en échange le très symbolique titre de Duc de Froissey (soit le nom de la Dynastie, le Duché de Froissey faisant partie du Domaine Royal) et son épouse devient Duchesse. Celui qui n'était que le compagnon du Roi devient le Duc de Froissey (de nombreuses fois évoqué dans la presse de Flavie), beaucoup plus acceptable du point de vue du protocole. Si la couronne avait légèrement tremblé quelques années plus tôt, la voici restaurée et renforcée. Le Roi et la Reine n'ont toutefois pas exclus d'avoir d'autres enfants afin de remplir leur mission d'assurer la pérennité de leur dynastie (Le Duc et la Duchesse de Froissey ont un fils et une fille en 2035, des jumeaux).

Avec le temps, l'homme et le Roi finissent par se confondre. Alexandre, devenu Roi, développe les compétences d'un bon souverain. Alexandre III se révèle être un bourreau de travail au point de passer un nombre d'heures incalculable au bureau, au côté du vice-roi (Toussaint-Marie, qui a la particularité d'être en plus employé pour faire une chose qui couterait la vie à tout autre : imiter l'écriture et la signature du Roi pour être sa doublure), son plus proche conseiller. C'est assez peu connu, mais Alexandre III vit la nuit. S'il dort peu (pas plus de 5 à 7h par nuit), sa journée commence à 7h30. Après un petit déjeuner et sa toilette matinale, il commence à travailler à 9h. Le matin est principalement réservé à des réunions. Après un déjeuner d'une heure aux alentours de 13h, l'après-midi est régulièrement consacré aux réceptions et rendez-vous privés et aux cérémonies et autres engagements publics en extérieur. C'est le soir et la nuit (bien qu'il lui arrive quand même de travailler en journée), à partir de 18h et jusqu'à minuit, parfois même jusqu'à 1h ou 2h du matin, qu'Alexandre III souhaite traiter les dossiers et travailler à son bureau ou depuis ses appartements. À l'heure où la plupart des flaviens rentrent du travail, Alexandre III commence ce qu'il se plait lui-même à qualifier de "seconde journée". Car c'est le moment de la journée où il est le plus en forme, le moins fatigué, le plus réveillé, le plus concentré et le plus productif. Son plus proche conseiller à ses côtés, le "tandem royal" comme il est souvent surnommé s'acharne à la tâche. Alexandre III est un mélange subtil d'autorité et de souplesse, de compréhension et de sévérité. Homme au caractère affirmé, c'est aussi un maitre de la prise de décision. Organisé et raisonné, Alexandre III est apprécié par certain comme "le plus grand Roi de l'histoire". Seul l'avenir pourra dire ce qu'il en est.

Mais Alexandre c'est aussi l'histoire d'un homme qui met en avant les caractéristiques d'un bon Roi tout en cachant les "faiblesses" de l'homme, celles qu'un Roi ne peut avoir. De nature très timide, contrairement à ce que laisse penser le caractère du Roi, Alexandre n'en est pas moins sensible. Une caractéristique à laquelle le Roi ne laisse aucune place. Et bien avant de ceindre la Couronne, Alexandre eut parfois beaucoup de mal à se faire à sa condition. Enfant privé d'enfance, adolescence perdu, Alexandre envie parfois les autres jeunes gens de son âge. Bien sûr, il finit par se faire une raison. Et à ceux qui prétendent qu'être Roi est une bonne condition, il répond volontiers qu'il "ne le souhaite à personne" tant la tâche est difficile. Apprendre qu'il était Roi est selon lui "la pire nouvelle qu'un homme puisse apprendre dans sa vie" et que cela avait gâché sa vie. Et de rajouter qu'être Roi implique de ne jamais avoir de vacances, de n'avoir aucuns avantages sociaux, pas de week-end, de travailler 24h/24 7j/7 au moindre besoin ou encore de ne pas avoir de retraire et de devoir mourir au travail, devoir accepter de n'avoir plus aucune liberté, que l'on vous dicte, ordonne, observe, juge et décide à votre place de vos moindre fait et geste, ... Si là encore, le Roi s'y fera, l'homme cependant souffre de voir, à longueur de journée, tout ceux qui l'entourent lui faire des ronds de jambes, des courbettes et autres flatteries, protocole oblige. Car il le reconnait volontiers, son rang attire parfois les convoitises et les personnes mal intentionnées. Mais ce qui le fait le plus souffrir, c'est de n'être plus qu'un Roi au point que l'on en oublie l'homme derrière le Roi. "Mon prénom est devenu 'Votre Majesté' lorsque je suis monté sur le trône" déclarait-il il y a quelques années. "Au fond, être Roi est déshumanisant. Vous n'êtes plus un homme, vous êtes un Roi. Le pire dans tout cela, c'est de ne plus être soi-même, c'est d'être quelqu'un d'autre. J'étais devenu un étranger pour moi-même". Devenir Roi est un grand malheur. Et c'est dans les bras de son soutien inconditionnel, Matthieu qu'il trouve le réconfort. "Quand tout le monde passe son temps à vous parler de la façon la plus protocolaire qui soit, vous êtes content que quelqu'un puisse vous considérer comme quelque chose d'autre qu'un Roi : comme un homme, simplement un homme, simplement vous même". Et il est là le grand malheur d'Alexandre. Heureusement, Matthieu est l'un des rares à être de ceux que le Roi n'impressionne pas et à considérer Alexandre comme un homme, à le tutoyer, à l'appeler par son prénom -le vrai-, à aimer l'homme, là où la plupart des autres aiment le Roi.

Alexandre le sait, la Couronne ne l'a pas toujours rendu heureux et lui a parfois volé les plus belles années de sa vie. S'il est maintenant parvenu à passer au-dessus de ça, à être heureux, c'est aussi parce qu'il était né pour régner. Et c'est ce qu'il entend faire de son fils. Mais à la question "quel père fait-il ?", il est difficile de répondre. Alexandre n'est sans doute pas un bon père, un de ces pères modèle, présent pour ses enfants. Lui, parce qu'il est Roi, est absent. Son propre père bien sûr, tout comme sa mère, lui manquaient aussi quand il était enfant, élevé par des Gouvernantes et éduqué par des précepteurs. Et comme si l'histoire était un éternel recommencement, Alexandre est avec ses propres enfant comme son père l'était avec lui : un Roi. Au point que le petit Prince et sa sœur soient impressionnés par leurs parents lorsqu'ils les voient. Car c'est aussi cela être Roi : faire des erreurs et ne pas toujours être parfait. Une belle leçon d'humilité.


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Posté : sam. juil. 20, 2019 4:06 pm
par Alexandre
[center]ZOOM SUR…
Les jours feriés en Flavie
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Le Royaume de Flavie possède 15 jours fériés dans l'année. Les jours fériés sont les suivants :
  • 1er Janvier : ce jour marque le passage à la nouvelle année. C'est aussi la Saint Basil, nom du premier Roi de Flavie. Ce jour est particulièrement fêté en Flavie.
  • 2 janvier : Il est surnommé "le second jour de l'an". Ce jour, qui n'est pas une fête, à été ferié à la fin du XXe siècle pour permettre un jour de récupération après la Saint Basil après que de nombreux cas d'incapacité de travail aient été portés devant les tribunaux. Ce jour "cadeau" est néanmoins marqué par une réappropriation commercial puisqu'il est le cadre des promotions exceptionnelles dans les magasins et la revente de nombreux cadeaux de Noël qui n'ont pas plu.
  • 1er dimanche de janvier : Epiphanie. Ce jour férié peut tomber en même temps que le jour de l'an ou que le 2 janvier. Dans ce cas, il ne donne pas lieu à un autre jour férié et est simplement célébré en même temps. En plus des cérémonies religieuses, ce jour est marqué par une tradition historique durant laquelle le Roi de Flavie partage avec sa Cour une galette. Celui qui trouve la fêve est ainsi "le Roi". Il s'agit simplement d'une tradition datant de la Renaissance qui permet de se souvenir qu'autrefois, la Flavie était une Oligarchie (l'antiquité était à la mode durant la Renaissance). Le titre est purement honorifique et ne dure que quelques instants. La tradition veut que le Roi serve ensuite un verre de vin "au Roi" à la place des valets et serviteurs du Palais.
  • Dimanche de Pâques : ce jour est le théâtre des plus importantes fêtes chrétiennes de l'année.
  • Jeudi de l'Ascension : fête religieuse
  • 30 mai : anniversaire de règne du Souverain. Ce jour change de place dans le calendrier à chaque nouveau règne.
  • 24 juin : anniversaire du Souverain. Ce jour change de place dans le calendrier à chaque nouveau règne. C'est aussi la fête nationale. C'est l'un des jours fériés les plus importants et les plus fêtés.
  • 15 aout : assomption
  • 25 aout : Saint-Louis. C'est le jour de la rentrée politique en Flavie avec notamment, le plus important défilé militaire de l'année. C'est d'ailleurs le jour de la fête des Armées, une fête qui remonte au XVIIe siècle pour rendre hommage aux armées.
  • 1er novembre : Toussaint
  • 8 décembre : immaculée conception. Il est le jour férié le plus menacé dans le calendrier s'il fallait en supprimer un et est d'ailleurs celui parmi les jours fériés ou l'on travaille le plus.
  • 24 décembre : veille de Noël
  • 25 décembre : Noël
  • 26 décembre : lendemain de Noël. Ce jour est également marqué par une réappropriation commercial puisqu'il est le cadre des promotions exceptionnelles dans les magasins et la revente de nombreux cadeaux de Noël qui n'ont pas plu.
  • 31 décembre : dernier jour de l'année
Pendant longtemps, d'autres jours fériés ont existés dans le calendrier mais ont été depuis abolis. C'est le cas par exemple du jeudi Saint, du vendredi Saint, du lundi de Pâques ou du lundi de Pentecôte, des fêtes essentiellement religieuses supprimées avec la Laïcisation du pays, principalement dans la seconde moitié du XXe siècle. Il a aussi un temps excisté un jour férié le 1er mai pour célébrer la fête du travail, mais ce jour, qui avait été inventé par les communistes, a été supprimé au moment de l'interdiction du communisme en Flavie en 1951.


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Posté : jeu. août 08, 2019 7:04 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]03 au 09 octobre 2039[/right]


[center]DOSSIER DE LA SEMAINE :

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« Eul’Flovié non didiou » ou la vie dans les campagne flaves
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Loin d’Adelis, sa capitale, ou des autres grandes villes, une large partie de la Flavie est rurale et les immenses campagnes flaves regorgent de petits trésors locaux. Car si la vie de la campagne est radicalement différente de celle de la ville, il existe une incroyable diversité de campagnes. Entre patois locaux, climats différents et codes sociaux, les identités locales coexistent avec l’identité nationale et parfois tentent difficilement de survivre, face à l’industrialisation et la modernisation en marche depuis le XIXe siècle. Car si la Flavie n’est pas un pays fracturé en de multiples communautés (comme ce pourrait être le cas d’un Etat fédéral ou d’un etat reconnaissant une certaine autonomie en certaines de ses parties le composant), chacun aime à défendre avec un chauvinisme certain, l’identité de sa région. Héritage de l’époque féodale où chaque village était inféodé à son seigneur local, lui-même vassal d’un plus grand seigneur et ainsi de suite jusqu’au Roi, les campagnes flaves vivent au rythmes de la nature. Et l’on y prend le temps de vivre. Si parfois ces particularités locales sont menacées, surtout avec la volonté des nouvelles générations de s’inscrire dans une dynamique de développement et de profiter des dernières urbanisations, il est encore possible de trouver de ces petits villages où tout le monde se connait et où les générations ainées défendent et représentent à elles seules ces particularités locales. Petit tour d’horizon des campagnes flaves.

Antoinette est accoudée à sa fenêtre, dans son petit village de la Province du Gévaudois. Agée de 86 ans, elle est une enfant du pays. Elle regarde d’un œil inquisiteur et méfiant le jeune couple venu s’installer récemment dans le village. Pour elle qui a toujours vécu ici, l’arrivée ‘d’étrangers’ (comprendre par là des personnes venues d’une autre région, même si elles sont flaves) n’est pas toujours l’occasion de se réjouir, bien au contraire. Elle et les siens ne manquent pas une occasion de se perdre en conjecture et de colporter les rumeurs et autres potins. Dans ce petit village où tout le monde arrête sa conversation, se retourne pour dévisager les ‘étrangers’ et où l’on ferme les volets à leur arrivée (ici comme ailleurs, les clichés ont aussi la vie dure), comme dans beaucoup d’autres, il n’est pas chose aisée de se faire intégrer. Bien au contraire. Cette défiance, Anne et Lucas, le jeune couple venu s’y installer l’on retentie tout de suite. Il faut dire que pour eux, urbains venus s’installer en campagne pour reprendre une exploitation fermière et démarrer une vie au vert, la campagne était avant tout leur paradis pour échapper à dix ans de vie en ville. Une nouvelle vie rêvée, loin de l’usine mais aussi, loin de tout. Car à la campagne, il faut prendre le temps de vivre. Contrairement à la ville, rien n’est à portée de main. Des avantages et des inconvénients à une vie campagnarde dont tout le monde n’a pas conscience (la réciproque est vraie, cependant).

Mais au-delà de ces conflits d’identités, c’est l’incroyable palette des campagnes qui s’offrent à celui qui sait les voir. Le marqueur le plus évident est la fracture, incontestablement bien visible celle-là, du canal de Flavie. Cette étendue de mer qui coupe en deux le territoire de la Flavie est une cassure dans les identités locales. Entre la Flavie continentale et la Flavie insulaire, la vie dans les campagnes est radicalement différentes. Pas la même histoire, pas la même culture, pas le même climat : rien ne pouvait concourir à unifier des identités aussi différentes. Sur leur petit bout de terre, bien accrochés et enracinés, les habitants de la partie insulaire vivent avec le soleil et la mer. Dans les maquis les troupeaux sont envoyés paitre tandis que l’agriculture se révèle volontiers exotique pour un flavien continental. Mais pour autant que la partie insulaire de la Flavie reste en elle-même assez uniforme, la partie continentale ne jouit pas d’une aussi belle unité. Bien sûr, les différences d’identités sont des nuances les unes des autres, des variantes à la sauce du coin, mais elles n’ont rien de comparable à l’importante fracture que représente le canal de Flavie. Et si tantôt, l’on a une culture plus Céruléenne au sud, tantôt l’on a une culture plus montagnarde à l’est, les grandes tendances semble dictées par les composantes naturelles des espaces habités. Ainsi, les Monts du Levant, les bords de la Cérulée, la Foret de Mollet, le Lac d’Oriand ou les plaines du Louxerre sont-ils les principales déterminantes de l’identités les campagnes, plutôt que leur construction politique féodale au moyen âge et leur seigneur, eux même produit de ces particularités. Adaptée à la nature, au climat ou à la proximité ethnique (par exemple, l’extrême Nord/Nord-Est du pays a par certains aspects quelques proximités avec l’espace germanique), la vie qui s’est développer dans chaque campagne au fil du temps est un marqueur identitaire fort dans la plupart des campagnes.

Mais l’enjeu du XXIe siècle, c’est de faire face à la disparition de ces marqueurs historico-culturels. Avec le développement technologique, l’ouverture au monde (même si la question n’est que très récente, il existait déjà avant la Révolution qui y mis fin), ou encore la politique, chaque nouvelle génération est une menace pour la précédente et pour ces identités. La disparition de la féodalité, l’aspiration à une vie meilleure et le profit des avancées tous azimuts (sociales, culturelles, médicales, j’en passe et des meilleures, …) par les nouvelles générations, ont conduit peu à peu, au fil des siècles, à l’effacement et le passage au second rang d’une identité locale, devant une identité nationale construite et affirmée. Ainsi par exemple, Timothé Ier décida t-il au XVIe siècle que le français devait partout être parlé et être la langue officielle du pays et de son administration. Plus question de parler uniquement le latin pour les clercs ou le patois local. Désormais, il fallait en plus parler le français. Ainsi devait-on pouvoir se comprendre et se reconnaitre d’un bout à l’autre du pays comme relavant d’une même identité : celle des flaviens. Bien sûr avec le temps, cela a fini par devenir une évidence. L’instauration d’une carte d’identité nationale au XIXe siècle en est l’exemple. Qui aujourd’hui (sinon Antoinette) se présente d’abord comme un Artinois, un Adelinois ou un Rhodésien par exemple, avant de se dire flavien ? Il n’en reste pourtant pas moins que cette identité nationale, plus qu’une identité homogène et uniforme comme le laisserait entendre la volonté qui fut celle de ceux qui l’ont souhaités, est d’avantage une construction hétérogène composée de multitudes de petites particularités locales qui, mises les unes à côtés des autres, forment ce que l’on appelle la culture flave et son identité nationale. Il fallut toutefois attendre le XIXe siècle pour qu’à la faveur du très progressiste Lous XIX, l’Etat reconnaisse enfin l’existence de cet agrégat multiforme. J’en veux pour preuve par exemple, la reconnaissance de la possibilité de l’apprentissage et de la pratique des patois locaux, en plus de la langue nationale officielle pour ceux qui le désiraient. Ainsi ont pu perdurer de nombreuses langues sans que cela ne remette en cause le fait d’être avant tout flavien. Et n’allez pas croire que parce qu’à certains endroits, lorsque vous entendrez (pour donner un exemple parmi tant d’autres) « Eul’Flovié non didou » alors qu’à d’autres certains prononceront « Eul’Flaviou nan didou », que ceux-là n’appartiennent pas à la même identité parce que leur parlé est différent. Car chacun d’eux pourra se comprendre par ce qui les rassemblent et ce qu’ils partagent : l’appartenance à une culture plus large. Ce n’est pas un hasard si la Flavie a cherché, dans la seconde moitié du XXe siècle, à préserver coute que coute sa filière locale. Pourquoi trouve-t-on encore des petites épiceries dans les petits villages ? Pourquoi privilégie-t-on encore la filière courte ?

Alors face à cela, il est facile de désigner un grand méchant qui viendrait menacer cet équilibre. Comment une grande surface du type de Scenochas pourrait-elle ne pas éveiller les critiques et les peurs de perdre ces conditions de vie. Bien sûr les grandes exploitations agricoles et les chaines de grande distribution existent en Flavie. Mais elle n’ont pas une place si importante que cela, le Ministère ayant fait en sorte qu’elles ne menacent pas les chaines locales et les petits commerçants. Alors l’arrivée prochaine de cette chaine de grande distribution, qui plus est étrangère, menacera-t-elle cet équilibre ? Rien n’est moins sûr. Le cadre sera sans doute étudié pour l’éviter. Sans compter que cette chaine pourrait permettre d’étendre les perspectives locales vers l’international avec l’accès à des produits étrangers simplifié et plus accessible. Et c’est là que le bât blesse. Car c’est cet internationalisation, comme l’a été la nationalisation des cultures, il y a quelques siècles, qui est responsable, par le jeu des nouvelles générations, du remplacement et finalement de la disparition de ces exceptions locales. Pourtant, tout comme la Flavie est parvenue avec le temps à concilier culture locale et nationale, on peut se dire qu’elle parviendra à e concilier une troisième sans que cela ne remette en cause la sauvegarde des identités locales. Sauf qu’à vouloir être trop exigent, on finit par jouer avec le feu et il y a un risque de tout perdre. Reste donc qu’il faudra agir, comme l’a fait l’Etat au XIXe et XXe siècle pour préserver les identités locales pour que la greffe puisse prendre et pour que vive la différence et la tolérance. Et si l’équilibre n’est pas toujours évident, comme le démontrer les efforts qui sont fait pour intégrer la partie insulaire dans le reste du pays depuis son annexion à la Renaissance, pour qu’elle ne se sente pas délaissée et moins intégrée, sans que cela ne remette en cause son histoire culturelle et son identité locale en la noyant dans une identité continentale importée et qui pourrait être vue comme une insulte, il est essentiel. Le secret réside dans le juste dosage. Un jeu d’équilibriste précaire sur lequel beaucoup se sont déjà cassés les dents. Finalement, c’est peut-être en cela que réside le mystère de la fameuse culture flave que certains pourraient du mal à percevoir (et on peut les comprendre, il n’est toujours pas chose aisée de le faire).

Alors finalement, si Antoinette, accoudée à sa fenêtre, dévisage Anne et Lucas, c’est avant tout parce qu’ils ne sont pas « du coin ». Mais au final, et elle le sait, ils appartiennent à une même identité nationale. Et demain peut-être, les enfants d’Antoinette ou ses petits-enfants, regarderont à leur tour des étrangers (des vrais cette fois) avec ce même regard en sachant pourtant qu’ils appartiennent à une même identité mondiale : l’humanité.

[center]« Eul’Flovié non didou » (parce qu’on ne s’en lasse pas) ![/center]


[right]Marc Baillon
Professeur à l'Université Royale d'Adelis
Spécialiste politique
Auteur du livre "50 nuances de Flavie"[/right]


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"50 nuances de Flavie" est un livre de Marc Baillon paru en septembre 2039 qui retrace et met en avant la diversité des terroirs, de l'histoire, de la culture et les spécificités linguistiques qui font l'identité locale des territoires des 50 Province du Royaume de Flavie.
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[HRP : merci à ceux qui m'ont fait une proposition pour les photos]

Posté : ven. août 16, 2019 1:52 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]14 au 20 novembre 2039[/right]


[center]DOSSIER DE LA SEMAINE :

La catastrophe du barrage de l’Artinois
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La catastrophe du barrage de l’Artinois est un évènement survenu entre le 28 mai et le 3 juin 1983 dans la ville d’Artinois et la vallée de Montaumart toute proche, non loin de la frontière Sud de la Province du Pays du Levant. C’est la plus grande catastrophe de l’histoire de la Flavie, responsable de plus de 7 500 morts et 15 000 blessés, sans compter les sans-abris, les orphelins et les conséquences économiques désastreuses.

La catastrophe a pour scène l’étroite vallée de Montaumart en amont de laquelle le fleuve Artinois prend sa source. L’Artinois, un des plus importants affluents du Louxerre dans sa partie avale (la confluence des deux fleuves se situe à Iremis), traverse une vieille vallée qu’il a lui-même dessiné et forgé au fil du temps. La vallée se situe dans la Province du Pays du Levant. Il ne faut pas confondre le fleuve, la ceinture de montagne qui entoure, du Nord au Sud, les monts du Levant (beaucoup plus haut) du même nom. Ainsi, le fleuve Artinois prend sa source dans la ceinture de montagne qui lui donne son nom. Lorsqu’il sort de la vallée, il traverse la ville d’Artinois située en aval. Cette ville, 30 000 habitants, est l’ancien chef-lieu de la Province, avant d’avoir été rasée et balayée par la catastrophe.

Pour comprendre l’origine de la catastrophe, il faut remonter plusieurs décennies auparavant. Depuis la fin du XIXe siècle, la Flavie mène une politique de construction de barrages, dans un premier temps pour réguler les crues et dans un second temps, surtout à partir de la seconde moitié du XXe siècle, pour autonomiser un peu sa production électrique de l’importation du charbon notamment (un projet qui est toujours d’actualité aujourd’hui et est entre autre le but du projet interministérielle sur la production électrique qui comprend la construction de barrages, éoliennes et panneaux solaires, en plus du développement des moteurs électriques essentiels à l’essor du secteur électriques et de ses partenaires). L’idée de construire un barrage sur l’Artinois remonte au XIXe siècle. L’Artinois est depuis toujours un fleuve capricieux et il lui arrive régulièrement de sortir de son lit, causant de nombreuses inondations régulières dans les villes depuis Artinois et jusqu’à Iremis, où il se jette dans le Louxerre. Si plusieurs projets quant à la construction d’un tel ouvrage sont régulièrement présentés, les années passent sans qu’aucun ne se concrétise. Mais en 1965, la SEFA (Société Electrique de Flavie et de l’Aurora, une entreprise entièrement privée fondée au début du XXe siècle et devenue leader du secteur en Flavie, y compris dans sa partie aurorane, par ailleurs ancêtre de l’actuelle Groupe Flavia Energy) reprend le projet d’un barrage pour la régulation des crues en ajoutant un volet essentiel : un barrage hydroélectrique pour la production grâce aux capacités importantes du fleuve qui trouve sa source en montagne. Il faut dire à l’époque que la Société du Levant, l’une des deux sociétés minières du pays (l’autre étant la Société Anonyme des Mines), qui exploite de nombreuses mines de fer dans la région, est intéressée par une réserve d’eau utile à son activité. L’entreprise a déjà construit un barrage de remblai en 1961 à partir des propres déchets de son activité dont elle est propriétaire et situé non loin du fleuve dans lequel elle puise l’eau et qui lui permet de gérer son activité. Quant aux paysans de la région, la création du barrage serait pour eux l’occasion d’une véritable politique d’irrigation des plaines de la Province, notamment grâce à un canal artificiel. La SEFA présente son projet en 1970, après plusieurs années d’études et de préparation. Il est sur le papier tout à fait enthousiasmant pour de nombreux acteurs. Cependant, la SEFA fait le choix d’installer son barrage à la sortie de la vallée de Montaumart soit juste en amont de la ville d’Artinois. Il était en effet compliqué de sélectionner un autre site. En aval, la ville aurait été noyée et il n’aurait plus été possible d’utiliser les contreforts d’une vallée parfaitement propice à l’installation d’un tel ouvrage. Quant à le situer trop en aval, il aurait été trop loin du barrage de la Société du Levant, qui devait pouvoir puiser et rejeter l’eau nécessaire à sa production directement dans le lac du futur barrage. Or cela revient à placer la ville directement aux pieds du barrage, qui serait situé à seulement quelques kilomètres de lui. La vallée étant profonde et étroite, le barrage était donc appelé à être un véritable mastodonte, en faisant de fait le plus haut et le plus grand barrage de Flavie. L’ambitieux projet dérange cependant les habitants de la ville d’Artinois, qui craignent qu’en cas de problème, le barrage sensé assurer leur sécurité face aux crues, ne devienne un danger pour la ville. Plusieurs associations se sont constituer contre la construction du barrage sans grand effet. Les intérêts économiques, notamment pour la SEFA sont si énormes que la voie des habitants de la région ne pèse pas lourd à côté. Le seul problème pour l’entreprise est qu’elle n’est pas propriétaire des terrains qui composeront la future retenue. Les expropriations, autorisées dès 1973 sont repoussées sans cesse grâce à l’intervention des associations. La SEFA, agacée de devoir attendre, accélère alors les études notamment géologiques pour que le projet soit terminé et qu’elle puisse procéder aux expropriations de force. Mais devant la résistance des habitants qui dénonce une défiguration de leur vallée et une spoliation de leurs biens historiques, la SEFA décide de commencer la construction du barrage sans attendre (elle était parvenue à devenir propriétaire de la zone sur laquelle serait assis le barrage). En 1975, alors que les expropriations ne sont pas encore arrivées à leur terme, le barrage de l’Artinois commence à s’élever dans la vallée. À partir de là, certains habitants quittent définitivement la vallée pour s’installer à l’aval (la SEFA donnait une aide financière à la réinstallation des paysans partis de leur plein gré sur les terres agricoles en aval avec la promesse d’un futur développement du secteur permis par le passage prochain du canal des contreforts de l'Artinois. Quant aux derniers réfractaires, ils sont expulsés de force et relogés par la SEFA dans la ville toute proche dans des immeubles que l’entreprise avait fait construire sur ses propres frais et de revendre pour une couronne symbolique aux habitants relogés, ceci afin de calmer les associations (la SEFA avait toutefois touchée une aide de l’état pour le relogement mais s’est à l’époque gardée de le révéler et avait fait croire qu’elle avait débourser gracieusement une importante somme pour construire les immeubles. Ce mensonge, découvert au procès, sera un des éléments qui précipitera son issue). Début 1977, il n’y a plus personne dans la vallée de Montaumart. La construction du barrage se poursuit et se termine en 1979.

La SEFA ne va cependant pas jouir longtemps du calme retrouvé après la fin des expulsions début 1977. Les associations considèrent désormais qu’il n’est plus utile de se battre et que la construction du barrage est désormais inévitable. D’autant que la SEFA fait mine de jouer la transparence pour les rassurer sur la sécurité du barrage et de ses installations. Mais à l’automne 1977, les choses se gâtent. Un important glissement de terrain de l’ordre de 2 millions de m³ de terre et de roche a lieu dans la retenue du barrage de Villeurssy, un barrage de taille moyenne situé non loin et exploité par son propriétaire : la SEFA. La partie de la montagne qui s’est détachée pour tomber dans le lac provoque une vague de 22m de hauteur qui vient s’écraser contre le mur du barrage qui n’est pas plein à ce moment de l’année et qui encaisse donc le choc sans ne faire aucun mort (le gardien du barrage est toutefois légèrement blessé, emporté par un retour de vague). Si au début, la SEFA tente de cacher l’évènement (sans conséquences graves, l’évènement étant limité à la retenue), le gardien du barrage, licencié pour une toute autre affaire, décide pour se venger de parler et révèle au mois de novembre, soit deux mois après, l’évènement qui s’est produit une nuit de septembre 1977. Très rapidement pris au sérieux, le témoignage de l’ancien gardien va notamment contribuer à réveiller les associations opposées au barrage de l’Artinois, qui dénoncent la volonté de la SEFA de cacher l’affaire. Dès lors, les relations se dégradent à nouveau et les associations ne croient plus en la bonne foi pourtant affichée par la SEFA au sujet de la sécurité du barrage. Ghyslaine Bonnel, une journaliste d’Artinois (qui va mourir dans la catastrophe), membre d’une association, va mener une enquête et publier une série d’articles dénonçant les actions de la SEFA au sujet du barrage de Villeurssy et de celui de l’Artinois. La journaliste va notamment expliquer que les deux barrages sont construits dans une vallée présentant des caractéristiques géologiques communes. Dès lors, l’inquiétude gagne la population de la ville, d’autant qu’elle va démontrer (grâce à des documents volés) la préexistence d’une fissure pouvant engendrer un glissement de terrain sur les terres qui portaient le lac du barrage de Villeurssy et que la SEFA en était parfaitement informée et au courant. Accusée d’avoir minimisé les risques, la SEFA se défend en accusant la journaliste d’accusations mensongères, de diffamation et de vol (la journaliste s’était procurée illégalement des documents). Jugée au printemps 1978, la journaliste est cependant acquittée grâce aux témoignages des habitants de la ville d’Artinois et à l’apparition au même moment, d’une largue fissure de près de 2km sur le mont Montaumart (qui donne son nom à la vallée) et qui borde le futur lac. La SEFA se défend de toute responsabilité et avance que cela est due à un tremblement de terre léger qui a effectivement eu lieu quelques jours plus tôt dans la région. Consciente du problème, la SEFA avait demandé quelques temps avant (il sera établit lors du procès que la compagnie avait des doutes dès 1977 sur la stabilité de la montagne) un rapport d’expertise secret pour estimer les risques est rendu au tout début de 1978 (soit avant le procès de Ghyslaine Bonnel, ce qui permettra à l’accusation de démontrer lors du procès que la SEFA savait déjà alors qu’elle poursuivait une journaliste qui avait dénoncé des faits soit disant faux alors qu’ils étaient eux même en dessous des prévisions du rapport porté à la connaissance de la SEFA). Le rapport est alarmant : le risque d’effondrement est important, jugé de l’ordre de 2 millions de m³ de terres et de roches (soit 100 fois plus qu’au barrage de Villeurssy. Mais devant les intérêts économiques et politiques de la construction du barrage, la SEFA ne suit pas les recommandations de l’abandon du projet et s’obstine à croire qu’un tel évènement n’est pas possible). Dès après l’apparition de la fissure au printemps 1978, le Gouvernement fait le choix de la prudence et nomme une commission de contrôle chargée d’évaluer les risques. Or, Ghyslaine Bonnel dénonce la composition de la commission dont un membre se trouve avoir été le conseillé de la SEFA pour le barrage de Villeurssy où la montagne s’est effondrée et un second un géologue que la SEFA avait déjà engagé sur la construction du même barrage. Dès lors, elle dénonce une commission dont les membres, sensés contrôler la SEFA sont payés par elle. Mais sans effet, le rapport, beaucoup plus optimiste, est rendu début 1979 alors même que la construction du barrage vient de s’achever. C’est ce rapport, qui plait davantage à la SEFA, dont les dirigeants restent dans le déni de l’impossibilité d’une catastrophe, qui est envoyé au Gouvernement. Dès lors, la SEFA communique sur l’absence d’un risque avéré et se félicite de la fin de la construction. L’eau du fleuve, qui avait été détournée pendant la construction commence dès le printemps 1979 à remplir le lac. Par soucis sécuritaire toutefois, la SEFA décide de ne le remplir qu’à moitié dans un premier temps afin de surveiller la réaction du mont Montaumart. À la fin de l’année 1980, la fissure n’a pas bougée et la SEFA, rassurée, décide de poursuivre la mise en eau dès l’année suivante. Alors que le réservoir est aux trois quarts en juillet 1981, la SEFA constate que la fissure s’est élargie. L’entreprise décide d’une vidange partielle en ramenant le niveau du lac à moitié de sa cote. Devant la stabilisation de la montagne, le lac est remonté au niveau de juillet 1981 à la fin de l’année. Mais de nouveau, la vitesse de déplacement du terrain atteint l’ordre de 3cm par jour, favorisé par la baisse puis la remontée du niveau du lac. Une situation qui inquiète la SEFA qui commande une nouvelle étude en 1982. Cette étude conclue à l’inévitable écroulement de la montagne mais en réduit considérablement les estimations. Ainsi, le rapport évoque le chiffre de 500 000m³ de terre et de roche qui devraient tomber dans le lac et d’une manière non simultanée. Pour les experts, la masse devrait tomber en plusieurs fois. Toutefois, par mesure de sécurité et si le bloc venait à lâcher d’un seul coup, le rapport prescrit une cote de sécurité à ne pas dépasser pour le niveau du lac, de façon à ce que la vague de 10m (sur)estimée par la chute simultanée de 500 000m³ dans le lac d'après la vague de Villeurssy, puisse venir mourir contre le barrage sans causer le moindre dégât. Rassurée, sur l’ampleur d’un éboulement qu’elle sait inévitable, la SEFA suit la recommandation et le lac, définitivement rempli à la fin 1982 atteint la cote de sécurité définie (le procès démontrera que la SEFA savait dès 1978 que le barrage, qui n’était même pas encore terminé, était déjà condamné et qu’un éboulement était inévitable. Mais l’argent investi, les intérêts de chaque partie et le déni idéologique des dirigeants de la SEFA qui ne voulaient pas y croire, ont conduits ces mêmes dirigeants à privilégier les hypothèses les plus optimistes). La SEFA communique d’ailleurs sur les mesures qu’elle prend pour éviter les risques afin de certifier qu’aucun danger n’est encouru.

La catastrophe proprement dite trouve pour source une année 1983 compliquée. La fonte des neiges couplée à des pluies torrentielles conduisent à un remplissage accéléré du lac, contraint de relâcher de l’eau pour ne pas dépasser la cote de sécurité. Le 26 mai 1983, pour éviter de causer une trop grande crue dans la ville d’Artinois, il est décidé de ne pas trop lâcher d’eau. Dès lors, l’entrée dans le lac devient supérieure à la sortie. Ne parvenant donc plus à maintenir la cote de sécurité (et encore une fois parce que les dirigeants de la SEFA sont convaincus qu’il ne peut rien arriver), le choix est fait de passer temporairement outre cette limite de sécurité (avec l’idée d’un retour à la normale après la crue). Le 28 mai, à la faveur des pluies, la retenue du barrage de Chognane, exploité par la Société du Levant, composée de sable notamment, s’imbibe et cède (il apparaitra plus tard que la véritable raison de la perte d’étanchéité du barrage de remblai est plutôt due à un très mauvais entretien). Les millions de m³ de boue traverse un petit vallon et font dizaines de morts et centaines de blessés avant de venir se déverser dans le lac d’Artinois. Cet évènement est retenu comme marquant le début de la catastrophe. À partir de là, et avec les apports complémentaires, le niveau du lac devient critique et menace dès le 30 de passer par-dessus le barrage. Dans le même temps et dans les derniers jours avant la catastrophe, le glissement de terrain sur le mont Montaumart atteint 3m par jour et sur la totalité des 2km de la faille dans les moments les plus critiques. Conscient du problème, la SEFA reconnait enfin l’imminence d’un immense éboulement et obtient du Conseil Provincial l’ordre d’évacuation de la ville d’Artinois le 1er juin. Mais sans parvenir à l’achever, le 2 juin 1983 à 23H41, l’inévitable se produit. Et ce ne sont pas 500 000 m³ comme le prévoyaient les rapports les plus optimistes, ni même 3 millions de m³ comme à Villeurssy mais plus de 300 millions de m³ de terre et de roche. Un pan entier de la montagne, sur les 2km de la fissure, se détache et tombe dans le lac formant une vague immense qui dépasse de 300m la hauteur du barrage. Cet immense tsunami vient taper contre le mur du barrage dans un immense fracas et le pulvérise. La rupture du barrage laisse s’échapper les millions de m³ d’eau de la retenue dans la vallée à une vitesse de 70Km/h envrion. Quelques secondes seulement après l’explosion du barrage, la ville d’Artenois est atteinte non seulement par l’eau, mais aussi par d’immenses blocs de béton provenant du barrage et projettes par la vague, détruisant la ville désormais rayée de la carte. La vague poursuit sa course meurtrière le long du fleuve jusqu’au Louxerre où il se jette à Iremis (ou elle arrive le 3 juin en pleine nuit), causant les plus graves inondations que la ville n’a jamais connues. Cette immense catastrophe laisse derrière elle plus de 7 500 vies, 15 000 blessés, des orphelins, des sans-abris, des millions d’hectares de terres agricoles ravagées, une économie locale dévastée et un pays tout entier meurtrie. Le pays, alors en pleine dictature du Général Perrin, est en deuil national dès le matin du 3 juin pour une semaine entière et l’armée est dépêchée sur place pour retrouver les corps. La Reine Adelaïde visite également les lieux du drame. Il aura fallu de nombreuses années pour reconstruire les régions dévastées. Les terres agricoles sont nettoyées, l’économie est peu à peu remise sur pied, les populations peu à peu relogées. La ville d’Artinois ne fut jamais reconstruite (ses ruines existent toujours) et la capitale de la Province fut transférée à la Roc du Levant. Quant au site du barrage où l’on peut encore retrouver des ruines, abandonné, la nature aura retrouvé ses droits et le fleuve son lit d’origine. Seuls la montagne, la nouvelle figure de la vallée, un immense cratère de 30m de profondeur creusé par la vague lorsqu’elle est retombée, formant aujourd’hui un lac (le lac est aujourd’hui le point de départ du canal des contreforts de l'Artinois, qui arrose toujours les plaines agricoles de la région environnante) et les ruines de la ville témoignent encore de la violence et de l’ampleur de la catastrophe. Depuis le début du XXIe siècle, les régions touchées par la vague meurtrière ont retrouvé leur activité et les familles de victimes indemnisées.

Quant à la responsabilité, un immense procès s’est tenu en 1988, soit cinq ans après la catastrophe. Si certains des dirigeants de la SEFA sont morts avant, d’autres sont jugés aux côtés des architectes (l’architecte en chef a reconnu les erreurs alors que les signes étaient visibles dans une longue lettre avant de se suicider, ne supportant pas l’idée d’avoir été à l’origine d’autant de morts). Toutes les personnes dans le box des accusés (dont les dirigeants de la société, mais aussi ceux de la Société du Levant, pour l’entretien de leur barrage) sont reconnus coupables et condamnés à de très lourdes amendes et à des peines de prison allant de 5 à 35 ans de prison. La SEFA, ruinée, est démantelée par le Gouvernement pour fonder le Groupe Flavia Energy en 1989. Cette catastrophe, sans doute la plus terrible de l’histoire du pays, a marqué les consciences et fait évoluer les normes en matière d’infrastructures hydroélectriques. Si le site du barrage est devenu le lieu d’un tourisme de mémoire, personne n’oublie ces terribles évènements. La catastrophe du barrage de l’Artinois a marqué un tournant et reste à jamais le symbole d’une démesure voulue par des intérêts économiques et politiques et est vue aujourd’hui comme un évènement majeur de l’histoire récente de la Flavie.


[right]Rémy Arsenault
Professeur d'histoire à l'Université Royale d'Adelis[/right]

[spoiler=carte situation en Flavie]
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[spoiler=carte situation dans la Province]
[url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/33/2pfj.png][img]https://zupimages.net/up/19/33/2pfj.png[/img][/url]
  • Le point bleu indique la ville d'Artinois
  • Le point rouge indique le barrage de l'Artinois. Le mont Montaumart est situé juste sur la gauche. Le fleuve qui y passe est le fleuve Artinois qui puise sa source dans les Monts de l'Artinois, une chaine de montagne qui entourent comme une ceinture les Monts du Levant. Le fleuve se jette dans le Louxerre à Iremis dans le centre du pays.
  • Le point orange indique le barrage de Chognane
  • Le point jaune indique le barrage de Villeurssy
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[HRP : inspiré de plusieurs histoires vraies]

Posté : mar. sept. 17, 2019 10:34 am
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]6 au 12 février 2040[/right]


[center]FEUILLETON DU MOIS :
L'affaire Micheline Brasseur, une affaire judiciaire qui passionne l'opinion


Episode 1 : la vie mouvementé de Micheline[/center]
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C'est une affaire qui reste dans les mémoires des juristes les plus avertis de Flavie. L'affaire Micheline Brasseur, une incroyable histoire criminelle du XXe siècle dura près de 15 ans. Dans le box des accusés, Micheline Brasseur, une mère de famille sans histoire un beau jour accusée de près de 20 homicides par arsenic sur des membres de sa famille et des proches. Mobile : l'argent, Micheline ayant été à chaque fois l'héritière plus ou moins directe de ses victimes. Problème, la femme ne cesse de clamer son innocence, malgré les analyses médicolégales qui prouvent que les victimes ont bien été empoisonnées. Risquant la peine de mort, Micheline va jusqu'au bout tout faire pour prouver son innocence. Libérée après de nombreuses années d'emprisonnement, finalement acquittée, Micheline Brasseur finira sa vie à Lelande, ce village même qui l'avait accusée, où elle se réinstalla par persévérance. Mais désormais et pour toujours, Micheline Brasseur est aux yeux de beaucoup l'empoisonneuse de Lelande.

L'histoire de Micheline comment pourtant tranquillement. Née en 1913, issue d'une famille de cultivateurs populaires, Micheline n'a pas une enfance malheureuse, malgré une famille qui ne roule pas sur l'or. Elle fait même des études auprès de religieuses. Destinée à épouser un jeune homme du même village et à suivre l'exemple de ses parents, Micheline rencontre à peine sortie de l'adolescence un jeune homme dont elle dira plus tard être tombée éperdument amoureuse : Audin Arceneaux. De santé fragile, Audin est malheureusement constamment malade. Enfant d'une famille de petits propriétaires terriens, Arceneaux finit par demander Micheline en mariage, contre l'avis du père de cette dernière, en raison de l'état de santé du jeune homme. Micheline ayant tellement insisté, elle finit par l'épouser en 1934. Elle a 21 ans. Mais le bonheur ne durera pas longtemps : Audin meurt rapidement (en 1935), probablement d'une pleurésie. Micheline est désormais veuve … et relativement riche. En effet, Micheline devient propriétaire de la ferme et des terres qui appartenait à son époux et que son propre père lui avait légué de son vivant.

À partir de là, la vie de Micheline change du tout au tout. Elle s'installe chez ses beaux-parents dont elle va désormais s'occuper pendant que trois employés qu'elle peut embaucher, gèrent l'exploitation. Les parents Arceneaux disparaissent en 1936 et 1937 respectivement à l'âge de 69 ans pour le père et 74 ans pour la mère. Micheline vivant au-dessus de ses moyens, elle finit par devenir dépressive et partir se reposer à Lelande, petit village voisin, où elle a une cousine. Elle y rencontre Laurent Brasseur, un gros propriétaire foncier qui la courtise. Elle fini par l'épouser en 1944.

Après cela, Micheline s'installe auprès de lui. Sans enfants, le couple vit confortablement. Mais Micheline attise les jalousies et de nombreuses rumeurs courent à son sujet, lui prêtant notamment des amants. Pendant près de 15 ans, les époux Brasseurs vivent paisiblement jusqu'à ce que le 11 octobre 1959, Laurent soit victime de malaises et de vomissement après un repas de famille. Son état d'aggrave dans les jours suivants et il finit par décéder. Le médecin conclu dans un premier temps à une intoxication alimentaire, mais devant la bonne santé des autres convives, il diagnostique rapidement une crise de foie. Peu avant la mort de Laurent, une prise de sang permet de révéler un taux d'urée largement au-dessus de la normale. Laurent est donc mort d'une crise d'urémie.


[right][HRP : inspiré d'une histoire vraie][/right]


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  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356608#p356608]Episode 2 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356650#p356650]Episode 3 : un premier procès mouvementé et des théories diverses[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356702#p356702]Episode 4 : entre société divisée et résolution difficile (fin)[/url]

Posté : mer. sept. 18, 2019 3:42 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]13 au 19 février 2040[/right]


[center]FEUILLETON DU MOIS :
L'affaire Micheline Brasseur, une affaire judiciaire qui passionne l'opinion


Episode 2 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/center]
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Désormais veuve, Micheline enterre son époux. Mais à ce moment-là, c'est le début de l'affaire Micheline Brasseur. Ludivine Pignon, une employée des postes et amie du couple Brasseur (dont elle est locataire par ailleurs et dont la rumeur prétend qu'elle eut une aventure avec Laurent), révèle à Maurice Auguste, un petit seigneur local, propriétaire d'un château, que Laurent lui aurait fait une confidence sur son lit de mort. Une confidence aux conséquences lourdes : sa femme lui aurait versé la soupe dans une assiette où se trouvait déjà un liquide. Auguste, apothicaire à ses heures perdues, constate alors que les symptômes de Laurent sont proches de ceux provoqués par un empoisonnement à l'Arsenic. Mais Ludivine se refuse à parler à la police. C'est donc Maurice qui s'en chargera par une lettre destinée à faire part de ses doutes. Mais cette lettre restera sans suites. La police classe l'affaire après avoir découvert que Ludivine Pignon faisait l'objet d'une non reconduite de son bail par Micheline Brasseur, cette dernière ayant découvert la liaison qu'entretenait son époux avec elle (elle avait toujours pensé jusque là qu'il ne s'agissait que de rumeurs infondées). La police pense donc que Ludivine aura cherché à se venger. Par ailleurs, Maurice Auguste est connu des services pour faire régulièrement circuler des rumeurs et d'être à l'origine de nombreuses accusations infondées.

L'affaire aurait pu s'arrêter là à ceci près que Micheline est désormais victime de la rumeur. Partout dans son village on se méfie de celle que la rumeur accuse d'avoir empoisonné son époux. Des lettres anonymes d'un corbeau sont même envoyés à tout le village, y compris à Micheline, pourtant accusée d'en être l'auteur. Mais fin novembre, le château de Maurice Auguste est incendié dans des conditions mystérieuses tandis que le nouveau domicile de Ludivine Pignon est visité par d'étranges cambrioleurs qui, n'ayant rien volé, auraient eu pour objectif de l'intimider. Courant décembre, Auguste désigne Micheline comme responsable de ces évènements en raison de l'affaire qui l'avait opposé à Ludivine et lui. Si bien que Micheline est même accusée par la rumeur d'être une sorcière pour avoir un jour "menacé" Auguste publiquement. Les deux accusateurs attirent donc l'attention de la police après ces deux évènements lorsqu'ils expliquent que Micheline est devenue très riche à la mort de son époux. Toutefois, la police finira par prouver que l'incendie du château est dû à un accident, le fils du gardien ayant joué avec des allumettes (une version que Maurice Auguste n'acceptera jamais, continuant d'accuser Micheline). Mais cela n'arrête pas la police pour autant, qui s'intéresse de plus en plus à Micheline et à la mort soudaine de son époux. Des témoignages des habitants du village l'incrimine et l'accusent d'empoisonnement. Micheline est entendu au mois de mars par la police mais faute de preuves, elle est libérée.

C'est alors que Maurice Auguste, bien décidé à prouver qu'il a raison, se rend compte que Micheline n'en serait peut-être pas à son coup d'essai. Celui-ci établi que Micheline aurait connu de nombreuses disparitions parmi ses proches en peu de temps. Son témoignage intéresse la police. Auguste y dénombre notamment le premier mari de Micheline ainsi que les parents de ce dernier plus de 20 ans auparavant tandis qu'une seconde salve intervient en 2 ans seulement. Sur les deux dernières années, Micheline perd en effet successivement ses deux parents, sa cousine qui l'avait hébergé après la mort de son premier époux, un couple d'ami proche, deux cousines de son époux ainsi que les parents, le frère, la sœur, la tante et la grande mère de celui-ci. Au total, pas moins de 14 deuils sont survenus en 2 ans seulement dans l'entourage de Micheline et trois autres plus de 20 ans auparavant. Une accusation qui convint la police de mener l'exhumation du corps de son défunt époux. Résultat : près de 20mg d'arsenic sont retrouvés dans ses restes. Micheline est de nouveau entendue et mise en examen. Après cela, la police exhume l'ensemble des autres corps dont la mort parait suspecte. Chacun d'eux contiennent entre 6 et 50mg d'arsenic dans leurs restes. Micheline est alors accusée d'avoir assassiné près de 20 personnes. D'autant que la police découvre que quasiment à chaque fois, de façon directe ou indirecte, c'est Micheline qui a hérité de ce que ces gens avaient. En juin 1960, elle est placée en prison dans l'attente de son jugement, tandis que la police constitue un dossier. A partie de là, Micheline encourt la peine capitale.


[right][HRP : inspiré d'une histoire vraie][/right]


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  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356583#p356583]Episode 1 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356650#p356650]Episode 3 : un premier procès mouvementé et des théories diverses[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356702#p356702]Episode 4 : entre société divisée et résolution difficile (fin)[/url]

Posté : jeu. sept. 19, 2019 9:51 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]20 au 26 février 2040[/right]


[center]FEUILLETON DU MOIS :
L'affaire Micheline Brasseur, une affaire judiciaire qui passionne l'opinion


Episode 3 : procès mouvementé et théories diverses[/center]
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L'affaire Brasseur est devenue un fait divers qui passionne le grand public. Le procès s'ouvre quatre ans après l'inculpation de Micheline qui ne cesse depuis lors de clamer son innocence. Le procès est troublé à la fois par un public intéressé par cette sordide affaire et les journalistes, pour qui l'affaire assure des ventes records. Dans ce chaos, l'avocat de la défense tente de remettre en cause les expertises qui ont été faites lors de l'exhumation des corps en expliquant que la méthode utilisée pour trouver de l'arsenic en piégeant le professeur qui a réalisé les tests. Le test semble en effet détecter de l'arsenic là où il n'y en a pas. Finalement, le tribunal renvoi le procès et commande une contre-expertise pendant que Micheline est renvoyée en prison. De nouveaux exhumés, l'ensemble des corps révèlent à nouveau une présence anormale d'Arsenic (mais moindre que la précédente). Finalement, les trois premier mort (le premier époux de Micheline ainsi que les parents de celui-ci), ne sont pas retenus contre elle mais les 14 autres le restent.

Un second procès s'ouvre alors en 1969. Cette fois, c'est la personnalité de Micheline qui intéresse. Un psychiatre célèbre déclara d'ailleurs qu'elle était "normale. Tellement normale qu'elle en est anormalement normale". L'avocat de la défense parvient à démontrer une erreur dans le rapport d'analyse de la présence d'arsenic dans les restes des prétendues victimes ainsi que des confisions dans les prélèvements. Face à tout ceci, le procès est de nouveau renvoyé pour complément d'enquête et cette fois, Micheline est provisoirement libérée.

Contre toute attente, Micheline retourne vivre dans la maison qu'elle occupait à Lelande. A l'endroit même où tout un village l'avait accusée d'être une empoisonneuse. La presse s'intéresse à elle et réalise des interviews dans lesquelles Micheline se présente comme innocente et victime. Pendant ce temps, un contre expert nommé par le tribunal est chargé d'établir définitivement la présence d'arsenic dans les restes des victimes. L'expert cependant constate que les restes sont inutilisables. En effet, lors des deux précédentes exhumations, ces confusions ont été faites si bien que l'on retrouve parfois 2 cranes ou 4 omoplates dans un même cercueil. Il n'est désormais plus possible d'exploiter les corps, au grand soulagement de Micheline, qui accuse la justice d'avoir fait du mal à ses morts.

C'est alors qu'une nouvelle théorie voit le jour. Laurent, le second époux de Micheline aurait été son complice dans les différents empoisonnements (du moins pour 13 d'entre eux). Cette théorie survient en raison du fait que la plupart des membres de la famille de Laurent soient morts avant lui, en à peine deux ans et que c'est lui qui a hérité directement de ces gens. Laurent est d'ailleurs celui qui a à chaque fois déclaré la mort de ses proches et est à l'origine des déclarations sur les causes officielles (sa sœur s'est par exemple officiellement suicidée, suicide qu'il aurait pu mettre lui-même en scène après l'avoir empoisonnée avec son épouse). Micheline se serait ensuite contentée de se débarrasser de son époux au moment opportun pour récupérer l'héritage. C'est la raison pour laquelle Laurent aurait expliqué à sa maitresse avoir reçu sa soupe dans une assiette dans laquelle un liquide se trouvait déjà et l'aurait conduit à comprendre que son épouse l'avait empoisonné sans qu'il ne s'y attende. Certains défenseurs de Micheline prétendent que c'est son époux qui a empoisonné sa famille avant de mourir à son tour et que son épouse n'était pas au courant (où au maximum responsable de sa mort à lui uniquement).

Le tribunal programme un troisième procès dans lequel Micheline comparaitra libre. L'objectif est de mettre définitivement fin à l'affaire qui a commencé près de 15 ans plus tôt.


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  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356583#p356583]Episode 1 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356608#p356608]Episode 2 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356702#p356702]Episode 4 : entre société divisée et résolution difficile (fin)[/url]